Comme à Craonne…, par Zébu

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

La crise !

Un beau jour de fin d’été, encore préoccupés par nos histoires de vacances et de rentiers, on finit par apprendre que la crise a éclaté et que c’est une sale affaire cette fois-ci, pas du genre de celle de 74 où il faut s’économiser : du genre de celle qui peut tout foutre à bas.

On s’affole, on s’inquiète, un peu. On nous assure à la télévision que pas un de nos centimes ne sera fauché comme les blés sur les champs de cette horreur économique, les ‘subprimes’, comme ils les appellent.

On nous cache tout, on nous dit rien, mais on veut bien y croire.

Des tombereaux d’argent frais sont déversés dans les caisses sans fonds, les tiroirs-caisses qui nous dévaliseront, mais faut ce qui faut, on est mobilisé, de toute façon, on n’a pas le choix.

Sur ce front là, on entend même déjà des discours qu’il faut ‘tout changer’, un nouveau monde qu’on nous promet. Et avec la Noël qui s’en vient, on commence à creuser des trous, pour se protéger du mal qui pourrait nous atteindre. On s’oublie un peu, la peur est passée plus loin. Elle reviendra.

L’année d’après, c’est la grande offensive ! Faut consommer et faut pas lésiner, non plus, avec les moyens, les grands, de ceux qui s’en viennent s’ajouter comme une montagne sur le monticule de dettes qu’on avait déjà formé. On va voir ce qu’on va voir …

Pendant ce temps là, c’était la débandade dans l’immobilier, un vrai carnage, ils criaient aux renforts, ils ont été servis : on a remis les pompes à avantages fiscaux en action et pas qu’un peu. C’est dingue comme quoi l’argent est solide, même dans des fondations pourries. Sur le front, on entend des nouvelles de chez les Grecs, les Portugais et même les Irlandais, des nouvelles pas rassurantes, des trucs qu’on préfère pas trop ressasser. Les cauchemars, ça n’aide pas. On se ment comme on peut.

Justement, en parlant de mensonge, on en exhibe un gros, de mensonge : les Grecs nous auraient mentis ! Fauchés, complet, des truands de comptables qui vivaient à crédit, et personne qu’avait rien vu. On va avoir du mal à avaler cette histoire, mais il va surtout falloir mettre la main au portefeuille pour le coup et pas pour rien. Parce que c’est l’avalanche sur la tête des pauvres Grecs, qui se laissent pas faire les bougres, ils en auront pas fini avec eux, c’est sûr. Mais quand même. C’est l’hiver là bas. Ils les alignent et les fusillent, pour leur apprendre qu’on ne déserte pas face à la crise. Des déserteurs, quelle drôle d’idée …

Plus personne ne rit d’ailleurs. La croissance, qu’avait fait une risette l’année dernière, s’en est allée elle aussi. On l’espère chez les Chinois, mais pas encore chez les Ricains : il paraît que des villes entières sont tombées chez eux.

On nous distrait en nous parlant d’identité et puis des élections qui s’en viennent mais la vérité c’est que tout le monde est mobilisé pour creuser : on creuse, on creuse, on creuse. En face aussi, on fait la même chose. Ils défendent leurs positions, ils sont ‘too big to fail’ comme ils disent. On lance alors plusieurs assauts, sur leurs dérivés, sur leurs bénéfices, mais on se casse les dents sur leur droit et nos généraux nous tirent dans le dos, pour nous apprendre … à résister face à la crise ! Les Ricains entre-temps font pas dans la dentelle, ils font pleuvoir le fer des amendes à coups redoublés, sans pour autant qu’on ait l’impression que cela les ait un tant soit peu entamés. C’est que même quand ils perdent du terrain, ils le regagnent aussitôt, parce qu’ils ont des lignes arrières très profondes, bien établies, avec des réseaux de communication enterrées.

Nous, on commence salement à morfler. Les offensives se sont avérées les unes après les autres inutiles, au prix fort. Les copains qu’ont disparu, on commence à les oublier, pour éviter de penser à soi.

L’Etat-major, ça se voit, ils ne savent plus quoi inventer pour lutter contre la crise. La dernière en date ! L’offensive de l’offre ! Cela ne s’invente pas, ça se décrète, même mal : ça bouge dans les rangs, on entend grogner, mais personne ‘crosse en l’air !’. Faut dire qu’en face, la crise commence son barrage de préparation et on entend les coups sourds marteler la crête, au loin. On nous répète que notre ligne Maginot de la BCE fera tout ce qui est en son pouvoir, mais les gars n’y croient plus, et à dire vrai, cela fait déjà 6 ans qu’on est dans notre gourbi, rempli de travail croupi et de rats de crédit qui pullulent en couinant ‘aux bonnes affaires !’. 6 ans !!

Certains parlent de l’arrivée de la croissance pour l’été prochain mais ils sont vites coupés dans leur délire : ferme ton clapet !

Ce qui nous inquiète vraiment, plus que la fatigue, plus encore que les copains tombés au front, ni même le poteau, c’est de savoir que c’est pour bientôt, la grande offensive. Alors, on se terre et on continue de creuser, d’étayer nos tranchées.

On commence à se dire qu’il faudrait faire nos adieux …

Adieu la vie, adieu l’amour,
Adieu toutes les femmes
C’est bien fini, c’est pour toujours
De cette crise infâme
C’est à Florange sur le plateau
Qu’on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
Nous sommes les sacrifiés

[La chanson de Craonne]

Pia Colombo

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84 réflexions sur « Comme à Craonne…, par Zébu »

  1. Dans le clip il manque le plus intéressant, la dernière partie qu’on peut trouver sur wikipedia:

    C’est malheureux d’voir sur les grands boulevards
    Tous ces gros qui font la foire
    Si pour eux la vie est rose
    Pour nous c’est pas la même chose

    – Refrain :
    Ceux qu’ont l’pognon, ceux-là r’viendront
    Car c’est pour eux qu’on crève
    Mais c’est fini, car les trouffions
    Vont tous se mettre en grève
    Ce s’ra votre tour, messieurs les gros
    De monter sur le plateau
    Car si vous voulez faire la guerre
    Payez-la de votre peau

    Et en plus j’ajouterais à « C’est malheureux d’voir sur les grands boulevards
    Tous ces gros qui font la foire », qu’il y avait aussi des grosses, sur les grands boulevards, qui devaient faire la foire. Mon père, 84 ans, me soutient qu’elles auraient pu l’arrêter, cette guerre, si elles avaient vraiment voulu, au lieu d’aller fabriquer des obus, mais ça, c’est une autre histoire.

  2. La solution merveilleuse.
    Des participants sur ce blog, les syndicalistes, la gauche (marxiste ou non ;), des droites (surtout extrêmes) et même des économistes nous annoncent la bonne parole de vérité qui résoudra tous nos problèmes : dette, chômage, misère, etc …
    Oh merveille ! ce sera non seulement efficace, mais agréable.
    Je ne vous fais pas languir ! Cette solution, mais c’est bien sûr ! : augmenter le Pouvoir d’Achat !
    Voici une Parabole : Parole de Keynes (selon ses zélotes) :
    Un gouvernement juste (lisez de gauche) sait que ses fonctionnaires sont surchargés et sous-payés. Il en augmente les salaires et engage des chômeurs. Ces heureux salariés se précipitent dans les magasins et achètent.
    Refrain : Les commerçants, joyeux, commandent aux industriels qui se frottent les mains. Commerçants et industriels doivent assurer la demande (ça s’appelle la Croissance). Ils engagent. Les syndicats, au vu des bonnes affaires obtiennent des hausses de salaire (la Croissance !). Les taxes affluent, la dette s’éponge (mais oui, la Croissance !). Les heureux nouveaux salariés augmentés se précipitent dans les magasins. Refrain.

    Bon : queskicloch ?

      1. Opinion : Qui est cet Hadrien ? Hadrien Gournay l’analyste de Contrepoints,les libéraux.Org ? Quand il ne tape pas sur l’Etat et les services publics c’est sur la gauche. Si c’est lui, il est français et écrit aussi sur le blog de Bruno Colmant. Le pire c’est qu’il croit à ce qu’il raconte. Ce n’est pas normal d’avoir une telle hargne. N’est-il pas prolétaire comme nous ou bien est-ce un rentier ?

      2. On va quand même préciser à Hadrien que sa proposition se heurte à des obstacles majeurs:

        – le gaspillage des ressources qu’elle suppose n’est pas supportable, il faudrait à la (grosse) louche le diviser par 10.

        – ça ne résout aucunement la question du développement des pays les plus défavorisés qui continueront de s’enfoncer, en générant quantité de problèmes annexes.

        En bref, ce système à la … a assez duré, même si Hadrien s’y amuse beaucoup.

        Les catastrophes climatiques, conséquence du réchauffement climatiques, ne suffisent pas encore à vous réveiller?
        Il faudrait qu’une tornade rase la région parisienne? ou que l’on ne puisse plus y respirer sans équipements de survie?
        Que vous faut il?

      3. Il faut donc que je précise qu’il s’agit de deuxième degré ;).J’essayais simplement d’entamer une discussion sur la relance par la demande prônée par les gauches (entre autres).

    1. Le deuxième degré est difficile à manier.. Peut-être avec des petits machins rigolos, ou des italiques.. Parce que je suis sûre que c’est du 2ème degré.. Enfin j’espère

  3. Pour refuser cela, tout est fait pour qu’on s’isole, loin, dans une ferme avec un jeu de go, vieillissant sans plus s’occuper de ce système repoussant, sacralisé et intouchable où, sitôt lancées, toutes les initiatives sont étouffées. Pensant à soi aux proches et côtoyant que des convertis.
    Lutter contre l’inhumain est une tâche inhumaine, peut être que c’est à Gaia de s’en charger au bout du compte.
    Pouulala, courage tout le monde.

  4. L’Etat-major, ça se voit, ils ne savent plus quoi inventer pour lutter contre la crise. La dernière en date ! L’offensive de l’offre ! Cela ne s’invente pas, ça se décrète, même mal : ça bouge dans les rangs, on entend grogner, mais personne ‘crosse en l’air !’

    A l’Etat-major on a des états d’âme …. le moral n’est pas bon.

    1. « Dans “pacte de responsabilité”, il y a “responsabilité”. (…) Très peu d’accords de branches ont été signés. C’est un échec et c’est aussi le sien », a déclaré le ministre de l’économie Emmanuel Macron sur Radio Classique, mardi 2 décembre, en référence au patron du Medef, Pierre Gattaz.

      http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/12/02/pacte-de-responsabilite-macron-denonce-le-faible-nombre-d-accords-signes_4532589_3234.html#eHuHk8OXFv2qlLrf.99

  5. Allons, allons, c’est quoi cette vague de défaitisme sur le blog ? Le combat qui dure depuis Aristote (et avant probablement) pour une société équilibrée arrive à son apogée, et on baisserait les bras juste maintenant ? Même pas une seconde.
    Allez debout, bande de mauviettes, organisons tout ça, et que ça saute ! Hop, hop, hop… !
    Non, sans rire, c’est juste maintenant que ça devient intéressant, ça serait dommage de ne pas en être, de ne pas pouvoir dire « J’y étais ».
    Je ne pense pas qu’on aura une aussi belle occasion durant les 3 prochains millions d’années 🙂

  6. Allégorie intéressante, la guerre de 1914 avec ses généraux ancrés dans leurs certitudes et insensibles aux pertes générées par leurs offensives à outrance. A quand une mutinerie comme en 1917 ?

  7. Drôle de voir l’ensemble des responsables (politique, entrepreneur) vouloir se défausser: tout est bon pour éviter de prendre les rênes de l’avenir. Le politique ne jure que par l’entrepreneur, et l’entrepreneur, ne sachant que faire de cet engouement à son égard, fait tout son possible pour laisser croire qu’on lui rend la vie impossible.

    Mais qui peut aujourd’hui prétendre donner une direction qui sera garantie « sans catastrophe sociale »? Hier, on pouvait mentir. Aujourd’hui, tout engagement sera payé de sa personne, tant désormais la légitimité sociale de chacun ne tient plus qu’à un fil.

    1. Attention, Antoine, une politique « favorable aux entreprises », c’est à deux vitesses.

      D’un côté, ce petit couple, la vingtaine courant sur trente, deux enfants. Ont tout investi dans un food truck, font les marchés en ville, tous les jours dimanche compris. Une fois déduits les impôts, taxes, cotisations, remboursement des emprunts, frais d’entretien du camion, d’amortissement du matériel, d’achat de marchandises, à eux deux ils n’arrivent pas à un total de 1500€ par mois. (Et tout ce travail que les clients ne voient pas : après fermeture, il faut ranger, nettoyer, vérifier, puis préparer une partie des plats qui seront servis le lendemain. Avant ouverture, repréparer mais avec le frais, charger le camion, l’installer sur l’emplacement … 12 à 16h par jour, au bas mot). Et la législation sur les marchés et les commerces d’aliment qui change régulièrement (faut tout remettre aux normes), et les taxes sur les emplacements qui augmentent d’année en année. Courageux et enthousiastes : c’est dur, mais ils y arriveront, disent-ils, ils aiment ce qu’ils font.

      De l’autre, Monsieur Leclerc, Monsieur Bouygues, Monsieur Dassault, Monsieur Gattaz … et le Luxembourg.

      Lorsque Hollande discute avec (et s’aplatit devant) le MEDEF, à qui croyez-vous qu’il parle? Et qui chouine le plus fort?

      1. Attention, Antoine, une politique « favorable aux entreprises », c’est à deux vitesses.

        Et oui, les petits entrepreneurs sont bien plus proche des salariés du bas de l’échelle, que des gros entrepreneurs, qui en fait sont des rentiers!

        Ne pas les mélanger. Mais il est dans l’intérêt des rentiers de faire l’amalgame, hélas courant.

      2. D’ailleurs les gros « entrepreneurs », sont tous(?) des héritiers!

        Leclerc, Dassault, Peugeot, Gattaz, Le Baron de Seillières, Parizot (?), Bettancourt, Lagardère, Bouygues, … ou encore des vautours qui n’ont pas fait grand chose de leurs dix doigts, sinon acheter des boites pour les dépecer avec l’aide de l’état, et remonter un mécano: Tapie, Arnault… et ce sont eux qui mènent la danse!

      3. Agnès, j’ai sous les yeux le rapport de la Fédération des Centres de Gestion Agréés sur les résultats 2012 de leurs TPE adhérentes. Je lis:
        «LE RÉSULTAT COURANT moyen brut, c’est-à-dire avant versement des cotisations sociales dues par le chef d’entreprise, est de 49 000 € en 2012 contre 50 000 € en 2011. Hors le secteur santé [pharmaciens, opticiens, ambulanciers, prothésistes dentaires], ce résultat est de 41 000 €.»
        Je constate en outre que le résultat médian, 34 000 €, dépasse les deux smic bruts soit 32 000 €.
        Ps: Il va de soi que l’on ne parle là que de revenus déclarés et agréés.
        https://www.google.fr/url?sa=t&source=web&rct=j&ei=H36AVL-HIJPgaPDLgPgK&url=http://www.fcga.fr/wp-content/uploads/2013/11/chiffres-et-commentaires-artisans-commercants-quels-sont-leurs-vrais-revenus-extraits.pdf&ved=0CCgQFjAF&usg=AFQjCNHgHTu5kRfZwcDnENgF7kxch9PpZw&sig2=rAHIoDEuwXTo9NCDmTiPiw

      4. Oui, c’est bien connu le black c’est le pérou, c’est du résultat comme en SA en plus bien sur, faut lire correctement coco, c’est avant les charges sociales…. Pis, bref dans ces raisonnements en brut il manque souvent le nombre d’heures travaillées (le double des 35 heures une bonne moyenne) et la protection sociale en cas d’accident de parcours ! … Et parfois ça change pas mal les choses. Merde deux fois plus de travail , deux fois plus de gain qu’un SMIC, quel pied ! Tu captes ? C’est pas marqué clairement dans ton rapport pourtant hein ? Ah quoi sert ce genre de remarque donc ?

    1. Oui, un peu de décence, effectivement c’est pas « comme à Craonne » . Pas encore, en Grèce pas tout à fait mais comme le vigneron selon St Luc faites preuve d’un peu de patience.

      1. Oh oui, vite vite ! du blood, de la sweat, des tears !
        Comment y disaient les britishs en 17 au fait ? Ag ouais, «Live and let Live»…

  8. Merci Zébu pour ce magnifique billet.
    On sait maintenant que nous avons eu une seule guerre mondiale de 1914 à 1945 et si l’on se réfère souvent à la crise de 1929, bien des malheurs présents (civilisationnels) ont là, en 1914, leurs racines (sans oublier Sykes-Picot). C’est bien de toujours s’en souvenir… Tout commença par une boucherie…
    Saignées : toutes répondent à une même logique. Les concrètes — le sang inutile dans les tranchées — et les métaphoriques comme les saignées budgétaires imposées — pour que des pays, comme la Grèce, meurent guéris. A l’origine la saignée est l’ arme suprême des médicastres (cf. Molière). Et de la même façon que l’on doit se rappeler du rôle des généraux en 14, nos ‘généraux’ (guerre dite économique) sont exactement comme eux (bornés et à l’abri) et les médecins de Molière : très savants, ils n’ont rien compris et appliquent férocement un seul remède: la saignée — et en général le résultat est désastreux.

    1. Dans tous les cas, les soldats sont toujours perdants, sauf qu’aujourd’hui « l’État-major capitaliste » n’a même plus besoin d’eux…!

      1. Certes mais à terme (… à court terme?). Mais actuellement ils ont quand même besoin de consommateurs et c’est bien là le nœud de leur contradiction…
        Et il ne faut jamais oublier que nous, nous n’avons pas besoin d’eux.

      2. Mais actuellement ils ont quand même besoin de consommateurs et c’est bien là le nœud de leur contradiction…
        Et il ne faut jamais oublier que nous, nous n’avons pas besoin d’eux.

        Ouh là! Grossière erreur!!

        Certes les moyennement friqués ont besoin de nous, car leur rente est liée à la santé de la consommation (…), mais les hyper friqués pas du tout!

        Eux peuvent acheter toutes les ressources, pour vivre peinard, avec juste quelques entreprises robotisées pour satisfaire leurs besoins.

        Alors que nous, si nous n’avons plus accès au ressources, ben on fera comme dans les pays sous développés…

      3. @ Jacques, Dominique

        Etre à la limite de l’un et l’autre cas n’est-ce pas la position à laquelle amène l’attracteur de ce système bouclé ? D’une façon simple, on peut penser au Dilemme du hérisson (Schopenhauer/Freud… je croyais que Kant avait donné le premier, … qu’importe) pour se donner idée du fait qu’on est à la limite entre tendance attractive et répulsive, c’est là que passe « du flux » (d’entropie dirait F. Roddier)

  9. Ah que la guerre est jolie !!!

    Voici 30 ans, on nous vendait qu’être chevalier des temps modernes, c’était monter son entreprise.
    C’était l’époque de Bernard Tappie à la télé qui nous vantait les mérites de l’entrepreneuriat (sic !)…
    En prenant bien soin d’occulter les horreurs de la guerre économique, rapidement rebaptisée pour l’occasion la « destruction créatrice » ! (re sic)

    J’en veux à tous ces généraux planqués, sortis de la « botte » ou de « l’inspection des finances », non pas pour les morts provoqués – quoi que, leur nombre est effrayant mais qu’ils reposent désormais en paix – mais pour l’immense désillusion provoquée auprès de ceux qui restent et, surtout, pour avoir cassé mes rêves d’enfants : avenir meilleur, audace, courage, travail à l’international, promotion au mérite, amour et fierté du travail bien fait, utilisation de l’argent comme outil et non fin en soi, rôle social de l’entreprise, éducation au service de l’enfant et de son épanouissement, etc. La liste est sans fin. Et retrouver la légèreté des 20 ans, le sourire insolent de la jeunesse, est vraiment difficile.

    Ce que je leur reproche au final c’est leur égoïsme sans limite, justifié de mille façons. A commencer par le refus d’admettre leur totale incompétence à comprendre le monde qui les entourait. A croire que cela fait d’eux des innocents. « On ne savait pas » disent-ils du bout des lèvres… ça ne me suffit pas. J’aimerais entendre un peu d’humilité : « que peut-on faire pour tenter de réparer tout ce gâchis que nous avons causé ? ».

    On peut toujours rêver.

    Donc, à défaut d’entendre une repentance qui ne viendra jamais et d’observer ébahi la boucherie se maintenir, se développer, creuser des rivières de sang économique ou de pollution à rendre la planète impropre à notre espèce, je préfère l’action directe et musclée à mon échelle. Ca m’évite de me sentir coupable en plus d’impuissant.

    Taïaut, taïaut.
    Sus à l’ennemi.
    Montjoie, Saint-Denis.

  10. En tant que consommatrice, je me sens, quelquefois, détentrice d’un immense pouvoir.

    Et là, je me demande s’il ne serait pas judicieux de fonder un parti (politique) des consommateurs ou (« consommacteurs »°)

    Avec relativement peu de moyens à la clef, nous pourrions sillonner le territoire (nous ferions office de précurseurs ) pour engager une discussion publique pour rendre conscients les citoyens qu’on leur fait consommer en grande partie n’importe quoi, l’inutile, ou le pas bon .

    A partir d’une prise de conscience dans laquelle les consommateurs auraient bien digéré notre possible leçon, il faudrait alors mettre au point des stratégies point par point : boycotts tournants, actions dans les magasins, ou les marchés, envahissement des grandes surfaces, ou bien mini-actions devant des produits ciblés pour souligner leur inutilité, ou leur nocivité à long terme etc….

    Ce ne sont pour l’instant que des réflexions d’une candide prête à ronger petit à petit le système en place (La Boétie l’a bien exprimé de son temps, cet impatient de céder à la maladie)

    C

    1. Bien d’accord, la consom’action est un exellent moyen d’action. j’ai discutée avec une connaissance qui m’a expliquée :
      – Avec mes 400€ par mois, je ne peux pas manger bio. Je vais à unico et j’achète de gros sacs de viandes de boeuf hâché bas de gamme, des bananes à 0.70€ le kg et avec ça je me nourris.
      – Fort bien, mais alors, pourquoi plutôt ne pas réduire ta consommation de viande et dégager ainsi l’argent nécessaire pour des produits plus sains ?
      – Ah non alors! pas moins de viande!
      fin de la conversation.

      Je pense que ce qui coûte cher, (à sa santé puis à la société) c’est de mal manger.

      Environ 2l par ans de pesticides par personne en consommant des produits traités.

    2. Oui, mais les actions basées sur le principe de « si tous les gars du monde voulaient bien se donner la main », ça a toujours fait flop. Faut être réaliste…

      C’est sur que avec des si, on pourrait faire plein de choses, et c’est de l’intérêt de ceux qui veulent surtout que rien ne change de nous laisser rêver avec ça.

    3. Oui, enfin, j’ai pisté Pierre Priolet (Googlisez « consommer-juste » (ou juste consommer)), c’est instructif de voir à quoi son initiative s’est heurté: difficulté de mise en place d’une logistique à l’échelle suffisante pour s’amplifier ensuite… (en gros)

      1. Je ne sais s’il y a des initiatives qui fonctionnent durablement sur le principe de « si tous les gars du monde… », mais dans tous les cas ça reste marginal.

        Par contre « si tous les gars du monde » voulait bien comprendre qu’il leur faut une autorité supérieure et commune à tous, pour gérer notre planète, à commencer par nos pays respectifs, on aura fait un grand pas en avant.
        Et que s’ils comprennent aussi que cette autorité ne peut avoir la forme grand guignolesque de nos républiques actuelle, mais qu’elle doit être réfléchie de la même manière que la NASA a été réfléchie pour envoyer des bonshommes sur la Lune, on aura gagné.

  11. Un tableau bien noir, trop noir !

    Le paradis n’existe nulle part et à aucun moment. C’est ainsi depuis la nuit des temps et ce sera toujours ainsi.

    Le loup existera toujours face à l’agneau.

    De chaque jour, il faut tirer le meilleur. Tant qu’il y a de la vie, il y a l’espoir de petits bonheurs.

    Les meilleurs moments de bonheur sont les moments de liberté d’être.

    La liberté d’être, nous l’avons tous en nous, en puissance, disponible : être soi, devenir soi, ensemble avec les autres, dans le respect et l’amour. C’est pour elle qu’il faut se battre.

    Quant à la liberté d’avoir, elle n’est qu’un piège. Plus on possède, plus on est prisonnier.

    1. « Le loup existera toujours face à l’agneau.
      De chaque jour, il faut tirer le meilleur. Tant qu’il y a de la vie, il y a l’espoir de petits bonheurs.
      Les meilleurs moments de bonheur sont les moments de liberté d’être »

      D’accord mais vu sous cet angle Epicure ne mène nul part. (Un excellent professeur de philosophie antique ma fait prendre quasiment pitié d’Epicure! « philosophie de faible » avait il dit (de sa bouche, ça sonnait provocateur), et si cette philosophie permet de se contenter de trois fois rien et d’être inerte devant de la fatalité d’un monde injuste, je le comprends.)

      Soustraire le tableau noir de sa vision pour connaître de petits bonheurs. C’est lâche!
      Et ces 2 choses sont dissociables tout de même.

      1. Dans la société dépressive dans laquelle nous vivons, il faut faire preuve de courage pour être optimiste et trouver son bonheur, par exemple dans un plat de spaghetti avec des amis, bien au chaud.

      2. Ça reste à prouver, mais allez-y !

        Ben voila: j’évites de partager avec ceux qui en auraient bien besoin, car je vivrais moins bien. N’est ce pas de l’égoïsme?
        je donne, mais un tout petit peu seulement, pour pas que ça me démunisse.

        D’un autre coté, il y a tellement de misères qu’on se retrouverait vite à poil…

      3. Pour être heureux ya pas de mots magiques… les spaghettis au chaud en discutant ça a l’air pas trop trop mal oui, et puis chacun sa marotte comme on dit.

      4. @ Dominique Gagnot
        Pour être heureux il faut savoir faire preuve d’altruisme.
        Ça reste à prouver aussi.
        Juste une intime conviction, fruit de quelques expériences vécues

      5. Pourquoi viser d’être heureux ?
        Dans cette phrase, c’est le mot « viser » qui est l’intrus, plus que l’autre, on l’aura compris.

    2. Le paradis n’existe nulle part et à aucun moment

      Relativiser ce cercle de l’enfer par l’inexistance d’un paradis visible, ou faire du passé une fatalité pour le futur (

      Le loup existera toujours face à l’agneau

      ) c’est faire preuve de résignation et justifier a postériori la fatale prémice.

      Or Il y a aussi de la joie à tirer du combat.

      Car si beaucoup d’avoir ne permet certes pas de mieux être, ne pas oublier que, puisque nous sommes tous matérialité, sans un peu d’avoir il n’y a point d’être.

      Le combat, c’est d’assurer à tous assez d’avoir pour être.

  12. Ben , pour mon compte , si je ne suis plus là ( ce qui peut arriver sans crier gare , même sans « assaut final » ) , je vous dis à toutes et tous , merci et gardez le sourire .

    Le capitalisme ne vaut pas de mourir triste , même s’il est triste à mourir !

  13. en 1914 on sacrifiait des miliers de soldats en un seul assaut ,
    en 2014 on massacre des millions de personnes en une seule transaction .

    la ligne de front s’est déplacée

    les banquiers ont juste remplacé les généraux !

  14. Comme les commentaires sur ses billets sont le plus souvent fermés , je demande ici à François Leclerc ( le bien nommé ) de nous prévenir dès qu’il voit un signe d’offensive générale , pour qu’on ait au moins le temps d’enfiler le casque .

    Au delà j’en profite pour le remercier de la pertinence continue de ses observations sur les lignes du front .

  15. Il faut vraiment arrêter d’employer ce mot « crise »… et tous ceux qui l’emploient deviennent de fait complices de ce hold-up du siècle, de cette arnaque monumentale en nous faisant prendre des vessies pour des lanternes.

  16. Je suis étonné du fait que les « classes labourieuses » ne se manifestent pas davantage pour demander des actes et non pas du vent. La classe politique est un grand spécialiste pour brasser l’air. Exemple: la productivité du salarié francais ou allemand a doublé durant les deux décennies écoulées. Mais les salaires ont-ils suivi? Depuis Maggie Thatcher, Blair, Schröder et d’autres, le travail a été dévalorisé en faveur du capital. En d’autres termes: le capital est tout, le travail est devenu une valeur relativisée.
    L’avenir n’est pas plus rose. Les richesses se concentrent sur un nombre restreint de groupes et personnes, parce que le fordisme a vécu, et parce que l’industre moderne, ses modes de production permettent cela. Nous avons un sacré problème en terme de répartition des richesses. Mais vous n’entendez jamais un personnage de la politique ou de l’économie dire cela. On vous abreuvera invariablement des mêmes litanies: croissance, réformes, lutte (factice) contre le chômage, sauvetage de l’euro………….

    1. Exemple: la productivité du salarié francais ou allemand a doublé durant les deux décennies écoulées. Mais les salaires ont-ils suivi?

      Productivité doublée, sûrement pas. Et, pour la France au moins, les salaires ont suivi depuis 20 ans. La part des salaires est même plutôt à la hausse dans la VA des entreprises.

  17. Bonsoir à tous
    A compter de 1916, les illusions étaient bien enterrées dans la boue des tranchées. Il y avait des centaines de milliers de pauvres bougres dopés à l’éther dans le quart de vin rouge, ils étaient tous armés et avaient appris à tuer. Ni la peur ni la rage ni le trop de souffrance et d’injustice ne les ont faits se retourner contre leurs bourreaux! Combien se sont révoltés? Très peu, ils ont continué à écouter les officiers qui les envoyaient au massacre…..
    Pourquoi?
    Aujourd’hui? On compte sur le maréchal l’Offre pour nous faire GAGNER!
    Et si on marne, que fait le maréchal Paie ?Tintin!

    Vous en avez marre d’aller au casse pipe? Demi tour ! Cartes de crédit à terre! En avant marche ! Paille Foin! Paille Foin! Paille Foin!

    Cordialement.
    Steve

    1. Sans jeu de maux, c’est certainement sur une espèce de nouveau maréchal que comptent certains aujourd’hui… Un homme, un vrai! Un qu’aurait une vision… Un « projet » pour la France
      D’ailleurs le F;N ne s’y est pas trompé qui racole un peu à l’est, là où y’a un modèle sur mesure, un vrai mangeur d’ours, sans peur et sans reproche.
      C’est moins fatiguant que d’essayer de prendre soi-même les choses en mains.
      Alors nous en reverront passer des tombereaux sur d’autres chemin des dames… Puisqu’il parait qu’elles étaient plus belles aux temps jadis.

  18. A ceux qui pensent que la solution à nos maux ne passe pas par un gouvernement, mais par la responsabilisation de chacun, je voudrais dire qu’ils se trompent lourdement.
    Car les plus malins se sentiront alors la responsabilité de prendre en charge le gouvernement que nous aurions abandonné aux quatre vents.
    Vous voulez une preuve ? Vous l’avez!…

  19. Etant novice en matière de science économique, je me suis attelé à la lecture de « L’économie pour les nuls » de Michel Musolino. Arrivé au bout du deuxième chapitre, je me suis retrouvé avec un goût âcre en bouche. On y expose clairement que notre système économique est basé sur l’égoïsme contrebalancé par la main invisible. Tout système solidaire serait voué à l’échec. En continuant la lecture sur l’histoire de la science économique, on se rend compte que l’apport mathématique n’avait pour but, au final, que la déshumanisation de celle-ci et de lui enlevé toute éthique. Comment peut on appeler « science », quelque chose dont le paradigme repose sur « la main invisible », ou plus exactement la « divine providence » ? Au final, ce paradigme explique bien des choses sur les événements qui se sont produit ces dernières années.

    1. Je me souviens avoir feuilleté ce livre dans une grande surface, et j’avais aussi été étonné de la manière crue avec laquelle on y décrivait le système. Involontairement (je suppose) l’auteur en dénonce l’obscénité, que habituellement, on camoufle dans de belles histoires de création de richesses et de gentils investisseurs…
      Ce doit être le seul bouquin honnête d’économie.

  20. L’autre jour je suis tombé sur un speech d’Emmanuel Todd où il donnait une intéressante clé démographique pour expliquer un problème démocratique. Voilà.
    Les sociétés occidentales connaissent un vieillissement très rapide du fait des progrès de la médecine et de la faible fécondité. Certains pays de l’EU ont 1,1 enfants par femme en âge de procréer, en France c’est voisin de 2. (On nous bassine que les Français sont hyper pessimistes, ont peur de l’avenir, alors pourquoi font-ils tant d’enfants ?)
    Todd dit que l’âge médian du corps électoral est plus de 50 en France, 5 ans de plus en Allemagne et au Japon. Ca signifie que les plus de 50 ans ont la majorité dans les urnes. Les décisions politiques sont en faveur des classes âgées qui ont le capital, au détriment des plus jeunes qui n’ont que leur force de travail.
    Une société peut-elle durablement utiliser la plus grande part de son énergie à satisfaire les besoins des vieux?
    Ca me semble anti-darwinien.
    j’oubliais, j’ai 69 ans…

    1. Une société peut-elle durablement utiliser la plus grande part de son énergie à satisfaire les besoins des vieux?

      La question est mal posée car la plus grande part (et de loin) de l’énergie est gaspillée dans la lutte pour capter ce qui est produit d’utile.
      Ou encore, la production utile est très faible au regard de l’énergie dépensée.

      Il faudrait dire « Une société peut-elle durablement utiliser la plus grande part de son énergie à la gaspiller? » plutôt que de consacrer cette énergie à satisfaire les besoins réels (des jeunes comme des vieux, et de la planète en général)

    2. Une société peut-elle durablement utiliser la plus grande part de son énergie à satisfaire les besoins des vieux?

      Un lange pour vieux augmente plus la Croissance qu’un lange pour bébé car plus cher ;).

    3. La question que je me pose, étant plutôt dans les « jeunes » : cette génération, qui choisit donc à qui le pouvoir sera donné, a t-elle bien conscience des nombreux changements qui ont eu lieu dans la société, conscience de son accélération ? Comprend t-elle par exemple l’Internet et la révolution culturelle qu’elle est ?
      De ce que j’observe, de nombreuses personnes ont apprit à manier l’outil mais n’en saisissent pas nécessairement son impact.

      J’ai souvent l’impression d’un grand décalage et d’une difficulté de compréhension et de dialogue entre ces 2 générations. Est-ce seulement mon ressenti ?
      Je parle bien sûr d’ensembles, pas d’individus.

      1. Et comment les jeunes perçoivent ils la situation actuelle?
        Comment envisagent-ils le changement, (du moins s’ils l’envisagent)?
        Quelles proportions de résignés, combien s’interrogent? Quelles réponses envisagent ils?
        J’ai du mal à m’y retrouver. J’ai souvent le sentiment que la résignation domine, comme chez les vieux d’ailleurs.

      2. Bonsoir, Mrs Nagoya et Gagnot,
        Un décalage entre générations?
        La plupart des jeunes n’ont plus le temps ni le goût de parler aux vieux, y compris sur ce blog .
        Figurez-vous que beaucoup travaillent, malgré le chômage de masse, et c’est toujours un peu énervant quand on a « la tête dans le guidon » d’entendre qu’on pédale pour rien…et que de leur temps on était plus courageux alors que les côtes étaient plus dures à gravir avec de mauvaises routes, des vélos de douze kilos, des boyaux de chats sur les roues, et pas d’E.P.O.! Juste un p’tit coup de blanc derrière la cravate , une casquette Ricard sur la tête et ça repartait, mon kiki..!
        Oui je schématise un peu bien sûr, mais quoi, je parle d’ensembles, pas d’individus!
        C’est moins grave. Non? Si? Ah bon.
        Amicalement, Eric.

      3. La plupart des jeunes n’ont plus le temps ni le goût de parler aux vieux, y compris sur ce blog.

        27,5 % des lecteurs du blog ont moins de 25 ans ; 61 % moins de 35 ans ; 76,5% moins de 45 ans.

        Ages

  21. Merci, Mr Jorion, de ces quelques statistiques

    Car ce sont bien des statistiques, n’est-ce pas?
    Auriez vous des détails sur le mode de calcul?
    Car elle sont exactement à l’opposé de ce que j’imaginais, cela peut être en raison du fait qu’ éventuellement les plus jeunes , liraient les articles, mais participeraient moins souvent aux débats que leurs ainés… Mais je fais peut-être erreur…
    Loin de moi l’idée de déprécier votre forum, car je ne considère pas pour ma part qu’une génération ou une autre soit moins digne d’intérêt.
    Mais en l’occurrence, malgré ces proportions inverses à mes supputation, le dialogue inter-génération ne semble pas vraiment plus fréquent que ce que je soupçonnais avec environ 89% de 18/54 ans (et donc sensés être actifs), contre quelques 11% de retraités et autres dont, j’imagine quelques préretraités..!
    Je trouve malgré cela ces performances générales d’assiduité au blog du public, très rassurantes quant à la capacité réelle de nos concitoyens à se saisir un peu de la chose publique, ce qui tend à prouver que malgré la grande hauteur des échanges, les participants sont capables « de se hisser à un niveau d’abstraction suffisant pour leur permettre de décoller du niveau des pâquerettes »… Mais je vous taquine un peu…
    Bonne continuation, Eric.

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