Piqûre de rappel : C’est nous qui écrivons l’histoire !, par Spencer Cathcart

Ouvert aux commentaires. Première publication : le 27 mars.

Nous vivons dans le mensonge (The Lie We Live)

Spencer Cathcart

(Le texte se trouve ici ; traduction Alain Adriaens)

En ce moment, vous pourriez être n’importe où, à faire n’importe quoi. Au lieu de cela, vous êtes assis seul devant un écran. Alors qu’est ce qui nous empêche de faire ce que nous voulons ? Être là où nous voudrions être?

Chaque jour nous nous réveillons dans la même pièce et suivons la même voie, nous vivons un jour semblable à celui d’hier. Pourtant, il fut un temps où chaque jour était une nouvelle aventure. Chemin faisant, quelque chose a changé. Avant nos jours étaient intemporels, maintenant nos jours sont minutés.

Est-ce cela qu’être adulte ? Être libre ? Mais sommes-nous vraiment libres ?

Aliments, eau, terres… les éléments dont nous avons besoin pour survivre sont la propriété de sociétés. Il n’y a pas de nourriture pour nous sur les arbres, pas d’eau douce dans les ruisseaux, pas de terrain pour construire une maison. Si vous essayez de prendre ce que la Terre fournit vous serez mis sous les verrous. Alors, nous obéissons à leurs règles.

Nous découvrons le monde dans un manuel. Pendant des années, nous restons assis et régurgitons ce qu’on nous raconte. Passant des examens et classés comme des cobayes dans un laboratoire. Élevés à ne pas être différents dans ce monde, éduqués à ne pas être différents. Nous sommes assez intelligents pour faire notre travail, mais pas assez pour nous remettre en question les raisons pour lesquelles nous le faisons. Donc, nous travaillons sans cesse et il ne nous reste plus de temps pour vivre la vie pour laquelle nous travaillons. Et puis vient le jour où nous sommes trop vieux pour faire notre travail. Alors, on nous laisse mourir. Et nos enfants prennent nous remplacent dans la partie.

Pour nous chacun de nous notre chemin est unique mais, tous ensemble, nous ne sommes rien de plus que du carburant. Le carburant qui alimente l’élite, l’élite qui se cache derrière les logos des sociétés. Ce monde leur appartient. Et leur ressource la plus précieuse n’est pas enfouie dans le sol : c’est nous. Nous construisons leurs villes, nous faisons tourner leurs machines, nous combattons dans leurs guerres. En fait, l’argent n’est pas ce qui les motive. C’est le pouvoir. L’argent est simplement l’outil qu’ils utilisent pour nous contrôler. Ces bouts de papier sans valeur, nous en dépendons pour nous nourrir, nous déplacer, nous divertir.

Ils nous ont donné de l’argent et en retour, nous leur avons donné le monde. Là où il y avait des arbres qui purifiaient notre air, maintenant il y a des usines qui l’empoisonnent. Là où il y avait de l’eau bonne à boire, il y a des déchets toxiques qui puent. Là où les animaux couraient libres, il y a des élevages industriels où les animaux naissent et sont abattus à la chaîne, pour notre satisfaction. Plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim, bien que nous ayons assez de nourriture pour tout le monde. Où est-ce qu’elle part ? 70% des céréales que nous produisons pour l’alimentation sont utilisées pour nourrir et pour engraisser les animaux que nous mangeons pour le dîner. Pourquoi aiderions-nous les affamés? Ils ne génèrent aucun profit !

Nous sommes comme une peste balayant la Terre, détruisant l’environnement qui nous permet de vivre. Nous voyons tout comme quelque chose qui peut être vendu, comme un objet que nous pouvons détenir. Mais qu’est ce qui arrivera quand nous aurons pollué la dernière rivière, empoisonné le dernier souffle d’air, quand nous n’aurons plus de pétrole pour les camions qui nous apportent notre nourriture ? Quand allons-nous nous rendre compte que l’argent ne se mange pas, qu’il n’a pas de valeur ?

Nous ne sommes pas en train de détruire la planète : nous détruisons toute vie sur elle. Chaque année des milliers d’espèces disparaissent. Et le temps est compté avant que nous soyons l’espèce suivante. Si vous habitez en Amérique, vous avez une probabilité de 41% de développer un cancer. Les maladies du cœur vont tuer un Américain sur trois. On nous prescrit des médicaments pour faire face à ces problèmes mais les soins médicaux, eux-mêmes, sont la troisième cause de décès après le cancer et les maladies cardiaques. On nous dit que tout peut être résolu en donnant beaucoup d’argent à des scientifiques afin qu’ils puissent découvrir une pilule qui pourra résoudre tous nos problèmes. Mais les compagnies pharmaceutiques et les sociétés contre le cancer comptent sur notre souffrance pour faire du profit. Nous pensons que nous sommes à la recherche de remèdes mais, dans les faits, nous nous éloignons de trouver la cause de nos maux. Notre corps est le produit de ce que nous consommons mais la nourriture que nous mangeons est conçue uniquement dans un but lucratif. Nous nous gavons de produits chimiques toxiques. Les corps des animaux sont infestés par les médicaments et les maladies. Mais nous ne voyons pas cela. Le petit groupe de sociétés qui possèdent les médias ne veut pas que nous le réalisions. On nous raconte des balivernes et on nous dit que c’est la réalité.

C’est amusant de penser que l’homme croyait que la Terre était le centre de l’univers. Mais aujourd’hui, nous nous considérons comme le centre de la planète. Nous regardons notre technologie et nous nous disons que nous sommes les plus intelligents. Mais les ordinateurs, les voitures, et les usines nous montrent-ils que nous sommes très intelligents ? Ou bien montrent-ils à quel point nous sommes devenus paresseux. Nous nous sommes cachés sous le masque de « civilisés ». Mais quand on nous arrache ce masque, que sommes-nous ?

Comme nous oublions facilement qu’il y a moins de cent ans que nous permettons aux femmes de voter, que nous permettons aux noirs de vivre comme nos égaux. Nous agissons comme si nous étions des êtres omniscients, mais il y a beaucoup que nous ne voyons pas. Nous marchons dans les rues en ignorant toutes les petites choses. Les yeux qui nous regardent. Les histoires qu’ils racontent. Tout cela n’est qu’un décor pour Moi.

Peut-être craignons-nous de ne pas être seuls, de n’être qu’une partie d’un bien plus grand dessein. Mais nous ne parvenons pas à faire le lien. Nous sommes d’accord de tuer les cochons, les vaches, les poules, les étrangers de pays éloignés. Mais pas nos voisins, pas nos chiens, nos chats, pas ceux que nous avons appris à aimer et à comprendre. Nous appelons les autres créatures stupides mais nous les désignons comme responsables de nos actions. Mais le fait de tuer simplement parce que nous pouvons le faire, parce que nous l’avons toujours fait, cela nous en donne-t-il le droit ? Ou cela montre-t-il le peu de choses que nous avons apprises ? Nous continuons à agir en suivant nos pulsions d’agression primitive plutôt que de privilégier la réflexion et la compassion.

Un jour, cette sensation que nous appelons la vie va nous quitter. Notre corps va pourrir, nos objets de valeur seront récupérés. Les actions d’hier seront tout ce qui restera. La mort nous entoure constamment et pourtant elle semble tellement éloignée de notre réalité quotidienne. Nous vivons dans un monde sur le point de s’effondrer. Il n’y aura pas de gagnants dans les guerres de demain car la violence ne sera jamais la réponse. Elle va détruire toutes les solutions possibles.

Si nous examinons nos désirs les plus profonds, nous voyons que nos rêves ne sont pas si différents. Nous partageons un objectif commun : le bonheur. Nous dévastons le monde à la recherche de la joie, sans jamais regarder en nous-mêmes. Beaucoup des personnes les plus heureuses sont celles qui possèdent le moins. Sommes-nous vraiment si heureux avec nos iPhones, nos grandes maisons, nos voitures pour frimer ?

Nous sommes devenus déconnectés. Nous idolâtrons des personnes que nous n’avons jamais rencontrées. Nous assistons à des choses extraordinaires sur les écrans mais, partout ailleurs, il n’y a que de l’ordinaire. Nous attendons que quelqu’un apporte du changement sans même envisager de nous changer nous-mêmes.

Les élections présidentielles pourraient aussi bien se jouer à pile ou face. Ce sont les deux faces d’une même pièce. Nous choisissons le visage que nous voulons et l’illusion du choix, du changement est ainsi créée. Mais le monde reste le même. Nous ne parvenons pas à réaliser que les politiciens ne nous servent pas ; ils servent ceux qui les ont financés pour arriver au pouvoir.

Nous avons besoin de leaders, pas des politiciens. Mais dans ce monde de suiveurs, nous avons oublié de nous diriger nous-mêmes. Cessez d’attendre le changement et soyez le changement que vous voulez voir advenir. Nous ne sommes pas arrivés au point où nous en sommes en restant assis sur notre cul. Le genre humain a survécu non pas parce que nous sommes les plus rapides ou les plus forts, mais parce que nous avons travaillé ensemble.

Nous avons maîtrisé l’acte de tuer. Maintenant, nous allons maîtriser la joie de vivre.

La question n’est pas de sauver la planète. La planète sera toujours là que nous y soyons encore ou pas. La Terre est là depuis des milliards d’années et chacun de nous aura la chance s’il vit quatre-vingts ans. Nous sommes un éclair dans le temps mais notre impact sera là pour toujours.

« J’ai souvent désiré vivre à une époque où les ordinateurs n’existaient pas encore, quand nous n’avions pas des écrans pour nous distraire. Mais je me rends compte qu’il y a une raison pour laquelle c’est maintenant que je veux être en vie. C’est parce qu’aujourd’hui, une opportunité nous est offerte que nous n’avions jamais eue auparavant. »

Internet nous donne le pouvoir de partager un message et d’unir des millions de personnes dans le monde.

« Tant que nous le pouvons encore, nous devons utiliser nos écrans pour nous rapprocher, plutôt que de nous éloigner les uns des autres. »

Pour le meilleur ou pour le pire, notre génération va déterminer l’avenir de la vie sur cette planète. Nous pouvons soit continuer à servir ce système de destruction jusqu’à ce qu’il ne reste aucune trace de notre existence. Ou nous pouvons nous réveiller, nous rendre compte que nous ne sommes pas en train d’évoluer vers le haut mais plutôt de tomber… nous avons juste ces écrans devant nos visages et nous ne voyons pas où nous nous dirigeons.

Le moment présent est celui où chaque pas, chaque respiration et chaque mort nous a conduits. Nous sommes les visages de tous ceux qui ont vécu avant nous. Et maintenant c’est notre tour. Vous pouvez choisir de tailler votre propre chemin ou suivre la route que d’innombrables autres ont déjà prise.

La vie n’est pas un film. Le scénario n’est pas encore écrit. Nous sommes les auteurs.

C’est votre histoire, leur histoire, notre histoire.

 

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136 réflexions sur « Piqûre de rappel : C’est nous qui écrivons l’histoire !, par Spencer Cathcart »

    1. bah voilà! tout s’explique, ceux qui ne sont pas d’accord sont malades. Le milieux psychiatrique, et la psychologie dans l’ensemble n’ont jamais vraiment cessé d’être les policiers de la pensée.
      D’ailleurs :
      « Central to the process of inattention that kept these issues
      out of the sphere of public discussion was an act of reframing
      that transformed a collective crisis into an individual pathology.
      Physicians in the slave states before the Civil War, for
      example, argued that people of African origin suffered from
      a peculiar mental illness called “drapetomania”, an irrational
      compulsion to run away from home. This convenient theory
      allowed the efforts of slaves to escape to freedom in the North
      to be understood, not as a response to the unmentionable
      social realities of slavery, but, rather, as a personal pathology
      that could be discussed and treated without reference to its
      collective context. »
      John Michael Greer
      NOT THE FUTURE WE ORDERED
      Peak Oil, Psychology,
      and the Myth of Progress
      2013

      Heureusement il y a des rebelles(apparemment) comme Olivier Labouret ( » le nouvel ordre psychiatrique, guerre économique et guerre psychologique’) :
      http://inventin.lautre.net/contributions.html#labouret
      Mais bon,c’est qu’il doit souffrir de TOP lui aussi…

  1. Toujours intéressantes les piqûres de rappel, mais elles le seraient encore davantage si elle ne touchaient pas que les abonnés du blog…Et nous avons beau, en notre humble mesure, prévenir, conseiller, informer: les gens préfèrent le mensonge qui rassure à la vérité qui blesse…
    A part une diffusion de ce type de document en « prime time » sur les chaines de masse, rien ne semble pouvoir éveiller cette même masse engluée dans son « confort ».

  2. Fabuleux, j’essaie de rester optimiste en voyant cela, on ignore quel sera le tremblement de terre ou le micro évènement qui pourra inverser ou renverser tout cela ni quand mais je m’y accroche dur comme fer.
    Notre volonté aura probablement peu d’influence les enjeux sont bien au delà de nous mais notre prise de conscience peut être, enfin je l’espère.

  3. Ce truc, c’est quand même une pompeuse grosse daube dans le style… Quant à piqure de rappel… Hum… les enfançons auraient donc besoin d’une p’tite leçon de morale?

    Décidément, trop de moraline ces temps-ci sur le blog.

    1.  » La vraie éloquence se moque de l’éloquence ,la vraie morale se moque de la morale  »

      Reste à savoir qui fait preuve de finesse dans son jugement , et de géométrie par son esprit .

      Mais selon Blaise , la formation de la finesse est étrange et aléatoire , et celle de l’esprit renvoie à la montre .

      La revoilà .

      1. Alors je vous laisse vous confire en dévotion -avec Blaise le superficiel (interpréter le « il y a » en « Il y Est », c’est la preuve d’un demi-habile).

      2. « Diseur de bons mots , mauvais caractère  » .

        Mais entre un jicé et un demi Pascal , j’opte sans hésitation pour le second .

        Surtout si c’est la première moitié , celle qui pose les questions .

        Pour la seconde , on peut effectivement rester dans son propre doute , ce qui est encore mon cas .

      3. @Vigneron :

        et il est probable que Blaise Pascal aurait aussi peu apprécié ce texte qu’il n’appréciait Montaigne .

    2. Je suis assez en accord avec ton commentaire jicé. Ce genre de doc avec cette musique sympa et ces textes percutants ne sert à rien. Il culpabilise plus qu’il ne motive car le réel est bien plus fin et subtiles que ce truc de 8 mn le laisse croire !

      J’en profite pour demander illico aussi la réintégration de vigneron dans les commentaires, si dernier juge encore utile d’intervenir après la véritable mise au pas démocratique qu’il a encaissé…

      1. Bah, quand je pense que ce sont les mêmes qui veulent changer les choses telles qu’elles vont pour qu’elles soient plus « belles », plus « humaines »… A mourir de rire (jaune). Souhaitons que nulle part, jamais plus, ce « grand idéalisme » ne prenne les commandes du pouvoir. Un petit exemple de « démocratie » sur un simple blog section commentaires, est déjà très parlant… Et rien qu’à voir ce que deviennent réellement toutes les ZAD, et tous ces partis « populaires », et tous ces 99% auto-proclamés, ça promet  !

      2. « J’en profite pour demander illico aussi la réintégration de vigneron dans les commentaires,  »

        merci cloclo, idem;

         

        @juanessy

        « Sauf pour me faire mentir . »

        il est largement capable de dépasser tout ça et de revenir rien que pour  vous faire mentir, hope so !

      3. Je suis de votre avis, ce texte n’est qu’une enième répétition du constat qu’on fait depuis 40 ans sans rien entreprendre, on ne peut rien entreprendre parce que son moteur ne le permettra jamais. Il faut le courcircuiter.

        On ne peut pas d’un côté, créer la rente capitaliste, et de l’autre être sobre en ressources naturelles puisse que c’est de cela qu’il s’agit en définitive sur ce fil de discussion.

        Vous dites, le réel est plus fin, c’est pour cette raison que vous m’avez envoyé sur les roses en disant que l’agriculture ne concerne que ceux qui en sont issus, permettez-moi de vous dire que vous avez tord sur toute la ligne. Il y a partout dans le monde des nimaculteurs qui sont prêt à développer l’agroécologie, mais ce qui leur manque est l’accès à la terre  et sutout l’accès à la fertilité de la terre. Ce n’est pas une question de courage ou de volonté mais une question de choix socioéconomique qui est empêché par le choix idéologique en place qu’il soit de gauche ou de droite. Comment voulez-vous qu’un jeune motivé qui sort d’un stage et qui veut se lancer dans le maraîchage agroécologique  puisse y arriver sur une terre complètement poluée par l »agriculture , industrielle en plus d’un business plan obligatoire s’il veut obtenir des subsides ou un emprunt. On met la charrrue avant les boeufs, c’est surtout d’un plan de fertilisation suivi par des organismes qu’il aurait besoin

        Et je vous rejoins quand vous dites ceci.

        Bah, quand je pense que ce sont les mêmes qui veulent changer les choses telles qu’elles vont pour qu’elles soient plus « belles », plus « humaines »… A mourir de rire (jaune). Souhaitons que nulle part, jamais plus, ce « grand idéalisme » ne prenne les commandes du pouvoir.

        Je suis parfaitement d’accord, rassurez-vous il ne les prendra pas. Le changement est en chacun d’entre nous à l’intérieur d’un grand réseau.

        Pour ce qui est de vigneron, ne vous en faites pas, c’est le champion des sorties par la porte (volontaire ou non) et des rentrées par les fenêtres, cela démontre une certaine instabilité ou une certaine fébrilité malgré ses indéniables connaissances qui ravissent le blog.

  4. Si au moins c’était une conspiration, on pourrait se retourner contre les conspirateurs. Si c »était le résultat malheureux de la guerre idéologique entre le capitalisme et le communisme et le triomphe du premier, on pourrait essayer l’autre alternative si on avait quelqu’ espoir que cela serait mieux. On crois connaitre les lois de l’univers, on s’investit dans la « théorie du tout » On veut réconcilier la relativité générale et la mécanique quantique mais on ne sait toujours pas ce qui guide les interactions entre les êtres humains.
    Il n’y a pas d’échappatoire, nous avons presque tous contribué à l’écriture de ce scénario. Quelques un pourtant avaient compris. En 1977 à Cambridge USA j’assistai à une conférence sur la dynamique des système ou tous les grands noms de cette nouvelle discipline étaient présents mais c’est la coutre présentation d’une jeune chercheuse de mon âge qui m’a le plus impressionné Donella Meadows présentait un papier intitulé « Equity, the Free Market, and the Sustainable State » qui voulait démontrer que le marché n’est pas équitable et induit un développement qui n’est pas soutenable. Je ne savais pas que j’avais rencontré un des auteurs du rapport du club de Rome « Les Limites de la Croissance » . Rapport que J’ai lu avec beaucoup d’intérêt et j’ai bien sûr voulu en parler à mon retour en Europe. Mes tentative n’ont receuillr que railleries et moqueries d’ailleurs la moitié des membres du Club de Rome n’avaient-ils pas donné leur démission suite à ce rapport calamiteux. La même année James Lovelock et Ann Margulis publiaient un article intitulé « The Gaia Hypothesis » qui à fait la risée de la profession. Aujourd’hui tous les environnementaliste parlent du métabolisme des écosystèmes et même d’une région.
    l’année dernière j’ai rencontré au Parlement Européen Denis Meadows mari de Donella et éditeur du rapport du Club de Rome Il a montré à l’auditoire atterré la concordance entre la scénario de base prévu et la réalité observée ces 40 dernières années. Quand un participant lui a demandé que faire pour évoluer vers un développement durable, il à répondu » rien c’est trop tard » faisant ainsi écho à ce que disait Lovelock quelques années plus tôt :  » it is too late for sustainable development, we should now work on sustainable retreat ». Au fond qu’est-ce que l’homme sinon une structure d’accueil pour une colonie de bactéries, il y en a 100 fois plus que de cellules. Denis m’a donné une copie de sa présentation si vous le souhaitez, je vous la fait parvenir. Bonne soirée!

    1. Merci pour votre proposition, un regard systémique nouveau m’intéresserait beaucoup : comment pouvez-vous nous faire parvenir cette copie de présentation ? Hébergée sur un espace de stockage, elle serait accessible via un lien par exemple, qu’en pensez-vous ?
      Une vidéo sous-tendue par une analyse proche de celle de ce billet de S. Cathcart : https://www.youtube.com/watch?v=e5LcXFXgqw0

      1. @maxime:
        « Regard systémique ». Comment procède un tel « regard systémique » ? On nous a formés à une stratégie de la connaissance consistant à multiplier les perspectives selon de multiples dimensions auxquelles peuvent se réduire un complexe d’objets. L’analyse consiste à découper le tout du complexe d’objets en parties indépendantes. On procède par élimination des aspects qui ne peuvent s’intégrer à la nouvelle hypothèse, comme on dit aujourd’hui un nouveau paradigme projeté. Or quel est le paradigme depuis très longtemps dominant ? C’est le postulat – remontant pour le moins à Duns Scot au Moyen Age, selon lequel « l’intellect est indépendant de l’ordre sensible ». Ce qui entraîne l’apprentissage d’une stratégie perceptive, le regard soumis à la noèse est contraint à travailler ainsi sélectivement au bénéfice de l’ intelligence. (esclave du maître). On peut se demander si ou comment cette façon d’être au monde était durable ou soutenable en effet dans un certain rapport autrefois des groupes humains avec le milieu, un certain type de récit de l’univers, et surtout avec le niveau technique moins prégnant de leurs outils .
        Il semble intéressant de prendre conscience de ce que, avec les nouveaux moyens actuels de regarder les complexes d’objets ou les objets dans leur complexité, la méthode dominante d’investigation (traditionnelle) perd de sa pertinence : le regard du sujet utilisant l’outllage cybernétique ou devant un serveur de connaissances en réseaux, ou effectuant du traitement d’images, devient le balayage, le scanning. Soit un regard émancipé de son rôle de travailler aux ordres d’une intellectualité dominante. Ce que nos sens perçoivent n’est plus le moment d’un processus secondaire et à deux niveaux, l’en vue d’une analyse préparant une synthèse. C’est le processus primaire qui est sollicité, plus proche de la biologie réelle animale et vivante. Dans le scanning, lecture « indifférenciée », émergent les disruptions, les points de saillance ou d’accroche, qui peuvent faire signe dans un chaos insignifiant. Plutôt que traditionnellement les similitudes ou dissemblances entre des « bonnes formes ». Soient deux attitudes : celle de la vie courante ou animale ou le sujet est stimulé par les seuls signes qui concernent son activité spécialisée. Il est indifférent à ce qui ne le concerne pas! Soit celle de l’homme de science ou de l’artiste (ou tout autre), à qui « il faut du courage pour affronter la fragmentation des faits physiques et pour balayer la multiplicité des liens possibles susceptibles de donner du sens au chaos apparent…. Il a besoin de la structure plus dispersée ( indifférenciée) de la vision profonde, pour projeter dans la réalité l’ordre manquant…[il devra faire] un usage constructeur de ses facultés inconscientes et réalisera l’intégration de son propre moi. Dans la créativité les réalités intérieures et extérieures s’organisent toujours ensemble, par le même processus indivisible» (Anton Ehrenzweig « l’ordre caché de l’art » ( traduit en 1974)

    2. Dennis Meadows réfute cette image de la voiture qui foncerait à toute allure vers un mur, avec l’idée qu’on peut à tout moment encore freiner. Non, pour lui, la voiture s’est déjà élancée de la falaise!

      Lorsque l’on lui demande « quel conseil donneriez-vous aux politiciens? » il répond « aucun, ils s’en ficheraient de toutes façons. »

      Voilà qui devrait éviter à beaucoup de chercher la définition du terme « lucidité » dans un dictionnaire 😉

      1. KWH
        Ni un mur, ni une falaise, mais nous subirons une dégradation de plus en plus sévère de la qualité de l’eau, de l’air et des terres arables c’est éléments que nous prenons pour acquis vont devenir graduellement toxiques ce qui constituera de fait l’épuisement de ces ressources puisqu’elles ne remplirons plus leurs rôles essentielles.
        L’épuisement, plus visibles, des autres ressources que sont le bois les métaux et les énergies sont déjà perceptibles.
        Il faudra faire un effort gigantesque pour résoudre le problème, dans le genre «EFFORT de GUERRE» non pas cette fois pour maintenir le système économique en place mais pour en changer.
        Réquisitionner les ressources, les gérer adéquatement pour assurer une qualité de vie décente à tous sera la priorité pour éviter le chaos social.
        Si nous attendons trop, et il se fait tard, nous ne pourrons rien faire faute de ressources.

    3. Merci à Paul Jorion pour la diffusion de cette video remarquable que je ne découvre qu’aujourd’hui, le 9 août 2015.

      à Guy Weets, ex-collègue, je suis intéressé par la copie du rapport dont tu parles. Merci !

  5. Quelques pistes de réfleions aussi ici et conclusion en fin de page
    http://www.noocafe.com/c-noo/crise.htm
    « … ou bien nous mutons, ou bien nous mourons. « Les hommes n’acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise ». Et il ne comprennent la crise que dans la douleur …
    Ce saut de conscience est pourtant vital. Et ne survivront aux épreuves qui nous attendent, que ceux qui l’auront vécu au plus profond de leur vie. Il n’y a donc qu’une seule issue : faire se propager ce saut de conscience par contagion, de proche en proche, par l’exemple de la joie et de la frugalité. La prolifération de cette indispensable prise de conscience ne peut passer que comme cela : chacun peut et doit devenir un centre de Conscience ! L’humanité pourra alors durer mille siècles. « 

    1. par l’exemple de la joie et de la frugalité

      A coté de la plaque, car le problème est systémique! Autrement dit les activités (déplacements, travail, qui aggravent la situation sans rien résoudre) de la plupart d’entre nous sont contraintes par le système, dont on ne peut pratiquement pas échapper.

      1. Dominique Gagnot, nous savons que vous considérez la frugalité comme « à côté de la plaque ». Si je ne disserte plus avec vous sur le sujet – perte de temps comme je l’ai déjà dit – je m’interdis de vous laisser dire ça sans réagir.

        Alors je réagis. C’est vous qui êtes à côté de la plaque. Depuis longtemps et pour longtemps.

        Bonne journée.

      2. Dominique Gagnot,

        Avant que quelque chose ne devienne systémique, cela commence par quelques petites perturbations-variations et nous pouvons être ces petites perturbations variations du système.

        Un petit exemple : le co-voiturage n’est pas une solution systémique, mais il induit un changement d’état d’esprit qui prépare les usagers à une évolution plus radicale en termes de transports.
        Si les choses devaient évoluer favorablement, c’est parce que nous nous y serons préparés, au moins pour certains d’entre-nous, les mesures radicales qui s’imposeront n’auront pas alors à être imposées brutalement.

        Comme le dit bien ce billet, le système ne nous est pas extérieur, nous en sommes les parties intégrantes, et nous pouvons encore vivre des histoires (que nous écrivons en interagissant avec notre environnement et avec nos contemporains) qui rejoindront la grande histoire, l’histoire commune, si toutefois nos histoires toutefois ont été à la hauteur de la situation.
        Ainsi je n’adhère pas à la thèse selon laquelle le système récupère absolument tout à son avantage. C’est vrai mais jusqu’à un certain point seulement.
        Ainsi dans le cas de l’ex URSS, le système soviétique introduisit quelques éléments non conformes à son idéologie pour assurer sa pérennité, mais ce qui arriva c’est que l’introduction de ces éléments hétérogènes, ont causé sa perte.
        C’est la raison pour laquelle ils me semblent les décideurs politiques et économiques au plus haut niveau ne cèdent rien, car céder un peu ce serait, à terme, céder sur tout. On le voit bien avec la Grèce, l’enjeu ce n’est pas la dette, mais la poursuite ou non du néo-libéralisme dans l’ensemble des pays qui forment l’Union.

      3. La frugalité ne peut avoir d’effet que à la marge du système.
        La frugalité ne peut s’appliquer aux entreprises, puisque cela nuirait à leur compétitivité. (sauf exceptions marginales) Comment une compagnie aérienne pourrait elle être frugale?
        La frugalité ne peut s’appliquer au travail, et à ce qui le conditionne (sauf exceptions marginales). Ne serait ce que parce qu’il faut bien s’y rendre, en utilisant des transports énergivores et polluants.

        La solution passe par un changement de système économique, puisque l’actuel est incompatible avec le but recherché. Mais les dominants actuels n’y ont aucun intérêt.
        Cela suppose donc que le peuple prenne le pouvoir réel, c’est à dire la propriété des ressources, pour mettre en place un système dont le BUT serait de sauver l’espèce.

        Sinon, l’effondrement du système va se poursuivre, et au final l’humanité se décomposera en 3 classes:

        – Les alternatifs frugaux, (si les dominants ne les chasse pas de leur territoire)
        – Un océan de misère,
        – Les dominants, peu nombreux mais concentrant les richesses encore disponibles, et le pouvoir qui va avec.

        Les alternatifs frugaux n’empêchent pas l’effondrement, mais ils seront mieux préparés à éventuellement y survivre.

      4. Pierre-Yves,

        Ainsi dans le cas de l’ex URSS, le système soviétique introduisit quelques éléments non conformes à son idéologie pour assurer sa pérennité, mais ce qui arriva c’est que l’introduction de ces éléments hétérogènes, ont causé sa perte.

        Ah bon ? Tu crois que c’est la NEP qui a causé la perte de l’URSS ? 🙂

      5. si toutefois nos histoires toutefois ont été à la hauteur de la situation.

        C’est gravement sous estimer la situation que de croire qu’il nous suffirait d’adopter un mode de vie frugal. Cela supposerait par exemple pour la plupart de ceux qui ont un emploi, qu’ils l’abandonnent… Et je ne parle pas seulement des entreprises de transport.

      6. Vigneron
        oui, c’est vrai il y a eu la NEP, mais je pensais à la Perestroïka et à la Glasnost 😉

      7. Ah, tu crois sérieusement que ce sont les tentatives de réforme de Gorbachev qui ont « causé la perte » de l’URSS ?

      8. Dominique Gagnot
        Vous êtes sérieux quand vous m’attribuez la thèse selon laquelle il suffirait simplement d’adopter un mode de vie frugal pour amorcer le Grand Tournant ?
        Si vous me lisez ici et par ailleurs, vous devriez savoir que ce n’est pas ce que je dis.

      9. Dominique Gagnot

        La frugalité ne peut s’appliquer aux entreprises, puisque cela nuirait à leur compétitivité.

        C’est l’économie classique qui peu à peu va se marginaliser et non pas l’entreprise frugale (intelligente) qui aura compris qu’elle doit faire mieux avec moins. Frugalité ne signifie pas s’éclairer à la bougie ni fabriquer son pain. Frugalité cela signifie utiliser ses petites méninges au lieu d’utiliser cent litres d’eau pour laver une feuille de salade, 5000 commerciaux pour vendre des produits idiots et totalement inutiles, etc. La liste est aussi longue que le code du travail français.

      10. Vous êtes sérieux quand vous m’attribuez la thèse selon laquelle il suffirait simplement d’adopter un mode de vie frugal pour amorcer le Grand Tournant ?

        Non! Mais j’ai voulu rapprocher ce que vous disiez de la position des « frugaux ».
        Votre position est plus proche de la mienne, il me semble.

      11. @James Bernard 13 avril 2015 à 13:36

        C’est l’économie classique qui peu à peu va se marginaliser et non pas l’entreprise frugale (intelligente) qui aura compris qu’elle doit faire mieux avec moins.

        Faute de disposer des ressources adéquates, l’économie frugale ne concerne que les secteurs d’activités nécessitant que de la terre, de l’eau et du savoir faire.

        Ce qui concerne les communications, informatique, machines, etc… n’est pas envisageable, faute de ressources. Par exemple, l’ordinateur et les infrastructures internet que vous utilisez viennent du système dominant. Vous ne pourrez produire ce type d’équipements, sauf à prendre la propriété des ressources indispensables.

        Et vous n’empêcherez pas l’économie classique de continuer à tout détruire, et les dominants de toujours contrôler ces ressources.

      12. @ Dominique Gagnot

        Et vous n’empêcherez pas l’économie classique de continuer à tout détruire, et les dominants de toujours contrôler des ressources indispensables.

        Encore une fois, les choses changent lorsque les gens commencent à souffrir. Les dominants et tous leurs gadgets pour vivre éternellement etc finiront par changer de comportement quand ils verront que ça ne marche pas tous leurs trucs d’illuminés. Mais certes, il y aura sans doute pas mal de dégâts avant cela. Ce n’est pas une raison pour encourager l’autruchisme par résignation.

        Ceux qui vivent dans des maisons de verre – et surtout ceux qui partagent des maisons de verre – feraient bien d’hésiter à se lancer des pierres. Bateson

      13. Les dominants et tous leurs gadgets pour vivre éternellement etc finiront par changer de comportement

        Ce n’est pas du tout certain!

        Il y a 2 camps :
        – les dominants et leurs « esclaves » (nous)
        – les exclus, dont les alternatifs frugaux que l’on peut qualifier d’exclus volontaires.

        Avec l’effondrement du système, le camp des dominants se réduit en nombre, mais pas en pouvoir! Les dominants déchus passent dans le camp des exclus, sans moyens. Les dominants restant concentrent ressources et donc pouvoir.

        Le seul moyen d’éviter ce scénario suppose que les peuples prennent le contrôle des Ressources.

        Autrement dit que par la force de la loi, nous mettions fin à leur propriété privée, pour les rendre à la collectivité, et avec pour objectif de réparer la planète grâce à un système économique approprié… (ce qui encore aujourd’hui est de l’ordre de l’impensable)

      14. Il y a 2 camps :
        – les dominants et leurs « esclaves » (nous)
        – les exclus, dont les alternatifs frugaux que l’on peut qualifier d’exclus volontaires.

        Ce sont pourtant les dinosaures du Jurassique qui ont fini par disparaître et non pas les petites espèces.
        Ces énormes bestioles avaient atteint leur taille critique. Qui aurait misé sur leur disparition et la survie des plus petits s’il y avait eu une intelligence pour se poser la question à cette époque ?
        La vocation humaine est d’aller au bout de cet instrument nouveau dont s’est dotée la Nature : l’esprit, la pensée la conscience.
        Les dinosaures avaient pour vocation d’aller au bout d’une logique de taille.

        Une entreprise d’un nouveau type est en train d’émerger, dotée d’outils organisationnels et managériaux complètement nouveaux.
        Donc tout reste encore à inventer. L’humanité a changé de taille et de rythme, elle doit donc changer d’organisation et monter dans l’échelle des complexités ou disparaître, comme les dinosaures.
        Lire : Mondialisation et relocalisation de Marc Halévy

      15. @ James Bernard 13 avril 2015 à 17:25

        Bien sur qu’il faut être frugal, etc. Je ne conteste pas ça.

        Le problème est que sans accès aux Ressources, qui sont actuellement propriété des dominants, même s’il n’en reste que 1 équipé d’une armée efficace, nous continuerons de subir. Et celui là n’aura pas besoin d’être frugal, s’il dispose pour lui seul (et sa famille) de l’ensemble des ressources encore disponibles. Tous les humains pourraient donc disparaître, que ce dinosaure pourrait nous survivre!

        Autrement dit, il faut prendre aux dominants la propriété des ressources, indispensables à la production des richesses elle même indispensables. Après quoi ils seront inoffensifs.

        Sinon, comment voulez vous produire quoi que ce soit qui nécessite des infrastructures un peu lourde?

      16. Bien sur qu’il faut être frugal, etc. Je ne conteste pas ça.

        Sauf qu’à peine quelques heures plus tôt, vous écriviez ceci:

        « par l’exemple de la joie et de la frugalité » A coté de la plaque, car le problème est systémique!

        Poussé dans vos derniers retranchements, vous faites machine arrière. Il n’empêche qu’au prochain qui vous servira « la joie de la frugalité », vous ressortirez votre refrain auto-persuadé :

        A coté de la plaque, car le problème est systémique!

        Ce qui vous manque, Dominique Gagnot, vous savez ce que c’est ? C’est l’honnêteté intellectuelle.

      17. @ Olivier Brouwer 13 avril 2015 à 22:43

        Je dis que être frugal ne suffit pas, ce n’est même pas indispensable pour les dominants. La frugalité des autres leur conviendra d’autant qu’ils pourront continuer à gaspiller plus.

        Le plus important, et de très loin, est de contrôler les ressources. Car ceux qui contrôleront les ressources vous contrôleront. Et vous négligez totalement cette condition essentielle.

        Si l’on contrôle les ressources, alors ensuite il faudra que tous nous soyons frugaux.
        Mais si les ressources restent contrôlées par les actuels dominants, peu importe notre frugalité, puisque les ressources seront gaspillées jusqu’à ce que toute vie devienne impossible.

      18. Vigneron
        Les causes profondes (structurelles) sont ailleurs mais l’action de Gorbatchev a précipité les choses, surtout en mettant fin aux mensonges permanents de la propagande la parole publique a été libérée, les gens n’ont plus eu peur … aussi bien en URSS que dans les pays satellites, et tout s’est écroulé comme un château de cartes, en 2 ans ! Et sans effusion de sang.

      19. La frugalité est à mon avis le seul moyen de faire s’effondrer le système (le vote ne servant plus à rien).

      20. Bonsoir Dominique

        Ce fil date déjà de quatre mois… et je suppose que s’il est relancé, c’est qu’il est plus d’actualité que jamais.

        J’aurais aimé pouvoir vous répondre à propos de cet échange avec Olivier Brouwer

         » à coté de la plaque »…!!!

        C’est l’expression favorite de ceux qui se complaisent dans un système dont ils pensent pouvoir encore profiter du temps de leur seule génération: le statu quo convient aux petits nantis.

        Le temps qui passe prouve qu’ils ont raison de craindre, et de se réfugier dans le déni: ce système ne peut que s’effondrer, tôt ou tard,.. mais le plus tôt sera le mieux, par pour eux ! Il ne leur reste plus qu’à clamer que les prévoyants sont « à coté de la plaque »… comme si cela pouvait les rassurer !

        Face à cette réalité, charge aux bonnes volontés plus lucides de se préparer, chacun selon ses moyens, à la suite des opérations…….

      21. @ adoque

        Je vais essayer d’être plus clair:

        La frugalité est une forme d’économie telle que déjà développée dans le tiers monde. En fait c’est le tiers monde qui s’étend dans les ex pays développés. Quand on est exclu du système dominant, un tel système de secours se forme, et c’est indispensable. Je ne conteste pas ça.

        Par contre j’ai compris que Olivier et d’autres, croient que si on devient tous (sauf les dominants et leur « cour ») frugaux, on changera les choses.

        C’est cela qui me semble à coté de la plaque, puisque les dominants, (dont il m’étonnerait qu’ils deviennent frugaux) domineront toujours en gaspillant toujours allègrement les ressources.  Et donc, ça continuera.

        Si je me trompe, expliquez moi ou.

      22. @ Dominique

        Par contre j’ai compris que Olivier et d’autres, croient que si on devient tous (sauf les dominants et leur « cour ») frugaux, on changera les choses.

        Personne n’a jamais dit cela; la sobriété à la base fait partie du processus post capitalisme mais bien sûr il faut aussi des initiatives en haut lieu. N’est ce pas à cela que Paul Jorion se consacre par sa chair à la VUB et par sa participation au haut comité pour la finance? Mais il a besoin de nous tous pour lui apporter des idées, il ne cesse de le répéter. Les initiatives en haut lieu ne pourront se réaliser que portée par la base de la société, la sobriété en fait partie.

        Loin d’être une attitude tiers-mondiste la sobriété est de plus en plus un garant de pérénité pour une entreprise.

      23. D’accord Michel, mais beaucoup (j’en connais dans ma famille), ne comprennent pas que le problème est systémique.

        Ils s’imaginent qu’il suffirait de convaincre tous les agriculteurs de faire du « bio » sobre, et aussi de monter à 4 dans chaque voiture, pour que tout s’arrange.

        Impossible de leur expliquer que c’est un peu plus compliqué, de toutes façons ça ne les intéresse pas.

      24. Et bien Dominique, il n’y a que l’exemplarité qui compte, quand on a une idée qu’on croit sincèrement en phase avec notre temps il faut développer les ingrédients qui vont la faire émerger dans le cas contraire c’est que l’idée n’est pas de notre temps.

        C’est ce que j’essaye de réaliser au potager collectif auquel je participe. (Chacun son truc)

    2. Par contre, je suis d’accord sur le fait que lorsque ça s’effondrera, les déjà habitués à la frugalité seront mieux lotis que les boulimiques.

      Le tout est de savoir de quoi on parle.

      1. Autrement dit, on devient frugal par la force des choses, du fait de l’effondrement lent du système, ou en prévoyance de, et pour économiser.

        ça basculera le jour ou, suite à la récession du système, l’exclusion  touchera suffisamment de monde et en particulier les ex privilégiés.

        Tant qu’ils ne sont pas touchés, ils ne vont évidement pas démissionner spontanément de leur situation! Chacun s’accroche à sa branche.  D’ailleurs les exclus qui trouvent une branche pour se raccrocher s’en saisissent, non?

        Ceci dit, je ne cherche certainement pas à prolonger la survie du système, sinon je ne serai pas sur ce blog, et peu importe d’ailleurs.

      2. Dominique…

        n’allez pas penser que vos réponses m’indiffèrent !

        Peut-être verrez-vous celle-ci ???

      3. Ok adoque. J’ai eu tort d’utiliser la formule « à coté de la plaque » car elle  prête à confusion.

        J’aurais du simplement dire que la sobriété ne résous pas le fond du problème, qui est dans le fait que les actuels dominants se moquent des peuples.

        Encore plus d’ailleurs s’ils sont sobres, car ils récupèrent (saccagent) les ressources que, de par notre sobriété, nous n’utiliserions pas!

      4. Si les posts « convenables » étaient publiés, nous n’en serions pas à tenter de corriger des malentendus et le blog de Paul Jorion n’y perdrait rien, au contraire 😉

  6. Face aux catastrophes en cours et qui, faute de réaction à la mesure, s’aggravent de manière exponentielle (voyez les changements climatiques aux usa) , la réponse est le déni. On fait comme si de rien n’était car c’est inconcevable, tout simplement.
    Impossible de penser une remise en question de notre Système, tellement ON nous a enfoncé son « évidence » dans la tête.
    Notre vaisseau piloté par des fanatiques (les hyper fortunés), va au crash et avec notre approbation. Ils nous ont rendus fous, au sens premier.

    1. Sur Attali.com, je tombe sur cette pub :Placement Terres Rares
      Investissez dans les Terres Rares. Jusqu’à +452% entre 2007 et 2013 ! »
      Il a vraiment besoin de ce genre de pub pour vivre Jacques Attali ?

      La critique attalienne de l’internet des objets aux profit des monopoles auxquels nous remettons toutes nos données en échange d’une aumône est très juste. Pour le reste, c’est toujours la dictature comme alternative au capitalisme, rien de neuf , de même sur le climat… mais bon cette vidéo date un peu, puissent les derniers échanges sur le blog à son propos avoir nourri ses dernières réflexions.

      1. Pour le coup ( à part les pubs sponsors toujours déstabilisatrices …) , je vous trouve plus sévère avec JA qu’il m’est arrivé de l’être dans le passé . Car il me semble que certaines de ses assertions ont un peu évolué .

        Le capitalisme ( je ne crois pas qu’il en fait une religion , mais plutôt un fait objectif ) devient ainsi , là où Paul Jorion nous dit qu’il est fondé sur le fait de disposer ici d’une ressource nécessaire là bas , l’art de répondre au mieux à la gestion de ce que les hommes considèrent comme rare et qui les « motive » . Il énonce ensuite que , plus que les ressources matérielles qui sont une rareté relative , la véritable rareté pour le psychisme humain , grosso modo libéré de la satisfaction des minima vitaux , est le temps , dans la mesure où comme je viens de l’écrire moi même ailleurs il n’est pas aussi élastique qu’on aurait aimé le croire .

        Il prétend ensuite que le marché ( capitalisme) va donc forcément s’emparer de cet appétence sans limite pour le « bon temps, via le spectacle ( le divertissement dirait Blaise ) et l’assurance ( l’amour propre dirait La Rochefoucauld ?).

        Je crois aussi que cette relation au temps ( définitivement incompréhensible ) , et la relation à l’autre ( que Tolstoï estime comme étant la justification du Pouvoir toujours mal compris) , sont les principaux liens qui nous tissent .

        Mais j’hésiterai à parler comme lui de rareté du temps , surtout pour en déduire que la parade aux dictatures et aux abjections potentielles du capitalisme , passe par l’économie positive et elle seule .

        Qu’en pense Soliton-man ?

      2. La question est aussi posée à PSDJ , à l’économie réelle , à l’éventuelle monétisation du temps ( qui se fait déjà via la dette qui risque d’être éternelle , quand la centaine d’années , ou 150 peu importe , est la part réelle de temps qui nous est octroyée dans un temps éternel )

      3. Elle peut être aussi posée au pape , à qui des professeurs libéraux veulent apprendre l’économie .

        Mais je crois que sur l’éternel , le bon temps , la plénitude, la temporalité, voire la « fin » des temps , , il a déjà pas mal de réponses même si elles n’ont pas encore convaincu tout le monde .

      4. Juan
        je vous l’accorde, son exposé surtout concernant les objets connectés (il critique sévèrement et à juste titre l’exposé qui a précédé le sien) vaut vraiment le détour, Attali y est lumineux, et pour le coup pas idéologique du tout, j’ajoute donc à mon commentaire plus haut, qu’Attali préconise un nouveau droit qui permettrait de nous soustraire de la nasse dans laquelle nous prennent les groupes économiques du Net qui de concert avec les assureurs achèverait de prendre le contrôle de nos vies. Sur ce point précis Attali pointe effectivement une contradiction entre économie de marché et démocratie via un biais technologique.

        A propos de la rareté du temps, il me semble aussi qu’il pose mal le problème. Le temps est rare lorsque les liens sociaux se dégradent, que le temps des uns se fait au détriment du temps des autres.

    2. « entre le piquant et le café » en effet. Bonne remarque!
      Le texte que m’a suggéré ci-dessus Maxime sur le regard fait suite au dialogue que j’avais avec basicRabbit sur  » invention » ( mot piégeux?), « innovation » (mot piégé?), invention et inventaire ,critique du scientisme, ce n’est pas critique de la science Etc… ( dans « prendre un café devant l’infini »)

  7. Je reprends toujours cette image du Titanic, très représentative:

    – trois classes (les pauvres, la classe moyenne, les riches);

    – la personne la plus riche sur le bateau (John Jacob Astor) meurt dans le naufrage;

    – d’autres bateaux ont averti le commandant du Titanic du risque de rencontrer des icebergs mais il n’en a pas tenu compte… en outre la vitesse dans cette zone à risque était beaucoup trop élevée;

    – pas assez de canots de sauvetage pour tout le monde;

    – plusieurs cygnes noirs (p.e. l’opérateur radio du bateau le plus proche -le SS Californian- éteint sa radio à 23h30 et va dormir, alors que le Titanic heurte l’iceberg à 23h40… si cet opérateur était allé dormir 15 minutes plus tard, des centaines de vie auraient pu être sauvées);

    – vers minuit, seules deux personnes savent que le navire va couler (le concepteur du navire Thomas Andrews et le commandant Smith);

    – le commandant demande à l’orchestre de jouer pour éviter la panique;

    – lorsque tout semble encore normal, la plupart des passagers refusent de croire en l’imminence du naufrage;

    – à partir de 1 h 15, l’eau commence à envahir la proue du navire et les passagers, qui étaient alors incrédules, commencent à se résoudre à la réalité du naufrage, ainsi l’évacuation s’accélère à partir de cette heure-là;

    – pratiquement aucun des canots de sauvetage n’est chargé à sa pleine capacité;

    – complète désorganisation de l’évacuation, l’équipage n’ayant effectué qu’un seul exercice avant le départ, sur seulement deux canots… certains membres ne savent même pas ramer;

    – lorsqu’il est évident que le Titanic va couler et qu’il n’y aura pas assez de place pour tout le monde, certains s’accrochent à l’espoir que tout va bien se passer (p.e. Lucien Smith dit à sa femme: le bateau est super-équipé et tout le monde sera sauvé);

    – après le naufrage, des débats éclatent dans plusieurs canots quant à savoir s’il faut aller sauver les passagers qui se débattent dans l’eau glacée de l’Atlantique… lorsqu’ils se décident à aller les secourir, il est trop tard, ils ne trouvent que des cadavres;

    – l’enquête par la suite a tenu a souligner que les navires britanniques avaient transporté plus de 3,5 millions de passagers durant la précédente décennie et n’avaient enregistré que 73 décès;

    – 75 % des troisièmes classes ont également trouvé la mort.

    Tout ça pour dire que tous ces passagers auraient eu beau crier « c’est nous qui écrivons l’histoire » peu après minuit, ça n’aurait rien changé au fait que leur bateau avait heurté un iceberg et que cinq compartiments étaient remplis d’eau contre quatre maximum pour pouvoir flotter.

    La seule chose que les passagers auraient pu faire s’ils avaient su que le Titanic allait couler, c’eût été de s’assurer d’avoir un bon gilet de sauvetage et une place dans un canot de sauvetage.

    L’iceberg de notre monde moderne s’appelle « pic ». Pic pétrolier notamment, heurté en 2005 pour le pétrole conventionnel, mais pas que celui-là, pic des ressources aussi. Avec évidemment une autre échelle de temps. Le tout bien expliqué dans cette vidéo.

    Mais quand notre monde moderne va-t-il couler?

    1. Bonjour
      Je ne sais si on peut comparer le pic pétrolier à la collision du Titanic avec un iceberg.
      Les problèmes économiques ont commencé bien avant le pic pétrolier, ils ont commencé au pic de croissance pétrolier au début des années 70.
      Ce qui est normal puisque la croissance du PIB est directement à la croissance de l’approvisionnement énergétique
      Contrairement au Titanic on peut colmater les brèches en commençant par l’agriculture. Celui qui n’a jamais cultivé ou jardiné en couverture de sol a du mal de se rendre compte de la capacité de restauration des sols par la vie microbienne et macrobienne.
      Si on passe à l’agriculture de conservation sur tout le territoire, en moins de 10 ans les terres seront restaurées, l’érosion supprimée, le CO2 émit par les labours supprimé et des tonnes de carbone seront stockés dans l’humus et la vie du sol.
      Il faut savoir que dans l’agriculture biologique en semis direct il y a 3 à 4 tonnes de vers de terre et que l’ensemble du poids des êtres vivant dans le sol en vaut le quadruple, et tout cela est en grande partie du carbone.

      D’autre part,si on élimine les 30à 50% de gaspillage de nourriture de la production des graines à la poubelle du consommateur (sauf si tous ses déchets vont au compost) par des circuits courts nous réaliserons une substantielle économie qui aura comme corollaire la sobriété.
      Contrairement à ce que prétendent certains sur ce blog, le changement est à la marge, je crois beaucoup plus à la fin des dinosaures par leur incapacité de s’adapter au changement qui est apparu à la fin du jurasic.
      Les grandes structures vont laissé la place aux petites.

      1. Les grandes structures vont laissé la place aux petites.

        A condition que les dominants vous laissent l’accès aux ressources qu’ils contrôlent (à moins de « revenir à la bougie »).
        D’où vient l’ordinateur que vous utilisez, ou plus simplement les vitrages de votre habitation?

  8. Vidéo neuneu-populiste, dans le registre « enfonçage de portes ouvertes » sur fond de musique grandiloquente, de montage-choc pour bien enfoncer le message aux cerveaux disponibles… vidéo de victimes, encourageant une autre manufacture du consentement, car du « core » du problème il ne sera pas question.

    Vidéo qui reprend le mantra du devoir d’agir et de prendre son destin en main…

    Comme d’autres reprochent aux chômeurs d’être passifs, et d’être responsables de leur propre misère…

    Je suis en effet assis seul devant DEUX écrans, sur celui de gauche j’essaie de gagner ma vie dans ce système de nazes, et sur celui de droite je vois passer ces vidéos qui, dans un autre contexte, seraient réduites à l’état de délire conspirationniste…

    1. Voilà ce qu’on lit un peu partout dans les pires recoins du net :

      Mon nom est Spencer Cathcart et j’ai réalisé cette vidéo pour vous exposer la vérité sur notre monde corrompu et la déchéance de l’humanité.
      C’est un court métrage documentaire que j’ai écrit pour vous interroger sur notre illusion de liberté, le système d’éducation pour nous formater, les entreprises toutes puissantes, l’argent de la soumission, le système capitaliste destructeur américain, le gouvernement des États-Unis irresponsable pour l’avenir de la planète, l’effondrement des valeurs morales de notre monde, l’environnement qui est massacré, le changement climatique provoqué par les pollutions, les aliments génétiquement modifiés qu’on veut nous faire avaler, notre façon de traiter les animaux…
      Si vous voulez me contacter : freshtastical@gmail.com

      Ça fait peur, effectivement…

      1. Franchement je vois pas en quoi ça fait peur. Il n’y a ici que la vérité. Cette vidéo est excellente pour poser le constat d’échec qui s’impose.

        Nous en tant qu’individus sommes co-responsables de la catastrophe qui s’annonce. Personne ne nous oblige à manger de la viande, conduire une voiture, partir en vacances en avion, exercer un métier antisocial…

      2. Nous en tant qu’individus sommes co-responsables de la catastrophe qui s’annonce. Personne ne nous oblige à manger de la viande, conduire une voiture, partir en vacances en avion, exercer un métier antisocial…

        Peut être, mais la plupart d’entre nous sont obligés de travailler pour vivre, et donc gaspiller et polluer, et sans prendre l’avion.
        Celui qui s’y refuse perd en compétitivité, et au pire est exclu du système.

        Par ailleurs inutile de se priver de viande, à moins que cela ne concerne tout le monde. Les actes individuels sont d’un effet négligeable.
        Il faudrait donc des lois pour réguler les comportements néfastes, comme il y en a par exemple pour obliger les pots catalytiques… Mais arrêter de consommer de la viande, ou des voitures, ou des avions, mettrait en péril des filières économiques, ce qui dans le système actuel est impensable.

        Autrement dit, ce système économique, – qui nous est imposé – empêche toute alternative. Il nous condamne à détruire l’éco système.

        Les responsables sont ceux qui l’imposent, en laissant penser (comme vous le faites) que nous l’aurions choisit! C’est une dictature parfaite.
        Les alternatives sont passées sous silence, car elles remettraient en question la hiérarchie sociale et en particulier les privilèges des plus fortunés…

    2. Je suis en effet assis seul devant DEUX écrans, sur celui de gauche j’essaie de gagner ma vie dans ce système de nazes, et sur celui de droite je vois passer ces vidéos

      Vous illustrez parfaitement ce que j’essaye de dire…

      1. @ Dominique Gagnot
        Oui mais pour vous rassurer, vous sécuriser, vous avez votre  » terminal de poche », autrement dit, votre smartphone, qui vous relie à vos amis et à vos proches, vous n’êtes plus jamais isolé, vous pouvez les localiser, vous êtes toujours joignable ( et corvéable ha ! ) , vous êtes informé presqu’en temps réel de tous les aléas du quotidien, des retards, des changements d’horaires de votre épouse, de vos enfants; vous  » maîtrisez les imprévus ». Plus de temps morts non plus, dans une salle d’attente vous pouvez calmer votre impatience en jouant. Le hasard, l’aventure, sont devenus une partie honteuse de la vie.
        Malgré vos deux écrans, votre smartphone vous stabilise ici et maintenant.

    3. Les actes individuels sont d’un effet négligeable.

      Je ne partage pas votre opinion, les actes individuels sont tout ce que nous avons.

      Autrement dit, ce système économique, – qui nous est imposé – empêche toute alternative.

      C’est inexact. Notre comportement n’est pas conditionné par le système, enfin pas en totalité. Votre vision des choses est fausse car vous adoptez un point de vue linéaire. C’est comme la poule ou l’œuf. Qui vient en premier? Les capitalistes qui imposent leur vues au monde ou les consommateurs qui les laissent faire?

      1. Vous sortez ma phrase du contexte de la consommation de viande.
        Qu’est ce que changerait le fait que 1 personne n’en consomme plus dans une multitude ? Rien.

        C’est d’ailleurs parce que l’intérêt général passe bien après les intérêts particuliers qu’il a fallut écrire une législation. Sinon, chacun paierait ses impôts spontanément…

        ———————————-

        Le comportement général des individus est dicté par le système. Tous en effet doivent se rendre au travail (ou à pôle emploi…) pour effectuer des choses répondant à la logique du système, bien que globalement nuisibles à notre espèce, mais conditionnant leur vie à travers la rémunération qu’ils perçoivent.

        Le système s’est imposé après les révolutions du 18èm, car adapté aux besoins des classes dominantes. Jamais depuis il n’a été remis en question, les dominants s’en gardent bien…

        Les consommateurs pourraient s’arrêter de consommer, que les dominants conserveraient leur pouvoir. Le pouvoir des consommateurs est nul. Ils ne peuvent que nuire à leurs congénères.

        Même avec 99% d’exclus volontaires ou pas, ne consommant plus, le système continuerait de tourner avec les 1% restant.
        Les ressources et le pouvoir se concentreraient autour des (du) dominants. Les 1% s’en porteraient mieux.

        C’est d’ailleurs l’objectif de l’élite en réponse à la rareté des ressources, et la raison de la « crise », astucieusement entretenue par une évolution adéquat des législations, partout dans le monde (ou presque).

        On pourrait espérer que l’effondrement du système entraîne une révolte des peuples. Mais il suffit que cet « effondrement » soit suffisamment progressif pour qu’il ne provoque pas de vagues. Et que l’on entretienne l’illusion que nous sommes libres. Alors que quoi qu’on fasse, rien ne changera. (Du moins, objectivement, je ne vois pas. Même si j’espère (naïvement?) une autre Constitution.)

        En fait la seule chose qui puisse changer le cours des choses est le bouleversement climatique, car il ne choisit pas ses victimes…
        Peut être aussi une crise financière mal rattrapée, de sorte à, d’un coup, réveiller une partie influente de la population, mais les dominants ont plus d’un tour dans leur sac.

      2. J’ai boycotté la viande de veau pour une famille de 3 personnes pendant 30 ans et plus.
        Sur la durée je n’ai pas fait le calcul de l’impact. Une action isolée dans la durée je crois que ça compte.

      3. Consommation journalière moyenne de viande de veau par français… 4g.
        4g par 365 par 30 par 3 = 131,4 kgs de viande.
        Deux veaux de six mois sauvés en 30 ans.

      4. @ vigneron
        Merci pour le calcul.
        Il faut cependant contextualiser.
        Une association de consommateurs avait initié cette action, au départ collective, afin de protester contre l’utilisation massive d’hormones dans les élevages.
        Ce genre d’action finit par s’étioler, mais moi je l’avait poursuivie et dans votre calcul il faudrait tenir compte des hormones évitées aux estomacs familiaux.
        Ce trafic d’hormones était tellement mafieux que quelques années plus tard, un vétérinaire a été assassiné pour avoir tenté de s’y opposer.
        Le capitalisme détruit aussi le corps des pauvres et des opposants.

      5. Disons surtout que continuer trente ans durant à boycotter du veau aux hormones sans hormones, faut ben dire que c’est très ballot.

  9. Pour simplement répondre à la question posée en préambule de cette vidéo (qui, au passage, ne fait que répéter des lieux communs que l’on entend partout ailleurs) : RIEN.

    Rien ne nous empêche de faire ce que nous voulons. Strictement rien. Les barrières que nous nous mettons pour ne pas donner vie à nos projets (quels qu’ils soient : professionnels, artistiques, culturels, familiaux…) sont des faux obstacles montés par la publicité issue de la 2ème révolution industrielle et du paradigme (qui est en train de disparaitre) de la consommation de masse, qui fait croire que l’on a besoin d’argent pour vivre heureux.

    La seule différence que ce capitalisme aliénant engendre, c’est que selon la classe sociale dont on est issu, le travail à accomplir et la résilience qu’il faut avoir pour atteindre un même objectif sont décuplés. L’inégalité est ici, mais elle n’est pas insurmontable, et les exemples sont nombreux, chez les artistes, les sportifs de haut niveau, les entrepreneurs… La réussite ne signifie pas nécessairement écraser les autres, et c’est à nous de le prouver.

      1. Que vous ne soyez pas d’accord avec mon propos est une très bonne chose (et c’est d’ailleurs un effet inhérent à un discours tranché), mais est-ce une raison pour l’assimiler à une pensée qui n’est pas réfléchie ou qui ne mérite pas de réflexion ? Heureusement que la plupart des commentaires ne traitent pas les avis divergents de la sorte.

        Mon état d’esprit sur ce sujet est justement le fruit d’une longue réflexion permanente que je m’impose, et qui guide mes choix de vie (j’ai la chance d’être encore assez jeune pour me permettre des plans de long-terme). Vous pouvez donc garder vos commentaires condescendants pour d’autres occasions.

        D’autre part, je n’ai absolument pas besoin de me laver les mains, n’ayant rien à me reprocher sur les inégalités de ce monde (en tout cas, pas plus que ma part, commune à 99% de la population)

        C’est très bien de constater la médiocrité dans laquelle se trouve notre monde aujourd’hui, c’est encore mieux de proposer des solutions, et d’accepter la pluralité des solutions proposées (à partir du moment où elle ne sont ni haineuses ni violentes) comme favorables à la réflexion.

      2. Rien ne nous empêche de faire ce que nous voulons.

        Croyez vous que tous puissent vivre en faisant ce qu’ils veulent?
        Il y a 10 millions de pauvres/chômeurs/précaires qui aimeraient bien mais visiblement n’ont pas trouvé de solution. En France, pays privilégié! Vos propos sont quasi insultant pour ces personnes.
        Quand à ceux qui ont un « travail », ce n’est que rarement ce qu’ils souhaiteraient.
        Les exceptions que vous citez ne font pas une généralité!

        A moins que vous n’expliquiez concrètement vos propos, je maintiens que ce sont de belles paroles à l’usage de ceux qui n’ont pas de problème de fin de mois.
        Moi aussi ça va très bien, mais au moins je suis conscient que c’est grâce à un concours de circonstances multiples et hasardeuses que je me suis retrouvé du bon coté.

    1. @ Edouard 13 avril 2015 à 12:08

      L’inégalité est ici, mais elle n’est pas insurmontable…… La réussite ne signifie pas nécessairement écraser les autres, et c’est à nous de le prouver.

      Bravo Edouard ! C’est avec cet état d’esprit qu’il convient d’aborder les difficultés de la vie et finir par les surmonter. C’est ainsi qu’on s’élève et qu’on se projette positivement dans la vie, sans pour autant nuire aux autres.

      http://www.pauljorion.com/blog/2010/04/02/le-temps-quil-fait-le-2-avril-2010/#comment-70123

    2. Dans un monde qui regorgeait d’énergie, la réussite n’était pas difficile et se manifestait d’une certaine manière.
      Il en va tout autrement lorsque c’est la sobriété énergétique qui doit guider nos actes.

      1. Notre monde regorge d’énergie, solaire en tête. Le coût moyen des cellules photovoltaïque est passé de 80$/Watt en 1980 à moins de 1$/Watt aujourd’hui (et la dynamique est toujours même). Dans moins de 30 ans, non seulement l’énergie sera abondante et propre (le soleil), mais elle sera en plus gratuite. Regardez ce que fait SolarCity aux USA, ou écoutez Jeremy Rifkin sur le sujet : c’est passionnant ! (et donne de l’espoir)

        Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas réfléchir aux problèmes avec une contrainte « sobriété énergétique » forte, mais simplement que les projets qui le mériteront auront toute l’énergie qu’ils réclament pour être menés à bien.

      2. @michel lambotte

        Oui, je suis d’accord : https://www.youtube.com/watch?v=LKIK6jGAWQE

        d’autre part il existe un livres trés intéressant et plein d’optimisme, que j’ai lu,
        de Bénédicte Manier : un million de révolutions tranquilles,

        je cite « Un tour du monde enthousiasmant: de simples citoyens dans de petits villages ou de grandes villes, d’Asie, d’Amérique, d’Europe ou d’Afrique, célèbres ou inconnus, tous ont engagé localement de petites révolutions dans le domaine de l’habitat, de l’entreprise, de l’agriculture, de la santé… A lire absolument ! Paru en novembre 2012, 326 pages. »

        http://www.ecologiste.org/contents/fr/p181_Benedicte_Manier,_Un_million_de_r%C3%A9volutions_tranquilles,_port_offert.html

        cordialement

      3. @ Edouard
        Lorsque je parlais d’énergie, je sous-entendais l’énergie fossile.
        Je reste persuadé que l’utilisation des énergies renouvelables ne pourra se réaliser que dans une économie de frugalité, économie qui est loin du retour à la bougie cher à notre ami Dominique Gagnot.
        Ce sont les lois de la thermodynamique qui guide l’économie et non l’inverse, vous me parlez du prix des cellules photovoltaïques mais vous passez sous silence le fameux EROEI de la chaîne des PV depuis l’extraction des matériaux et de l’énergie pour les fabriquer jusqu’à leur recyclage.
        D’autre part, voici ce que pense Marc Halévy (cité plus haut) de Gérémy Rifkin http://www.noetique.eu/articles/societe/jeremy-rifkin/

      4. @ Michel Lambotte 14 avril 2015 à 21:58

        Je reste persuadé que l’utilisation des énergies renouvelables ne pourra se réaliser que dans une économie de frugalité, …

        Je pense la même chose ! Mais cette question est un détail à coté de celle ci :
        De quels moyens disposez vous pour fabriquer les équipements de production d’énergies renouvelables, et à défaut avec quoi allez vous les payer ?

        Question on ne peut plus sérieuse. Regardez avec quoi ceux qui n’en ont pas les moyens produisent leur énergie…

        Vous semblez considérer que le système capitaliste sera toujours à vos cotés pour gracieusement mettre à votre disposition tout ce qui vous fait défaut. Vous êtes dans le déni.

  10. certains vivent le mensonge, d’autres en vivent …bien. cette vidéo bien faite, très rythmée ( mais il faut faire du -séquencé- pour véritablement la voir ) et très présente depuis quelque temps sur tous les réseaux, est en somme une information et une désinformation. l’aquoibonisme est l’acceptation, après moult péripéties émotionnelles, à laquelle l’être arrive…s’il ne s’élimine pas avant. elle nous informe que nous sommes Ko et qu’il va falloir être OK ! elle nous révèle le mensonge sans rien dire la vérité donc elle ne nous dit rien et nous laisse dire à sa place: en cela elle désinforme et manipule. comme Hollywood et la TV le font si bien et la Pub y dépose comme du miel sur le tout . elle fait de nous les commentateurs du film qu’est notre histoire sauf que nous ne sommes pas l’histoire !
    disons que nous écrivons l’histoire que l’on nous dicte. l’histoire est celle de notre défaite engendrée par cette démographie « surhumaine » …là nous avons bien travaillé ! explosé tous les objectifs !une race de baiseurs invétérés, les plus grands queutards de l’univers. le problème est le surnombre notamment chez les pauvres, les moyens, les pas assez ceci ou cela, bref les ratés, les semis ratés, les pas assez possédants, méritants, les pas vraiment méchants, etc …les ceux pas vraiment essentiels. l’humanité va licencier grave et elle le fera parce que nous le voulons bien et valons bien. la Pub nous forme. « le bourreau de soi-même » disait Charles Baudelaire …right ! le pauvre engendre et donc perpétue la pauvreté qui est la source de toutes les pollutions, destructions, les pauvres ça bouffent ( le bénéfice ), ça chie, c’est sale et ça pue. ça comprend rien à rien et en plus c’est héréditaire. le « sous-jacent » ,comme ils disent, de cette vidéo est que…l’avenir vous appartient les gars ! mais si vous pouviez y mettre un terme rapidement ce serait bien. faites le sale boulot les gars , renoncez à l’avenir, dites-le autour de vous , faites-le savoir ! c’est la cata ! sacrifiez-vous pour votre bien et surtout, surtout pour le notre . pourquoi croyez-vous que ces types amassent tant d’argent ? vous pensez vraiment qu’ils sont victimes de leur avidité ? seulement qu’ils font la course …ben non ! comme ils sont tout sauf cons, ils ont bien une petite idée de comment ils vont utiliser cet argent …non ? moi j’ai bien un toute petite idée… depuis le temps que je rêve d’être riche et que je n’y arrive pas. je me suis dis que… si j’avais le monde en ma possession, que me manquerait-il ? il me manquerait du temps, LE temps, je voudrais du temps pour bander plus longtemps, vivre 1 000 ans , 2 000 ans et bien plus …ça c’est une vraie motivation non ? sauf qu’avec 7 milliards de pauvres ou assimilés, ça gêne aux entournures. donc il va falloir annoncer de nous – même à nous-même le  » plan social pour la sauvegarde de notre monde » , notre vie, la leur surtout, en dépend et qui comme les « plans sociaux pour la sauvegarde des emplois » annoncent l’arrivée de la lettre recommandée. la faucheuse dans notre boîtes-à-lettres ( comme on disait quant on était petit ) . l’homme n’agit pas sans raison surtout quand il est plus riche que riche et que la technologie est à deux doigts ( à deux doigts de basculer dans un autre monde aux valeurs radicalement différentes ) de réaliser le rêve de tout un chacun mais pour cela il leur faudra encore plus de cash car la compétition va être dure entre toutes ces hyènes que notre joli système produit, sélectionne et forme chaque jour. ( cf : une des vices présidentes de G S est une jeune mexicaine qui vient du ruisseau …elle va en faire rêver plus d’un et plus d’une. même très pauvre les gars! il est possible de ne plus l’être et de les détester encore plus …les pauvres ! ) . pensez l’avenir c’est penser sa mort alors ne pensez pas trop, vivez ce que vous pouvez et autant que vous le pouvez, aimez vos enfants sans regret, aimez-les car il n’y aura pas d’autre tour de piste pour ce qui nous concerne. l’homme n’a pas de prédateurs,nous n’avions plus de prédateurs …maintenant si ! nous en avons un…les super-super riches 🙂 pourquoi on n’aime pas le pauvre au sens large ? parce qu’il fait peur, viscéralement peur. il flanque une trouille bleue, pourquoi le christianisme est une valeur qu’il faut détruire ou ringardiser ? parce qu’il aime les pauvres, les accepte. ce qu’il faut aux pauvres est une religion autoritaire et de soumission, le coup de pied au cul divin ou du super-super riche très bien et donc si on me botte le cul c’est que je le mérite…la vie me botte le cul, je le mérite. et un minimum de larbins et de larbines pour s’occuper de leur futur mont Olympe …mais pas trop !

      1. oui la suite …elle vous appartient …mais plus trop 🙂 laissons aller l’imagination ça au moins ça nous appartient encore un peu. mais lisez ce texte avec tout de même l’humour nécessaire. les pauvres ont je pense plus bien plus d’humour que leurs tortionnaires . et rire est le propre des vrais hommes. la vérité ne se réfute pas disait Socrate …mais le mensonge s’en fout royalement . donc le rire …

    1. Mais pour ce qui est du coup de pied divin au cul des pauvres, qui serait l’apanage d’une religion totalitaire , il me semble que toutes les religions qui font appel au péché originel , ont déjà remis un dossier .

      1. exact en effet, mais celui-ci est particulièrement croquignolet non ? il est un aboutissement, une technologie exclusive à lui seul . le pire c’est que les « gens » qui nous dirigent ne dirigent en fait plus. rien, le système a pris la main. ce n’est même plus une question de mensonge ou de vérité, le système est « Vivant » en quelque sorte. il est une entité, un embryon d’entité, en soi, avec un objectif dont nous ne pouvons même pas avoir conscience. cet esprit humain, cet  » universal mind » dont parlait J.Morrison n’est pas celui auquel il pensait. il est notre reflet et il est tout simplement en train de devenir effrayant ! je ne suis pas le seul à penser cela ( et ce n’est pas à Matrix que je fais référence mais plus à des K. Dick, Simak, Asimov dans « les feux du soleil » … mais pas que SF.) ce texte ne se veut rien d’autre qu’un moment imaginaire dans une réalité fuyante et furtive. il n’y a aucune prétention de ma part. j’essaie juste de sortir du commentaire classique avec une touche un peu différente. j’ai un peu de temps en ce moment et je le partage avec ceux qui le veulent sur ce site que je suis depuis pas mal de temps (pas assez assidument toutefois).

  11. Le bonheur, la démocratie, la liberté se situent au niveau local… une centralisation du pouvoir(capitalisme, communisme…), des moyens de production (pour l’agriculture des monocultures ou concentration de l’industrie au niveau d’un continent-pays), l’impérialisme (globalisation -européanisation), un marché unique avec monnaie « unique » (concentration de la création monétaire) ont toujours pour conséquence des inégalités économiques et sociales (ploutocratie-oligarchie…), la pollution (sols, zones -pays industrialisés, transport..),la spéculation…

      1. Où sont les frontières du local ?

        Bonne question. Les ordinateurs (par exemple) ne poussent pas localement. Les « frugaux » sont inconscients de ce que le système dominant leur offre, et dont ils ne pourraient se passer (du moins ça deviendrait franchement galère)
        Comment produire de simples vitrages?

        Certaines activités sont nécessairement concentrées…

      2. « Où sont les frontières du local ? »

        Voir vidéo premier commentaire de Martine-Bxl…
        L’intérieur des « frontières » doit avoir une population suffisante pour assurer une production agricole et industrielle suffisamment diversifiée pour assurer une consommation qui garantit le bien-être, une vie décente (y compris au niveau culturel, médical…) de tous les habitants. La surproduction devrait d’abord s’échanger avec les communautés les plus proches, et ensuite avec le reste du monde. La seule chose qui devrait être centralisée au niveau d’un maximum de communautés, c’est l’organisation d’une défense commune (et uniquement une défense)…

      3.  » Où sont les frontières du local ? »

        d’aucuns cherchent encore……..

        ha, ok, merci pour l’info….
        et les ressources, n’est ce pas un bien COMMUN ?

        je cite  » La surproduction devrait d’abord s’échanger avec les communautés les plus proches, et ensuite avec le reste du monde. »

        et redonner au « reste du monde » ses terres son eau et la possibilité de le gérer librement et de façon responsable; c’est pas mal non plus je pense.

        Question comment ont ils fait en espagne dans ce village de 2700 habitants pour « s’emparer » des moyens de diriger et produire sans l’intervention des pouvoirs locaux ?

        est ce une expérience similaires aux zad françaises ?

      4. La seule chose qui devrait être centralisée au niveau d’un maximum de communautés, c’est l’organisation d’une défense commune (et uniquement une défense)…

        Voui, « rien que ça »…
        Ça existe une « défense européenne » ? Non ? Ah, tiens donc…

      5. « Les remparts et forteresses comme projet d’avenir ? »

        C’est mieux que la colonisation, l’impérialisme, l’oligarchie, la financiarisation, la pollution, le corporatisme, l’oligarchie, la globalisation… On devrait arrêter avec la politique d’expansion, imposer un système, une structure, une idéologie, une religion.. à d’autres… Regardez à quoi a mené la politique des subsides agricoles en Afrique, par exemple

        Rien n’empêchera les différentes communautés de collaborer dans certains projets communs, comme dans le domaine de l’espace, télécommunications, aides à des populations sinistrées, etc., mais la démocratie, la vraie, ne peut que s’exercer avec une population limitée…

      6. @ GUDULE 13 avril 2015 à 15:54

        Question comment ont ils fait en espagne dans ce village de 2700 habitants pour « s’emparer » des moyens de diriger et produire sans l’intervention des pouvoirs locaux ?

        Justement, le pouvoir espagnol leur a donné les terres qui auparavant appartenaient a un gros propriétaire terrien.
        Mais ils restent dépendants du capitalisme. Si céder des terres est du domaine du possible, céder de grandes infrastructures n’est pas à l’ordre du jour!

      7. « Comment assurez vous cette défense ? »

        Bonne question, il faudra en effet une défense, une armée, pour assurer la sécurité des différentes communautés …une armée issue – composée d’une alliance des différentes communautés, suffisamment dissuasive -forte pour contrer des attaques d’éventuels ennemis conquérante -impérialiste….donc tout dépend des capacités militaires d’éventuels ennemis…(bien sûr toujours préférer la diplomatie à la guerre et jamais initier une guerre.) …mais je suis sûr que quand les populations « ennemies » constateront le succès d’un modèle ils voudront l’imiter, ce que limiterait par conséquent les dépenses de l’alliance ..Un exemple: Imaginez qu’un ou une communauté manque certaines ressources comme le pétrole (cause de beaucoup de guerres..)…. Chaque communauté essayera d’abord d’utiliser ces propres ressources (vent, soleil, gaz, charbon , bois ….), ceci encouragerait le développement d’énergies alternatives…si par contre une communauté n’arrive toujours pas à satisfaire ses besoins énergétiques alors elle peut se spécialiser dans la fabrication de certains produits destinés à l’exportation mais cette spécialisation-surproduction doit rester limitée et servir uniquement pour acquérir des ressources de l’extérieur pour lesquels elle ne dispose pas suffisamment d’alternatives et doit en aucun cas altérer la base du système :une production diversifié au niveau agricole et industriel pour chaque communauté….tout ceci afin d’éviter que des communautés (pays) dépendent que d’une seule ressource…le pétrole, gaz, un seul produit agricole ou industriel….des raisons qui poussent souvent des pays à subir ou faire la guerre…
        nb : Chaque communauté devrait avoir sa propre monnaie et tarif douanière …ce système-ce monde ne sera pas parfait , en effet certaines communautés seront plus riche en bien de consommation …d’autres en culture-traditions-arts etc …mais elle pourra assurer le bonheur – une vie décente …une planète- une place -et une justice pour tous .

    1. Je pense (à la suite de je ne sais plus qui) qu’une organisation stratifiée est nettement préférable à une organisation non stratifiée car elle a une stabilité structurelle supérieure.

      Pour moi l’évolution ploutocratique actuelle de notre société globalisante est déstratifiante (je crois comprendre, à partir de quelques phrases picorées essentiellement chez PJ et PSDJ, qu’une organisation financière de type bancor est plus stratifiante que la financiarisation débridée actuelle. J’y suis donc a priori favorable).

      Je crois que la nature applique naturellement(!) le principe de localité en obéissant à des principes d’économie (recherche de la moindre action, de la complexité minimum), Je pense que l’évolution actuelle de la société dans un sens manifestement opposé se heurtera tôt ou tard à d’inévitables corrections à l’équilibre entre le culturel et le naturel, corrections que je n’imagine pas autrement que catastrophiques (au sens usuel du terme).

  12. « Nous » n’écrivons rien du tout, et surtout pas l’histoire.
    Quelle prétention.
    Il faudrait admettre que « l’on » connaisse et que l’on s’accorde sur le futur vers lequel « on » veut aller, et plus extraordinaire encore que « l’on » soit capable de s’en donner les moyens et de s’y tenir alors que des milliards d’intérêts contradictoires sont à l’œuvre (et à la manœuvre) à chaque instant.
    L’histoire est la résultante de forces d’inertie très puissantes et très résilientes, et d’accidents (d’événements) par nature imprévisibles.

    Cela me fait penser à Philippe Val, – à propos de son dernier bouquin « Malaise dans l’inculture » -, qui n’a décidément rien compris à la sociologie, qui démolit dans le même élan JJ Rousseau, Bourdieu et le « sociologisme », et qui confond statistiques et idéologie.

  13. Dans le train, ces passagers de première classe, la gueule murée, le regard sans âme ; qui ne compatissent à rien, qui refusent de donner une pièce de un franc à un jeune mendiant. Comment arrivent-ils à vivre dans leur féroce égoïsme ? Où est en eux leur enfance ? Qu’y a-t-il d’autre sous le costume croisé qu’un squelette blanchi ? C’est la bourgeoisie industrielle française, ça, mon loupiot.

    Il faisait terriblement froid cet hiver-là.

    Je croque les verts coquillages de l’Éternité
    Le Soleil est un gros melon frais
    On jette à poignées des Étoiles neuves
    Et des Fleurs
    Et des Fleurs à foison
    Les Jardins sont immensément cacophoniques
    Je me noie dans leurs parfums
    C’est là que je voudrais mourir
    Dans un parterre de grands volubilis

    L.Calaferte, Carnets XVI, 1994 (extrait)

  14. faut faire un réseau social libre basée sur des échanges d’idées, influençant nos démocraties, et nos sociétés.
    que l’on vire ces « leaders » dans lesquels les gens croient de moins en moins, et qui ne s’intéressent qu’a leur petit égo.
    comment des socialistes peuvent-ils supporter cette 5eme république ???

    1. Oui l’idée du réseau est super !

      je cite ‘comment des socialistes peuvent-ils supporter cette 5eme république ??? ‘

      comment CES socialistes peuvent ils encore croire qu’ils INCARNENT le socialisme .
      JAURES , au secours, reviens……:-)

      @M LAMBOTTE merci aussi pour le lien.

  15. Qu’est ce que cela signifie ? Ainsi donc les belles relations et amitiés qui existent devraient subitement prendre fin aussi stupidement à cause de malentendus sans véritable gravité si ce n’est celle de ne pas avoir fait le simple effort de dialoguer en temps et en heure clairement entre adultes et ce avant que les exaspérations montent en puissance ?

    Gacher et détruire ces liens aussi beaux pour des conneries sans réelle gravité ?

    Vous marchez sur la tête ou quoi ?

    Tout cela ne représente donc rien pour vous ? Qui est robotisé  et deshumanisé ?

    Pour moi c’est important, ce n’est pas RIEN, c’est l’essentiel, si vous n’êtes pas à la hauteur de vos sentiments et de vos amitiés pas étonnant que ça foire !

    Je ne crois pas que les principaux acteurs soient stupides au point de gacher tout cela , je pense tout au contraire que comme dans toutes belles relations, il peut y avoir des moments de tension et d’incompréhension dans ce cas rien ne vaut le dialogue. N’est ce pas ……?

    L’amitié l’amour sont des liens puissants mais fragiles par ce que nous sommes tous forts et fragiles à la fois, et trés humains et c’est ce qui nous rend (en tant qu’être humain) à la fois beau et pénible : nos imperfections patentes et manifestes sont les choses que nous partageons le mieux entre nous ! Et justement c’est bien cela qui devrait nous amener à devenir un petit peu plus indulgents pour les peccadilles des autres surtout quand on voit que ce n’est pas si grave que ça par rapport à ce qu’est vraiment globalement un individu avec ses forces et ses faiblesses !

    ALORS QUOI ?

    Ainsi, cela devrait nous amener à développer de la compréhension et le sens du dialogue entre tous au risque comme le souligne le pape François et bien d’autres sages visionnaires avant lui, de voir purement et simplement perdre toute notre crédibilité dans la défense de nos idées les plus nobles CAR qui a envie d’écouter et d’entendre les paroles et les messages provenant d’individus incapables de résoudre un grossier et stupide malentendu et donc d’incarner ce mieux auxquels ils prétendent ?

    Voilà ce qui en vaut la peine, soutenir l’amitié, servir l’amour, servir vraiment ainsi la liberté de l’esprit qui est bien au delà de nos égos et de nos orgueils qui nous emprisonnent avec leurs errements et leurs souffrances auxquels nous préférons céder par conformisme .

    Ce n’est pas en se laissant dominer par ces faux maïtres que l’on acquiert du discernement et de la crédibilté, en fait  c’est même plutôt l’inverse !

    Le rejet est blessant, le dialogue lui est et lui sera toujours nettement préférable surtout si l’on veut être en cohérence avec la défense des valeurs de respect et de liberté .

    Le pardon est essentiel pour avancer et évoluer, chacun sait au fond de soi que la vérité seul dans son coin est misérable et sera toujours impuissante. Seuls des esprits rassemblés par un vrai dialogue et sur des idées que ceux ci savent incarner en acte valent mieux que toutes les démonstrations les plus brillantes et les hypothéses les plus géniales qui autrement ne resteraient que de pures abstractions soit des coquilles vides sans intérêt .

    Là , justement sont les prochaines défis qui nous attendent TOUS . Nous ne serons capables de les porter que si et seulement si nos esprits sont prêts à se montrer à la hauteur de ces enjeux et ce n’est pas avec de la colère et de la rancune et encore moins de l’orgueil et du ressentiment que qui que ce soit fera évoluer la situation. Lire le pape François, laudato si ,texte signalée par sa hauteur de vue dans un commentaire précédent par Vigneron lu m^me, d’ailleurs……

    La véritable écologie, n’est ni de gauche ni de droite, c’est une politique de l’esprit dans son acception la meilleure dont le chemin vers un peu plus de fraternité n’est pas une finalité mais une condition à laquelle nous ne pourrons plus échapper sous peine de disparaitre sous le poids de notre propre suffisance et de notre manque d’ouverture du coeur, là sont les désastres !

     

    Vigneron c’est aussi cette beauté, cette intelligence et cette profondeur là et ce sont aussi celles ci qui m’ont fortement interpellé chez lui:

    « vigneron dit :

    2 août 2014 à 11:45

    « Que le monde sera beau lorsque, en regardant à l’extrémité de la prairie le soleil mourir, l’homme sentira soudain, à un attendrissement étrange de son cœur et de ses yeux, qu’un reflet de la douce lampe de Jésus est mêlé à la lumière apaisée du soir. »

    Jean « Jésus » Jaurès (Réalité du Monde sensible, thèse de 1891) »

    Par ce que je le sais de par mon vécu et de par ma compréhension, qu’un homme qui perçoit ce qu’il perçoit, avec cette profondeur et cette sensibilité et qui transparaissent dans ces mots là; tout rugueux qu’il puisse paraître : on ne le vire pas, on lui parle !

    Vigneron, merci de me et de nous faire le plaisir et le bonheur de revenir sur ce blog, parmi nous, je ne suis pas la seule pour laquelle votre présence forte et votre humour comptent et à qui vous manquez . Je pense que tout cela a aussi un sens pour vous. On vous aime et on vous apprécie tel que vous êtes, râleur, cynique, persifleur, tendre, provocant, potache !

    L’imperfection est un défi, elle est un fardeau quand on se laisse enfermé dans sa propre souffrance ce qui est contraire à tout individu ayant soif de vie et de liberté, et la moraline je m’en tape le coquillard !

    C’est comme le blog sans vous, ça sonne faux, ça ne chante plus !

    @juanessy et cloclo, c’est bon de vous avoir ici !

    Vous savez bien que Vigneron est blagueur et a l’esprit de contradiction et qu’il est bien capable de vous faire mentir et donc de revenir. Tout comme vous je suis impatiente de le « voir » à nouveau, Debout ET Deboute SUR CE BLOG , merci de ne plus tarder Vigneron on compte sur vous, je vous attend, j’ai besoin de mon vigneronesque poil à gratter pour m’enivrer !   🙂

    @M Jorion , je sais et j’ai compris que au delà de ce malentendu entre vous, vous appréciez vraiment Vigneron, c’est un homme de valeur, et vous avez tous deux de fortes personnalités; vos atouts doivent servir à vous dépasser et non à faire obstacle; aussi je pense que vous pouvez tous les 2 enfin par un sain dialogue vous réconcilier. 🙂

    1. Vous êtes véritablement une femme Gudule ? Ca n’a pas d’importance en fait. Je n’ai pas tout capté dans votre message, surtout à qui vous causez ? Pas grave.

      Sans vouloir encore en rajouter, de mon simple point de vue d’alcoolique chronique, c’est exactement ce genre de petit détail anecdotique comme l’éviction de vigneron qui démontre que par delà les pensées et les discours édifiants, y aura toujours cette odeur de fumier en arrière plan.

      Une bonne odeur de caca bien collante qui me fera toujours considérer toutes nos réflexions aussi profondes, justes, sensées, raisonnées, humaines, saines, visionnaires, pour ce qu’elles sont : Des fleurs sur du fumier.

      Nous avons tous de la merde au cul, alors sur ce point commun bâtissons notre futur !

  16.  » Le rejet est blessant, le dialogue lui est et lui sera toujours nettement préférable surtout si l’on veut être en cohérence avec la défense des valeurs de respect et de liberté . « 

    Le rejet est blessant… surtout quand il provient de prétendants « ouverts d’esprit » qui font appel  » à tous « , mais qui rejettent au nom d’on ne sait quelle « convenabilité »…

    Bonjour à toutes et tous !

  17. @ cloclo

    Oui cloclo je suis une femme très très femme, des fois c’est dur mais bon, je sais c’est très surprenant ce que les brésiliens ont fait comme progrès en chirurgie, je vous remercie, tout s’est déroulé à merveille, je me sens mieux ……. :-)))

    Je m’adresse, bien evidemment, d’une part aux principaux interessés, mais, de façon plus large à toutes et tous, dont je suis. Ben oui, c’est comme ça cloclo, la vie sur terre, il y a les fleurs , les fruits et puis les matières, la terre, le crottin de cheval, la bonne bouse, le fumier et autres mélanges subtils et odorants et qui colle bien aux chaussures quand on marche dedans , que du bohneur cloclo .

    Et tout ça pour quoi ? et bien pour que la terre fasse son taf et transforme tout ça , et que vous et moi on puisse manger à l’occasion, tiens donc, et bien moi elle ne me gène pas cette magie là, je la trouve bandante !

    Demandez à un un chir aux urgences si il ne faut pas un peu de distance et de générosité et d’aaaaamuuurrr des fois pour faire son boulot quand un accidenté vous arrive en sale état et je vous passe les détails dégoulinants de la boucherie et de la triperie hein cloclo, on va s’épargner ça pour aujourd’hui..

    Cette odeur de fumier, comme vous dites, elle est inhérente à notre nature. Ca ne veut pas dire qu’elle est malsaine et qu’il faut la rejeter, il s’agit de l’accepter et de l’intégrer, point barre. Ce qui est malsain et génère des déviances et des malaises c’est le rejet de notre nature INTEGRALE à la fois  d’animal et esprit conscient. Nous avons une conscience et un psychisme qui nous embarquent aussi bien vers des hauteurs et peut aussi nous faire toucher le fond. C’est clair !

    Ce n’est pas la bouse qui est « sale » et qui pue; c’est passer son temps à se rouler dedans qui est débile et ne pas voir que la bouse va nourrir la terre où va pousser l’herbe et que nos défauts ne sont que des qualités potentielles ignorées ou rejetés par notre éducation ou notre système de croyance personnel.

    Cloclo , aucun être humain, n’est fait d’un seul bloc. La vie ne m’a pas épargné au point où je considère encore parfois que si je suis encore là c’est peut être que j’ai encore de choses à vivre et surtout que « l’école n’est pas finie »….

    Rien, absolument rien n’est jamais acquis et  tous ceux et celles qui se croient à l’abri sont en fait plus fragiles qu’ils ne le croient, sauf ceux qui, trés rares, en ont pleinement conscience. Il faut avoir touché le fond pour comprendre ça.

    Vigneron ne s’est pas fait exclure pour ce qu’il est mais d’aprés ce que j’ai compris par ce qu’il y a eu manque de dialogue des deux cotés au moment où l’exaspération montait en puissance d’un coté et l’excitation de l’autre. C’est ce qui nous arrive à tous quand on est fatigué ou perturbé etc.. et que ça déborde et que ça part en live. Rien de dramatique.

    « Sans vouloir encore en rajouter, de mon simple point de vue d’alcoolique chronique, c’est exactement ce genre de petit détail anecdotique comme l’éviction de vigneron qui démontre que par delà les pensées et les discours édifiants, y aura toujours cette odeur de fumier en arrière plan. »

    Ben non, ça veut juste dire qu’on essaie tous de tendre vers un mieux, qu’on y arrive pas toujours tout le temps par ce qu’on pétri de cette glaise d’imperfection mais qu’on peut apprendre à s’aimer soi m^me avec toute notre imperfection, et les autres aussi et soit se complaire dans sa propre chienlit soit se bouger les fesses, aimer, partager, s’engueuler aussi, par ce qu’on a compris que c’est toujours mieux que de se pleurer tout seul sur son misérable nombril de bipède aussi doué pour le meilleur que pour le pire.

    « Nous avons tous de la merde au cul, alors sur ce point commun bâtissons notre futur ! »

    Non, on sort de la caverne, on prend une bonne douche et après on peut envisager de batir avec des mains et un esprit rafraichis, et le reste aussi, cloclo . Oui le fumier est un merveilleux engrais .

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