LE TEMPS QU’IL FAIT LE 3 AVRIL 2015 – (retranscription)

Retranscription de Le temps qu’il fait le 3 avril 2015 (la discussion se poursuit là). Merci à Olivier Brouwer !

Bonjour, nous sommes le vendredi 3 avril, et je vais essayer de vous montrer où nous sommes [P.J. montre la vue de sa fenêtre]. Est-ce que vous voyez ? Voilà. Voilà. Euh, bon, je ne vois pas ce que vous voyez, mais je suis à Liège depuis hier soir, et j’ai fait ce qu’ils appellent une « Grande conférence liégeoise ». Effectivement, c’est dans une très grande salle, et il y a beaucoup de monde.

Et ce que j’ai essayé de faire, c’est quelque chose d’un petit peu différent de l’habitude. Qu’est-ce que j’ai essayé de faire ? Eh bien, j’ai essayé de lancer un cri d’alarme. J’ai essayé d’alerter, d’appeler à une mobilisation générale pour essayer de sauver l’espèce. La personne qui m’avait présenté sur scène avait dit : « Monsieur Jorion ne jouera pas les Cassandre ce soir », et moi je savais que c’est ça que j’allais faire. Pas faire les Cassandre pour le plaisir de faire les Cassandre mais faire les Cassandre pour alerter, pour qu’on se mobilise, pour qu’on change de cap, parce qu’on ne peut pas continuer longtemps dans cette direction-là. Si ! la plupart d’entre nous qui sommes vivants, nous verrons encore l’espèce humaine à l’œuvre, mais on est partis dans une très mauvaise direction. Il n’y a pas simplement la suite des difficultés dont j’ai parlé hier, le soliton, les trois éléments : la crise environnementale, la crise de la complexité, robotique, informatisation, etc., et la crise de notre système économique et financier qui ne fonctionne plus. Il y a encore d’autres choses, vous le savez, l’actualité nous le rappelle tous les jours, il y a le schisme, le schisme au sein de l’Islam, entre Sunnites et Chiites, qui est toujours là. C’est-à-dire qu’il y a des choses qui viennent de très loin dans l’histoire qu’il faut encore résoudre, pas seulement les nouveaux problèmes qui se présentent.

Alors, eh bien, j’ai fait ma présentation en me demandant : « Est-ce que les gens sont prêts pour entendre un message un petit peu dur, assez dur, comme cela ? » Et à la fin de l’exposé, bien entendu, les gens viennent, il y a des gens qui me posent des questions, mais la question qui revient à tout moment, parmi les gens qui veulent parler avec moi après cet exposé, c’est : « Qu’est-ce qu’il faut faire ? »

Qu’est-ce qu’il faut faire ? Et je vois bien, et là, c’est moi, c’est moi qui ne suis pas prêt en fait à répondre à ce que les gens viennent dire. Parce qu’il y en a beaucoup, malheureusement – enfin malheureusement à mon point de vue – qui répondent, qui disent, en fait – même s’ils ne le disent pas explicitement de cette manière-là – « Je suis prêt à vous suivre ! » Mais ce n’est pas ça que j’attends d’eux, évidemment ! Ce n’est pas qu’ils me disent qu’ils sont prêts à me suivre, parce que moi je n’ai pas l’intention de diriger une croisade, d’être une personne de plus qui va être, qui va essayer d’être un chef qui ne sera pas à la hauteur de ce qu’il faut faire !

Alors, il faut réfléchir, voilà, il faut que les gens répondent positivement à ce que je leur dis, mais il ne faut pas, à mon point de vue, que ce soit explicitement : « Eh bien, dites-moi maintenant ce qu’il faut faire ! » – parce que malheureusement, c’est ça, pour un certain nombre de personnes. Pas toutes, hein, pas toutes, mais qu’un certain nombre de personnes répondent : « Oui, j’ai compris, mais dites-moi maintenant ce qu’il faut faire. » Donc, il faut que je réfléchisse encore et il ne suffit pas, il ne suffit pas que mon message dise ce que j’ai envie qu’il dise, il faut encore que j’aie une réponse à ce que les gens voudront dire à ce moment-là.

Voilà. Vous vous en doutez, je n’ai pas énormément de temps. Je vais arrêter là, et la semaine prochaine ou à un autre moment, j’en dirai peut-être davantage sur cette question.

Voilà. À bientôt.

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