Le « Prix Nobel » d’économie 2014

Quand j’ai appris lundi 13 que le « Prix Nobel » d’économie 2014 avait été décerné à Jean Tirole, je me suis bien abstenu de dire quoi que ce soit car si le nom m’était connu, je n’avais pas la moindre idée de ce sur quoi portaient ses travaux.

Voici cinq jours que j’ai lu tout ce que l’on peut lire à son sujet, y compris plusieurs entretiens accordés par l’heureux récipiendaire.

Ma conclusion ? Très semblable à celle d’Izabella Kaminska du Financial Times : « Ah bon ? c’est donc de ça qu’il était question dans le challenge du Seau à Glace 2014 ! »

Je lis très régulièrement les chroniques d’Izabella Kaminska dans la section « Alphaville » du Financial Times. Un test intéressant serait celui-ci : on soumettrait à un jury de personnes familières des questions économiques un ensemble de textes rendus anonymes de Mme Kaminska et de M. Tirole, et on leur demanderait lequel des deux économistes mérite un « Prix Nobel » d’économie. Je n’ai aucun doute quant à qui l’emporterait à l’unanimité du jury. Mais ce n’est pas ainsi que se décernent les Seaux à Glace.

Lecteurs du Blog de Paul Jorion, nous vous offrons ici, auteurs de billets invités, ainsi que votre serviteur, des réflexions économiques et financières incomparables à celles du « Prix Nobel » d’économie 2014. C’est en raison sans doute de cette absence de comparaison possible entre ce que nous faisons et les travaux de M. Tirole que notre budget recherche est de 1.500 € euros mensuels : le montant des dons que vous accordez très généreusement au Blog de Paul Jorion, pour que nous continuions malgré tout, vous qui n’êtes pas de grosses banques bénéficiant directement du fait que la « science » économique d’aujourd’hui soit à ce point inodore, incolore et insipide et sans rapport aucun avec l’actualité. Merci à vous.

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