DÉSAVEU ! (Non, je plaisante bien entendu !)

Ouvert aux commentaires.

Dans la période de consensus mou qu’ouvrit la chute du mur de Berlin, les enjeux de société devinrent obsolètes et les partis dits « de gouvernement » se mirent à appliquer à quelques nuances près, une politique unique.

Les jeunes énarques et autres personnes fraîchement émoulues des grandes écoles se mirent, en toute logique, à jouer à pile ou face le choix devenu pratiquement indifférent de faire carrière à droite ou à gauche.

Les plates-formes des partis se muèrent en jeux de langage sans conséquences, ressassant par habitude une rhétorique issue de la tradition, recyclant de manière inoffensive des mots qui avaient autrefois eu un sens.

Ceux qui défendaient ces plates-formes en période électorale n’y accordaient plus la moindre attention une fois élus : les problèmes étaient qualifiés de « techniques » et leur solution ne relevait plus d’hommes ou de femmes d’État, mais d’« experts » émargeant directement ou indirectement au budget d’un établissement financier.

Dans la représentation que s’en faisaient les élus, les élections n’étaient plus qu’un rituel visant à les reconduire périodiquement aux mêmes postes. Ne pas être réélu était un accident dû à « pas de chance » car, comme le dit la chanson : « Ce n’est pas ma faute mais celle du public qui n’a rien compris ! ».

Dans un contexte où n’existait plus qu’une seule manière de diriger les affaires du pays, la notion même que des élections perdues pouvaient signifier le désaveu d’une politique, fut rangée au magasin des accessoires.

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61 réflexions sur « DÉSAVEU ! (Non, je plaisante bien entendu !) »

  1. Dans la série, « Revient Léon on a les mêmes à la maison », ( publicité pour de raviolis probablement au minerai de cheval) je crois que le Syndrôme ANDREAS Lubitz a de beaux jours en politique !

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/03/27/andreas-lubitz-un-pilote-souffrant-de-depression_4602441_3214.html

    Les contributions sont aussi intéressantes: il y en a forcément d’autres qui n’avaient pas osé !
    Qui a mis en pilote automatique vers la médiocrité républicaine ? Ne répondez pas tous à la fois, on ne s’entendrait plus compter les années de dérives dirimantes.

      1. Je crois avoir compris de Kurt Gödel que la résistance de la porte n’est qu’un « accord interne » entre les algorithmes en vigueur et fonction de l’environnement dans lequel on va en tester la résistance. La difficulté était de la faire sauter dans le temps imparti!
        La résistance molle des partis politiques est un matelas autrement solide qu’une approche citoyenne « rationnelle », d’intérêt général. C’est sans doute la clef du néolibéralisme: laisser s’épuiser ceux qui veulent s’attaquer seulement aux portes. C’est la matrice souple et pathologique qui résiste dans son ensemble, dans son laissez-faire.
        La démocratie est de peu d’utilité en cas de pathologie. Il y a peu, les familles « Ebola » auraient voté pour continuer à enterrer leurs morts selon des coutumes « démocratiques ». Il faut quelques Lumières pour expliquer que ces pratiques favorisent la circulation des pestes brunes. Les portes sont des symboles; les rites républicains dégradés sont les pratiques suicidaires qui englobent la Néolibéralie et ses affidés.

      2. comment briser la porte?
        il y a en ce ùoment sur arte+7 u, excellent docu sur l’autisme
        tout se passe dans les intestins
        une bone purge!

  2. Hélas tout à fait exact, ce qui ne veut dire que la gauche et la droite font exactement la même politique…
    En tout cas, ce qui est sûr, c’est que les fondamentaux de la politique économique et sociale sont sous l’œil vigilant de l’Europe et de la finance et du marché globalisés, ce qui ne donne pas beaucoup de marges de manœuvre (on voit Syriza)…
    Alors après avoir fait ce constat, qu’est-ce qu’on fait maintenant?
    Parce s’il faut attendre qu’une majorité d’états européens fassent une politique progressiste on est pas sorti de l’auberge!
    Je reviens juste d’un voyage en Pologne, et je suis maintenant sûr que les nouveaux entrants en Europe ne nous aideront pas, bien au contraire!

    1. Après avoir subi des traitements de choc thatchériens les nouveaux entrants ne peuvent guère développer un sentiment de solidarité avec l’Europe de l’ouest et ses systèmes de protection sociale qu’ils lui envient tout en étant pas loin de penser que ce sont des restes du « socialisme » abhorré. Ils sont devenus avant l’heure les meilleurs disciples et victimes consentantes de l’ordo-libéralisme. C’est la « jeune Europe » que Bush faisait mousser en 2003.
      Leur entrée dans le club Europe a scellé sa dérive néo-libérale qui depuis n’a fait que se préciser.

      1. C’est tout à fait ça et pourtant leur niveau de vie est très loin du nôtre.
        En plus de ça il règne dans certains de ces pays un nationalisme qui semble incompréhensible au visiteurs qui ne connaissent pas leur histoire..

      2. Exact pour ce qui est du nationalisme. Comme quoi libéralisme et nationalisme peuvent très bien cohabiter.

  3. Désaveu , désaveu , vous avez dit désaveu … Sarkozy aussi , dés 20h45 .

    Il ne devait pas penser exactement à la même chose que vous .

    Même les mots ne résistent pas à la perversion .

  4. Maintenant j’attends que les « frondeurs », prennent leurs responsabilités au PS.

    Ce n’est pas le cul assis entre deux chaises, comme ils l’ont fait jusqu’ici, qu’ils infléchiront la politique du gouvernement. et préparent le rassemblement de la gauche sur des nouvelles bases. Tout plutôt que de laisser pourrir la situation jusqu’aux présidentielles, avec l’assurance de l’effondrement et du PS et leur propre disparition.
    Ou bien ils estiment que ce gouvernement trahit les engagements et les aspirations de la gauche et alors ils essaient de l’intérieur de sauver le PS en mettant tout leur poids dans la balance y compris jusqu’à voter la censure du gouvernement, ou bien ils estiment que ce gouvernement socialiste est un moindre mal auquel il vaut la peine de sacrifier une bonne part de ses idéaux.
    Le seconde option est bien entendu la mauvaise, car ce seront deux ans de perdus pour la gauche. La première comporte un risque, celle de voir revenir très vite la droite, mais elle aurait le mérite de revivifier un débat politique devenu atone, inaudible, confisqué par les apparatchiks de la politique, de droite comme de gauche. Qui plus est pendant que la gauche de gouvernement s’enlise, que la droite se radicalise, les défis auxquels nous avons faire face, eux ne disparaissent pas. Il faudra donc bien débattre des vraies questions. Celles qui engagent notre avenir commun : quid d’un système capitaliste qui produit toujours plus d’inégalités et pour croître annihile la base naturelle sur laquelle il a du sa prospérité, et qui devient de plus en plus hors de contrôle, à force de complexité technique, à telle enseigne que d’aucuns se demandent maintenant s’ils ne vaudrait mieux pas confier à des robots le soin de piloter les machines que les hommes ont inventées, faisant ainsi l’aveu que véritablement il y a quelque chose qui cloche dans la façon dont les humains appréhendent la réalité de notre monde.

    Quand bien même les frondeurs sont-ils un peu plus lucides quant aux priorités que la moyenne des encartés du PS, ils sont encore très en deçà de ce que la situation exigerait d’eux pour relever ces défis. Quand j’entends un Bernard Maurel nous dire dans un récent débat à Médiapart que les Grecs ont trouvé en Hollande leur meilleur appui parmi les dirigeants européens … heu je préfère ne pas qualifier cette déclaration.

    AU lieu d’être les sentinelles, les éclaireurs du long chemin qui nous attend pour rendre habitable notre planète et dont les fruits seraient partagés par tous, je les vois engoncés dans leurs petits costumes de tacticiens à la petite semaine, espérant en je ne sais quelle petite concession gouvernementale qui sans doute diminuerait — provisoirement — les souffrances des plus faibles, mais ne prendrait pas la mal à la racine.

    1. Quand on voit ce qu’arrivent à faire les « super frondeurs » de Syriza, je pense que vous pouvez attendre longtemps… en attendant, très belle répétition de ce que sera 2017 et son lot de votutile qui permet aux mêmes de rester, tout en alternant leurs places… on ne peut mieux le dire que Jorion.

  5. Le député du Jura (Perny ? Lons-le-Saunier ? ) prévenait de l’entreprise de démolition du PS par Valls se matin, sur France Info (pas retrouvé de lien).
    Perspective à méditer !
    Se dire qu’on peut casser les partis pour gagner une présidentielle, ce n’est pas impossible dans la tête de Valls.

  6. Oui, la fin de l’Urss qui aurait pu être l’occasion de la recherche d’une troisième voie, a été au contraire l’occasion d’un recul effectif des démocraties nationales ainsi que des acquis sociaux en Europe, au profit d’une utopie libérale que l’euro a scellé.
    L’euphorie provoquée par une soit disant victoire sur un système qui s’est sabordé en grande partie lui-même (la dette accumulée depuis Brejnev a fait le reste) a entraîné l’ultime et fatale poussée d’hubris du libéralisme, dans ses deux variantes, anglo-saxonne, et européenne, poussée soulignée par l’expansion parallèle de l’OTAN et de l’UE.
    Le « consensus mou » est un sous-produit de cette dure réalité.

  7. Le président socialiste du Conseil Général de l’Aisne éliminé au premier tour par une candidate FN qui fut la femme de ménage (oups! agent d’entretien) de la mairie qu’il a longtemps dirigé. Tout un symbole d’une nouvelle lutte des classe, pas celle à laquelle nous étions habitués.

  8. Désaveu?
    M’est avis que les aveux recueillis des intéressés sont positifs.
    À gôche, on a bien résisté et d’ailleurs on va engager les réformes que les français attendent.
    A droite, Rikiki est ravi, la France est sauvée ou c’est tout comme.
    Chez les Le Pen la démocratie est en marche.
    Que demande le peuple? Enfin Paul Jorion? On ne plaisante pas avec ces choses là.

  9. Dans un discours prononcé le 21 novembre 2014 à Lisbonne (visible ici en vostf : https://www.youtube.com/watch?v=NktLXjfRSRA), le secrétaire général de Podemos, Pablo Iglesias Turrión, proposait d’énumérer les cinq ingrédients de la potion magique qui, selon lui, a fait le succès actuel de son mouvement.

    Tout d’abord : tordre le cou au pessimisme. La gauche, dit-il, a trop souffert de ce pessimisme. Il faut y croire et récupérer l’illusion. Faisant le parallèle avec le football, il affirme que si on monte sur le terrain, c’est pour gagner : aucune limite préétablie !

    Ensuite, la gauche doit être « laïque », c’est-à-dire qu’elle doit cesser d’être une religion avec ses prêtres, ses dogmes, ses rituels. L’important pour la gauche est d’être dans un positionnement moral clair face à une situation d’injustice, pas de s’admirer elle-même en tant que croyance, religion ou science. D’où la nécessité également d’un langage compréhensible pour les gens qui ne relève ni du jargon, ni de la liturgie.

    L’audace est le troisième ingrédient. Un moment de crise politique indique que le moment de l’audace est venu, selon Iglesias. C’est le moment qui permet de différencier le bureaucrate du révolutionnaire, ce dernier étant capable d’identifier correctement et de dénoncer les ennemis du peuple. L’appauvrissement actuel de la classe moyenne est une opportunité politique à ne pas laisser passer si l’on veut apporter le changement. C’est aussi le moment de la fierté et celui de recouvrer sa dignité d’être de gauche ; et c’est à ce moment que l’on se rend compte que des idées qui ont toujours été soutenues à gauche peuvent constituer des majorités.

    Le quatrième ingrédient consiste à chambouler l’échiquier politique. Expliquer la réalité en la réduisant à une simple terminologie droite/gauche équivaut à une tromperie, selon Iglesias. Il faut sortir de la logique du positionnement où l’on passerait (et perdrait) son temps à se revendiquer plus à gauche qu’un autre. Si l’échiquier politique se résume à une telle bataille de positionnement, alors ce sont toujours les mêmes qui gagnent : les puissants, de gauche comme de droite. Il s’agit dès lors de tracer une démarcation claire sur l’échiquier politique entre ceux qui sont réellement pur la démocratie (avancées sociales, dignité…) et ceux qui sont du côté des élites. Ce n’est que quand cette distinction élite/majorité sociale est opérée que le changement devient possible.

    Nous ne voulons pas, dit Iglesias, le changement pour imposer notre discours ou notre couleur, mais pour que tous bénéficient de l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux droits sociaux. Nous ne sommes pas en politique pour revendiquer notre identité mais pour que les gens aient une vie meilleure. Et ceci ne fait pas de nous des populistes !

    Enfin, le cinquième ingrédient est l’empathie. Les élites politiques et économiques sont laides. Ces gens, bureaucrates, technocrates, sont laids et tristes. Mais la gauche peut sembler triste, elle aussi avec son langage cryptique que se disputent trotskistes, maoïstes et autres « -istes », le tout dans un verbiage médiocre espérant être intelligible. Une erreur de la gauche a souvent été son attirance voire son obsession pour la marginalité et cette attitude permanente et arrogante de donneur de leçons, comme s’il fallait avoir lu l’intégralité de œuvres d’Herbert Marcuse pour oser prétendre porter un discours de gauche.

    Historiquement, conclut Iglesias, un des errements fondamentaux des gens de gauche est d’être devenus des conservateurs de gauche : symboles, jargons, traditions, discours, livres, etc. Aujourd’hui, les systèmes politiques établis volent en éclat sous nos yeux. Des espaces politiques d’indignation généralisée envers les élites se créent et deviennent des terrains de conquête pour ceux qui auront le plus de talent politique. Le temps de l’audace, celui de Danton dit Iglesias, est venu.

    À moins que ce soit celui de Saint-Just ?

  10. Bonjour à tous

    « …Dans un contexte où n’existait plus qu’une seule manière de diriger les affaires du pays, la notion même que des élections perdues pouvaient signifier le désaveu d’une politique, fut rangée au magasin des accessoires. »

    Najat Vallaud Belkacem: les français ont manifesté leur mécontentement : c’est parce que nous n’allons pas assez vite dans nos réformes!
    Trouver un moyen habile de se moquer du verdict des élections est bien plus jouissif que de l’ignorer!

    Remarquez, c’est bien dans la ligne d’inversion de sens général issu des officines de propagande, pardon, des communiquants* : sauvegarde de l’emploi = licenciement, protection des libertés= restriction des libertés, perte des élections= nous n’appliquons pas notre politique assez vite!

    J’ai déjà cité la première occurrence de ce procédé dans notre culture: l’Adversaire – le serpent- dans la Genèse qui fait d’UN arbre TOUS les arbres par un tour de passe passe élaboré sur l’amphibologie d’un terme et le fonctionnement du cerveau humain.
    ( Un de mes meilleurs maîtres a affirmé une fois que la bible est un catalogue exhaustif de toutes les perversions pouvant exister dans les relations humaines avec, pour chaque cas, l’exposé d’ un moyen d’en sortir par le haut!
    Bien sur, pour en bénéficier, il est d’abord nécessaire de sortir de la vision religieuse, de se tenir « pro fanum » -devant le temple (et non dedans) , comme l’expliquait Levinas.
    Cordialement.
    Steve
    * En politique, un électeur prenant pour argent comptant un communiqué émis par des communiquants devient un communiké.

  11. Le système ne change pas car l’idéologie du néo-libéralisme est partagée par tout le monde.
    Il s’agit d’une idéologie unidirectionnelle qui implique la même politique économique et sociale.
    Que l’on se dise de droite ou de gauche ne change rien au résultat si les idées défendues sont identiques.
    Le problème est que tout le monde croit en cette idéologie et on voit que même en Grèce l’extrême gauche est entrain, à coup de bâton, de rentrer dans le moule. Nous sommes dépendant de l’argent (pour vivre, pour le prestige, pour nos projets) et ce dernier est à présent contrôlé par des gens irresponsables qui s’en servent comme moyen de chantage.
    « Stoppez nous et votre population perdra tout ces dépôts. Aidez nous à fructifier notre capital et on vous en laissera un peu » telle est la doctrine de ces lobbys tout puissant qui conseillent nos « dit » représentants.

    1. Nous sommes dépendant de l’argent (pour vivre, pour le prestige, pour nos projets) et ce dernier est à présent contrôlé par des gens irresponsables qui s’en servent comme moyen de chantage.

      C’est bien pour ça que les Ressources doivent être gérées par la collectivité, et non par une oligarchie.

      1. Note sur vos idées de passage à un droit d’usage au lieu d’un droit de propriété :
        En pensant à la transition, peut-être peut-on raconter votre histoire de façon un peu plus convaincante et moins « c’est quoi cet ovni qui veut nous piquer notre maison » :
        En gros, reconstituer les « Biens Nationaux » (contre-spoliation légitime du clergé) mais à petit feu.
        (Se termina par la banqueroute dite « des deux-tiers »)

        Par exemple, à l’héritage, on aurait un choix entre l’héritage actuel et un héritage à droit allégé (intéressant si pas en ligne directe) modulo le passage en « bien national », a appeler comme vous voudrez. L’Etat transformerait ainsi une fortune en une rente, et pas mal de gens seraient près à faire ça (« ma nièce aura son pied à terre à Condé sur Gartempe ») sur une génération, mais seraient capable de se rendre compte que deux, ça n’a pas de sens (la Gartempe sera asséchée ou aura noyé la ville, au choix).

  12. Que représentent encore les grands partis politiques ?
    La réalité bien perçue est que quelle que soient ceux qui accèdent au pouvoir, la même politique est appliquée à l’une ou l’autre nuance près.
    Il faut considérer la présence de la ‘technostructure’ en l’occurrence l’Administration de nos pays, administration qui veille à la stabilité du pays. L’exemple concret de la difficulté de former un gouvernement à la suite d’élections en Belgique conduit le gouvernement sortant à conduire les affaires courantes durant plusieurs mois: c’est en réalité l’administration qui gère le pays.
    Quant à l’Europe, la ‘Troïka’ et les négociations avec la Grèce, montre bien le poids de la ‘technostructure’ de l’Union Européenne. Toutes ces structures possèdent une grande inertie et il est donc difficile de les faire dévier sans l’intervention d’un évènement que l’on qualifierait de catastrophique!

    1. Curieusement, le mot « technocrate » très en vogue il y a deux ou trois décennies, a un peu disparu du vocabulaire politico-médiatique, alors que la techno-structure n’a jamais été aussi présente, ceci expliquant sans doute cela.

  13. Curieusement personne ne vient réclamer que les avions restent au sol tant que l’on a pas contrôlé l’état de stress des équipages, il n’y a sans doute pas un grand intérêt pour la sécurité
    des gens qui sont sous les avions ?

    Les citoyens ont décidé de renvoyer une grande partie des représentants de la majorité présidentielle à leurs chères études de bien être de la population ( ENA, Sciences PO, etc).
    Mais là encore , sans doute n’y a t il pas grand intérêt à oeuvrer concrètement dans le sens de l’intérêt général, quand on sert des buts inavoués, car inaccessible à l’entendement des petites gens.

    Heureusement pour la finance , c’est plus simple, le MSU va vite prodiguer ses conseils pour liquider la dernière pépite financière autrichienne : Heta , A A A vos plans d’épargne risque de passer un mauvais quart d’heure, mais pas de soucis cette fois tout est prévu.
    Aucun risque de stress supplémentaires dans les banques.

    Pourquoi changer de cap ? on irait où?
    Pas d’alternative ! on vous l’a déjà dit , n’est ce pas ?

  14. Donc, si on additionne les abstentionnistes, les votes blanc, les personnes en age de voter mais non-inscrits et le vote extrême droite, on obtient environ 75 % de la population.
    Reste donc 25 % aux 2 partis de pouvoir (pour faire court) pour assoir leur « légitimité ».
    Nous sommes donc gouvernés par un parti qui tire sa légitimité sur moins d’une personne sur 10.
    Belle démocratie représentative !! Et on ne parle pas du fait qu’une fois élus, les citoyens n’ont plus aucun contrôle sur leurs actions…

    Pour rigoler un peu :
    http://elections.lefigaro.fr/presidentielle-2012/2012/05/07/01039-20120507ARTFIG00615-sarkozy-confirme-qu-il-arrete-la-politique.php

  15. Vous avez remarqué l’attitude de Valls au soir de cette magistrale déculottée? Voilà exactement le genre d’attitude qui justifie l’avis que j’ai formulé sur la pétition qui a circulé ici. Le personnel politique se fout éperdument des électeurs du moment qu’il peut rester en poste. Il faudra un peu plus que quelques signatures pour le déloger.

    1. @Dissonance,
      C’était un enjeu local, il est logique que Valls ne démissionne pas. La tragédie c’est qu’à l’échelle départementale il faille toujours passer par les mêmes professionnels de la politique pour que vive la démocratie. D’où l’abstention.

      1. Entre une démission (qui ne ferait de toute façon que remplacer untel par son jumeau politique) et la fin de non recevoir claire et nette affichée hier (comme aux élections précédentes, et encore les précédentes, et encore encore les précédentes, indépendamment même de la majorité au pouvoir ou du scrutin considéré), il y a une sérieuse marge, non? Fût un temps ils avaient au moins la décence de faire comme si les résultats avaient un impact sur leur action.

  16. « Les règles sont simples : ils nous mentent, nous savons qu’ils nous mentent, ils savent que nous savons qu’ils nous mentent, mais pourtant ils continuent à nous mentir et nous continuons à faire semblant de croire en eux. » Elena Gorokhova

  17. Ironie ou sarcasme ? On commence à s’y perdre.
    Mais c’est peut-être l’indice que le blog – l’intelligence collective des contributeurs – refuserait de voir la Réalité vraie. Il lui faudrait un filtre, qui est aussi un voile, pour en atténuer la violence.

    Allons. Droit dans ses bottes, ferme sur les étriers, Rossinante bien avoinée, la lance en avant: sus aux moulins !

    1. C’est pire que ça daniel…
      « La plus perfide façon de nuire à une cause est de la défendre intentionnellement avec de mauvaises raisons. »
      En épigraphe du bj, ça aurait de la gueule.

  18. Question d’éducation, ou de formatage.
    A partir du moment ou ils sortent tous du même moule et ont peut être eu le même instructeur… L’ambition les anime c’est évident, mais à part cela, le schéma de pensée reste la même et les discours aussi.
    Alors comment faire la sélection entre les bons et les mauvais, ceux qui travaillent pour le bien de la société et ceux qui travaillent pour eux ?
    Ambition ou pas, le plus désolant est leur manque de connaissances en économie, alors il faut réagir et à l’échelle européenne, à l’image de frontex : il faut créer Cancrex.
    Car le fait d’avoir des cancres à la tète de nos économies risque de nous coûter beaucoup plus cher que d’accueillir quelques malheureux refugiés affamés.

    1. Il a l’air sincère Filoche, mais la question qui se pose alors depuis quelques années déjà, c’est de savoir pourquoi il reste encore dans ce parti qui ne semble plus avoir le moindre rapport avec les valeurs qui semblent être les siennes… Et ce n’est sans doute pas le seul dans ce cas, j’imagine.

    2. Macron, renvoyé à ses pénates d’homme du 19ème siècle en 10 minutes chronos ! Cet homme qui aura affaire aux autres hommes : ceux qui défendent leur peau, par nécessité, à l’opposé du patrimoine. Un gouffre immense s’ouvre. Et c’est pourtant le même monde.

  19. Nous ne sommes plus des citoyens, de simples électeurs. Nous avons le droit de choisir ceux qui nous donneront des coups de bâton. Démocratie ?

    1. Démocratie ?

      Bien sûr que non ; tout au plus république parlementaire ou régime représentatif (représentatif de qui ? tout est là) .

  20. Bonne synthèse de ce à quoi ressemble la politique depuis environ, euh, 30 ans dans les pays les plus « avancés »… En même temps ce « consensus mou » produit une société dure et c’est devenu vraiment très difficile de ne pas le voir. Je crois aussi que le principal point faible du néolibéralisme vient non pas des critiques qui lui sont adressées mais de sa propre prétention à n’être que « technique », à ne présenter que des solutions « qui marchent », bref à n’avoir aucune dimension normative… Voir à ce sujet l’excellent livre de William Davies « The limits of neoliberalism », paru l’an dernier (traduit un jour, espérons-le).

    1. ?……………..?

      Vous pouvez nous faire un résumé succinct de la substantifique moelle du bouquin pour qu’on vous comprenne mieux ?

  21. Un communiqué de la présidence de la République annonce la démission de Valls , et la nomination à son poste ,pour le remplacer et proposer une nouvelle équipe gouvernementale , de Vigneron .

    On dit que ce dernier a sollicité Paul Jorion comme ministre des finances , et Julien Alexandre comme ministre de la culture et de la communication , mais qu’à cette heure , ils réservent leur réponse .

    Un certain Jducac est aussi pressenti comme ministre de l’éducation ou comme ministre du développement durable .

    1. La bourse accuse le coup…., prions mes frères pour le salut de nos ‘épargnants’…., nous allons vers des temps difficiles……!at
      P.J. compte tenu de son expérience sur l’île d’Houat, aurait l’intention de réguler la pêche au gros….!

  22. Bonjour,

    Excellent, juanessy!
    J’avais la même sous le coude, avec vous dans le rôle principal,
    j’ai préféré la garder pour moi, pas assez drôle à mon goût…
    Mais au fond qu’ importe l’étiquette et la marque sur le flacon?
    Si le contenu est cuisiné par les mêmes, peu importe quel gargotier franchisé nous le sert.
    Vous reprendrez bien un peu de Macron sauce hollandaise?
    Bon appétit à tous!

    et à plus, Eric.

    1. J’espère que c’est pas la Troïka qui va payer la note de la commission d’audit de Toussaint, ce serait ballot, et balaise… Sinon Husson à déjà fait le boulot, si ça peut aider, bon ok, grosso merdo et très discutable…

      1. La justification par Husson de l’illégitimité par les taux d’intérêts réels prétendument insupportables pour la Grèce avant 2002 est juste risible. La preuve.
        C’est simplement le contraire qui semble l’évidence. La Grèce n’a jamais emprunté assez cher.

  23. Commentaires fermés partout.
    Bien, bien, bien.
    P. Jorion aurait il le blues?
    Entre « sonnez les matines », « le temps qu’il fait », et ses dernières conférences liégeoises ou P.J. dit lui-même qu’il tient le rôle du Cassandre… Il y a de quoi s’alarmer.
    Aurait-on atteint les limites du savoir de notre « trader-repenti-grand annonceur de crise » favori, pourtant fortement autoconfiguré en adepte de Keynes à la sauce Lévy-Strauss?
    Rendez vous compte! Après ses conférences, certains désespérés lui demandent même d’ouvrir la voie et qu’il le suivront…
    Et que répond il, modestement ? Je n’ai pas de cap?
    Waou!
    Je ne suis pas croyant, mais Jésus, lui, avait un cap, et même si il en a tiré un moindre salaire que celui de P.J. Il a eut, et aura le mérite de servir de sujet de discussion bien avant, et même bien après l’existences de nos actuels e-forums planétaires! Quel Buzz, Jésus!
    Sans compter le nombre de philosophes et d’artistes qui l’on étudié à travers les temps!
    Beau sujet de relativisation du sentiment d’impuissance personnel, non?
    Il ne disait peut-être pas que des conneries alors, ce sacré fils de charpentier!
    Non (et là je fais les demandes et les réponses parce que je me sens un peu seul)!
    Il faisait seulement de l’humanisme, lui!
    Mais je dis ça, je dis rien…
    Faudrait peut-être revenir à l’essentiel, au vital, et jeter nos cartes de fidélité à la « fédération du commerce »(« Star wars », c’était quand même autre chose que »Interstellar »!) vous savez, ces fameux « marchands du temple », pour revenir à de vraies valeurs, la terre, la nature, les nôtres, et… la charpente.
    Mais il est vrai qu’il est bien plus facile de crucifier quelques pauvres types que de vouloir transformer des millions de consommateurs en citoyens responsables!
    Allez Mr Jorion! Un peu de repos et au boulot!
    Y a de quoi faire dans certaines directions!
    Amicalement, Eric.

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