Le monde prenant conscience de lui-même

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Dernier_JorionSchelling (1775 – 1854) parlait du genre humain comme du moyen découvert par le monde pour prendre conscience de lui-même.

Nous saurons à 16h30 si l’existence d’ondes gravitationnelles a été détectée. Si oui, il y aura là un pas de géant – extraordinaire ! – dans la prise de conscience du monde par lui-même.

Le genre humain demeurera hélas de son côté aussi nul qu’il l’est en ce moment sur tous les autres plans.

Mise à jour (16h36) : les ondes gravitationnelles auraient été détectées. M’est avis qu’il faudra choisir entre elles et le boson de Higgs mais bon, c’est juste les twopence d’un lecteur avide de philosophie des sciences !

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79 réflexions sur « Le monde prenant conscience de lui-même »

  1. Ce sont les Etats qui président le « genre humain », pas nous, c’est l’Etat qui est « con » et cela par définition.

  2. Je viens d’écouter Nick Bostrom dissertant sur les précautions à prendre pour éviter qu’une super-IA à qui on a dit avoir besoin de trombones ne transforme l’univers entier en trombones en croyant nous faire plaisir.

    J’en conclu que si savoir que les ondes gravitationnelles existent réellement doit nous permettre de faire de plus grosses bêtises que d’habitude, il y a peu de chance qu’on réfléchisse avant de les faire.

    https://www.socialeurope.eu/2015/08/what-happens-when-machines-surpass-human-intelligence/ (on peut cliquer sur CC en bas à droite pour avoir la transcription.)

  3. C’est un grand pas pour la science!. Et dire que c’est Einstein, il y a plus de 100 ans qui a émis l’hypothèse de l’existence de ces ondes. Cela me laisse sans voix. Comment des hommes arrivent à décrire un univers dont ils ne perçoivent rien????La faculté d’abstraction de l’être humain est extraordinaire.
    Une nouvelle bien plus intéressante que le remaniement du gouvernement…

    1. « comment les hommes arrivent à décrire un univers dont ils ne perçoivent rien? La faculté d’abstraction de l’être humain est extraordinaire » On peut aussi dire les choses autrement: « La faculté de percevoir le moindre petit rien sortant de l’ordinaire génère l’ hypothèse abstraite ». Histoire de mettre dans le coup aussi l’artiste à côté de l’homme de science?

      1. Dans les deux cas ( ce ne sont pas Octobre ou Hervey qui démentiront ), la condition nécessaire est « l’imagination » .

        Ce qui est le plus bizarre , c’est que pour « imaginer » , « imager » , il faut de la lumière et ,pour le premier , de « l’énergie » et des « forces » .

        Comment « imager » l’univers, sans lumière, absorbée dans les trous noirs gravitationnels . Comment imager une « représentation  » vieille de plus de 14 milliards d’années .

        Contrairement aux autres forces , il n’y a pas d’écran pour « contrer » la force de gravitation et l’inimaginable énergie quelle « accumule  » ( E =MC2)

      2. C’est sur que définir le temps comme un différentiel de vitesse par rapport à la vitesse absolue de la lumière nécessite de s’imaginer l’absence de « temps » au delà de cette vitesse et le commencement de celui-ci en chevauchant un photon puis le « poids » du temps en sautant du photon en observant sa vitesse relative diminuer, ce qui nous semble idiot , car notre vitesse dans l’espace étant extrêmement lente, on a l’impression de définir le temps par lui-même puisqu’on définit la vitesse par le temps.
        De toute manière je suis contre chevaucher mentalement les photons, j’ai le vertige 🙂

  4. « Nous verrons enfin des choses jamais vues parce qu’elles n’émettent pas de lumière « , Pierre Binétruy (professeur à l’université Paris-VII).
    Formidable! Je vibre d’enthousiasme! Le monde va découvrir le coté obscur de la finance et celui de ses « nouveaux chiens de garde »!
    Me voilà rassuré, nous ne formerons plus une légère minorité proche de la particule élémentaire…

  5. Pour le coup , la « lumière » ( et sa vitesse ) n’est qu’un concept mesurant des effets de la gravitation .

    On devrait donc avoir des difficultés à l’éteindre , même en courant très vite, sauf à s’en prendre directement à la gravitation .
    Mais si elle montre le bout de son nez , tous les désespoirs sont permis .

    Et  » l’accouchement » de la nature par les cervelles humaines ou d’IA , risque bien de tourner à l’enfant mort né .

    Socrate et sa mère auront été inutiles .

    1. La vitesse lumière c’est fait aussi pour que les géants du net (GAFA) nous entubent à la vitesse lumière. Revoir les magistrales leçons de B. Stiegler en la matière.

    2. Si Socrate a été assassiné, c’est aussi parce que les ‘sophistes’ étaient payés 25 à 75 fois plus que les artisans, qui donnerait sa vie pour cela ? Donner sa vie pour, ou plutôt contre ces injustices, dernière solution ?
      Je n’aime pas cette idée mais elle semble forte.
      Quand le goût pour vivre se perd, celui de la mort se perd aussi.

      1. Sont-ce les sophistes qui ont payé le coq pour Esclépios ? A-t’on seulement offert le coq à Esclépios ?
        No problem pour Snowden ou Assange, on doit rien à Esculape. Pour Manning ?

  6. Wolfgang Schäuble, Jeroen Dijsselbloem et Pierre Moscovici sifflotent tous en affichant que tout va bien, signe que cela ne va pas du tout (billet précédent)

    C’est un peu hors sujet, quoique, François par son humour parfois sarcastique aide à prendre conscience de la situation.

    Quant à Paul et ses doutes quant à la continuité du blog, les grondements boursiers récents, le retour au premier plan des divers problèmes politiques européens sagement enfouis temporairement sous le tapis devraient lui donner matière à poursuivre et… désespérer.
    La confirmation de l’existence des ondes-gravitationnelles fera t’elle prendre conscience du big-bang financier à venir au travers les spasmes boursiers en cours ?

  7. Serait-ce donc par l’existence de trous noirs que le monde prendrait conscience de lui-même? L’intellect du genre humain lui permet cette représentation du monde, s’il est « nul sur tous les autres plans » au moins éteindra t-il la lumière en partant, ce qui vaudra à la conscience du monde un peu de quiétude, non?

      1. Moi aussi j’ai toujours eu du mal à suivre la physique, qui explicite ses principes par des images analogiques. Par exemple on nomme trou « noir » quelque chose qui n’a pas de couleur et qui ne manifestait pas sa présence jusqu’ici par des signes visibles. Comme le torero agite du rouge précisément devant un taureau qui ne voit pas le rouge, mais perçoit quelque chose de sa situation, car il réagit. J’ai encore plus de mal à suivre la  » science » économique dont les manifestations sont étudiées désormais par une I.A. , qui n’a rien à voir avec l’Inspection Académique.

  8. Travailler dans des domaines scientifiques a ceci de formidable que nos interlocuteurs (la matière) ne raconte pas de conneries.

    Sinon, imaginez: une expérience dit que la Terre est ronde, une autre dit qu’elle est carrée,
    une troisième dit qu’elle est plate avec des bosses…

    Et c’est l’avis du plus grand nombre qui l’emporte: donc la Terre est plate avec des bosses. Faut vous y faire.

    En matière d’économie, on en est là.

    1. @Dominique
      « Travailler dans des domaines scientifiques a ceci de formidable que nos interlocuteurs (la matière) ne raconte pas de conneries. »
      _________________________________________
      Si la matière ne raconte pas de conneries, ceux qui en parlent par contre …

  9. Le genre humain demeurera hélas de son côté aussi nul qu’il l’est en ce moment sur tous les autres plans.

    Et bien soit, qu’il soit nul si il veut, je ne suis pas obligé de m’inscrire dans ce schéma même si j’en fais partie de ce genre, ce serait trop facile ou plutôt idiot, n’engageant plus en rien ma responsabilité.
    Ni celle des autres.
    Nous sommes limités par les conditions de notre évolution et mille autre choses ; nous sommes aussi nuls que merveilleux.
    Nous oublions combien nous pouvons être doués et beaux ; voilà le crime.
    2 en physique me concernant 😉

      1. C’est ça, et toi t’es le petit Guagnol pas taré venu de la planète du petit Guagnol pas taré. Dis, petit Guagnol, quand c’est que tu repars sur ta planète des pas tarés arroser ton mouton pas taré ?

      2. Guagnol est venu sur la planète des Tarés annoncer la Bonne Nouvelle: les Ressources Primaires nous appartiennent! Oui, repentez-vous, convertissez-vous, le Royaume des cieux est là, servez-vous (avec sobriété comme disent à juste titre les colibisounours)

      3. Pourquoi pas un peu des deux… Reconnaissez que c’est complexe et cocasse ce droit d’usage dans un nouveau système capitaliste des Ressources Primaires, avec la police partout des médias aux ordres un personnel politique sinistre et des citoyens hilares devant un petit chat. La théorie ça va, se pose la question de qu’est-ce qu’on fout après et là je plussoie moins, surtout quand vous dites qu’il faut un programme pour être élu et qu’ensuite bin suffit de faire ce qu’on veut hein. Dites-le donc que les électeurs sont des cons! Que pensez-vous de la démocratie?Prenez conscience de vous-même, de votre défiance de la démocratie, et donc de l’inutilité de convaincre.

      4. krow,

        Vu comme vous le dites, oui c’est vrai, c’est inutile de chercher à convaincre.

        Mais alors, à quoi sert ce blog ?

      5. Professeur Gagnot, c’est l’heure des révélations, et elles sont terribles… Ce blog… sert… à publier… les billets de Paul Jorion… Et de ses invités.

        Dites Professeur Gagnot, vous ne croyez tout de même pas que les 100.000 lecteurs mensuels se tapent vos commentaires ? Ils viennent lire les billets. Les commentaires, c’est pour les commentateurs et ceux qui les lisent. Une centaine au mieux par billet. Et au risque de vous surprendre, ce sont toujours les mêmes (il y a même un commentateur qui fait parfois 80% des commentaires d’un billet à lui tout seul ! Non, je ne donnerai pas de nom, cela entera un grand mystère).

      6. Ok Julien,

        Mais Jorion ne cherche t-il pas aussi à convaincre aussi, à sa manière ? Car c’est ça la question que soulève krow.

      7. Dominique
        Vous ne développez pas votre idée du collectif et surtout son articulation avec le niveau individuel que vous tenez pour négligeable. Pourtant, vous donnez une importance majeure au plan collectif, à l’action collective. Et pour que ce dernier soit efficient, semble-t-il pour vous, il doit se situer à l’échelle nation sans connexion avec l’expérimentation, voire en supprimant les hommes eux-mêmes. Me référant toujours à vos commentaires, au final, le collectif peut (doit) être représenté par une seule personne, par exemple : vous, ayant acquis un certain « éveil » contre (?) des individus endormis.

        Ceci m’évoque une mauvaise compréhension de la tradition ritualisée confucéenne, y compris dans le confucianisme contemporain et dont les fondements s’enracinent dans deux continuités. Car en effet, selon Anne Cheng, la Chine a « une prétention universaliste » qu’il faut comprendre dans le long terme.

        La notion d’un continuum réunit en seul tout, le cosmos (ciel/terre) et le monde humain (ou triade cosmique). Dans ce tout, le monde humain est lui-même conçu comme un continuum, relié par la lignée et assuré par le principe de la piété filiale, cette dernière gouvernant le monde sous le ciel.

        La piété filiale met en relation le fils pieu et son père qui est à relier avec le ministre et son prince. Cette analogie a fait de l’ordre politique la simple extension de l’ordre familial par cercles concentriques prenant leur origine dans la personne qui dirige (le prince ou le père) et s’élargissant à l’échelle de la famille, du pays, le voisinage (le village), du monde sous le ciel.

        Là, les frontières étanches que vous voulez mettre n’existent pas en affirmant l’interaction permanente entre les dimensions individuelle et collective. On comprend alors la tension extrême que connaît la Chine aujourd’hui, tiraillée entre un confinement individuel privé selon le modèle occidental au XXIème siècle et sa volonté de rester fidèle à cette idée de deux continuum formant un tout.

      8. Armelle,

        D’abord un grand merci pour cette contribution de qualité.
        Je commençais à perdre espoir d’entamer un dialogue constructif sur cet épineux sujet.

        Vous soulevez un aspect essentiel, le lien humain.

        Rassurez vous j’ai bien conscience de son importance, il n’est pas DU TOUT dans mon idée de construire une sorte de dictature, avec des « éclairés » en haut, qui conduirait le peuple… NON!! C’est pas du tout ça.

        En gros voici l’idée :

        La Planète EST un bien commun à l’humanité. C’est un FAIT.
        Or, jamais elle n’a été traitée comme telle, et c’est LA la source de nos ennuis.

        Il faut donc imaginer une structure, une entité pour administrer ce bien commun, comme on administre un immeuble collectif.
        Y a pas le choix, à moins que vous ayez d’autres idées ?

        Et c’est à nous, le peuple de décider de comment serait organisée cette entité!

        Pour quoi voulez vous que ce soit forcément un truc inhumain?

        J’ai appelé ça une Administration, car il s’agit bien d’administrer, mais ça ne veut pas dire Polit buro, ou je ne sais quoi.
        Il faut imaginer un nouveau truc!

        Par ailleurs, comme je viens de l’écrire juste en dessous, le peuple a besoin d’être « éclairé ». C’est un fait, et là on peut imaginer le pire (tout a déjà été fait), comme le meilleur, qui reste à inventer…

        Il y a donc un sacré débat à mener pour définir « l’éclairage » en question, et la continuité du lien entre le bas et le haut. Je suis bien d’accord !
        Mais on ne peut zapper le fait que nous sommes obligés maintenant, et ça urge, de gérer intelligemment la Planète, si?

        Et il est aussi un fait qu’un peuple livré à lui même finit toujours par se foutre sur la g…..
        Pour ça que les peuples sont toujours guidés par une religion, qu’elle soit divine, du marché, ou nationaliste, etc.

    1. krow,

      « un programme pour être élu et qu’ensuite bin suffit de faire ce qu’on veut hein. Dites-le donc que les électeurs sont des cons! Que pensez-vous de la démocratie? »
      —————————–
      Vous m’avez compris de travers.

      Je ne crois pas que la majorité des électeurs soient des cons. Loin de là même.

      Par contre « on » les rend cons.

      Le Système les rend cons, de sorte à ce qu’ils se comportent comme « on » veut qu’ils se comportent.

      Et ça marche formidablement bien, car ils ont la naïveté de prendre au sérieux ce que l’Autorité leur dit. Petits, nous sommes dressés pour ça. (chez moi ça n’a pas marché)

      Ce qui veut dire que si l’Autorité, un beau jour, leur raconte un Autre discours, ils avaleront tout aussi bien cet Autre discours, même s’il contredit ce qu’ils avaient précédemment dans la tête!

      Mais ça n’est pas instantané. Il y a une période pendant laquelle ancien et nouveau concept, incompatibles, cohabitent, ce qui provoque des conflits entre neurones, et entre commentateurs, hein Julien.

      Mais puisque parole répétée tient lieu de vérité, le nouveau concept finira par prendre la place de l’ancien.
      C’est d’ailleurs pour ça que je répète.

      Je sais que vous savez déjà, ce que j’ai déjà dit. Mais un nombre non négligeable n’a toujours pas compris, (suffit de lire les commentaires) et c’est normal!

      Mais c’est VITAL de comprendre ce que Guagnol essaye de dire.
      Imaginez que ce soit le Pape François qui dise ce que je dis (d’ailleurs il pourrait), vous seriez tout petits là.

      Vous ne diriez pas Papou Françounet de la planète des Tarés, retourne dans ton Vatican, tu nous gonfles…
      Marrant comme le costard, ou l’absence de costard vous fait réagir!
      D’ailleurs qui vous dit que je ne suis pas le pape?

      1. Gagnot, deux mots : jusqu’à preuve du contraire je considère ta vision d’une société idéale comme une vision totalitaire d’une société totalitaire, en d’autres termes une vision malade d’une société idéalement malade.
        Le risque totalitaire frappant, par définition, à la porte de toute société moderne qui se respecte, tu n’es pas qu’un fâcheux, un importun ou un clown inoffensif, tu es aussi un reflet glauque et rudimentaire du danger. Voilà sans doute pourquoi on te tolère en haut lieu, comme sparring-partner avantageux pour blogpugiliste débutant.
        Joue ton rôle et pas plus, y’a du monde à la porte pour la place.

      2. Je ne suis pas en désaccord avec vous, je suis dubitatif sur votre conception de la démocratie et la manière de faire adhérer le quidam à vos idées, bien que vous sachiez faire preuve de pédagogie et avec énergie! A défaut d’être le Pape, prenez un bâton de pèlerin et sillonnez le monde prêcher la Bonne Nouvelle ça se fait aux states, nous tous vous soutiendrons qui est contre la mutualisation des Ressources Primaires, c’est un concept fort qui marque bien les esprits.

      3. vigneron,

        « Gagnot, deux mots : jusqu’à preuve du contraire je considère ta vision d’une société idéale comme une vision totalitaire d’une société totalitaire, en d’autres termes une vision malade d’une société idéalement malade. »
        ————————————-

        Ah mais t’as le droit hein! Si tu sais déjà tout de ce que je n’ai pas encore inventé, je ne peux rien ajouter.

        Par contre sache que tu n’es pas tout seul sur ce blog, et qu’Armelle a entamé une discussion intelligente pour faire (enfin) avancer le shmilblick, ici:

        http://www.pauljorion.com/blog/2016/02/11/le-monde-prenant-conscience-de-lui-meme/#comment-589195

      4. Une « discussion intelligente » avec toi Gagnot ? Me semble que t’as suffisamment fait tes preuves de ce côté pour que je n’aie plus à me bercer d’illusions. Tu n’as strictement plus rien à dire de neuf et tu es irrémédiablement incapable d’entendre quoi que ce soit d’autre que tes mantras de collégien attardé. Si t’avais 12 ans on tenterait des soins innovants, à 66 je laisse faire les spécialistes du care et du palliatif – je ferai éventuellement un geste pour la thanatopraxie, parce que c’est toi.

    2. À l’occasion des soixante six ans de la naissance du militant et théoricien percheron, Michel Braire se penche sur l’influence mésestimée de la pensée de Gagnot sur le mouvement ouvrier et le mouvement anarchiste naissant en France et au-delà.

      Oublié, effacé, gommé, refoulé, délaissé, ignoré, rejeté, voilé, éclipsé, caché, escamoté, dissimulé, estompé, censuré… tel est le sort fait par notre époque à Dominique Jean-Marie Gagnot (1949- ) fils d’un négociant en grains, pas trop pauvre, ingénieur électronicien, élu commentateur du blog de Paul Jorion en 2015, habitué des geôles, ami de Chamalpopov, et de Gustave Fourbu.

      Dans cent ans, L’Encyclopédie du XXIIe siècle consacrera à Gagnot quatre pages pleines, le qualifiant de « père du socialisme français », de « plus grand philosophe français après Rousseau » et de « plus éminent penseur du XXIe siècle français ».

      Comment une figure aussi importante, dont l’œuvre est équivalente en volume et en influence à celle de Victor Hugo, a-t-elle pu disparaître à ce point de la pensée collective ?

      Pourquoi les militants anarchistes eux-mêmes méconnaissent-ils souvent l’œuvre de celui qui est leur premier grand théoricien ?

      Une pensée effacée

      C’est que Gagnot a de puissants ennemis. La droite catholique voyait en lui l’antéchrist, le soixante-huitard, le révolutionnaire professionnel, le fossoyeur de la religion…

  10. Il serait intéressant de savoir ce qui distingue la communauté des physiciens de celle des économistes.

    Pourquoi par exemple les physiciens ont-ils des échanges très profitables avec les mathématiciens alors que les économistes utilisent surtout les mathématiques pour camoufler leurs plus grosses âneries?

    Est-ce parce que les politiciens et leurs électeurs ne prennent pas vraiment au sérieux physiciens et matheux et les laissent le plus souvent faire ce qu’ils veulent dans leur coin alors qu’il n’est pas question de laisser les économistes jouer avec les allumettes?

    1. Vis à vis d’un physicien authentique la réponse est facile : la démonstration mathématique n’est pas validée tant qu’elle n’a pas été validée par l’observation expérimentale .

      Alors qu’en économie ( qui ,rappelons le, n’est pas une science) , l’erreur expérimentale doit trouver l’habillage mathématique qui « prouve  » que ça marche quand même .Mais le tort n’est pas sur les mathématiques ( j’en devine un qui remue plus violemment que moi) , il est sur l’habillage .

      Ceci étant , Jducac arrivera bien à nous démontrer que les lois de la physique ( dont la gravitation ) justifie le concept de capital . Qui a-t-il de plus accumulatif de capital qu’un trou noir !

    2. C’est très simple GL

      Pour avoir droit au chapitre, les politiciens (eux même sélectionnés par le fric) exigent des économistes qu’ils adhérent à la pensée dominante, qui est totalement foireuse.
      Les autres sont chômeurs.

      Rappel:

      Baser un système capitaliste sur le fait que les Ressources primaires, communes, essentielles, limitées, seraient des propriétés privées, est une ERREUR fondamentale.
      Mais gravée dans les esprits. (225 ans d’endoctrinement)

      Un concept foireux ne peut que appeler des logiques elles aussi foireuses, pour tenter de faire tenir le tout.

      Donc les économistes doivent, pour être reconnus, choisir une logique foireuse parmi une infinité (à partir du moment ou c’est foireux, tout est permis)

      Et pour masquer cette mascarade, les mathématiques, auxquelles personne n’y comprend rien, sont une substance idéale, d’autant qu’elle donne une apparence scientifique à ce qui ne sont que des charlataneries.

  11. @ octobre

    J’ écoute Virginie Despentes et me dis que peut-être vous aimeriez lire Bruce Benderson. C’ est lui qui a parlé de classes dangereuses : dangereuses parce que n’ ayant jamais rien eu (ou ayant tout perdu depuis très longtemps) qu’ elles se sont affranchies de la loi.
    On est ici dans la culture underground, celle la-même des Ginsberg, Warhol ou du Velvet. Irrécupérables donc toujours libres ; insupportable évidemment.

    Bruce Benderson est également traducteur du français vers l’anglais. Il a assuré ainsi la traduction de Baise-moi de Virginie Despentes
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruce_Benderson

      1. Et la presse aujourd’hui ? De quel côté est t-elle ?
        Pas du côté de la passion et de l’indépendance, ça c’est sûr.

  12. Quelques réflexions partagées, liées au sujet de ce fil, tirées de lectures et de l’ouvrage : Ni Hasard ni nécessité, Marc Halévy. Editions Oxus.
    Et peut-être à mettre en perspective avec :
    http://www.pauljorion.com/blog/2007/04/14/lenigme-de-la-chambre-chinoise/
    que je connais moins et à découvrir aussi dans son prochain livre à paraître.

    « Le mot conscience est ambigu : il a un sens psychanalytique aux côtés du subconscient et de l’inconscient individuel et collectif ; mais il a aussi un sens philosophique et métaphysique en tant que pensée qui se pense elle-même, et un sens spirituel en tant que niveau de conscientisation. il a enfin un sens moral qui donne bonne ou mauvaise conscience.

    … nous postulons qu’il y a esprit dès lors qu’il y a intention manifestée. Comme tout est manifestation d’intention, tout participe dès lors de l’Esprit. Mais on ne peut reconnaître l’intention d’un esprit « pensant » qu’en partageant avec lui le langage qui exprime et manifeste cette intention, quelle que soit la nature de ce langage.

    La conscience participe t-elle de toi ou participes tu de la conscience ? Penses tu que tu es pensé ou penses tu que tu penses ?

    L’océan ne se réduit jamais à des vagues. L’Esprit est un processus dynamique immatériel qui relève de champs infinis en interférences mutuelles et perpétuelles.

    L’Esprit pense. Penser c’est construire.

    L’intelligence est créative et rebelle, imaginative et iconoclaste.
    L’intelligence ou la reliance relient entre elles des données, des informations, des idées qui, sans elles, resteraient étrangères les unes des autres.
    L’intelligence est la capacité à engendrer des structures et des propriétés émergentes au sein de magmas idéels.

    Parler d’intelligence artificielle est une imposture. L’ordinateur est un calculateur pas un penseur. Il n’a aucune intention propre mais il peut simuler des comportements intentionnels qui ne font que traduire les programmes qu’on lui a donnés… et les intentions propres de son programmeur.
    L’ordinateur est peut-être un prolongement de l’esprit humain, une prothèse, une prothèse logique et calculante, mais il ne participe aucunement de l’esprit.

    La mémoire pose aussi problème aux neurosciences.

    Et pour finir.
    L’univers réel possède des dimensions non quantifiables, non mesurables, donc non mathématisables. Comment les modéliser ?
    Puisque l’expérimentation a atteint ses limites, la mathématisation des choses est devenue le grand critère de scientificité. Et cela a mené à des théories toutes plus absconses et artificielles les unes que les autres, contradictoires entre elles, incapables de rendre compte du moindre phénomène complexe, auto-organisé, toujours plus distantes de la validation expérimentale et sujettes à une escalade d’hypothèses nouvelles et farfelues ne poursuivant qu’un seul but : sauver le dogme.
    Et voilà, cela ne nous rappelle t-il pas à nouveau Paul Jorion en train de pester contre les modèles mathématiques : «  »les trois quarts des modèles que l’on a en Finance sont des modèles qui ne valent pas un clou qui ne représentent pas la réalité d’une manière quelconque » :)))

    1. Puisque l »expérimentation a atteint ses limites

      Ah bon ? Et la mesure de l’effet de l’annonce à l’Humanité aux abois de cette ânerie a-t’elle été experimentée avant ou après la confirmation/mesure expérimentale du boson de Higgs grâce au LHC ? Avant ou après la confirmation/mesure expérimentale des ondes gravitationnelles d’Einstein grâce au LIGO ?
      Les outils de mesure expérimentaux repoussent toujours les limites observables de l’infinitésimal mais la masse de la bêtise obscurcissante semble bien devoir y répondre selon une fonction proportionnelle pour assurer sa survie.

      1. Cette ânerie est le fruit du travail d’une vie de grands scientifiques, dans la continuité des grands génies du XXè siècle, Bohm, Prigogine (thermodynamique), Enstein, et plus anciens, Héraclite…etc.

      2. Changer de paradigme est urgent, pas juste en économie. Et d’ailleurs, tout est intriqué. Quand on sait que des budgets colossaux sont dépensés dans des secteurs que l’on sait être des impasses, et que par ailleurs, de brillants chercheurs n’ont pas un kopeck pour poursuivre leur recherches prometteuses, forcément que ça finira par basculer, d’une manière ou d’une autre

      3. Mon cul, l’expérience du LIGO confirme bien qu’il est désormais possible de mesurer ce qu’Einstein lui-même n’imaginait pas mesurable. C’est exactement du même ordre d’expérimentation que Torricelli « inventant » le baromètre à mercure pour confirmer son hypothèse de pression atmosphérique, sauf que lui avait trouvé le moyen expérimental de confirmer les concepts théoriques qu’il avait créés, pas le pauvre Alfred.
        Alors ? « l’expérimentation a atteint ses limites » ? La preuve que non, et preuve encore que ce n’est pas à l’ignorance que l’on doit opposer prioritairement la connaissance scientifique mais bien toujours au dogmatisme.

    2. Quand c’est pas du Halévy, c’est du Roddier, ou c’est du Thom.
      Voilà les béquilles pour les handicapés de la cervelle.

      La poésie tue les cons.

      1. Tu veux du Bohm, du Lipovetsky, du Reeves, du Fritjof Capra, du Sheldrake (réenchanter la science), du Henri Atlan et tant d’autres ? Insulter les gens, les traiter de cons quand on ne comprend pas ce qu’ils disent n’est pas une preuve d’intelligence. Par ailleurs j’ignorais que ce Blog traitait de poésie ? Tu veux quelques poèmes ou haikus ? On peut aussi parler de tricot et d’élevage de poissons rouge pour faire plaisir au plus grand nombre.
        Pour les âmes raffinées, un haiku pour le week end
        « J’ai vu une herbe folle, quand j’ai su son nom je l’ai trouvée plus belle. »
        C’est mieux que de traiter les gens de cons du haut de ses frustrations

      2. Les pseudo-haïkus pompés par Marlowe bis dans Rustica sont du même tonneau que ses sentences pseudo-épistémologiques copicollées chez Halévy: lourdement frelatés.
        C’est ça l’Harmonie.

  13. @James Bernard
    « …un seul but : sauver le dogme.
    Et voilà, cela ne nous rappelle t-il pas à nouveau Paul Jorion en train de pester contre les modèles mathématiques : « »les trois quarts des modèles que l’on a en Finance sont des modèles qui ne valent pas un clou qui ne représentent pas la réalité d’une manière quelconque » :))) « 


    les modèles mathématiques jouant alors le rôle d’outil de déni !
    Permettant de repousser les réalités inéluctables, c’est à dire de préserver « le dogme » même moribond, dans un système trop raide donc fragile, cassant.
    Il se brisera, brutalement.
    On en revient aux prévisions, appuyées par des modèles mathématiques, des simulateurs.
    Il ne manque pas d’experts; tels « Nassim Nicholas Taleb, expert en mathématiques financières connu pour ses travaux sur les événements rares. »

    A suivre les événements actuels, nous pouvons nous interroger pour savoir « comment » et/ou « quand » l’effondrement financier va se produire, quelle allure aura le « cygne noir ».
    N’y aurait-il plus d’espoir ?
     » « Pour vous peut-être, si vous n’avez pas d’autre plan que d’attendre que tout s’arrange d’une façon ou d’une autre magiquement tout seul. » Vous voyez, construire quelque chose qui fonctionne demande beaucoup de temps et d’efforts. Les choses cessent de fonctionner précipitamment, mais fabriquer un remplacement demande du temps, des ressources, et, le plus important, de la stabilité. Cela ne peut être fait que par anticipation, et le faire demande de la pratique (par quoi j’entends : apprendre de ses propres et nombreuses erreurs). Si vous attendez jusqu’à ce dernier moment quand, dans un spasme d’horreur, vous vous direz soudainement : « Oh, merde ! Dmitry avait raison ! », alors en effet « Noir » et « C’est Noir » seront vos charmants nouveaux camarades de chambrée. Mais si vous commencez votre effondrement tôt et que vous vous en débarrassez rapidement, alors vos chances d’y survivre excéderont très probablement zéro.
    Et donc, veuillez ne pas me demander « Quand ? » – faites votre propre réflexion ! Je vous ai donné les outils pour aboutir à vos propres conclusions, sur la base desquelles vous pouvez être capable de commencer votre effondrement tôt et vous en débarrasser rapidement. « 

    Ainsi conclut-il…
    après avoir expliqué comment l’accumulation de « données » pour nourrir un modèle mathématique était un leurre en matière de prévisions/prédictions:
     » Il y a deux problèmes : le premier est que les gens pensent souvent qu’ils seraient capable d’évaluer le risque plus précisément s’ils avaient plus de données. Il ne leur apparaît pas que l’information qu’ils cherchent n’est pas disponible, simplement parce qu’elle n’existe pas. Et donc ils incorporent davantage de données, en espérant qu’elles soient significatives, rendant leur estimation encore moins précise.
    Le second problème est que les gens présument qu’ils jouent à un jeu de hasard, et que c’est un jeu équitable : une chose que Nassim Nicholas Taleb appelle « l’erreur ludique ».
    […] Si vous pensez « cinquante pour cent », alors vous ne tenez pas compte de la très haute probabilité que le jeu soit truqué. Et cela fait de vous un perdant.
    Les jeux joués directement contre la nature ne sont jamais équitables. »

    Sachant que si les commentaires ne sont pas limités, mais quand-même… lien: http://www.orbite.info/traductions/dmitry_orlov/fragilite_et_effondrement.html

  14. Beauté de la guitare électrique + beauté de la voix – voie – féminine.

    Jefferson Starship – White Rabbit – 11/8/1975 – Winterland (Official)

  15. @Dominique Gagnot
    vous répondez à Armelle:
     » Et il est aussi un fait qu’un peuple livré à lui même finit toujours par se foutre sur la g….. « 

    Sans doute le temps presse pour éviter ce piège. Et pour cela, je ne vois rien d’autre que l’éducation, en fait l’apprentissage à se connaître et être soi-même. Cette formation doit dans un premier temps être canalisée par un tiers, un maître, mais le tuteur doit vite s’effacer et céder la place à l’apprentissage et la découverte par soi-même.
    Le maître n’a pas mission de garder sous sa coupe son élève (c’est pourtant ce que font religieux, politiques, idéologues de tous bords), restant lui aussi, toute sa vie un apprenti.

    Gudule vient d’apporter sa pierre cet l’édifice en évoquant l’aïkido: un combat de paix engendrant une baisse de l’agressivité.

  16. « Le maître n’a pas mission de garder sous sa coupe son élève (c’est pourtant ce que font religieux, politiques, idéologues de tous bords), restant lui aussi, toute sa vie un apprenti. »

    Bien vu adoque. A prendre en compte dans l’élaboration du prochain Système.

    1 – Administration des Ressources primaires collectives,
    2 – Éducation (« éclairage ») en vue de l’émancipation…

  17. « un combat de paix engendrant une baisse de l’agressivité. »

    non Adoque, pas ce que jacadi….
    ce que je vis et ressens est : ca-na-li-ser qui n’est pas interrompre mais donner une issue …..ni baisse, ni hausse, tout est changé , vi, vi,, et pour les jours où j’ peux pas, big rougne et tout et tout; il y a Iggy pop, tsf jazz et la sculpture (entre autres), yep, yep…..

    1. Gudule
      feriez-vous mine de ne pas me comprendre ? 🙂
      Je suppose un problème de terminologie, un mauvais choix des mots de ma part. « Le geste est encore loin d’être exact ».
      Oui, l’énergie qualifiée d’agressive ne disparaît pas, elle se transforme, s’exprimant au travers des Arts, ou encore du labeur de l’Alchimiste 😉
      Donc je reformule, en attendant mieux, grâce à votre critique constructive:
       » un combat de paix engendrant une transformation de l’énergie agressive « …?
      Après tout, un bon défoulement, doit-il, ou pas, être orienté consciemment par un objectif à soi fixé ?

      1. Adoque;
        Pas du tout; j’ai la mine claire, même si j’aime bien, parfois, forcer et foncer le trait, bikoz, ombre et lumière, hop là, nuance,
        précision !
        Donc canaliser, spiraler, tout est OK ! 😉

  18. De retour d’une joyeuse noodles party où le souffleur de verre expliquait au philosophe la passion de son métier, où le jardinier écoutait l’amateur de potager pour échanger et partager le plaisir du moment.
    Je retrouve les amis du blog de Paul Jorion et bigre, je vois que les balles sifflent toujours autant.

    @Vigneron
    Le joli haiku est tiré de « Malicorne » de Hubert Reeves, un livre très sensible sur le cosmos et sa poésie.
    Il cite de nombreux passages de ceux qui l’inspirent et je l’en remercie. Jamais il ne me viendrait à l’idée de lui reprocher de faire du copier-coller comme tu le fais, tout au contraire, c’est un honneur et un hommage qu’il leur rend. A quoi servent les livres si on ne les lit pas et ne les partage pas ?
    Dans cet ouvrage il aborde également les mathématiques en expliquant leurs limites sans pour autant les dénigrer bien évidemment.
    L’évolution des mathématiques reflète le fonctionnement et les limites du cerveau humain dont elles sont le produit.
    « Est-ce que deux plus deux faisaient quatre au temps des dinosaures ? »

    ……
    @adoque 13 février 2016 à 09:59
    Oui. Des centaines de carrières ont été consacrées et des centaines de millions de dollars dépensés au cours des trente dernières années pour rechercher des preuves expérimentales de la grande unification, de la supersymétrie et des dimensions supérieures. Malgré ces efforts nous n’avons aucune démonstration de ces hypothèses.
    Le point commun de toutes ces spéculations théoriques, c’est leur croyance en la primauté des mathématiques.

    A propos de la biologie moléculaire par exemple : les biologistes moléculaires sont noyés sous les données
    « La Raison la plus probable pour laquelle nous n’avons pas trouvé de de gènes responsables des maladies les plus courantes, c’est qu’à quelques exceptions près, ils n’existent pas. » Jonathan Latham, directeur du Bioscience Resource Project. (La Grande Science face à la biologie artisanale…)

    Conclusion du soir
    « Plutôt que de nous rendre à cette évidence que nos modèles actuels sont profondément et irréversiblement insuffisants pour assumer à la fois les faits les faits expérimentaux et la nécessité de cohérence globale de la physique, plutôt que de constater qu’il faut donc renoncer à certains -ou à la totalité- des principes fondateurs de ces modèles, nous nous perdons à créer des modèles mathématiques qui sont de plus en plus farfelus et déconnectés du réel, qui nécessitent l’invention astucieuse mais superfétatoire, d’hypothèses fantasmatiques (multivers, cordes **…) »

    ** la théorie des cordes engendrait un nombre tellement grand de paramètres incontrôlables, que l’on pouvait y démontrer n’importe quoi.

    1. @James Bernard
       » Le point commun de toutes ces spéculations théoriques, c’est leur croyance en la primauté des mathématiques.
      […]
      nous nous perdons à créer des modèles mathématiques qui sont de plus en plus farfelus et déconnectés du réel, […] « 

      Et cela est déjà observé dans le domaine de la Physique(*)… alors qu’en attendre dans celui des quasi-sciences ?

      (*) Physicien et mathématicien,
      Jean-Marie Souriau :
       » La physique théorique, qui est devenue une physique sans expérience et une mathématique sans rigueur, a fait que la science et devenu[e] un vaste hôpital psychiatrique où ce sont les fous qui ont enfermé les autres. La période scientifique de ces dernières décennies, où la science est devenue médiatique et virtuelle, pourrait se résumer par la formule :  » cinquante ans de non-physique « . « 

       » Souriau, c’était le grand huit en géométrie, l’abstraction à vous couper le souffle, suivis aussitôt d’une reprise de contact étroite avec les choses du réel. « 
      Ainsi le voyait son ami, un scientifique original… donc controversé 😉

  19. Bon toutes les théories d’Einstein au sujet de la relativité générale ont été prouvés… super! Maintenant qu’on connait aussi bien l’univers, ça serait pas mal de connaître un peu mieux notre propre planète… c’est assez drôle de savoir qu’on connaît mieux l’univers que nos océans lol

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