Le Grand Tournant, c’est quand même quelque chose !

En infligeant à la Chine les guerres de l’opium, les nations occidentales parvinrent à retarder jusqu’en 1980 la révolution industrielle de cette nation.

Combinée à un certain nombre d’interférences occidentales sanglantes (la liste est trop longue pour que son énumération complète n’apparaisse pas fastidieuse aux lecteurs du blog de PJ), la dynamique interne au schisme musulman est parvenue en 2014 au stade que le christianisme avait atteint quant à lui le 24 août 1572 (cf. « massacre de la Saint-Barthélemy »).

L’Occident endure aujourd’hui de son côté les affres de la transition dite Skynet (ou Terminator) qui voit la maîtrise humaine sur le monde désormais transmise à la machine.

Le télescopage en 2014 de ces différents processus historiques, soumis chacun à la logique de son propre déroulement, produit un brouet délétère.

Si l’espèce sort indemne de tout cela, elle aura eu bien de la chance !

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109 réflexions sur « Le Grand Tournant, c’est quand même quelque chose ! »

  1. Le débat est là: encore combien de temps? Est-ce la fin de la partie? Notre espèce finira par disparaître, je suis d’accord, dans le sens où nous sommes bien peu de choses. Mais disparaître déjà, le principal danger c’est nous-mêmes! Nous devrions pouvoir nous reproduire et permettre à nos descendants d’avoir une vie meilleure, c’est un peu ça l’éternité, mourir pour que la vie continue. Mais aujourd’hui, alors qu’on annonce la mort de la mort, l’immortalité c’est plutôt la mort de la vie. L’éternité, je la conçois plus comme un avenir collectif, l’immortalité c’est l’individu capitaliste qui devient fou.

    Je vous cite in-extenso pour qu’on ne dise pas que je déforme.

    « Nous devrions pouvoir nous reproduire et permettre à nos descendants d’avoir une vie meilleure, c’est un peu ça l’éternité, mourir pour que la vie continue. »
    Mourir pour que la vie continue est une prolongation, pas l’eternité, d’autant que l’espèce est, selon vous, destinée à disaraitre. On ne peut pas dire qu’une chose soit un peu l’eternité, elle l’est ou ne l’est pas.
    Là il s’agit de prolongation et de progrès social.

    Mais vous allez mourir pour l’eternité, et vos descendants aussi, sauf Dieu rédempteur. Donner la vie, c’est donner la mort et la souffrance.
    Donner le progrès ? Le progrès est une idée neuve, une idée qui s’est incarnée par un progrès social en plein reflux.
    Une idée qui peut aussi s’incarner biologiquement, y compris par la mort de la mort, qui sait ?

    Mais aujourd’hui, alors qu’on annonce la mort de la mort, l’immortalité c’est plutôt la mort de la vie. L’éternité, je la conçois plus comme un avenir collectif, l’immortalité c’est l’individu capitaliste qui devient fou.
    Evidemment, il y a deux façons d’accepter la mort :
    1 La mort n’est pas la mort, il y a une vie future.
    2 Je meurs mais l’espèce survit.
    De nos jours, on a le droit de ne pas croire en Dieu et que seule l’espèce existe, chacun ayant le droit de vivre, de ne pas être sacrifié à la collectivité, et donc de vouloir survivre aussi longtemps qu’il le peut.

    Rêve de capitaliste fou que l’immortalité de l’individu ?
    Faux, rêve qui date de la première oeuvre écrite de l’Humanité, L’histoire du grand homme qui ne voulait pas mourir.
    Ne vous en faites pas, il crève bien, le roi qui ne voulait pas mourir.
    Bon, aujourd’hui, pas besoin d’être roi pour vouloir perdurer.

    Et au fait ?
    Qui veut le plus la survie de l’espèce ? Les transhumanistes. Avec l’idée de prendre en main son évolution, on n’a pas trop envie que l’espèce finisse parce que les hommes se détruisent ou par panne du soleil, ou météorite ou autre. Et puis, c’est aussi l’interêt individuel de chaque aspirant immortel.
    Tandis que les mortels sans religion et ambition se gavent et détruisent puisqu’après eux c’est le déluge, et que des mortels à ambition collective ont tendance a faire des dictatures et à ne pas revendiquer la nouveauté comme l’augmentation des capacités humaines, l’intelligence augmentée et l’immortalité pour tous.
    Ce qui est une erreur, il ne faut pas se plaindre d’une éventuelle exclusion sur une chose future quand on n’a pas pris une réservation sur elle voire même qu’on s’y est opposé.
    Heureusement pour vous, ou vos enfants si vous en avez, le transhumanisme, mouvement individualiste à la base, est aussi devenu plus social, donc on peut espèrer qu’on ne sauvera personne malgré lui mais qu’on le fera pour ceux qui le demanderont.

    Pourquoi pas ?

    1. Noblejoué, vous citez presque in-extenso pour mieux découper à la hache juste après…Comme je l’ai écrit, l’espèce est vouée à disparaître car nous sommes bien peu de choses, le danger c’est nous pour l’instant, mais qui peut prévoir l’avenir dans 100000 ans je ne me risque pas là-dedans, c’est déjà l’éternité, mais l’apocalypse est rarement démenti par ceux qui considèrent le monde et l’être humain. Aujourd’hui les transhumanistes ne proposent rien d’efficace contre l’arthrose mais l’immortalité réjouit certains esprits coupés de la souffrance de leurs cohabitants terriens. Le nombre d’immortels pourrait se chiffrer à combien sur la planète?
      « Immortalité pour tous », vous rendez-vous compte de l’absence totale de pertinence dans ces propos? Je crois que vous voulez vendre un projet assez dépourvu d’ambition, l’individu étant moindre qu’une civilisation. Mais aborder ce sujet maintenant, l’ironie c’est qu’au moment ou l’espèce est menacée par ses propres excès, on trouve de drôles d’optimistes pour annoncer la fin de la mort plein d’espoir! Et à quel titre? celui d’être venu au monde sans l’avoir demandé, il serait alors arrangeant de choisir si cela doit se terminer ou non? Ou par peur de se retrouver face à elle et face à soi-même? Face à la mort…cela sonne comme un jugement, est-ce cela que l’on redoute?

  2. Cher Jacques Seignan,

    Le terme « d’élevage » que j’utilisais était plutôt un trait d’humour tout à fait subsidiaire qui ne nécessitait pas qu’on s’y arrête, et nullement la citation d’un quelconque intervenant.
    Je suis bien loin de considérer mes enfants comme du bétail, et à ce titre, je m’efforce de les inciter à trouver en eux-même des réponses personnelles aux questions vitales qui s’imposent à eux presque quotidiennement alors même qu’il n’ont pas encore de vie professionnelle.
    Pour le reste, je suis tout à fait d’accord avec vous.
    Il faut agir ensemble, mais les bonnes volontés se font rare et il serait peut-être utile que chacun expose ses propres actions, idées ou tentatives individuelles pour enrichir l’expérience commune et donner aux autres l’envie de participer concrètement.
    C’est déjà ce que fait avec assiduité Mr Jorion, et je pense que d’autres pourraient se joindre à lui dans tous les domaines.
    On pourrait ainsi imaginer que dans un premier temps les idées réellement constructives soient livrées « en vrac » puis que nous les classions par thème ou discipline en vue de définir une optique globale pouvant faire l’objet d’un manifeste, d’une sorte de contrat social adapté à l’époque qui est la nôtre et qu’il s’agirait ensuite de faire partager largement.
    Au préalable, Il serait sans doute nécessaire de tracer un cadre stricte de réflexion qui permette d’exclure toute notion nuisible à l’harmonie sociétale à laquelle tout homme aspire ( une sorte de nouvelle déclaration des droits et des devoirs de l’homme d’aujourd’hui).
    Je sais, ce préalable est probablement le plus lourd. Mais il n’est pas pour autant irréalisable,
    puisque d’autres l’on fait avant nous au travers de l’histoire. De plus les moyens de communication actuels font qu’il n’y aurait aucune excuse à ne pas essayer…
    J’ aimerais que Mr Jorion donne aussi son sentiment sur une telle initiative, afin de savoir si il y a lieu d’échafauder plus avant…et à fortiori sur un site qui, si il est bien-sûr le sien , devient heureusement et inexorablement chose publique d’intérêt public !
    Avec mes respectueuses salutations.

    1. Cher TORPEDO,
      J’avais deviné un peu votre trait d’humour… désolé si j’ai un peu sur-réagi…Moi aussi je suis en accord avec vous(avec mes 12 ans de plus).

      En fait souvent ici il y a des propositions d’actions, des débats engagés sur le « que faire ». A suivre, selon moi…

      Tout à l’heure je voulais avoir une approche optimiste. Mais est-ce possible de simplement vouloir être optimiste ?
      Ce soir j’avoue que le « brouet délétère » évoqué par Paul Jorion me semble difficile tellement à contrer et pour être franc j’approche, ce soir, d’un sentiment de désespoir.

      Tout ne peut pas être mis sur le même plan que que nous voyons, sidérés et impuissants — en temps direct :

      – La ville de Kobané va tomber car le sultan turc fait un calcul cynique et que les « Occidentaux » s’en lavent les mains ; des hordes fanatiques vont tuer et oppresser des pauvres gens, kurdes ou autres car à Kobané, il y avait coexistence ethnique.
      – une épidémie née dans des pays parmi les plus misérables du monde qu’il eût été plus facile de juguler en mars 2014 continue de croître — inexorablement ?… mais en Espagne la situation due à l’austérité imposée a réduit drastiquement les moyens dans les hôpitaux…
      – et ici, plus dérisoirement certes, chez les « riches » Français, il est définitivement interdit de voter à gauche. Des millions de gens votent à gauche en pensant que c’est une façon de préserver un rapport de force contre un monde financier triomphant. Eh bien que voit-on ? les chômeurs encore sont stigmatisés. Trop indemnisés ! trop longtemps ! A-ton pensé qu’en exterminant les chômeurs, ça réduirait efficacement leur nombre ? Et on pourrait allonger la liste de ces reniements abjects.

      Mais je voudrais garder un espoir : ce n’est pas possible que notre jeunesse ne finisse pas par réagir, lever les yeux de ses écrans et voie que le roi est nu.

      …et comme on disait durant notre belle et grande Révolution française :
      Salut & Fraternité!

      1. ce n’est pas possible que notre jeunesse ne finisse pas par réagir, lever les yeux de ses écrans et voie que le roi est nu.

        z’y va, Jacquot !
        « Cette jeunesse est pourrie depuis le fond du coeur. Les jeunes gens sont malfaisants et paresseux. Ils ne seront jamais comme la jeunesse d’autrefois. Ceux d’aujourd’hui ne seront pas capables de maintenir notre culture. »
        Inscription sur une poterie de Babylone (3 000 av. J.-C.)

        Les jeunes n’ont jamais eu qu’une qualité : celle de survivre. Et de génération en génération, les vieux ont écrit leur histoire.

      2. @Stéphane-Samuel Portalès,

        Merci pour cette belle citation ! Oui : pas question de raconter à la place des autres, surtout pas des vieux écrivant pour les jeunes — pas plus que quconque ne doit « faire le bonheur » des autres ou écrire leur histoire. C’est bien vu et en fait hier soir ma plume a débordé ma pensée — a permis cette ambiguïté. En effet il arrive très souvent que les jeunes subissent et essayent de survivre : et 14/18 avec sa terrible saignée illustre parfaitement ça…

        Je voulais simplement dire que : « jeune » (et ça doit être compris au sens large) c’est être créatif et audacieux, jeune dans sa tête : je pense que malheureusement avec les ans ça s’émousse (même si il est un contre-exemple facile, S. Hessel avait même devenu très vieux une attitude de jeune).
        Non les vieux n’ont pas toujours écrit l’histoire des jeunes. Un simple exemple: l’âge de l’admirable Saint Just durant la Révolution française… Et aujourd’hui partout il y a bien des éruptions animée par la jeunesse: Occupy WS, Indignados,Taksim, HongKong …Et ça échoue … on peut être pessimiste mais c’est avec ces nouvelles générations que ça peut avancer…
        Jacquot-qui-y-va

  3. @ Torpédo, 8 octobre 2014 à 01:12

    L’historiette contée ne vaut rien, en tout cas rien de nouveau.
    La technologie non maîtrisée est une addiction.
    Il est très facile d’éviter cette addiction:
    d’abord ne pas lui faire de réclame; en second lieu, il reste le choc destructeur et libérateur puis la poubelle. Mais, – prévenir plutôt que guérir aidant-, le refus et l’abstention sont de loin préférables.

    Paul craint la main-mise des robots sur notre survie, gràce à leur performances et autonomie.
    Cette crainte a tout pour être puérile, même si les performances étaient au rendez-vous, ce qui est loin d’être le cas.

    Cependant, l’addiction aux technologies, que l’historiette révèle rend la menace de l’intelligence artificielle crédible. Si cela devait être, ce serait l’indice d’un abandon de notre part,
    une servitude consentie, finalement la perte de notre humanité en ce qu’elle a de plus primitif: la capacité à dire non à la désumanisation. Et certainement pas une « victoire » des robots.
    ( Parler valablement de leur victoire demandera encore beaucoup de temps.)

    Face aux menaces des technologies, surtout informatiques, débrancher est un acte salvateur ( il peut être plus compliqué que simplement tirer la prise…). Mais le juge de paix incontestable reste le marteau, l’arme du choc révolutionnaire.
    Le choix de la poubelle est libre.

    Finalement, une problématique de la classe moyenne, qu’elle s’essaie à nous refiler comme étant exemplaire de la difficulté à vivre dans notre époque si moderne, peut recevoir un traitement simplissime et rationnel.
    Perso, voyant les froidures d’hiver venir , je me demande combien d’enfants ou de femmes sans abri vont souffrir , ou combien de femmes seules en charge d’enfants vont se voir refuser un appartement social et toutes ces genres de choses rendues obligatoires par le refus de la solidarité, sous l’ autorité de l’Etat, d’une classe moyenne rétive à l’impôt progressif. ( relire si besoin. DUDH 1789 Art 13. les mots choquants sont : « en raison de leurs facultés. »)
    Vrai, c’est une autre question.

    1. « Paul craint la main-mise des robots sur notre survie, gràce à leur performances et autonomie. »

      Mais non il ne s’agit absolument pas de cela : je crains un monde devenu invivable à l’homme et où seuls des robots pourront encore prospérer.

      1. Je persiste: ce n’est pas demain que les robots pourront prospérer sans êtres humains. Peut-être après-demain?

        Le problème principal, pour les robots/ordinateur d’aujourd’hui, c’est que ce n’est pas très efficace en gestion d’énergie. Dans Terminator 2, c’est ce qui nous avait le plus fait rire, mes collègues et moi. Et dans Matrix la machine a besoin des humains pour les consommer… Mais pour le moment, comme dans Terminator 3, nous, humains, pouvons appuyer sur le bouton pour couper l’électricité. Aucun des films de la série n’a abordé le sujet: comment les robots continuent-ils après une apocalypse nucléaire qui doit justement couper l’électricité! Peut-être y a t-il des recherches pour rendre les robots autonomes en énergie, c’est à dire comme les plante ou les animaux qui consomment les plantes. Mais personnellement je ne connais ni ces recherches, ni leurs éventuels résultats. En fait je m’inquiéterai lorsqu’on nous annoncera par exemple que des centrales nucléaires ou hydrauliques commencent a être maintenues par des machines sans aucune intervention humaines pendant au moins quelques semaines (et non pas quelques minutes ou heures).

        D’où ma position, ce n’est pas un sujet urgent, au contraire, c’est un sujet qui parasite un peu le reste des propos tenus ici, autrement dit comment « éviter un monde devenu invivable à l’homme »?

      2. comme quoi la vie organique supplantée par la robotique, c’est aussi la joie du capitalisme financier et cette cupidité morbide.

      3. Si le monde est devenu invivable à l’homme, le reste du vivant pourra-t-il encore exister?
        Si oui comment les robots feront-ils pour se défendre contre l’envahissement du monde vivant?
        Quand on voit la vitesse avec laquelle les bâtiments se transforment en ruines on peut se poser des questions.
        Pour que la machine s’en sorte sans l’homme il faut qu’elle puisse éradiquer toutes formes de vie sur la planète, en ce qui concerne les bactéries, c’est pas gagné.

  4. « Rousseau, citoyen du futur » de Jean-Paul Jouary

    « Si changer la société apparaît si difficile, c’est avant tout, pour Rousseau, parce que être dominé ne conduit pas mécaniquement à souhaiter une société sans domination, subir les inégalités ne conduit pas mécaniquement à souhaiter une société d’égalité. La logique de domination engendre dans toutes les consciences, celles des dominés comme celles des dominants, le sentiments que cela fait éternellement partie de la nature des sociétés. Par conséquent, chacun aspirera à se trouver du bon côté: le riche voudra rester riche, et le pauvre rêvera de devenir riche. Le rêve de tout esclave n’est donc pas spontanément de créer une société sans esclaves, mais de devenir enfin maître à son tour. C’est pour Rousseau, la clé de compréhension de la pérennisation de toutes les sociétés injustes, aussi révoltantes qu’elles puissent apparaître. « 

    1. Depuis Rousseau, le paysage a bien changé:

      – les catastrophes climatiques (dont nous ne connaissons que le début), et, bien que le réchauffement climatique soit prévu depuis plus de 40ans, rappelle que la Nature nous domine tous, et ridiculise ceux qui croyaient dominer.
      – nous avons d’énormes moyens (aujourd’hui utilisés essentiellement pour faire n’importe quoi et le plus souvent détruire), pour remettre le monde en état, en particulier éradiquer la misère matérielle, qui engendre bien des catastrophes, y compris écologiques.

      Il nous faudra en tenir compte lors de l’écriture des prochaines constitutions. (en remettant les apprentis dominateurs à leur place…)

  5. Il n’y a qu’une stratégie pour que la route continue:
    Petit, local, autonomes, divers et partageux.
    Ce qui nous détruit, c’est le conformisme.
    Qu’est ce qui oblige les chinois à faire « plus fort » que les occidentaux? Une revanche?
    3000 ans d’histoire pour n’aboutir qu’à copier le modèle capitaliste, c’est décevant.
    Les pays arabes qui n’ont pas réussis à s’émanciper de la domination occidentale après la décolonisation versent dans la guerre civile ethnique et religieuse, conséquences des humiliations subies d’étrangers et des dirigeants indigènes.
    Les hindous semblent plus sages?
    C’est pas gagné.

    1. Petit, local, autonomes, divers et partageux.

      Vous avez résumé la nouvelle utopie altermondialiste.
      C’est une désertion.
      Si vous avez le cancer, je ne vous conseille pas un hôpital.  » petit, local, autonome, divers et partageux ».
      A moins que vous juriez de ne plus jamais monter dans une voiture, je ne vous conseille pas non plus d’essayer de vous procurer de l’essence dans ces conditions-là. Ni de construire vous-même votre ordinateur, et le réseau auquel il est relié. Etc…

      1. Côté cancer

        : la cellule cancéreuse a développé des fonctions énergétiques différentes de celles utilisées par les cellules saines son organisme (Warburg). Elle se protège sous une membrane plus épaisse, moins sensible à son monde extérieur, ce qui met en route des mécanismes biochimiques et génétiques différents. Il n’est pas exclus que ces mécanismes soient ceux qui ont permis le développement de la vie sur terre, à une époque où il n’y avait pas encore d’oxygène dans l’atmosphère et où la composition des eaux océaniques étaient très différentes.

      2. @xavier37 et Stéphane-Samuel Pourtalès et Julio Béa

        Il me semble qu’il faudrait réfléchir à la notion de membrane – comme en biologie.
        La membrane est semi-perméable, elle est sélective. Elle n’empêche pas les échanges, elle les favorise au bénéfice de la cellule qu’elle protège.
        Si l’on détruit la membrane, la cellule meurt immédiatement

        Le

        Petit, local, autonomes, divers et partageux

        n’est pas contradictoire avec les échanges – matériels ou informationnels –
        Simplement qui dit membrane dit sélectivité, qui dit sélectivité dit choix, et qui dit choix dit politique

      3. La membrane, comme toute limite, c’ est contradictoire parce que cela sépare en même temps que cela réunit.
        La « façon d’ être du réel » c’ est justement d’ être contradictoire.
        Heraclite disait en substance d’ un breuvage de l’ époque (genre vinaigrette ), que ce breuvage est tel tant qu’ il est agité, si il n’ est pas agité, les composants se séparent et le breuvage n’ est plus.
        Empedocle disait la même chose au sujet des deux forces amour et haine qui joignent ou séparent
        (si cela se sépare ici , c’ est que ça s’ assemble là.)

        La logique du tiers exclu (la lorgnette ) mène alors a des chimères ou impasses.

  6. Le but du jeu est bien de gagner sur la perte de l’autre.Jusqu’à ce jour, tout est sur le principe de la compétition, politique, finance, éducation, et la corruption fait partie du jeu. Vous étonnez pas que les jeunes soient indifférents à ce monde, il leur faudra bien du courage pour y survivre mais aidés par des robots pour se nourrir, se soigner, se protéger, dépolluer la terre et réparer la planète la survie de l’espèce a ses chances. (La science aussi a ses justes).

  7. Je crois que c’était Leo Ferré qui engueulait en musique ceux qui s’écoutaient parler pour ne rien dire « en regardant passer les révolutions », j’ai peur que nous en soyons décidément toujours là, attendant le sauveur… Sacré Léo! Et encore pas mal de boulot, pour Paul Jorion,
    Cessons donc de chercher chez les auteurs anciens les réponses (ou parfois des justifications pour ne rien faire) à tous les problèmes d’ aujourd’hui…
    Même les anciens se sont aussi trompés parfois, alors réinventons, faisons nos propres erreurs,
    elles seront plus pardonnable et peut-être moins graves que celle déjà commises par le passé.
    Chez les anciens, il faut admirer la sagesse, l’expérience et prendre les idées pour faire autre chose. Sinon ils auront bossé pour rien les vieux!
    Z’ont pas écrit des tonnes de bouquin pour qu’on les vénère en les citant religieusement!
    Saperlipopette!

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