MADRID, 21h05

Je suis en train de regarder en direct ce qui se passe en ce moment à Madrid et voici ce que j’ai à dire : Messieurs et Mesdames les idéologues, les vendeurs de salades et de boniments, d’austérité parce que « les salaires sont trop élevés, vu la compétitivité », de « vous avez vécu au-dessus de vos moyens », votre responsabilité est très lourde dans ce qui est en train de se passer et qui va encore se passer du fait de votre incurie et surtout, de votre inféodation à l’argent que vous mettez par-dessus tout, par-dessus ce qui nous fait humains.

Ça se passe ici.

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183 réflexions sur « MADRID, 21h05 »

  1. Ceci me fait penser à ce que prévoit le Leap2020 pour la fin 2012 début 2013.
    Des émeutes.
    Reste à savoir dans quel pays le paroxysme sera atteint et quand.

    1. Attention à la petite voix du « réalisme » qui vous dit sans cesse que c’est pas la peine, que c’est foutu d’avance, qu’il n’y a pas d’alternative… 🙂

      1. … c’est votre instinct de mort qui tente de vous ramener à un stade minéral. Vous avez toute l’éternité pour les cailloux, les diamants, l’antimatière, que sais-je encore… La Vie c’est tout de suite!

      2. Ouais Sylvain, ça me fait penser à un vieux film avec Ventura, « Le Rufian », c’est pas un chef-d’œuvre mais il y a une citation très juste : « on à toute la vie pour s’amuser et toute la mort pour se reposer… » .
        Je trouve votre approche beaucoup plus profonde. Après tout, savoir qu’au final on va mourir, c’est ce qui nous différencie des moutons et nous permets de nous battre pour des idéaux.
        Le problème c’est que la société matérialiste dans la quelle on vit nous a fait oublier tout ça.
        Mèhèhèhèhèrde.

      1. je viens de vérifier la cam, les gens se font tabasser par les robots de l’ordre ; par contre je sais pas si c’est un résumé ou le direct.

  2. Je suivais aussi, mais sur RTVE
    Avec la même indignation, révolte, envie d’y être!

    La résistance contre le capital et ses politiciens dits de gauche ou de droite
    ne fait que monter.
    La brutalité des mesures n’a d’égal que la sauvagerie de la répression.

    Des millions finiront par en tirer la conclusion.
    Il faut agir partout, se rassembler, pour résister,
    jusqu’à une grande offensive, populaire,
    par le nombre et la force, pour mettre un terme au plus vite
    aux ruades du capitalisme à l’agonie.

      1. @ bof…
        En 68, je militais déjà dans une organisation de jeunesse révolutionnaire
        mais honnêtement, j’ai été très surpris que nous puissions mobiliser
        si vite l’essentiel de la jeunesse
        et aboutir à la plus grande grève générale de l’histoire du pays.

        Résultat: pas la révolution mais un ébranlement du régime conservateur,
        un vent d’air pur et de bonheur inégalé,
        et surtout un bond considérable des acquis sociaux,
        comme nos anciens l’ont obtenu en 36 et en 45
        déjà et toujours par la force (jamais par les urnes).

        Aujourd’hui, les conditions objectives d’une mobilisation et grève générale,
        et d’une révolution, sont 10 fois plus présentes qu’en 68.

        Le capitalisme affronte bien une crise de surproduction proche de l’agonie,
        car non seulement économique et par conséquent sociale,
        mais aussi écologique d’une dimension dont nous ne prendrons la mesure
        que dans des catastrophes que nos connaissances si étroites
        ne permettent pas de mesurer.

        Reste à forger la condition subjective d’une sortie par le haut du capitalisme:
        le projet et les organisations porteuses d’une révolution sociale et de civilisation.

        Ce n’est pas un rêve. C’est sur le métier, dans toute l’Europe et au delà.
        C’est la condition de « La Survie de l’espèce » !
        A défaut, elle devrait disparaitre, comme toute autre, assez vite.

        Ce blog, par ses qualités de réflexion et d’ouverture,
        contribue directement à défendre et sauver l’espèce,
        face au rouleau mortifère de la marchandisation du monde.

      2. à Charles A,

        Je peux supposer que cette « organisation de jeunesse révolutionnaire » était la JCR (Jeunesse Communiste Révolutionnaire) marxiste, léniniste et trotskyste ou une de ses concurrentes.
        Croyez-vous vraiment que ce sont ces organisations qui « ont mobilisé si vite l’essentiel de la jeunesse » ?
        Ne serait-ce pas un ensemble d’événements et de critiques et principalement l’ennui du quotidien et le désir plus ou moins conscient de refuser la société de la marchandise ?

      3. Le rôle des organisations de jeunesse en 68 est un fait
        qu’aucun historien n’aurait l’idée de contester.
        Et nous somme nombreux vivants pour en témoinger.

        Quant au contexte qui leur ont pemis d’agir, il est aussi inconstestable.

        Le contexte actuellement est très différent mais plus
        favorable qu’en 68 à une explosion qui irait jusqu’à la racine de la crise,
        c’est à dire la dictature capitaliste.

        Il manque encore les organisations capables de l’assimiler,
        et d’y agir avec la même intelligence, discipline et courage.
        Mais tout s’apprend.
        Restent quelques années pour éviter la barbarie.

    1. s’organiser, dans la durée (et avec le cerveau, en plus du cœur)

      il faut que ça passe par la lecture partagée entre amis citoyens

      (faire de petits groupes pensants – cf. le GASP! de Nice, modeste mais sincère, amical et bosseur)

      « Dieu dit à Adam et Eve: ‘J’ai deux dons, j’ai décidé de vous en laisser choisir un à chacun. Le premier don: la faculté d’uriner debout’. Adam s’exclame alors: ‘Moi, moi, Dieu, s’il te plait, je veux ce don là, s’il te plait, je t’en prie’. Ève dit alors à Dieu: ‘C’est bon, ça va le rendre heureux, c’est juste qu’il le reçoive’. Dieu donne alors à Adam la faculté d’uriner debout. Ce dernier, fou de joie, s’en va en courant uriner (debout) à tous les coins du paradis. Ève se souvient alors qu’il reste un don et demande donc: ‘C’est quoi le deuxième don, Dieu?’. Ce dernier lui répond: ‘Le cerveau, Ève! Le cerveau!’ « 

  3. Ma première réaction a été : « Ah, cette place Tahir, que de moments historiques ! », et puis j’ai vu le nom de Madrid et la date en bas de l’écran de CNN.

    Ah ben ça !

    1. Et pendant ce temps la nos deputes ne veulent pas d’un controle de leurs depenses ,ils preferent l’opacite alors que dans le meme temps ils reclaments a tous la transparence pour mieux recuperer des recettes… occupons l’assemblée!

      1. Non Riva Marc, el bourru est un vrai optimiste. Occupy Wall Street aux US se concentre sur le vrai pouvoir aux US. Occupons l’assemblée, cela signifie qu’on pense que nos députés ont le pouvoir et peuvent faire quelque chose!

  4. Paul, je vous trouve courageux ! Et du courage il en faut, car après l’indignation, l’écœurement, l’impuissance ressentie face à ceux que vous dénoncez , il est plus que jamais nécessaire de rassembler nos forces et combattre.
    Si seulement les médiacrasses plutôt que d’endormir les masses ne montraient que la réalité de ce qui se passe en Grèce, au Portugal, en Espagne, les Peuples d’Europes prendraient conscience de la nécessité de la lutte contre ce libéralisme financier et ses cerbères politiques .

    1. Médiocratie, erde, médiotracie,…et puis la politique c’est pour nous en bas. En haut ils n’en n’ont que faire et changent les règles a leur convenance.
      Ce système est libéral pour nous pas pour eux, sinon cela fait longtemps que l’on aurait nationnalisé les banques pour un euro symbolique.

  5. Je regarde aussi ce direct. Sur Twitter ce soir, on ne parle que de ça (un autre lien). On sent une attente fébrile chez les twittos (oh le vilain terme !). Mais la solution à cette « Grande perdition » ne peut plus désormais venir que de là. De la rue.

    « Une fois qu’un peuple n’est plus terrorisé, on ne peut lui réinjecter la peur » (Robert Fisk, The Independent)

  6. Devant la poussée indépendantiste, la Catalogne convoque des élections anticipées.

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/09/25/devant-la-poussee-independantiste-la-catalogne-convoque-des-elections-anticipees_1765603_3214.html

    http://www.youtube.com/watch?v=CDcRpCHfRgs&feature=g-all-u

    http://elpais.com/elpais/2012/09/17/videos/1347870347_245504.html?autoplay=1

    http://www.zerohedge.com/news/2012-09-25/spanish-protest-turns-violent

    Commentaires pertinents:
    Le manque de démocratie ou le semblant de démocratie des décideurs de Bruxelle, leur entêtement idéologique, leur suffisance, leur certitude maladive et intéressée…. ne peuvent qu’engendrer immanquablement une réaction du peuple en l’occurence une situation insurectionnelle.

    Ils protestent contre la séquestration de la souveraineté du peuple par la troïka: (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Commission européenne et les marchés financiers »).Ils ont bien raison de dire leur colère d’ être cornaqués par les larbins gouvernementaux des ploutocrates et de leurs banksters: Et si les très riches continuent de faire payer leurs affreuses crises par les »pauv’ cons du peuple, ceux-ci leur imposeront une méchante corrida, comme les notre, en 1789!

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/09/25/a-madrid-des-manifestants-veulent-occuper-le-parlement_1765326_3214.html

    1. « Le manque de démocratie ou le semblant de démocratie des décideurs de Bruxelle, leur entêtement idéologique »

      Il n’y a pas que l’idéologie : il y a surtout que la soupe est bonne (23 000 euros/mois de salaire pour chaque diplomate européen).

      1. 25 000 € par mois pour me faire insulter par des types pignollesques, perso ya no problem : je laisse le tablier aux Pignolles en question – qui m’ont foutrement l’air d’avoir beaucoup aimé et d’aimer toujours la soussoupe à maman.

  7. J’en soupconne quelques de se délecter à la vue de ces images vu que c’est à cà qu’ils ont oeuvré.
    Si, un jour, l’humanité renait, il sera nécéssaire d’interdire des postes à responsabilité à des intellectuelles sans qu’ils ne prouvent, préalablement, qu’ils savent, aussi, construire avec leurs mains.
    Laisser le pouvoir d’organiser une société à des hommes qui ne savent rien produire d’eux méme est une hérésie.
    Nos premiers imprimeurs savaient tailler leurs caractéres et les assembler manuellement, ce qui leur laissait le temps de mieux penser ce qu’ils allaient imprimer
    Nos futurs universitaires devraient savoir en faire autant !

    1. Je sors d’un cours du soir de menuiserie, mais je désapprouve. Le problème n’est pas dans une opposition entre intellectuel et manuel, mais entre scientifiques et propagandistes.

      Quant aux experts rétribués par les détenteurs de capitaux pour défendre le système favorable à la concentration des capitaux, ils n’ont aucune raison de se délecter des signes de révolte démocratique.

      Et pendant ce temps, Dani le Rouge (avec le temps va, tout s’en va…) s’indigne qu’on puisse rejeter le traité dotant l’Europe d’un carcan budgétaire.

      1. Quand on a connu Dany jeune, quelle déroute!
        Mais faut pas lui en vouloir, car avec l’âge,
        (et les offres de mal emploi…)
        tout vire à l’usure et au délabrement.
        Regardez tous les politiciens professionnels.
        Je ne m’explique toujours pas les exceptions…

    2. bravo, c’est ce que je m’évertue à dire à mon fils, qui n’a même pas été capable de m’aider à construire une installation solaire, et qui rêve de devenir banquier. Il faut réviser l’échelle des salaires: pilote d’avion aux USA 20000$ annuel, certain banksters 100millions à 1 milliard annuel!!!!, donc le jour où on enverra en prison un individu qui gagne plus de 1millions. Avec la possibilité de sortie une fois l’argent remboursé. La démocratie évoluera. Je suis libéral, mais le système me dégoute.

  8. Impression étrange de revoir le même film qu’à Athènes. Ça continue encore et encore…
    Et je crains que nous n’ayons encore rien vu. Madrid, c’est VRAIMENT la porte à côté…

    1. Il faut voir plus loin dans la crise.
      D’ici quelques mois, ce ne seront pas des dizaines de milliers,
      mais de centaines, puis des milliions qui déborderont les forces du désordre capitaliste.

      Sans doute en Grèce, au Portugal et en Espagne d’ici quelques mois.

      En Italie, en France et au delà d’ici quelques années.
      L’important: s’y préparer, avec détermination et patience.

      1. C’est un des problème, il me semble : les français attendront d’être « dedans » pour réagir. Ils n’ont pas bougé pour les grecs, les espagnols non plus.
        C’est comme les grévistes : ils ne bougent que lorsqu’on touche à leur entreprise, pas celle du voisin d’en face.
        C’est chacun pour soi et cela arrange bien ceux qui s’occupent si bien de nous.
        En fait, le temps est venu de bouger ensemble, pas chacun son tour. Là, maintenant, les français, les espagnols, les grecs, les tunsiens, les américains….tous dehors.
        Le décallage des effets de la faillite ne nous arrange pas. Dans deux ans, si c’est au tour des français, nous seront tout seul. Les autres seront épuisés, morts, laminés.

      2. oui, Valérie, je suis bien d’accord avec vous, face à la finance internationale il va bien falloir que les 99% se concertent et agissent « ensembles ».
        Quelques pistes fraiches, par exemple dans la revue « transform! »
        http://www.transform-network.org
        dans le n° 102012, page 128, « la solidarité internationale en action »

      3. @ Valérie

        Tout a fait d’accord.
        Il faudra passer des luttes de réistance à l’offensive du tous ensemble.
        Autrement dit convergence des luttes contre l’exploitation et l’oppression,
        non seulement à l’échelle nationale, mais européenne.
        Lorsque Hollande ou autre politicien bourgeois
        filera en Allemagne ou ailleurs,comme l’a fait De Gaulle en 68,
        il devra rencontrer la grève générale aussi là-bas paralysant l’appareil d’Etat.

        Mais les convergences vont demander le temps
        de démasquer les politiciens professionnels de « gauche »
        qui toujours travaillent à freiner les convergences et le tous ensemble,
        par actions ponctuelles, sans lendemain, détournement vers les urnes, etc.
        Patience…

  9. Vraiment triste de voir ça si proche de nous et de voir le décalage entre le langage policé de nos économistes et le ressenti du peuple.
    Et pendant ce temps là, notre représentant parle à l’ONU de la Syrie et du Sahel (ce ne sont pas des petits problèmes non plus…), ce soir cela ressemble à une diversion…
    Bref, à suivre…

  10. Bonsoir Paul

    Et demain nous irons manifester du côté d’Athènes, et le temps sera peu-être long pour nous et aussi pour les idéologues inféodés à l’argent. Je crois aussi que les peuples (démographiquement) importants de l’UE possèdent une clef importante à user pour ouvrir la porte de l’autre futur. Sauf qu’en histoire tout est gestation continue d’autant plus qu’en ce moment, notre synchronie donne l’impression de l’accélération. Oui, nous regardons vers Madrid et Barcelone.

  11. Et vlan !

    Avis aux vendeurs de salades et aux bonimenteurs :

    toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être fortuite …

  12. Je crois malheureusement qu’ils s’en foutent comme de l’an quarante de « leurs responsabilités ». Pour eux, pour elles, « leurs responsabilités » ne sont pas « dans la rue », ce n’est pas nous, c’est leur fric.

  13. Paul,

    quelle triste chose que de voir une voir une société habitée par des forces conservatrices. Certains idéologues dogmatiques proclament le caractère sacré de la vie, il se réclament de Jésus, et vont même à lutter contre l’avortement. Car il faut vivre ! La vie est au-dessus de tout et il faut qu’elle s’impose à tout prix ! Et que se passe-t-il lorsque l’individu a quitté le sein de sa mère et mène sa propre vie ? Le système le condamne impitoyablement à une existence de douleur. Cette vie, à qui l’on devait laisser une chance, ne trouve pas la force d’échapper à la souffrance, au désespoir, à la mutilation qu’impose le quotidien. On réclame avec force la vie pour lui imposer aussitôt la souffrance. Quelle folie !

    1. quelle triste chose que de voir une voir une société habitée par des forces conservatrices

      : et pourtant, dans le principe, si une société pouvait être « bonne », disons agréable à vivre, quel besoin aurait-on d’en changer ? Aucun. Elle devrait donc être largement dominée par… des conservateurs !

      1. Une société ne peut être bonne, et donc agréable à vivre, qui inscrirait dans son principe le refus du changement. Le conservatisme est une négation du vivant, et porte effectivement une promesse de tristesse. Les progrès techniques et les renouveaux générationnels nécessairement changent la société. C’est lorsque des vieux croulants s’agrippent à leur monde que toujours les révolutions se préparent.

      2. @ Manolo

        Très juste. Et pire encore lorsque « les vieux croulants »
        sont soumis à la dictature du capital,
        et donc ne « conservent » rien qui vaille,
        soumettant au contraire toute la nature
        à la loi du profit, et la détruisant.

        Car la nature, l’histoire humaine ne peut la changer.
        L’humanité doit la respecter,
        autrement dit faire une gestion rationnelle entre l’homme et la nature.

      3. Conservateurs contre progressistes : triste affrontement et si peu dialectique, comme dirait George Orwell, anarchiste conservateur.

  14. In « le Monde » Craignant sans doute des débordements, la police nationale a également lancé cinq jours avant la manifestation un dispositif permettant de dénoncer anonymement les auteurs d’actes de vandalisme. A l’adresse mail antivandalismo@polica.es, les citoyens espagnols peuvent ainsi envoyer photos, vidéos et informations sur les responsables d’actes de dégradations. Selon le site Internet du quotidien Publico, cette initiative incitant à la délation est directement liée à la manifestation de ce mardi ». la société qu’on nous prépare, la parole à bâillonner sera au programme, n’en avons pas fini avec l’héritage des théologiens.

  15. C’est marrant je regarde le direct. Les policiers. Les manifestants. Si proches. Et je me dis que si ces derniers se mettaient vraiment à charger les premiers, ceux-là ne feraient pas long feu.

      1. Guy, 2009, M. une amie « artiviste » de Bordeaux, magnifique femme et chanteuse du groupe OPA (Orchestre Poétique d’Avant-guerre). Bastonnée par la flicaille de Juppé. Son crime ? Elle s’était avancée dans la rue parmi le groupe de manifestants qui s’était formé spontanément, après une des grandes manifs de ce 19 mars 2009 là, devant un squat qui se faisait vider comme par hasard pendant les défilés. Elle s’était avancée pour quoi ? Pour chanter. Ça n’a pas plu. Après ? elle a couru, pas assez vite pour les molosses. Au sol et à grands coups de bidules et matraques dans la gueule qu’ils ont voulu lui faire ravaler ses chansons, nos Compagnons Républicains de Sécurité.
        Elle chante toujours, fort et juste, ils frappent toujours, fort.
        http://www.opa33.org/m-matraquee-par-la-police.html

      2. Ah les CRS !
        Lors de leur création en 45, le PC a demandé aux FTP de les rejoindre.
        Les vrais communistes avaient hurlé.
        Le PC n’a pas changé.
        Toujours du côté de l’ordre bourgeois quand ça chauffe.

    1. C’est la réflexion que nous nous faisions, mon fils et moi. Un rien d’audace et d’organisation – et d’équipement sommaire (casques, bâtons, couvercles de poubelles en guise de bouclier) pour les premiers rangs – et le nombre faisait le reste… « on » le faisait « dans le temps », contre les gendarmes belges. Les retraités de ce corps (depuis intégré dans la police fédérale) doivent s’en souvenir…

      1. et après (le lendemain) c’est l’armée qui vient frapper à la porte des héros de la veille pour jouer aux prolongations? Ça m’étonne de voir combien l’on croit au pouvoir des armes, quand on n’en a vraiment pas

        (cela dit, arrivant tard – mea culpa – je n’ai pas vu lesdites images, je parle donc froidement, à chaud j’aurais probablement les mêmes impressions que vous)

      2. L’expérience de toutes les révolutions démontre que
        le NOMBRE et la FORCE peuvent venir à bout des appareils de répression.

        Pour ne parler que de l’année dernière, les régimes ultra-policiers
        (ils le deviennent tous, y compris celui de la gauche professionnelle…)
        de Tunisie ou d’Egypte se sont effondrés.

      3. Comme en Grèce ces manifs vont s’épuiser dans des escarmouches sans cesse renouvelées, mais vouées à l’échec. Seuls la grève générale illimitée, l’occupation des lieux (travail, facultés, écoles, usines,..), et organisation des assemblées générales des citoyens et de la survie temporaire, feront peur aux actionnaires de ce système et pourront peut être le dépasser.

      4. @ Amon

        C’est exactement cette perspective du tous ensemble, du blocage
        et de la grève générale ilimitée jusqu’à faire mordre la poussière à Sarko
        qui a été défendue en 2010 lors de la mobilisation pour défendre les retraites.
        JLM, PC et autres politiciens professionnels se sont mis en travers,
        mais comme en 36 ou en 68, ils seront un jour débordés…

      5. @ Charles A
        C’est tout à fait vrai !
        Il y a un ordre à toute chose.
        « Qui dit peu de quantité dit grande qualité ».
        Pour que les « raisins de la colère » arrivent à bonne maturité, il faut du soleil. Et plus il y a de Raisins, plus il faut des rayons de Soleil. Cette année 2012 a été bien ensoleillée, nous l’avons vu sur ce blog, mais la récolte sera de faible volume un peu partout, car ça n’a pas plu encore assez, Chez Nous… Mais quand la quantité sera au rendez-vous de la qualité… on ressortira partout, votre petit dicton :
        l’union fait la force ! Oui, Partout !

    2. En même temps, je me suis dit : bon, les voilà assis, les mains en l’air, devant les ombres casquées, en train de chanter qu’ils ne seront pas vaincus. Pas encore vraiment prêts. Encore dans la parade romantique. Mais ça va venir…

    3. Visez moi les vieux Rambos blackboxés du BJ. C’te marrade. J’ai l’impression d’être à table dans un troquet où tout le monde regarde du foot à la télé. « Tain l’arbitre ! Mais ya pénaud là bordel ! » « Tain c’est pas possible ! Comment ky me rate le cadre ce PD de Trucmuche ! Tain ! moi je le foutais au fond du talon gauche les doigts dans le nez, les mains dans les poches, en dansant la mort du cygne et en chantant Rauque eurande ze cloque ! Et le Justo Fontaine ou le Jipépé ! comme il te lui aurait mis profond çuilà j’te dis pas ! Bande de trop payés ces p’tits branleurs même pas blancs ouais c’est tout ! »

      1. le vrai le faux, le pour le contre, le juste la vengeance.

        Plus un conflit sur un territoire partagé dure, plus les parades romantiques disparaissent, plus les raisons légitimées de chaque camp s’estompent pour laisser la place au sang au viol à la mort par escalade de plus rien à perdre.
        Voir conflit syrien : œil pour œil, dent pour dent, enfant pour enfants. Surtout bien exposer les enfants morts explosés pour l’indignation. Lesquels enfants morts ? Les bons enfants morts. Ceux de son camp : les crimes de révolution font de beaux secrets de familles.
        L’important des jeux – financiers – guerriers – révolutionnaires – est donc de gagner. Pour gagner, une vengeance se légitimise avec un plus rien à perdre. La vengeance devient le juste. Et hop ! Vive la jeunesse.
        Que dire de la parade romantique des hommes vieillissants ce soir là au coin d’un blog ? Ils participent, velléitaires impuissants.

      2. Ouai, ben moi, sur mon canapé, avec mon bide et ma kro je me demande comment se comporteraient CRS ou gendarmes mobiles si une manif non autorisée encerclait l’Assemblée avec comme objectif de l’envahir sans violence.

        Les Espagnols nous montrent la voie: non violence et détermination. Pas Bastille-Nation à beugler comme des veaux dans l’indifférence totale de l’overclass, non, carrément la tentative d’occupation des lieux de pouvoir, dans la discipline et la non-violence.
        Gandhi a viré les Anglais de cette manière et à avoir des droits pour les non-blancs en Afrique du Sud.
        ML King a réussi ainsi à convaincre la grande masse des blancs modérés de la barbarie profonde de l’Apartheid.

        Bravo au courage des militants Espagnols, il en faut pour se faire tabasser sans répliquer et revenir toujours.

        A quand les salariés spoliés d’une multi encerclant leur siège et tentant même de l’occuper sans violence. De leur part.

      3. @Kerjean

        Regardez comment le pouvoir a eu les chocottes quand 150 salafistes ou présumés salafistes ont débarqué rue du Faubourg Saint-Honoré…

        Regardez comment les policiers qui stationnent devant l’Élysée sont à l’affût du moindre passant qui aurait l’outrecuidance de marcher sur ce trottoir. On vous stoppe direct.

        Regardez comment ils ont interdit sans réelle explication toute manifestation contre le film anti-islam. Le ridicule étant que presque personne n’est venu manifester (c’est vrai qu’il faut avoir que ça à foutre pour protester contre un film sans intérêt)… les policiers se contentaient d’occuper des espaces remplis de journalistes et pire à contrôler au Trocadéro toute personne un peu basanée…

        La préfecture de police interdirait toute manifestation d’envergure qui aurait lieu à la Concorde (sauf si c’est un meeting de Sarkozy)

      4. C’est vrai que « fluctuat nec mergitur » ou « semper fi » c’est haaaachement plus pertinent et respectable que « pas de taxation sans représentation » ou « un homme, une voix ».

        Sacré Vigneron.

    4. c’est aussi la réflexion que je me suis faite vu l’évidence du décalage du nombre
      avec un peu plus d’organisation et des filets de pèche la foule déterminée ficellerait proprement les policiers sans trop de casse
      mais la fameuse peur du gendarme est un formatage fort
      n’est pas révolutionnaire pacifique qui veut

      1. Rahaha, blabla, combien de SS-Totenkopfverbände et Kapos en face de millions de déportés à croix jaune ou triangle rougevertmauvenoirrosemarron ?
        Na und ?

  16. « El de la porra en Navidad tampoco cobra – À Noël, celui de la matraque ne touchera pas d’étrennes lui non plus », qu’ils crient aux fonctionnaires au cas où ceux-ci auraient oublié qu’ils viennent de se faire sucrer leur 13ème mois. Sympa comme slogan. Il rappelle l’historique « Tiens, salut Roger ! T’es dans la police, maintenant ? »

  17. Entendu entre autres…
    « No es una crisis, es una etapa »
    « La voz del pueblo no es ilegal »
    « El pueblo unido jamas sera vencido »
    Et puis autre-chose sur les policiers « de notre coté » mais j’ai pas bien compris…

      1. « No es una crisis, es una estafa »… Pas une Crise mais une escroquerie.
        Euhhh… elle marche la version en gnol du blog ? Non pasque là ça urge…

    1. @Sylvain

      et aussi « que se vayan todos »
      A bon entendeur, spécial dédicace à tous ceux qui y voient le retour du populisme et des références aux années 30

      @ Paul Jorion
      Aurons-nous le plaisir de vous compter parmi nous ce dimanche 30 septembre du côté de la place de la Nation à Paris ?

    2. Sylvain, en principe c’est « No es una crisis es una estafa (arnaque) ». En tout cas l’Espagne ressemble de plus en plus à la Grèce, problème des indépendentistes en plus. pour le moment les Basques sont assez calmes, mais je m’attend à une fièvre indépendentiste pendant les éléctions régionales. Les politiciens de tous les partis (sauf les indépendentistes) ont perdu toute légitimité. Les citoyens sont en train de perdre tant le moral que le sens moral. Je me demande qui paye des impots s’il peut l’éviter.

      1. J’ai une haine immodérée des slogans, quels qu’ils soient. Ils sont à la pensée ou à la politique ce qu’est à la musique la musique militaire. Une pensée qui marche au pas, au mot d’Ordre, en travers et à reculons le plus souvent.
        Ce dernier là, minablissime, avec son « Estafa » de mes deux, est un bel exemplaire de picotin à bêtes à panurges cocufiables.
        Une preuve espagnole ? No pasaram et ils sont passés. Viva la muerte et ils sont plus vivants que jamais.
        Sans moi.

      2. Vu ce qui s’est commis comme saloperies, massacres, oppressions, crimes contre l’humanité sous ce slogan, pour une fois, je suis assez d’accord avec Vigneron.
        Je ne peux pas m’empêcher de me rappeler « La Ferme aux Animaux » d’Orwell et les slogans qu’on tripote selon l’intérêt du moment et qu’on fait répéter en boucle au troupeau de brebis. Ainsi le « quatre pattes bieeeeeen, deux pattes maaaaaaaal » des débuts de la révolution des animaux fini par « quatre pattes bieeeeeen, deux pattes mieuuuuuuuux ».

      3. Moaa, confonds pas un slogan et une devise. C’est à peu près confondre Citizen Kane et un spot télé pour Areva ou Les Misérables et le dernier étron de Marc Lévy.
        Fénelon puis Robespierre les zinventeurs kamême, un siècle de gestation et autant pour arriver à l’âge adulte. Pas t’t’à fait un truc d’agité-tateur branlotteur et/ou pubard raté pondu sur un coin de nappe.

      4. @vigneron: « confonds pas un slogan et une devise »

        Comme disait l’autre à propos des religions et des sectes: une devise, c’est un slogan qui a réussi.

      5. Je ne comprends pas pourquoi on a sucré ma gentille réponse à Vigneron. Je la répète au cas ou le modo retrouve ses esprit:

        C’est vrai que « fluctuat nec mergitur » ou « semper fi » c’est vachement plus pertinent et respectable que  » pas de taxation sans représentation » ou « un homme, une voix ».

        Sacré Vigneron.

        Rectificatif, et toutes mes excuses aux Modo, c’est moi que je m’ai marché dessus. J’avais répondu au mauvais endroit. Je dégouline de contrition ô grand Modo

      6. « Unie dans la diversité » Union Européenne

        « In god we trust » USA

        « un peuple, une terre, un guide » III » reich

        « ordre et progrès » Brésil

        c’est vrai que ça vole vachement plus haut que « un homme , un voix »

        Slogans, devises, c’est du pareil au même, de la mise en rang.

        « Stone love, she kneels before the grave
        a brave son who gave his live to save the
        Slogans… »

      7. Je confirme, les siamois là. Zavez raison. Mettez à la place de LibEgalFrat en exergue dans la Constit un bon gros Mort aux Cons et ça aurait d’la gueule pareil, p’têt mieux même. Et surtout surtout, avec juste un timide début d’esquisse de mise en oeuvre, ça nous en f’rait au moins deux d’siamois qui pollueraient plus ce blog.

      8. Ceci dit, il n’y pas que des slogans dans une manif.

        « Rendez-vous, c’est un hold up« , par exemple, ce n’est pas un slogan, mais une façon très ironique de décrire une situation en endossant un rôle qui n’est pas le sien.
        Cette phrase en tant qu’énoncé existait déjà dans le répertoire populaire, mais elle acquiert un nouveau sens, celui que précisément lui confère la situation politique du moment où une démocratie représentative touche à ses limites en raison des dégâts provoqués par une finance laissée à elle-même.

        Bien entendu la formule peut encore être interprétée d’autres façons, comme toute trouvaille son sens n’est pas univoque, à l’instar d’ailleurs d’une situation qui est instable. D’aucuns y verront un sens plus littéral s’agissant de manifestants qui semblent effectivement vouloir s’emparer d’un congrès dont les membres devaient être dépouillés de leurs mandats. Mais en l’occurrence, les manifestants étaient pacifiques, retour donc au langage, comme force, comme moyen d’exprimer sa colère et ainsi d’interpeller l’élu insensible à la misère qui s’étend …

      9. Un poème pour toi Vigneron.

        « Au pied de ma Vigne »

        Vigneron est troubadour
        Il ronfle comme l’Amour
        Et n’attend pas la raison
        Quand le raisin est rond

        La vendange est arrivée
        Leur machine bien rôdée
        Rien ne sert de protester
        Le confort viendra après

  18. « de votre inféodation à l’argent que vous mettez par-dessus tout, par-dessus ce qui nous fait humains. » ==> tarduction : « L’humain d’abord » !

  19. Inféodés à l’argent?
     » Pour ce qui concerne l’UMP, nous avons pu recenser pas moins de huit responsables de la banque dans la liste des membres du Premier Cercle : Jean-Luc Biamonti (managing director), Charles de Croisset (vice-président Europe), Isabelle Ealet (responsable mondiale “commodities”), Laurent Dupeyron (co-dirigeant de l’“european equity”), Pierre-Henri Flamand (directeur du “desk global”), Hugues Lepic (banquier associé), Philippe Khuong-Huu (chef du département “global interest rates products”) et le trader Carole Bettane.

    Est-ce un hasard ? Une convergence de convictions personnelles ? Ou un authentique lobbying d’un géant mondial de la finance. Chez Goldman Sachs, on répond qu’il s’agit d’une « coïncidence » et que c’est « à titre personnel que de l’argent a été versé à l’UMP ».

    Autre cas d’école, celui du groupe Pizzorno, spécialisé dans le traitement des déchets. La société, basée à Draguignan (Var), est impliquée dans une affaire de corruption présumée en Tunisie où elle a fait travailler l’ancien ministre de la défense François Léotard. L’annuaire du Premier Cercle fait apparaître qu’une grande partie du comité de direction du groupe a rejoint le club des grands donateurs de l’UMP : Francis Pizzorno (pd-g), Frédéric Devalle (directeur général), Maria-Pilar Carrozza (directrice financière), Philippe Bonifacio (directeur juridique) et Frédéric Balse (directeur de la propreté).  »
    http://www.mediapart.fr/journal/france/240912/argent-de-lump-la-liste-secrete

  20. Bravo Monsieur Paul…
    Incurie, étroitesse d’esprit, incapacité à voir plus loin que le bout de son nez. Vous avez mille fois raison!!!
    Ajoutez encore à ça, méchants, distants, absents.

    1. Tiens, en ayant comme surnom Bernard henry botul, ça me fait penser que BHL ne s’indigne que très peu (pour ne pas dire « pas du tout »…) sur ce qui se passe en Europe avec les plans d’austérité, les manifs, les images d’émeutes comme cette nuit en Espagne.

      Comme aurait dit Chirac, ça lui en touche une sans faire bouger l’autre.

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