Fukushima, cauchemar éveillé et sans fin, par François Leclerc

Billet invité

Fondées ou non, les alertes se succèdent à Fukushima. Le réacteur n°3 est toujours pestiféré – en raison du niveau élevé de radiations qu’il dégage – et l’intégrité du bâtiment du réacteur n°4, où se trouve une piscine remplie de combustible, sujet d’inquiétude. La température de l’eau, puis des gaz, à l’intérieur du réacteur n°2 fait penser que le faussement dénommé – parce que rassurant – arrêt à froid n’est pas maintenu, sans que cela soit établi.

La communication de Tepco rencontre un scepticisme grandissant. D’autant qu’elle évite soigneusement d’aborder certains sujets, notamment la redoutable question des coriums dans les réacteurs 1 à 3 – jamais nommés ainsi – ou bien les mesures d’exposition de ceux qui ont travaillé sur le site au début de la catastrophe, ainsi que leur état de santé.

Preuve que la centrale continue de rejeter en quantité des particules radioactives, la construction de plusieurs structures est prévue, après celle qui enveloppe le réacteur n°1 depuis octobre dernier. Un mur marin est également prévu. L’installation en face des réacteurs d’une sorte de plancher de béton de 73.000 mètres carrés destiné à tapisser les fonds marins, va avoir pour fonction de fixer les particules en évitant le déplacement du sable contaminé, en particulier le césium radioactif qui a été trouvé en abondance dans cette zone. Mais toujours rien n’est entrepris afin de contenir les infiltrations d’eau contaminée sous le site de la centrale elle-même.

Les besoins de stockage des débris contaminés enlevés du site et des masses d’eau contaminée qui résultent du refroidissement des réacteurs et de la piscine n°4 grandissent tous les jours, les containers et réservoirs alignés autour de la centrale s’étendant déjà à perte de vue. Progressivement, Fukushima-Daïchi devient un gigantesque lieu de stockage improvisé de déchets et effluents contaminés.

Autour de la centrale, la connaissance de la pollution radioactive reste sommaire, seules les villes, les routes et les plaines ayant fait l’objet de mesures systématiques. La contamination au césium des très importantes forêts de la région, atteintes par les rejets massifs de radionucléides portés par le vent dans les jours qui suivirent le début de la catastrophe, n’est pas connue et doit être mesurée. Le ruissellement des pluies transporte en effet à chaque fois qu’elles interviennent les éléments radioactifs qui s’y trouvent vers des zones moins atteintes, menaçant les cultures, la pêche et les zones résidentielles. La contamination radioactive se déplace.

Dans ce no man’s land, des singes et des sangliers équipés de dosimètres, de compteurs geigers et de GPS vont être lâchés afin de progressivement établir une carte de la contamination des forêts et de mesurer les déplacements de la pollution. Muni de ces informations, il pourra être étudié comment assainir cette vaste région afin de protéger les zones cultivées et habitées, sachant que dans certaines zones qui devront rester interdites, la contamination subsistera pendant des siècles. Une fois pris également en considération qu’elle est irrégulière et en taches de léopard, suivant les caprices du vent et de la pluie à l’époque des fortes retombées.

Les pluies qui se succèdent contribuent à la dissémination des particules radioactives dans l’environnement, tandis que les séismes qui se multiplient font planer par leur effet cumulé la menace de nouvelles atteintes aux structures des réacteurs et de leurs installations intérieures. Fukushima-Daïchi continue d’être un générateur de pollution et le lieu d’une nouvelle catastrophe potentielle de grande ampleur, si des ruptures intervenaient dans des bâtiments déjà éprouvés par des explosions d’hydrogène dévastatrices.

Le bilan de la catastrophe est loin de pouvoir être établi, et c’est faire preuve d’une grande indécence que venir témoigner sur son lieu-même sa confiance dans l’avenir de l’électro-nucléaire, comme le ministre français de l’industrie vient de le faire.

80.000 Japonais, peut-être plus, ont dû tout abandonner de leur vie : maison et terres, biens personnels, cheptel et instruments agraires. Ainsi que ce qui est sans doute le pire : le souvenir qui s’estompe de leur lieu de vie où ils ne pourront plus jamais revenir dans de très nombreux cas. Mais Éric Besson n’est pas allé à leur rencontre.

0Shares

183 réflexions sur « Fukushima, cauchemar éveillé et sans fin, par François Leclerc »

    1. Que dire? Peu de gens en bras de chemise à proximité de la centrale,la combinaison semble exigée.Même M.Besson l’incurable optimiste s’est plié au règlement.S’agissant de nos cousins primates,envoyés au casse-pipe sans protection en tant que viel humain, permettez moi de faire la grimace.J’attends avec appréhension le prochain épisode de la planète des singes…

  1. Dans quelques instants mes amis, nous verrons apparaître nos collègues Reii… et Rut… !

    Pouah moi ça me rend malade et accessoirement très méchant. Mais je me soigne que voulez-vous faire d’autre face au comportement de ce type : « Mais Éric Besson n’est pas allé à leur rencontre ».

    Autre petite remarque complémentaire, je lis sous votre clavier qu’ils vont envoyer des singes se balader dans le secteur avec un compteur autour du cou pour faire des relevés ? Ca me dégoûte doublement, nos proches cousins, presque nos frères à quelques petites variantes génétique près. Des êtres sans défense, dominés, exploités et sacrifiés, pour compenser notre bêtise et notre arrogance criminelle. Comme dirait l’autre plus je discute avec les hommes plus je préfère mon poisson rouge ! Ecoeurant.

    1. C’est vrai qu’on devrait plutôt désigner comme ‘volontaires’ tous ces nucléophiles qui passent leur temps à louer cette énergie sans danger. Faut assumer, les gars, si c’est tellement bénin, prouvez-le nous donc… 😉

    2. je plussoie, même réaction devant l’utilisation des animaux et tout le reste, beuark
      pourtant la soirée avait pas trop mal commencé grâce a cette vidéo

      j’ai lu je ne sais plus où, à propos de yasushi inoué, qu’il considérait le xxième siècle comme le plus – misérable – de l’histoire humaine.
      qu’aurait il dit de celui ci ………

      1. «L’animal, c’est de l’ombre errant dans les ténèbres ; On ne sait s’il écoute, on ne sait s’il entend ; Il a des cris hagards, il a des yeux funèbres ; Une affirmation sublime en sort pourtant.»
        [ Victor Hugo ] – Extrait de L’art d’être grand-père
        Bien triste que la cause animale en France soit si mal défendue surtout quand elle est portée par Brigitte Bardot qui promeut Marine Lepen.

      2. Les conférences TED originales sont téléchargeables elles…
        Les parisiens n’ont pas été fichus d’y penser, tellement persuadés que tout le monde a du haut-débit.
        Flûte!

    3. J’ai effectivement hésité à intervenir. Mais si ca peut vous faire plaisir…

      Comme j’ai dit plusieurs fois à François ses billets ont de manière persistante un biais négatif, en fournissant en général une interprétation strictement négative a chaque fois que la situation s’y prête. J’aurais envie de dire que c’est de bonne guerre vu la communication débile des pros-nucléaires, mais est-ce vraiment ce que j’attends de ce blog ?

      Ceci dit c’est dans la durée la meilleure position:
      Si vous dites que ca va bien se passer et que ca se passe bien vous avez hurlé avec les loups
      Si vous dites que ca va bien se passer et que ca se passe mal vous êtes ridicule
      Si vous dites que ca va mal se passer et que ca se passe bien vous avez évité le pire
      Si vous dites que ca va mal se passer et que ca se passe mal vous êtes un prophète

      Mais commençons, réglons le cas des singes et des sangliers « utilisés pour mesurer la radioactivité de la région ». L’article original du Wall Street Journal donne une raison bien différente :

      Returning the monkeys to the forest equipped with these measuring devices may reveal the long-term effects of radiation on animals, as well as how radiation spreads in the forest as it is transferred from plants to animals and vice versa. It can also shed light on the little-studied subject of internal exposure to radiation by studying the consequences of animals consuming radiation-tainted plants or prey, according to Mr. Takahashi. “As the radiation moves from the forest to the ocean, it is important to set a baseline of knowledge to see how it affects humans and animals in the long run,” said Mr. Takahashi

      CNN precise:

      veterinarian Toshio Mizoguchi of the Fukushima Wildlife Rehabilitation Center (run by the regional government) came up with the idea. He wanted to find a way to observe the effect of radiation on the wild animals near Fukushima.

      Donc ces animaux se sont pas utilises en premier lieu en robot vivant pour établir une carte des radiations, mais pour étudier l’impact des radiations sur la faune et la flore. Il ne vous est peut-être pas venu à l’idée que mesurer la radioactivité grâce a des animaux n’avait pas de sens puisque par définition on n’a pas de mesure locale précise ? Ah mais oui, il est bien difficile d’entretenir un sens critique sur ce qui va dans le sens de nos idées reçues…

      Enfin, en réponse à l’idée haineuse d’utiliser a la place pro-nucléaires pour mesurer la radiation, dois-je vous rappeler que c’est déjà le cas ? Areva par exemple entretient une délégation permanente de deux personnes pour surveiller le système de filtration, haut lieu de contamination radioactive s’il en est…

      Maintenant, voyons le texte de Francois.

      Fukushima, cauchemar éveillé et sans fin

      Bon déjà on annonce la couleur, ca va être impartial.

      Fondées ou non, les alertes se succèdent à Fukushima. Le réacteur n°3 est toujours pestiféré – en raison du niveau élevé de radiations qu’il dégage – et l’intégrité du bâtiment du réacteur n°4, où se trouve une piscine remplie de combustible, sujet d’inquiétude. La température de l’eau, puis des gaz, à l’intérieur du réacteur n°2 fait penser que le faussement dénommé – parce que rassurant – arrêt à froid n’est pas maintenu, sans que cela soit établi.

      En l’occurrence la seule « alerte » concernait l’augmentation de température mesurée par un capteur qui s’est avéré être défaillant. C’est l’hypothèse très privilégiée, puisque pour rentrer dans les détails un capteur de température cuve sur trois donne un résultat absolument délirant tandis que les autres indique une baisse de température régulière. Pas de mesure de Xenon qui pourrait indiquer une reprise de la criticité. D’ailleurs des tests de conductivité ont prouve que le thermocouple était défaillant (A ceux qui vont objecter que TEPCO cache bien sur la réalité, n’aurait-il pas été plus intelligent de leur part de truquer la mesure de température ?). On va dire que le texte de François, qui présente la mesure de température comme étant la seule valide, n’est pas franchement ultra-objectif.
      C’est un détail mais si j’ai bien compris, le problème du réacteur 3 n’est pas qu’il est inapprochable (pas plus que les autres je dirais…) mais qu’une grande quantité d’eau contaminée se trouve dans les sous-sols. Le réacteur 3 est donc bien fortement contaminé.
      La tenue du génie civil du réacteur 4, en particulier de la piscine, a bien été un sujet d’inquiétude, mais ne l’est plus (ou marginalement si vous préférez) depuis l’installation de structures de support en acier et en béton sous la piscine en Juillet dernier. Une inspection visuelle faite le 9 février a par ailleurs montré que le combustible stocké était peu endommagé.

      La communication de Tepco rencontre un scepticisme grandissant. D’autant qu’elle évite soigneusement d’aborder certains sujets, notamment la redoutable question des coriums dans les réacteurs 1 à 3 – jamais nommés ainsi – ou bien les mesures d’exposition de ceux qui ont travaillé sur le site au début de la catastrophe, ainsi que leur état de santé.

      Les dernières nouvelles données par TEPCO sur le corium (qui n’est effectivement jamais appelle comme ca !) date du 30 Novembre 2011. Depuis, je suggère simplement le fait qu’aucune information nouvelle n’est arrivée, et sans doute faudra t-il du temps pour connaitre vraiment l’état du corium (il a fallu 15 ans pour TMI).
      De même, les dernières nouvelles complètes sur l’exposition des travailleurs date du 27 Decembre (Vous avez toutes les donnees ici, y compris les zones d’ombres comme les gens qui n’ont pas voulu de mesure pour «raisons individuelles » ??). Un point moins complet est disponible au 31 Janvier. En revanche, il est vrai que TEPCO n’est pas très loquace sur l’état de sante des travailleurs (A part le décès d’un travailleur qui est annonce sur son site au 12 Janver)

      Preuve que la centrale continue de rejeter en quantité des particules radioactives [..] Mais toujours rien n’est entrepris afin de contenir les infiltrations d’eau contaminée sous le site de la centrale elle-même.

      Rien à redire, ce paragraphe est à mon sens tout a fait exact. Fukushima continue d’émettre des produits de fissions radioactifs, le terme « en quantité » est suffisamment flou pour permettre toutes les interprétations.

      […] Progressivement, Fukushima-Daïchi devient un gigantesque lieu de stockage improvisé de déchets et effluents contaminés.

      Exact: a en croire les simulations de TEPCO et les très intéressants rapports donnés ici, la quantité d’eau contaminée grandit tout les jours, et la même tendance est prévue au minimum jusqu’à mi-année. La capacité de stockage sera alors insuffisante.
      Je ne reviens pas sur les sangliers…

      […] Fukushima-Daïchi continue d’être un générateur de pollution et le lieu d’une nouvelle catastrophe potentielle de grande ampleur, si des ruptures intervenaient dans des bâtiments déjà éprouvés par des explosions d’hydrogène dévastatrices.

      Exact. Mais il faut aussi noter que TEPCO n’est pas passif face à ce risque : la résistance des bâtiments est évaluée mensuellement et des travaux correctifs ont lieu au cas par cas. Taper

      Le bilan de la catastrophe est loin de pouvoir être établi, et c’est faire preuve d’une grande indécence que venir témoigner sur son lieu-même sa confiance dans l’avenir de l’électro-nucléaire, comme le ministre français de l’industrie vient de le faire. […]

      Tout a fait d’accord. Le bilan est impossible a l’heure actuelle. Tout le monde ferait bien de s’en souvenir…

      1. Je suis pour ma part toujours satisfait d’avoir deux points de vue sur ce sujet, que je ne maîtrise mais alors pas du tout.

      2. 1/ la température au sien du réacteur n°2 : j’ai pris le soin d’écrire que rien n’était établi et je n’ai pas suivi les alarmes qui le prenait pour certain. Il semblerait par ailleurs que des mesures de la pression interne soient également anormales, les instruments de mesure également mis en cause par Tepco. Est-ce que ces incertitudes ne sont-elles pas en soi révélatrices de la précarité de la situation ?

        2/ Le réacteur n°3 : le fait qu’il dégage une radioactivité plus importante et que cela interdit des interventions en cours sur les deux autres réacteurs est par contre établi.

        3/ Les structures de la piscine du réacteur n°4 ont bien été renforcée, ce qui ne solidifie par pour autant l’édifice lui-même (ainsi que ceux des trois autres réacteurs, dont les nombreuses photos disponibles montrent l’état inquiétant). Comment juger aujourd’hui de leur capacité à résister à d’importantes secousses sismiques, si elles devaient intervenir ?

        4/ Le fait que Tepco ne communique pas sur le corium depuis de très nombreuses semaines signifie peut-être que l’entreprise ne dispose pas de données nouvelles, ce n’est pas rassurant pour autant. C’est plutôt inquiétant !

        5/ Les animaux lâchés dans les forêts seront munis d’un GPS, ce qui permet d’associer les coordonnées géographiques aux mesures de la radioactivité. L’information importante était que la pollution se déplace et qu’il n’est donc pas possible de délimiter une fois pour toute des zones sures.

        Voilà comment l’opération est décrite sur le blog Japan real time du Wall Street Journal: Measuring the radiation leaked from the Fukushima Daiichi plant has been a mammoth task that has everyone from manufacturers, volunteer scientists and young mothers pitching in to keep track of the scatter. Now some researchers are even looking to wild monkeys and possibly wild boars to help monitor the contamination.

        Bonjour chez vous !

      3. Bonjour Francois.

        Vous connaissez ma critique, je vous l’ai déja opposée. Je ne vous accuse pas de manipulation, car je ne pense pas que ce biais soit volontaire: vos billets sur l’économie sont tout aussi noirs, alors que même Paul a de temps en temps quelques accents optimistes (cf video de ce vendredi).

        1) Relisons ensemble votre phrase si vous le voulez bien: « La température de l’eau, puis des gaz, à l’intérieur du réacteur n°2 fait penser que le faussement dénommé – parce que rassurant – arrêt à froid n’est pas maintenu, sans que cela soit établi. »
        Sans vouloir faire une analyse de texte, on comprend quand même que l’hypothèse de la remontée de la température est mise au moins au même niveau que le contraire (d’ailleurs il n’y a pas de scénario alternatif présenté comme une défaillance d’un capteur). A ce sujet, regardez ce très intéressant pdf . C’est le rapport remis à la NISA suivant le problème de capteur. Il est en japonais mais contient certains images intéressantes. Pages 29-31, vous avez tout les capteurs de température de la centrale et en gris ceux qui ne fonctionnent plus d’aprés TEPCO.
        Ensuite, il faut préciser quelque chose au sujet du terme « arrêt à froid ». Ce n’est pas un euphémisme inventé pour l’occasion. C’est un état défini dans les spécifications techniques d’exploitation (STE), qui a une importance réglementaire: dans ce qu’on appelle les STE certaines actions doivent être entreprise dés que certains paramètres clefs changent de valeur, suivant l’état dans lequel on se trouve. On peut bien sûr regretter qu’il n’y ait pas d’état « Centrale foutue et corium au fond de l’enceinte ».

        2) C’est possible, d’ou mes précautions oratoires, mais je n’ai réussi à trouver aucunes informations à ce sujet (ex: mesure de radioactivité). Notez quand même je suis suis d’accord avec vous sur la conclusion (J’ai écrit « Le réacteur 3 est donc bien fortement contaminé. »)

        3) Certes la capacité des unités à faire face à un séisme semblable n’est pas établie. Mais votre propos initial est tourné de manière ambigue: la résistance de la piscine n’est plus un facteur d’inquiétude majeur comme elle a été au début. D’autre part, il y a bien un monitoring des structures, et des travaux sont prévus au cas par cas.

        4) Si vous voulez. Mais je peux d’ore et déja vous le dire: il faudra du temps avant qu’on ait des vraies nouvelles du corium. C’est l’échelle du temps nucléaire tel que vous l’avez mentionné dans un autre billet. En attendant, TEPCO se focalise sur les signes périphériques pour estimer son contrôle de la situation.

        5) OK mais mon propos était moins pour vous que pour les autres qui s’offusquent qu’on n’envoie pas des pro-nucléaires mesurer la radioactivité à la place des animaux (d’ou sa place en tête de post). Cette info est très souvent (comme sur le lien que vous fournissez) traitée de telle manière qu’on peut avoir l’impression que les animaux vont servir à cartographier la radioactivité de la zone. Or, il faut comprendre l’idée sous jacente telle qu’exprimée par les deux principaux responsables cités mes liens: mesurer la radioactivité intégrée (donc pas locale) POUR en connaître l’effet potentiel sur la faune et la flore. Plus qu’une nuance sur l’intention.

        Ceci dit vous avancez sur un des sujet de l’étude: comment et dans quelles mesures la radioactivité se déplace dans un biotope. Car certes elle se déplace, mais c’est à la fois un malheur (contamination de surface voisines) et une chance (effet de dilution, surtout par la pluie). D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que certaines zones autour de tchernobyl devraient pouvoir être cultivées sous peu, 25 ans aprés la catastrophe.

        A ce sujet, il est aussi important de signaler que l’effet sur les océans semble bien moins important qu’initialement estimé (mais il faut encore attendre la remontée complète de la chaîne alimentaire) source 1 et source 2.

  2. J’ai 46 ans,
    il y 29 ans j’avais sur la poitrine un petit soleil qui disait que je ne voulais pas de nucléaire
    il y a eu Tchernobyl, Fukhushima et rien ne change
    on gaspille, on éclaire la nuit et les étoiles ne sont plus visibles et tous les cons autours de moi me racontent encore que l’on ne peut pas se passer du nucléaire…
    alors parfois je me dis : « qu’ils crèvent tous! » mais dans ce tous il y a mes enfants et ceux que j’aime
    la lucidité fait toujours mal

    1. Oui oui, de toute façon si ce n’est le nucléaire c’est sous l’avalanche du chaos de l’inflation des communications que nous crèverons, je ne vois même plus comment maîtriser le flux d’informations à traiter, si ce n’est au radar….

    2. 46 ans sans comprendre que ces cons méritent tout votre amour, 46 ans à maudire au lieu de souhaiter que les cons et leur monde s’améliore… souhaiter que le monde devienne un cimetière rempli de cons, est-ce plus ou moins constructif que souhaiter un monde meilleur, tout simplement…

      aimer et construire, c’est tellement plus difficile que de râler et détruire.

      1. oui et n’oubliez pas de tendre l’autre joue quand les 1% vous saignerons encore un petit peu plus
        désolé je ne suis pas Jésus

      2. Nous devons réhabiliter le mot déconstruction pour échapper à la destruction.
        Substituer le temps long de l’action lente et réfléchie, à l’instantanéité de la destruction, aliénés que nous sommes par nos émotions et nos peurs.
        Il n’est pas si loin le temps des amours sereines, de l’instant éternel…..
        Un grand flash blanc. Aujourd’hui, c’est demain.

    3. Il y a 35 ans j’étais à la manifestation contre Superphénix à Creys-Malville (60 000 personnes et un mort) qui a été la dernière en France à réunir un très grand nombre de manifestants contre le nucléaire.

      Échec ? Apparemment oui.

      Échec puisque ce réacteur plutonium / sodium – l’horreur totale du point de vue de ce qui se passe en cas de perte de contrôle – a été construit malgré tout (ce qui inclut une attaque au lance-roquettes du chantier en 1982 !), puis mis en route, réparé, remis en route et finalement arrêté en 1998 par Lionel Jospin parce qu’il était jugé trop coûteux à réparer.

      En réalité je pense que les anti-nucléaires ont joué, malgré cet échec apparemment total, un rôle décisif dans le développement du nucléaire en France: leur action a fait qu’il n’y a encore eu chez nous ni Three Miles Island, ni Tchenobyl, ni Fukushima.

      Les actions des anti-nucléaires ont fortement contribué à modifier le rapport de force entre ceux des techniciens qui poussent à mettre en place toujours plus de dispositifs de sécurité lors de la conception puis à un respect strict des normes et procédures d’exploitation et les décideurs dont le rôle est de maintenir les coûts à un niveau jugé « raisonnable » (ce niveau « raisonnable » est tout à fait subjectif, des accidents à la fois extrêmement improbables et extrêmement dévastateurs devraient être envisagés, mais en réalité personne n’est capable de prendre des décisions censées à propos de ce genre d’éventualités.)

      D’une certaine manière c’est donc ceux qui continuent inlassablement à surveiller EDF et Areva qui permettent que la France continue d’être le leader mondial du nucléaire … jusqu’à ce qu’un accident, soit plus proche soit plus grave encore que ceux qui ont eu lieu, n’y mette fin brutalement, dans quelques jours ou dans des dizaines d’années, c’est précisément le pari stupide que (collectivement) nous laissons prendre aux décideurs en détournant les yeux tout en maugréant…

      Le nucléaire ne parait incontournable qu’avant l’accident !

      Lire à ce propos « Le Japon s’adapte bien à l’arrêt de ses centrales » P.Mesmer – Sciences&Vie mars 2012 – Le point sur Fukushima un an après. Bien que réellement instructive la série d’articles en question ne doit pas être lue au premier degré mais avec des pincettes, on remarquera en particulier le titre « Il a fallu 9 mois pour sécuriser le site » coiffant une description pas plus malhonnête qu’une autre du bordélique merdier radioactif dont ni Tepco ni le Japon n’arrivent à se dépêtrer.

      Cet article montre en tout cas très bien que tout est relatif dans le domaine de la sécurité nucléaire, le mot sécurité ayant d’ailleurs une signification qui s’adapte d’elle-même aux circonstances.

      3 centrales qui divergent dans un pays très peuplé ça aurait pu être bien pire que Tchernobyl alors que pour l’instant ça se passe plutôt mieux. Du coup on ose parler d’un « site sécurisé » et « d’arrêt à froid » alors que de très nombreuses barres de combustibles (dont du Mox = plutonium) restent dans des piscines qui fuient perchées en haut de bâtiments branlants situés dans une région à tremblements de terre et le tout à deux pas d’un océan sujet aux tsunamis. « Sécurisé » toi-même ! On préfère détourner l’attention vers deux ou trois supposés « coriums » dont on ne sait absolument rien (ni sous quelle forme ils sont, ni où ils sont, ni quelle est leur température) mais qui ont l’avantage d’être plus ou moins « enfouis », ce qui rassure à bon compte ceux qui on envie d’être rassurés.

      Les similitudes entre accidents nucléaires et catastrophes financières ne doivent pas être considérées comme le fruit du hasard mais au contraire comme deux aspects s’éclairant l’un l’autre d’une même question.

      1. Creys Malville à été stopé uniquement parceque c’était un mauvais bidule
        qui merdait constement . C’est à croire qu’ils ont favorisé voir encouragé les
        Manifes pour se donner une autre raison que celle de l’échec .
        Fukushima c’est loin d’ètre terminé , je pense mème que c’est tout simplement
        la fin du Japon du moins la grande ile .
        La preuve en est cette nouvelle parue il y à un mois . Les Japonais ont acheté
        en INDE sur la cote est un terrain face à la mer pour y édifier une Station balnéaire
        de 50 000 Habitant , avec une Université des centres de production une centrale
        électrique un port , des supermarkets tout ce qu’il faut pour y vivre en totale Autarcie .
        J’imagine assez bien le genre de clients qui en fait vont faire vivre leur famille à cet
        endroit , eux mème ne se rendrons au Japon qu’en cas de besoin .
        ça sent pas bon . Quand à la population elle pourra se débrouiller seule .

  3. http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120220trib000684006/entretien.-nicolas-sarkozy-a-rate-la-marche-du-grenelle-de-l-environnement-.html

    le § concernant fukushima:
    « Vous êtes un partisan déclaré de l’énergie nucléaire. L’accident de Fukushima ne vous a pas fait changer d’avis ?
    Jean-Marc Jancovici.
    Non. Même si tous les 20 ans se produit un accident similaire, le nucléaire évitera toujours plus de risques qu’il n’en crée. Il n’y a plus de raison sanitaire, aujourd’hui, d’empêcher le retour des populations évacuées à Fukushima, qui, au final, n’aura fait aucun mort par irradiation. De son côté, le million d’évacués pour le barrage des Trois Gorges, parfaitement « renouvelable », est assuré de ne jamais retrouver son « chez lui » ! En France – car c’est loin d’être pareil partout – Fukushima aura surtout été un problème médiatique majeur, avant d’être un désastre sanitaire ou environnemental majeur. Cet embrasement médiatique n’est pas du tout en rapport avec l’importance de cette nuisance dans l’ensemble des problèmes connus dans ce vaste monde. Du point de vue des écosystèmes, et ce n’est pas du tout de l’ironie, un accident de centrale est une excellente nouvelle, car cela crée instantanément une réserve naturelle parfaite ! La vie sauvage ne s’est jamais aussi bien portée dans les environs de Tchernobyl que depuis que les hommes ont été évacués (la colonisation soviétique, à l’inverse, a été une vraie catastrophe pour la flore et la faune). Le niveau de radioactivité est désormais sans effet sur les écosystèmes environnants, et le fait d’avoir évacué le prédateur en chef sur cette terre (nous) a permis le retour des castors, loups, faucons, etc. On a même profité de cette création inattendue de réserve naturelle pour réintroduire des bisons et des chevaux de Przewalski , qui vont très bien merci. La hantise de la radioactivité vient de la crainte que nous avons tous quand nous ne comprenons pas ce qui se passe. Mais ce que nous ne comprenons pas n’est pas nécessairement dangereux pour autant… »

    1. Ah j’en ai oublié un autre on dirait…

      Jancovici raconte n’importe quoi. Et écrire ça frôle au mieux le foutage de gueule caractérisé :

      Du point de vue des écosystèmes, et ce n’est pas du tout de l’ironie, un accident de centrale est une excellente nouvelle, car cela crée instantanément une réserve naturelle parfaite !

      C’est surtout que l’espérance de vie des animaux concernés ne permet pas de mettre en relief la nocivité sur le long terme des doses absorbés. En un mot, les animaux meurt avant de subir les effets de la radioactivité ! Plus le temps passe plus Jancovici m’apparaît comme un vendu je n’arrive pas à trancher, mais il n’a pas l’air bête pourtant.

      1. Encore de lui:

        Ironie de cette affaire, les élus qui aujourd’hui préconisent de s’occuper d’abord de la sortie du nucléaire pour rendre le monde plus stable sont au contraire en train de faire exactement ce qu’il faut pour accélérer la survenue de troubles économiques massifs qui rendront le monde bien plus dangereux, puisqu’ils contribuent à ce que la baisse des émissions de CO2 se reporte plus violemment sur le PIB par personne et la population. Ce n’est pas le moindre des paradoxes, j’imagine, pour le militant écologiste sincèrement convaincu que le nucléaire est la pire des calamités que de lui dire que de se débarasser des centrales nucléaires civiles augmente les risques de guerre et de famines !

        Pour en revenir à la règle de trois, cette dernière est aussi impitoyable avec les économistes classiques : avec ce fichu PIB, la décroissance sera très difficile à éviter, non point parce qu’elle serait désirable, mais parce que, hélas pour nous, le monde est fini. De ce fait, il serait sage d’arrêter de se focaliser sur cet agrégat macroéconomique auquel nous avons fait dire des tas de choses qu’il ne dit pas. Conserver comme étalon un indicateur qui va très vraisemblablement se mettre à aller – pour des raisons mathématiques – de plus en plus souvent dans le sens inverse de celui souhaité n’est pas compatible avec la gestion positive des sociétés humaines. Il vaudrait mieux passer à autre chose !

        http://www.manicore.com/documentation/serre/kaya.html

        Je trouve personnellement une grande cohérence dans son analyse, bien que l’idée que les accidents de centrales nous supprime un par un les accès à une terre, qui comme il le dit lui même, est finie, me pose problème.

        Son analyse des risques énergétique est très globale, il fait le calcul que le risque nucléaire serait un moindre mal. C’est comme ça qu’il faut le comprendre. Il ne dit pas qu’il soit nul, bien au contraire.

      2. Jancovici : encore un adepte de la preuve par Pol Pot …
        Comme si on pouvait mettre dans la balance le nucléaire d’un coté et les famines de l’autre.
        IL raisonne en termes purement quantitatifs, incapable qu’il est de se situer dans la perspective d’un changement de cadre, sur les plans intellectuel, social et scientifique.
        Il projette dans l’avenir l’ombre du monde actuel, c’est complètement irresponsable.

      3. @ Anov,

        Pardon ? De quelles études vous causez mon ami ? Vous parlez de vous même je pense n’est ce pas ? Parce que voyez-vous un écureuil, un loup, un aigle, un castor, comme un bison, ou un cheval, n’est fondamentalement pas « plus simple » selon votre vocabulaire que votre aimable personne. Vous pensez être plus complexe qu’un cochon/sanglier ? Ah bon, voyez-vous ça. Et enfin d’autre part avec vous, on sera ravi d’apprendre que d’après vos analyses/études, le « traitement » par rayons radioactifs des cancers devrait en toute logique tuer le patient avant de flinguer l’adn des cellules qu’on vise. On constate bien entendu tout l’inverse vous ne croyez pas ? A moins que pour vous une cellule, fusse-t-elle humaine, n’est pas un corps biologique « simple » pour le coup ? On se demande alors de quoi vous parlez… Des scorpions ? Ben voyons ! Bien sur que la radioactivité peut perturber dangereusement le fonctionnement des cellules bon sang, et les manifestations se retrouvent soit dans le temps du contaminé (au pire mort instantanée si exposition massive et violente, soit cancer à plus long terme), soit dans les générations futurs (mutations). Les délais peuvent être longs et pas forcement visibles/décelables à l’échelle de l’observation dans ce dernier cas, même dans le premier à cause d’une multifactorialité qui finit par noyer l’événement dans un bruit d’ensemble.

      4. Pierre-Yves D
        IL raisonne en termes purement quantitatifs, incapable qu’il est de se situer dans la perspective d’un changement de cadre, sur les plans intellectuel, social et scientifique.

        je prends une analogie ,certes un peu bancale mais quand même . Les types dans la capsule appolo 13 , quand les reserves d’oxygènes ont pété , pour sauver leur vie dans l’urgence ils n’ont pas fait dans le peace and love ou le changement de cadre (sortir de la capsule ) , mais dans le quantitatif ! Et bien la Terre c’est notre capsule à nous terriens , qui voyage à 30 km/s autour du Soleil et tous les voyants sont au rouge .

        Pierre-Yves D
        Il projette dans l’avenir l’ombre du monde actuel, c’est complètement irresponsable.

        Vu les ordres de grandeur en jeu ce n’est pas irresponsable , c’est tout simplement réaliste .
        je rappel que le rapport meadow , il y a 40 ans , avait prévu ce qui se passe exactement aujourd’hui dans le modèle « business as usual » . Il ne s’agit pas de faire changer de direction un groupe de 100 personnes , mais de changer la direction d’un ensemble hétérogène de 7 milliards d’individus !

      5. Delta,

        Vous n’avez pas très bien saisi la teneur de mon propos.
        Le quantitatif a bien entendu son importance, il peut même dans certains cas vital, rien à dire là-dessus. J’avais pourtant insisté en disant purement quantitatifs. Ce qu’il faut comprendre d’abord c’est que les données quantitatives s’inscrivent toujours dans une grille d’analyse donnée. D’un point de vue statique ces données peuvent sembler imposer leur loi d’airain aux hommes, soumis qu’ils seraient absolument, mais si l’on se situe dans une autre perspective, dynamique celle-là, c’est à dire des points de vue de la réflexion et de l’action humaines, ces lois d’airain perdent de leur superbe. Votre exemple d’Apollo XIII n’est pas bon car c’est un problème qui se pose à très court terme, une situation d’urgence absolue. L’action des hommes est dans ce cas de l’ordre de la réaction à un évènement imprévu, et la solution qui a été trouvée est de l’ordre du bricolage. Or il est bien évident que les solutions alternatives pour être mises en place suppose l’abandon de certains modèles d’explication de la société au profit de nouveaux, ceux qui déjà aujourd’hui émergent, comme ici sur ce blog. Le mot est peut-être pompeux, mais il s’agit d’un changement de paradigme.
        Ce qui donne leur réelle signification aux chiffres c’est donc le sens qu’ils ont en termes de choix de société et de perspectives techniques scientifiques.
        Or Jancovici étalonne des besoins énergétiques futurs sans tenir compte du fait que ses calculs n’ont de sens qu’à l’intérieur de son modèle propre. Or ce modèle comme par hasard fait la part belle au nucléaire, comme si toutes les autres variables ne pouvaient modifier la donne globale. Ainsi la notion de système technique lui semble complètement étrangère, de même que la prise en compte de la dimension sociale et intellectuelle de la crise. Il exclut a priori toute possibilité que l’on puisse et surtout doive s’acheminer vers un autre type de modèle de développement, avec à la clé la prise de conscience que nos organisations sociales peuvent fonctionner autrement qu’elles le font avec d’autres moyens et une autre finalité globale, coopérative en particulier. J’ai envie de dire Jancovici : « la praxis connais pas ! » Jancovici contribue lui-même à l’impasse qu’il prétend dépasser.
        En résumé la grande absente dans l’approche de Jancovici c’est la philosophie de la connaissance. De cette lacune dans ses raisonnement découlent ses choix techniques et son peu d’intérêt pour la dimension sociale de la crise énergétique.

      6. Pierre Yves D.
        Or Jancovici étalonne des besoins énergétiques futurs sans tenir compte du fait que ses calculs n’ont de sens qu’à l’intérieur de son modèle propre. Or ce modèle comme par hasard fait la part belle au nucléaire, comme si toutes les autres variables ne pouvaient modifier la donne globale.

        partir du cadre actuel , modeliser ce qui existe , me paraît être du bon sens (1) ,surtout si on en arrive à la conclusion que le modèle actuel n’est pas tenable . Les lois de la physique utilisées pour prévoir ,décrire soit l’évolution à l’intérieur d’un cadre ,soit les contraintes auxquelles est soumis le cadre ( pour evolution ) , sont en quelque sorte immuables . Il y a le cadre actuel qui n’est plus tenable , il y a le cadre souhaitable , et le chemin pour passer de l’un à l’autre . Jancovici a bien conscience que le nucléaire n’est pas la solution au niveau mondiale . Juste que dans la période de transition , en matière de nucléaire , nous avons en France des savoirs ,des savoir-faire, des outils qui fonctionnent , pourquoi s’en passer ,c’est juste une proposition .

        En résumé la grande absente dans l’approche de Jancovici c’est la philosophie de la connaissance. De cette lacune dans ses raisonnement découlent ses choix techniques et son peu d’intérêt pour la dimension sociale de la crise énergétique.

        Ce n’est pas ses choix techniques ,ce n’est pas lui qui decide en dernier recours . Ce sont d’abord des discussions techniques pour examiner les champs du possible , puis des conseils ,ces derniers étant bien du domaine social (2) quand il explique qu’il faut abandonner l’indicateur PIB , et prôner l’a-croissance ou décroissance pour eviter la guerre civile .

        Bien lire ses textes , le coté technique n’est qu’un aspect .

        (1) http://www.manicore.com/documentation/serre/kaya.html
        (2) http://www.manicore.com/documentation/articles/entretiens/dirigeants_96.html
        je cite une partie du dernier lien :

        JMJ :
        J. D. : Le discours largement dominant, tant du côté des politiques que des entrepreneurs, reste quand même l’invocation au retour de la croissance dont vous montrez qu’elle est contradictoire avec les limites physiques de la planète. Vous prononcez-vous, vous, pour la décroissance ?

        J.-M. J. : Non, je ne parle pas de décroissance, parce que je pense que c’est psychologiquement ingérable. Je suis pour l’ « a-croissance » au sens où cela permet d’arrêter de se dire que c’est la croissance qui importe le plus. Il faut juste dire que le PIB n’est qu’un indicateur partiel, qui ne nous donne pas le bon bilan global de notre action. Dès lors que nous n’avons qu’une petite partie de l’histoire, ce n’est pas très grave s’il monte ou descend. Et il est clair que, dans les conditions actuelles, il ne va pas pouvoir monter indéfiniment. Plutôt que de se focaliser sur sa baisse, il est préférable de se tourner vers d’autres indicateurs comme l’emploi ou… l’empreinte carbone. Savoir combien de gens ont un emploi, se sentent utiles, et ont de quoi vivre sans obérer l’avenir me semble plus important que d’être obsédés par un PIB dont on ne sait plus trop ce qu’il mesure exactement. Le gros défi posé à la communauté internationale est de trouver un indicateur macroscopique de progrès qui se substitue au PIB et permette de se désintoxiquer de notre obsession de la croissance.

      7. bizbee: « bien que l’idée que les accidents de centrales nous supprime un par un les accès à une terre, qui comme il le dit lui même, est finie, me pose problème. »

        On pourrait essayer de calculer combien de millénaires il faudra à ce rythme pour rendre inhabitable toute la planète ou presque !

        En fait le calcul ne serait pas sérieux parce que 3 ou 4 exemples d’accidents c’est pas assez et que personne ne connait ni la probabilité ni l’étendue des pires accidents « impossibles » qu’il conviendrait d’envisager (ces accidents sont jugés « impossibles » pour la seule et unique raison qu’il serait « trop coûteux » de se protéger contre eux, par exemple: gros tsunami au Japon.)

        Le réchauffement climatique laissera probablement habitable lui aussi une partie significative des terres émergées, bien qu’on doive envisager l’hypothèse qu’un réchauffement excessif rende toute vie humaine impossible (ou l’une des autres évolutions catastrophiques de l’atmosphère qui semblent bien s’être produites dans un passé lointain.)

        Le pari entre ces deux termes, aussi peu calculables l’un que l’autre, n’est qu’un pari stupide.

        En réalité la majorité des gens attendent de voir les choses se préciser pour ce décider. La manière dont le voisinage des volcans se peuple, se dépeuple et se repeuple est un bon exemple de la manière habituelle de procéder à ce genre de choix.

        Problème: cette manière habituelle (et à mon sens respectable) de procéder n’est pas adaptée au pari nucléaire / réchauffement.

        Personnellement je suis partisan d’arrêter les centrales nucléaire et de revoir complètement l’utilisation des ressources énergétiques mais mesure l’énorme difficulté qu’il y aurait à faire partager ce choix à la majorité des habitants de la planète!

      8. Delta

        Ce n’est pas ses choix techniques ,ce n’est pas lui qui decide en dernier recours . Ce sont d’abord des discussions techniques pour examiner les champs du possible , puis des conseils ,ces derniers étant bien du domaine social (2) quand il explique qu’il faut abandonner l’indicateur PIB , et prôner l’a-croissance ou décroissance pour eviter la guerre civile .

        C’est bien ce qui me semblait, chez Jancovici le technique précède le social si bien que les techniques n’ont pour lui pas d’implications en termes d’organisation socio-politique.
        Son modèle prévisionnel fait l’économie d’une réflexion sur le type de société ( concentrée en capitaux, dépendante, centralisée, sécuritaire, militaire.) qu’implique l’industrie nucléaire.

        PS. Je n’évoque pas ici le problème central de la gestion (impossible) du risque dans l’industrie nucléaire pour faire ressortir mon propos sur la dimension sociale inhérente à l’exploitation de l’énergie nucléaire.

      9. Personnellement je suis partisan d’arrêter les centrales nucléaire et de revoir complètement l’utilisation des ressources énergétiques mais mesure l’énorme difficulté qu’il y aurait à faire partager ce choix à la majorité des habitants de la planète!

        Je suis partisan du même choix, mais j’aurai des remords vis-à-vis des conséquences très sérieuses que ça implique dans le moyen terme.
        Autant je suis sûr que 99% des commentateurs ici sont anti-nucléaire et paraissent prêt à tenter l’aventure de la décroissance (qui de toute façon s’appliquera d’elle même), mais sont-ils vraiment conscient de ce que ça implique… il ne s’agit pas de mettre des LED ou de refaire l’isolation!!! C’est ridicule! C’est une société entière qu’il faut réformer et à l’échelle mondiale, or la majorité n’y est pas prête. Accélérer la transition en supprimant le nucléaire, augmentera fort probablement les tensions, arrêtons de le nier. Il faut faire ce choix en pleine connaissance des conséquences.

        Par ailleurs, en bon démocrate, je ne suis pas certain que la population mondiale en pleine croissance (indiens et chinois notamment) soit près à suivre nos lubies de riches… Quand le mur nous arrive en face, pourquoi s’obstiner à croire qu’on l’évitera? Il faut plutôt s’y préparer.

        Je ne suis pas favorable avec le nucléaire pour la principale raison que vu ce qui nous attend, je crains qu’on n’aura même plus les capacités pour maitriser nos centrales, déjà qu’on galère. JMJ y croit encore visiblement, et il est plus calé que moi. C’est tout ce qu’on peut lui reprocher.

      10. Jancovici propose de changer les indicateurs (PIB non pertinent) mais aussi de changer nos villes, nos infrastructures afin de les rendre plus efficace énergétiquement et résilientes aux divers chocs économiques et sociaux.

        Dans son livre : « C’est maintenant » sont abordés les points suivants : réaménagement du territoire, des transports et du travail, abandon des outils économiques obsolètes et de l’obsession du court terme en matière politique et financière

        Ce n’est pas éloigné de ce qui est présenté ici.

        L’avantage de la démarche de Jancovici est de poser des ordres de grandeurs.
        L’énergie relève des sciences dures, ce n’est pas une science molle.
        Donc chiffrer et ordonner les solutions est souhaitable et nécessaire.

        Cependant, cela n’exclut pas de considérer l’humain.

        Si vous voulez diviser par 10 la consommation d’une automobile, c’est extrêmement simple, il suffit de diviser son kilométrage par 10.
        Le problème de base est d’éviter que des gens roulent 30 kilomètres pour aller au boulot lorsqu’il est possible de ne rouler que 3 km. ça demande des logements au bon endroit, des services au bon endroit, et un cadre de vie suffisamment attrayant.

        Il ne faut pas être choqué par les certitudes lorsqu’elles sont appuyées par un raisonnement logique et étayé.

        Je suis persuadé que Jancovici sera pour une énergie alternative au nucléaire (c’est à dire : constante et de masse) dès lors qu’elle est réellement disponible avec moins de contraintes polluantes (CO2 ou déchets radioactifs). Seulement, aujourd’hui, cela n’existe pas.

        Aujourd’hui, pour pallier l’intermitence de l’éolien, il faut construire la même puissance en centrales au gaz.
        C’est raisonnable et écologiquement responsable de construire le double de capacité de fourniture d’énergie ?
        C’est une bonne utilisation de l’argent du contribuable et de nos concitoyens ?

        Aujourd’hui, des panneaux solaires fabriqués en Chine (à l’aide d’énergie issue du charbon) ne « rembourseront » pas la quantité de CO2 émise. ça sert à quoi ?

        La fabrication d’objets jetables, ou à durée de vie limitée (obsolescence programmée) devrait être interdite sauf justification forte.
        C’est pourtant le monde dans lequel nous vivons.

    2. Aussi agaçants que puisent être les commentaires de Jancovici, il serait ridicule de ne pas en tenir compte. C’est l’éternel combat des obsédés du climat contre les obsédés du nucléaire ! Les seconds ont pour eux les faits très énormes si je puis dire alors que les seconds n’ont pour l’instant que des petits effets secondaires si là encore je puis dire. Mais lorsque la température aura augmenté de 2 voire 3 degrés, ça va moins rigoler. Prenons les déclarations de Janco pour ce qu’elles sont, celles d’un vrai spécialiste du climat, peut être le meilleur, et ne nous arrêtons pas à ses propos pronucléaires. Dans le monde, l’énergie produite à partir du nucléaire ne représente que 2 à 3%. Les pro-climat le savent très bien et raisonnent avec cette constatation. Pour eux les centrales au charbon chinoises ou les aciéries du même pays sont bien plus dangereuses. je ne critique pas ce point de vue.

      1. Mais lorsque la température aura augmenté de 2 voire 3 degrés, ça va moins rigoler.

        Pas du tout en accord avec ton commentaire Didier, tout cela ne s’analyse pas en pro ou contre, mais en raisonnant un tout petit peu et sans besoin d’être spécialiste.

        Conclusion, autant ne pas accumuler les problèmes mortels, puisque l’atome c’est pisser dans l’océan en matière de lutte contre les émissions de GES, alors sortons du nucléaire tant que le « système » fonctionne encore dans les grandes lignes. Imparable et évident non ? Là aussi sortons du cadre, dans le cadre actuel on se mord la queue.

      2. A Didier,

        Il devient maintenant de notoriété presque publique que le nucléaire n’est pas une alternative énergétique au pétrole générateur de CO2.

        Le flou entretenu sur l’apport réel de l’électricité, en particulier nucléaire, à l’usager permet de faire prendre des vessies pour des lanternes.

        Cependant, il est aisé de constater que, malgré la mise en oeuvre d’un monstrueux programme nucléaire, nous dépendons encore à 63% des énergies fossiles à CO2 (énergie finale) :
        pétrole 41, 1%, gaz 20,1%, charbon 3,2%.

        Source : Global Chance, cahiers n° 30 septembre 2011, comparaison Allemagne/France

        Delphin

        (l’uranium est aussi une énergie fossile, mais pas à CO2)

      3. @ Delphin

        Le nucléaire produit énormément de CO2, mais pas en direct, en indirect.

        Il y a du CO2 émis pour l’extraction de l’Ur, l’enrichissement, la sécurité, la sureté, le transports, la construction des centrales (énergie grise), l’entretien et la maintenance des centrales, le traitement des déchets, le stockages, les déplacements des personnels, les décontaminations.

        Nottons que le stockages final n’a pas encore commencé, qu’il va lui aussi produire des quantités gigantesques de CO2 du fait du pétrole consommé pour cela et qu’enfin le démantelement des centrales en produira tellement qu’on peut imaginer qu’il ne se terminera pas par manque de pétrole pour alimenter les machines qui seront nécessaires à ce travail, qui durera des siècles, dont on ne sais même pas comment le mener et encore moins comment il sera financé.
        Pour remplacer les machines, on pourra alors, il est vrai, relancer l’esclavage et pour l’argent, demander à la Planche-à-billets, manuelle et plus du tout électrique.

        Tout ça pour 3 ou 4 % de l’électricité consommée dans le Monde et 20% de la production électrique des centrales nucléaires perdue en ligne.

        Tout est au mieux dans le meilleur des Mondes.

      4. Aussi agaçants que puisent être les commentaires de Jancovici

        Méfions-nous des sophistes ! Je connais le Japon, ce peuple a beaucoup d’avance sur nous en terme de civilisation. Si les japonais ont fermé leur ultime réacteur, c’est en connaissance de cause. Janco peut bien japper comme un roquet de loin, il parle plus vite qu’il ne pense, à l’abri de ses diplômes qui n’impressionnent que les sots. Brasillach était bien normalien, non ?
        Qu’il fasse ce discours à fukushima debout sur une estrade, nous en jugerons le résultat !

      5. Didier
        (…) C’est l’éternel combat des obsédés du climat contre les obsédés du nucléaire (…)Prenons les déclarations de Janco pour ce qu’elles sont, celles d’un vrai spécialiste du climat

        Suffit de parcourir ses pages , de visionner ses conf , ou ses cours ou lire ses livres , pour comprendre que Jancovici n’est pas un mono maniaque spécialiste du climat pro nucléaire .

        tout ses propos ,ses démarches , ses conseils , considère le problème dans son ensemble ,en mettant sur la table tout les paramètres et leurs interactions . Quand vous entendez un économiste ce sera juste à propos de la nécéssaire croissance du PIB ( je caricature mais pas loin ) , un démographe vous parlera juste de démographie , un spécialiste de l’energie de la necessité de la croissance de la production d’energie , un écolo des abeilles ,des fleurs et des oiseaux (et un peu des hommes ) . Lui il met tout ça dans le même sac et regarde ce qui est du domaine du possible dans sa globalité . Il y a ici , je suppose , beaucoup de gens familiarisés avec les notions de systèmes complexes et de leurs dynamique . Quand vous prenez le système dans son ensemble , la réalité est toujours plus compliquée qu’un simple yaka fermer les centrales nucléaires . Même Yves Cochet le reconnait . Les bonnes décisions à prendre , aussi bien sur les moyens de produire l’energie que sur le type de société souhaitable , c’était il y a 40 ans juste après le premier choc pétrolier . Aujourd’hui nous sommes dans le mur de la contrainte energétique et environnementale … Comme le dit si bien Jancovici , la fin du nucléaire , la fin des energies fossiles vu que le total représente 90 % de l’energie consommée ,en première aproximation ça correspond à une division par 10 de notre niveau de vie ( quantité d’esclaves energétiques divisés par 10 ) . fini le lave linge ,la voiture , retour à la charrue et au boeuf … si la démocratie le vote pourquoi pas , mais faut bien expliquer aux gens ce que ça signifie .

      6. merci delta… jme sens moins seul. Visiblement on ne peut pas comprendre ça sans passer pour un pro-nucléaire ka rien comprit qu’on pouvait sauver le monde en baissant la conso…hem…
        http://www.les-crises.fr/lecons-post-sovietiques/
        premier point d’orlvo, le déni.
        Janco lui même n’arrête pas de parler de la nécessité de « sortir du cadre ».
        aller encore une tentative d’ouvrir des œillères;
        http://storage.canalblog.com/5…..742826.pdf

      7. Lui il met tout ça dans le même sac et regarde ce qui est du domaine du possible dans sa globalité .

        Vous êtes le dernier des gogos !
        Que valent les élucubrations de Janco face aux décisions du peuple japonais !
        Il voit le monde « in vitro » et les japonais « in vivo »
        La cause de janco est le profit, le moyen: la science. Ce n’est pas un chercheur désintéressé.

      8. La part du nucléaire dans la consommation d’énergie en France ne représente qu’environ 17 % du total.
        La France fait partie du trio de tête sur l’utilisation du nucléaire et donc si la totalité des pays faisait de même, cela ne ferait toujours que 17 % de la consommation mondiale totale d’énergie.
        En tenant compte de l’augmentation constante de la consommation d’énergie, je ne pense pas que le nucléaire puisse résoudre le problème du réchauffement climatique.
        Il faut prendre le problème par: comment fait on pour réduire notre consommation d’énergie et de ressources naturelle limitées?
        De plus, je trouve les interventions de Jancovici en général bien documentées techniquement mais de dire « Il n’y a plus de raison sanitaire, aujourd’hui, d’empêcher le retour des populations évacuées à Fukushima » et « Du point de vue des écosystèmes, et ce n’est pas du tout de l’ironie, un accident de centrale est une excellente nouvelle, car cela crée instantanément une réserve naturelle parfaite ! La vie sauvage ne s’est jamais aussi bien portée dans les environs de Tchernobyl que depuis que les hommes ont été évacués (la colonisation soviétique, à l’inverse, a été une vraie catastrophe pour la flore et la faune). Le niveau de radioactivité est désormais sans effet sur les écosystèmes environnants, et le fait d’avoir évacué le prédateur en chef sur cette terre (nous) a permis le retour des castors, loups, faucons, etc. On a même profité de cette création inattendue de réserve naturelle pour réintroduire des bisons et des chevaux de Przewalski , qui vont très bien merci. »
        Tout ça sans citer aucune étude scientifique pour justifier ces dires me parait bien limite pour un grand scientifique comme lui.
        Son aura de grand conseiller en prend un sacré coup!
        voir ici
        http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1263

      9. Citation Delta :
        « Comme le dit si bien Jancovici , la fin du nucléaire , la fin des energies fossiles vu que le total représente 90 % de l’energie consommée ,en première aproximation ça correspond à une division par 10 de notre niveau de vie ( quantité d’esclaves energétiques divisés par 10 ) . fini le lave linge ,la voiture , retour à la charrue et au boeuf … si la démocratie le vote pourquoi pas , mais faut bien expliquer aux gens ce que ça signifie . »
        ——————————————-
        Autrefois c’était « le nucléaire ou la bougie ». La propagande évolue, mais lentement.

        La fin du nucléaire et des énergies fossiles est la meilleure nouvelle qui puisse arriver à l’humain, obligé de se freiner sur sa prébende (des dominants entrainant les dominés par aliénation/fascination) des terres, des matières premières, des énergies, du carbone (qui passe de dessous à dessus CO2),des animaux, des humains exploités.

        Ensuite se déploie à nouveau le génie humain pour une vie parcimonieuse, matériellement, luxueuse socialement (la vraie richesse) avec l’efficience à nouveau recherchée et les énergies non absolument destructrices.

        Est-ce si difficile à concevoir ?…
        … Ou les intérêts sont-ils si puissants ?

        Delphin

      10. Delphin , Est-ce si difficile à concevoir ?…
        … Ou les intérêts sont-ils si puissants ?

        Vous prêchez un convaincu , et sans vouloir m’en faire le porte parole , si vous demandiez l’avis de Jancovici il le serait probablement . J’ai l’impression que beaucoup lui prête des opinions qu’il n’a pas ( mais je peux me tromper ) .

        http://www.manicore.com/documentation/energie2050.html (je recommande vivement la lecture de ce billet )

      11. « Vous prêchez un convaincu , et sans vouloir m’en faire le porte parole , si vous demandiez l’avis de Jancovici il le serait probablement . J’ai l’impression que beaucoup lui prête des opinions qu’il n’a pas ( mais je peux me tromper ) . »
        (delta)
        ——————
        Je ne prêche pas (j’ai passé l’âge).

        Suite réponse ci dessous, à 13h01

        Amicalement,

        Delphin

    3. Et si on commencait par remettre en cause notre consommation totalement débridée ?

      Dans ma ville viennent d’apparaitre les écrans géants animés publicitaires : super cool on se croirait à NY.

      Mais à quoi ça sert à 3h du matin dans les rues désertes ? D’ailleurs, à quoi ça sert tout court ?

      Nous vivons dans un monde complètement fou, hors sol ; cela va très mal finir pour nos enfants .

      Socialisme ou barbarie

      1. Au lieu de tabler sur la volonté des quidams, en état de schizophrénie avancée bien malgré eux, commençons plutôt par couper l’alimentation générale. Le sevrage. Les boeufs, puis la charrue, ce n’est pourtant pas compliqué cré nom de diou !

      2. 3 fois plus d’électricité qu’une famille,
        c’est ce que consomme un panneau publicitaire vidéo
        (www.antipub.org)

        Delphin

    4. @ Jean-Marc Jancovici par l’entremise de bizbee
       » Il n’y a plus de raison sanitaire, aujourd’hui, d’empêcher le retour des populations évacuées à Fukushima, qui, au final, n’aura fait aucun mort par irradiation.  »
      21 février 2012 : 1143 enfants (plus de 30%) sur 3765 de Fukushima ont des anomalies de la thyroïde .
      Ah mais suis-je bête ! Ils ne sont pas morts !
       » Fukushima aura surtout été un problème médiatique majeur  »
      Que j’te croise dans la rue j’te fous mon poste de télé dans la gueule !

      1. J’en suis, j’aurai probablement pas mon poste de télé sur moi, mais je trouverai bien un truc à ramasser 😉

        PS: l’offre de service vaut pour JMJ aussi. Avec lui, suis passé du « Ouah, passionnant et clair » au « j’ai un doute », puis au « BOF ». En ce moment, j’en suis à « J’vais me l’faire ».

        PS2: rassurez-vous cela restera au niveau de cet écrit. Aucune intention belliqueuse inutile contre les cafards (tiens, moi aussi, j’utilise le bestiaire des peurs enfouies dans notre inconscient) qui sont déjà morts pour ce qui concerne leur humanité.

    5. upwind

      Je suis persuadé que Jancovici sera pour une énergie alternative au nucléaire (c’est à dire : constante et de masse) dès lors qu’elle est réellement disponible avec moins de contraintes polluantes (CO2 ou déchets radioactifs). Seulement, aujourd’hui, cela n’existe pas.

      Jancovici semble écarté entre deux affirmations contradictoires.
      1) il faut conserver notre capacité à produire de l’électricité d’origine nucléaire
      2) Notre modèle de société n’est pas viable.

      Mais, de fait, il tranche en faveur du nucléaire au détriment d’un coup de barre franc et massif qui serait nécessaire pour construire une nouvelle société moins productiviste, plus humaniste.
      S’il était réellement convaincu que notre modèle de société n’est pas viable il verrait dans le choix du nucléaire plus que le simple choix d’une technologie, il verrait dans l’existence de l’industrie nucléaire un réel obstacle au changement de modèle qu’il appelle de ses voeux. Au lieu de quoi il recours à des arguments fallacieux du genre, nous avons une industrie nucléaire, il serait dommage de nous priver de cette expertise. Ou bien il dit que la production du voltaïque consomme du charbon car il est importé de Chine. Ce n’est pas sérieux, s’il était vraiment pour un changement de modèle économique, il aboutirait à la conclusion qu’il est possible de produire chez nous ce voltaïque. Je ne vois qu’une explication à cela, la nécessité de changer radicalement de cadre, n’est pour lui qu’une donnée accessoire. Il ne conçoit la France que face aux autres nations, au lieu de considérer que la tâche urgente est de refonder le cadre qui lien entre elles toutes les nations.

      Le nucléaire est associé à un modèle économique très concentré en capitaux, à une production énergétique très centralisée, il implique une culture du secret et même sécuritaire, il est historiquement associé à la prolifération du nucléaire militaire, enfin sa gestion du risque est illusoire. Bref, le nucléaire est le problème et non pas la solution, même transitoire, pour changer de société.

      1. J’ai l’impression que sa préférence pour le nucléaire vient du fait que c’est la seule alternative de masse à l’énergie fossile.

        Dans le cas d’une raréfaction forte (et d’un prix élevé) du pétrole, que reste-t-il ?

        Le bois de chauffage, l’hydraulique et le nucléaire.

        S’il y a une crise majeure du pétrole, pourra-t-on se priver de cette production d’énergie ?

        Le fond du problème est le stockage (de masse, je répète) de l’énergie solaire ou éolienne (ou même de l’énergie en général).

        Si l’on savait stocker de manière satisfaisante l’énergie électrique à grande échelle, ou même thermique, un grosse épine serait sortie de notre pied.

      2. à Upwind
        – La Chine est devenue le premier investisseur au monde dans les sources d’énergie renouvelable, avec plus de 300 milliards de yuans d’investissements (47,62 milliards de dollars) en 2010.
        la plupart des projets nucléaires sur la planète sont annulés, et seule la Chine maintient un véritable programme. Celui-ci peut paraître important vu de chez nous, mais l’atome ne couvrira à terme pas plus de 5 % de l’électricité chinoise, c’est-à-dire moins de 1 % de la consommation d’énergie du pays.
        – On peut d’ailleurs constater sur le site Web de l’industrie nucléaire (World nuclear news) que la part du nucléaire dans l’électricité mondiale décroît continuellement depuis huit ans, et est passée de 17 % à 13 %. Elle est largement devancée par exemple par l’hydroélectricité qui est à plus de 20 %. La production électrique des énergies renouvelables est donc bien plus importante que celle du nucléaire, contrairement à ce qui est souvent prétendu.
        – L’Allemagne tirera 36% de son électricité d’énergies renouvelables d’ici 2020 et 100 % d’énergies renouvelables d’ici 2050.

        et en France…

      3. Merci pour ce lien duquel je tire un utile paragraphe :

        De son côté, l’Association des ingénieurs allemands (VDI) considère comme irréaliste la prise de position du Comité scientifique pour les questions environnementales (SRU) concernant un approvisionnement électrique à 100% renouvelable d’ici 2050 : « La prise de position concernant l’approvisionnement en énergie du SRU est difficile à appliquer aux niveaux économique et technologique », affirme le Prof. Hermann-Josef Wagner, président du secteur énergie et environnement de la VDI.

        « Les estimations des scénarios les plus réalistes, y compris celles de la VDI, pronostiquent une part d’énergies renouvelables comprise entre 40 et 50% d’ici 2050. » L’association considère en effet que les estimations de coûts du SRU seraient trop optimistes. De plus, le concept requiert une importation élevée d’énergie renouvelable et la valorisation de méthodes de stockage, n’existent pas encore.

        On verra la réalisation dans 40 ans.

        Je ne dis pas qu’il ne faut pas faire ce qu’on peut faire, mais il faut dire la vérité et ne pas s’emballer par des effets d’annonce.

        Si c’était si facile que ça, ça existerait déjà.

        En situation de crise, pendant la dernière guerre mondiale, est-ce que l’électricité à réussi à s’imposer ?
        Non.
        Et pourtant, la voiture électrique existe depuis 1900, et d’ailleurs, la première voiture à avoir dépassé 100 km/h était électrique (la jamais contente).

        Est-ce que l’hydrogène s’est imposée ?
        Non (alors que le gaz de ville en est un des composants), utilisé pourtant de 1800 à 1930.

        Est-ce que l’huile végétale s’est imposée ?
        Non, pas de colza, pas de tournesol dans les chaudières et les moteurs.

        Est-ce que l’alcool a été utilisé comme carburant ?
        Oui, après la première guerre, un carburant « national » a été recherché afin de pallier au manque d’essence et pour éponger les surplus des bettraviers et des vignobles du midi de la France.

        Qu’est-ce qui a été principalement utilisé ?
        Le bois, le charbon, le gazogène.

        En fin 1944, 89% des véhicules utilitaires étaient équipés d’un système gazogène (Joanny Guillard).

      4. à Upwind: Le problème du stockage de l’énergie électrique sera plus rapidement résolu que celui du stockage des déchets radioactif.
        Les moyens de stockage de l’énergie ne manquent pas et sont multiples. La solution sera dans l’orchestration harmonieuse et intelligente de ces multiples solutions.

  4. … des singes et des sangliers équipés de dosimètres, de compteurs geigers et de GPS vont être lâchés afin de progressivement établir une carte de la contamination des forêts…

    Porteront-ils des costumes de singes et de sangliers doublés de plomb pour les protéger contre les rayonnements ? C’est un cas pour Miyasaki.

    1. Exactement !! Miyasaki est et était un vrai visionnaire !

      Je recommande à toutes et à tous de visionner Nausicaä de la vallée du vent , un vrai chef d’oeuvre d’imagination où quelques rares survivants vivent et survivent dans un monde pollué au dernier degré.

  5. Un jour, la mer sera si polluée que nous ne pourrons plus nous en nourrir ni nous y baigner pendant plusieurs siècles.

    C’est toute la population du Japon qui aurait dû être évacuée depuis le début. La Terre n’est pas si petite, mais il aurait fallu une volonté internationale d’accueil pour cela.

    Pourquoi faut-il toujours attendre le pire et l’irréparable pour que l’humain prenne conscience de ses erreurs ?

    Merci de continuer à en parler M. Leclerc.

  6. Il me semble qu’il y a une relation entre la gravité d’un incident nucléaire et le confinement, voire l’impunité, dont bénéficient ses acteurs. Le lien se réalise du côté de la création des conditions de l’arrogance, de l’incompétence, et tout ce qui a un rapport avec l’aveuglement jamais discuté en pratique.
    Si en France nous devions avoir un incident nucléaire significatif, je suis près à parier qu’il serait de première ampleur.

  7. Centrale nucléaire de Civaux ;
    La fuite de tritium a été repérée dans les nappes phréatiques le 13 janvier dernier . Elle durait depuis quand ? Mystère . Une force d’action rapide nucléaire ( Farn) se déploie depuis le 21 février autour de Civaux sans que l’on sache exactement ce qu’elle fait ni si la fuite a cessé . La Farn, c’est magique . Il y en aura 5 en France .On peut donc dormir tranquille et nous continuons donc de boire l’eau du robinet sans aucune crainte puisque le tritium serait inoffensif . C’est tout juste si l’on ne nous dit pas qu’il aurait un effet bénéfique sur la santé .

    Marre de ce lourd silence secret-défense autour des fuites des centrales nucléaires . Marre de ces interdictions académiques d’organiser une contre-propagande quand EDF intervenait dans les collèges pour vanter les bienfaits qu’apporterait la centrale aux habitants de Civaux et des villes à proximité . Marre des vigiles d’EDF qui empêchaient les opposants de s’approcher du registre de l’enquête d’utilité publique pour exprimer leurs craintes, hélas fondées .Seuls les gens pour avaient le droit de s’exprimer . Marre de cette multiplication des cancers « pas-prouvé-qu’ils-sont-liés-au- dieu-Nucléaire! ». Marre de ces gens qui n’accordent pas la priorité à la vie et à la santé de leurs concitoyens .
    Ouf, j’ai cru que cet accès de bile allait m »étouffer .

  8. Il semble intéressant de faire un décompte des avantages et des inconvénients du nucléaire.
    Ceci pour une situation présente.
    Tout comme il est intéressant de considérer que la science est évolutive.
    En clair, ce n’est pas parce qu’il n’existe aucune solution satisfaisante pour gérer les risques d’excursions de particules radioactives qu’une ou plusieurs solutions existeront dans une dizaine d’années ?
    En attendant il me paraît utile aussi de rappeler les conditions de la création du site japonais dans les années post 70.
    – un archipel soumis aux tremblements de terre. A ceci, durcissement des constructions
    – les possibilités de raz de marée. Pour cela, un mur d’enceinte.
    A l’époque, de très nombreux détracteurs avaient dénoncé les risques pris pour cette centrale à cause des risques pris.
    Vainement.
    Navrant.
    A priori la logique financière l’avait largement emporté sur les besoins sécuritaires. Maintenant cela se paie. Reste à savoir si la leçon porte. Dans ce cas, il est possible d’envisager la poursuite de la filière nucléaire. Sinon, il faut l’interdire.
    En France, nous risquons de nous trouver confrontés à des problèmes dus à la vétusté des équipements. Ils avaient été conçus pour durer un certain temps désormais écoulé. Le temps des incidents graves ou des accidents est arrivé.
    Quelles actions crédibles sont mises en place pour se protéger vis à vis de ce risque ? Faudra t-il attendre une fuite majeure ?
    … ?

    1. C’est un peu comme les prêts toxiques contractés par les municipalités avec Dexia et Crédit Agricole . Le maire qui les contracte a droit au taux initial de 3 ou 4% et c’est son successeur qui trinque quand le taux du même prêt est passé à 11% et jusqu’à 30%.
      C’est un président qui décide l’installation de centrales nucléaires et qui bénéficie de l’aura que donne leur exploitation quand elles sont neuves tout en sachant que c’est l’un de ses successeurs qui devra assumer le coût élevé et les problèmes de leur démantèlement ou d’un risque d’accident majeur dû à leur vieillissement.
      Toujours le même réflexe irresponsable : « après moi, le déluge !, rien à battre des conséquences puisque je ne serai plus au pouvoir . »
      Rien que des irresponsables dont la longueur de vue n’excède pas le temps d’un mandat .
      On en crève .

  9. Mais Éric Besson n’est pas allé à leur rencontre.

    Ah bon ? Il ne fréquente pas le peuple, comme son patron qui a installé son QG de campagne dans un quartier de « classe moyenne ».

  10. Je me sens très concerné par la question des accidents nucléaires. Mon troisième enfant était dans le ventre de sa mère au moment des événements de Tchernobyl et nous habitions près de la frontière allemande à cet époque. Il restera marqué à vie… bien qu’aucun médecin n’ait jamais osé écrire clairement le lien entre son état et cet accident… (dans ces cas-là ils se montrent très prudents).

    Le meilleur site que j’ai trouvé pour suivre la réalité sur place de Fukushima
    http://fukushima.over-blog.fr

    Le 11 mars prochain 230.000 personnes sont attendues pour se donner la main et relier Lyon à Avignon – une action pour dénoncer ce secteur le plus nucléarisé d’Europe. Rejoignez-nous !

    1. Je viens de perdre une amie très chère qui, comme plusieurs de ses collègues alsaciens d’Education Physique , également décédés après plusieurs cancers successifs, accueillait sur le terrain toutes ses classes pour des activités de plein air pendant le passage du nuage de Tchernobyl au-dessus de l’Alsace.
      Elle avait fait son marché et consommé des légumes frais en écoutant les propos rassurants de nos ministres pendant que ses collègues allemands , à moins de 5km de là, sur les recommandations des autorités allemandes, passaient le compteur Geiger sur les salades et n’achetaient rien .

      Tous mes voeux de bonne santé pour votre troisième enfant . Tous les lâches politiques qui ont tenu des propos rassurants pour le fric au moment du passage du nuage contaminé devraient être obligés d’accueillir chez eux et de parrainer tous ceux qui ont perdu un parent, un enfant du cancer et tous ceux qui subissent encore aujourd’hui les conséquences de cette lâcheté .

      1. Vous avez raison ,on ne devrait pas se focaliser sur un homme ,mais sur une politique,et toutes les contorsions langagières qu’elle implique.

  11. Je plains les japonais, ils en ont pour des siècles avec cette saloperie.
    Personne ne sais comment atteindre encore moins manipuler du coriun (combustible nucléaire fondu). Même les robots ne tiennent que quelques heures pour peu qu’ils puiisent être acheminés.
    Il est sur que tant que le réacteur ne sera pas entierement confiné (enfermé dans une enceinte), il rejettera des particules radioactives. Pour construire une enceinte, il faudrait que le refriodissement soit installé de manière efficace et sure ce qui est loin d’être acquis vu l’etat des batiments et des infrastructures interieures. il s’agit donc d’une situation reellement désespérée.
    Le seul maintien du refroidissement est déja une gageure. Prions tous les dieux qu’un nouveau séisme n’intervienne pas!
    Remarquons que la situation de Tchernobyl n’a pas réellement progressée depuis les travaux réalisés en urgence par les soviètiques, malgré les milliards de dollars engloutis depuis (il serait d’ailleurs instructif de savoir à quoi ils ont servis). Le sarkophage construit il y 20 ans est toujours la, le corium et toujours la, et les fuites du sarkophage continuent à propager des particules radioactives.
    Ceci dit, il ne faut pas faire de raccourci trop hatif avec les réacteur français, lequels sont équipés d’enceintes de confinement (boite en béton étanche) et d’une double enceinte pour les réacteurs plus évolués. L’accident de Three Miles Island, consitue une expérience de la robustesse du procede. Tout ceci ne doit pas nous empecher être vigilant et exigent vis à vis des nucléocrates.
    La question subsidiaire, qui parmis nous, est prêt à réduire d’un facteur 2 (pour commencer) sa consommation d’énergie ? Que les autres commencent…. Notons que les japonais ont du point de vue de la consommation d’énergie remarquablement géré la pénurie crée par l’arrêt des réacteurs nucléaires.

    1. La question subsidiaire, qui parmis nous, est prêt à réduire d’un facteur 2 (pour commencer) sa consommation d’énergie ? Que les autres commencent…. Notons que les japonais ont du point de vue de la consommation d’énergie remarquablement géré la pénurie crée par l’arrêt des réacteurs nucléaires.

      Moi . Je me chauffe au bois pour pas cher grâce à un insert ,et j’ai réduit ma consommation d’électricité d’éclairage par 5 grâce aux LED et aux ampoules à basse consommation .
      L’été, nous vivons dans une cabane sans électricité avec juste un panneau solaire -valisette pour l’ordi .

      1. Isolons notre maison et les immeubles(20 cm équivalent laine de verre dans les murs, 40 cm sous toiture + triple vitrage, sas pour la porte et VMC double flux, par exemple), avec prêt 0% gagé sur les économies réalisées et nous divisons par 4 notre consommation chauffage, laquelle représente 45% de toute l’énergie consommée (locaux d’habitation et autres, énergie finale).

        Délaçons-nous prioritairement en ville à pied, à vélo, en bus et nous pulvérisons le CO2 déplacement ( 80% des déplacements concernent moins de 5km d’après l’ADEME).

        etc.

        Delphin

        (aide aux plus démunis pour l’isolation, vite récupérée par les impayés, procédures, relogements, autres solutions bancales coûteuses pour la collectivité évités)

    2. quand on ne pouvait plus envoyer des robots sur le corium à tchernobyl, on y a envoyé des hommes, qu’on a surnommé des robots. Ils sont tous morts, sêchés par les doses reçues…

      – Oui, ils voulaient avoir des valeurs de radioactivité. C’est pour cela qu’on avait amené notre robot. Pour qu’il aille au bord du cratère, avec une perche tendue, porteuse d’une sonde.
      – Et qu’est-ce que ça a donné ?
      – Ca a été très simple. Il y a une dose de radiations qui, si un être humain chope cela en un an, entraîne sa mort. La sonde a mesuré une émission de cette quantité de radioactivité… en une seule seconde.
      – Un flux trente millions de fois plus fort, donc. C’était cela ?
      – Non. On ne connaîtra jamais la valeur exacte. Notre robot n’était pas conçu pour effectuer de telles mesures. Le détecteur est simplement arrivé en buté. C’était seulement  » au moins ça « .
      – Et qu’est devenu le robot ?
      – Il est resté sur place, K.O. Arrivé au bord du cratère il a fonctionné pendant une seconde, puis s’est arrêté.
      – Qu’on fait les Russes ?
      – A un moment ils ont très sérieusement envisagé de lâcher une bombe à hydrogène sur le réacteur.
      – Ca aurait aggravé la situation.
      – Pas du tout. La bombe H, explosant à basse altitude, aurait tout volatilisé et la puissante ascendance créée aurait emporté ces débris dans la haute atmosphère.
      – Mais … tout le monde aurait pris cela sur la tête !
      – Exact. Mais au moins on sortait de terre cette fichue boule représentant ce coeur du réacteur en fusion. En dispersant tous ces débris on aurait évité le plus grave : la pollution irrémédiable de toute la nappe phréatique ukrainienne.
      – Ils n’ont finalement pas envoyé de bombe H.
      – Non. Ils ont envoyé mille huit cent mineurs, pour creuser une immense galerie sous le réacteur.
      – Ah bon.
      – Ces gars-là, on n’en a jamais plus entendu parler. Ils sont tous morts, très rapidement. Mais ça a permis de couler une énorme quantité de béton sous le réacteur.
      – Pour stopper l’ernfoncement du coeur en fusion ?
      – Oui.
      – Et ça a marché ?
      – Il semble.
      – A quelle profondeur le coeur s’est-il arrêté ?
      – Personne n’en sait rien.
      – Il est toujours actif ?
      – Bien sûr. Il continue à dégager calories et radioactivité.

      1. On a surnommé ces gens non pas « robots » mais « stalkers », en référence à un célèbre roman de SF intitulé « Stalker » ou « Pique nique au bord du chemin », chef d’oeuvre des frères Strougatski. Adapté au cinema par Tarkovski en 1979.
        Pour ceux qui apprécient le genre (et même les autres), c’est de la très bonne came.

        L’ouvrage s’ouvre par cette citation de Robert Penn Warren:
        « Tu dois créer le Bien à partir du Mal, car c’est le seul moyen pour le faire ».
        Tout un programme…

      2. Cela me rappelle l’époque où l’on recrutait, en France, des petits intérimaires par une simple agence d’intérim qui les envoyait bosser un mois ou deux pour une entreprise de nettoyage ordinaire, laquelle avait un contrat avec l’usine de retraitement de la Hague . Les pauvres gamins étaient envoyés sans information ni protection particulière, nettoyer des tuyères contaminées, armés en tout et pour tout d’une éponge grattante et d’un détergent . Leurs noms n’apparaissaient évidemment pas sur les listes du personnel de l’usine pour une surveillance médicale et le droit à une indemnisation en cas de maladie survenant ultérieurement . Il y eut un article dans la presse et les intérimaires, toujours aussi peu informés sur les cancers-qui-n’arrivent-qu’aux-autres-c’est-bien-connu, furent équipés d’un dosimètre que certains d’entre eux laissaient chez eux pour repousser l’échéance de l’affichage de la dose maximale afin de pouvoir garder ce travail plus longtemps .
        Voilà où mène la rareté de l’emploi , à exposer sa vie pour simplement survivre . Je crois que je vais relire « on achève bien les chevaux » de Horace Mc Coy . Cette terrible époque est revenue et l’on sait bien comment la crise fut résolue .

    3. J’ai aménagé mes locaux professionnels :
      1. une isolation soignée
      2. installation de pompes à chaleur (chauffage-climatisation)
      3. panneaux photovoltaïques en toitures
      Bilan des quatre dernières années : j’ai produit 2 x plus d’énergie que je n’en ai consommé.
      Bien-sûr, j’ai besoin du réseau électrique collectif (la nuit, l’hiver). Mais c’est un pas dans la bonne direction, sans perte de confort…
      J’oubliais, pour me rendre à mon boulot j’utilise un vélo à assistance électrique. Un vrai régal !

      1. Ou comment en fait s’acheter un semblant de conscience, sans vouloir vous vexer, je suis pas mieux que vous cher christian. Vous pensez qu’on peut généraliser votre équipement tant en terme financier et de matière tout court à toute la france, tout le continent européen, le monde ? Sortir du cadre va impliquer amha un virage un peu plus, comment dire, serré. Veuillez noter que la PAC c’est aussi et surtout de l’électricité consommée dont le rendement réel pour la collectivité (pas pour l’usager) se résume à 0+0= la tête à TOTO mais fait le plaisir d’EDF qui vend quoi, je vous le donne en mille émile, du courant ! En revanche isoler de manière totalement performante est un plus certain.

  12. François Leclerc pourrait-il nous indiquer où il trouve ses informations (très bienvenues) sur Fukushima ?
    La gestion de l’après-catastrophe qu’il décrit parait un peu… imparfaite, mais il faut songer qu’ils sont aussi et en même temps dans l’après-tremblement de terre et surtout dans l’après-tsunami qui a dévasté (d’après l’article wikipedia Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku) 600 km de côtes sur 0 à 10km de profondeur, et mis à la rue 500.000 personnes.

    Au sujet de Jancovici, il me semble que ses propos sont trop brutaux pour être de mauvaise foi. Sa brutalité vient naturellement de ce qu’il voit une catastrophe arriver sur nous, et qu’on ne fasse rien d’efficace pour en prévenir ou limiter les effets l’énerve un peu ! C’est ce qu’il répète dans ses livres, pourquoi mettre en doute sa sincérité ? L’étendue du travail fourni pour alimenter son site encyclopédique manicore.com, gratuit, disqualifie aussi l’hypothèse « vendu ».

    1. Le site http://fukushima.over-blog.fr recense « les veilleurs » de la catastrophe, en Français et en Anglais, ainsi que des articles en Anglais de la presse japonaise. Il y a foule (y compris le blog de Paul Jorion).

      J’utilise aussi NHK News, le site de la TV publique japonaise en Anglais. De temps à autre, le New York Times publie des enquêtes fouillées.

    2. Il faut faire la différence entre catastrophes naturelles et celles dont l’homme est la cause.
      Ceux qui prétendent que la catastrophe nucléaire de Fukushima Daichi n’est pas due à l’erreur humaine se trompent et trompent les autres. Cette pierre qui témoigne d’une limite historique de crue de tsunami montre aussi les limites l’homme lorsqu’il ne tient pas pleinement compte ni du savoir ni de l’expérience des autres et qu’il se prend pour un être infaillible, comblé de science et de raison, alors qu’il ne le sera jamais, tant que l’humilité lui fera défaut.
      Le monde entier est désormais truffé d’avertissements où l’homme a été la catastrophe de l’homme, qu’ils s’appellent Tchernobyl, Verdun, Auschwitz, Hiroshima, Amazonie, mer d’Aral ou tant d’autres, au plus tard depuis Fukushima chaque centrale nucléaire et chaque installation nucléaire dans le monde est venue allonger la liste de ces monuments d’avertissements qu’il convient non plus de graver seulement dans la pierre, mais dans nos esprit.
      Ensuite, mettons nos idées en accord avec nos actions.

    3. « L’étendue du travail fourni pour alimenter son site encyclopédique manicore.com, gratuit, disqualifie aussi l’hypothèse « vendu ». »
      ——————-
      « vendu » ne veux pas dire grand chose, si ce n’est de faire plaisir à son émetteur, avec un parfum très 4ème république (Vendu !).

      J.M. Jancovici est imprégné par sa formation polytechnique, formation aboutissant également à un puissant lobby pronucléaire.
      Sa phobie, justifiée, du désastre à venir réchauffement, le condamne à la célébration nucléaire civil, ce qui confirme que polytechnique est bien surfait : ils n’ont pas encore dépassé le raisonnement binaire.
      C’est dommage, car son scénario antiréchauffement est remarquable.

      Delphin

      1. C’est vrai que Jancovici suppose que nous ne serions pas capables, sans très grands dommages, de résister socialement et économiquement, aux conséquences de l’explosion du coût du pétrole et globalement du prix de l’énergie.
        Pourtant, si on lit le bouquin d’Alfred Sauvy ‘La vie économiques des français sous l’occupation’, on voit que la population a très bien résisté à la confiscation par les allemands d’une part énorme de la production économique en tout genre (par ex. : plus de graisse pour les axes des roues du 1/4 de wagons qu’ils nous avaient laissés, etc.), si on compte à part les victimes et dégâts des actions de guerre.
        Bien qu’il prône une forte réduction de notre train de vie énergétique, Jancovici ne parait pas anticiper cette élasticité du corps social. Globalement, ce qui est politique et moral semble être un peu son « angle mort ». Il n’en reste pas moins extrêmement intéressant à lire.

  13. Vous verrez que l’on trouvera toujours quelqu’un qui saura nous déclarer que l’on ne peut se passer du nucléaire.
    Ce que je sais, c’est que le nucléaire peut se passer de nous!

    1. Le nucléaire militaire a été mis au point pour affirmer le pouvoir d’une nation sur une autre.
      Le nucléaire dit civil n’est qu’une variante du nucléaire militaire mise au point pour assurer des profits à court terme et pour permettre une croissance rapide.
      Là aussi la valeur marchande a fini par diriger l’usage : il faut désormais que la nuit il fasse jour sur la planète pour bien vendre l’électricité produite en trop.
      C’est le même schéma que pour l’agriculture : produire trop pour produire assez.

      1. « C’est le même schéma que pour l’agriculture : produire trop pour produire assez »

        Non, produire trop pour s’enrichir démesurément, en faisant croire qu’il n’y a que cette voie pour produire assez. .

        Idem :
        production de richesse par la « crise » de la dette,
        production d’énergie par nucléaire civil,
        production agricole par agriculture industrielle
        production de réduction de déchets par réacteurs incinérateurs,
        production de déplacements par véhicules motorisés individuels.

        C’est le contenu, intrinsèquement pernicieux, de la notion de croissance.

        La croissance ne peut qu’être finalement destructrice en ce qu’elle n’est pas là pour répondre à des besoins – malgré sa présentation fallacieuse par ses bénéficiaires et ses victimes aliénées – mais pour enrichir exponentiellement, en se présentant réponse à des besoins, qu’elle a elle-même définis.

        La difficulté à le percevoir, c’est qu’elle répond aussi à des vrais besoins. On n’attrape pas des mouches avec du vinaigre.

        Hitler aussi a répondu à des besoins – sortir de la misère, honneur retrouvé – mais ça ne trompe (presque) personne et surtout, il y avait d’autres voies que l’accroissement de la barbarie pour retrouver prospérité et estime de soi. Comme le national-socialisme pour les allemands, la croissance est une voie archaïque trompeuse et qui se termine pareillement dans le mur.

        Se présenter « réponse à une demande », permet au monde générateur de la crise de la croissance, de s’éxonérer de toute responsabilité quant à sa fonction de destruction, en la reportant sur l’utilisateur, donc à afficher de bonnes intentions (« voiture verte », « chimie verte », « électricité décarbonée », polluant et pilleur de ressources »label HQE »).

        Nous vivons donc dans un monde schizophrénique : « ne détruisez pas la planète avec les instruments de destruction que la croissance élabore sans cesse pour vous les enfourner de force par la publicité ».

        Et élever des enfants dans un cadre schizophrénique n’est pas bon pour leur croissance.

        Delphin

      2. Tout à fait d’accord avec le diagnostic. Ce monde est schizo. Nous sommes touTEs schizo.

        Le bourgeois et le citoyen
        Le moi et le ça
        Le flic et le Voyou
        le schizo de droite ou le schizo de gauche
        La flotte et le pinard (à ta santé JLB)
        l’Homme et l’Animal en survie dans un monde hostile…

        Le seul traitement que nous propose cette société c’est la PRISON.
        Quelle soit chimique (« vous reprendrez bien une de mes belles pilules roses bonbon ».)
        ou physique dans tous les CRA, prisons, quartier d’isolement, détenu particulièrement surveillé, lieux au ban de la société, Prison : peine de mort lente, guillotine carcérale.

        Ras les murs ! Tous les murs de ces sociétés carcérales hiérarchisées!

        Quand vous rencontrez quelqu’un au cours d’une soirée, ne lui demandez plus « qu’est-ce que tu fais dans la vie ? », demandez lui « T’es dans quelle cellule toi ? »

        Désolé, suis en colère et je délire.
        Moi même je « schizote » entre l’apprenti anar pacifiste et l’anar qui rentre dans le tas un molotov dans une main et un pavé dans l’autre.
        Je ne suis qu’un brave con (merci à celui qui l’a partagée sur le blog, je la connaissais même pas).

        NB y’a des droits d’auteur à Skalpel dans ces bouts de mots qui jettent en pâture populaire les larmes qui me viennent devant tant de gâchis.

      3. @Sophie

        je maltraite la pauvre grand mère à cause d’un traumatisme personnel. Une rencontre avec une camarade anti-sexiste un peu trop zélée. Depuis, j’ai peur de passer pour un sexiste, alors il m’arrive encore de faire du zèle.
        Comme quoi, on est pas toujours efficace quand on croit bien faire, il peut arriver qu’on soit maladroit 😉 Mais je lui en veux pas.

        Pour ce qui est de ma connerie, je dirais juste que plus j’avance, plus je me rend compte à quel point je suis con et j’ai besoin du savoir des autres pour arriver à un espoir de devenir acceptable dans le court temps qui m’est imparti comme à chacun d’entre nous.

      4. Le chef d’oeuvre de Fritz Lang rejoint celui de jean Renoir, La règle du jeu ; « chacun a ses raisons ».

        (Ceci n’est pas l’apologie du relativisme : « tout se vaut »)

        Delphin

      5. @Vincent Wallon, 23 février 2012 à 17 h 19

        Je supputais ce genre de rencontre. L’antisexisme dénué d’humour et projeté dans l’encre d’une page blanche en arrive à des dilemmes pour écrire « les uns et les autres ». Dialogue :

        « – Faut pas oublier les femmes.
        – Ok. « Les uns, les unes et les autres » alors.
        – Pourquoi « unes » après « uns » ?
        – Parce que l’expression française dit « les uns et les autres », il faut bien que le lecteur la reconnaisse.
        – D’accord. Mais « les autres » sont-ils, euh… sont-elles un pluriel féminin ?
        – Bon ok. « les uns, les unes, les autres et encore les autres. » D’accord comme ça ? »

        Les zèles du désir projettent parfois de sombres éclairages sur grand-mère. Même des thésards s’en occupent, voir ici (pour une éventuelle copine linguiste française).

        Cela dit, l’important, m’apparaît-ille, est qu’illes soient des chômeureuses heureusex.

        Salute et fraternitée

      6. @Vincent Wallon 23 février 2012 à 17:19
        À dix ans, j’avais une camarade de jeux (jouer à la marelle, à la classe), dans la cour du HLM, dont j’étais amoureux. J’en savais plus qu’elle, mais elle avait le toupet de m’asséner dans nos dès-à-corps, un « j’en suis sûre » réitéré quand je ne lâchais pas par un « j’en suis sûre et certaine » qui me clouait alors le bec. Bien que mâle, j’ai usé de la formule « j’en suis sûre et certaine » jusqu’à + de 20 ans, sans rien oublier de ses origines, mais ça ne produisait pas le même effet chez l’autre. Je le savais, mais ne pouvais m’en empêcher comme arme supposée fatale. Hélas ça ne doit pas passer pareil en allemand ! Bon courage !

      7. @ Marlowe,

        Bonsoir,

        «  »En 1965, un programme avait démarré et une centrale expérimentale au thorium avait fonctionné. Mais, en 1969, il a fallu choisir entre l’uranium et le thorium. Les militaires avaient eu leur mot à dire en pleine guerre froide. Et c’est la filière uranium qui a été choisie, car c’est elle qui permet de développer des armes nucléaires aisément. Plus récemment, les grands groupes qui fabriquent les centrales actuelles pensent d’abord à amortir leurs recherches plutôt qu’à investir de nouveau dans des technologies différentes. Enfin, pour les centrales classiques, il faut remplacer un tiers de leurs barres d’uranium tous les dix-huit mois en moyenne; cela représente un revenu récurrent. Ce n’est pas le cas pour les modèles au thorium, qui fonctionnent durant cinq à vingt ans, selon le type de réacteur, sans renouvellement de leur «combustible». » »

        http://www.illustre.ch/Ecologie-Jean-Christophe-Mestral-nouvelle-energie-thorium_128282_.html

  14. @ François Leclerc

    merci pour cet article documenté,

    depuis l’accident de F., que sait-on à propos de la contamination des poissons venus du Pacifique ? (saumon d’Alaska, par exemple.. .)
    un amas de débris contaminés est poussé vers cette zone…
    existe-t-il des contrôles systématiques ?
    quels organismes, internationaux ou français s’en occupent ?
    je n’ai pas réussi à trouver quelque chose dans ce sens sur Internet…
    on nous conseille de manger du poisson, mais j’hésite à en acheter…
    merci

    1. Je ne suis pas océanographe mais présume que la contamination de la mer et des fonds marins au césium 137 (demi-vie de 30 ans) résulte de deux effets contradictoires : une dilution mais aussi une concentration (à la faveur des courants et d’autres facteurs). Un phénomène en taches de léopard, comme sur terre mais pour d’autres raisons. Le danger provient des algues et de la faune aquatique. Lente et progressive, la propagation au sein de la chaîne alimentaire est mal connue. Je ne connais pas les mesures de surveillance des prises, l’action de l’OMS (dont le site ne publie que des informations d’ordre général) et des autorités sanitaires nationales.

      1. des passes en rideau sur zone avec dragues bidirectionnelles, à l’argile, ça peut être fouchtrement efficace, non ?

  15. « Dans ce no man’s land, des singes et des sangliers équipés de dosimètres, de compteurs geigers et de GPS vont être lâchés afin de progressivement établir une carte de la contamination des forêts et de mesurer les déplacements de la pollution. »

    Je réalise à quel point ma remarque paraîtra d’une insipide sensiblerie superfétatoire, mais quand même : au pays du robot levant était-il incontournable d’envoyer ces animaux à la radiation en les manipulant comme cobayes vivants ?

    Pourtant, confortablement plantés sur notre échelle à valeurs et en équilibre souverain sur le barreau des espèces, cette expérimentation révèle pleinement nos difficultés à penser un changement de cadre.

      1. Je n’avais pas noté. Effectivement, ils n’auraient pas pu le faire avec des animaux domestiques ni avec des lapins tout mignons. L’émoi aurait été trop fort. ça nous aurait même débarrassé de BB pour un moment 😉
        Mais en plus, sangliers et singes, un animal potentiellement dangereux si on s’y prend mal ou qu’on tombe au mauvais moment et un qui nous envoie un miroir très inconfortable…

        Non baleine, vous ne faites pas de « l’insipide sensiblerie superfétatoire », il semble bien que ce soit au beau milieu des débats…aussi.

      2. Y vont équiper les baleines de compteur geiger pour sonder les eaux de baignade dans le secteur, vous inquietez pas, y en aura pour tout le monde. Demain les forçats !

      3. Votre empathie vous aveugle mon cher M. Wallon,
        votre jugement sous adrénaline est à côté de la plaque…
        Le BB n’aime pas le nucléaire, mais il assumerait les conséquences de cet abandon. L’anar du clavier pourra-t-il en faire autant? Vu son sang froid, j’en doute…

      4. Heureusement que l’esclavage a été aboli, sinon l’on n’aurait sans doute trouvé de bons sauvages pour aller voir ce qu’il s’y passe

      5. « Heureusement que l’esclavage a été aboli, sinon l’on n’aurait sans doute trouvé de bons sauvages pour aller voir ce qu’il s’y passe »

        Non non, les esclaves ne se mangent pas. Faut attendre une expertise documentée révélant que l’anthropophagie était idéale pour maigrir et lutter contre l’obésité. Pragmatiquement, un élevage apparaîtra. Logiquement le sacrifice de quelques spécimens ne posera aucun problème.

      6. Entendu a ce sujet une info (a confirmer ou infirmer par un anthropo) qui m’ a beaucoup surpris :
        Nous aurions effectué un basculement conceptuel sur notre « regard » porté sur les animaux , autrefois perçus comme « parfaits » (totemisation) , a contrario de notre espece humaine débile et fragile …
        Je ne me souviens plus de l’époque indiquée du basculement , mais ce doit etre en lien avec l’advenue de l’espoir de toute puissance induit par l’énergie .

      7. John Ray (1627-1705), fondateur de la classification moderne des végétaux avec Linné (1707-1778), publia en 1691 un livre, maintes fois réédité et traduit, au titre significatif : L’Existence et la Sagesse de Dieu manifestées par les œuvres de la Création. Il y écrit : « L’homme corrige et change continuellement ses ouvrages. Mais la Nature est constante, parce que ses œuvres sont parfaites, et qu’on ne peut rien y ajouter, ni trouver à redire… Rien que l’on pût améliorer ; ou que l’on pût changer sans le gâter.»

        John Ray, L’Existence et la Sagesse de Dieu manifestées dans les Œuvres de la Création (1691), trad. J. Bradelet, Utrecht, 1723, pp. 277-278.

        Or, avec l’esprit des Lumières, s’imposa peu à peu l’idée qu’il existait des êtres simples, imparfaits qui gagneraient à devenir autres. Diderot méprise le vermisseau (susceptible de génération spontanée) et admire l’éléphant. Il écrit de l’œuf d’oiseau, en 1769 : « Voyez-vous cet œuf ? une masse insensible avant que le germe y soit introduit ; et après que le germe y est introduit, qu’est-ce encore ? Une masse insensible, car ce germe n’est lui-même qu’un fluide inerte et grossier. Comment cette masse passera-t-elle à une autre organisation, à la sensibilité, à la vie ?par la chaleur… » [3]

        Bientôt on distinguera des degrés dans l’organisation des êtres vivants. Les uns sont simples, « peu évolués », destinés à se transformer. Les autres sont plus complexes, plus évolués : ce sont des « organismes supérieurs ». Le transformisme, au fond, n’est que la projection sur la nature du mythe du progrès.

  16. Bonjour

    Nous avons tous été émus aux larmes face au courage d’Eric Besson, parti au Japon défendre les intérêts financiers de la filière nucléaire dans un pays qui ne compte plus que deux réacteurs en fonctionnement et qui rejette désormais physiquement cette technologie. Monsieur s’est dit rassuré: on respire.
    Pour ceux qui commencent à se dire que plus la berceuse est douce, plus le loup a faim, voici presque au hasard quelques forums:

    Le site de l’ACRO et sa page concernant la chronologie et le suivi de l’accident toujours en cours à Fukushima:
    http://www.acro.eu.org/chronoFukushima.html

    Le forum technique de radioprotection CIRKUS: de la physique et des infos sur les constantes évolutions de la situation au japon et au niveau de la centrale:
    http://www.forum-rpcirkus.com/f11-special-japon

    Le FUKUSHIMA DIARY:
    http://fukushima-diary.com/category/dnews/

    1. Merci ! Excellent, en effet. Il y a des antinucléaires clandestins dans la chaîne éditoriale du Figaro, c’est sûr.
      Et aussi : quel trouillard, ce Besson.

  17. Attention double pensée !

    « Connaître et ne pas connaître. En pleine conscience et avec une absolue bonne foi, émettre des mensonges soigneusement agencés. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux. Employer la logique contre la logique. Répudier la morale alors qu’on se réclame d’elle. Croire en même temps que la démocratie est impossible et que le Parti est gardien de la démocratie. Oublier tout ce qu’il est nécessaire d’oublier, puis le rappeler à sa mémoire quand on en a besoin, pour l’oublier plus rapidement encore. Surtout, appliquer le même processus au processus lui-même. Là était l’ultime subtilité. Persuader consciemment l’inconscient, puis devenir ensuite inconscient de l’acte d’hypnose que l’on vient de perpétrer. La compréhension même du mot « double pensée » impliquait l’emploi de la double pensée »

    — George Orwell, 1984, Première Partie, Chapitre III

  18. Hors sujet
    Amis Francais et Belges , cet après midi je passerai parmi vous avec un chapeau , chacun pourra donner fonction de ses moyens ,afin de sauver un de nos fleurons financier
    Dexia a interpellé jeudi la Commission européenne et prévenu que sa survie dépendait de l’approbation par Bruxelles de son plan de sauvetage et de l’octroi d’une garantie de 90 milliards d’euros de la France et de la Belgique à un coût non prohibitif
    Vous avez dit chapeau !!!!!
    Le conseil d’administration devrait examiner dans quelle mesure la banque en déroute peut réclamer le remboursement de la retraite-chapeau versée depuis 2006 à Pierre Richard « 600.000 euros/an »

  19. Si l’on affirme des choses comme étant vraies alors qu’elles sont fausses, soit on est dans l’ignorance de leur fausseté et alors il faut se taire car on est incompétent pour s’exprimer, soit on a connaissance de leur fausseté et alors les affirmer vise à faire passer ce qui est faux pour ce qui est vrai et donc aussi ce qui est vrai pour ce qui est faux.

    Lors de l’émission « Le téléphone sonne » animé par Alain Bédouet sur France Inter le 12 septembre 2011, Bertrand Barré, conseiller scientifique d’Areva a déclaré : « Les cœurs qui ont fondu sont resolidifiés et sont refroidis »:
    http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=160223

    Hélas! ça fume encore le 20 fév 2012:
    http://www.youtube.com/watch?v=NblPs5QD2GU&feature=player_embedded#!

  20. Fukushima silence les enfants meurent respectons leur âmes . Quand certain prétendent a l’innocuité de la radioactivité . Il faudrait en reparler dans 100000 ans Mais je croit que je serais mort. Mais il s agit surement que de croyance non libertarienne?

  21. J’ai été étonnée de voir sur une étiquette d’un poissonnier du marché en grandes lettres  » de Norvège  » et écrit en tous petits caractères à la suite « ou d’autres océans et mers du globe » . Cela m’a fait un choc car je me suis aperçue qu’en croyant consommer du poisson des côtes norvégiennes on pouvait très bien se retrouver avec ceux du Pacifique et à plus forte raison ceux pêchés aux abords de Fukushima, sans doute vendus moins cher .
    J’avais déjà mal réagi quand certains poissonniers contournaient l’interdiction de vendre du thon rouge, espèce protégée, en l’étiquetant « thonine » .

  22. Extrait des saintes écritures du Veau d’Or, interprétation française :

    – Chapitre 1 verset 1, L’argent est ton nouveau roi, sur terre comme au ciel.

    – Chapitre 1 verset 9, Ta confiance doit être aveugle envers les apôtres.

    – Chapitre12 verset 17, La France a beaucoup investit et est leader dans les technologies nucléaires donc le nucléaire est bon, ceux qui disent le contraire ont tort.

    – Chapitre 12 verset 18, La durée de vie d’une centrale nucléaire est en fonction de sa rentabilité et peut être sujet à révision permanente.

  23. Le nucléaire français est un pari financier très risqué.

    Un accident du même ordre de grandeur que Fukushima, en France ou dans un pays suffisamment voisin de nous (la Grande Bretagne, située au nord-ouest de notre territoire, nous enverrait peut-être l’essentiel de ses rejets) entraînerait un arrêt définitif en catastrophe et donc:
    – la perte de tous les investissements existants, chantiers en cours inclus, (La Hague ça se discute)
    – des difficultés économiques plus importantes qu’au Japon dues à la plus forte place du nucléaire dans le bilan énergétique
    et, si accident en France:
    – des indemnisations considérables (y compris dans les pays voisins du notre?)
    – une neutralisation coûteuse du site de la catastrophe et de ses environs.

    On ne peut apparemment pas faire d’évaluation sérieuse à l’avance, mais ça a l’air d’avoir une ampleur voisine de celle d’une guerre plutôt que de celle d’une catastrophe naturelle telle qu’inondation importante, tempête, etc.

    C’est donc l’Etat qui prend (autrement dit nous qui prenons) tous les risques?
    On a juste le droit de laisser faire en silence et pas d’explications sur ces risques financiers?

    1. « Un accident peut concerner plusieurs départements »

      Plan dit « ORSEC-RAD », dérobé aux autorités et rendu public dans les années 70.

      Amicalement,

      Delphin

      1. « concerner plusieurs départements »

        Plusieurs départements ça reste possible à envisager, mais qu’en fonction du la vitesse du vent les jours suivant l’accident ce soit plusieurs pays qui soient gravement touchés est une hypothèse qu’on ne peut pas envisager, exactement comme la hauteur d’un mur de protection contre les tsunamis est déterminée par l’effort financier qu’on se résout à y consacrer mais pas par la hauteur imprévisible des vagues d’un tsunami

  24. Merci pour cette analyse succincte mais objective. Je tenais également à réagir sur les mesures de dosimétrie en zone rouge qui, selon moi, devraient être effectués prioritairement par les responsables de la catastrophe : un opérateur ayant cherché à minimiser les charges d’équipement (colline rabotée), une commission de sécurité Japonaise aux ordres de l’industrie électro-nucléaire et des autorités Japonaises qui ont avalé bien des couleuvres ou du moins se sont transmis « la patate chaude » durant des années. Avec une durée de mandat moyenne d’une année, les Premiers Japonais n’ont en fait que très peu de pouvoir mais c’est un autre problème.

    Quand aux singes et aux sangliers, même si leur espérance de vie est faible, leur ADN sera irrémédiablement atteint et les codes transmis aux générations suivantes. Sur quoi cela débouchera-t-il ? Comment ose-t-on prendre cette responsabilité ? Les scientifiques ne sont-ils pas définitivement les pires des sorciers modernes ? Comment désormais leur faire confiance ?

    La bombe se dissimulait sous la machine à coudre, disait Pagnol.

    Cordialement,

  25. Hypothèse 1 : une équipe (combien de personnes ?) investit une centrale, neutralise ses quelques vigiles et pose suffisamment de plastique pour faire sauter tous les moyens de refroidissement y compris les moyens de secours
    Hypothèse 2 : une nuit de grand vent qui ferait que serait contaminée une région entière comme l’ile de france ou si la centrale est dans la vallée du Rhône, toute la Provence !

    Rien que pour cela le nucléaire et ses supporters m’insupportent

    1. Un copain pense toujours à balancer, pour rire, le contenu d’un seau de peinture rouge sur une centrale nucléaire à partir de son petit avion de tourisme chaque fois qu’il en survole une, rien que pour démontrer combien elles sont vulnérables .

    2. Quelques vigiles ? On parle de 40 hommes par site + le GIGN qui peut se rendre sur place en moins de 2 heure quelque soit le site…

      De plus il leur faut s’approcher de la centrale: les militants de Greenpeace se sont introduits dans le premier cercle de barbelés, mais avant de s’approcher de la centrale en elle-même c’est une autre paire de manches…

      Faire sauter tout les moyens de refroidissement y compris les moyens de secours ? Evidemment vous n’avez juste pas idée de ce dont vous parlez, sinon vous auriez conscience que ce n’est pas si facile que ca…

      Si les terroristes sont suffisamment terrorisants pour influencer le cours de la politique énergétique d’un pays c’est qu’ils ont gagné sur toute la ligne. Et l’étape d’après, on va interdire les grattes ciels ? Les laboratoires de virologies ? Les grands réservoirs d’eau ? (5 reservoirs pour Paris vous vous imaginez le point faible ?)

      1. En moins de 2h, dites-vous ? Vous plaisantez évidemment car il peut s’en passer des choses en seulement quelques minutes ! Actuellement les petits avions de tourisme qui passent à proximité ne se font pas tirer dessus et les vigiles, comme tous les humains, ont leur propre mode de pensée et peuvent très bien compter parmi eux des opposants dormants infiltrés depuis un certain temps .
        Soudoyer ou nfiltrer des opposants parmi les vigiles de quelques centrales nucléaires revient sans doute moins cher à un pays ennemi que de développer un programme militaire nucléaire, avec des résultats aussi effrayants .

        Le projet de l’installation de ces centrales nucléaires s’est fait pendant la guerre froide où les deux blocs se maintenaient mutuellement en respect, nous garantissant une paix relative . Ce n’est plus le cas aujourd’hui et ces centrales nucléaires sont une arme effroyable contre nous que nous avons stupidement fournie à d’éventuels futurs ennemis en cas de conflit .

        On s’est toujours passé de l’énergie nucléaire avant et avec le refus du gaspillage des ressources de la planète en gadgets inutiles , le retour à une vie plus saine avec le développement du solaire, de l’éolien pour les particuliers, laissant l’hydroélectricité et la fin du pétrole et du gaz au secteur industriel et aux hôpitaux, on doit pouvoir continuer à éviter cette énergie mortifère .

        Quand ils ont parlé d’installer cette centrale de Civaux qui contamine nos nappes phréatiques au tritium ( du moins c’est la seule fuite dont nous sommes informés, et ce ne fut pas sans mal), à Paris ils venaient de démolir les Halles . Nous avions donc proposé qu’ils installent cette centrale « pas du tout dangereuse » dans le trou des Halles, pour que les Parisiens bénéficient d’une électricité venue de moins loin . Ce fut refusé, allez savoir pourquoi.

        Moins de dix ans plus tard, nous avons dû nous battre contre le projet d’un site d’enfouissement de déchets nucléaires à quelques kilomètres de Civaux, « pas du tout dangereux » lui non plus .
        Nous leur avons demandé de le prouver en acceptant d’enfouir ces déchets dans la cour de l’Elysée . Apparemment, quand ils décident de condamner une population à mort, ils vont jusqu’au bout. Mais qui, à Paris, a décidé de nous condamner à mort, nous qui payons nos impôts comme tous les autres Français et qui avons le même droit à la protection de nos vies et de notre santé par l’Etat. ?

      2. vous êtes délicieusement naïf
        votre foi vous permet sans doute de mieux dormir que moi
        J’ai connu une personne qui avec son équipe a pu approcher une cible « extrémement sensible » sans même que la sécurité du site se soit rendu compte de leur présence
        mais vous n’êtes pas obligé de me croire…

        il ne s’agit pas de savoir si c’est facile ou pas, il s’agit de savoir si une équipe de professionnels décidés peuvent le faire
        sans même parler de terrorisme, croyez vous qu’en cas de conflit ces installations seraient épargnées?
        de même un ou même 10 grattes ciels n’ont rien à voir avec une région contaminée pour des centaines d’années

      3. @Mianne

        La proposition d’installer une centrale dans le trou des halles me plait énormément !

        J’habite Grenoble où, à la fin des années 60, nous avions élu comme maire Hubert Dubedout, ingénieur au Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), lequel avait très logiquement proposé de brancher le circuit de chauffage urbain sur un réacteur nucléaire de manière à utiliser la chaleur habituellement gaspillée puisque rejetée dans le cour d’eau près duquel on est forcé d’installer toute centrale nucléaire (à moins qu’elle soit en bord de mer.)

        Un réacteur de recherche étant déjà implanté sur le territoire de la commune et à l’origine d’une part très importante de l’activité économique locale, les débats sur cette proposition se sont avérés assez cocasses: impossible de dire explicitement que ce nouveau projet comportait trop de risques et que renforcer la présence d’installations nucléaires était scabreux d’un point de vue électoral. Il a fallu faire appel a des considérations sur le diamètre des tuyaux (l’eau récupérée n’étant pas très chaude il aurait fallu de trop gros tuyaux) pour noyer le poisson.

        Puisque vous vivez pas loin d’un réacteur pas la peine que je vous explique comment on fait pour ne pas y penser…

      4. Au fait, juste pour rigoler un peu…
        vous parlez de 40 hommes – pour la sécurité- en tout ?
        leurs supérieurs inclus, si l’on parle en terme d’équipe en 3X8 avec les week-ends, les congés et autres RTT cela fait combien d’homme aguerris avec autre chose que des pistolets à bouchons dont ils se servent régulièrement??????
        les nuits du dimanche, jour férié en prenant en compte une petite épidémie de gastro?
        2hommes /3hommes /5 ? + ? a moitié endormis
        vous avez déjà travaillé la nuit dans la sécu?
        ou 40 réellement par poste ?
        excusez moi mais j’en rigole encore

  26. Ha Ha Ha !!! Après quelques doses, les singes irradiés de Fukushima deviendront des hommes comme nous, comme ceux de Tepco. Ils se prendont pour Dieu et fabriqueront des centrales atomiques….

    1. @ Ky Thierry
      Très , très , très bon dossier dont vous êtes l’auteur ; félicitations ! merci beaucoup pour le lien .

  27. Sur un air rendu célèbre sur ce blog

    Le nucléaire ment
    Le nucléaire ment
    Le nucléaire ment totalement

    Faisons ce que nous pouvons pour éviter le malheur à notre pays.

    1. @ Campos Philippe
      Un train de déchets nucléaires va traverser la France du 6 au 8 mars (provenance : Hollande)
      Tous renseignements et contacts sur le site  » Valognes stop castor « 

  28. ALJAZEERA : Danger Zone: Ageing Nuclear Reactors (video)
    Following Japan’s nuclear disaster last year there are fears the US may be heading for a nuclear catastrophe of its own.
    L’agence NRC a récemment essuyé des critiques pour avoir dissimulé les dangers potentiels de réacteurs vieillissants et pour être devenue trop intime avec l’industrie nucléaire…
    « La prochaine fois, on ne pourra plus dire qu’on fera mieux la prochaine fois »

  29. Selon le journal der Spiegel, le gouvernement japonais va remplacer les 17 directeurs de Tepco. Le gouvernement a jugé cette mesure comme étant nécessaire pour pouvoir élucider les incidents qui ont mené à la catastrophe de Fukushima Daiichi et ,de plus, elle est la condition sine qua non des aides financières des contribuables attribuées à Tepco, à hauteur de 13 milliards de dollars et dont dépendent également les versements pour dédommager les victimes (versements évalués pour l’instant à 6,7 milliards d’euros).
    Par l’acceptation de ces aides d’état, Tepco sera de facto nationalisé.

  30. Bernard Bigot, le patron du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), s’est rendu au Japon et à la centrale de Fukushima Dai-Ichi, le 21 février: http://www.liberation.fr/terre/01012393621-a-fukushima-personne-n-a-eu-le-courage-de-dire-stop-nous-faisons-une-erreur

    Un mur de protection de 6 mètres de haut couché par une vague de 15 mètres 7 ans après le tsunami de 2004 en Indonésie c’est un problème politique: incapacité à juger de la menace et à prendre les décisions qui s’imposaient déjà avant l’accident, probablement parce que, comme d’habitude, « l’argent nécessaire n’est pas disponible ».

    La même incapacité empêche maintenant les japonais d’envisager les dépenses nécessaires à la protection du site dans son état actuel contre un nouveau tsunami ou tremblement de terre (même relativement faible) et fait qu’il n’est presque jamais question de ce qui est prévu à ce sujet.

    Deux ans pour retirer le combustible usagé (dont du MOX) actuellement stocké dans des piscines endomagées situées à l’intérieur de bâtiments eux aussi endomagés, c’est trop long!

    Quand à ce qui pourrait se passer pour les réacteurs eux-même, c’est imprévisible, donc personne n’en parle: construire un mur pour empêcher un nouveau tsunami d’entraîner à la mer les déchets qui vont rester sur le site pendant des décennies est aussi nécessaire qu’urgent.

    Même d’un simple point de vue financier, le risque est énorme: une nouvelle série d’événements à Fukushima coûterait très cher aux pays qui comme la France continuent à utiliser leurs centrales nucléaires. Ces pays auraient intérêt à prendre en charge une partie des dépenses nécessaires au Japon, de manière à éviter d’avoir à sortir du nucléaire à une date non prévue à cause de la pression de leur propre population s’estimant menacée (c’est pas une réaction invraissemblable puisqu’elle s’est produite en Allemagne, en Suisse et en Italie.)

    Quand on est pas assez riche pour pouvoir évaluer sereinement la sécurité des ses centrales il ne faut pas en construire.

Les commentaires sont fermés.