Les propositions de Paul Jorion et Bruno Colmant dans « Penser l’économie autrement » (I) Introduction

Couverture choisie

Dans Français, si vous pensez qu’il existe toujours une alternative à gauche (la retranscription s’en trouve ici et la discussion qui y avait lieu se transporte désormais ici-même), je mentionnais le contraste qui existe dans la manière dont sont reçues en Belgique et en France les propositions faites par Bruno Colmant et moi dans Penser l’économie autrement (Fayard 2014). En Belgique, les propositions sont présentées et évoquées comme méritant débat, alors qu’en France, il est dit d’elles seulement qu’on les trouvera dans le livre qui justifie que je sois invité, mais qu’on me demandera en fait de parler de tout autre chose (l’invitation à Blois le 11 octobre dans le cadre de L’économie aux Rendez-vous de l’histoire constitue de ce point de vue une exception ; on peut toujours l’entendre ici).

L’explication que je donnais pour ce contraste est que le sentiment existe toujours en Belgique qu’il y a des politiques distinctes de droite ou de gauche, alors que la France ayant connu depuis des dizaines d’années maintenant des gouvernements dits « de gauche » et « de droite » faisant exactement la même politique, le sentiment s’est installé d’un TINA (There is no alternative) : il n’y a qu’une seule politique possible, celle des gens raisonnables que vous voyez au gouvernement, et que tout le reste n’est qu’élucubrations qui ne méritent pas même d’être évoquées.

J’ajoutais que je me proposais du coup, pour sortir de cette torpeur et de cette résignation des esprits en France, de reprendre ici sur le blog les propositions de ce livre, telles qu’elles y sont discutées dans une perspective de droite par Bruno Colmant et de gauche par moi-même. C’est ce que vais entreprendre de faire en feuilleton.

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26 réflexions sur « Les propositions de Paul Jorion et Bruno Colmant dans « Penser l’économie autrement » (I) Introduction »

  1. Dans le fil précédent s’ était amorcée une discussion entre  » l’ etre et l’ avoir ».
    (L’ être au sens entendu dans l’ intonation 2 ).
    De nombreux malentendus naissent d’ une fausse absolutisation de certains mots ou concepts.
    « L’ esprit d’ entreprise  » fait partie des concepts qui pointent vers « quelque chose de réel  » dont les limites sont floues.
    Le dialogue était la methode utilisée par Platon pour faire apparaitre le vrai, Aristote préférait le syllogisme scientifique (contre mesure face aux redoutables sophistes qui excellaient dans le dialogue).
    Une autre methode peut etre celle de Cincinatus : être vraiment a ce qu’ on fait pour en parler proprement
    http://www.leparisien.fr/politique/videos-arnaud-montebourg-a-repris-le-chemin-de-l-ecole-03-11-2014-4262147.php

  2. Concernant Montebourg, permettez-moi d’avoir de sérieuses réserves et même de gros doutes.
    Le chantre de la démondialisation qui se coltine désormais des cours en école de commerce au contact des apprentis business man du monde entier. Montebourg aurait été plus conséquent s’il nous écrivait un livre sur la santé publique. La façon dont elle s’organise aujourd’hui, en proie aux lobbys. Au lieu de quoi il nous donne surtout l’impression de se constituer dans des délais très courts un bon carnet d’adresses.
    Il y a aussi un sacré paradoxe aussi dans le fait qu’il s’est prévalu de son expérience de dirigeant politique où il était sensé avait les compétences requises pour comprendre le monde de l’entreprise pour obtenir l’autorisation de s’inscrire dans cette école. De même celui qui se prévalait de faire de l’économie politique s’inscrit désormais dans la perspective de l’économie d’entreprise (ou micro économie) semblant alors se rapprocher des positions de Valls et Macron alors qu’ils disait s’en distinguer. J’avoue que j’en perds un peu mon latin, ou plutôt mon chinois. Il dit vouloir entrer dans le monde des affaires, et en même temps il déclare ne pas abandonner la politique, c’est la confusion des genres, non ?

    1. Mieux vaut avoir 2 cordes à son arc, surtout lorsqu’elles sont moisies.

      Mais il n’est qu’une marionnette au milieu (plutôt vers le haut) d’une pyramide de 6 milliards de marionnettes, toutes accrochées les unes aux autres, avec les hyper fortunés au sommet, qui jouent de leurs rentes sur l’ensemble des marionnettes, donc…

      Nous même sommes dans cette pyramide.

      1. Plutôt que 2 fils à son arc, j’aurais du dire 2 fils à sa marionnette. Qui, si les 2 cassent, risque fort de dégringoler de haut dans la pyramide des marionnettes.

        Ne pas oublier que son objectif, comme celui de beaucoup, est de grimper le plus haut possible dans la pyramide…

        La politique ou les affaires ne sont que des moyens destinés à ça.

        Il n'y a pas de conscience politique ou économique, puisque la politique ou les affaires ne sont plus "que" des moyens pour grimper, en s'accrochant aux ficelles de la rente tenues par ceux qui sont au sommet, ou de ne pas tomber.

      2. Amis salariés, amis entrepreneurs, amis… tous nous sommes des marionnettes accrochées les unes aux autres, par les ficelles de la rente… qui s’amenuise, n’étant plus nécessaire aux plus fortunés, qui en ont déjà tellement…

        Nous ne pouvons que dévisser.

        Alors qu’il serait possible d’organiser l’économie de sorte que les ficelles de la rente ne soient plus tenues par des hyper fortunés, mais par les habitants de la Terre, qui en sont tous propriétaires.

      3. @ Dominique Gagnot 4 novembre 2014 à 10:29

        Nous même sommes dans cette pyramide.

        Tout à fait. La pyramide qui nous concerne nous amène à ne voir qu’une seule entité « l’humanité » mais il y en a d’autres qui toutes tirent leur rente de notre terre. Certaines nous survivront certainement.
        Toutes ces entités sont suspendues à notre planète par des ficelles plus ou moins élastiques et résistantes. Dans notre communauté humaine, dans notre pyramide, certains astucieux ont su transformer leurs ficelles de marionnettes en ceintures et bretelles, c’est nettement plus confortable.
        Voir le fil 24 avec ce lien : http://www.pauljorion.com/blog/2014/11/01/la-remuneration-de-lesprit-dentreprise/#comments

      4. Merci jducac de nous renvoyer sur ce fil 24, que j’avais zappé.
        http://www.pauljorion.com/blog/2014/11/01/la-remuneration-de-lesprit-dentreprise/#comments

        @olivier69 4 novembre 2014 à 13:07

        Qui définit quoi ? Et vous ne répondez pas à la problématique centrale de l’usufruit (lacunes des modèles collectifs). Qui pensent ?

        Dans le modèle économique que je défends, la propriété des ressources rares seraient gérées par la collectivité, qui pourrait en tirer une énorme rente, dont actuellement seuls profitent les hyper fortunés.

        « Qui pensent ? »

        Je propose une économie divisée en 2 :

        une partie privée comme actuellement, qui chercherait à s’enrichir en offrant des biens et des services.
        Mais en aucun cas cet enrichissement leur permettrait d’accumuler des ressources rares, propriétés de la collectivité…
        Cet enrichissement ne pourrait que servir leur train de vie, ou être investit dans d’autres entreprises afin d’améliorer encore leur train de vie.
        Autrement dit ce sont ces gens la « qui pensent », …

        ainsi que les représentant de la collectivité qui auraient à gérer les ressources rares, de sorte à en tirer une rente (usufruit) utilisée au bien commun: remise en état de la planète en particulier, et services publics.

        Les hyper fortunés (s’il en restait) n’auraient plus aucun pouvoir, puisque ne détenant plus de ressources rares indispensables à tous (propriété privée), d’ou ils tirent actuellement leur rente à la place des habitants de la Terre. Ils ne pourraient utiliser leur fortune que pour assurer leur train de vie, ou l’investissement productif, puisque la spéculation sur les ressources rares (propriété de la collectivité) serait impossible.

    2. Je rectifie : « apprentis business man » était à mettre en parenthèses, ces étudiants étrangers viennent de grosses boites du secteur privé.

    3. Sur la santé, as-tu essayé de décoder le très ambigu Jean de Kervasdoué dans le texte ? (« Très cher santé », par exemple, il est aussi l’auteur des « prophètes de ‘apocalypse », u npeu un brûlot où on le voit limite succomber à ce à quoi ont succombé les cibles de lobbyistes climatosceptique etc., mais dans la Santé, il est dans sa spécialité « académique »…),,

  3. Il me semble que le parti socialiste vit aujourd’hui ce qu’a vécu le parti radical au début des années 30. Tout en conservant l’étiquette « gauche » il vire de fait sa cuti, fait une politique que la droite ne renie pas et applique la rigueur au nom de la sacro-sainte rationalité économique.

    A l’époque il existait une alternative à gauche, la SFIO. Aujourd’hui, cette alternative est certes existante mais reste marginale aux élections. C’est ce « vide » électoral à la gauche du PS droitisé que je ne m’explique pas…
    Conservatisme culturel « français » ?
    Peur du changement ?
    Magie des étiquettes (si c’est PS, c’est de gauche) ?
    Sidération des électeurs (stratégie du choc) ?
    Un peu de tout ça ou, d’autres choses ?

    J’attends les épisodes du feuilleton à venir avec grand intérêt.

  4. Petit bémol…

    La distinction entre « parti portant une politiques de gauche et « partis portant une politique de droite dure » n’est pas (ou pas toujours) nette en Belgique non plus. Bien-sûr, les économies drastiques dans le domaine de la Culture de ce nouveau gouvernement heurtent (à juste titre) les bons esprits. De même, les accointances de ministres ou de secrétaires d’état flamands avec les milieux d’extrême-droite. Tout cela doit être dénoncé, mais ne doit pas cacher tout le reste…

    il y a bien d’autres mesures prolongeant celles prises déjà par le gouvernement précédent de coalition, emmené avec entrain par un premier ministre socialiste) : perpétuation du mythe du « retour de la croissance par un soutien accru aux entreprises », « activation renforcée » des chômeurs, dégressivité accrue, suppression ou limitation dans le temps de certaines allocations (notamment pour les jeunes), coupes claires dans le budget de divers services publics, respect inconditionnel, zélé, voire panique, des normes et balises de l’UE.

    Il y a, dans ce qui subsiste des politiques de gauche en Belgique, autre chose que de la maladresse : une conversion profonde aux discours managériaux, une résolution à gérer le pays ou les entités fédérées comme une entreprise devant rester impérativement compétitive sur le marché mondial, le tout volontiers drapé dans un discours de vierge outragée à chaque fois que quelqu’un interroge la gauche sur d’éventuelles « trahisons ». Avec enfin, une habileté démagogique à faire endosser à d’autres la responsabilité du pire, auquel on a soi-même contribué.

    On peut lire et comparer la déclaration gouvernementale (gouvernement fédéral de droite) et la déclaration de politique régionale wallonne (gouvernement régional de centre gauche) pour se faire une opinion quant à leurs convergences.

    Naturellement, l’offensive spectaculaire de la droite dure au pouvoir fédéral fait passer la compromission passée et présente de la gauche (au fédéral et aux régions) pour une plaisanterie. Au bas de l’échelle sociale, y compris dans la Culture, on n’est pas dupe. Et l’on s’amuse (comme on peut) de cette déclaration officielle du Parti Socialiste : « 70% des soi-disant « politiques nouvelles » (du nouveau gouvernement fédéral) sont des politiques déjà décidées par le précédent gouvernement (emmené par le Parti Socialiste)! »

    Je pense que la classe politique de gauche (PS et Ecolo) n’est pas loin d’être décrédibilisée en Belgique (du moins en Wallonie) comme en France. Avec la nuance que l’extrême-gauche est plus audible en Wallonie, ancien fleuron industriel.

    Par contre, effectivement, la presse, certains artistes et quelques groupes d’intellectuels (politologues, professeurs d’universités, entrepreneurs aux idées larges, libraires, …) jouent un rôle important d’information et de contre-pouvoir (beaucoup plus que les partis de gauche)… Cela concerne toutefois le petit pourcentage des citoyens capables de suivre ces développements. Il reste à faire la jonction avec une population de base, malmenée et tenue dans l’ignorance des décisions prises… et qui pourrait bientôt, en Belgique aussi, ne plus se reconnaître dans aucune force démocratique.

    1. Il faut comprendre les intérêts de ceux qui, tirent les ficelles des marionnettes médiatiques et politiques, qui elles même tiennent les marionnettes que sont l’ensemble des citoyens, pour prédire la suite des événements.

      Inutile d’analyser le comportement d’une marionnette en particulier, elle ne fait que obéir aux sollicitations de la marionnette qui la manipule. Et ainsi, de proche en proche, il faut admettre que les seuls a véritablement contrôler les choses sont tout en haut.

      Il est clair que ceux qui manipulent l’ensemble, est de laisser tomber les marionnettes UMPS (ou équivalent) car leur discours ne convainc plus personne. Et donc les remplacer par des marionnettes des droites dures, qui elles ne s’encombrent pas de discours. La Belgique a juste un peu d’avance sur la France…

      Qu’est ce qui pourrait faire exploser la marmite ou est enfermé tout ce beau monde?

  5. J’ai posé dernièrement la question de savoir ce qui, de nos jours, pourrait constituer la ligne de démarcation entre la gauche et la droite dans un parlement d’après Constituante. Pour moi, qui pense que l’économie doit humblement se mettre au service des hommes et du vivant dans le respect absolu de la planète, de ses ressources et de sa capacité à se régénérer, la frontière est visible. On peut se représenter les choses sous la forme de trois cercles concentriques. Le cercle de « l’économie » étant tout entier inscrit dans le cercle du  » social » lui-même entièrement inscrit dans le cercle de  » l’environnement ». L’idée n’est pas de moi mais elle me paraît judicieuse. Préférable en tous cas à la conception toujours actuelle qui considère les trois cercles comme quasi indépendants les uns des autres avec toutefois quelques intersections accidentelles. Pour moi, la distinction s’opère dans l’opposition productivisme VS antiproductivisme. Je reprends ci-après un texte dont je ne suis pas l’auteur qui donne une idée explicite de ce que je pense.
    « Le productivisme est un système de pensée qui offre une vision des relations sociales agencée autour de l’économie, de la production/consommation/gaspillage de biens et de services. Le politique, le culturel, l’écologique sont secondaires et déterminés en dernière instance par l’économie. Elle s’impose dans les projets, les décisions, les activités humaines au détriment de l’Être humain, de ses rapports avec ses semblables et de la biosphère. Une indifférence aux lois de la nature. Une ignorance des évolutions de la biosphère (En amont : production. En aval : consommation). Un aveuglement à l’avenir des sources primaires d’énergies et de matières premières, à celui des eaux, des terres et de l’atmosphère. Il se caractérise également par des conceptions erronées : pour la droite libérale la nature est inépuisable et indestructible tandis que pour la gauche marxiste la nature est un ensemble de ressources permettant l’accroissement des forces productives. Le productivisme recherche l’efficience à tous prix. La productivité du travail des hommes et des ressources de la nature doit être au maximum sans tenir compte des impacts humains, sociaux et écologiques. Nous sommes dans l’illimitation : l’ubris. La science apporte son soutien à un projet démiurgique : faire d’un monde défectueux un monde avec zéro défaut. Le productivisme s’inscrit dans le temps long, il est consubstantiel au système capitaliste, conçu comme un processus d’expansion et d’expropriations permanentes, l’expansion devenant la finalité même du système. Le système capitaliste est une organisation de la société dans laquelle le travail salarié est exploité par le capital. Sa dynamique est la recherche de profit. Le capitalisme financier domine. Ses normes de rentabilité s’imposent partout. Toutes les activités humaines et les ressources de la vie sont marchandisées. Les accélérations sont le choix des élites politiques et économiques. Oui, en 2050, un basculement est possible et au-delà de cette limite nous sommes dans l’inconnu. Le décalage est flagrant entre croissance économique et bien-être. En voulant soumettre la nature, au bout du compte, on ne réussira qu’à détruire notre cadre de vie.  »
    Et je poursuis pour terminer par un extrait d’un texte dont je suis l’auteur :
    Depuis que je m’intéresse à la vie politique, j’ai toujours entendu les mêmes arguments libéraux, voire même ultra libéraux, de la bouche des gens de droite et de gauche de gouvernement. Diminuer les charges et les impôts pour créer un cercle vertueux: investissement, création de richesses, emplois, consommation… Mais nous savons tous  que cela n’a  marché que parce l’énergie ne coûtait rien (transport quasi gratuit), qu’on se servait à pleine main dans les matières premières des pays du Sud et qu’on ne calculait ni n’intégrait dans les prix de vente les coûts écologiques. Tant qu’une assez forte majorité de gens ne se sent pas trop lésée par un système inégalitaire, tout fonctionne à peu près. Mais le jour, et il est proche, où la contrainte écologique se fera plus forte, le jour où beaucoup de gens, une majorité n’aura pas les moyens de modifier vite et radicalement son mode de vie,  le système s’effondrera car il ne repose sur rien de solide. Le capitalisme n’a pu se développer spectaculairement qu’en utilisant les systèmes de solidarité, d’éducation et de santé mis en place par d’autres et qu’il a la bêtise de vouloir démolir au nom d’une modernité stupide qui n’a pas de sens et en prétendant vouloir toujours créer plus de richesses  à partager. En les détruisant, il scie la branche sur laquelle il est assis et prospère grassement.
    A suivre
    J’arrête là pour ne pas fatiguer…

    1. @Peska 4 novembre 2014 à 12:42

      Les accélérations sont le choix des élites politiques et économiques.

      Pour être exact, il faut dire:

      « Les accélérations sont le choix des hyper fortunés, à travers les élites politiques et économiques qu’ils contrôlent, ainsi que les médias qui forment l’opinion »

    2. Un aveuglement à l’avenir des sources primaires d’énergies et de matières premières, à celui des eaux, des terres et de l’atmosphère. Il se caractérise également par des conceptions erronées : pour la droite libérale la nature est inépuisable et indestructible tandis que pour la gauche marxiste la nature est un ensemble de ressources permettant l’accroissement des forces productives.

      Au fond, gauche et droite partagent donc la même erreur: le bonheur passe par la destruction de l’environnement (= la sacro-sainte croissance). Pas étonnant qu’on ne les distinguent plus.

      1. Gauche et droite ne décident de rien, et par conséquent ne sont pas responsable des erreurs (si ce n’est qu’ils sont des courroies de transmission). Ils sont au service des hyper fortunés, qui se moquent de tout, sauf d’eux.
        Il n’y a rien à attendre de gauche ou droite.

    3. Dans vos trois cercles ( c’est symétrique ou antisymétrique un cercle, avec un périmètre frontière ou avec un périmètre perméable à limite floue ? Héritage de la pensée occidentale et de la théorie des ensembles ?) , il y en aurait deux déjà sérieusement malades qui rendent l’enveloppe « environnement » ( qui doit faire dans le « continuum »…) impropre à les accueillir .

      Dans le libéralisme philosophique , ce qui rend possible  » l’articulation  » (la superposition ?) , des cercles que vous baptisez Social , et Economie , c’est la propriété ;

      Après avoir été un peu ébranlé par la verve de Zebu, je maintiens finalement à cette heure , que sous des formes plus sexy , virtuelles ou dynamiques , c’est ce même concept de propriété qui fait les « beaux » jours du capitalisme .

      C’est la propriété qui permet au cercle Economie de phagocyter le cercle Social , et maintenant le cercle Environnement avec une « issue de secours  » rêvée dans le transhumanisme .

    4. Le capitalisme n’a pu se développer spectaculairement qu’en utilisant les systèmes de solidarité, d’éducation et de santé mis en place par d’autres et qu’il a la bêtise de vouloir démolir au nom d’une modernité stupide qui n’a pas de sens et en prétendant vouloir toujours créer plus de richesses à partager. En les détruisant, il scie la branche sur laquelle il est assis et prospère grassement.

      Ce n’est pas exactement ça.

      Le capitalisme est un modèle économique contrôlé de fait par les capitalistes, et non pas par les politiques qui sont au service des capitalistes.
      L’Argent qui en fait vient des ressources rares et demandées, maîtrise absolument tout.

      Et ceux qui maîtrisent l’argent, (qui maîtrise tout), sont les propriétaires des ressources rares, avec à leur tête les hyper fortunés, représentés par le FMI, la BCE, la Commission européenne et aussi le MEDEF!

      Nous sommes prisonniers de ce système. Nous ne décidons que dans la mesure ou cela convient aux hyper fortunés. Leur intérêt est de diviser pour mieux régner, et c’est ce qu’ils font a toutes les échelles : entre pays, entre entreprises (la concurrence), entre corporations, etc.

      1. Je précise que le système pourrait être ruiné, et s’effondrer, que ça ne générait en rien les hyper fortunés qui posséderont alors l’ensemble des ressources rares, enfin à leur disposition exclusive.
        Si a une époque il y eut un système d’éducation performant, etc. c’était surtout dans l’intérêt des hyper fortunés, qui ont ainsi poussé le progrès scientifique et technique, débouchant sur la robotisation qui leur sera fort utile.
        Ils seront au final les seuls bénéficiaires de ce progrès, puisque le système s’effondre.

      1. Un rapport qui pourrait vous intéresser

        La fin du pétrole bon marché donnera le coup de grâce. Seuls les suffisamment riche y auront encore accès.

  6. Avec enfin, une habileté démagogique à faire endosser à d’autres la responsabilité du pire, auquel on a soi-même contribué

    .
    Très belle et juste phrase.
    En ce qui concerne le pire, la gauche n’a rien à apprendre de la droite. Dernier exemple: le scandale des jeunes médecins belges interdits d’exercer suite au laxisme et à la démagogie des ministres « progressistes » qui ont toujours refusé un examen d’entrée.

    1. Gauche et droite sont 2 politiques qui ne se distinguent que par leur emballage.
      Donc, en effet ils n’ont rien à apprendre l’un de l’autre.

      Les 2 ont pour mission de plaire à ceux qui les manipulent, et qui sont les hyper fortunés.
      FMI, BCE et Commission européenne sont là pour les y contraindre.

      1. C’est plus grave, il n’y a pas de ‘grands méchants loups’ FMI etc.. qui dirigent et qu’il suffirait de supprimer pour résoudre nos problèmes. Non ! le problème est que nous (en tout cas à 9x%) et tous nos dirigeants (que nous élisons) révèrent la ‘religion féroce’ dont les dogmes principaux sont:
        1) la terre est infinie(sacralisation de la croissance) et
        2) toute activité rémunérée est positive (religion du PIB).

      2. @Hadrien 5 novembre 2014 à 10:24

        C’est plus grave, il n’y a pas de ‘grands méchants loups’ FMI etc.. qui dirigent et qu’il suffirait de supprimer pour résoudre nos problèmes. Non ! le problème est que nous (en tout cas à 9x%) et tous nos dirigeants (que nous élisons) révèrent la ‘religion féroce’ dont les dogmes principaux sont:
        1) la terre est infinie(sacralisation de la croissance) et
        2) toute activité rémunérée est positive (religion du PIB).

        Oui, certes. Mais ceci est entretenu en manipulant l’opinion à « l’insu de son plein gré », bien sur.

        Tout est fait pour que ce système nous paraisse naturel, comme allant de soi.
        Toute critique pertinente du système est bannie des médias. Les journalistes sont sélectionnés en tenant compte de leur degré de soumission au système (ce qui se fait naturellement si l’on peut dire, car les marionnettes qui sélectionnent les journalistes ont elles mêmes été choisies de la même manière, etc, etc.)
        Ceux qui éventuellement ne se soumettraient pas ne passeront jamais sur les antennes (Franck Lepage) ou seront virés (Daniel Mermet)

        Seules les critiques « en bois » du système sont acceptées avec bienveillance, car elles entretiennent l’illusion que les médias sont libres.

        Sinon FMI, BCE, Commission européenne, sont des outils NON DEMOCRATIQUES capables de faire plier les gouvernements, car eux disposent du pouvoir de la Finance, que leur ont abandonnés les états. Et à ce titre ils sont de grands méchants loups.

        Par ailleurs les dirigeants que nous élisons sont présélectionnés par le système médiatique. Ceux que l’on veut faire élire apparaissent en permanence dans les médias. Les autres, beaucoup moins ou pas du tout.
        Personne n’irait voter pour quelqu’un de jamais vu ou presque. On vote pour des personnages qui nous semblent familier.

        Les médias ont un rôle essentiel.

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