APPEL D’AVRIL 2012

L’appel de mars a rapporté 3 235 €. Merci beaucoup à vous tous, lecteurs du Blog de Paul Jorion, pour votre mécénat citoyen !

Somme (brute) reçue à ce jour, le 30 avril 2012 : 3 537 €.

Comme nous vous l’avons signalé au cours du mois de novembre 2011, nous avons inauguré une nouvelle formule avec objectif 3 000 €, où les premiers 2 000 € me reviennent (les frais de maintenance du site et de location des serveurs étant à ma charge), tandis que les 1 000 € suivants reviennent à François Leclerc.

La fréquentation du blog en mars est – comme vous le verrez – en forte baisse par rapport aux mois précédents. Plusieurs raisons – à mon avis – à cela : le ouf ! de soulagement par rapport à l’euro, la Bourse relativement bonne et la campagne présidentielle en France. Rien là qui justifie ni un commentaire particulier (Bonne chance aux trois !), ni un changement de ligne de notre part.

Un résumé maintenant de mon activité extra-blogaire du mois de mars que vous avez soutenue, tout comme le blog lui-même, par vos dons.

La rédaction de mon prochain livre dont le titre (provisoire) est : Les questions qui restent à résoudre (Fayard) progresse ; comme la date de dépôt du manuscrit est le 30 avril, elle me conduira cependant à restreindre mes déplacements au cours du mois.

J’ai eu l’occasion de travailler ce mois-ci avec Audrey Vernon à un projet de one-man-show au Théâtre du Rond-Point à Paris, prévu pour la fin de l’année. Le thème sera, comme annoncé : Le peuple et ceux qui l’aiment.

J’ai également eu l’occasion de travailler avec Grégory Maklès à notre bande dessinée La survie de l’espèce, à paraître chez Futuropolis.


©  Maklès & Jorion

J’ai enfin eu l’occasion de collaborer au tournage de deux documentaires dont je vous dirai davantage en temps utile : l’un pour Arte sur le mécanisme de la crise et un autre pour France 2, sur le High Frequency Trading.

Voici les exposés que j’ai faits en mars.

Le 5, pour le European Business and Innovation Centers (BICs) Network, à Bruxelles

Le 7, à l’Université de Eindhoven aux Pays-Bas : Is it Possible to Reform the Current System?

Le 7 mars également et toujours aux Pays-Bas, à l’Université de Maastricht : Is Capitalism coming to an End?

Le 9, à l’Université Libre de Bruxelles, EPFC/ULB ; 3 vidéos de Thierry Champenois : De quoi demain devrait-il être fait ?

Le 16 mars, deux (excellentes !) vidéos par Horschamp.org : Paul Jorion, la φιλία à l’ère skynet et Paul Jorion, un anthropologue au pays des subprimes

Le 27 mars à Paris : Le capitalisme est il condamné ? De la crise des subprimes à la tourmente de la zone euro, pour les cadres de Logica

Le 27 à Paris, j’ai participé à l’audition au Sénat : Mission commune d’information « Agences de notation ».  Mon commentaire à ce sujet se trouve ici, et les 3 vidéos de Thierry Champenois, se trouvent là.

Le 27 à Paris, encore : Rencontres et débats AutrementCe qui doit changer. Et les forces qui s’y opposent. Les 3 vidéos de Thierry Champenois sont ici.

Ensuite, les écrits hors-blog.

Le 2 mars, sur Atlantico.fr : Les marchés ont-ils été touchés par la grâce ?

Le 15, ma chronique dans Le Vif/L’Express : Le nombre des billets de banque

Le 19, ma chronique dans Le Monde-Économie : Première victoire sur les marchés

François Leclerc, de son côté, a ceci à vous dire :

« Omniprésente, la crise européenne a un effet pervers que je ne parviens pas à combattre, faute de temps : elle masque la poursuite de la grande perdition au sein des autres pays développés ainsi que des émergents. A leur propos, j’ai tenté de faire un point sur la situation en Chine, dont il était naïvement attendu qu’elle tire la croissance mondiale ! La bataille de succession dont des épisodes fragmentaires nous parviennent rend compte des importants obstacles à la réorientation de son modèle de développement en faveur du marché intérieur qui la freinent.

Le projet de petit livre pas cher contenant une sélection de mes chroniques s’est concrétisé. J’ai dû effectuer une plongée dans le passé et revenir sur plus de 650 d’entre elles, après en avoir perdu le compte, pour en sélectionner moins de trente ! Un exercice qui m’a conduit à privilégier l’actualité européenne de ces neuf derniers mois ! Parution prévue avant l’été.

Depuis la fin de la parution de La Tribune quotidienne, mes interventions dans la presse se sont limitées, mais l’Humanité-Dimanche m’a à nouveau accordé l’hospitalité de ses colonnes pour un papier titré « Accalmie trompeuse ». Mardi prochain, j’interviens au Théâtre Libre de Saint-Etienne, dirigé par Maurice Galland, un élève de Jean Dasté pour les connaisseurs. »

Merci à tous les contributeurs de billets invités qui font que le cerveau collectif ne laisse rien passer à travers les mailles du filet. Merci aux habitués et merci aux nouveaux venus !

Merci également bien sûr à tous les commentateurs !

Merci à Julien, à Jean, à François, à Bénédicte, à Jean-Baptiste et à Nathanaëlle pour œuvrer en coulisses au bon fonctionnement du blog !

En mars, Le blog de Paul Jorion, était No 1 pour l’économie sur Ebuzzing (ex-Wikio) ; c’était la 26e fois au cours des 28 derniers mois.

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35 réflexions sur « APPEL D’AVRIL 2012 »

  1. Bien que n’ayant pas la possibilité de contribuer financièrement au blog, du fait d’être dans une démarche de simplicité volontaire, je suis d’ailleurs depuis peu au chômage, je ne manque pas de lire le blog tous les jours. Je ne crois pas que les problèmes soient finis, je serais plutôt d’avis qu’ils vont s’aggraver en particulier en France juste après les élections. On recense à présent 11 millions de pauvres. Je suis étonnée que d’autres aient pu “déserté” car le blog apporte une lumière nécessaire à la bonne compréhension du contexte actuel et ce au jour le jour. Les liens qu’on peut trouver dans les commentaires sont également précieux. Je me pose toutefois la question de savoir si on peut vraiment même avec toute la bonne volonté du monde apporter de vraies solutions tant la racine du problème, la racine fondamentale semble ancrée au plus profond de la nature humaine. On a vraiment l’impression que ceux qui essaient de lutter sont les nouveaux Don Quichotte. Bien sûr si on perd tout espoir, on se fige. Certains essaient de recréer à la marge d’autres organisations alternatives de vie en commun un peu à la manière des communautés hippies des années 70. Qu’en pensez vous lecteurs du blog ? Sinon hier sur Arte il y avait un documentaire sur John Law. L’histoire un éternel recommencement…

    1. .. j’en pense que les hippies des années 70 ont travaillé dur par la suite pour payer leur retraite? N’est-ce pas?

      1. Peut-etre la majorité d’entre eux, j’en ai rencontré quelques uns qui avaient décidé de vivre une vie très “bohème” au jour le jour sans ressources significatives, dans des villes de province en Amérique Latine, certains n’étant plus tout jeunes…Il faut une dose de renoncement au système et de la débrouillardise…Un idéal de liberté

  2. @vivanco

    Qu’appelez vous “une démarche de simplicité volontaire” ?
    Vous parlez de Don Quichotte… Je ne pense pas que Paul Jorion, François Leclerc et tous les autres se battent actuellement contre des moulins à vent. Leur combat est vital. Il est vrai que celui de Don Quichotte l’est tout autant, finalement. Mais nous sommes ici dans le réel, dans la vie.
    Si on perd tout espoir, on ne se fige pas : on meurt. On devient un mort vivant.

    1. La simplicité volontaire est le fait de réduire ses besoins et sa consommation le maximum possible. Je suis végétarienne depuis 40 ans, et compose mes repas fort simplement, pour le reste j’essaie de limiter mes achats au strict nécessaire et privilégie la réutilisation et réparation d’objets plutôt que l’achat du neuf en évitant tout gaspillage. Je peux donc travailler à mi-temps et avoir le temps de lire, de me balader, d’aider ma famille et mes amis etc…

  3. Paul, François, et les autres, merci de tous ces billets, encore et toujours.
    Pour ma part, je viens toujours lire, mais ai du mal à participer, et cela par une grande lassitude. Ce n’est pas l’euro, ni la bourse, ni les élections. C’est cette poursuite infernale des mensonges, manipulations, dénis(?), logorrhée spectacle…Là, je n’en peux plus.
    J’ai écouté cette deuxième partie des chroniques d’un hiver européen, et il me semble que cette lassitude prend de l’ampleur en Grèce, dans cette survie quotidienne.
    Bien sûr, nous n’en sommes pas (encore) là en France, mais je me sens dans une lente asphyxie.
    La victoire par l’usure? C’est une stratégie qui fait ses preuves.
    J’espère n’être qu’une personne peu représentative et que bien d’autres sont emplis de force et de volonté.
    Le lapin dans les phares.

    1. Seule la route est éclairée par les phares mais s’il quittait la route le lapin ne serait plus menacé par les roues de la voiture…

      1. C’est le problème des lapins, l’éblouissement par les phares. La maxime qui va avec mon pseudo est: “les hommes sont comme les lapins, ils s’attrapent par les oreilles” (attribué à Mirabeau). La première chose à faire est, amha, de s’écarter de l’autoroute médiatique aux mains des financiers et des marchands de canon (Libération/Rothschild, Le monde/Pigasse, etc., et il paraît qu’aux US c’est encore pire). En se branchant sur un blog comme celui de Paul Jorion. Ensuite de tenter de commencer à penser par soi-même, dur pour un lapin de base. Enfin de se remuer pour agir, encore plus dur pour les vieux lapins (les remarques graveleuses ne seront pas tolérées).

    2. Courage, ne désespérez pas, il y a une lueur au bout du tunnel mais le chemin est long et demande de la persévérance, allez à la rencontre des autres, essayez de convaincre, il faut une révolution des consciences. Rome ne s’est pas fait en un jour.

      1. @ Vigneron
        Pan sur le bec.
        Oui, je suis allé un peu trop vite (il s’agissait de remonter le moral de ig et l’exemple n’était sans doute pas le plus pertinent). Vous avez raison, la lassitude des combattants n’a pas été le moteur primordial de la révolte en 17 (même s’il faut en tenir compte comme un des multiples éléments explicatifs). Un jeune historien, André Loez, a publié récemment une thèse tout à fait novatrice sur la question des refus de guerre. En lien ci-dessous, la recension de l’ouvrage par l’historien Antoine Prost.

        http://mouvement-social.univ-paris1.fr/document.php?id=1642

        “De nombreux événements construisent en effet une représentation de l’avenir où il devient envisageable que la guerre puisse prendre fin : avec la révolution russe, l’entrée en guerre des États-Unis, le recul allemand sur la ligne Hindenburg, l’espoir suscité par les préparatifs du Chemin des Dames, l’impression de flottement au sommet de la hiérarchie lors de la nomination de Pétain, la perspective d’une paix n’est plus absurde. Elle prend plus de consistance avec les grèves de mai et surtout le congrès socialiste de Stockholm auquel le parti français décide le 28 mai de se rendre, avant que le gouvernement ne refuse des passeports à ses délégués le 4 juin. L’exemple vite connu des premiers refus d’obéissance donne des idées. Nous sommes alors à l’apogée des mutineries.” A. Prost

        Comme pénitence, je vais me résoudre à participer à la marche commémorative (départ 5h15) de la bataille du Chemin des Dames
        http://www.caverne-du-dragon.com/fr/actualites-musee-chemin-dames/agenda.aspx?PUB_ID=269

  4. Deux éléments me paraissent insurmontables :
    – la nature humaine qui fait que quelque soit le système mis en place, ce système sera toujours injuste (comme disait l autre le capitalisme c l exploitation de l’homme par l’homme, le marxisme c le contraire…..). Pour moi, le meilleur moyen de surmonter cette nature humaine, c des sociétés plus petites, avec une importante éducation….et encore….
    – le deuxième point bien plus inextricable, c le développement de la population et de l économie (intimement lies) qui se sont incontestablement produit grâce au pétrole (énergie peu chère et abondante). Et là on va buter sur un os : comment continuer à faire vivre tout le monde, alors que déjà peu vivent correctement, et que la population continue de croitre et que les reserves de pétrole ne vont pas aller en augmentant……
    Enfin une question, la richesse mondiale divisée par le nombre d habitant (7 milliards) = ?
    En d autres termes si effectivement on arrivait à repartir équitablement la richesse (ce qui impliquerait que tout le monde soit vertueux et continu à travailler malgré tout : c pas gagné!!!!!), quel serait alors notre niveau de vie?

    1. oui, pour moi aussi le principal obstacle à toute évolution qui ressemblerait à de la décroissance ou à un partage réellement équitable est la nature humaine.
      Difficile d’expliquer à quiconque en dessous de la ligne de flottaison qu’il n’arrivera finalement qu’un petit peu au dessus de son niveau actuel, mais que le niveau de vie à l’occidental est inaccessible et d’ailleurs, cher pauvre, on vient de demander aux occidentaux de décroitre… Et juste inaudible de demander aux occidentaux et nouveaux (et anciens) riches divers de baisser leur niveau vie de 15% pour que tous les autres sur la planète puisse aussi en profiter. On parie ?

      En gros et en caricaturant ça reviendrait à demander aux joueurs de l’Euromillion de renoncer à jouer, vu que la chance de gagner est 1 sur 76 000 000 et de demander au pékin qui a gagné de partager son gain avec les 20 à 50 M de personnes qui jouent chaque semaine en Europe…..Les deux hypothèses sont inaudibles.

      Donc je propose à Paul, sérieusement, que l’on s’attaque aussi içi aux causes (l’acteur) plus qu’aux conséquences (le système).

  5. à Vivanco

    La question que vous posez notamment sur la simplicité volontaire montre le réel décalage de nos jours entre les citoyens et les gouvernants. Je ne dis pas qu’il y a 11 millions de pauvres gentils citoyens, étant donner la nature humaine.

    Le fait est que les gouvernants ne voyent que par la consommation, tout n’est que consommation et croissance illimitée dans le temps donc manière irréaliste de concevoir la société. Le développement dit alternatif n’étant que vue que comme hippie ou des modèles qui ne sont plus une réalité de nos jours.

    Le problème est qu’à force de consommer, celà créer des problèmes. Il y a aussi l’hyper-inflation économique : baguette à 1 euro se transformant en 15 milliards d’euros. Mais en plus celà génère des tensions sur les ressources naturelles, donc mécaniquement des conflits, et la pacifisme est très loin d’être la méthode la plus répandue.

    De plus, ce que certains appellaient la 3ème guerre mondiale, qui est la guerre froide, l’humanité a eu un développement d’énergie qui peuvent être dangereuse pour elle-même, d’où le fait que l’on parle de dissuasion nucléaire. Il faut rajouter l’industrie chimique, de provenance militaire (dû à la guerre) qui se sont développés dans les marchés économiques. Enfin le risque biologique, c’est à dire que de nombreuses maladies ou virus mortel, et ceci est encore intégrer dans un processus économique. Alors que tous ses processus devraient sortir de l’économie pour la protection des citoyens.

    Ses problématiques ont été développés dans une non prise en compte d’une défaillance de l’économie, sachant que le dogme libéral est de croire que l’économie sera en constante croissance ainsi que son agriculture et ses industries dépendantes d’énergies non renouvelables,ect…mais des idées émergent, des idées dans de nombreux domaines que ce blog enrichit.

  6. Première intervention de ma part, j’espère que ce ne sera pas la dernière et que mon point de vue assez critique ne va pas m’attirer la foudre des aficionados traditionnels et passera la censure.
    Quand on voit la courbe, cette baisse de fréquentation semble inexorable, mais pourquoi ?
    Peut être un début de réponse :
    J’ai découverts par curiosité votre blog il y a quelques mois, suite à un débat télévisé face à un auditoire médusé, dans lequel vous expliquiez, Mr Jorion, que l’euro était tout simplement “mort”. Votre discours semblait bien rodé et vos arguments m’ont donné envie d’en savoir plus. J’ai ensuite constaté dans vos commentaires et interventions publiques que vous l’avez au plus fort de la crise de l’euro répété plusieurs fois et toujours avec beaucoup de certitude voir de temps en temps d’agressivité (ce qui n’est pas pour me déplaire) : « l’euro va disparaitre, l’euro est mort ». Beaucoup de vos lecteurs, à la lecture des nombreux commentaires, semblent être des gens qui souffrent dans notre société et ont visiblement du mal à y trouver leur place, comme moi. Je dois bien vous dire que j’espérais que les choses allaient effectivement changées, les cartes redistribuées. Une sorte de confiance, certainement un peu naïve, dans vos analyses, qui nous promettaient un nouveau cycle et la fin d’un capitalisme responsable de tous nos maux.
    Mais voilà, depuis que les choses se calment votre positionnement me semble plus ambigu et je n’arrive plus à vous situer clairement. Certaines de vos interventions me laissent même perplexes, où est passé l’homme qui nous prédisait avec force la fin d’un monde injuste, où est passé le tribun ?
    Quand je vois votre attitude désabusée, lors de la mission d’information du sénat je ne vous reconnais plus. Pour tout vous dire, j’ai l’impression que vous avez acquis votre notoriété depuis votre retour en France par une attitude hyper agressive envers le « système » et que depuis que vous êtes plus connu vous rentrez dans le moule et avez de plus en plus un positionnement politiquement correct. Ne pas perdre l’acquis de respectabilité, un peu comme un bourgeois finalement.
    Je lis aussi toujours avec assiduité les articles de Mr Leclerc, articles qui eux aussi nous promettaient, une explosion quasi imminente de la zone euro quand tout semblait sur le point de voler en éclats.
    Peut être que cette baisse de fréquentation depuis l’été denier est aussi le fait de lecteurs, qui ne voyant pas se réaliser ces prédictions, tout simplement se lassent, voir ont même l’impression que vous avez « surfé » sur la vague pour booster l’audimat.
    Après plusieurs mois de fréquentation sur votre blog, je dois bien vous dire que ce qui me gène le plus aujourd’hui est le manque de renouvellement dans vos analyses et dans celles de Mr Leclerc, même si je ne doute pas du travail de fond, mais voilà, je commence un peu à avoir l’impression d’entendre un disque rayé, la lassitude s’installe.

    1. Pourquoi cette remarque vous ferait-elle censurer ? (Je répondrai à cette question en fin de message)

      Ou bien on prêche dans le désert et personne ne tient jamais compte de ce que vous dites et les événements suivent leur cours immuable. Ou bien on tient compte de ce que vous dites, et j’ai la chance de mon côté que ce soit le cas, et quand je dis “casse-cou”, des mesures sont éventuellement prises qui font que mon avertissement s’avère au bout du compte injustifié. On fait le bilan à l’arrivée “avoir eu tort dans son avertissement” / “avoir influencé le cours des événements” et jusqu’ici, de ce point de vue-là, je m’y retrouve.

      Dans cette perspective-là, on se convainc aussi que tout mérite d’être essayé. Exemple, l’audition au Sénat. Je pourrais me dire “À quoi bon !” et ne pas y aller, mais 1° je ne me suis jamais dit “À quoi bon !”, alors pourquoi commencer aujourd’hui ?, 2° l’expérience m’a montré que ce que je dis a en général une influence.

      Pour ce qui est d’avoir changé, personnellement, je n’en ai pas le sentiment. Prenez deux vidéos de moi, disons en 2008 et maintenant, le contenu me paraît le même, si ce n’est que ce que je dis maintenant est mieux articulé, il me semble, dans une vue globale, et du coup, plus radicale. Si vous avez des contrexemples, soyez gentil de me les donner.

      Je reviens maintenant à votre peur d’être censuré. Vous écrivez :

      Première intervention de ma part, j’espère que ce ne sera pas la dernière et que mon point de vue assez critique ne va pas m’attirer la foudre des aficionados traditionnels et passera la censure.

      Eh bien, une raison éventuelle de vous censurer, c’est celle-ci : en fait, vous intervenez souvent et sous plusieurs pseudos, et il n’est donc pas vrai qu’il s’agit de votre “première intervention”. Les multiples pseudos et les contre-vérités sont typiques des Trolls et il y aurait donc là une raison de vous censurer. Je vous ai laissé faire, et par conséquent, la prochaine fois que vous voulez m’adresser une “critique constructive” comme celle d’aujourd’hui, je vous conseillerais plutôt de m’accuser d’être “un peu manipulateur” : là, je serais obligé de vous donner raison 😉

      1. l’expérience m’a montré que ce que je dis a en général une influence.

        Expliquez, développez, il en restera toujours quelque chose.
        Personne à part jducac ne réagis sur ma proposition de remplacer la rente financière par la rente énergétique ou écologique. Je ne désespère pas, cela finira bien par arriver un jour.

  7. Bonjour Paul,

    Je ne voudrais surtout pas passer pour l’emm… de service, mais avant de publier la BD à laquelle vous faites référence, serait-il possible de s’assurer qu’elle ne contient pas de fautes de français ?

    Dans la vignette ci-dessus, on n’écrit pas « Et ben… » mais « Eh ben… ». Le mot « et » est une conjonction de coordination qui sert à associer deux termes ou parties d’une phrase, or il n’y a strictement rien à coordonner ou associer dans le cas de l’expression « Eh b(i)en ».

    Et pour prévenir un argument qui a de fortes chances de m’être opposé, ce n’est pas parce que cette erreur est devenue tellement courante qu’il faut la considérer comme une façon d’écrire correcte.

    Merci d’avance de transmettre…

    1. Soit, je ne connaissais pas la règle. Celà dit, si vous craignez de passer pour quelq’un d’em…, une solution langagière est de travailler le ton et la formulation. Il n’est par exemple probablement ni nécessaire ni utile de mettre en doute le professionnalisme des personnes qui passent leurs jours et leurs nuits sur ce que vous avez sous les yeux pour leur signaler une faute peu connue. Surtout quand il n’est pratiquement une publication en vente près de chez vous qui ne contienne bien pire 😉

      Néanmoins ne vous y trompez pas, toute correction est bonne à prendre et je vous remercie. En revanche je mettrais “Hé bien”, puisque “eh” se lit “è” et n’est pas la musique entendue dans le monde réelle et que je voulais restituer ici. L’académie française pèsera toujours moins que ce genre d’exigence, vous en conviendrez peut être…

      1. Grégory, dis que c’était un poisson d’avril d’écrire “Et bien”, laisse tomber, t’as vu Jack Palance (né Volodymyr Palahniuk) dans Shane, ce qu’il fait au pied-tendre !

        Et n’oublie pas : Futuropolis, c’est Gallimard : ils on des corecteurs que Vlad l’Empaleur, c’est rien à coter !

        Eh bien, voilà, un incident définitivement clos !

      2. Gregory, Paul,

        Gregory, je suis sincèrement désolé si je vous ai paru agressif et ai semblé mettre en doute votre professionnalisme. Ce n’était absolument pas mon intention. Vous avez bien raison : par écrit, il n’est hélas pas toujours facile de faire passer un ton, et le mien ne se voulait pas dur. Quant à mon dernier paragraphe, il ne vous visait pas.

        Ma réaction s’explique par le fait que dans mon boulot je suis aux premières loges pour constater une dégradation constante de la manière dont on écrit notre langue (et une autre) et qu’à force d’y être exposé j’ai parfois des réactions « épidermiques », notamment sur certaines erreurs particulièrement fréquentes.

        Pour ce qui est de « Hé bien », mon dictionnaire ne le connaît pas. Il ne connaît que la forme « Eh bien », mais je ne suis pas puriste au point que votre Hé me choque. Cela dit, êtes-vous sûr que Eh se prononce « si tellement toujours » « è » ? Je crois plutôt que c’est très variable selon les personnes et les régions…

        @ Paul

        🙂

        Vlade tendeurfoute

      3. ” Eh! Monsieur Ubu , êtes vous remis de votre terreur ?” ( A. Jarry )

        “..Eh!Eh! Mois je ne dis pas ça …” (Flaubert )

        Vous chantiez ? J’en suis fort aise/ Eh bien! Dansez maintenant.” ( La Fontaine )

        ” Eh bé ” en méridional . ( donc é ou è un peu sujet à discussion ) .

        ‘ Eh oui !…Eh! non! ”

        ” Hé oui , tant pis , c’est là tout ce qui m’afflige …” ( Molière )

        Hé , Eh sont deux onomatopées .

        Et , par contre , en dépit de l’homonymie , est bel et bien une conjonction de coordination et Candide a raison .

        Mais , maintenant qu’on le sait …

        Pour quand la parution ?

        ET Jésus dit à ses disciples…” le monde réel de PSDJ rejoint la démocratie par la monnaie “.

      4. @ Candide

        “Je crois plutôt que c’est très variable selon les personnes et les régions…”

        Tout à fait, c’est pour ça que je préfère assurer avec un “hé” qui lui ne laisse pas de doute. On verra si je devrais faire la guerre à Vlad l’Empaleur pour le passer…

        1. Grégory tu t’entêtes :

          Eh bien

          Locution interjective

          eh bien /e bjɛ̃/

          1. Locution qui s’emploie souvent de même que eh pour marquer la surprise ou l’admiration.
            • Eh bien, que faites-vous donc ?
            • Eh bien, le croiriez-vous ? il n’a pas voulu y consentir.
          2. S’emploie aussi dans un sens interrogatif, ou pour marquer une hésitation.
            • Eh bien, qu’avez-vous à répondre ?
          3. S’emploie aussi quelquefois avec emphase pour donner plus de force à ce que l’on dit.
            • Eh bien, soit !
            Qu’il en soit ainsi.
  8. Bonjour
    Finalement et sans prendre le parti de Franck ci-dessus l’Euro est reparti? serait ce la fin de la crise? Vous ne répondez pas à Franck sur ces 2 sujets.
    Ce mois-ci et pour la première fois, je vais cotiser à votre blog. Il faut que ça dure.

    1. et bé non, la crise est encore là et il y a fort à parier que les gens reviendront, comme presque tout le monde désormais, lire le blog.

      Par curiosité, la dernière fois, pendant la grande dépression de 1929 à 1939, les gens savaient qu’il y avait la crise la plus grave de tous les temps? Ou bien étaient-ils traités comme nous, c’est-à-dire que les mieux informés ou les plus curieux savaient à peu près à quoi s’attendre, dix ans de marasme et une guerre mondiale pour en sortir, tandis que les autres n’en avaient rien à faire et s’amusaient au capitalisme pire qu’avant alors que c’était lui le problème?

      J’ai une autre question. En quelle année est-on? J’ai l’impression d’être en 38-39.. pas vous?

  9. 1. “Pourquoi avoir construit une centrale nucléaire dans une zone sismique ?”
    Question complexe pour laquelle la réponse ne fait pourtant appel qu’à des connaissances élémentaires :
    histoire : armistice de 14/18
    géographie : regarder une carte de l’Europe et observer le Rhin
    observation : doigt mouillé si vous êtes dans la région et que le vent se lève, données météo sinon.

    2. Fréquentation en baisse.
    Désolé Monsieur Jorion, on ne peut être au four et au moulin, en cette période pré-électorale je néglige un peu le blog au profit des nombreuses conférences et rencontres qui nous permettent d’être au contact du terrain et surtout du peuple, pas seulement la classe moyenne, mais aussi les millions de vrais pauvres et défavorisés.
    Pendant que certains stigmatisent (courageusement) les classes défavorisées, heureusement il y a toute une population solidaire, admirable, qui les soutient et les aide.
    J’ai pu le constater lors d’une réunion EELV à laquelle était invité le maire de Sevran, Stéphane Gatignon, le sujet était les quartiers populaires, dont ceux où j’ai passé ma jeunesse et aussi ma vie active.
    Cela s’est confirmé lors d’une conférence donnée par Pierre Rabhi et Jean-Baptiste de Foucault et conclu à la faveur d’un forum constructif organisé par les colibris.
    L’espoir est là et l’on croise à ces occasions des élus véritables hommes Politiques comme l’ancien sénateur (par effraction) Jacques Muiller ou le maire et conseiller général Joseph Spiegel.
    Entendre causer dans notre province reculée de métamorphose, des fondamentaux écologiques par des élus c’est étonnant et sacrément réconfortant.
    En tous cas ça bouge, ça mute, même si c’est doucement.
    http://www.afemac.eu/content/un-colibri-est-passe-par-kingersheim

    Des millions de pauvres et défavorisés, voir le Monde du 31 mars “A Saint-Denis, la révolte des mères contre la crise.
    Des mères qui résistent face à la démission des pères.
    11,9 millions de français touchés par la pauvreté.
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/03/30/a-saint-denis-la-revolte-des-meres-contre-la-crise_1678210_3224.html
    “En 2009 (dernière année disponible), 11,9 millions de Français ont été touchés à des degrés divers par la pauvreté, selon le rapport 2011-2012 de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes), rendu public jeudi 29 mars.
    8,2 millions de personnes, soit 13,5 % de la population, vivaient en 2009 en dessous du seuil de pauvreté (60 % du revenu médian, soit 954 euros mensuels pour une personne seule). Après avoir atteint son point bas à 12,6 % en 2004, cet indicateur a retrouvé son niveau de 2000.
    La grande pauvreté (40 % du revenu médian, soit moins de 640 euros par mois pour un célibataire) concerne près de 2 millions de personnes, soit 3,3 % de la population.
    Les familles monoparentales (près de 30 % des pauvres), les jeunes de 18 à 24 ans (22,5 %) ou les femmes âgées de plus de 75 ans (environ 15 %) constituent les catégories les plus vulnérables.”

    Edition abonnés : “Au centre de santé : -On est revenu à la situation d’après-guerre-”
    Témoignage d’un toubib ordinaire à vous faire dresser les cheveux sur la tête.
    Et il y a des ânes ou des égoïstes qui se permettent de dénoncer la CMU !!!
    Mais ou va la France, 5° puissance mondiale ?

  10. Séquence découverte …. http://www.lemonde.fr/societe/article/2012/03/30/a-saint-denis-la-revolte-des-meres-contre-la-crise_1678210_3224.html

    Leur cité, leur famille, elles-mêmes sont en train de se noyer.

    Une mobilisation d’autant plus rare, dans cette cité, qu’elle est spontanée. Les mères de famille, cette fois, ont devancé les associations.”

    “Le mois dernier, deux femmes de notre quartier se sont suicidées, ont-elles expliqué dans leur appel. Elles ont laissé des enfants derrière elles. Nous sommes enragées !”

    “Quand on voit les salaires, et les loyers, à un moment soit on paie soit on nourrit les enfants !”

    Peu avant, le docteur Didier Ménard, qui a fait toute sa carrière de généraliste aux Francs-Moisins, dressait ce constat : “Les hommes ont déjà abandonné, ils ont sombré dans la dépression sociale. Ces femmes sont des mères Courage. Elles ont une énergie, un humour, une solidarité ! C’est pour cela que leur suicide est aussi insupportable. C’est la bouée de sauvetage qui crève.”

    La grande pauvreté (40 % du revenu médian, soit moins de 640 euros par mois pour un célibataire) concerne près de 2 millions de personnes, soit 3,3 % de la population.
    Les familles monoparentales (près de 30 % des pauvres), les jeunes de 18 à 24 ans (22,5 %) ou les femmes âgées de plus de 75 ans (environ 15 %) constituent les catégories les plus vulnérables.

    La grande pauvreté : les femmes jeunes monoparentalistes (ya de la génération spontanée dans l’ère), les jeunes, les femmes vieilles.
    L’enquête ne précise pas si les femmes vieilles sont les mères des femmes jeunes et les jeunes leurs petits enfants. Faut pas supputer encore moins intuitionner. . Des faits. Que des faits vérifiés, cadrer statistifier.
    Elles ont une énergie, un humour, une solidarité ! Les tripes empêcheraient de tomber dans la dépression sociale ? Un nous ? LE nous ? Un ou LE, “nous” serait une condition de (sur) vie de l’espèce, un besoin vital ? Des deux genres ?
    Peut-être une immersion à la Porte de Paris, pour dé-couvrir la formation d’un ou du “nous” ?

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