La peur !, par Pascal

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Quand les écarts sont trop grands, la raison ne tient plus. La force du nombre et du désespoir contre la force publique, la force d’un droit qui se dévoie.

La PEUR est aussi une politique, qui soumet la raison à la violence. Peur de l’autre, peur du déclassement, peur du chômage, peur de la guerre, des attentats, peur de la maladie, de la mort… nous sommes dans une culture de la mort (lapsus)… de la peur.

La peur, ça déprime et quand on déprime, on consomme, c’est bon pour la croissance.

La peur, ça rend petit, alors on attend de l’Etat qu’il soit grand et fort.

La peur, ça isole comme une camisole.

Même le 0,1% a peur d’abandonner ses privilèges, alors l’aristocratie politique est prête à virer au brun, s’isolant dans l’Etat d’urgence permanent comme une digue de sable devant la marée montante.

La peur, ça pue.

ALERTE SUBMERSION !

Submersion de migrants, submersion climatique, submersion économie-critique, submersion nationaliste, submersion nucléaire, submersion politique, submersion numérique… submersion émotionnelle !

Le politique, l’économique, le scientifique, le médiatique n’y peuvent plus rien. La dynamique est engagé. Le temps et l’espace social sont comprimés aux limites insurrectionnelles. La prochaine secousse tellurique provoquera l’onde, la vague, le tsunami…

MAIS NAN, J’RIGOLE !

Vous voyez comment c’est facile de se laisser emporter. Il y a une certaine jouissance à se faire peur. Plus de peur que de mal !

Sauf qu’à la peur s’associe parfois la panique et là, c’est moins drôle.

Le contre-poison de la peur, c’est l’espoir. Je suggère de cultiver chacun quelques plants d’espoir sur notre balcon, dans un petit coin de jardin public, au milieu de ses carottes (un livre, une idée, un projet, une envie…) et surtout de le partager avec le plus de monde possible autour de soi.
Un autre contre-poison, c’est la solidarité. Je suggère qu’on s’oblige chacun à donner un peu, même seulement un tout petit peu de son temps (et du temps surtout, pas de l’argent), dans une association qui cultive l’espoir et la solidarité.

Un autre contre-poison encore, c’est la culture. Pas celle guindée spéciale riche, non celle locale qui nous permet de partager des racines pour savoir d’où l’on vient mais aussi des graines pour semer demain des mots, des images, de la musique… du beau à caresser.

Encore un contre-poison, prendre le temps, vivre l’espace. Pour ça rien de plus simple :

– prendre une boîte en fer, en bois, en carton dont la taille sera proportionnelle à vos besoins,

– dedans mettez-y tous les machins numériques fonctionnant à pile, à batterie, à l’électrique,

– refermez la boîte et allez la déposer dans un coin suffisamment loin pour essayer de l’oublier.

D’abord une heure pour les plus connectés et chaque jour un peu plus longtemps, chacun à son rythme. Profitez que le printemps arrive pour sortir regarder pousser l’herbe. Ne rien foutre mais surtout déconnecté !

Les contres-poisons existeront temps que nous aurons laissé libre notre imagination, temps que nous aurons envie d’aimer.

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93 réflexions sur « La peur !, par Pascal »

  1. On dirai le prêtre dans le film Daredevil: »celui qui n’a pas peur, n’a pas d’espoir » en moins bien 🙂
    Hormis l’hélium3 Lunaire y à quoi à espérer énergétiquement parlant pour 7 milliards pas seulement du petit milliard qui va perdre son confort bourgeois (même au smic).

  2. le premier contre-poison qui entraîne tous les autres c’est pour moi la solidarité.
    « la seule façon de te sauver toi-même c’est de lutter pour sauver tous les autres » dit Nikos Kazantzakis dans le film « je lutte donc je suis » de Yannis Youlountas…
    Parce que ensemble on a moins peur
    Parce que ensemble on se soutient , on veille à tour de rôle au moral de tous
    Parce que , physiquement ensemble, le virtuel est devenu inutile
    et parce que ensemble on apprend l’un de l’autre , on partage et on s’enrichit
    Voilà…

    1. La peur manipulée, savamment instillée?
      Exemple: un journal télévisé de la RTBF il y a un mois d’ici.
      – 1er sujet: 10 minutes – perquisitions dans un appartement suspecté d’avoir abrité des terroristes islamistes: 10 minutes.
      – 2ème sujet: 2 minutes – proposition d’un médecin d’interdire aux parents de fumer en présence de leurs enfants. Tabagisme: 15.000 décès/an;
      3ème suhet: – 30 secondes – Belgique 2ème pays européen (après la Macédoine) en taux de particules fines dans l’air. Décès causés par la pollution atmosphétique: 12.000/an.

      Bizarre, vous avez dit bizarre? Non, juste la dérive du sensationalisme surfant sur les peurs spectaculaires.
      Et encore, merci au service public d’avoir abordé les sujets 2 et 3. Sur les chaînes commerciales, c’est le silence quasi complet…

  3. Merci Pascal d’ouvrir aux commentaires cette parenthèse de la peur et de ses contre-poisons. Mais a qui donc s’adresse cette mise en boite des supports numériques, électroniques, électriques, distillant toutes les peurs, et/ou fantasmes, afin de cultiver des contre-poisons de celles et ceux ci… ?

    Suffit-il de demander aux plus démunis-es, vulnérables, chômeurs-euses, précaires, etc, non représentés-es… de se déconnecter du réel et/ou du virtuel numérisé, de « l’irréel augmenté »… en cultivant leurs propres contre-poisons de toutes leurs peurs, pour laisser prospérer dans l’allégresse réjouie des tous les « marchands du temple » de la peur, du chaos, les pires des fantasmes qu’ils « rêvent de ré-enchanter » dans le réel, le monde du vivant, la « démocratie ».. ?

    Je prendrais en exemple un billet fait hier au sujet de la peur, si vous me permettez pour illustrer certaines distinctions entre peurs et fantasmes, raisonnables et irrationnels.

    « Avez vous peur de Donald Trump … ? VS Avez vous peur d’avoir peur… ?

    Le premier segment du titre posant la question de votre peur par rapport à la candidature de Trump au poste présidentiel des USA, était posé sur Europe 1 ce matin dans son émission « Le grande direct »…

    Le second segment interrogant sur notre peur d’avoir peur, propose de définir et identifier au mieux quelles peurs sont à hiérarchiser et prioriser…

    Faut-il rappeler que cette radio est privée et appartenant à Lagardère, se complaît en toute connivence à donner des « leçons de morale » politiques, « économiques », « sociétales » etc, aux bas instincts d’un public en « manque d’information et d’actualité »… ? Son « impartialité et sa neutralité » est à l’image d’autres émissions fabriquées par un groupe de com’ du même milliardaire, vendues ensuite toutes prémâchées, aux services publics audiovisuels de F5 (C’est dans l’air », C’est à dire », etc) et F2 (Mots croisés », « Des paroles et des actes », etc). Celles ci sont plus que critiquées et critiquables, et à plus justes titres par un film bien nommé : les « Nouveaux chiens de garde »…

    N’ont peur de la démagogie, de l’absence de pluralisme des idées, de la partialité et absence de neutralité dans ces émissions et cette radio que des temps de cerveaux lucides, se refusant d’être disponibles qu’aux prémâchés, formatages et autres segmentations de l’actu et des infos…

    Pour les autres auditeurs-trices, téléspectateurs-trices etc, et leurs peurs (celles qu’autant leur candidat populiste distille avec polémiques et haines, que ses idées de « l’ubérisation » de la politique véhicule comme « simplisme » ne remportent pas la victoire aux élections américaines et au delà…?), et/ou fantasmes, elles et ils devraient l’examiner, pour se rassurer en l’identifiant au mieux, en prenant moins d’anxiolytique par exemple, avec le fait d’avoir peut être remarqué une inégalité dans le partage du temps parole donné par rapport aux témoignages ayant fait réagir les intervenants invités… Du moins s’ils-elles et leurs bas instincts, préfèrent rationnellement trouver des raisons d’avoir peur…

    Plus d’une demie heure d’émission sur trois quart d’heure, fut consacrée à « témoigner » et débattre sur le fait de ce que cette candidature Trump à « d’innovante », « intéressante », etc, et autres regrets que ce « candidat souffre d’une mauvaise image », avec notamment des judicieuses remarque d’un philosophe posant les problèmes institutionnels tels qu’ils se présentent en réalité derrière le détournement du monde de scrutin permettant à un milliardaire de se payer un poste de président, et donc d’une démocratie…

    De l’autre coté moins d’un quart d’heure de témoignage (et encore qu’en dernière partie de celle ci) exprimant le fait qu’aux USA des citoyens-nes refusent ce candidat populiste pour bien des raisons et craignent cette candidature par rapport au fait qu’ils-elles sont bien plus plus démocrates (hésitant entre Clinton et Sanders, dont d’ailleurs il ne fut même pas question de citer son nom) qu’on leur prétend le contraire… moins d’un quart d’heure de témoignages donc ont été entendu, mais sans que des débats publics de fonds, des intervenants, viennent alimenter cet aspect là du pluralisme normal des idée dans une démocratie en période d’élections… Leur raison d’avoir peur est beaucoup moins fantasmatique que celles « peurs » (traitée aux anxiolytique par exemple) des autres cités ci dessus.

    Ne retrouve t-on pas les mêmes mécanismes de formatage d’un débat publique, politique, etc, qui segmentant les temps de parole (voire des-fois les rendant dépendants à la proportion du score électoral), les différents aspects du sujet (empêchant d’avoir une vision globale de celui ci), les agençant de telles manières que se déséquilibre toujours le pluralisme des idées, leurs libertés à laisser s’exprimer, à être débattue en toutes égalités, en arrive à être en faveur perpétuellement du TINA, du populisme, du court-termisme…?

    J’avais écrit samedi, un billet au sujet de cette candidature de Trump et de la manière dont « nos médias » la traite… Je le republie, content d’exhorter ainsi une peur puisque la sachant légitimée dans sa raison et partagée, car il me semble d’autant plus d’actualité qu’il se veut soutenir les propos du philosophe s’étant opposé aux propos et idéologies prêtes à défendre le populisme, y compris en France (pardon mais je ne me rappel pas de son nom et ne trouve pas disponible immédiatement en lien l’émission en question.)

    « Ce Qu’aucun-e Feint D’entendre : version « dictature des émotions » sondées.

    C’est l’intitulé qu’on pourrait volontiers prêter à l’émission de l’itélé, à une chaîne privée de l’intox en continue, se nommant CQFD, et se voulant donner des « leçons de morale » en communication politique, « économique », sociale, « sociétale », etc…

    Le sujet d’aujourd’hui fut de traiter, en survolant comme à l’accoutumé, que sur les préjugés (amalgamant « réseaux sociaux » et médias mainstream), et autre « ubérisation » de la politique (discours « sincère » sans « langue de bois », etc, selon la « dictature des émotions »), de traiter donc le phénomène Trump. Celui ci est candidat peut être bientôt Républicain, présumé pour le moment, aux élections présidentielles américaines.

    Bien qu’il ai été survolé le problème des « réformes » du financement de partis et campagnes aux USA, on s’aperçut rapidement que ce survole, à l’envers, face vers le ciel, cache bien une misère (des inégalités, de « l’ordinisation et ubérisation » défiscalisée du travail et de l’emploi se raréfiant, des haines présentes, mais pire à venir, qu’il est feint d’entendre et de solutionner) « qu’on » souhaite laisser dans l’ombre… Que la conscience citoyenne ne s’émancipe par de trop par soit même, et que sa lucidité anesthésiée, que sa recherche de prospective dans le rétrécissement des choix soit décérébrée, et qu’elle continue de gober le prémâché de l’inutilité de ce genre d’analyse de la communication des « prêtres de la religion féroce », est cette misère que « l’on » tente de nous faire survoler, face éblouie vers le ciel « immaculé »…

    Un peu à l’image du slogan, et de photos chocs, de campagne militarisée américaine vous pointant du doigt et enjoignant derrière un « solennel » appel à la mobilisation « collective », à vous engager pour se battre contre « un ennemi » aux multiples facettes (le monde entier presque), la citoyenneté est appelée à croire que le vote Trump est le « salut » de son sauvetage par lui même… Chacun-e se devant de se croire le « héros » de sa propre réussite (le mythe américain « ressuscité »), de sa « providence », l’individualisme exacerbée de ce genre d’inepte concept, tente de dévoyer de la conscience citoyenne, le peu de vertu d’éthique de morale (optimisation, fraudes fiscales diverses…?) des profits du milliardaire, du « chef de guerre » qui est invité à être élu…

    Et au détriment de l’idée même d’un intérêt général et d’aspiration collective, rabougri à un « objectif guerrier » au détriment du principe de la démocratie elle même, mais pire encore d’un vivre ensemble derrière une espérance collective internationale (environnementale, « économique », monétaire, etc), et in extenso, au détriment et mépris des autres pays, peuples… ce profil un danger dans l’élection de ce candidat là, que beaucoup préfère « dé-diaboliser », dédramatiser, minimiser, « relativiser » derrière la « culture » de « on peut rire de tout »..

    Car à aucun moment ces « prêtres » là, « experts-es » en communications propagandistes, nous ont fait nous interroger sur quelques fondamentaux que ce soient, pour une démocratie, un vivre ensemble… et au sujet de ce qu’est la politique et le politique « ubérisé »…

    Alors que ce candidat, ce spécialiste des polémiques haineuses, ignobles, poussant jusqu’à provoquer de la violence, et surtout spécialiste de sa déresponsabilisation, et « victimisation », en renvoyant sa culpabilité tantôt à ses adversaires, tantôt à ses soutiens, être humains qui pris individuellement sont incontrôlables, alors qu’il prétend se différencier des autres candidats-es en se payant lui même sa campagne et estimant ne rien devoir à quiconque par rapport aux autres s’opposant à lui… reste dans l’abstention le questionnement moral sur le fait que celui se paye donc un poste de président, et in extenso, la démocratie… Et de quelle « nature » est cette fortune personnelle que les polémiques occultent aussi vite qu’un « zapping »…?

    Pourquoi ce sujet là n’est pas posé en débat démocratique et public…? Y aurait-il une peur commune que trop de cadavres sortent du placard au risque d’accentuer la chute due à un effondrement systémique…?

    Est-ce qu’un milliardaire, dans une démocratie, dans la plus grande puissance au monde menant une guerre « économique », énergétique, (de classe) déloyale dans le partage inégalitaire et inéquitable des richesses et ressources se raréfiant, qui puis est une puissance dont la monnaie est le référentiel de la disparité « croissante » entre les autres monnaies, échanges commerciaux, etc, ayant des conséquences plus que nuisibles sur les dettes publiques (et privées) des autres pays (crack financier de 2007/8, LIBOR, etc, etc) peut se payer sa « propre » présidence de celle ci, s’acheter une démocratie quoi… en profitant de loi l’y ayant favorisé, de la crédulité des citoyens-nes, sciemment orchestrée par les médias mainstream, « réseaux sociaux », les propagandes des communicants-es, tout en prétendant se battre contre le système, et les lobbys (ces milliardaires concurrents), qui tôt ou tard de toute manière, le rejoindront, pour défendre leurs intérêts particuliers (esclavagistes et colonialistes, et pas l’intérêt général)… ?

    Dit autrement et dans « l’ère de la simplification »… Le poste de président d’une démocratie peut-il devenir propriété privée, et que des plus riches…?

    Pierre Juillot. » »

    https://www.facebook.com/pierro.sanslalune/posts/514978015348304

    1. Je voudrais préciser ma pensée qui introduit dans ma première question les vulnérables, etc… Ceux et celles ci le sont vulnérables, précaires, etc au titre aussi de leurs éloignements des lieux de manifestations urbaines et moyens (matériels et financiers) de s’y rendre, au titre de leurs isolements entre eux et elles même jusqu’à se diviser, se détester même, entre avoir à préférer haïr « l’étranger-ère », et/ou le plus pauvre de leurs voisins…

      Comme il est espéré par les « marchands du temple » des peurs, chaos, etc, l’espace numérique est leurs seuls espoirs intemporels (pour le moment) d’user de leurs droits de savoir autre chose que la messe des « prêtres de la religion féroce »… tout autant que c’est aussi un moyen de les laisser sombrer dans les théories « complotistes » afin de discréditer leur raison, de sous-entendre qu’ils-elles fantasment, annihilant leur besoin et envie de retrouver de la lucidité pour en faire un contre-poison destiner à combattre leurs peurs.

      1. C’est dire la difficulté de les convaincre de se déconnecter, pour mettre en boite leur peur. Même lorsqu’ils-elles font l’effort de se rencontrer occasionnellement, de se parler (sans se disputer) d’autres choses que leurs peurs, et/ou fantasmes… qu’ils-elles ne peuvent pas arriver à exhorter entre eux-elles, tant l’effet cliquet mis en place est puissant. Doit-il leur rester, une fois rentrés-es chez eux-elles, et le placard à boite explosé, la somme des peurs à nouveau les envahir sans les avoir apaisé, rassuré, déconstruisent pour celles qui le peuvent… ?

  4. Que voilà une parole sage !!! je me joins à vous pour que l’espoir n’abandonne personne en ce moment ..

  5. Je ne suis pas certain que l’absence du bidule électronique éveille pour autant les esprits. Je ne cherche à défendre l’objet (je n’en ai personnellement pas), mais dans ce cas faudrait-il aussi penser à placer dans cette même boite l’écran plat qui sert de lobotomiseur.
    Philippe Starck disait, à l’époque où j’étudiais le design, qu’à l’avenir il ne voyait plus l’objet servir l’homme mais l’homme servir l’objet. Voilà, nous y sommes.
    L’objet en soit n’est qu’un outil, d’information ou de désinformation. Il a les deux facultés. Il semblerait par contre que l’utilisateur de base n’ait quant à lui plus les facultés d’analyses, de réflexions, de pensées.
    Autant de moyens de communications pour autant de désinformations, tel est le drame conjoncturel.
    Alors nous pouvons jeter, éloigner, déconnecter radios, télés, « tare-phone » et compagnie, l’objet en soit n’est pas responsable, mais les programmes infantiles qui les habitent.
    Alors oui, « cultivons notre jardin », lisons, créons, partageons, encore, toujours, depuis des années, encore un peu…A défaut de ne pouvoir changer les programmes.

    1. Bardé de tous ces nouveaux attributs numériques, est-ce l’homme augmenté, ou l’homme réduit à l’esclavage du temps contraint (jeu en ligne), de l’espace troué (route Google Earth), de l’information réduite à votre profil (moteur de recherche profilé)…

      Caché derrière notre écran ( Définition : Un écran est une surface ou un obstacle destiné à protéger quelque chose ou quelqu’un d’une source de rayonnement ou d’onde pouvant être nuisible ou dangereuse) la nature, notre nature s’éloigne.

      La com, la communication dans son bavardage infernale (mail, sms, web, tchat, tweet…) enfle, enfle et se boursouffle dans une boulimie de signes, signaux, caractères, smileys, spams,virus… tel la grenouille qui voulait se faire aussi grosse qu’un quantitative easing de banque centrale ! Il est temps de sortir de la bulle.

      Retrouver le silence de la raison, être encore capable d’entendre battre son cœur, loin des blockbusters éructant leur déflagration de violence dans leurs cathédrales hollywoodiennes.

      Chacun son petit miroir en main, persuadé d’être connecté au monde, quand c’est le FAI qui vous piste, vous renifle, vous profile et vend votre âme aux marchands du temple.

      A quel distance et combien de temps chacun de nous est-il capable aujourd’hui de rester déconnecté ?

    1. Merci! C’est trop drôle.
      Les Inconnus m’avaient fait marrer, mais là, c’est grandiose.

  6. Si l’on considère que le mot Peur renvoie à la psychologie , sinon la psychiatrie , certain(e) avait repéré cinq types de peur :
    – peur d’être rejeté ,
    – peur d’être abandonné ,
    – peur d’être « trahi »,
    – peur d’être humilié ,
    – peur de « l’injustice » .

    Dans mon cinéma personnel , il y a plutôt quatre types de peur , renvoyant à mon moteur à quatre temps préféré :
    – peur d’avoir peur ( Gudule),
    – peur d’être en colère ( Octobre) ,
    – peur d’avoir de la peine ( Michel LEIS ),
    – peur de partager des sentiments positifs ( Vigneron ) .

    Courteline écrivait , pour mieux me faire comprendre :

     » Il est étrange qu’un seul terme exprime la Peur de la mort , la Peur de la souffrance ( là , ça déconne pas !) , la Peur du ridicule , la Peur d’être cocu et la Peur des souris , ces divers sentiments de l’âme n’ayant aucun rapport entre eux  » .

    Bref , tout ça pour dire que la peur ici mise en titre mériterait d’être mieux décrite , même si , d’autorité , j’aurais tendance à la définir comme un désespoir né de l’incompréhension de la marche du monde , et du sentiment que nous n’avons plus de prise sur cette évolution vers un monde imaginé plus sombre et plus pénible .

    1. Le sentiment d’insécurité dans les sociétés développées est dû à la violence de cette société, la peur est la meilleure dynamique pour toutes ces réformes. Le système économique ne pourra pas être réformé sans le recours à la force contre cette violence institutionnelle, espérons que cette force soit canalisée contre les véritables fauteurs de troubles.

      1. La peur est le fait d’une conscience et Paul Jorion parle dans son Actualité de la collapsologie de « l’organe de la peur ». Mais où est cette conscience, où mettre le doigt dessus, est-elle à l’intérieur ou à l’extérieur de soi, en-dedans ou en-dehors du corps. Si on « donne » une conscience à un robot, ça va lui foutre la trouille.

      2. Si la peur est une disposition favorable pour faire passer des réformes (la stratégie du choc) et que la peur est le fait d’une conscience, alors cet « organe » agit et déclenche une série d’actions pour modifier la situation présente, et donc sa représentation; la conscience serait alors à l’origine d’une dynamique du corps, la conscience serait volonté. Mais si comme Libet l’a démontré la conscience n’intervient qu’après que l’action soit décidée par le corps, alors la stratégie du choc pourrait bien nous conduire à l’inimaginable. Et c’est bien vrai qu’il faut redéfinir les termes, les mots sont libres d’interprétation, la peur serait pour moi l’interaction entre l’être et le devenir, c’est-à-dire pleine d’illusions.

    2. Quand les grandes croyances (communiste, scientifique, européenne, libérale…) se délitent, c’est plutôt la peur du vide.
      Et comme la nature a horreur du vide, c’est bien connu, on se retourne vers les vieilles lunes (nationalisme, religion…).

    3. Mais si maintenant « on » ne comprend plus, auparavant, « on » comprenait quoi ?

      Depuis que je me suis posé LA question, j’ai compris qu’en fait tout le monde fait semblant de comprendre, à commencer par ceux qui se prennent pour des Élites (…)
      Et ça, ça m’a foutu une sacré pétoche qui ne m’a jamais lâchée.

      En fait j’ai la trouille depuis que j’ai compris! Comme quoi…

      1. Imaginez vous dans un avion.
        En plein vol vous comprenez que le pilote ne sais pas ou il va, et ne sais pas piloter!
        Ben, pour revenir au système économique (capitaliste des rentiers), ça m’a fait cet effet là…

      2. @Dominique Gagnot
        Il y a un bel exemple: le désespéré Draghi de la BCE. Il ne sait plus sur quel bouton appuyer. Alros qu’il est aux commandes de l’appareil.

      3. Il a sorti les parachutes: la Bulle en expansion perpétuelle, les taux d’intérêts négatifs, Aïe aïe aïe …

      4. Une croyance, on ne laisse pas la place à la compréhension, on y adhère ou pas. Mais le fait d’y adhérer crée un lien identitaire entre les croyants.

        La croyance se situe dans la perspective du futur, ou d’une transcendance. Il s’agit de construire une image du futur, une espérance.

        Alors que la compréhension se situe dans une analyse du passé, d’une hypothétique relation de cause à effet. Il s’agit de donner du sens, une cohérence à l’Histoire, une genèse au présent.

        Le politique ne devrait-elle pas se situer à l’interface de la croyance et de la compréhension ?
        Ce qui est sûr, c’est que pour qu’une politique obtienne une adhésion maximale, il lui faut construire une narration du temps présent au regard de l’Histoire et qui projette vers une espérance.

        C’est bien cette absence de narration collective qui est génératrice de peurs.

        Assurément, nos zélites d’aujourd’hui ne comprennent plus rien c’est pourquoi il s’en réfère aux experts de l’économystique. La science et le capitalisme devaient tout résoudre et mettre fin à l’Histoire dans un Eden conduit par la main invisible. Et on nous l’a répété ad nauseam, There Is No Alternative. Mais ça ne marche pas…
        Donc s’il n’y a pas d’alternative à un système qui ne marche pas, le vide devient abyssal et générateur de peur !

        Pourtant, depuis la nuit des temps, aucun hominidé n’a jamais rien compris à ce qu’il se passait autour de lui. Seul compte la survie de l’espèce. En cela, les prédateurs, les aléas climatiques, les ennemis sont bien utiles pour créer de la solidarité au sein du groupe d’hominidés. La peur est alors génératrice d’un ciment social.

        Mais une fois parvenu au statut de prédateur ultime, tout en haut de la chaine alimentaire, une fois la technologie permettant de limiter les aléas climatiques, une fois la nature « dominée », Homo Sapiens Sapiens n’a plus eu d’autre ennemi que lui-même. Peut-être est-ce là la source de notre processus actuel d’autodestruction ?

        Il nous faut donc combler ce vide sémantique de la place de l’homme dans l’Univers. Il nous faut réécrire une histoire collective à l’échelle de la planète qui ne soit plus une simple posture de défense territoriale ou culturelle. Il nous faut simplement un projet universel.

        Vite convoquons les experts ! Surtout pas malheureux, tu sais bien qu’ils n’en savent pas plus que nous.

        Il y a déjà des projets de-ci de-là. Certains veulent réécrire une Nouvelle Constitution Citoyenne. D’autres fondent un parti politique européen (Diem25). D’autres encore invite à changer de mode de vie (Colibris). Les graines sont en terre et commencent à germer. Il faudra toutefois être prudent face aux « professionnels du pouvoir ».

      5. krow
        « Seriez-vous capitalistophobe? »
        ———————-

        Oui, c’est ça! Tout le monde devrait en être atteint, quand on voit les ravages de cette saloperie de système.
        Hélas, bien peu font le lien…

      6. @ Dominique
        « En plein vol vous comprenez que le pilote ne sait pas où il va, et ne sait pas piloter! »

        Vous pouvez dire que vous avez une sacrée chance, décoller un avion…… sans savoir piloter!!!!!
        C’est la phase la plus dangereuse du vol à cause de l’importante quantité d’énergie mise en jeux.
        Le problème avec vous c’est que vous croyez avoir compris. Sachez que quand on a compris, la compréhension ouvre la porte à de nouvelles incertitudes.
        C’est ce qu’on appelle l’humilité.

      7. Michel Lambotte dit : 16 mars 2016 à 20:44
        —————————————————————–
        :=) thích khách Michel

      8. Michel,

        Le pilote actuel n’est pas celui qui a fait décoller l’avion, (il est mort depuis longtemps)…
        Par ailleurs, même si j’ai des certitudes (comme tout le monde) ce ne sont pas les incertitudes qui manquent…

    4. Parmi les contre-poisons proposés à la peur, il y a celui à la mode des « incroyables comestibles » qui consiste en effet à cultiver dans une caisse devant sa porte des légumes que les passants peuvent déguster  » pour créer du lien social. Pourquoi cette société propose-t-elle tant de fausses peurs et de contre-poisons illusoires? Parce que les gens qui ont accompli des actions courageuses disent qu’ils l’ont fait sur la base leur peur
      assumée, surmontée.

    5. Guy Leboutte dit :
      12 février 2016 à 21:13
      Mais comment on fait pour te joindre en privé, vigneron ?

      Merci M Leboutte. Totally agree, j’attends pour la suite.

  7. Bonjour,

    Il y a cependant des peurs salutaires. La peur est, avec la surprise, une émotion qui prépare à l’action. Or nombre de peurs légitimes sont anesthésiées.
    Ainsi, la peur du nucléaire est non seulement salutaire, elle est un devoir! Le dossier à charge est instruit et sur-instruit, les campagnes militantes de contre-information se multiplient, et ça ne secoue pas l’opinion: nous sommes aux limites de la raison en terre humaine. La raison est petite est les passions sont grandes, a dit je ne sais plus quel philosophe. Les gens bougeront quand ils auront peur, lors du prochain accident nucléaire, dans le désordre et peut-être jusqu’à la panique. Alors, ce qui est souhaitable, n’est-ce pas agiter l’imagination et produire cette peur anticipativement, puisque de toute façon elle agira un jour ?

    Partout où il y a déni, il y a la négation d’une peur légitime.

    Regardez ces gouvernants.
    Ils concourent et courent au creusement des inégalités, sans avoir peur. Ils persévèrent dans des recettes de prédation économique qui ont font faillite et nous mènent à l’abîme, sans avoir peur. Ils prolongent la durée de vie de centrales nucléaires au-delà des limites de leur conception, sans avoir peur. Ils courent au tout sécuritaire dans leur sauve-qui-peut électoraliste à l’horizon des fins de législature, sans avoir peur. …Ils piétinent les principes auto-proclamés des démocraties pour des raisons géopolitiques et d’approvisionnement énergétique, et pour la balance commerciale ils répandent les armements sur la planète: sans avoir peur.

    Il faut chercher les peurs des élites, car elles existent, et il faut les agiter. Le film Merci patron a quelque chose à nous dire de ça: les élites ont peur du mouvement social. Pas des élections.
    Il faut leur filer une dose de peur massive, autant que nous pouvons, il faut leur faire connaître la peur. Et que nos peurs nous rendent méchants à leur égard.

    Vive la peur!

    1. Votre déduction ?

      « Il faut leur filer une dose de peur massive, autant que nous pouvons, il faut leur faire connaître la peur. Et que nos peurs nous rendent méchants à leur égard.

      Vive la peur ! »

      Si oui, alors Non. Mais alors vraiment non. Peut-être ne vous ai-je pas compris, mais ces vos mots résonnent comme une prise d’otages suivi d’une exécution légitime : une condamnation à mort.

      1. « La légitime défense s’applique lorsque une personne se défend en cas d’agression parce qu’elle n’a pas le choix. La personne agissant en état de légitime défense ne peut pas être sanctionnée ».

      2. Au nom de toutes vos nos peurs, les gentils, victimes identifiées, s’accordent le droit de terroriser les méchants, authentifiés coupables, identitaires.
        Dans votre galerie des horreurs la peur n’est pas la seule à puer.

  8. Par les temps qui courent,
    La peur du pouvoir, c’est de perdre le contrôle.
    La peur des riches, c’est de perdre leur fortune.
    La peur des petites gens, c’est la misère.
    La peur des miséreux, c’est la faim quotidienne …

    Quant au contre-poison de la solidarité, il existe déjà un peu partout : les SELs, les repair-cafés, les cercles de troc, le partage hors de l’économie – (à ne pas confondre avec l’ubérisation qui est du partage récupéré par l’économie financière. Le partage, c’est pas Uber, c’est le co-voiturage, c’est pas AirBnB, c’est le couchsurfing).

    Tout ça n’est pas neuf, d’aucuns diront que c’est juste de la débrouille en temps de crise. Une passade, pas une révolution. Peut-être, peut-être … mais au moins c’est là, c’est du concret, et pour ceux qui en ont besoin, ça devient inestimable.

    Et quant à cultiver l’espoir sur son coin de balcon, ma foi, ce sont les mini-jardins, les mini-potagers de toits, de terrasses, de balcon et d’appui de fenêtre, de plus en plus fréquents en ces jours, de plus en plus tendance, de plus en plus vivants, qui verdoient et poussoient partout comme girolles après la pluie. Pas suffisants pour nourrir la famille, peut-être, peut-être, mais assez pour nourrir l’espoir et faire naître un sourire.

  9. La peur est en effet une réaction humaine face à l’inconnu, au changement. C’est ce qui nous reste quand on n’a pas les codes, les outils face à une situation pour laquelle nous ne sommes pas préparés, pas informés. Elle va faire s’unir les montons de Panurge contre la bête, l’instinct grégaire : tous ensemble et sans défense nous serons plus fort. On sait ce qu’il advient des moutons.
    Oui on peut transformer la peur en action personnelle et/ou communautaire pour la surmonter voire la transcender.
    Ce n’est pas facile de surmonter certaines peurs : perte de l’emploi, perte du statut social, perte des amis, de sa maison, sa famille, son repas…certains besoins fondamentaux quand on les perd !
    Alors oui, luttons contre la peur, mais contre certaines peurs, le matelas social-familial n’est pas assez solide pour les apaiser et c’est l’envolée des populismes : instinct grégaire.
    Je ne suis pas bien avisé des technologies numériques, mais je ne suis pas sûr que leur abandon ramène à chacun la paix intérieure et la clairvoyance sur sa peur.
    Si on va plus loin, abandonner la peur, c’est un peu abandonner la vie, accepter sa propre mort. Est-ce pertinent pour les défis qui nous attendent ?

  10. Bon ben, à c’t’heure, le brave Bernie aura eu beau gaspiller près de 10 millions de dollars en spots depuis le 8 mars (contre moins de 7 millions pour Hillary…), c’est très très mal barré pour lui. C’est déjà perdu en Floride, en Caroline du Nord et même en Ohio. Ciao Bernie.
    Pour Trump, avec la Floride en poche, au minimum, et à moins d’un coup très tordu du GOP ou d’un exploit de Kasich, ça sent le duel final avec Cruz. American nightmare.

      1. Attention, film de propagande outrageusement pro-Hillary financé en sous-main par un SuperPAC fantôme de Soros et une blockchain de Blythe Masters…

    1. Avez-vous remarqué ? Ce sapiens mâle caresse son gros crâne d’oeuf comme une sapiens femelle enceinte caresse son gros ventre.

      1. Voui, caresser l’alien qui est en soi.
        Sinon, l’épaule droite que le sapiens Paul Jorion, en conférence au même endroit, remonte mécaniquement, c’est comme quoi ?

      2. C’est comme quoi?
        Une peur qui n’est pas exprimée
        http://fiammetti.com/index.php
        D’aucun me diront… oui mais il vend sa camelotte.
        Pour l’avoir testé je peux dire qu’on comprend mieux ce qui se passe et cela soulage sans toutefois éliminer radicalement les douleurs.
        D’autre part, je ne peux pas savoir ce qu’aurait été ma situation sans être passé par ses mains.

      3. Merci Baleine, bien vu. Je plussoie. C’est vrai, le mépris et la suffisance perceptibles dans ses propos à l’égard de ceux qui ne bêlent pas devant ces « scientifiques » « vérités » qui ne sont que partiales et partielles le discréditent déjà suffisamment comme ça. Il aborde avec justesse ce qui est compliqué, mais, concernant la complexité de l’âme humaine il ne s’y aventure pas parce que justement il est à coté de la plaque et que sa vision scientiste, sur ce sujet, est partiale et limitée à son savoir de neuro, alors il tacle, c’est triste. Cela prouve juste qu’il est un parfait ignorant, sur bien d’autres pans du savoir humain, et qu’il manque totalement d’humilité. Donc, rien de nouveau. Cela reste intéressant, malgré tout. car il met en exergue certains aspects du savoir spirituel et ce de manière « scientifique », un peu borné chez cet « expert »…
        Ses a priori ont confiné ses recherches et l’ont rendu plutôt imbu de lui-même, dommage. Pour un « scientifique », il manque curieusement de « doute », de curiosité, d’humanité et d’ouverture, pas très bandant… Oui baleine, cette « sècheresse de vue » confirme, si cela était nécessaire, d’une part, que le manque de transversalité et d’ouverture assèche le coeur et l’esprit, et d’autre part, que la carte n’est pas le territoire ….

    2. Merci pour le lien aussi ( il y a donc des anciens du CNRS qui trouve grâce aux yeux de Vigneron !).

      Il ne donne cependant pas d’éclairage direct sur la question de la Peur évoquée (plus que définie) dans ce billet propre ,
      Sauf à affirmer que notre intelligence ( plus ou moins « augmentée ») doit nous permettre l’adaptation …au moyen terme , le long terme étant …connu !

      Ce qui aurait tendance à me confirmer que ,tout en excluant la méthode Coué ou la drogue , le moyen que la ….nature a prévu pour nous rendre la Peur moins tragique , c’est l’amnésie et/ou le pouvoir d’imaginer de « belles histoires » .

      C’est en gros ce que je voulais dire en citant le proverbe chinois :  » l’humanité qui devrait avoir 6000 ans de sagesse , retombe en enfance à chaque génération  » , en ajoutant  » et elle a bien …raison » .

      PS : les « tics » ( moi , c’est de grattouiller entre les deux yeux avec le médius ), doivent être un résultat de l’évolution darwinienne , participant de la synthèse (présent) entre la compréhension (passé) et la croyance ( futur ) . Cela devrait satisfaire Pascal ( je lui fais remarquer , au passage, qu’il oublie le « hors temps » selon mon moteur à quatre temps) .

      1. Quand un homme estampillé expert assène son circulez ya plus rien à voir ailleurs en s’appuyant sur ses constations transformées en preuves scientifiques irréfutables à la façon d’un croyant inconditionnel prouvant l’existence de Dieu , quand de plus il ridiculise ceux qui contestent son grand tout en les ridiculisant, quand il exige que chaque discipline reste à la place subalterne qu’il lui octroie induisant que la sienne ne peut être mise au niveau des autres en ainsi « décrédibilisant » toute transversalité, je suis en alerte, j’écoute ce qu’il dit en observant qui parle.
        Il est un sapiens mâle mûr coquet col ouvert manches retroussées « fiancé », exhibant sa spécialité sexuellement transmissible, l’intelligence fatiguée, en la caressant comme un rappel de son autorité incontestable et souveraine.
        Il cause discipline ordre famille parenté. Ni filiation ni parentalité. Encore moins recherche. J’ai tendance à penser qu’il a trouvé ce qu’il cherchait et non cherché ce qu’il a trouvé.
        Je l’ai dit. Le complexe je le laisse aux experts. Le compliqué je me le garde. Souffrez que je l’exprime.

    3. Merci vigneron, super, conférence vraiment intéressante. Notre séparation avec le singe, on est à la fois proche et pas proche. Il faut être capable de penser cette proximité de façon intelligente et je rajoute respectueuse et responsable. Ce renouvellement permanent dont parle ce professeur témoigne de la créativité incessante du processus vital et ce au delà de son apparence tragique qui demeure, de ce fait, transitoire. Le vivant, c’est quelque chose qui se reproduit tout le temps, tout se reconstruit. La vie c’est la mort et la vie c’est la création. Ce que ne contredirait pas un chaman, quoi qu’en pense ce cher professeur. 🙂

    4. Pour les amateurs et pour instruire les baveux : « Être et ne pas être un animal » sur Canal U (y en a d’autres du même sur le même site).

      Pour donner envie : « 900 cm3 en trop qui font les suicidés et les poètes » (comprenez qu’après ça on s’étrangle à lire certains coms…Un type qui signe La biologie dans le boudoir ou A quoi pensent les calmars, un scientiste assommant ????).

    5. Heureux le sexe à gène erre en France, c’est Prochiantz.
      Prochainement en duo avec Marcel Gauchet dans le rôle du mâle heurt.
      Invité d’un débat sur l’age de la retraite par Alain Finkielkraut avec Alain Juppé pour la droite et Daniel Cohn-Bendit pour la gauche (Ouais! Trop cool!), et la participation exceptionnelle de Pierre Rosenvallon.
      Il y a comme un truc qui me fait peur…

  11. La peur de vivre c’est la peur de mourir. Quand l’humanité sera adulte, si elle y arrive, elle l’aura moins.

  12. petit conseil de lecture :  » l’administration de la peur » de paul virilio aux editions textuel.

    1. Paul Virilio, éternel commentateur des déchéances humaines, et lui-même à l’origine de certaines, par ses théories destructrices…
      A conseiller en effet…

      1. a torpedo
        vous semblez accorder a paul virilio beaucoup plus d’importance qu’il n’en a.
        peut etre etes vous terriblement progressiste…pour ne pas accorder de l’interet à celui qui ose faire la critique des temps qui sonts les notres et qui cherche à nous montrer ce qui nous modifie, nous transforme à notre insu.
        Depuis que je le lis , je me suis mis à marcher(physiquement) dans differents paysages et à renouer avec ma presence dans l’espace reel.
        rien que pour cela,en plus de la pertinence de beaucoup de ses observations, je persiste à en conseiller la lecture.

      2. @Mr Patattalo
        En réponse à ce qui suit:
        Effectivement, accorder à ce Monsieur plus d’importance qu’il ne s’en accorde lui-même, est très difficile, mais j’avoue…
        Quel formidable pouvoir ce Mr Virilio, faire marcher (physiquement) quelqu’un qui ne pouvait, apparemment pas, le faire avant…
        Vous auriez du commencer à marcher sans lui, pour avoir plus de chance de ne pas vous tromper de chemin.
        Car Paul Virilio est un homme assis qui regarde marcher ses semblables, il pense être un grand chercheur, mais n’est que laborantin, ne soyez pas l’une de ses souris.
        Réveillez-vous, vous êtes peut-être somnambule.
        Cordialement, Eric.

  13. Bonjour,
    Juannessy tentait plus haut de lister nos peurs humaines…
    Il existe une peur habituelle et sans doute assez animale dont la moiteur rassurante s’exprime dans tous les débats actuels, elle nuit à mon sens à leur valeur intrinsèque par de stériles assauts de mauvaise foi individuelle:
    Je veux parler de la peur d’avoir tort…
    Celle qui pousse chacun à illustrer ses affirmations de pensées empruntées ailleurs que l’on se jette à la face comme des armes sous prétexte de culture…
    Mais la culture ne s’assène pas, elle se doit d’infuser lentement, en chacun, pour se faire à la fois discrète et tranquille puisque consciente de ses lacunes, et pour se laisser partager comme une nourriture divine et rare, alors qu’heureusement inépuisable.

    Je ne peux, et ne souhaite faire la guerre ni aux idées, ni aux hommes qui les portent, et la peur qui m’habite, moi, est bien plus terrible encore que celles dont vous témoignez tous ici!
    Et malgré les dénégations ou les silences rassurants de chacun à propos de mes quelques interventions un tantinet humanistes, la seul peur qui grandit de jour en jour en moi, est, malheureusement, celle d’avoir raison!
    Il nous faudra nous aimer puis mourir, tôt ou tard.
    Le plus tôt serait le mieux, mais mieux vaut tard que jamais!
    Et chacun doit se démerder avec ça.
    Bon appétit, et…
    A la bonne vôtre, Eric

  14. … Et ce qui nourrit cette terreur intense et permanente, c’est le constat chaque jour renouvelé, qu’une grandissante majorité d’entre nous, face à l’évidence de ce nécessaire amour de l’autre, et de cette fin promise qui est la clef même de toute humanité, n’aspire souvent au plus profond de leur (…âme?) inconscient, qu’à répondre « jamais ».
    L’humanité se noiera donc t-elle misérablement dans la même froide aigreur que celle des nantis qu’elle jalouse tant de ne point savoir aimer, donner, et enfin mourir?
    Fin?
    Eric

  15. Poussières d’étoiles de Hubert Reeves
    « Ce livre voudrait être une ode à l’univers. J’ai tenté de rendre hommage à sa splendeur et son intelligibilité, d’exprimer à la fois sa créativité, son inventivité, sa beauté et sa richesse. J’ai voulu donner à contempler et à comprendre. »

    « Etendez vous sur le sol, la nuit, loin des lumières.
    Fermez les yeux. Après quelques minutes, ouvrez les sur la voûte étoilée…Vous aurez le vertige. Collé à la surface de votre vaisseau spatial, vous vous sentirez dans l ‘espace. Goûtez en longuement l’ivresse. »
    Patience dans l’azur. L’évolution cosmique de Hubert Reeves

    « Il sera ici question de science, ce qui n’exclut pas la poésie. »
    « Tout l’univers est lumière »
    L’Univers expliqué à mes petits-enfants de Hubert Reeves

    Ain’t no sunshine.
    https://www.youtube.com/watch?v=ccmXWBluxIc

      1. Merci james. Il y a des pistes intéressantes dans cette boîte à outils. 😉
        Comme le dit Michel, si on a la chance d’habiter un village , éloignée des sources lumineuses artificielles, tous les soirs c’est paquet cadeau avec les étoiles.
        Je suis sur un nid d’aigle c’est top la nuit.La grande ourse, alpha et compagnie, merveilleux. J’ai une appli sur mon smartphone qui m’aide à repérer les constellations, que je ne connais pas, « en direct » et il y a du monde.
        Fréquence FEU sous les étoiles : https://www.youtube.com/watch?v=cd5iqy5raS0

      2. Oui, très belle scène « Fréquence FEU sous les étoiles  »
        Et cette musique des indiens d’Amérique :
        https://www.youtube.com/watch?v=X_WYLNVSE3U
        Hymne à la vie des cow-boys et des indiens, calumet de la paix, nature sauvage, regards des loups … Comment les humains vont-ils se réconcilier quand ils ne verront même plus les étoiles dans le ciel et qu’il ne restera que du béton ? Il faudra beaucoup d’imagination pour décoller !

      3. @Charles
        Vous c’est le chant des sirènes pour bercer vos illusions. Rien de tel qu’une promenade sous la voûte étoilée pour se réconcilier avec soi-même, c’est un bon début pour se réconcilier ensuite avec la vie, faute de pouvoir se réconcilier avec tout le monde. Les métaphores, vous savez …

    1. Cela me rappelle aussi une nuit de Noël où je marchais à côté de mon père et de mon frère pour assister à la messe de minuit au village situé à deux kilomètres.
      La nuit était étoilée, un ciel sans nuages et sans brume, je n’avais pas besoin de me coucher pour en avoir un certain vertige.
      Il faut dire qu’à cette époque (année 50) à la campagne il n’y avait pratiquement aucune pollution lumineuse.

  16. La peur ne serait-elle pas une alerte instructive ? Le danger me semble de la nourrir pour empêcher de connaître ce qu’elle cache. Perso, j’ai tendance à craindre également ceux qui déclarent ne pas en avoir.

    1. La peur ne serait-elle pas une alerte instructive ?
      Parfaitement, dans le lien plus haut au sujet de la somato-émotionelle, je disais que les peurs ne sont pas exprimées, ne sont pas comprises.
      Chacun a des peurs mais le schéma est différent entre chaque individu.
      En ce qui me concerne, c’est la « peur de ne pas arriver à » directement liée à la naissance et elle débouchait très souvent sur la colère.
      Je comprends mieux maintenant pourquoi j’ai opté pour un métier de technicien tourné vers le dépannage, c’était juste pour assayer instinctivement de rencontrer cette peur. Vais-je arriver à dépanner?
      J’ai une frousse bleu de parler en public. Vais-je arriver à dire?
      Etc…

      1. Ben moi, j’étais pas courageux.
        A défaut de savoir servir les intérêts des friqués (auquel cas un avenir radieux s’offre à vous…), ou d’embobiner les foules (auquel cas les foules vous le rendent bien…), la trouille de finir SDF m’a conduit à me planquer dans une boîte susceptible de tenir jusqu’à la retraite. J’y suis arrivé.

      2. Votre lien a-t-il quelque chose à voir avec les « travaux » de Bernard Montaud et sa psychanalyse corporelle Michel ?
        Ne pas fuir mes peurs à toutes jambes voilà un exercice auquel je me suis adonnée durant de longues années. J’ai même été cap de les oublier …. Ceux qui gouvernent en cristallisant les peurs des autres en ont aussi, peut-être les mêmes. Dans l’genre, c’est plus facile d’apprendre l’orthographe voire même étudier dans les grandes écoles.

      3. @ Armelle
        Je ne sais pas, faudrait recouper.
        A mes yeux, la plus grande peur est la peur du manque tout le capitalisme est basé dessus.
        Cette peur est très dangereuse car elle peut s’exprimer de différentes manières, peur du manque matériel (moteur du capitalisme) peur du manque affectif, peur du manque de reconnaissance, peur du manque d’écoute etc…

        Le manque n’existe pas si nous apprenons à regarder l’univers tel qu’il est et pas tel que nous le regardons avec nos préjugés.

      4. « Le manque n’existe pas… »
        ———————————
        Surtout si la retraite tombe tous les mois.

  17. Génial merci m Jorion, lien sur la frac de Nantes :-))
    ben oui , pendant ce temps, à Byzance, ils discutaient du sexe des anges et des étoiles…..

  18. « Les droits de l’homme ne nous feront pas bénir le capitalisme.
    Et il faut beaucoup d’innocence, ou de rouerie, à une philosophie de la communication qui prétend restaurer la société des amis ou même des sages en formant une opinion universelle comme “consensus” capable de moraliser les nations, les États et le marché. Les droits de l’homme ne disent rien sur les modes d’existence immanents de l’homme pourvu de droits. Et la honte d’être un homme, nous ne l’éprouvons pas seulement dans les situations extrêmes décrites par Primo Levi, mais dans des conditions insignifiantes, devant la bassesse et la vulgarité d’existence qui hantent les démocraties, devant la propagation de ces modes d’existence et de pensée-pour-le-marché, devant les valeurs, les idéaux et les opinions de notre époque. L’ignominie des possibilités de vie qui nous sont offertes apparaît du dedans. Nous ne nous sentons pas hors de notre époque, au contraire nous ne cessons de passer avec elle des compromis honteux. Ce sentiment de honte est un des plus puissants motifs de la philosophie. Nous ne sommes pas responsables des victimes, mais devant les victimes. Et il n’y a pas d’autre moyen que de faire l’animal (grogner, fouir, ricaner, se convulser) pour échapper à l’ignoble : la pensée même est parfois plus proche d’un animal qui meurt que d’un homme vivant, même démocrate. »
    Gilles Deleuze – Qu’est-ce que la philosophie ?

  19.  » J’AI TOUT, JE SUIS BIEN ! »
    Quel hymne au capitalisme et à la frustration !
    Cette pub était affichée dans le métro dans les années 90, on y voyait une femme devant une batterie de vaisselle. Je crois que c’était pour les galeries farfouillettes.

    Message à peine subliminale : T’AS PAS TOUT, T’ES MAL.
    Et voilà comment on instille la PEUR du MANQUE qui pousse à la frénésie consumériste.

    1. Pas sûr. Y’a des exceptions.

      Pendant 30 ans, je me suis dit -et fait en sorte que- tout ce que j’ai provient de récup, dépôt d’ordures, bas prix genre Emmaüs,
      et… JE SUIS BIEN.
      Il faut aussi ne pas vouloir beaucoup, mais c’était faisable.
      Il m’en reste encore un peu, par exemple canapé et fauteuils assortis.

      Depuis 10 ans environ, les dépôts d’ordures ont fermés et la récup devient difficile.
      Le nom « dépots d’ordures » peut induire en erreur. Il n’y a rien qui ne cède devant la javel ou autre désinfectant et beaucoup d’huile de coude.

    2. @ Pascal

      Et alors quoi?
      Vive le chaos systémique…en fin de compte…
      On va tous pouvoir enfin s’occuper à faire un tas de choses sans aucun moyen!
      Lâchez vos I-phone et au boulot!
      Corvée de patates pour tout le monde!
      Hop, hop, hop… oui, oui, les intellos aussi!
      On lira peut-être un jour sur les murs « J’ai plus rien, je vais mieux »
      Le problème, c’est que quelques uns (pas mal) préféreraient une bonne guerre, pour ne pas perdre leurs petits avantages, quitte à devoir tuer (ou dénoncer, c’est moins salissant) leur(s) voisin(s) de palier.
      Personnellement, je vais de mieux en mieux, ça fait longtemps que je ne possède rien d’autre que la vie!
      Et je sais bien que même celui qui me la prendra, n’en saurait rien faire mieux que moi!
      Et j’ai bien peur (puisqu’il s’agit ici de parler de la peur), d’être le seul à ne rien comprendre aux peurs des hommes!
      Allez, faites comme si j’avais le hoquet, faites moi peur!
      Eric.

      1. monsieur torpedo

        il y a de la hargne dans vos commentaires denigrant paul virilio , peut etre du ressentiment, je suppose que vous ne supportez pas ses critiques du progrés ( qui ne sonts pas des condamnations ).
        je n’ai pas l’impression qu’il parle sans cesse de lui meme, ni qu’il se mette sur une espece de piedestal.
        au contraire , il me semble qu’il ne parle de lui meme que de maniere circonstanciée.(mais peut-etre etes vous plus informé que je ne le suis , qui ne me contente que de ses ecrits ou interview sur le net)
        sans vous connaitre personnellement, je supose ‘en l’air’ que vous devez etre un de ceux qui tiennent au progrés technologique comme à une nouvelle religion.
        votre intolerance ( aux resonnances agressives) et votre façon de voir » superieure », ainsi que votre gout du denigrement personnel ( tres à la mode actuellement dans certains milieux reactionnaires) m’ evoquent ce qu’en ce moment on qualifie de « zele du nouveau convertis ».
        à moins que vous n’ambitionniez un nouveau genre litteraire.
        pour l’instant cela n’abouti qu’à du « sous-vigneron ».
        pour ma part j’aurais preferé lire une critique plus constructive…

  20. On nous claudia schiffer, on nous paul -loup Sulitzer, ah le mal qu’on peur nous faire et qui ravagea la …..ah la peur de l’autre….
    « Il menait une enquête inquisitoriale, et il se prévalait d’une arme formidable que tout inquisiteur dans l’exercice de ses fonctions possède et manœuvre : la peur de l’autre.
    Car tout homme soumis à l’inquisition dit d’ordinaire à l’inquisiteur, par peur d’être soupçonné de quelque chose, ce qui peut servir à rendre suspect quelqu’un d’autre. »
    Le Nom de la rose de Umberto Eco

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