Comment réhabiliter l’action politique ?, par François Leclerc

Billet invité. Ouvert au commentaires.

Comment réhabiliter l’action politique ? Au fil des déceptions et des scandales, celle-ci est désormais vécue comme une sinistre comédie. Son petit monde est semble-t-il marqué à jamais par la connivence et les réseaux d’intérêt, l’occasion donnée de faire carrière quand ce n’est pas des affaires. Il est étroitement lié à un autre monde, que l’on appelle sans ironie des affaires, le pouvoir s’appuyant sur leur cousinage incestueux. Et, quand le rejet l’emporte, cela conduit à de sinistres aventures, à moins que l’indifférence ne prévale, ou bien le sentiment d’impuissance. Mais ne rien faire, c’est laisser faire.

Reconnaissons-le, il y a de quoi détester ce monde-là et ne plus rien lui accorder. De quoi se tourner vers un autre, plus insaisissable et en construction, qui tente d’exprimer une autre manière de faire de la politique, de la réhabiliter en privilégiant de nouveaux comportements, en bousculant des interdits et en renouant les fils de solidarités négligées, guéri des grandes phrases et des grands soirs, ou bien les ignorant tout simplement. Anticipant dans un contexte défavorable une aspiration très communément partagée, mais qui rencontre des difficultés à être globalement formulée. La politique va se nicher là où elle peut et comme elle le peut !

Sans doute faut-il laisser au temps le soin de faire son œuvre, pour le dire pompeusement, au gré des contradictions grandissantes d’un vieux monde bâti de privilèges qui résiste dangereusement, bardé de croyances et de certitudes qui représentent sa meilleure ligne de défense. Sans conteste, il serait erroné de prétendre encadrer ou chapeauter ces initiatives multiformes, au lieu de leur laisser le soin de trouver leurs marques, de prendre leurs respirations et faire leur expérience : l’urgence, avons-nous appris, n’est jamais bonne conseillère, et les avant-gardes sont condamnées à ne pas être suivies pour s’être trop nourries de précédents historiques ayant failli. Si les rebelles n’acceptent pas de suivre des causes qu’ils n’ont pas décidé, comment leur donner tort ?

Avons-nous, à bien y réfléchir, d’autre ressource que de spéculer – à notre tour – sur la maturation et la convergence d’idées et d’actions ayant en commun de tenter de sortir du cadre dans lequel nous sommes enfermés ? De préfigurer un nouveau cadre sans lui donner cette fois-ci par avance un nom ? D’espérer en cette dynamique, car il n’y a pas d’autre voie royale ? Les grands intellectuels dont la voix résonnait n’étant plus de ce monde, leur moment passé, un travail de fourmi est engagé dont l’œuvre ne se découvrira que plus tard, quand on le mettra en perspective. Mais il est fort utile et complémentaire d’aller à la racine des choses, de creuser, de jouer les mouches du coche, car sans une telle démarche de mise à plat comment repartir sur de nouvelles bases ?

Et le rapport de force, direz-vous ? Comment l’imposer aux tenants du maintien de l’ordre qui ne vont pas se laisser faire ? Poser la question ainsi, c’est la prendre à l’envers, car c’est à eux de tenir bon. La fragilité du pouvoir se révèle quand tout bascule, lorsque ce qui était admis devient insupportable, quand apparaît une issue qui vaut la peine d’être jouée. Le principal obstacle à franchir, c’est l’intériorisation du pouvoir des autres. L’Histoire, si l’on veut l’invoquer, ne l’a-t-il pas appris, qu’il serait dommage d’oublier ? Et que les difficultés surviennent ensuite ?

« Tout cela est bien joli, mais c’est un pari sur l’avenir que vous proposez ! », c’est vrai, mais peut-il en être autrement ?

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38 réflexions sur « Comment réhabiliter l’action politique ?, par François Leclerc »

  1. Merci François pour ce texte. Oui le point que nous devrions jamais oublier est que :
     » La fragilité du pouvoir se révèle quand tout bascule, lorsque ce qui était admis devient insupportable, quand apparaît une issue qui vaut la peine d’être jouée. Le principal obstacle à franchir, c’est l’intériorisation du pouvoir des autres »

    Actuellement la victoire du système néolibéral apparait comme totale et c’est son hybris, son immense faiblesse aussi ; plus de respiration = effet cocotte-minute.
    L’Histoire ne se répète jamais et le paradoxe est que les peuples soumis à un matraquage idéologique intense sont en même temps de mieux en mieux informés et surtout qu’il y a des vraies possibilités horizontales pour s’unir ce qui est la crainte de tout pouvoir vertical comme celui qui domine nos sociétés (pour résumer les 1%).
    On pourrait se référer à ces manifestations géantes à Berlin qui ont fait tomber le Mur en 1989 : la peur avait disparue. Plus prête de nous place Tahrir…
    Hier 1.8 millions de Catalans dans les rues : sans avoir besoin de parler de l’indépendance de la Catalogne, il est sûr que les choses sont différentes forcément.
    Et puis demain l’Écosse !
    Amusant car personne ne l’a vu venir. On a entendu des journalistes oser encore parler de « province » du R.-U. , c’est dire … Un chroniqueur économique important (extrêmement dogmatique et borné) du Monde a annoncé la couleur : « Non à l’Ecosse libre!  » et grâce à lui (je lui en sais gré 🙂 , j’ai compris un peu que ce mouvement dans cette vieille nation se jouait aussi contre le néolibéralisme thatchérien, un mouvement pour se défendre et construire du nouveau (avec de l’ancien?).

    Pour en revenir à notre vieux pays, oui il a su refuser et il faut à nouveau le faire. Évidemment au début on peut être seul — en tant qu’individu, groupe, pays — mais comme dit François Leclerc il faut parier sur l’avenir. Un jour Paul Jorion parlant de la constitution sur l’économie (dans laquelle l’interdiction de la spéculation est un article fondamental) avait évoqué l’objection à lui opposée : «  mais on serait les seuls dans le monde. » Eh bien oui ! Quand un jour on a écrit sur le décalogue « tu ne tueras point » l’effet n’a pas été immédiatement suivi, c’est clair ! mais comme l’explique Paul Jorion en réponse à cette objection, il fallait que ce soit fait.
    Si comme nous devons l’espérer tous un vent se lève enfin (quelque soit sa forme), il faudra savoir que dans d’autres pays proches, ou peut-être lointains, des effets positifs pourront se manifester. Nous devons déjà également penser comment établir ces ponts ; heureusement là aussi Internet est malgré l’hyper-contrôle actuel peut être un magnifique outil. Mais il ne faut jamais oublier la force que nous pouvons avoir de proche en proche, en nous réunissant et les billets précédents en ont déjà bien parlé …

    1. La révolution nécessaire est d’une autre portée que celles que vous citez en exemple.

      Demander l’indépendance d’un pays, d’une région, ne remet pas en cause le système économique basé sur la propriété privée des moyens de production.

      Idem pour la chute du mur de Berlin, c’était facile puisque le système « communiste » ne fonctionnait plus, et que des oligarques étaient en embuscade pour récupérer les morceaux, avec le soutien de tout l’occident.

      La révolution dont nous avons besoin passe par la spoliation de certains.
      Et ça on préfère ne pas y penser, car c’est juste infaisable tant que la police et l’armée ne sont pas de notre côté.
      Sans parler des difficultés d’organisation liées à l’écriture d’une nouvelle constitution, par une assemblée…

      En fait, même si j’en rêve, je ne crois pas qu’il soit possible de changer de système, sans que l’actuel ne se soit effondré, et sans probablement pas mal de violence.

      J’aimerais que l’on m’explique ou je me trompe, vraiment.

      1. @ Dominique Gagnot,
        Certes la révolution nécessaire serait d’une autre ampleur — un Grand Tournant ! — mais les exemples évoqués le sont pour deux raisons : rappeler l’immense potentiel pacifique de changement, de « révolution » des peuples quand ils sont unis par millions et l’imprévisibilité systématique des événements historiques. Il me semble que le cas de l’ Écosse implique non seulement un mouvement ‘nationaliste’ mais également un mouvement que je qualifierais de ‘social’ pour simplifier ; au fond on verra bien…
        Pour ce qui est de Berlin, complet désaccord : ne jamais réécrire l’ Histoire ! En 1953 une révolte ouvrière fut noyée dans le sang. Ensuite Hongrie, Pologne , Tchécoslovaquie prouvent la dureté des répressions de ces régimes. Un régime qui ne « fonctionne » plus n’en est pas moins dangereux, au contraire… Récemment les Tunisiens et les autres populations arabes l’ont rappelé. De plus tout est multi-causal. Il n’est pas possible de présenter les choses comme une sorte de complot de l’Occident. Oui après comme on l’a vu en Russie les oligarchies ont récupéré le pouvoir mais dire ça sur la chute du Mur me parait une erreur de perspective.
        L’étape historique que nous vivons est totalement inédite et je me réfère au Soliton qui est le symbole donné par Paul Jorion de l’imbrication des crises majeures. Nos « Maîtres » ont l’illusion de leur pouvoir total mais des processus en cours ne pas toujours être maîtrisables. Des villas de rêve édifiées sur des falaises pourraient basculer dans l’océan 🙂 . D’ailleurs la crise financière de 2007/2008 prouvent que l’on est passé très près d’une catastrophe systémique.
        Les modalités, assemblées, constitution ou tout autre actions doivent être discutés et c’est un début ici.
        Mais selon moi une chose est sûre : quand un mouvement concerne plus de 80 % des gens l’effet d’entrainement est tel qu’il peut empêcher la violence. Reste à montrer ce qui unit pour combattre ce qui divise.

        PS- Après tout le fonctionnaire des RG ou autre service de contrôle (par ex. celui qui surveille ce blog) a aussi des gamins qui n’arrivent pas à trouver du boulot…

      2. @ Jacques Seignan

        Oui, vous avez raison. Toutefois, pour ce qui est du régime soviétique, tout l’occident était là pour dénoncer les mensonges du pouvoir, et nous servions de modèle pour l’après révolution.

        Hélas, nous, nous n’avons pas de modèle à suivre. Tout est à inventer.
        Une grande partie de la population n’imagine pas quitter un système connu, pour quelque chose dont on a pas idée, et dont on ne peut parler (du moins dans les gros médias).
        Si encore ça occupait l’essentiel de l’actualité, ce changement de Système à venir. Mais non! Il n’est pas question de l’envisager officiellement, … évidement.

  2. Comment réhabiliter l’action politique ?

    L’action politique dans nos communes , communautés de communes , pays , régions, dans notre nation , et à l’international , consiste à penser et mettre en œuvre des politiques publiques .
    Ces politiques sont réfléchies et décidées par un tout petit nombre de personnes formant une élite dirigeante oligarchique qui alternent ( en droite gauche) pour faire croire à un fonctionnement démocratique.
    Rien n’est structuré dans l’institution pour que les populations dites citoyennes puissent participer aux réflexions puis aux décisions politiques .
    Réhabiliter la politique c’est réhabiliter la démocratie et par conséquent rendre possible et concrètement vivant l’exercice de la citoyenneté ; c’est donc mettre en place au sein de notre institution, à tous ces niveaux (local et national ) une structure bien décrite et réglementée permettant aux citoyens de participer aux politiques publiques , c’est à dire d’en discuter et d’en décider par la réhabilitation du référendum.
    Tout est dans ce domaine à construire , notamment la culture démocratique de la réflexion et du débat collectif dans un cadre public.

    1. Réhabiliter la politique c’est réhabiliter la démocratie

      Bien d’accord là-dessus.
      Et pour rétablir la démocratie il faudrait modifier les institutions…qui sont le fruit de l’action politique.
      On tourne en rond et c’est ce qui crée cet immense malaise.
      Voir le dernier référendum de 2005.
      Sauf, comme l’entrevoient certains, (ex F. Lordon) à espérer un basculement des affections particulières (y compris chez les élites) lorsque les conditions qui soutenaient jusqu’alors les institutions ne sont plus remplies, lorsque les tensions deviennent trop fortes, que des pratiques jusque là admises deviennent odieuses, lorsque les indignations se coagulent et entrent en résonance, bref que des affects produisent des effets (ex à Barcelone le 11/09)

      1. Oui on tourne en rond ! je pense quand même qu’il vaudrait mieux partir du bas , des communes ,pour donner vie à la discussion publique et pas attendre que des évènements tragiques arrivent .
        De toute manière si  » le peuple » ne s’apprend pas à parler et réfléchir ensemble du bien commun ; il y aura toujours des gros malins qui inventeront pour lui des sixièmes Républiques.
        Il y a la place dans nos institutions telles qu »elles sont pour agir !

  3. Oups! Sauter d’un billet à l’autre donne un peu le tournis…
    Je reprends donc ceci sur votre autre billet, François: « Peut-on penser à la création d’un mouvement de clubs et de comités de toute nature auquel appellerait un manifeste initié par des signataires au dessus de tout soupçon ?  »
    Et pourquoi pas le contraire!
    Si c’est au(x) parti(s) de se fondre dans un mouvement et de porter – tant que le cadre institutionnel n’ aura pas été changé – les aspirations de celui-ci, c’est, il me semble, aux « intellectuels » de se fondre dans le mouvement, à savoir de venir à lui si le mouvement les y convie.
    Nous avons ici un postulat de départ sur lequel nous pouvons être nombreux à nous entendre (80% ?): on ne doit plus pouvoir faire de l’argent avec de l’argent! Cela constitue déjà de fait un manifeste et bien d’autres points déjà discutés sont à même de rencontrer l’adhésion du plus grand nombre… Combien de lecteurs de ce blog seraient prêts à signer un manifeste contenant ces points essentiels? Faire circuler ce manifeste de blog en blog, le faire signer « numériquement » par les lecteurs de ces blogs serait un début. Ensuite travailler en synergie….

    1. Peut être, mais si les français s’intéressaient au problème qu’il s’agit de résoudre, les livres de Paul Jorion se vendraient par millions…

      1. ..mais un fonctionnement nouveau! Podemos a massivement investi l’outil loomio comme moyen de faire vivre la démocratie réelle.

        Pour répondre à D; Gagnot – des que les choses vont se gâter encore plus (pour l’instant nous ne sentons quasi rien de la rigueur…) les français vont se réveiller et chercher a tout va, et il y en aura pas que pour le front national.

        Et les livres de Paul Jorion.. pardonnez moi paul (!) mais il faudra en sortir des versions simplifiées, des histoires à raconter qui puissent être entendues par un plus grand nombre, question de forme, tant que la forme, repose sur un fond solide… tout va!

  4. Comment réhabiliter l’action politique ? Au fil des déceptions et des scandales, celle-ci est désormais vécue comme une sinistre comédie.

    Bonsoir à tous,

    Cette après-midi, je me suis prêté à un petit jeu profitant d’une heure à tuer juste après un rendez-vous.

    Je me suis rendu à la FNAC des Halles à Paris. J’ai d’abord pris connaissance des dispositions des PLV de deux livres en particulier :
    – Merci pour ce moment
    – Penser l’économie AUTREMENT

    La première venait d’être réalimentée sous mes yeux d’une vingtaine de livres environ par les bons soins d’une responsable de rayon. La PLV située juste à côté de l’escalator présentait en tout 32 livres sur 2 colonnes…

    La seconde située au rayon économie au fond du magasin présentait 20 livres sur une colonne…

    Pris d’une certaine intuition, je suis resté devant la première PLV, planté à seulement quelques mètres.

    En 1 heure de temps, j’ai compté :
    – 27 personnes observer la PLV, s’emparer d’un livre, lire sa 4ième de couverture, puis le reposer à sa place,
    – 14 personnes observer la PLV, s’emparer d’un livre, lire sa 4ième de couverture, puis repartir avec,
    – 9 personnes s’emparer du livre directement…

    Soit 23 livres en 1 heures de temps à la FNAC des Halles.

    Quand je suis retourner voir la seconde PLV, il restait toujours 20 livres. Pour ma part, je suis reparti avec mon exemplaire de Penser l’économie AUTREMENT (j’ai déjà lu le premier).

  5. Comment réhabiliter l’action politique ?

    il est malheureusement impossible de le faire dans le cadre des structures actuelles.
    J’en ai expliqué les raisons sur la file suivante (intervention n° 12)
    http://www.pauljorion.com/blog/2014/09/12/il-est-encore-temps-par-cedric-mas/#comments
    Un monde se meure, il n’est pas réformable, il doit s’effondrer pour renaître avec de nouvelles structures qui détermineront de nouveaux comportements dans lequel l’action politique pourra être réhabilitée.

    1. Un monde se meurt : nous sommes dans ce monde, nous en faisant encore partie.. prenante, un tout petit peu… de part notre consom-action.
      Et nous pourrions nous aussi jouer avec le système : avec la petite marge qui nous reste encore, nos minuscules comptes bancaires de fourmis, qui mis bout a bout peuvent peser lourd dans le système, aussi.
      J’ai suivi les conseils de mon libraire militant : viré un de mes comptes qui ne rapportait plus rien sur la NEF… cela pourrait se faire a très large échelle puisque sauf a jouer en bourse, ou a d’autres jeux de paris financiers… l’argent ne rapporte plus rien aux petites gens.

      Et cela nous couterait probablement moins cher à tous et a chaque citoyen de financer du lobying de citoyens plutôt que de laisser faire sans contre pouvoir le lobying « pro ». bref.. pourquoi ne pas se mettre à utiliser le système nous aussi… au lieu de rêver a en changer, tout en ne sachant pas quel autre système implémenter!!!

      Notre système nous laisse toujours beaucoup plus de liberté que par le passé. A nous d’en exploiter le potentiel, non?

    2. Quand un organisme ( social ou pas ) meurt ,c’est qu’il ne remplit plus correctement sa vocation ( survie et « mieux être » ), avec ses quatre moteurs de base :affect , création , organisation , prise de risque partagée .

      Des esprits pas trop étroits savent et peuvent détecter les défaillances les plus mortelles pour le système .Il est bon qu’ils les énoncent et partagent le plus largement possible .Le travail de Paul Jorion et de pas mal d’autres est de cet ordre , avec son repérage des trois solitons par exemple .

      Vous avez en partie raison quand vous dites qu’on ne peut s »opposer à un « écroulement » , ou à trois  » solitons », ou à l’Histoire diraient d’autres .

      Mais la métaphore de l’écroulement a ses limites, car une société n’est pas faite de matériaux inertes qui s’entassent et dont il suffirait de faire le tri , une fois le séisme passé ; elle est faite de matériau vivant qui subit l’écroulement mais aussi le pense ( d’une certaine façon , le domine comme le roseau de Pascal ): vous , elles,eux, moi .

      Ce qui ressortira après l’écroulement sera un étrange alliage de ce qui a été pensé par des millions de bonne volonté durant l’écroulement ( la principale difficulté étant de les faire se comprendre et travailler entre elles ) , et de ce que les matériaux « non humains » permettront réellement .

      J’espère simplement que ce qui renaîtra restera digne d’une espérance folle:

       » Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant  »

      Le cauchemar serait une société à 1 % de transhumains ,car ce système là c’est la mort physique et la mort de ce qui nous fait hommes .

      1. @ Juannessy

         » Le cauchemar serait une société à 1 % de transhumains ,car ce système là c’est la mort physique et la mort de ce qui nous fait hommes . »
        Le cauchemar, ce serait plutôt le triomphe des islamistes et pourquoi pas ? Il y a déjà eu celui des totalitarismes nazi et communistes.
        C’est le bas, l’ignoble, qui attire de manière récurrente les sociétés vers la regression.

        Si vous ne voulez pas d’une société a 1% de transhumains, militez pour que tout le monde puisse le devenir.
        Ou auriez-vous interdit l’écriture quand elle fut inventée parce qu’elle n’a d’abord été accessible qu’à une minorité ?

        Le propre de l’homme est une notion plutôt sujet à débat qu’à certitude.
        Mais la prise en compte de la mort semble en faire partie ; si certains pensent qu’il faut mourir pour aller au paradis, d’autres pensent qu’il faut abolir la mort de l’homme pour créer si ce n’est un paradis, un monde meilleur.
        Je suis pour la liberté, le pluralisme des valeurs… Si un jour de par la science, il est possible d’atteindre l’immortalité, que ceux qui le veulent meurent et laissent vivre les autres.
        Je suis du côté de la vie, sauf dans le cas où ayant de trop mauvaises cartes en main et une possibilité de quitter la table (méthode et opportunité) je devrais me suicider.
        Car je suis avant tout pour la liberté.

         » Des esprits pas trop étroits savent et peuvent détecter les défaillances les plus mortelles pour le système  »
        D’autres esprits pas trop étroits vous feront remarquer qu’avant d’être piégés par un système, nous le sommes par la souffrance et par la mort.
        Et a mon avis, c’est la fuite face à cette réalité qui explique l’avidité des plus riches : amasser avant et pour oublier qu’on va mourir. Qui explique aussi l’avidité d’agir, de consommer et de soi-disant marquer l’Histoire.

        On compense comme on peut.
        Donc on pourra changer de système, il y aura toujours des perversions dont la nature et l’intensité pourront bien m’étonner mais pas l’existence.
        Tant que l’homme sera mortel, bête, mimétique et lyncheur, eh bien… Il agira selon ces quatre caractèristiques.

        Comme je suis pour le moindre mal, je ne dis pas qu’il ne faut rien faire pour améliorer le système voire le changer, après tout, agir à la marge est toujours agir.
        Je dis juste qu’il n’en sortira pas grand chose, comme toujours.

      2. Votre idée de la mort n’est pas la mienne .

        Votre idée de la vie n’est pas la mienne .

        La vie , la mort , la souffrance ne sont pas des pièges.

        Le bonheur n’est pas la jouissance .

        La fraternité n’est pas soluble dans l’éternité

        Nul n’est humain qui ne meurt pas .

        Nul ne peut allier la réalité et la vérité qui ne connait l’agonie .

        Bonne nuit ! Faîtes de beaux rêves transhumains .

      3. @juannessy
        « Ce qui ressortira après l’écroulement sera un étrange alliage de ce qui a été pensé par des millions de bonne volonté durant l’écroulement ( la principale difficulté étant de les faire se comprendre et travailler entre elles ) , et de ce que les matériaux « non humains » permettront réellement .

        J’espère simplement que ce qui renaîtra restera digne d’une espérance folle:

        » Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant » »

        ça valait le coup d’être reproduit sans « … » !

        Voilà tout, l’écroulement est opportunité d’apoptose… c’est finalement beaucoup moins utopique que compter sur des arrangements ponctuels, fussent-ils nombreux et de qualité, appliqués à un système, et moribond, et inadapté au vivant.
        Incompatible serait plus précis.

        Je comprends cependant, que, pour rester audible (voire crédible »), on puisse laisser entendre que des « corrections » permettraient d’éviter l’inéluctable, mais au fond, cela revient à entretenir le moribond, et les souffrances qu’il continue de provoquer.

  6. Un(e) véritable homme/femme de gauche devrait :
    – Prendre conscience que son action ne se résume pas aux sondages d’opinion.
    – Et si la finance est l’ennemi de la gauche, Monsieur le Président vous devriez :

    – 1 Prendre une mesure radicale sur les paradis fiscaux sans re-passer par les assemblés nationales et européenne (49.3 ! Puisqu’on vous a élu pour ça ! On ne veut plus se faire avoir par les lobbys !). Et de prouver à l’historien qu’après son mandat le Président n’a laissé aucune opportunité aux « banques universelles » de faire s’évader leurs clients fortunés (et surtout fraudeurs en bande organisée, les SARL pétées de thunes) sur des îles aux noms improbables, en dehors de votre démocratie.

    – 2 « Pas de paris sur les prix » institué par le même moyen législatif radical, et d’expliquer ce qui en découle.

    Deux points. Deux mesures, de gauche. La dictature de la classe moyenne en voie d’extinction.

    Ps : A ceux qui croient que l’on peut diffuser une idée radicale (mais bonne) dans l’esprit de centaines de députés influencés par les lobbys, l’Histoire récente leur a appris comment aller se faire foutre.

  7. Comment renouveler le débat politique?

    Les symptômes sont clairs : c’est la grande déprime politique, vis à vis des politiques, et de toutes les institutions représentatives.

    Le diagnostic est plus délicat, sur le fond, on peut constater cependant que les partis se sont dévêtis de leurs apparats idéologiques et n’assurent plus qu’une fonction de logistique au service des aspirants au pouvoir. La fin du PC fut un symbole.

    Et pourtant il semblerait que nous ayions soif de politique toujours encore : auteur d’un livre a succès à l’occasion du traité de maastricht, je me souviens d’un engouement extra-ordinaire des français pour la politique. L’appétit me semble être toujours latent.

    En 2007 Ségolène a tenté quelque chose de nouveau : l’ePolitique. Elle fut.. pas mal raillée, à titre personnel et de manière.. assez misogyne, il faut le dire. Mais, sur le fond, son équipe a été déstabilisée semble t il par 1) une avalanche de participations 2) une équipe pas préparée ou pas assez de collaborateurs et 3) un outil web absolument pas à la hauteur de la tache, qui a contribué a généré un espèce de brouhaha qui a malheureusement jeté le discrédits sur le principe, or cet aspect este plus facile à faire évoluer.

    Elle en tant que femme, et son projet d’ePolitique étaient a priori trop en avance sur le temps politique et pourtant.. diablement à point à mon avis sur le temps sociétal : ses meetings participatifs ont eu beaucoup de succès? (ma mémoire est un peu flou sur ce point! des précisions?)

    et si on allait un cran plus loi? poussons le bouchon…!!

    Ce dont on a principalement besoin en france c’est un vrai 3ème pouvoir.
    — Le quinquenat a un effet pervers : celui de ramener le parlement à la botte du président. Ce qui a renforcé l’ascendant du président. Exit le contre-pouvoir du parlement par ailleurs tellement peut représentatif des français…
    — le monde des affaires s’est emparé des médias : exit le contre-pouvoir de la presse. « Le monde »… n’est plus ce qu’il était. Ni libé, ni..

    Le pouvoir, c’est quoi? la capacité d’influencer les décisions? les électeurs? les politiciens (lobbies); Ce pouvoir, nous l’avons! il est à notre portée, dans une forme très embryonnaire sur ce blog par exemple.

    Est ce une déformation professionnelle car j’ai été éditeur? Ce que je pressens comme organisation d’acompagnement du changement est quelque chose qui ressemblerait à une activité d’édition, de formation des citoyens (former au débat, aux outils, diffuser les connaissances), de mise en ligne d’information de grande qualité, d’organisation de débats publiques, avec un travail d’image fort et une éthique solide et de rédaction d’ouvrages « phares » porteur d’un vrai message politique fort, et concrètement appuyé par une activité de lobbying.. du peuple! Un vrai métier d’édition, de formation (vidéos pédagogiques) de médiation et de lobyingsans être un parti : juste une 3ème force, mais si possible, plus puissante que chaque parti pris séparément!

    Ok.. mais les pépettes, on les trouve ou? Et pourquoi pas.. chez les citoyens : via le financement participatif, et avec une structure adaptée coopérative ou association et une « constitution » interne garantissant une bonne éthique et le respect des objectifs, ce qui est plus facile à mettre en oeuvre à petite échelle.
    (Quitte à obtenir ensuite un rétro financement des partis.. ! et/ou divers services mais sous contrôle)

    Ensuite il y aurait 2 « spin offs » ou complément intéressant de développer, dans le même esprit et en synergie :

    1) une mega participation dans une banque de style NEF, une banque du peuple, répondant aux stricte critères de séparation depot/affaire (encore une fois, ce qu’on peut pas faire a grande échelle, on peut le faire a petite et rassembler le plus de monde pour modifier la situation globale..) Le principe de ces banques est de redistribuer tout ou partie des gains financiers des depots vers une association, cela pourrait aussi contribuer a financer l’activité de médiation politique. Il y a une forte convergence entre les deux. Et une manière d’attirer les citoyens sur quelque chose de concret très rapidement.

    et bien sur de laisser faire a cette banque populaire son vrai métier : prêter à la vraie économie, ce que les banques institutionnelles n’ont plus intérêt à faire uisqu’elles se font de l’arget en prêtant directement aux états (merci maastricht..)

    une telle institution pourrait être associée aux premières heures car elle y aurait intérêt et donner cette impulsion initiale de communication… c’est de les premiers metres de la fusée qui consomment le plus d’NRJ!

    2) meme angle d’attaque :: au porte monnaie.. une mega agence de consommation « du peuple » financée en financement participatif plus des produits/services mais sous contrôle du peuple. Qui permette de ré-orienter nos pépettes là ou politiquement nous décidons que c’est une bonne chose.
    C’est fou que.. ce pouvoir d’orientation de la consommation soit actuellement totalement dévolue à la publicité… sans contre pouvoir! Cela me fait enrager dans le métro – deja dit dans un post ici!

    Le pouvoir nous l’avons : c’est l’information, la connaissance qui n’a jamais été aussi largement diffusée mais qui est en danger, le pouvoir de dépenser, de placer notre argent la ou bon nous semble et celui de nous organiser avec le fabuleux réseaux internet.

    Le pouvoir ultime sera à mon avis de choisir à un moment donné la grève des impôts sous une forme très organisée, de dépôt sur un compte tiers, non gouvernemental, de manière à peser massivement, sans s’inscrire pour autant dans une situation de fraude. Mais pour cela il faut être très bien organisé, formé et rodé à l’eDemocratie avant!

    Pour tout cela il y de vraies possibilités de bien mieux organiser les choses, (bien mieux qu’un blog… qui ne peut pas fonctionner a trop grande échelle et qui demande une certaine responsabilité : ce billet est il trop long, utile? inutile..? ici nous sommes entre lecteurs, me dis je pour un echange sur le fond. j’espere ne pas avoir été trop long! hugh!)

    Par exemple loomio est un bon début d’un site s’efforçant d’organiser les flux de questions en les reliant a des actions. On peut faire beaucoup mieux encore. Un media bien organisé, intrinsèquement conçu pour la pluralité conçu pour faciliter le tour d’une question et se raccrocher a des actions concrètes. l’enjeu est de canaliser les NRJ d’un grand nombre de personnes vers des actions concrètes de manière durable et régulière en favorisant avant tout le lien social entre de vraies personnes… C’est techniquement possible.
    loomio un exemple embryonnaire de site de collaboration intellectuelle autour de la resolution de problemes en vue de développer l’action collaborative

    merci a tous.. et encore un grand merci à Paul et tous les participants de ce blog et notamment récemment à Michel Leis dont la « trilogie » (aie il y en avait 4!) sur la « courte histoire de la classe moyenne » (!) m’a personnellement beaucoup éclairée.

    1. Quelques exemples concrets de débats & décision concrètes sur un media structuré :
      loomio – Democratie Relle – mise au point des règles de fonctionnement internes
      loomio – Democratie Relle – mise au point des règles de fonctionnement internes – exemple de décision tranchée et de commentaires nuancés
      loomio – parti pirate – lommio ou pas loomio? pas loomio!
      loomio – parti pirate – loomio : Le retour!

      Dans la catégorie des contre-exemples il y eut récemment le site newsring dont Frédéric taddei s’est exfiltré in extremis, tellement le principe du site structuré en argument pour et contre a été malmené par les actionnaires voraces et .. disons.. peu inspirés, pour rester poli…

    2. Le principal obstacle à franchir, c’est l’intériorisation du pouvoir des autres

      A la relecture de cet article et des commentaires, je trouve cette citation très pertinente, de plus en plus pertinente. A la frontière de la politique et du psychologique. Une pensée conscience créatrice d’action. Féconde. Je me souviens.. d’un déclic quand j’ai lancé ma propre activité d’édition apres avoir fait mes classes chez de gros éditeurs juridiques. Il y a eu un seuil, une bascule, a un moment je me suis rendu compte que ce pouvoir des éditeurs, il était accessible, en fait, en vrai, juste que cela me semblait être inaccessible par l’image qu’ils développent et qui se distille dans la culture qui nous façonne… donc oui : Le principal obstacle à franchir, c’est l’intériorisation du pouvoir des autres !

      Cela dit.. en face d’un policier.. ce genre de pensée est à éviter! j’ai testé! sourires..

  8. La consciece politique à France 2 : (de mémoire)

    Au 20h, reportage chez une famille d’agriculteurs (3 enfants) exploitant 30 vaches et 60 hectares .

    – FR2: « Nous les avions filmés l’année dernière, après la tentative de suicide du père…, et allons voir comment ça va mieux  »
    « Bonjour, alors comment ça va cette année après votre tentative de suicide, vous allez mieux?  »
    – Le père: « Oui, ça va mieux heureusement. C’est dur quand même car le prix du blé a chuté de moitié à cause de l’embargo russe  »
    – FR2: « Ah, oui c’est pas facile alors. Allons voir vos filles (13 et 17ans )  »
    – Les filles: « Nos parents sont très courageux…. larmes  »

    Fin du reportage. Laurent Delahousse, les dents blanches, reprend:
    (dans sa tête: voyez comme d’autres en chient, alors vous plaignez pas…)
    « passons maintenant au foot…

    1. @ Dominique Gagnot

      J’ai ressenti la même gêne (et la même colère), d’autant que dans le même « journal » on va vous étaler les millions de $$ gagnés par Beyonce et Jay Z ou autres « stars ».

      Et comme disait Coluche « Quand on pense qu’il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas ! »

      1. Coluche, s´il était encore la, la révolution serait probablement en marche…
        Bizarrement, il a eu un étrange accident…

  9. Il est nécessaire dans l’analyse du pouvoir politique contemporain de pouvoir distinguer clairement le fait politique du comportement religieux.

    D’un point de vue religieux, le pouvoir de dire « non », hérétique par nature, ne peut être tout au plus qu’un doute passager, toujours transitoire (quoique parfois nécessaire à la consolidation de la doctrine de la foi).

    Pourtant, à la base de toute guerre, de toute révolution, mais aussi de tout acte diplomatique, il y a un acte politique de dire « non ». Le NON des discours de Victor Hugo à la misère, le NON des révolutionnaires aux privilèges, le NON de Jaurès à la guerre, le NON de De Gaulle à Pétain, le NON de De Gaulle à l’Otan, le NON de Badinter/Mitterrand à la peine de mort, le NON de Chirac à la guerre en Irak… et tant d’autres, qui sont loin de n’être que des actes de gloire individuels, car ils deviennent les actes fondateurs et fédérateurs d’une identité politique critique.

    L’histoire ne apprend pourtant que certaines politiques, souvent qualifiées de décadentes, ne peuvent par essence susciter l’adhésion des citoyens et sont alors vouées à l‘échec. Il suffit de se rappeler la République de Weimar, notre Quatrième République ou tout régime précédent inféodé à des intérêts de classes au point de perdre ce pouvoir de dire « non », pour savoir à l’avance la fin tragique qui clôturera la farce sinistre que devient aujourd’hui notre 5eme République.

    Contrairement à nos Hollande et autres Moscovici qui ont prétendu vouloir changer la doxa Européenne de l’intérieur par adhésion et infiltration (et comment donc ? par la magie d’une empathie diplomatique ?) le « méchant » Poutine a lui conservé son pouvoir de dire NON. Ce choix de conserver le pouvoir de dire NON (indépendamment de la question même du bien fondé de ce NON) permet à Poutine et aux citoyens Russes et Ukrainiens adhérant à ce NON d’exister diplomatiquement.

    Il faut arrêter de perdre notre temps à corréler la perte de l’intérêt politique de nos concitoyens à l’exemplarité de nos hommes politiques : ils ne l’ont jamais été et ne le seront jamais, ce qui n’est d’ailleurs pas un problème hors période de crise (ex : le héros Tapie des années 80…)

    Il faut au contraire dénoncer cette religion féroce qui règne à la tête de l’Europe qui empêche nos élus de tout bord de prononcer ce NON qui est l’essence même du Politique ; ce NON salvateur pour toute saine diplomatie, mais qui apparait désormais en Europe comme un fait hérétique.

    C’est cet oubli volontaire d’entendre le NON prévisible des citoyens d’Ecosse (qui fait que Cameron baisse tardivement et diplomatiquement sa culotte) ou de Catalogne, ou même de France quand ces derniers ont été consulté sur le dernier traité européen, qui donnera finalement raison aux partis politiques européen prônant la violence dans l’acte politique, dont le seul parti politique français (et c’est bien malheureux) qui dit clairement et distinctement NON depuis 30 ans sans varier d’un iota.

    Mais qui a dit qu’il était déjà trop tard ?

  10. Quand l’électeur moyen épouse la cause des plus riches
    (…) la plupart des électeurs n’ont qu’une compréhension médiocre de la manière dont fonctionne le système politique et de la manière dont il est biaisé en faveur de l’élite économique. (…) Les citoyens ordinaires obtiennent souvent ce qu’ils veulent, simplement parce que leurs choix sont souvent alignés avec ceux de l’élite.
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20140911trib6ab4b1d46/quand-l-electeur-moyen-epouse-la-cause-des-plus-riches.html

    1. Oui, mais il y´a surtout le fait que les ´´bons´´ candidats sont présélectionnes par le système médiatico-financier, pour bien nous les enfoncer dans la tête. On voit toujours les uns, et jamais les autres. Ou alors juste un peu ceux dont on sait qu´ils ne ferons que de la figuration, histoire de préserver l´apparence ´´démocratique´´ …

      1. En tout cas le système semble fonctionner à merveille…

        Les pauvres n’ont pas la cote selon une étude du Crédoc
        Le regard des Français sur les pauvres se fait plus dur selon une enquête du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) portant sur un échantillon représentatif de 2 000 personnes de décembre 2013 à janvier 2014 publiée le 12 septembre 2014. 37 % des Français pensent que les personnes qui vivent dans la pauvreté n’ont pas fait d’effort pour s’en sortir alors qu’ils n’étaient quue 25% en 2009 au déclenchement de la crise…
        http://blogs.mediapart.fr/edition/sans-abris-sdf-exclus/article/130914/les-pauvres-nont-pas-la-cote-selon-une-etude-du-credoc

  11. S’il est permis, via un « double-lien » (un site citant un autre site… j’espère qu’aucun des deux n’est banni du blog de Paul Jorion, sinon mille excuses), s’il est permis donc de donner ainsi une idée de l’état d’esprit avec lequel j’aborde la proposition de Zébu (n’oubliant pas le point de départ au fil des billets!):
    http://www.lesauvage.org/2014/08/lecossais-fou-decologie/
    Le mot-clé là-dedans: refuser.

  12. Libéralisme économique:
    Système de gestion de la planète, méprisant le plus grand nombre de ses habitants,
    et consistant à en brûler les ressources de sorte à maximiser l’agitation économique.

    Economiste:
    Personnage hors sol qui se complaît à parler de chiffres reflétant l’agitation économique avec d’autres personnages hors sol.

    Croissance:
    Caractérise l’évolution de l’agitation. Plus elle est grande, plus les personnages hors sol se félicitent.

    Finalité du système:
    Sa propre existence.

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