LES MARCHÉS : un système anachronique hyper-dopé aux technologies de l’information, dont le fonctionnement en mode supercritique sans régulation adaptée est une menace permanente pour le reste de l’économie, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

La publication vendredi 10 août dernier par l’USDA du World Agricultural Supply and Demand (WASDE), un document mensuel qui recense ses prévisions actualisées de récolte pour l’année en cours, n’a pas vraiment surpris les experts agricoles qui s’attendaient à une détérioration des prévisions des récoltes américaines de maïs et de soja, dont le rendement est fortement et durablement affecté par la sécheresse sévère qui a affecté le corn belt cette année. Mais comme on pouvait s’y attendre, elle a donné lieu à des variations de cours des céréales dont on peut légitimement se demander si, compte tenu du peu de surprise des informations diffusées, elles relèvent plus des mécanismes de régulation des marchés par la spéculation financière que d’un ajustement légitime et justifié de l’offre et de la demande.

Le cas du blé est a ce titre révélateur. D’après l’USDA, la récolte américaine a été peu affectée par la sécheresse et progresserait même légèrement par rapport à celle de l’an dernier. Par contre, d’autres régions productrices sont affectées par de mauvaises conditions climatiques (Russie, Kazakhstan, Argentine, Turquie), et il devrait y avoir un déficit mondial de 35 MT comparé à 2011. Mais la production mondiale est de 660 MT et les stocks mondiaux de 177 MT. Est-il raisonnable dans ces conditions que les prix aient augmenté d’environ 25% en juillet comme cela a été le cas ? Et, seconde question, pourquoi les responsables de ces marchés n’ont-ils pas décidé de suspendre les cotations en attendant que l’on y voie un peu plus clair, et en laissant dans l’intervalle les opérateurs physiques commercer directement entre
eux ?

Il y a de nombreuses raisons pour que le prix mondial des céréales augmente à moyen et long terme. L’augmentation de la population mondiale est la première d’entre elles ; on estime qu’elle devrait se stabiliser entre 9 et 10 milliards vers 2050 contre un peu plus de 7 milliards actuellement. Cette population devrait être majoritairement urbaine (70% contre 50% actuellement), ce qui amplifiera sa dépendance alimentaire. Parallèlement, et fort heureusement, le niveau de vie moyen devrait s’élever significativement, en particulier dans les pays émergents, ce qui devrait entraîner une augmentation sensible de la demande alimentaire individuelle qu’elle soit directe ou indirecte, sous forme de protéines animales qu’il s’agisse de produits laitiers, d’ovoproduits ou de viande, dont la consommation est fortement corrélée à l’élévation du niveau de vie. Enfin, la première génération de biocarburants qui est pour l’essentiel obtenue à partir d’amidons (maïs, blé, pomme de terre) et de matières grasses alimentaires (colza, soja, palme..) contribue également à modifier sensiblement le point d’équilibre des marchés des matières premières agricoles.

Le tassement des gains de productivité de l’agriculture, qui est en partie dû au ralentissement des programmes de recherche et d’investissement jugés peu rentables, car à long terme, à l’aune des opérateurs du trading mitraillette, assombrit encore un peu plus ce tableau déjà peu réjouissant.

Ces tendances à long terme, qui se traduisent concrètement par des augmentations de la demande de 2 à 3 % par an justifient-elles pour autant les fortes variations de prix des 10 dernières années ? La réponse fait l’objet de très nombreuses controverses. Pour beaucoup, et pour les financiers en particulier, la réponse est positive, comme me l’a fait remarquer un de mes correspondants à qui j’avais transmis la note de l’USDA accompagnée d’un commentaire dubitatif sur le mouvement brownien des cours qu’elle provoquait :

… heureusement que les marchés fonctionnent, justement dans ces cas-là, pour mesurer la réalité et dire notre vérité humaine et sociale… Après, les vertueux États peuvent toujours fermer les frontières ou taxer… ou simplement informer s’ils veulent vraiment éviter la spéculation parasite, marginale dans ce genre de situation.

Tout est dit, ou presque : les intervenants purement financiers, nobles bras séculiers de la main magique des marchés chère aux disciples d’Adam Smith, ne font qu’accompagner les tendances d’évolution « naturelles » des prix, en les amplifiant certes « marginalement » par-ci par-là à très court terme pour des raisons techniques, mais peut-on le leur reprocher ? Même si ces variations leur rapportent plus par rapport au capital investi que la culture du blé ou du maïs qui les permet ne rapportera jamais autant aux paysans qui les ont cultivés, leur intervention en tant que contrepartistes pour équilibrer offre et demande et garantir la « profondeur » des marchés est absolument indispensable, et représente le moindre prix à payer pour cet immense service.

Soit, mais on peut quand même se poser quelques questions quand on constate que 2% au plus des transactions correspondent à des transactions physiques, et que dans certains cas, la pratique du trading mitraillette permet de hausser la fréquence des transactions au rythme vertigineux de la milliseconde. On voit mal par quel subterfuge la main magique peut justifier des écarts de prix à la milliseconde sur des produits agricoles dont le cycle de vie n’est pas indexé sur cette unité de temps, tant s’en faut. Mais c’est sans doute parce qu’étant plus nettement pauvre savetier ignorant que riche financier omniscient nous n’entendons rien aux subtilités des variations de change, de cours et de taux d’intérêt qui dans notre monde moderne ne peuvent que danser sur un air de valse à mille temps par seconde.

On peut bien sûr essayer de corriger ces fâcheux excès ; les propositions ne manquent pas. Oubliant au passage sa contribution à la suppression des outils de régulation de la Politique Agricole Commune quand il était Ministre de l’Agriculture, Monsieur Michel Barnier, aujourd’hui commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, en a fait un recensement en forme de plaidoyer pour les plus défavorisés dans une tribune publiée par Le Monde vendredi dernier. Ces propositions consistent pour l’essentiel à exiger plus de transparence, ce qui serait effectivement un bon début, mais semble quand même un peu court quand on connaît l’extraordinaire capacité d’adaptation des détenteurs de capitaux.

D’autres proposent des mesures plus coercitives. La plus radicale dans sa simplicité consisterait à interdire les paris sur les variations de prix. Elle est préconisée depuis longtemps par Paul Jorion, mais peu souvent évoquée tant elle va à l’encontre des intérêts des principaux acteurs des marchés financiers qui sont les grands bénéficiaires de ces paris grâce à leur pouvoir de marché.

Dans un registre plus soft, on peut aussi concevoir de supprimer la cotation en continu, pour interdire le trading mitraillette et limiter les risques de positions dominantes. Certains préconisent des mesures restrictives telles que l’introduction de limites de position strictes pour les investisseurs financiers, l’exclusion des investisseurs institutionnels du commerce de matières premières, l’interdiction des fonds communs de placement et des certificats sur matières premières, ou l’injonction aux banques de cesser leurs activités spéculatives sur les matières premières.

Si elles étaient décidées, – ce qui est douteux quand on voit les pérégrinations parlementaires du Dodd-Frank Act aux Etats-Unis -, et appliquées, – ce qui l’est encore plus quand on observe attentivement l’abondance des dérapages constatés, mais la maigreur des poursuites judiciaires engagées -, ces mesures permettraient sans doute de faire cesser les pratiques les plus douteuses, mais ce n’est même pas certain, car elles peuvent toutes être assez facilement contournées, – en toute légalité, si ce n’est en toute moralité -, grâce à l’imagination et au talent des conseillers juridiques et fiscaux dont s’entourent systématiquement les spéculateurs les plus habiles.

Mais elles ne résoudraient pas le problème de fond : la régulation des marchés par des mécanismes spéculatifs est fondamentalement malsaine, parce que le régulateur « vit » des écarts de cours, ce qui fait que les gains et les pertes ne correspondent pas à des variations physiques des produits échangés, et n’ont plus qu’un lointain rapport avec les variations de l’offre et de la demande, spécialement lorsque les transactions réelles ne représentent plus qu’une fraction infime des transactions totales.

Tout le monde, ou presque, parle du passage à des modèles de fonctionnement durables comme étant la sortie « par le haut » à la crise actuelle. Il est utile de souligner le rôle central que joueront l’agriculture, la sylviculture et la pêche, dans cette transition, car elles assurent l’essentiel de la production de matières premières renouvelables. Or peu de gens admettent qu’il est pratiquement impossible de financer les investissements très longs nécessaires pour mettre en place les infrastructures et les équipements lourds indispensables à cette transition, sans préalablement prendre des dispositions qui permettent de stabiliser d’une manière raisonnable le cash-flow des opérateurs sur des périodes correspondant en gros à la durée de ces financements.

Il est anormal, pour rester poli, que les opérateurs en charge de régler les marchés et de stabiliser les prix soient rémunérés sur le nombre de transactions et donc sur les variations de prix qui les justifient et les motivent, et il est consternant de constater que l’on s’étonne ensuite que les variations de prix et les transactions se multiplient.

Il faut au plus vite remettre le système « à l’endroit », en lui substituant un système stable par construction qui rémunère les régulateurs quand les prix ne varient pas, en ayant recours à des mécanismes inspirés de ceux de l’assurance plutôt que de ceux de la vente aux enchères, car les marchés tels qu’ils sont aujourd’hui, ne peuvent que dériver vers des comportements purement spéculatifs, essentiellement opposés à la notion même de durable.

Il est socialement contreproductif et économiquement inepte et suicidaire que le rendement du capital investi par un spéculateur pendant quelques secondes sur les cours du maïs ou du soja soit infiniment supérieur à celui du producteur de ce maïs ou de ce soja, qui a investi beaucoup plus de son temps personnel et prend des risques bien plus considérables (météorologie, parasites, maladies…) et n’a nul besoin d’y ajouter ceux que peuvent lui imposer un trader qui souhaite donner un coup de pouce à son compte d’exploitation afin d’augmenter ses gains personnels. On assure bien les agriculteurs contre les intempéries. Pourquoi pas contre les variations de cours autrement qu’en taxant les contribuables ou les vendeurs et les acheteurs physiques en créant au jour le jour des écarts de cours hors de proportion avec les variations souvent marginales de l’offre ou de la demande ?

La réponse à cette question dépend uniquement de l’existence ou de l’absence d’une volonté politique ferme de stabiliser les cours des matières premières autant que faire se peut, au lieu de se lamenter sur la glorieuse incertitude d’une main magique dont on découvre chaque jour davantage qu’elle est loin d’être innocente et neutre et qu’elle le sera toujours, régulation ou pas, parce que c’est la nature des hommes….

Quelques références :

– Baffis, John and Tassos Haniotis (2010) “Placing the 2008/09 commodity price boom into perspective”, World Bank Policy Research Working Paper No 5371, Washington, D.C.

Flambée des prix sur les marchés alimentaires – Pérspectives Economiques et Sociales – Synthèse #9 – Juin 2010

–FoodWatch – Les Spéculateurs de la Faim – Rapport 2011 – Comment la Deutsche Bank, Goldman Sachs & Co spéculent sur les denrées alimentaires au détriment des plus pauvres

– GALTIER F. (2011). Stabiliser le prix des céréales ? Différencier la réponse selon le marché. Cirad. Perspective n°10. Septembre 2011. 4 p.

Non à la financiarisation des marchés agricoles – Michel Barnier, commissaire européen chargé du marché intérieur et des services – Le Monde – 10 août 2010

World Agricultural Supply and Demand Estimates – WASDE – USDA – 10 août 2012

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76 réflexions sur « LES MARCHÉS : un système anachronique hyper-dopé aux technologies de l’information, dont le fonctionnement en mode supercritique sans régulation adaptée est une menace permanente pour le reste de l’économie, par Jean-Paul Vignal »

    1. Tout à fait d’accord, félicitations à l’auteur.
      J’en profite pour recommander le dernier livre de Marc Dufumier « Famine au Sud, malbouffe au Nord ». Ingénieur agronome, l’auteur décrit parfaitement les désordres agricoles actuels de toutes sortes. Mais la conclusion n’est pas pessimiste du tout, jugez-en : « En 2050, les 9 milliards d’êtres humains pourront se nourrir… grâce à l’agriculture biologique ». Vivifiant !

  1. Bon article. Que faire? C’est au politique d’organiser cela. Fixer les règles du jeu.

    Verfier les comptabilités des intervenants , prévoir les tables rondes pour répartir la valeur ajoutée et retirer les licenses d’exploitation aux fraudeurs.
    En tout cas rester collé aux données Phisiques.

    1. Le Politique c’est nous, quand on nous demande notre avis, quand nous « choisissons » nos élus…
      Rester dans le chemin ne permet pas de traverser le champ.
      Get out the groove.

  2. Je ne vois pas la profession des courtiers capable de s’auto-limiter, ni même de présenter un mécanisme sain pour cela (rémunération sur la stabilité des cours).

    Comme à l’inverse, la teinture politique des nos contemporains (du votant ordinaire au ministre du redressement produc’tiff) ne les incite pas à manifester jour et nuit pour une nationalisation des systèmes de gestion des stocks agricoles, sylvicole et autres, il me semble qu’un espoir raisonnable qui pourrait faire tache d’huile est d’arriver à un système comme la fondation Bosch, un endroit où des gens qui seraient disons un peu comme notre Galois, intègre mais connaisseur des affaires, se verraient confier la direction opérationnelle d’un machin, dont le « board » serait lui formé de gens éthiquement responsable (du votant ordinaire au député ordinaire). Y a-t-il quelque espoir de réunir par souscription sur disons 10 000 personnes à 500 euros, de quoi démarrer ce genre d’action sur un marché de niche (le seigle, l’orge, l’épeautre, la cuisse de grenouille, que sais-je) ?

    Je pense que les ferments existent, entre les engagements (à éclaircir) de gens comme Pierre Priolet et autres. Une fois une niche de marché stabilisé, dés-arrimée du marché mondial, pourrait-on convaincre des cercles successifs de l’agriculture de généraliser cette opération, en laissant l’Etat pas mal de côté dans cette affaire (timeo Danaos et dona ferentes, si vous voulez, en l’adaptant, mais les mesures incitatives d’un Etat vis à vis de structures type ONG, ça dérive vite et bien).

    Mmmm

  3. Rien de nouveau sous le soleil

    Déjà en 2008 Goldman sachs responsable de l’augmentation de 250 millions d’affamés dans le monde d’après harper:

    http://www.dailymotion.com/video/xgdwhc_comment-wall-street-affame-le-monde_news#from=embediframe

    L’humaniste mondialement connue blythe masters fait aussi joujou avec les matières premières à la JP Morgan :

    http://plunkett.hautetfort.com/archive/2012/03/07/aux-commandes-de-l-enfer-speculatif-les-femmes-aussi.html

    La sécheresse n’est qu’une goutte d’eau par rapport à la spéculation, c’est un leurre …

    1. Une puissance secrète tétanise ces spéculateurs devenu faible d’esprit sans aucune moralité et donc sans esprit de résistance ! Cette puissance immonde a pour but de détruire une partie de l’humanité. Idem pour la majorité des politiciens, des juristes apeurés et la clique journalistique aux ordres des médias. Tout se tient. Laissez faire le jeu des spéculateurs, le bull-doser passe, les moutons bêlent !

      Oui, tout laisse à penser qu’il y a effectivement une conspiration silencieuse. En tous cas, les faits le confirment de plus en plus. Les commentaires abondent dans ce sens.

      Silence qui tue chaque jour des millions de personnes.

      1.  » la clique journalistique aux ordres des médias. »

        Ce que Mariette Lefebvre a vécu et dénoncé jour après jour sur le blog RTL « on refait le monde » ressemble à ce style de manipulation,d’emprise sur vous et votre quotidien
        il est difficile de prouver ,tout est si subtilement distillé,organisé,il y a com de la flatterie et une violence inouïe ,et l’on est seule.C’était sous Sarkosy;Beaucoup de choses effacées,l’arrivée de FH n’ayant apporté aucune réponse à Mariette ,cette dernière reste convaincue que les médias qui l’encensent n’ont pas plus d’honneur que les médias Sarkosystes « figgorrés

        RTL est une grande famille oui ,et de quel Ordre
        Elle perçoit quelques bribes de ce qui c’est déroulé,peut être effectivement en 2 étapes ,2 attaques .mais les médias se voulant « propres « n’en restent pas moins lâches pour préserver leur nom
        Comment prétendre servir l’information et par delà la Paix lorsque l’on se tait sur en somme » de petites choses » terriblement cruelles

  4. Attention, les 35 millions de tonnes de blé qui manqueraient cette année sur la récolte 2012 sont à comparer aux 100 millions concernées par le marché mondial, les organismes stockeurs n’étant pas spécialement par ailleurs des ONG à but non lucratif…
    Aux dernières nouvelles on attendrait toujours de connaître les actions entreprises ou initiées par la France pour contrer les effets des spéculations, puisqu’elle est censément à la barre dans ce domaine depuis le dernier G20…

      1. Daniel, ça fait au moins 3 semaines que le gvt français se dit prêt à réunir le Forum de réaction « rapide ». Hâtons nous lentement, il reste du blé 2012 à vendre… c’est à la fin du marché qu’on compte les bouses et les cocus.

    1. Exact, j’aurais du le préciser car c’est important et ce n’est pas un des moindres paradoxes que le prix de référence du blé dans le monde soit déterminé par les transactions portant sur 15% des volumes produits, et parfois. abondamment subventionnés, ce qui, par parenthèse, ouvre un autre débat, car cela revient de fait à subventionner la spéculation sur fonds publics.

      1. Non non Vignal, consulte l’historique des mercuriales de la FAO par pays et tu constateras que les prix locaux et/ou nationaux aussi bien à la production qu’à la conso sont encore assez hétérogènes et souvent très éloignés du prix mondial.

      2. Sauf erreur, j’ai parlé de prix de référence: les prix réels sont effectivement très variables et tiennent compte, entre autres, des subventions publiques. Il est logique que le prix du blé varie en fonction, par exemple, des structures de productions agricoles locales dans le cas des producteurs ou de la part de la consommation alimentaires dans les dépenses des ménages dans celui des consommateurs. Sur ce sujet, je vous recommande l’excellent papier de Franck Galtier cité dans les références (Stabiliser le prix des céréales ? Différencier la réponse selon le marché).

        JP Vignal

  5. @timiota
    « ministre du redressement produc’tiff) »
    comme la maison (de redressement)? Il faut en plus que ce soit productif!
    On a décidément peur de rien!
    🙂

    « Il est socialement contreproductif et économiquement inepte et suicidaire que le rendement du capital investi par un spéculateur pendant quelques secondes sur les cours du maïs ou du soja soit infiniment supérieur à celui du producteur de ce maïs ou de ce soja »
    Ah litote quand tu nous tiens.

    1. « Litote », Campos ? Refais le nous le sans litote, aussi complet et avec autant de gueule, pour voir.
      Du matos et du style dans c’te phrase de Vignal. Belle phrase.

      1. Dressage, dressement, avons nous un indomptable peuple qui résistes aux dompteurs économiques dont le sifflement emplit les médias ?
        Sinon, pour revenir à la case départ, je disais :

        Comme à l’inverse, la teinture politique des nos contemporains (du votant ordinaire au ministre du redressement produc’tiff) ne les incite pas à manifester jour et nuit pour une nationalisation des systèmes de gestion des stocks agricoles, sylvicole et autres,…

        :
        On n’aura pas de majorité politique pour un changement de tout par le haut. Par le bas nous ne ferons que des clopinettes (les sympathiques AMAP, au risque de me faire taper dessus), restent des voies « au milieu » (en terme de lieu d’impact, pas de centre méta-bayrouiste), plus ou moins ambitieuses (Larrouturou), l’idée étant de franchir le col le moins élevé possible entre un système de « gouvernance » industriel le moins pire actuellement (je prétends que la fondation Bosch est à considérer à ce titre), et un système désirable et finançable par des gens de bonnes volontés, qui détournerait l’immense tas de capital assez inutile des 10% riches (maisons, voitures, veaux, vaches cochons couvées) vers quelque chose de moins c… que l’assurance vie…
        On pourrait aussi dire qu’on détournerait des choses comme l’AFER vers de l’éthique, en partant là aussi de choses existantes et dont la coquille financière existe… mais c’est bien plus flou pour moi.
        BIen sûr, cela serait « à risque », d’où la nécessité de mutualiser sur environ 10 000 personnes pour commencer.
        In medio (sur échelle log) stat virtus.

  6. Le commerce a en plus changé beaucoup de variations dans la demande, en créant un mode de surconsommation, comme nous le vivons actuellement, avec une surexploitation des ressources naturelles, et une ouverture des marchés à l’internationale, le concept d’autosuffisance rime avec autarcie, et non avec autonomie en cas de situation critique.

    La dépendance à l’importation massive de produits de consommations a changé les volumes dans les pays (ou les Etats) qui restent malgré tout sous des normes d’importations. Certains produits ou ressources naturelles localesou régionales sont rendus économiquement non exploitable, et ne sont même pas envisager comme des alternatives (nouvelles énergies, redistribution sociale,…).

    La surconsommation rends dépendant un Etat, qui devient très productiviste, et qui importe massivement de l’étranger, et la part comme l’alimentation nationale devient tellement négligeable, qu’elle n’est plus un enjeu futur, transitoire ou économique. Cette dépendance est dangereuse à partir du moment, où il peut y avoir des changements à l’étranger, qui peuvent provoquer une baisse massive de l’accès à l’alimentation par exemple. Le libre-échange ne permets à un pays d’être autonome, mais d’être dépendant des ressources d’un autre pays, on peut intégrer le fait que les reserves d’énergies ou la situation économique empêche d’importer pour consommer.

    Il y a aussi les conflits sur les ressources naturelles pour les contrôler, qui sont parfois évoquer à l’avenir, montrant la finitude des ressources planétaire et la volonté d’hégémonie sur ce type de conflit.

    La dépendance à l’extérieur, et aussi économique et financière, pour parler de la croissance (financière uniquement), on ne se réfère plus aux occidentaux, mais aux pays émergeants, montrant une autre forme de dépendance à l’alimentation par exemple. Cette interaction des économies a un impact sur le niveau de vie en Europe et en Amérique du Nord, qui peut voir ses importations baissés alors que ses capacités de consommation sur son propre sol se sont déplacés et ne sont plus accessible. Il n’y a aucune vision d’autosuffisance locale, régionale ou nationale, avec des redistributions adaptés.

  7. Une seule voie selon moi, une OMA, Organisation Mondiale de l’Agriculture, capable ici de bloquer la spéculation, par exemple par stockage massif (disons 30, 40 ou 50 millions de tonnes sur le blé j’en sais foutre rien). Même au cours actuel les 100 millions de tonnes de blé d’exportation c’est 20 milliards €, soit 3 € par tête terrienne. Il faut sortir les spéculateurs et les états (exportateurs comme importateurs) de ce jeu là, parce que c’est pas un jeu.

    1. Ah voui, pour donner un ordre d’idée, j’viens d’vérifier, les revenus de trading moyens sur 2010/2011 pour les banques US sur tout le secteur des commodities (energie, métaux, agri…) c’est $ 250 millions par trimestre, 1 milliard par an. Sur 7 milliards au total de trading revenues trimestriels, 21 milliards par an en moyenne sur 2010/2011 toujours…
      Autant dire que le marché du blé ou même des soft commodities c’est vraiment très accessoire, i.e ils peuvent allègrement s’en passer.

      1. Sans vouloir contester vos informations j’ai ça de mon coté:

        « Par exemple, le volume total de contrats à terme
        (« position ouverte ») sur le blé de variété « soft red
        winter », montré dans l’exemple de contrat stan-
        dard pour le blé à la Bourse de Chicago, s’élevait
        en mars 2011 à quelque 76 millions de tonnes. Or,
        la récolte annuelle de cette variété de blé n’atteint
        que les 9 millions de tonnes »

        Source : http://foodwatch.de/foodwatch/content/e36/e13710/e45412/e45415/downloadtabs45416/categories48572/files48574/foodwatch-report_Les-spculateurs-de-la-faim_oct2011_ger.pdf

        Pour 2008 comme je l’ai dis plus haut GS responsable de 250M d’affamés:

        http://www.dailymotion.com/video/xgdwhc_comment-wall-street-affame-le-monde_news#from=embediframe

        Que le marché du blé soit « accessoire » comme vous le dites pour « le marché » je veux bien mais pour ceux qui veulent juste MANGER je n’ai pas l’impression …

      2. ranteuil, OCC’s Quaterly Report Bank Trading & Derivatives Activities Fourth Quarter 2011.
        Par ailleurs tous les maïsiculteurs, gros ou petits, que je connais spéculent allègrement, nez collé sur leur iphone ou Samsung toutes les dix minutes, leurs prochaines récolte de maïs. Z’arborent tous un sourire à enterrer dix tombereaux de niards subsahéliens les joyeux zigs en c’moment. Tu m’étonnes, 13 ou 15 tonnes de maïs à l’ha rendues Bordeaux ou La Pallice à 260 € la tonne… Z’arrivent à en vendre plus qu’ils en pourront produire d’temps en temps… tentant.
        J’te rassures c’est pas des brokers de GS les mecs, mes voisins, non non. Prennent même des cours de trading… P’têt ben pire.

      3. Effectivement si les « petits producteurs » spéculent eux aussi c’est mal barré , individuellement ils ne doivent pas peser bien lourd.

        J’en reviens au concept « d’accessoire », si c’est vraiment accessoire en terme de montants,cela sous-entendrait-il que les fond d’investissements auraient la possibilité sur un coup de dé/stratégique/de tête d’acheter potentiellement la majorité voir la totalité de la production mondiale ?

        J’espère avoir mal compris le mot « accessoire » dans ce cas, ça me fait relativement peur…

      4. ranteuil, accessoire ça veut juste dire ici que le total des revenus que les banques US tiraient de leur activité sur tous les marchés de matières premières et métaux précieux ne représentent pas même 5% de leurs revenus totaux sur 2010 et 2011. Probablement bien moins de 1% pour les seules matières premières agricoles. Ok ?

    2. La spéculation doit être interdite. Elle s’oppose à des prix stables
      en amplifiant les écarts.
      Même si la finance n’y gagne que peu, et même si elle y perdait,
      la spéculation est de trop.

      une source d’informations , production céréales et autres graines: bilan, historique et prévisions, 288 pages:
      http://www.franceagrimer.fr/content/download/17122/133001/file/Bilan%20C%C3%A9r%C3%A9alr%202012-Web.pdf

      Nous avons une expérience d’un marché administré avec l’ Office du blé, 1936.
      Franceagrimer en est un descendant, les dents limées en plus.
      La spéculation bénéficie d’une complaisance générale, purement idéologique.
      Et l’interdiction des paris est une arme lourde, condamnant la finance quasi à mort.

      1. Mon pauvre Daniel, l’Office du blé… Pourquoi pas les interprofessions tankonyé, voire la effainesseua ou un ministère. Pas vraiment à la hauteur idoine le machin.
        Faut te faire démélanchoniser fissa toi, doit rester des places pour des stages accélérés zé estivaux. C’est remboursé par la sécu soi-disant…

      2. @ La Vigne et Daniel

        De :

        Nous avons une expérience d’un marché administré avec l’ Office du blé, 1936.

        A :

        Une seule voie selon moi, une OMA, Organisation Mondiale de l’Agriculture,

        En sorte de l’infiniment petit à l’immensément grand quoi ! Le trajet va être long et douloureux.

  8. il existe une solution qui marche trés bien , sans interdire la spéculation . C’est celle qui est appliquée aux métaux précieux . Un ou plusieurs organismes financiers vendent des certificats
    de blé , soja , etc , bidons , 10 ou 100 fois plus qu’il n’y a de matiére , çà n’a pas pas d’importance
    c’est juste un os jeté à la spéc , pour empécher les prix de monter (les prix de la matiére ) .
    La baisse des prix amorcée , reacheter les certifs vendus à découverts .
    Les profits pourrait étre utilisés pour l’ Unicef , par ex ….
    Evidemment convenir d’un prix valable pour les producteurs , sans quoi ce serait leur ruine .

    1. T’as raison Money, t’as qu’à voir comme ça a été ach’ment efficace pour empêcher la spéculation des neuneux et autres loulous en face sur l’or, tes Etfs…

  9. Très intéressant article !

    Cela m’a amené à la réflexion suivante que je partage avec vous.

    J’ai cru comprendre et lire que la spéculation sur les matières premières agricoles représentaient 80% de valeur définie par les marchés financiers.

    Est-ce exact ?

    Si cela l’est effectivement, une solution pour nos paysans de France, d’Europe et du monde peut-être de définir eux-mêmes le prix de leur marché direct, leur assurant un revenu annuel décent.

    Pourquoi le marché réel de l’économie agricole devrait s’embarraser d’une spéculation de 80% de la valeur réelle des ressources alimentaires ?

    La question finale de fond à tous les articles et commentaires sur ce blog n’est-il pas de savoir pourquoi nous avons besoin d’un système financier spéculatif ?

    En avons-nous réellement besoin ?

    1. La hausse de ces matières premières a été à l’origine, en grande partie, du phénomène dénommé « Printemps Arabe ». Cet aspect est aujourd’hui moins discuté dans la presse, au profit de l’élan démocratique supposé.

      1. Algérie, Maroc, Tunisie 10 millions de tonnes de blé importées, le blé français y domine bien sûr (comme en Mauritanie, Côte d’Ivoire, Sénégal, Cameroun…), bureau de France Export Céréale historique à Alger (rattaché à celui du Caire depuis 2010…), un autre à Casa. Lybie, Yémen, Égypte (7 à 10 millions de T importées annuellement), Iran, 300 millions de gros consommateurs de blé comme le Maghreb. Intense activité du bureau du Caire de FExC ouvert en 2001 pour contrer les blés russes, kazakhs, ukrainiens, Us, australiens, canadiens… A réussi à faire reconnaître les qualités des blés d’importation français par les autorités yéménites, égyptiennes, libyennes et iraniennes…

  10. « Toute une vie de vols effroyables, non plus à main armée, comme les nobles aventuriers de jadis, mais en correct bandit moderne, au clair soleil de la Bourse, dans la poche du pauvre monde crédule, parmi les effondrements et la mort. » Emile Zola, l’Argent. Toujours d’actualité, le ballet des élus n’a rien changé, honte à eux et à leurs postures toujours aussi factices et mensongères. Combien de temps allons nous encore les supporter, sans ne rien dire et ne rien faire, avant que tout cela change une bonne fois pour toute. Virons les tous maintenant.

  11. j’avais lu quelque part ( sais plus où) que le problème de la spéculation des matières premières agricoles ne se posait pas dans les mêmes clous que les autres matières
    car comme le pétrole la variation de production ou de distribution potentielle influe sur le niveau d’activité économique au premier plan tant pour l’activité que les échanges tangibles journaliers ( au niveau du réel( le fameux réel!)) ce qui n’est pas le cas des productions manufacturées dont le dépérissement corrélé au niveau de valeur et à la vitesse d’échange est très différent
    par ailleurs l’analyse relevait qu’en raison d’un atavisme qui atteignait même les sphères financières l’impact psychologique de l’idée même d’un manque alimentaire avait plus de valeur que pour d’autres produits( hors énergie) d’où le fait que la spéculation sur la faim dans le monde est presque un marché en soi.
    ce qui faisait que dès que le seuil de 3% de baisse de production mondiale était acquis la spéculation sévissait et avec une ampleur incompréhensible que par l’influence d’une vision subjective.

    dans la situation présente ce n’est pas le blé l’enjeu
    mais le mais dont la production par son volume et son impact dans les échanges mondiaux est de première importance.
    quid de cette sècheresse aux EU?
    un traquenard informatif monté de toute pièce par les EU eux mêmes en forme d’intox médiatique? puisque pour eux l’enjeu d’un manque ou d’une spéculation est plus fondamentale qu’ailleurs vu leur place dans cette production
    une réalité ? dans quelle mesure?
    probablement vu l’affolement en cours il y a bien un fait sous jacent et une réelle baisse de production
    le mais étant particulièrement gourmand en eau il va de pair dans la remise en cause de son hégémonie en tant que matière première agricole avec une incertitude croissante sur le régime des pluies et les disponibilités en eau comme l’a été un moment la folie du tout coton.
    ( dans une toute autre mesure)
    il va de toute façon falloir changer de production, ogm ou pas, parce que si on vient à manquer d’eau au mauvais moment ( fin de maturité du fruit) c’est foutu.
    plus on est grand plus on tombe de haut en cas de pépin et c’est ce qui se produit pour le mais, un petit écart se traduit vite par une lourde chute.
    il va falloir opter pour une redistribution des cartes qui n’est surement pas au gout des américains bien qu’ils disposent d’un ressort face à l’acceptation de toute forme de modernisation des concepts comme nulle part ailleurs ( sauf en chine et au brésil)
    on a donc lancé des essais sur des céréales beaucoup moins gourmandes en eau avec succès, mais de là à accélérer la diversification à pas de géant il y a une marge. L’agriculture demande au minimum 5 ans pour négocier un virage de manière satisfaisante( ne serait ce que de produire des semences en quantité)
    et dans cette situation c’est sans doute la finance qui a du mal à s’adapter à de nouvelles logiques et enjeu qui demande de re-paramétrer toute les bases de spéculations :
    spéculer sur 3 ou 4 céréales à la milliseconde… mais spéculer sur plus de 20 d’importance similaire à la milliseconde représente peut-être un problème technique en sus des enjeux de toutes sortes.

    l’europe et sa diversité de produits et de microclimat est beaucoup moins fragile sous cet angle mais plus conservatrice au niveau des pratiques et surtout de la lourdeur des structures politiques et économiques en matière agricole.

    planétairement on va vers un grand chamboulement de toute l’agriculture avec une relocalisation et une diversification obligée à cause de l’augmentation des risques et des prix de transport ( les produits agricoles sont lourds et volumineux) ainsi que des risques de production
    la spéculation va se faire féroce sur cela : la capacité d’adaptation et d’autonomisation alimentaire
    parce que tant qu’on n’arrive pas à bloquer la spéculation de la faim elle va surenchérir sur chaque faiblesse du marché

    il y a quelques années une étude avait été menée sur le rendement à moyen terme des semences de mais OGM par l’afrique du sud
    résultat si le rendement était au rendez vous les 3 premières années et justifiait le prix des semences compte tenu du moindre besoin en traitement après 5 ans le rendement chutait en dessous du seuil de la culture du mais traditionnel rendant obligatoire l’adjonction d’engrais en grosse quantité et traduisant une accentuation rapide de la dégradation des sols.( gros bug de 2009 et années suivantes étouffés dans les médias internationaux )
    l’afrique du sud avait décidé un « étiquetage » sur le mais ogm mais continue d’augmenter les surfaces sans tenir compte des problèmes.
    si cela s’est vérifié ailleurs et particulièrement aux états unis qui sont les premiers utilisateurs de semence de mais ogm ALORS la sècheresse est peut-être un paravent pour entreprendre un virage à 90° étant arrivé au seuil des possibilités d’addition d’engrais toujours plus subventionnés ( et sans efficacité quand de surcroit s’ajoute un problème de manque d’eau)
    dans la guerre des matières premières agroalimentaires le timming compte plus qu’ailleurs

    on ferait bien de commencer à cultiver le sorgho et le teff un peu partout.

    concernant le mais cette année
    si ce n’est pas du chiqué et ça en a l’air sinon on n’envisagerait pas le sacrifice d’une partie du cheptel bovin américain, ça craint et va participer à accroitre le ralentissement économique à un point vraiment très proche voir dépassé de la zone de rétrogradation.
    puisque les remous d’une guerre locale sont impossible à créer et insuffisant à générer une redistribution des cartes, allons y pour la panique mondiale!… d’où des augmentations de prix pharaoniques.

  12. Les spéculateurs sont-ils vraiment les seuls à profiter de telles variations? Les monstrueux groupes agro-alimentaires (nos chères bonnes vieilles coopératives françaises qui n’ont plus de coopérative que le nom – CECAB, Triskalia, j’en passe et des meilleures), qui sont à la fois semenciers, transformateurs, éventuellement distributeurs de produits phytosanitaires ou marchands d’aliment d’élevage et somme toutes principales interfaces avec les marchés ne bénéficient-elles pas également de ces variations en jouant habilement sur leurs stocks – pas forcément de matières premières, c’est là toute l’astuce) et en dépouillant au passage les producteurs – quelle que soit le sens de variation du marché?

    Même question pour les groupes d’abattage LDC ou DOUX, avec une mention toute particulière pour ce dernier, bénéficiaire à hauteur de 54,9 millions d’euros en 2011 en subventions diverses et variées, et néanmoins désormais en état de décomposition très avancé… (Mal)heureusement dans ce cas précis, le principe de TBTF ne jouera pas, et tant pis pour les individus et les entreprises dépendant directement ou indirectement de ce groupe volailler.

    Tout ça pour dire que j’ai dans l’idée que ce n’est pas seulement le modèle financier qu’il faille remettre d’aplomb, mais l’ensemble de la logique industrielle qui lorsqu’elle prospère bénéficie à plein des effets d’échelle – sans pour autant forcément les répercuter – mais qui lorsqu’elle périclite provoque de véritables cataclysmes sociaux – et dans le cas précis de l’aggro, éventuellement sanitaires.

    1. 400 producteurs sudafs concernés en 2009 sur 75 000 has (un quart des surfaces totales de ces variétés en Af-sud) de trois hybrides Monsanto de maïs blanc (consommation humaine) avec traits roundup-ready et yieldgard. 10% de perte sur récolte en moyenne par non-pollinisation. Dédommagés par Monsanto. Culture extensive.

      1. @Vigneron

        Si deux parties opposées annoncent des chiffres, l’une de 80% de pertes et l’autre de seulement 10%, le plus basique principe d’objectivité conduit à calculer la moyenne de ces deux rendements et non pas de se ranger à l’un d’entre eux sans sommation (à moins que j’ai loupé trop de cours de maths, la moyenne entre 80% et 10% n’est certainement pas 10%), à moins d’avoir exposé au préalable quelques infos supplémentaires qui étayent ce choix, ce qui n’est pas ton cas ici, manifestement.

      2. Non non Dissonance, 2009 l’article. L’a coulé du maïs blanc OGM Monsanto sudaf dans les silos et les assiettes depuis. « Le plus basique des principes d’objectivité  » incite à pencher nettement vers les 10% à moins évidemment de prendre ces braves paysans boers pour des demeurés à bouffer du foin au point d’augmenter leurs surfaces emblavées en hybrides monsanto vérolés année après année depuis lors. Mais je te concède qu’en aucun cas ils n’auraient raté cette occasion d’annoncer un désastre à 80% de pertes (et de poser pour les photographes), comme très opportunément les anti Ogm. Bref, un flop, sauf pour nos madrés boers et Monsanto. Mauvaise piste anti-ogm et mauvaise mayonnaise avariée c’t’affaire.
        Eh, j’ai été grêlé kekfois. J’me rappelle ben l’système : oulah m’sieur l’assureur, gros bobo, gros dégâts sur mes vignes, tout est foutu. L’expert passe dans les pièces une semaine plus tard (sagement, faut laisser passer l’orage et cicatriser tout ça…), estime généreusement 20% de pertes, moins 10% de franchise, on te rembourse la prime, tu fais le plein aux vendanges et tu reprends l’assurance-grêle l’année d’après, tutto va bene… Plus possib maint’nant, ils contrôlent systématiquement le rendement de la déclaration de récolte par rapport à la moyenne quinquennale, ces chiens… On s’assure plus, na !

      3. Pfiou 2 heures du mat, y a sujet à veiller par ici…

        VIGNERON ——-> Monsanto, éthiquement parlant, pour vous, bien ou mal?

    2. globalement le problème de la stérilisation des sols par les Ogm est plutot éttouffée par les lobbyes qui préfère indemniser
      la stratégies des états ( hors europe à cause de l’opposition ferme des écolo plus informés et peut-être aussi d’une anticipation de la cata annoncée) est plutot de compenser le problème par l’augmentation des surfaces puisque cette stratégie joue sur deux tableaux
      le besoin mondial est toujours + de production
      donc en augmentant les surfaces on fait coup double
      on répond à l’objectif mondial de production en hausse et on masque le problème de la baignoire qui fuit.
      on pourrait même y voir un 3ème effet cumulé qui est l’occupation de surfaces pour l’instant inexploitées sur un plan agricole ou exploitées autrement dans le giron des surfaces dévolues à l’emprise des multinationales semencières
      et dans la dynamique imbécile actuelle de la croissance et la compétitivité quantitative
      une stratégie en 3 coups est considérée comme porteuse.

      1. le problème de la stérilisation des sols par les Ogm

        Plaît-il ?
        Rapport à la sojatisation RoundupReady en Argentine ? Tu parles…

    1. Un puit?
      J’commencerais bien à creuser mais j’ai pas de terrain.
      Un potager?
      A quoi ça servirait puisque j’ai pas de puit!
      Une charette?
      J’en ai eu une. Même qu’on était plusieurs dessus. Mais elle nous a pas emmené loin…
      Une mule?
      Là par contre suis bien loti. J’en ai deux. Une à chaque pied!

      1. un potager carré type jardin suspendu de babylone
        ( growcamp.com)
        un récupérateur d’eau de pluie
        et vous pourrez faire vos légumes en pantoufles

      2. C’est mignon les « récupérateurs d’eau de pluie »… Z’en font pas en version récupérateur de Ricard de pluie par hasard ?
        Citerne qu’on appelait ça dans l’temps, pour l’eau, de pluie forcément.
        Allez, container plastique à eaux d’gouttière et c’est bon.

      3. Pour les récup d’eau , je vous conseille les cubiques sur palette/ 1000 l , qu’on voit meme ds les sériricaines ….200 zeuros chez le marchand , mais 20 euros chez les gris culteurs ,vert culteurs , meme chez les vignerons , puisque ce n’est qu’un contenant servant a contenir des contenus bien plus chers ( engrais ou des pesticides …voire huile d’olives )…et donc jetables bien que plus performants que les autres containers du commerce.

    2. Mauvaise année pour les tomates … Je fais des jus réduits pour mes pizzas d’ hiver ( tant que le congélo fonctionne , facile !) 40 pieds me suffisent normalement …j’en mets (semis perso 12 sortes) 80 , ..on sait jamais …qui cette année me suffiront tout juste …..tant pis les voisins n’en auront pas …
      Pour les courgettes , abondance de « rondes de nice  » qui compensent la faillite des vertes noires classique et la faible production des patissons ….Moralité ..faut semer les 3 .
      Il y des tas de jardins abandonnés par des retraités trop vieux pour les cultiver et qui les laissent a dispo rien que pour voir du monde…surtout si vous y allez avec des enfants ..

  13. Soit, mais on peut quand même se poser quelques questions quand on constate que 2% au plus des transactions correspondent à des transactions physiques, et que dans certains cas, la pratique du trading mitraillette permet de hausser la fréquence des transactions au rythme vertigineux de la milliseconde.

    Une modélisation repose sur l’observation des phénomènes connus. Les modèles informatiques utilisés reposent sur des observations et des statistiques tirées des périodes précédentes, des lois supposées en ont été déduites. Ces lois, si valables soient-elles, présupposent que, toutes contingences égales par ailleurs, une même cause produira les mêmes effets. Les professionnels du trading connaissent (expérimentalement au moins) les lois qu’utilisent les modèles utilisés sur les marchés et leur connaissance du présent anticipe sur les statistiques. L’environnement cognitif global qui règne sur les marchés est donc en constante évolution et n’est plus celui qui a présidé aux lois. Les causes produisent des effets qui ne sont pas forcément ceux qui étaient attendus puisque toutes les contingences ne sont plus égales par ailleurs.
    L’empilage à haute cadence de multiples transactions superfétatoires, conclues chacune par des décisions réflexes, basées sur des modèles utilisant des lois de plus en plus obsolètes à chaque tour d’utilisation, et traitant des données frappées, comme toutes les données, d’une certaine marge d’incertitude, finit par conduire à des résultats qui peuvent être absurdes.
    Néanmoins ces résultats sont parole d’évangile puisqu’ils sont l’expression officielle de la loi du marché. En l’occurrence le marché peut avoir la main quelque peu baladeuse, même si elle reste invisible. Gardons-nous par devant et par derrière (si j’ose dire !) par des pratiques régulatrices.

  14. dommage que lorsque la speculation joue les matieres premieres agricoles a la baisse on n entende pas mr Barnier hurler……

    la seule regulation possible ce sont des stocks a l echelle du globe ……

  15. « L’augmentation de la population mondiale est la première d’entre elles ; on estime qu’elle devrait se stabiliser entre 9 et 10 milliards vers 2050 contre un peu plus de 6 milliards actuellement. »

    Ha, la douce vérité des chiffres ! Comme ils sont convaincants !

    Fondateurs de convictions inébranlables, les chiffres cités dans ce billet et ses commentaires dateraient-ils tous d’il y a plus de douze ans ?

    L’année 1999, fut celle où la population mondiale dépassa avec fracas six milliards d’habitants !

    Nous sommes un peu plus de sept milliards actuellement !

    1. et cette manie de faire des projections sur l’an 2050 est d’un agaçant
      une façon de s’extraire du présent pour échapper à l’idée qu’on pourrait envisager une action.
      personne ne sait ce qui sera en 2050 ni si nous y seront pour savoir vraiment
      par contre on est ici et maintenant en 2012 et ça craint pas mal déjà.

      cette manie des projections en 2020 en 2050 en 2100
      une institution banalisée de l’irresponsabilité de la fuite en avant
      jamais de projection sur le mois prochain ou le trimestre
      des fois qu’on se plante ça se verrait toute de suite et on passerait pour un con jusqu’en 2050

      1. jamais de projection sur le mois prochain ou le trimestre

        Si si, les financiers, les court-termistes en général, les précaires beaucoup moins que ça. M’semblait qu’c’était c’qui dérangeait, non ?
        Changez rien surtout, oh, keskonsbidonne.

    2. @ Jean-Paul Vignal
      Et tandis que le chiffre de la population mondiale se hâte vers sa huit milliardième unité, nul ne se soucie de remplacer un faux-six par un juste-sept, ni de combler d’éloges le commentateur attentif à la qualité, habituellement excellente, des informations chiffrées des billets de ce blog.

      1. C’est bon old timer, on a pigé là. Eh quand y’en a pour deux y’en a pour trois non ? Donc six, ou mieux encore sept, ben y’en a pour neuf. No problem. C’est le premier milliard qui coûte, pas le dernier, Agecanonix, comme le premier pas.

      2. Désolé pour cette regrettable erreur. J’ai rédigé et relu trop vite; ma seule excuse c’est que le chiffre exact de la population mondiale n’était pas vraiment le sujet central de mon papier .

        JP Vignal

  16. Bon billet.
    Y à aussi un autre atout qu’on les traders, c’est s’attirer la sympathie des céréaliers.
    Les états n’ont pas intérêts à ce que l’alimentation augmente (il aurait mieux fait de l’appliquer à l’immobilier depuis 10 ans) car cela permet la consommation d’autres biens et services.
    Et la capacité humaine à ce « refaire » est presque sans limite.
    Jje crois pas que les agriculteurs soient les mieux inspirés, ils croient ce qu’on leurs dits offre/demande or le marché fonctionne par des seuils historiques et l’auto concrétisation de pic, y à pas de paris avec des prix constant, ils ont pas intérêt à ce que le prix reste durablement haut pour parier à la baisse.
    Les consommateurs vont maudire les agriculteurs subventionnés, qui vont préférer couvrir le marché plutôt que dire qu’ils en ont vendus la moitié à un prix plus bas ou qu’ils ont perdus de l’argent sur une option (chacun croyant que le voisin s’en sort mieux et que ceux qui ce plaignent non qu’à ce couvrir, sachant que ce couvrir est un pari qu’on peut perdre).

    1. @Samuel: »Les états n’ont pas intérêts à ce que l’alimentation augmente » .Je n’en suis pas si sur, pour la direction du tresor cela fait des recettes en plus.

      1. L’alimentation est quand même perçut comme une variable plutôt dégressive et l’immobilier plutôt croissante.
        C’est plus une vision politique médiatique, qu’une réalité économique, comme pour l’industrie (des ouvriers en France?) mais ça suffit à vendre la concurrence non faussé (par le moins disant social) et faire un « melting-pot » où tout vaut tout (hommes, capitaux, produit de consommation)

  17. « La Bourse est une institution, comme l’Église, comme la Caserne ; on ne saurait donc la décrier sans se poser en perturbateur. Les charlatans qui y règnent sont d’abominables gredins ; mais il est impossible d’en dire du mal, tellement leurs dupes les dépassent en infamie. Le jeu – en bourse – est une tentative à laquelle on se livre afin d’avoir quelque chose pour rien… » Georges Darien
    « le spéculateur est un être qui privilégie en toute circonstance son intérêt aveugle, avec un mépris total de l’humanité. » Adam Smith
    Et puis ça aussi, je ne sais pas pourquoi…
    « Si l’on ne croit pas à la liberté d’expression pour les gens qu’on méprise, on n’y croit pas du tout. » Noam Chomsky

  18. Le capitalisme a besoin de gisements de pauvreté pour prospérer. Après la seconde guerre mondiale la pauvreté en Europe résultait des destructions du conflit.
    Le capitalisme a pu prospérer sur les ruines du continent pendant une trentaine d’années.
    Puis le niveau de vie en Europe s’étant nettement amélioré, les inégalités réduites, le capitalisme s’est mis à tousser, à cause de la baisse tendancielle du taux de profit.
    Problème, la construction Européenne lancée depuis le traité de Rome en 1957, interdisait la guerre sur le continent. Il fallait donc trouver une autre solution pour retrouver de bons profits.
    Cette solution s’est appelée Mondialisation ou plutôt Globalisation. Car dans le vaste monde, par ailleurs ravagé par des guerres depuis la fin du second conflit mondial, le réservoir de pauvres est gigantesque et en expansion permanente.
    Une aubaine pour le capitalisme, en quête de « rebond ».
    L’idéologie néolibérale n’a été que la caution intellectuelle de la mise en place d’un grand marché mondial dérégulé et plein d’opportunités pour les détenteurs de capital.
    Cela « a marché » pendant une trentaine d’années,car les pays émergents fournissaient la main d’oeuvre bon marché et les pays riches fournissaient du capital et les acheteurs de biens et de services.
    Seul hic, au fur et à mesure que les pays riches se désindustrialisaient, leurs déficits commerciaux devenaient chroniques, les salaires baissaient et le chômage augmentait. Pour prolonger le système « on » a incité les populations des pays riches à s’endetter, et comme on le constate aujourd’hui à s’endetter au delà du raisonnable. Soit dit en passant, en exploitant la main d’oeuvre bon marché des pays pauvres, et en faisant payer des intérêts aux « pauvres » des pays riches, les capitalistes gagnaient sur les deux tableaux.
    C’est alors que patate chaude de cet endettement privé devenu problématique – du fait de la non solvabilité des emprunteurs – a été passée au Etats, qui en conséquence, ont vu leurs dettes exploser et leurs déficits se creuser.
    Nous en sommes là, les Etats voudraient se débarrasser de ces dettes qui les étouffent, mais lorsqu’ils tentent de le faire par des mesures d’austérité, ils grippent encore plus la machine.
    Même les Etats « vertueux » comme la Chine ou l’Allemagne finissent par pâtir de la situation, et voient la croissance de leur économie faiblir.
    Le système ne fonctionne plus, seule l’annulation de tout ou d’une grande partie des dettes permettra de le faire repartir. Mais cela n’est pas bon à dire, car il faudrait faire accepter aux créanciers d’énormes pertes.
    De toute façon même si l’on en arrive à l’annulation totale ou partielle des dettes, il faudra rééquilibrer les échanges mondiaux et la répartition des richesses, si l’on ne veut pas que ce redémarrage fasse long feu, et que l’on retombe dans la situation actuelle.
    Ce système a besoin de croissance pour fonctionner, mais lorsque certains croissent trop au dépend des autres, il finit par tomber en panne.
    Tout ceci n’empêche pas que même avec une meilleure répartition des richesses produites, il faudra se poser un jour sérieusement le problème des limites planétaires, et donc des limites intrinsèques à la croissance matérielle dans un monde fini.
    Et que l’on ne me dise pas que l’économie de la connaissance est la solution, les ordinateurs, les réseaux, nécessitent de l’énergie et de la matière pour être construits et pour fonctionner.
    Ou l’on décide de se poser sérieusement cette question de la finitude de notre environnement, qui rend insoutenable notre système basé sur une croissance infinie et exponentielle, ou un jour plus proche qu’on aurait pu l’envisager, un improbable robot « Curiosity » envoyé par quelque improbable civilisation non terrienne, pourrait venir pour déterminer si la vie a un jour pu se développer sur notre planète.

  19. « Il faut au plus vite remettre le système « à l’endroit », en lui substituant un système stable par construction qui rémunère les régulateurs quand les prix ne varient pas, en ayant recours à des mécanismes inspirés de ceux de l’assurance plutôt que de ceux de la vente aux enchères… »

    C’est une idee interessante mais de quel genre de mecanisme parlez-vous ? J’ai l’impression que ce se rapprocherait de CDS qui n’ont pas fait preuve de leur caractere stabilisateur. Mais c’est vrai qu’en ce qui concerne la meteo, ce genre d’assurance aurait surement moins/pas d’influence nefaste retroactive….

    1. Julien Alexandre disait sur un autre fil que ce n’est pas le CDS qui est mal en soi, mais sa revente car elle pousse à la spéculation. C’est comme si quelqu’un d’autre empochait le remboursement de votre voiture lorsque celui-ci a subi un incendie : il aurait alors tout intérêt à ce que cet incendie se produise.

      1. Ça se revend pas un contrat Cds Pignolle, ça se compense pour un acheteur en en vendant un autre, nuance.
        C’est les Cds non couverts, à nu quoi, ze problem.

    2. Je pense à des assurances du genre de celles que proposait la COFACE quand l’inflation faisait partie de la vie quotidienne en France. Je crois que cela s’appelait l’assurance offre. De mémoire, en échange du paiement d’une prime dont le montant variait en fonction de la « conjoncture » et de la durée qui allait s’écouler entre la remise de l’offre et la finalisation du contrat, la Coface s’engageait à payer la différence entre le prix convenu avec le client et le prix effectivement payé par l’exportateur, après déduction d’une franchise. Les Lloyds de Londres proposaient le même genre de contrat à titre privé.

      Les régulateurs/assureurs pourraient garantir un prix de X, en échange d’une prime dont le montant varierait en fonction de l’échéance de la garantie vendue et du seuil de déclenchement du versement d’une compensation: maximum si le prix est garanti ferme, et diminuant en fonction de l’intervalle de prix garanti (+/- 1%, +/- 5%, +/- 10%…), donc du risque porté par l’assuré. Le mécanisme est tel dans ce cas que le gain du régulateur est maximum quand le prix a l’échéance du contrat est le prix garanti; il a donc en principe intérêt à ce qu’il en soit ainsi.

      JP Vignal

    1. On n’a pas fini de « mesurer » les effets négatifs de cette catastrophe sur les êtres vivants, sur le long terme…

  20. C’est un limpide exemple d’un des travers que nous vivons.

    Ceci dit, si leurs mots à eux, les gouvernants, alignés aux grès des réunionnites, sommets, formels et informels, ne servent plus à rien pour remettre les choses en places.
    Qu’est ce que vos mots à vous, les miens, les nôtres (sur un coup de folie), pourrait bien aider à remettre les systèmes dans le bon ordre.

    Car au final, la conclusion de tous ses billets, bien souvent, nous rappelle à quel point ces problèmes économiques pourraient être facilement résolu par un décideur politique courageux de couper la main qui gangraine.

    Alors on peut continuer cette approche, utile, scientifique et gentleman qui visent, à comprendre pour mieux convaincre par la capacité du raisonnement.
    Mais, pour faire court, toutes ces institutions, ces groupes ect on finement prouvés leurs surdités à vos, nos, idées et réflexions.
    Quelles que soient les raisons de cette surdité, 5 ans plus tard cela n’à plus d’importance au regard des dégâts déjà commis sur nos sociétés, et surtout au regard de ce qui nous attend au coin de l’oreille.

    En bon observateur attentiste, reste à savoir combien d’inutile souffrances seront endurées avant qu’une lutte ne prenne place pour donner un sens raisonnable à toutes ces conneries.

    … les paris sont ouverts !

  21. Il y a de nombreuses raisons pour que le prix mondial des céréales augmente à moyen et long terme.

    On parle peu de l’aubaine que représente une augmentation des prix des produits alimentaires pour presque la moitié de la population mondiale qui est encore rurale. Parce que les riches et les spéculateurs en seront comme toujours les premiers bénéficiaires, il ne faut pas perdre de vue que les pauvres ruraux finiront par en bénéficier quelque peu, du moins si la tendance perdure et que des baisses spéculatives ne viennent pas compenser brutalement des hausses en partie spéculatives. Si la tendance à la hausse perdure, certains ruraux ne mourront plus de faim. En contrepartie certains pauvres urbains pourraient mourir de faim et manifesteront énergiquement juste avant. Des politiques seront alors mises en place pour faire cesser ces manifestations, sans aucun égard évidemment pour les intérêts des pauvres ruraux.

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