IPSE, « La protection sociale face aux plans d’austérité », à Dublin, le 5 octobre 2012 à 14h

38e rencontre de l’Institut de la protection sociale européenne.

Je ne dirai pas : « Si vous passez par là… », mais si vous êtes par là, poussez la porte.

 

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32 réflexions sur « IPSE, « La protection sociale face aux plans d’austérité », à Dublin, le 5 octobre 2012 à 14h »

  1. ‘tain, qu’on arrête de sur-protéger les retraités, leurs avantages sont considérables, et pensez à ceux partis à 50, 52, 55 ans ! J’écrivais il n’y a pas longtemps : … il s’agit d’un véritable problème de lobbying « démocratique et électoraliste », car les retraités font les déficits des régimes de sécurité sociale, l’ensemble des régimes. Et que dire de ceux partis à 50, 52, 55 ans, ils passeront plus de temps à la retraite qu’en activité. Un immense scandale que l’Histoire finira par relever. C’est le stade de l’écœurement que les plus jeunes doivent ressentir, bien que les plus chanceux bénéficient d’une redistribution de la part de ces nantis d’un système perverti par l’égoïsme. La solidarité nationale doit retrouver les valeurs enfouies de sa genèse, en attendant, on continuera à voir les têtes blanches remplir les avions et les clubs de loisirs.
    Alors pensons aux chômeurs, aux pauvres (ok pour relever les planchers mais aussi réduire les plafonds), aux handicapés, aux indigents, etc. Mais arrêtons de pleurer à cause des 0,15% ou de l’élargissement de l’assiette CSG, tain.

    1. Quand je parle de mauvais coups sur les retraites, je pense au retraites de ceux qui sont encore en activité et qui vont avoir des retraites de plus en plus étiques.
      Je ne parle pas de ceux qui sont déjà à la retraite et qui ont bénéficié d’un optimum du système.
      Pour ceux qui viennent c’est le retour des vieux nécessiteux assuré, avec les « réformes » qui se succèdent pour « sauver » le système.
      Le but du capital est de saborder le régime par répartition, pour que les gens cotisent à des fonds de pension.
      Là est le vrai but de toutes les réformes sur les retraites, transférer dans les mains du privé des fonds importants qui pour l’instant lui échappent.
      D’où toute la propagande pour faire du problème un problème inter-générationnel, alors que c’est un problème de classes. Tout comme le problème de la dette publique d’ailleurs.
      En effet pour privatiser le système il faut d’abord casser tout esprit de solidarité inter-générations. Vous comme d’autres vous y employez fort bien.
      J’espère que les profits que vous ferez sur le dos des travailleurs seront à la hauteur de vos espérances.
      Mais sur le fond rien ne change avec des fonds de pension privés, les capitaux qu’ils gèrent se placent là où ils tirent le maximum de profit, sur le dos en général des salariés en activité.
      C’est pour cela qu’il y a une certaine mauvaise fois à présenter le système par répartition comme une exploitation des jeunes générations par les anciennes.

      1. Personne ( ou presque ) n’assimile coup de rabot sur les retraites versées actuellement avec remise en cause du système par répartition .

        Dès 200è il m’est arrivé de dire que dans l’ensemble des remises en cause nécessaire à un monde meilleur ( au moins en france ) , il y aurait à regarder de ce côté là .

        Du peu que j’ai compris de ce qui est envisagé , il s’agit de faire un prélèvement à la source du versement sur les pensions de ceux qui paient un impôt sur le revenu . Au passage je me demande comment on fait pour croiser le fichier des imposés avec ceux des ayants droits , sachant que les gestionnaires ne sont pas les mêmes ;

        Par contre ,il m’aurait apparu plus acceptable ,

        de promouvoir cette mesure dans un réel contexte de remise en cause du capitalisme financier

        de réserver le coup de rabot aux retraites des « foyers fiscaux  » les plus aisés ( seuil de 3000 euros nets mensuels après IR par exemple )

        de l’accompagner du rétablissement de l’indexation des pensions sur l’inflation ( coucou les Belges) pour « mériter  » la confiance de ceux qui sont le plus souvent prêts à ce retour à la jeunesse .

        Dans un autre ordre d’idée ( mais qui lui génère des dépenses publiques supplémentaires ) , pourquoi réserver aux plus de 60 ans défavorisés des avantages tels que des dégrèvements sur les taxes d’habitation comme petit exemple ?

        Si un cinglé fou de Bercy , aussi assassin et borné que le personnage de Gregory passe par là , on risque bien d’avoir la suppression de ce dégrèvement pour tous ! Alors , Chuuut ….

      2. et bien justement Maquarel, ton système n’est plus viable si la cohorte des retraités ne met pas la main à la poche pour s’imposer un partage plus équitable du patrimoine social en partie confisqué par certaines corporations. Moi je te dis qu’il faut justement en remettre de la solidarité, et pis j’suis un travailleur, ce qui m’empêche pas de constater les failles d’un système.

      3. @ karluss, vigneron et consort

        C’est quoi votre système ? Retourner à l’époque où l’on amenait les vieux mourir tout seuls dans la montagne: comme dans le film japonais « La balade de Narayama »
        Oubliez-vous messieurs qu’un jour aussi vous serez vieux, en tout cas je vous le souhaite…

      4. ok macarel, tous en retraite à 55 ans, je signe tout de suite, et surtout pas de taxe de 0,15% ou autres CSG pour les retraités ; bien, maintenant, une expédition guerrière pour ramener des esclaves. Et c’est moi le méchant ? ….

      5. @karluss

        ok macarel, tous en retraite à 55 ans, je signe tout de suite, et surtout pas de taxe de 0,15% ou autres CSG pour les retraités ; bien, maintenant, une expédition guerrière pour ramener des esclaves. Et c’est moi le méchant ? ….

        Tout ce qui est excessif est insignifiant…

        La question n’est pas de rétablir l’esclavage, mais de mieux répartir une richesse produite par un appareil productif, qui produit toujours plus avec de moins en moins de bras et de cerveaux.

        Un point c’est tout, la pension de retraite étant du salaire différé, il s’agit de rétablir un équilibre plus juste entre capital et travail.

        Sachant que ces dernières années le capital s’est engraissé sur le dos du travail.

        Ce qu’il faut c’est garantir des retraites décentes aux anciens, mais surtout fournir du travail rémunérateur aux jeunes qui ont leur vie à faire. On en revient à la question d’un appareil productif qui peut se passer d’un nombre de plus en plus important de gens, tout en produisant toujours plus, on en revient à la question du chômage et d’une plus juste répartition des richesses.

        Maintenant je suis tout à fait pour la liberté de travailler jusqu’à la mort pour ceux qui le souhaitent, bien que je pense qu’il soit plus naturel de faire place aux jeunes. Simplement je pense qu’une majorité de gens n’ont pas des travaux si passionnants qu’ils souhaitent les quitter les deux pieds devant.

        Ils aimeraient pouvoir bénéficier de quelques années pour pouvoir un peu profiter de la vie avant de grand saut dans l’inconnu.

        Si cette aspiration est devenue irréaliste dans notre monde de marché généralisé, alors je crains que nous nous enfoncions de plus en plus dans la barbarie.

      6. @ Macarel : de ce point de vue, c’est plus compréhensible, mais un salaire différé doit aussi pouvoir équitablement supporter une taxation et ceci autant que le salaire direct ; mais le monde marchand et donc des marchés sait caresser dans le sens du poil le segment des séniors pour écouler ses biens et services. En occident beaucoup de retraités sont fort bien lotis, et beaucoup jouent de cette situation de consommateur-roi pour se comporter comme de bons petits capitalistes et au diable l’éthique. Sinon, je n’ai rien contre vous, j’imagine que vous êtes à la retraite, pas moi 🙁

      7. @karluss

        Eh bien non je ne suis pas à la retraite, avant les réformes de 2003 et 2010 il ne me serait resté qu’un an et demi pour faire valoir mes droits à la retraite.
        Aujourd’hui ce sont trois ans et demi qui me restent avant de pouvoir faire valoir ces droits, qui plus est avec un taux de remplacement qui sera plus faible que les fameux 75%, car avec l’augmentation du nombre d’annuité il me faudrait prolonger de un an et demi de plus pour me rapprocher du taux plein.
        Non vraiment je ne pense pas faire parti de ceux qui sont privilégiés du point de vue des retraites. 🙁
        C’est pour cela que je suis en colère quand j’entends dire n’importe quoi à propos des retraites, en tout cas des retraites à venir…

    2. T’es moins dans le faux que Macaouel Karluss. Le papier de Verhaeghe pose parfaitement la problématique du dysfonctionnement du système de répartition et une bonne idée de ce que ce gvt va devoir s’affronter comme clientèle ou pseudo-clientèle électorale (du genre de Macaouel) et multiples groupes de pression pour enfin remettre à plat cette machine à fabriquer de l’inéquité, de la « dette odieuse », de l’insécurité et par voie de conséquence de primauté grandissante des acteurs privés de la capitalisation ou de la mutualisation corporatiste, qu’est devenue le système de retraite à la française.
      J’ai bon espoir que ça le fasse.

      1. il y a des jours où c’est vigneron qui fait le blog, ce puits de connaissance m’épate ; bon, stop, il supporte pas les flatteries 😉

      2. Je m’étais pas très bien fait comprendre avant-hier dans un post en parlant de « fonction assurantielle de l’épargne » et en disant que ça dérivait sur la question de la sécu :

        c’est sûrement plus clair mouliné par un Eric Verhaeghe (ai lu son bouquin « La démocratie liquide » cet été… pas mal pour son style d’ouvrage (pas très « philo ») )

        Mais cela devient un peu comme l’épargne chinoise, y’a du patrimoine mis de côté par les classes moyennes et surtout supérieures que décrit bien EV, qui devrait aller au soin commun, ne serai-ce qu’à la répartition de la sécu.

        Ce « soin commun » est d’ailleurs le gros morceau des « dépenses publiques » dans le PIB, qui ont toujours l’air « si grosses » (enfin, je sais plus si « dépenses publiques » c’est le nom, ce avec quoi on prétend que nous sommes tous aux crochets de l’un ou l’autre avatar du welfare state).

        vigneron, je t’épargne le lien « soin commun » à « ma scie BS ».

      3. @vigneron

        Toujours aussi provocateur , toujours aussi habile dans l’art de retourner le sens des mots.

        Mais seuls les sots s’y laissent prendre…

  2. Chômage des moins de 25 ans: 55,4% en Grèce, 52,9% en Espagne.

    Selon the Guardian, le taux de chômage des moins de 25 ans en Espagne et en Grèce atteint des records.

    En Grèce comme dans la péninsule ibérique, ce sont plus de la moitié des moins de 25 ans qui sont aujourd’hui sans emploi.

    Ainsi, 55,4% des jeunes grecs sont sans emploi. Quant aux jeunes espagnols, ils sont 52,9% ! Des chiffres très inquiétants.

    Il est du coup assez aisé de comprendre l’ampleur des dernières manifestations, très suivies et très violentes dans les deux pays.

    Il vous précède ou vous suit partout Paul:

    http://www.rte.ie/news/2012/1001/joseph-stiglitz-austerity.html

    Unemployment across the 17 countries that use the euro remained at its record high of 11.4% in August, official data showed today.

    http://www.rte.ie/news/2012/1001/euro-zone-unemployment-stuck-at-record-11-4-business.html

    1. Hé télégraphiste, les taux de chômage des 15/25 ans c’est bien joli mais il faudrait de temps en temps y adjoindre (par précaution) le taux d’activité de cette tranche d’âge et pas répéter ad nauseam ces phrases du genre « un jeune espagnol de moins de 25 ans sur deux est au chômage », c’est spectaculaire mais évidemment faux. C’est 42,7% le taux d’activité des jeunes Espagnols de moins de 25 – Dares 2010 : « taux d’activité France des 15/25 ans est de 39,7%. Au dessus en UE : 69 % au Pays-Bas, 67,4 % au Danemark, 58,8 % en Autriche 59,2 % au Royaume-Uni, 51,7 % en Suède, 51,3 % en Allemagne, 49,4 % en Finlande, 42,7 % en Espagne, 42,1% en Irlande.  Les pays ayant un taux d’activité des 15-24 ans inférieur au taux français : Portugal (36,7 %) Belgique (32,5 %), Grèce (30,3 %), Italie (28,4 %). »
      C’est donc 53 × 43% = 22,8% des jeunes espagnols qui sont au chômage.
      Et 55 ÷30% = 16,5% des jeunes grecs.
      C’est infiniment trop mais au moins le chiffre est juste.

      1. @vigneron
        Tout à fait d’accord !
        Le gonflement de ces chiffres permet de justifier des mesures pour ‘aider’ les moins de 26 ans,le ‘smic jeune’, feu le ‘cpe’ et autres contrats précaires…Un scandale…
        Sans compter la pression que cela exerce sur les autres salariés, à ce rythme, y feront un smic senior, un smic femme, un smic mac..!

      2. Ah bon ? On nous donne des chiffres du chômage artificiellement gonflés pour justifier des mesures « pro-jeunes » ? Ah ben elle est bonne celle-là !!

      3. C’est donc 53 × 43% = 22,8% des jeunes espagnols qui sont au chômage.

        Et pour aider la comprenure……
        Les jeunes espagnols âgés de 15/25 ans se répartissent en DEUX CATEGORIES : ceux qui sont inscrits EFFECTIVEMENT sur le marché du travail ….et ceux qui N’y sont PAS , because sont aux études , font le tour du monde , font une année d’immersion-anglais aux States….etc…..
         »  » C’est 42,7% le taux d’activité des jeunes Espagnols de moins de 25  »  » = environ 43% des jeunes espagnols de – 25 ans sont dans la première catégorie
         »  » Chômage des moins de 25 ans: 52,9% en Espagne  »  » = environ 53% des jeunes espagnols inscrits effectivement sur le marché du travail sont au chômage
        ……..et donc , comme le démontre Vigneron……

      4. « pro-jeune »..!?
        Nan naïf, anti-jeune…De quel droit les ‘jeunes’ seraient-ils moins rémunérés que les autres salariés…? (sans compter les allègements fiscaux)
        Pour encourager une multinationale ou ‘un patron’ à l’embaucher…?
        Foutaises la plupart du temps…
        Sont pas idiots les ‘jeunes’, moins de pratiques certes, mais z’en connaissent même parfois plus que leurs ainés…
        Depuis longtemps, le chiffre du chôoomage des jeunes est ‘gonflé’ (voir commentaire de vigneron) pour justifier des salaires inférieurs voir très inférieurs au smic…De la belle compétitivité !

      5. Pas « gonflé » Paco, il est « juste » ou faux que le taux général, juste présenté de manière abusive.

    2. « moins de 25 ans sans emploi « …..ça comprend qui ? ceux de plus de 18 ? …ceux qui étudient de plus de 18 ? Si c’est 50% de ceux qui n’étudient plus ou qui cherchent un emploi ( inscrits chomedu ?) ….

      1. T’as toujours pas appris à lire Kercoz je vois. Pourcentage des actifs entre 15 et 25 ans au chômage, c’est trop compliqué pour un survivaliste de banlieue chic bordeluche ?

    1. J’adore vraiment ce genre d’articles. « Les mécanismes de défense naturelles », les « lois naturelles », et l’État bien sûr, construction « surnaturelle » qu’il convient de descendre pour que la nature reprenne ses droits. L’État de nature, c’est ça l’horizon du progrès.

      Où-est-ce qu’on signe ?!?

      1. Plus que contre-nature, Julien, l’impôt est anti-nature.
        Le Credo, le Seul l’Unique de ce genre de « libéraux », c’est pas L’amour sauvera les Hommes, c’est, très prosaïquement, L’Impôt damnera les Hommes.

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