LE TEMPS EST VENU D’ENFONCER LES PORTES OUVERTES

La tragédie qui se déroule sous nos yeux résulte essentiellement de la disparition de la pensée socialiste du monde en général, et de la réflexion au sein des « partis socialistes » en particulier.

Cela a déjà été dit, et c’est vrai : les « partis socialistes » avaient besoin du communisme comme d’un épouvantail pour leur permettre d’apparaître comme un moindre mal aux forces de l’argent, liguées résolument contre eux.

Aujourd’hui, la population est désarmée devant l’effondrement de l’Ancien Régime contemporain fondé sur l’argent (après l’avoir été autrefois sur la terre) car la pensée socialiste n’est plus défendue par personne. La droite s’identifie à cet Ancien Régime condamné dont l’extrême-droite fournira les dernières troupes (cela s’est déjà vu et se verra encore), la « gauche » s’est ralliée à cet Ancien Régime (même si la maladresse dans son soutien trahit un reste de réticence). Le vide devant nous est tel que le communisme, héritier du dogmatisme de Marx, tente un retour (malgré le souvenir cuisant qu’il a laissé dans les corps d’abord, dans les mémoires ensuite).

Le moment est venu d’enfoncer les portes ouvertes sous peine de voir la civilisation disparaître (et il ne faut entendre par « civilisation » rien d’autre que la capacité à vivre longtemps et en bonne santé, à être éduqué et pouvoir comprendre ainsi le monde dans lequel nous sommes, et être libéré par la gratuité de l’asservissement corrupteur à l’argent).

La pensée socialiste existe : elle est née au XIXe siècle avec les Sismondi, Saint-Simon, Proudhon ; elle a fleuri au XXe siècle avec les Jaurès, Keynes et Debord ; on la trouve au XXIe siècle dans les livres de Robert Skidelsky, ceux d’Adair Turner, ainsi que dans les miens ; elle s’exprime aussi ici-même sur ce blog, dans ses billets invités.

Le temps presse : les « partis socialistes » européens doivent se rallier dans l’urgence au socialisme. Sinon (et il ne s’agit pas là de vaine rhétorique) c’est bien simple : il ne restera plus rien de ce à quoi nous tenons, de ce qui fait que nous pensons (de plus en plus rarement hélas) qu’il fait parfois (oui vraiment) bon vivre !

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