LES CHRONIQUES DE L’IMAGINAIRE, « La survie de l’espèce »

Les chroniques de l’imaginaire

[…] Le dessin et les couleurs sont bien faits (merci Stevostin). En amenant les « héros » de notre enfance comme le bonhomme Monopoly, un général et des legos, on s’identifie à ce récit. Cela donne un côté enfantin à cette histoire pour en tirer encore plus de force. C’est bourré de références et de clins d’oeil à d’autres œuvres majeures de la « sous culture ». On croise le tueur de Vendredi 13, le monolithe de 2001 : l’Odyssée de l’espace, le Terminator, et plein d’autres encore que je vous laisse découvrir.

Plus important encore c’est le contenu qui m’a fasciné. Le propos est dur, sans équivoque, bien analysé et parfaitement mis en place grâce à une jolie touche de cynisme et d’ironie. Ça fait du bien de lire un vrai brûlot de gauche. Mais vraiment de gauche, pas communiste, du socialisme de Sartre, de Blum. Ça fait du bien de voir que le capitalisme sans contrôle ni contraintes est un frein pour l’Humain mais surtout pour le capitalisme lui-même.

J’ai beaucoup aimé découvrir l’humanité prenant la forme du lego, où seuls les puissants sont différents (tout en se ressemblant entre eux). On y voit une belle critique de l’uniformité, où ce n’est pas le communisme qui l’introduit mais bien le consumérisme actuel. Les grosses entreprises s’installent partout proposant les mêmes produits à tout le monde. On finit tous par acheter les mêmes choses et ne plus se différencier.

[…] je tiens à remercier les auteurs. Merci beaucoup. Je ne sais pas si vous allez lire cette chronique mais vous m’avez fait passer un bon moment grâce à votre humour et votre sens de l’analyse.

 

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29 réflexions sur « LES CHRONIQUES DE L’IMAGINAIRE, « La survie de l’espèce » »

  1. C’est bourré de références et de clins d’oeil à d’autres œuvres majeures de la « sous culture »

    Mmmh, y a pas que de la « sous culture » !
    On y croise aussi Warhol, Picasso, Bacon…
    Je ne compte plus les « strikes », de tout genre, que l’on pourrait faire…

  2. Les règles monétaires ne sont pas favorables aux populations… ni les stratégies mondialistes

    Il y a quelques années, un analyste chevronné du renseignement économique commentait ainsi « la crise » :

    « Il y a essentiellement deux types de systèmes dans le monde aujourd’hui. Dans un système de crédit, (…) l’argent est émis par le gouvernement, au nom du gouvernement, et il est soutenu par l’engagement du gouvernement à reconnaître ce crédit. Ce crédit peut alors être légalement monétisé et servir de devise aussi bien que de crédit pour le développement. Par contre, dans un système monétaire, l’argent est en dehors du gouvernement et peut être ou non en accord avec la politique du gouvernement. »

    Malheureusement, nous savons vers quel sens le vent a tourné et qui contrôle les banques centrales.

    Plus que cela, les politiques criminelles des banquiers centraux sont soutenues par de nombreux politiciens nationaux hyper dépendants des lobbies, eux-mêmes sous la coupe de qui l’on sait.

    Dans un tel contexte, peut-on espérer en une sortie de crise favorable aux populations ?

    « L’effondrement du système est largement reconnu, et pourtant on a décidé, volontairement, de ne rien faire pour l’empêcher. Il est donc clair que ces gouvernements préféreraient mourir, en condamnant des milliards de gens à mourir avec eux, d’une mort terrible, plutôt que de changer le système. »

    Le banquier qui a écrit ce commentaire en août 2008 a préféré quitté l’une des quatre plus grosses banques françaises où il travaillait, et regarder la suite de notre histoire commune à l’extérieur du monde bancaire.

    Il y a-t-il des Anges parmi vous ? Seuls à même de sauver l’espèce.

    1. La nature comme tous les organismes complexes menacés cherchent des modes de défense mais semble prise de vitesse par la déferlante du progrès technique.
      Plus sérieusement, il est probable – pour garder l’apparence du débat pseudo-scientiste – que la chimie industrielle soit un des cofacteurs de cette diminution de la fertilité.

      1. @ MarlowE:
        //// La nature comme tous les organismes complexes menacés cherchent des modes de défense mais semble prise de vitesse par la déferlante du progrès technique. /////
        Le scientisme nouveau est arrivé ! …..nous allons etre l’espece la plus rapide a disparaitre ….en tant qu’échec …Bon peut etre pas l’ espèce , mais pour la civilisation c’est déja en marche !…et pas pour des raison d’ impuissance , mais pour des raisons d’ obscolescence non programmée .

      2. à kercoz,

        Je ne comprends pas votre « le scientisme nouveau est arrivé ! ».

        En dehors du fait que j’aurais du écrire « cherche » et non « cherchent », je ne vois rien à redire à mon intervention, si ce n’est qu’elle pourrait être développée, mais comme je fais souvent la critique de la mégamachine je ne vois pas la nécessité de renvoyer en permanence à mes sources.

        Quant à l’obsolescence de l’homme, comme de celle des machines qui façonnent sa vie, elle est bel et bien programmée et déjà réalisée, pour des raisons de profit.

      3. La nature comme tous les organismes complexes menacés cherchent des modes de défense mais semble prise de vitesse par la déferlante du progrès technique.

        Oui, mais en dernière, La Nature se garde toujours le choix des armes !
        Eyjafjöll …
        Un petit nom bien islandais, Marlowe, ça vous parle ?
        À lui seul, ce petit volcan merdique, en menaçant de déverser ses cendres au-dessus de nous, avait bloqué pendant plusieurs jours, une partie du trafic aérien européen. 
        « En avril et mai 2010, l’éruption du volcan Eyjafjöll avait entraîné la plus grande fermeture d’espace aérien décrétée en Europe en temps de paix, provoquant l’annulation de plus de 100.000 vols et bloquant plus de huit millions de passagers sur un mois. » Certains professionnels du secteur se montraient toutefois optimistes en estimant qu’une telle fermeture à grande échelle de l’espace aérien ne se répéterait pas…
        M’ouais, selon d’autres spécialistes quand certains de ces volcans islandais se réveillent, leur activité éruptive peut entraîner des perturbations atmosphériques bien plus longues… quelques semaines, voire selon d’autres probabilités, toute une année…
        Alors, la prochaine fois que cela arrivera et que nous verrons nos beaux gros avions, fleurons de la vitesse, bourrés de « notre progrès technique », cloués au sol par milliers… à travers toute l’Europe… (en quelques heures seulement); en nous souvenant de la fable du lièvre et de la tortue… nous penserons à vous Marlowe, en regardant la nature péter de travers, en espérant que les vents ne souffleront pas du mauvais côté… À chacun son programme et la vitesse reste une notion relative selon.

      4. Dans les temps plus riches en logique, il était admis que celui qui apporte une nouvelle, bonne ou mauvaise, ne doit pas être tenu pour responsable.
        Bien entendu, la domination contemporaine affirme tout le contraire.
        C’est une des manifestations du progrès.

  3. +1000 rien à rajouter à part mon « merci » aux auteurs, ce brulot (car pour moi ça en est un) est juste énorme, je suis en train d’en parler à tout le monde, certes il fait souvent rire jaune mais rire quand même, et c’est tellement bien dit, tellement bien fait que la pilule passe bien mieux…

  4. Le « flamboyant » Attali, ce matin sur France-Culture: toujours aussi libéral et visionnaire.
    Les ouvriers de Florange, il faut qu’ils se reconvertissent dans des activités d’avenir.
    Et puis la sidérurgie c’est pas très « ragoûtant », c’est polluant, autant abandonner.
    Juste un truc que je ne comprend pas très bien: de l’acier on en aura encore besoin, ne serait-ce que dans l’industrie automobile. Et puis si on délocalise en Inde, ou en Chine ces activités peu ragoûtantes, elles pollueront quand même au niveau global de la biosphère.
    Je reconnais ne pas arriver à la cheville d’ Attali, mais tout de même il me semble que son discours est quelque peu contradictoire, et aussi un peu condescendant pour les métallos, qui « s’accrochent » à des activités du « passé ».

    1. Depuis 1968, en France, les élites ne veulent plus de tous ces ouvriers qui sont des anarchistes et des communistes ou seulement des sans-culottes en puissance et qui font que le monde sent mauvais.
      Evidemment, comme ce que je viens d’écrire est le petit secret de la domination, tout cela n’apparaît pas au grand jour sous ces termes

      1. (…) les élites ne veulent plus de tous ces ouvriers (…)

        Certes mais le « bug » de leur plan c’est que la suppression du prolo a fait émerger le chômeur… lequel, dans les narines délicates de ces gens-là, ne doit pas sentir bien meilleur !

        On peut toujours le culpabiliser, l’ostraciser et saper son moral en le tenant pour responsable de son état mais, à mon avis, quant une grande part d’un groupe devient paria, il y a des chances pour l’ostracisme change de camp, voir que la chose dégénère en guerre civile, ce qui devrait tout de même incommoder carrément l’élite. Non ?

        Mon raisonnement serait donc à leur place : est-il bien raisonnable, pour gratter les quelques miettes qui m’échappent encore (et qui nourrissent la canaille qui fabrique mon gâteau quotidien) de risquer de perdre le dit gâteau que je n’arrive même pas à finir ?

        Bien entendu, je ne suis pas l’élite…

      2. à Ar c’hazh du,

        Vous supposez que la domination est capable de logique et de sens stratégique.
        Je pense que c’est une erreur.
        Ces gens là sont abrutis et d’abord par tous les mensonges qu’ils racontent.

    2. Attali n »est pas contradictoire, non !
      Très rationnel, au contraire, du point de vue de l’optimisation des profits du capital.

    3. On ne fait pas une politique industrielle ( ou de réindustrialisation ) avec de bons sentiments ( il faut sauver Florange ) ou avec de la condescendance ( reconvertissez vous dans les activités d’avenir ) .

      On préfèrerait ( et sans doute les syndicalistes aussi ) savoir dans quelle pièce globale on joue , les échéances , le périmètre ( français ? européen ? ) , les perspectives sur les quantités et qualités des produits , les inter-realations avec d’autres filières , les formations à initier , les accompagnements à prévoir , les batailles à gagner , la stratégie , les partenaires , les alliés , les ennemis , les ressources potentielles de tous ordres ..

      Où se fait la politiique mondiale de l’acier et comment? Ceux qui managent ce marché ne font ils que cela ?

      1. Enfin, pendant que tous les faire-valoir parlent de cette improbable réindustrialisation, plus personne ne peut entreprendre ou poursuivre la critique de la société industrielle.
        Quel beau spectacle !

      2. Certes Juan mais;

        Il y a des gens qui n’ont pas oublié les promesses de Mittal lors de la reprise d’Arcelor; les promesses ne décoivent que ceux qui y on cru. Une politique industrielle de l’acier ne se fait ni avec des bons sentiments ni à la petite semaine.

      3. On peut comprendre que les hauts fourneaux étaient obsolétes, donc condamnés, cette situation était prévisible, ne date pas d’hier; si l’on veut parler de politique industrielle.

  5. 42€ neuf, 45€ en occasion chez Amazon….
    Le cours de « la survie de l’espèce » monte bien en fin d’année.

    Est-ce que vous penser que je dois liquider mon PEA pour investir dans de la BD subversive ? Ce placement m’a l’air d’avoir un ROI plus élevé ! 😉

    Plus sérieusement, est-ce que vous savez dans combien de temps la réimpression sera terminée ?

  6. Moi demain c’est décidé : j’amène un bonhomme lego à mon boulot.

    Je vais le mettre sur mon bureau, à côté de ma boule de cristal (outil de calcul fort utile) et de ma baguette magique (pour me protéger des vilains).

    Dans le cas du bonhomme lego, je vais attendre de voir si quelqu’un comprend la référence.

  7. Ce livre est passionnant et donne à penser longtemps après sa lecture. J’ai relevé un possible excès …. d’optimisme (!) vers la fin lorsque vous citez la nuit du 4 août et l’abolition des privilèges comme précédent historique où une caste d’oligarches se serait dépouillée volontairement de ses « droits ».
    Voici ce qu’en dit Henri Guillemin dans son texte « Silence aux pauvres » :

    « … Alors qu’il s’agit, pour ces seigneurs pris à la gorge, de désarmer les assaillants,
    de les apaiser, de leur donner les gages d’une bonne volonté amicale, de leur
    faire croire qu’ils ont gagné, tout de suite gagné, et totalement. On s’arrange pour
    que la paysannerie croie tout de bon à l’annulation des droits féodaux, alors qu’il
    n’est question que de les rendre rachetables ; mais, l’heure franchie du plus
    grand péril, on expliquera aux ruraux que, pour être quittes, à jamais, de ces
    versements, il leur faut payer d’un coup trente annuités de ces redevances.
    Impraticable ! L’abolition réelle et radicale des droits féodaux n’aura lieu que
    quatre ans plus tard, en juillet 1793, grâce aux robespierristes du Comité de
    Salut public, Saint-Just et Couthon avant tout.
     » …

  8. Bonjour,

    Où peut-on encore trouver la BD ? Je la possède moi-même et aurais bien voulu en faire un cadeau de Noël.

    Malheureusement, je l’ai acheté 17,10 EUR sur amazon.fr et à ce jour il n’y a plus que des offres au-delà de 40 EUR ! La loi de l’offre et de la demande, d’accord, mais à ce niveau, je crains malheureusement que le Père Noël n’ait plus les moyens…

    Une solution, un magasin l’ayant encore en stock, une date de disponibilité, Monsieur Jorion ?

    Merci par avance,
    Miguel

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