37 réflexions sur « FRANCE CULTURE, Les retours du dimanche, “2013 : la crise à tous les étages ?”, le 30 décembre de 18h10 à 19h00 »

  1. Je souhaite un bon dimanche à tout le monde avec cette autre émission de FC :

    TERRE à TERRE – Les cépages interdits 29.12.2012 – 07:05
    Avec : Freddy Couderc, amateur et collectionneur de vin, auteur de Les vins mythiques, de la Cévenne ardéchoise et du bas-Vivarais ; Hervé Garnier, de l’association « Mémoire de la vigne » et Pierre Galet, historien et ampélographe

    http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4538023

  2. Enfin le retour attendu de Paul Jorion sur France Culture, j’espère que cette fois ci il n’aura pas à en “découdre” avec un chroniqueur halluciné!

      1. Ne pas souhaiter être confronté à un halluciné ne signifie pas refuser de débattre avec un contradicteur. C’était un clin d’oeil à une émission passée.

    1. Bonjour,
      le podcast sera sans doute disponible après l’émission, il sera simple de le récupérer

      Bonne soirée

  3. Il est rassurant de voir que partout et avec quel empressement, on nourrit des rats avec moult ogm. Eh bien on n’allait tout de même pas laisser Mr. Seralini tout seul dans son coin, avec son expérience au combien ratée le pauvre homme… depuis des semaines maintenant on s’empresse, il y a des milliers de rongeurs qui ont abjuré les céréales d’antan pour faire avancer la science.. enfin ! Ou non ? ou pas du tout ? L’expérience déplorable, inique même, injuste, pas encore refaite et on pensait que j’allais oublier…

    L’expérience de Seralini était certes boiteuse, les pauvres bestioles ayant été prises au dépourvu. D’où le stress à la découverte du menu au restaurant, le plat de résistance étant nouveau pour ainsi dire, pour la plupart des hôtes. Et le dessert également, quant au fromage, n’en parlons pas. Bref c’est la nervosité qui a engendré les… désagréments, de la digestion.

    Seralini mon ami, qu’a tu fait de ta vie…? quelle idée. Depuis quand lance-t-on des études sur des sujets qu’on ne veut pas connaitre ?

    Non, c’était vraiment trop triste cette expérience, le sujet sans intérêt d’abord, et les bestioles pas motivées ensuite … l’oisiveté étant la mère de tous les vices, une expérience amorale ne pouvait que produire des résultats condamnables, et donc à quoi bon ? C’est trop déprimant… même si l’on sait maintenant comment rassurer les rats, il est trop évident qu’il va falloir laisser passer du temps pour absorber le choc, et se reconstruire. bref… Seralini = Dr Mabuse.

    1. Le film “Tous Cobayes” que j’ai vu récemment dans ma région avec en prime débat avec le réalisateur, sera à nouveau projeté dans le cadre d’une soirée développement durable.
      Avis à la population.

      http://www.jds.fr/cinema/actu-cinema/tous-cobayes–53574_A

      La Recherche et Terra Eco ont consacré un dossier aux OGM en décembre.
      Pour ma part je me fie d’abord sur ce sujet à un élu régional qui connait le dossier et dont je suis certain de l’honnêteté intellectuelle.

  4. Excellent, un super concentré de Paul Jorion enluminé de Myriam Revault d’Allonnes.
    A diffuser largement pour cours de rattrapage, mise à niveau.

    Hasard ou nécessité, opportunité, ce matin j’ai écouté Europe 1 faute de mieux, exception bien venue.
    Je voulais poster cette intervention sur le blog et miracle, je retrouve Paul et Myriam sur FC.

    On n’est pas sorti de l’auberge.
    Myriam Revault d’Allonnes
    Philosophe, professeur des universités à l’École pratique des hautes études, spécialiste de philosophie morale et de philosophie politique.
    Auteure de « La crise sans fin, essai sur l’expérience moderne du temps », éd. Le Seuil (août 2012)

    http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/C-est-arrive-demain/Sons/C-est-arrive-demain-30-12-12-1362729/

  5. émission de consolation pour ceux que l’on n’admet pas dans les émissions les plus écoutées, celle du matin par ex…. Les invités du dimanche soir servent hélas d’alibi à France culture qui peut ainsi proclamer qu’elle donne la parole à tous..

      1. oui, mais vous savez que si on fait le compte de tous les économistes à gages qui passent le matin, l’équilibre n’est évidemment pas respecté !

  6. A la demande générale, le MP3 de cette émission :

    Site de l’émission : http://www.franceculture.fr/emission-les-retours-du-dimanche-2013-la-crise-a-tous-les-etages-2012-12-30

    MP3 plus bas..

    France Culture / Les Retours du dimanche

    2013 : la crise à tous les étages? 30.12.2012 – 18:10

    2013 © RADIO FRANCE

    C’est dur aujourd’hui la crise/ Tu lèches le noyau de la cerise/ Demain ça sera vachement mieux…chantait déjà Jacques Higelin en 1976… / 1976 l’année où Raymond Barre, premier ministre et sacré par Valéry Giscard d’Estaing « meilleur économiste de France » annonçait qu’il voyait le bout du tunnel, à savoir la fin de la crise qui, depuis le premier choc pétrolier de 1973, secouait la France… et les Français engoncés dans le confort et les certitudes des Trentes Glorieuses… On sait qu’il n’en fut rien et que depuis lors, les Français n’ont jamais connu autre chose que l’incertitude, que cette cage d’acier du capitalisme… la crise nous colle à la peau, le mot nous obsède, nous habite, nous plombe. Oui, la crise définit notre époque, notre condition, notre horizon : elle paraît sans fin ! Alors, à la veille du jour de l’an, à l’aube de l’année 2013, les Retours du dimanche se transforment … entre clio et pythie… afin de vous dire, de vous prédire ce que sera 2013, année internationale du quinoa selon l’ONU, année du serpent et donc de la sagesse dans l’horoscope Chinois… Pour les triskaïdekaphobiques, ceux qui craignent le chiffre 13, comme les Romains et les Vikings, la perspective de 2013 est terrifiante. Les politiques d’austérité dépriment encore plus l’activité économique et le scénario d’une rechute violente de l’économie mondiale n’est pas exlu… Pour ceux qui, à l’inverse, comme les Egyptiens de l’Antiquité ou les Grecs associent le chiffre 13 au bonheur, la crise de la zone euro est derrière nous et il n’y a plus qu’à attendre, tel Godot, le retour de la croissance…
    Et si la pensée économique continuait de se fourvoyer, et si la crise sans fin ne faisait que traduire notre incapacité à envisager le futur…

    Invité(s) :
    Myriam Revault d’Allonnes, philosophe
    Paul Jorion, economiste(sic)

    Thème(s) : Information| Crise| Finance| Gouvernement| Politique| Pauvreté

    MP3 : http://urlalacon.com/AP4044

    Paul a été très bon comme d’habitude, en dépit d’un format un peu court pour le sujet.

    J’ai entendu Paul dire que Pierre Moscovici, notre illustre ministre de l’économie (sic) était d’extrême droite, mais c’est surement mes oreilles qui déconnent, mais ça m’a fait plaisir 🙂

    Keep the right job Paul !!

  7. Je déteste cette émission (c’est mon droit), typique cependant de la stratégie médiatique habituelle de cette radio, qui met en place des présentateurs débonnaires, dont la voix semble toujours teintée de bonne humeur pacifiante, ou de quiétude innocente, – que des qualités qui ne rendent pas justice au sujet. Ils pourraient annoncer un cancer à un patient lors d’une consultation et la chose paraîtrait absolument charmante, voire enviable. Et puis ce serait assurément un cancer sans fin, permanent quoi. On s’y installerait et après tout, ce qui dure est fait pour se perpétuer. Non seulement leur expertise à eux ne s’étaye sur rien du tout mais ils l’ont assénée lourdement. La crise durera … deux décennies et après tout, deviendra une habitude ! puisqu’on vous le dit ! Et Jorion à dessus, heureusement il ne lui restait pas beaucoup de temps à la fin parce que sinon, jusqu’où aurait été cette bacchanale comme dit l’autre ! Ah Jorion, il vaut mieux l’avoir en photo.. il allait passer le braquet et on en le rattrapait plus, heureusement l’émission se terminait pile-poil.

    1. On sentait quand même de la nervosité voir de l’inquiétude dans les questions posées; il y a encore 6 ans, c’était de l’agressivité.
      Il faut beaucoup de courage pour observer et donc vivre l’agonie d’un monde. Et ne pas oublier que cette agonie peut encore durer 50/100 ans ou plus.
      Merci pour l’existence de ce blog et bonne année 2013/eros

  8. Tout de même Mr Jorion !
    “…c’est bidon, c’est de la propagande.”

    Oui, oui ! La purge vite !
    Vivement 2013 !

    “Un discours qui a décollé de la réalité”: de vrais schizophrènes ces économistes conformistes.

    Crise, effondrement, mutation, rupture, tournant, seuil ???

    “Installation permanente dans l’insécurité… “Rétrécissement sur l’instant présent, incapacité à se projeter vers l’avenir.”
    “L’idée de progrès s’est globalement effondrée.” “La perception de l’avenir est celle d’un avenir incertain.”

    L’idée de progrès s’est globalement effondrée, selon moi, parce que les progrès scientifiques et techniques, dans le cadre du système capitaliste, ont servi a construire la fameuse machine à concentrer les richesses, non pas à faire le bonheur du plus grand nombre d’hommes et de femmes.

    Nous vivons le temps du monde plein et, en effet, la question de “la propriété sacrée et inviolable” doit être remise sur le métier.

    La question des “biens communs” doit être remise sur le devant de la scène.

    “Les rêveries idéologiques.” Quel poète ce Moscovici.

    Tout de même Mr Jorion! “Hayek, Freidmann à l’extrême-droite.”

    Ils n’aiment pas la démocratie, mais de là, à les classer à l’extrême-droite.

    J’en veux pour preuve que l’auguste général Pinochet n’était pas d’extrême-droite, il faisait des travaux pratiques pour le compte de l’école de Chicago.

    Qui plus est Reagan et Thatcher, qui étaient d’authentiques démocrates, avaient la plus grande tendresse pour leur auguste ami Augusto.

    Mécréant, qui ne croit pas à la main invisible!

    En finir avec les paradis fiscaux, là, pardonnez-moi mais je ne peux m’empêcher de penser à Don Quichotte. 😉

    1. Un don Quichotte suffirait pour faire disparaître ces moulins à fric qui ne sont qu’illusions.
      Paul votre discours était parfait; on vous sent bien blindé pour 2013

  9. J’en profite pour faire la publicité du livre de Jean-Pierre Lebrun La condition humaine n’est pas sans condition. Lacan explicité. un entretien passionnant.
    Quatrième de couverture
    Érasme l’avançait : « On ne naît pas humain, on le devient. » Mais comment peut-on le devenir ? Quelles évolutions, quelles contraintes doit-on accepter, dès l’enfance puis tout au long de son existence, pour pouvoir vivre véritablement comme un homme ? Et en quoi la société dans laquelle nous vivons favorise-t-elle ou empêche-t-elle ce parcours vers l’humanisation ? Autant de questions que Jean-Pierre Lebrun travaille à clarifier depuis de très nombreuses années.

    Refusant à la fois la nostalgie d’un passé idéalisé et d’être aveuglé par les sirènes du « progrès », il se demande si nous sommes encore capables, voire soucieux, de désirer. Sachant que le désir, le propre de l’homme, a affaire au langage et au manque. Et qu’il se différencie de la jouissance, comblante et par là même mortifère. Or notre société dite néolibérale, imposant la recherche éperdue de ladite jouissance, confondant égalité et égalitarisme, affaiblissant la fonction paternelle au nom du rejet, certes légitime, du patriarcat, tend à dévaloriser tout ce qu’implique la condition humaine. Ce qui a des conséquences majeures, et très concrètes, qu’explore ici Jean-Pierre Lebrun, dans tous les domaines de la vie individuelle et collective : la politique, l’éducation, la culture, le psychisme et ses pathologies, mais aussi la vie conjugale ou les modes de consommation.

    Une réflexion profonde mais accessible, du point de vue de la psychanalyse, sur les problèmes cruciaux que doit affronter l’homme contemporain.”

    1. (…) il se demande si nous sommes encore capables, voire soucieux, de désirer

      Mais si, le désir existe toujours, celui des marchandises que l’industrie nous présente et aussi le désir d’une autre vie qui, lui, est refoulé.

      1. “le désir existe toujours, celui des marchandises que l’industrie “: justement, avec Stiegler, Lebrun dit qu’il ne s’agit pas de désir mais de pulsion ou d’envie (on colle à la chose, on est dans l’immediat). Le désir lui, est construit.

      2. à lou

        Le désir lui, est construit

        Par qui ?
        Pour qui ?
        Pourquoi ?
        Comment ?

        Subtilité de la langue : “j’ai envie de vomir”, je “désire (?) cet autre humain”.

    2. égalité et égalitarisme

      Dans la novlangue néo-libérale, on emploie le mot équité, qui en fait est une égalisation des conditions vers le bas.

      affaiblissant la fonction paternelle au nom du rejet, certes légitime, du patriarcat, tend à dévaloriser tout ce qu’implique la condition humaine.

      Dans ma génération des années 50, j’ai pu constater effectivement cet affaiblissement. Autant il fallait en finir avec le patriarcat, autant une certaine forme de féminisme extrémiste, n’a rien arrangé dans la vie conjugale. Ce sont les femmes qui à 75% demandent aujourd’hui le divorce.
      Bien qu’il n’y ait pas de lien direct, ce qui précède me rend perplexe, quand je vois autant de passion autour du mariage pour tous.
      Disons pour faire simple: « Oui à l’égalité – en droit – des sexes , non a la guerre des sexes. »
      Car il est vrai que le néo-libéralisme prospère sur la guerre de tous, contre tous.
      Quand les gens sont empêtrés dans leurs conflits privés, ils en oublient leurs vrais ennemis, je dirais de classe, qui ont une responsabilité certaine dans la dégradation de leurs conditions de vie.

      1. équité et parité

        La novlangue a ceci de merveilleux que, pour ceux qui savent la reconnaître, elle désigne immédiatement comme ennemi le robot asexué d’apparence humaine qui l’utilise pour nous communiquer des ordres.

        La question que se posent ceux qui pensent qu’une société véritablement humaine pourrait se définir comme “à chacun selon ses besoins et de chacun selon ses talents” n’est pas qu’elle soit égalitaire, mais qu’elle soit anti autoritaire.

  10. Une bonne émission.
    Les présentateurs ont fait un bon boulot, visiblement lu vos bouquins ou en tout cas ne font pas comme si vous n’aviez aucune proposition (Cf Brice Couturier dans les fameux matins), et sont respectueux de votre thèse. Et ça faisait franchement du bien d’entendre deux personnes se tourner vers l’avenir et remettre en perspective et envisager la suite avec des propositions concrètes (pour vous) exprimées dans un contexte d’écoute sans opposition de principe, même si le fond est angoissant (effondrement, sans perspective d’ensemble claire à ce jour).

  11. Je n’ai pas aimé le ton superficiel des présentateurs inconscients de la gravité de la situation économique générale. Les propositions de Paul Jorion ne peuvent être votées par les assemblées d’occident tenues par la finance. L’Europe n’est pas encore un acteur.
    Il semble qu’une agravation des choses soit nécessaire pour provoquer un sursaut.

  12. Comment s’écrit le nom de Monsieur Godly dont parle P. Jorion à la minute 21 ou 22 de l’enregistrement. J’aimerais bien retrouver ses écrits.
    Merci.

    1. Avant propos de P. Artus sur le livre de Michel Santi (lien donné par Paco76)
      “Mais cependant, Michel Santi n’est pas assez sévère, il me semble, avec les Etats et ne montre pas suffisamment sous quelles conditions le crédit (la monnaie) et la dette publique peuvent être utilisés judicieusement.”
      C’est donc une réflexion inaboutie, à en croire P Artus.

      Etrange ressemblance : non, personne n’a le monopole de l’analyse des choses, des faits. Il n’est pas anormal et c’est tant mieux d’arriver “partiellement” aux mêmes conclusions. Ce qui fait et fera la différence, c’est la profondeur (et la simplicité) de l’analyse, avec prise en compte de l’homo sapiens et la force de conviction des propositions.

  13. Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c’est de le transformer.

    XI thèse Ad Feuerbach : K.Marx

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