62 réflexions sur « Et Nuit Debout ? Que devient-elle ? »

  1. Un outil fort pour les nuits debout

    J’ai déjà placé cette idée lors d’un précédent débat. Sans doute n’y était elle pas à sa place alors je la propose de nouveau ici.
    Les Citoyens pourraient créer une fondation sur le web
    qui appartiendrait à toutes les personnes qui s’y inscriraient.
    Les grands groupes devraient y verser qq chose.
    Chaque citoyen aurait dans ses mains le pouvoir de boycotter des produits suggérés afin de démontrer que un citoyen plus un citoyen = des milliers de citoyens
    Une communication ciblée appellerait au boycott de produits ciblés par les inscrits si rien n’était versé par les groupes mentionnés.
    Certains grands groupes sont tellement grands que l’on ne pourrait que faire des opérations ciblées au début et non pas boycotter tout d’un coup.
    Un boycott de qq produits par exemple. Juste pour donner de la crédibilité au projet. Celui qui s’inscrit n’aurait rien à perdre mais tout à gagner sans rien faire en soit sauf de ne pas consommer un produit déterminé.. En échange , chaque année, la totalité des gains serait reversés aux citoyens inscrits. Bien entendu dans le futur il serait possible de communiquer sur d’autres sujet et de redonner aux citoyens foi dans le pouvoir que chacun représente.
    Donc les citoyens pourrait bénéficier des sommes versées. Ces sommes seraient dépensées et donc soumises à l’impôt. Ceci permettrait une redistribution.

    1. Je propose de commencer par racketter ou boycotter les produits alimentaires sous label bio. Je viens de parcourir l’étude – bidonnante – sur le glypho détecté dans l’urine des députés européens et les résultats ont de quoi rendre un vert vert. Les teneurs en glypho sont identiques pour les députés du groupe alimentation conventionnelle et ceux du groupe alimentation organique ; pire le taux record est celui d’une députée organique (le double du taux moyen)…
      http://www.greens-efa.eu/fileadmin/dam/Documents/Studies/EUMP-results.pdf

      1. Mouais… amha, les résultats sont largement biaisés par le déclaratif. Les groupes n’ont pas été constitués comme dans une étude scientifique digne de ce nom, mais se basent sur les déclarations des « déposants » d’échantillon urinaires. Et je parie ma chemise que les députés verts se sont un peu sentis obligés de déclarer bouffer bio alors que c’est pour l’essentiel probablement pas vrai.

        Preuve en est, le seul qui ressort de l’épreuve avec un taux de glyphe proche de zéro est Philippe Lamberts, lequel revendique une vraie alimentation essentiellement bio. Comme quoi le vrai enseignement de cette pseudo étude, c’est que les députés européens sont des menteurs !

      2. C’est vrai que c’est extrêmement surprenant…je ne vois pas du tout comment expliquer ça !

        On peut penser que quelques producteurs de bio trichent (ça existe, j’en connais !), et qu’on pourrait alors avoir des concentrations identiques à celles qu’on trouve chez les consommateurs standards…mais des teneurs plus fortes ?

        (Je me suis demandé si ce n’était pas lié au fait que les gens qui consomment du bio lavent moins leurs fruits et légumes…mais non, il semble que les aliments eux-mêmes soient plus contaminés: https://www.geneticliteracyproject.org/2016/04/20/glyphosate-residues-most-at-safe-levels-found-in-breakfast-foods-including-organic-products/)

      3. Le problème du bio c’est qu’il est basé sur « la création spontanée » d’élément fertilisant dans le sol, il y a un siècle on récupérait 40% de l’azote contenu dans l’alimentation, puisqu’on récupérait l’urine (qui n’étant pas décanté dans une station d’épuration, qui renvoi l’azote dans l’atmosphère) qu’on utilisait dans les champs maraichers auprès des villes (les légumineuses peuvent compenser 50% de pertes), aujourd’hui c’est à peine 5% (sinon il n’y a plus d’eau potable pour Paris et les métropoles, car comme en Bretagne avec ses cochons, la concentration humaine, concentre les déjections, si un jour un écolo l’assume et assume qu’une Europe bio c’est zéro forêt et une impasse à terme), par conséquent sans azote chimique il manquera de l’azote.
        Mais l’azote c’est juste la face émergé, zinc, cuivre, cobalt, bore, mobylène, sélénium, fer, cuivre sont aussi essentiels à l’alimentation des plantes, hors sans engrais chimique ces éléments disparaissent des sols pour ce concentrer sur les périphéries de villes. Acheter sur Paris un fromages de chèvres dans le Cantal, c’est faire que le cycle d’un atome de phosphore soit accélérer de quelques millions d’années.
        Mais je suis bête, acheter des tomates d’Espagne ou du Maroc, c’est aider ces pays à ce développer, ce n’est pas prélever de l’eau douce dans des climats plus arides que le notre.

      4. Pour répondre à la question posée par Paul, voici des dizaines d’information chaque jour qui tracent les actions et débats des « Toutes et Tous Debout »: http://wp.me/p5oNrG-mi3
        Les media demandent souvent à Paul si l’espèce a une chance de s’en sortir. Le mouvement en cours donne des raisons d’espérer. Si il ne met pas à bas les laquais du MEDEF dans les semaines qui suivent, il aura au moins semé les graines de la prochaine révolte.

      1. @ Cloclo
        Qui vous dit que je ne suis pas géographiquement concerné ? Sinon, une solution pour les déchets nucléaires ?

      2. C’est très simple. Il reste encore suffisamment de partisans du nucléaire, car ils ont fait ou font encore leur beurre dessus. On prend les plus riches, un millier environ, pour aller sur une île déserte s’occuper des déchets. Nulle doute qu’ils mettront du cœur à bien faire le travail, même si la plupart n’ont JAMAIS vraiment travaillé de leur vie, se contentant de toucher les dividendes de la mort (bombes atomiques et accidents nucléaires).
        En attendant, le point sur la bataille que l’espèce humaine gagnera contre la CIGéo à Bure : http://www.anti-k.org/2016/05/15/vote-dune-loi-acceleratrice-de-la-realisation-de-cigeo-stockage-des-dechets-radioactifs-a-bure/#.Vzo_j4-cEhc

    1. « que faire du stock de déchets »?
      Une solution partielle: le développement des réacteurs à sel fondu de thorium, qui brûlent le plutonium et qui sont intrinsèquement plus sûrs et durables que le type actuel (qui fut préféré parce qu’il produit des produits nécessaires à la bombe).
      MAIS cette solution nucléaire est devenue politiquement incorrecte !
      Notre humanité a choisi délibérément de ne plus réfléchir…

    2. Personnellement je suis presque étonné qu’on les ait pas déjà fourgués aux zinzins qui rêvent d’en faire des bombes sales et/ou vice versa… Je vois bien nos politiques nous expliquer avec force de pédagogie que ce revenu vas nous permettre de financer l’entretien du parc… tout comme ils sont en train de nous expliquer que faciliter les licenciements vas faire baisser le chômage…

      1. Ce que la loi El Khomri doit à l’Union européenne
        HOME FIGARO VOX VOX POLITIQUE, Par Coralie Delaume Publié le 17/05/2016 à 13:06

        « Les GOPE, ce sont les «Grandes Orientations de Politique Économique». Plus précisément, ce sont des documents préparés par la direction générale des affaires économiques de la Commission européenne. Conformément à l’article 121 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), ces documents sont ensuite transmis au conseil Ecofin (c’est à dire à la réunion des ministres européens de l’économie et des finances), puis au Conseil européen (les chef d’État et de gouvernement). Après validation, les GOPE deviennent des recommandations du Conseil aux pays de l’Union et font l’objet d’un suivi. »

        « Plus on simule la scientificité, plus ça fait chic et plus on est crédible. Avec la stratégie de Lisbonne, on s’est donc doté d’outils nouveaux et hautement techniques. Pour suivre la question de l’emploi, on a ainsi adjoint aux GOPE les Lignes directrices pour l’emploi (LDE). Les deux ensemble, GOPE et LDE, sont regroupées dans les LDI (lignes directrices intégrées), dont le site de la Commission européenne nous dit ceci: «les lignes directrices intégrées déterminent le champ d’action des politiques des États membres et la direction à suivre dans la coordination de celles-ci. Elles servent de base aux recommandations par pays »

        « La seconde raison est que la zone euro vit sous la surveillance permanente des marchés financiers, dont on a décidé au départ – c’est l’un des innombrables vices de conception de l’euro – qu’ils seraient désormais les seuls banquiers des États-membres. Or les marchés de capitaux, on s’en doute, ont une tendance assez nette à œuvrer pour que la répartition de la valeur ajoutée créée dans la zone soit favorable au capital (c’est à dire à eux-même) et non au travail. Ça leur est d’autant plus facile en régime de «libre circulation des capitaux», que le capital y est éminemment mobile, cependant que le travail demeure très sédentaire. La compétition entre les deux ne se fait donc pas à armes égales. A tout moment, le capital peut menacer d’aller s’investir ailleurs si les conditions dans l’un ou l’autre des pays européens lui déplaisent. Le travail, lui, ne peut menacer que de pas grand chose. Enfin, il peut toujours manifester contre la loi El Khomri, comme c’est le cas actuellement. Sans grand succès d’ailleurs, ce qui témoigne assez bien du caractère inéquitable du rapport de force. »

        La loi El Khormi est le résultat de tout cela, exactement comme le Jobs Act italien de 2015, et comme toutes les réformes du même acabit adoptées ces dernières années en Europe du Sud.

        « En tout état de cause, le gouvernement français a bien travaillé. Le commissaire Valdis Dombrovskis l’en a chaudement félicité lors d’une visite à Paris fin mars. Comme rapporté par le site spécialisé sur les questions européennes EurActiv, le vice-président de la Commission «à l’euro et au dialogue social» (sic) a salué la loi El Khomri comme une heureuse initiative «destinée à répondre aux rigidités du marché du travail, et qui devrait relancer l’emploi ». Un bien bel hommage ! Merci patron ! »
        http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/05/17/31001-20160517ARTFIG00137-ce-que-la-loi-el-khomri-doit-a-l-union-europeenne.php

      2. Gudule, le FMI de Jacobsson, l’Allemagne et les USA en 57/58 n’étaient pas moins durs ni moins efficaces que les marchés financiers et Ecofin pour faire passer aux Français leurs dernières velléités de  » spécificité nationale  » en matière monétaire et budgétaire. Avec, dans une Souterraine déserte, seulement 30 millions de dollars en réserve de devises et un reste d’or gagé contre des prêts court terme, les 665 millions de dollars avancés par le FMI, l’Allemagne et les US ont suffi pour les faire entrer dans le rang. Appelez Rueff et de Gaulle 4 mois plus tard et l’esprit comme la lettre du pacte seront amplement honorés.
        http://www.persee.fr/doc/mat_0769-3206_1995_num_37_1_402737

  2. Pour le glyphosate, n’est-ce pas aussi qu’un député (vert ou pas) , ça a de quoi avoir une villa avec jardin et la faire entretenir, donc désherbage des allées. Et s’il est écolo et qu’il mange les groseilles qu ont poussé juste après…
    Mais voici une solution à Bures + glyphosate : faire un petit marquage radioactif du glyphosate, histoire de faire son suivi.

    C’est une des utilités réelle de la radioactivité du bien connu Cobalt 60 : on en met au fond des réfractaires qui entourent la zone chaude des haut-fourneaux, et lorsqu’ils commencent à s’user, on voir apparaitre en haut de la cheminée les bip-bip du compteur Geiger idoine. C’est bien mieux parce qu’on arrêter un haut fourneau (pour voir si le fond est encore OK), c’est pas bien du tout.

    Allez, sans blague, c’est vrai qu’un peu de marquage isotopique simplement (pas radioactif) du glyphosate serait sans doute intéressant (par l’azote N de Z=15, stable, par exemple).

    1. On a déjà un marquage, le roundup est différent pour l agriculture, le particulier, les cantonies, les cheminots. Résultat l entretient de la voirie gagne, proportionnelle a ses volumes. Le glypho ce dégradé pas trop mal, a posologie normale dans un sol normalement pourvu en matière organique, mais pas du tout s il vient du caniveau.

      1. Le glyphosate étant un désherbant total on devrait pas le retrouver dans les aliments, cela n’a aucun intérêt de semer du blé et de le détruire avant la récolte, excepté pour les ogms résistants au roundup (maïs, soja, colza au Canada, je crois pas pour le blé), là c’est l’inverse puisqu’on ne désherbe qu’un glypho et que les adventices du milieu deviennent vite résistants, il faut quadruplé la posologie (2 l de roundup en Europe, 8 à 10 litres en Amérique du sud), par conséquent il y a de fortes teneurs en glypho dans le soja importé (on en met trop qu’il soit correctement dégradé).
        A moins de bouffer que du soja ou des plats préparés avec de la lécithine de soja, la meilleur source de contamination c’est l’eau suite à un traitement des voies ferrés ou des caniveaux, par contre bio ou pas je vois pas comment on peut en retrouver dans du blé, des légumes ou de la viande d’animaux nourris sans ogms, parce que mettre du roundup c’est détruire sa récolte, on l’utilise avant de semer, le glypho est déjà dégradé à la récolte (sinon il n’y aurait rien qui pousserait).

    2. Merci vigneron pour ces infos intéressantes et ce rappel historique constructif. Dommage que personne n’ai expliqué tout cela aux français qui sont majoritairement opposés à cette loi travail…

      Une majorité de Français restent opposés à la loi travail-BVA
      Reuters le 15/05/2016 à 18:03
      http://www.boursorama.com/actualites/une-majorite-de-francais-restent-opposes-a-la-loi-travail-bva-37c56e13e2fb864b86faf027b437f525

      Mal calibrée, outrageusement dominée par l’Allemagne, notre union monétaire ne joue plus son rôle de moteur. Une réforme urgente s’impose.

      Des critères inadaptés dès le départ
      « « On s’est seulement préoccupé de la convergence nominale et pas des différences de plus en plus importantes dans l’économie réelle, entre les marchés du travail, la fiscalité ou les balances commerciales, par exemple », regrette Jérôme Creel, de l’OFCE.

      « L’homogénéisation des économies est la seule voie possible, mais nous n’avons pas encore eu le courage de l’emprunter, car personne n’y voit son intérêt », regrette Michel Dévoluy, professeur à l’université de Strasbourg. Dans tous les cas, il va falloir faire vite.
      http://www.capital.fr/enquetes/economie/zone-euro-pourquoi-elle-ne-nous-garantit-plus-la-croissance-1111475#

  3. « Nuit debout contre le grand vide »
    La loi El Khomri est en train de provoquer une sorte de * »catharsis »*, une libération de la parole, une expression je l’espère nouvelle, portée par « Nuit Debout » qui lutte entre autres, contre l’envahissement du pouvoir financier sans aucun souci d’équité dans le monde du travail. Besoin d’exprimer son ras-le-bol, voire sa colère, car la condition des gens en a pris un sacré coup depuis que, insidieusement, le nėo-libéralisme déroule son long tapis rouge : « Time is MONEY*! »
    Et cette loi s’inscrit dans cette même logique impitoyable, qui se doit d’abolir tout ce qui représente une « perte de temps » (et donc d’argent) comme par exemple, faciliter les licenciements sous prétexte d’améliorer plus rapidement l’embauche. En somme, c’est tout simplement le vide que l’on cherche à codifier à travers cette loi, un vide qui s’insinue un peu plus dans une société dans laquelle le travail disparaît. Nuit Debout sera-t-il notre dernier sursaut de liberté avant que l’hyper-vide nous inflige une accélération de l’effacement de la personne humaine ?

    1. « Et les faibles subissent ce qu’ils doivent ? », Yanis Varoufakis

      Yannis Varoufakis. « La priorité de l’Europe doit être une relance massive, une sorte de new deal »
      ENTRETIEN RÉALISÉ PAR VADIM KAMENKA, DIMANCHE, 24 AVRIL, 2016, HUMANITÉ DIMANCHE

      HD. Une monnaie unique européenne est-elle encore viable dans ces conditions ?

      Y. V. « Bien évidemment, cette monnaie a un avenir. Mais il faut réformer ses principes pour éviter un échec. Car elle a été imaginée comme l’étalon or qui a mené le capitalisme à la crise de 1929. J’ai discuté de mes propositions avec plusieurs économistes allemands. Pourquoi leur ai-je demandé ne persuadezvous pas vos dirigeants et la chancelière ? Elle n’acceptera jamais, m’ont-ils répondu. Car l’Allemagne est le seul pays qui dispose d’un atout. Même le président français craint de voir la chancelière dissoudre ou quitter la zone euro car, dans ce cas, le capital irait de France en Allemagne avec une réévaluation du mark et une dévaluation du franc-euro. La chancelière apprécie d’avoir une telle position de force. Seulement en appliquant mes propositions, elle ne disposerait plus de cet atout majeur. Au lieu de cela, tous les pays auraient des dettes communes, des investissements communs et personne ne peut alors partir. La Californie ne peut quitter les États-Unis pour les mêmes raisons. »

      HD. Comment lutter contre le repli et l’incompréhension qui gagnent les Européens et leurs gouvernements ?

      Y. V. « Par le débat politique, les échanges d’idées, l’apparition de mouvements politiques, la vigueur de nos démocraties, en contournant la pensée unique défendue dans les grands médias. Nous devons apprendre à lutter pour défendre un projet de société et les valeurs démocratiques. Cela ne nous a pas été donné, nous avons dû nous battre durant des siècles pour l’obtenir. C’est quelque chose de très fragile, particulièrement en ce moment où nous dérivons vers une nouvelle dictature. Des dictatures existaient encore récemment en Europe dite occidentale, en Grèce, en Espagne ou au Portugal. »

      HD. Où en est votre mouvement ?

      Y. V. « Nous l’avons lancé à Berlin pour mobiliser les camarades, les démocrates en Allemagne, afin de mettre un terme aux divisions entre les pays du sud et du nord de l’Europe (1).
      Nous partons de zéro, sans argent. C’est crucial pour cette organisation de se structurer autour d’un activisme politique et non en termes de donations. Bien évidemment, cela limite nos ressources mais cela en fait aussi sa force. Maintenant, nous croyons en nos membres, en nos militants, même si nous ne les connaissons pas. Nous croyons dans des collectifs spontanés en France, en Italie, en Grande-Bretagne. Ils sont liés par un seul papier : le manifeste et ses principes. S’ils sont d’accord avec, ils sont membres. C’est une vigie contre les racistes, les anti-Europe. En Italie, nous avons déjà réussi à organiser un rassemblement d’un certain nombre de progressistes, des militants de gauche qui, d’habitude, s’opposent et même des membres du Mouvement 5 étoiles. Le prochain meeting aura lieu à Vienne, le 5 mai, pour évoquer le sort des réfugiés et lutter contre la fermeture des frontières, dont l’Autriche est partie prenante. Nous voulons combattre cette nouvelle forme de xénophobie. » « Nous expliquons que les Britanniques doivent rester dans l’UE pour que l’on combatte ensemble le néolibéralisme européen. Personne ne peut imaginer que je sois un ardent défenseur de l’Europe de Bruxelles. »
      http://www.humanite.fr/yannis-varoufakis-la-priorite-de-leurope-doit-etre-une-relance-massive-une-sorte-de-new-deal-605426

      1. oui, ça en fait partie, mais c’est plus comme une conséquence, une opportunité permise par les NTIC qu’un rêve volontariste à côté de la plaque, c’est ce qu’il me semble, on verra bien ce que ça donne.

  4. Le grand vide ? Il me semble qu’à l’inverse le projet des dirigeants adeptes de la « religion féroce » est assez clair.
    Il s’agit de subordonner toute activité humaine à des normes économiques arbitraires, de sortir les choix fondamentaux d’organisation des relations sociales de tout processus démocratique.
    Ce faisant, ils font de la démocratie représentative une coquille vide, effectivement, si vide il y a, il est là.
    Le peuple n’étant plus représenté que par des députés fantoches, il ne faut pas s’étonner que les places soient le lieu d’une tentative de reprise en main de son propre destin par la partie la plus éveillée du dit peuple.
    Tout cela est pour l’instant assez brouillon, reste à savoir si ce mouvement pourra se structurer. Car il est pour l’instant dans une contradiction fondamentale, celui de se proclamer apolitique.
    Or, venir débattre sur les places publiques des affaires de la cité, c’est me semble-t-il, au contraire, faire de la politique, au sens noble du terme.

    1. Entre bain de jouvence démocratique, dialogues, échanges, partages et construction de commun. Penser notre commun, oui, c’est ce à quoi nous invite Nuit Debout et c’est bien !

      Nuit Debout sonne comme un démenti flagrant à toutes les résignations, tous les votes utiles par dépit ou pour éviter le pire, tous les replis identitaires, y compris de gauche, y compris drapés des habits du printemps.
      https://blogs.mediapart.fr/david-nakache/blog/120416/nuit-debout-bain-de-jouvence-democratique

      Depuis le 31 mars 2016, les occupants de la place de la République, à Paris, rassemblés sous la bannière “Nuit Debout” tentent d’organiser une “convergence des luttes”. Une façon de construire du commun en marge de la pratique politique traditionnelle.
      http://www.philomag.com/lactu/breves/nuit-debout-la-difficile-construction-du-commun-15201

      Sortons de l’économisme pour penser notre « commun »
      « C’est à la redéfinition d’un tel projet d’ensemble, celui du « commun » français, que devraient s’employer aujourd’hui forces et personnalités de gauche, plutôt que de se diviser, de s’excommunier même, quotidiennement, à partir de postures incompréhensibles et à propos d’enjeux secondaires. »
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/05/17/sortons-de-l-economisme-pour-penser-notre-commun_4920601_3232.html

    2. « Car il est pour l’instant dans une contradiction fondamentale, celui de se proclamer apolitique. »

      Je vous rejoins sur le fait que les participants à « Nuit debout » font de la politique ; mais je ne vois pas de contradiction puisque, pour ce que j’ai pu en saisir, « Nuit debout » ne se prétend pas apolitique. « Nuit debout » ne se prétend rien si ce n’est d’être et de s’efforcer de « perdurer dans son être », ce qu’il fait plutôt bien comme l’indique P.J plus haut. 🙂

  5. Ah! la porte du commentaire est ouverte!! Chouette! Mais elle est ouverte ici, pas forcément où on souhaiterait répondre ou argumenter (trop de boulot pour celui qui se colle à la lecture de tout ça, je m’en doute bien). Donc c’est ici que je vais dire un truc qui peut déplaire : je suis déçu de ce que devient le BPJ : de plus en plus d’opinions, de moins en moins d’analyses, cad d’occasions de penser et de s’instruire. Y a des interlocuteurs qui personnellement me manquent, et sans le dehors que constitue des contradicteurs ou des perspectives décalées ou dissidentes, un sens commun se forme, autant dire la négation d’une pensée. Or il y a un sens commun actuellement cristallisé dans le BPJ (je le désigne par l’acronyme pour le distinguer de celui qui en fut l’initiateur, parce qu’il n’y a rien d’ ad hominem dans cette critique -car c’en est une). L’outil qu’il fut perd donc de son tranchant, de son utilité. J’avoue mon embarras devant la reprise mécanique de thèse (dans le dernier billet de Mme Joly, sur la décision volontaire : repensez plutôt la notion de »soi »), l’emploi de termes passe partout, ou plutôt de grands concepts attrape-tout comme le dit Paul Veyne (« le peuple », « l’humain », on dirais que Foucault attend encore de naître…) et une certaine tournure méta-textuelle, comme lorsque la télé commence à faire reportage sur elle-même, qu’elle prend son pouls et le trouve bon. Tout cela à comparer à l’entretien avec Morozov dans le Monde de la semaine précédente, qui serait plus à sa place ici (plutôt que certaines platitudes, Hitler = SS etc). Le dernier billet (une pensée « sur le motif » comme on peut peindre) de Jorion est impec -comme souvent, mais cela mérite une détermination compète, que le temps et les moyens à disposition refusent bien évidemment.

    En dépit de tout, « special thanks » à PSDJ, notre Aristote de la question politico-monétaire, et à FL pour sa… ténacité (un jour la sociale?).

    1. La « Blockchain », une nouvelle façon d’échanger entre les hommes
      REPLAY – Des transactions sans intermédiaire, sans banque, sans notaire : ce sont des ordinateurs qui vont vérifier si les deux personnes sont fiables avant de valider.

      Innovation révolutionnaire
      « On va effectivement vers une nouvelle forme d’économie, qui peut contourner les géants de la Silicon Valley », prédit Gilles Babinet, un des experts français du numérique les plus pointus. « C’est la première fois qu’on a une technologie qui est ‘anti-capitaliste’. Tout le monde est détenteur de la technologie, il n’y a plus d’homme intermédiaire », explique-t-il. »
      http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/la-blockchain-une-nouvelle-facon-d-echanger-entre-les-hommes-7783070391

      Blockchains, la deuxième révolution numérique
      Florian Debes | Le 29/04 à 07:00, mis à jour à 10:06

      « S’il y a bien quelque chose qui doit inquiéter les banquiers, ce sont les blockchains », prévenait Benoît Legrand, le patron en France d’ING Direct et responsable des sujets fintech pour la banque néerlandaise, lors de la conférence Web2Business à Paris, mi-février. On imagine en effet sans peine qu’une structure agile propose des services meilleurs et moins chers que ceux des banques traditionnelles. »
      http://www.lesechos.fr/week-end/business-story/innovation/021882262820-blockchains-la-deuxieme-revolution-numerique-1218424.php#

  6. Les communs sont d’actualité et ils sont parfaitement compatibles avec les évolutions technologiques, exemple : le logiciel libre. Logiciels ou robots doivent servir à nous libérer et rester des facilitateurs. Ils n’ont pas à nous déshumaniser, surtout pas. Donc pour que la technologie soit à notre service et non l’inverse, l’essentiel est de ne pas se laisser dominer par la technologie. Affaire de CONSCIENCE de chacun et chacune d’entre nous et de l’usage que l’on fait de ces nouveaux outils…

    Petit périple dans le paysage des Communs Clés pour comprendre, 4 mai 2016

    Un concept qui ne fait pas toujours l’unanimité et suscite même des inquiétudes mais qui se développe de plus en plus, à Bruxelles comme ailleurs. Essai de décryptage.

    « Pour Dardot et Laval, le citoyen n’est plus l’homme nu face à l’Etat, il est inséré dans les réseaux de communautés d’actions concrètes transformant les institutions, mieux en réinventant l’institution. Le commun, en ce sens, suppose toujours « une institution ouverte, sur son histoire, sur la distribution des places, les rapports de domination ou d’exclusion qui s’y jouent, sur tout ce qui fonctionne comme son inconscient ». Cet agir instituant pourrait peut-être être traduit par le terme de commonalité. »

    « Quoi qu’il en soit, la nécessité de transformation sociale s’apparente à la révolution du XXIe siècle. Il ne s’agit pas tant de table rase que de convoquer un imaginaire social. Le social se doit de renouer avec une dimension créatrice et pas seulement reproductrice de lui-même.  »

    « Il est clair que l’appel des communs motive nombre de personnes de toutes les générations… de toutes les cultures ? Certains fondent leur action plutôt à partir d’une vision critique, d’autres, plutôt à partir d’un mouvement pragmatique. S’il faut comprendre les oppositions du regard, sans doute doit-on les placer dans une tension créatrice au sein de cette pensée-paysage.  »
    http://www.mondequibouge.be/index.php/2016/05/petit-periple-dans-le-paysage-des-communs/

    1. Gudule : 19 mai 2016 à 12 h 51 min
      http://www.mondequibouge.be/index.php/2016/05/petit-periple-dans-le-paysage-des-communs/
      ……………………………………….
      Dans cet article ils citent Elinor Ostrom qui a reçu le prix Nobel d’économie en 2009 pour ses travaux sur la gestion des biens communs
      Ce livre est riche mais ardu. En conclusion :
      « La tendance consistant à tenter d’imposer des règles uniformes au niveau d’une juridiction entière, plutôt que des règles adaptées à chaque situation fait en sorte qu’il est extrêmement difficile pour des agents régionaux ou nationaux d’établir et de faire appliquer des règles qui sembleront efficaces aux appropriateurs locaux. Il est difficile d’obtenir de ces derniers qu’ils s’engagent à suivre des règles perçues comme inefficaces et inéquitables.

      Ensuite, les appropriateurs savent « présenter les faits » de telle manière que les agents qui ne connaissent pas bien les conditions de la situation locale se laisseront influencer / manipuler. Seront alors érigées des règles qui avantageront les intérêts de certains parce que les plus mains auront réussi à promouvoir habilement leurs intérêts auprès des agents externes pourtant honnêtes et dévoués.
      Et si l’on a affaire à un régime central corrompu, ça sera le cauchemar.

      Par ailleurs, les coûts de surveillance et d’application de telles règles seront inévitablement plus élevés que pour des règles développées par les participants et qui correspondent au contexte local ».
      ….
      Les modèles que les scientifiques sociaux tendent à utiliser pour analyser les problèmes des ressources communes ont l’effet pervers de préconiser une centralisation accrue de l’autorité politique.
      Bref, en guise de conclusion : « Elinor Ostrom incarne le meilleur dialogue interdisciplinaire autour d’enjeux cruciaux pour notre avenir, avec la conviction que la démarche scientifique la plus pertinente relève surtout de l’artisanat ».

      1. Pour autant qu’il y ait une intention, les règles développées par les participants et qui correspondent au contexte local ne coûteront rien.
        La question qui se pose est la nature de l’intention.

      2. De retour d’une fête amicale nocturne et la pleine lune pour éclairer le chemin du retour.
        Michel, nous revoilà sur « l’intention » ! Sujet cher à … Marc Halévy (aïe aïe on va se faire taper sur les doigts) mais aussi cher à Paul Jorion, ouf, sauvés.
        « Une intention est une difference de potentiel entre etat réel et attracteur global. C’est l’intention qui donne le sens, qui donne du sens, qu’il y ait, ou non, un but, une fin, une finalité. L’intention cherche l’optimal dans un rapport harmonieux le plus simple possible, et non pas le plus probable (le plus facile).
        On ne doit pas confondre l’expression d’une intention avec la définition d’objectifs »
        http://www.noocafe.com/a-noo/attracteurs.htm

      3. @ Michel Lambotte dit : 21 mai 2016 à 23 h 12 min

        « Pour autant qu’il y ait une intention, les règles développées par les participants et qui correspondent au contexte local ne coûteront rien. »

        —————————————-

        Vous faites erreur Michel.

        Même en ne faisant rien, l’existence du vivant, coûte à notre environnement. Cette simple existence épuise peu à peu le potentiel terrestre et l’achemine inexorablement vers un terme, vers la fin.

        Certains en ont pris conscience.

        Pour donner plus de chances de survie à leurs lignées, ils poussent les plus fragiles de leurs coreligionnaires à éliminer leurs congénères consommateurs.
        Ils poussent même le raffinement jusqu’à inciter leurs bras armés éliminateurs, à s’auto-éliminer eux-mêmes, une fois leur tâche accomplie.
        Quand on commence à compter ce qui coûte à un potentiel de survie, aucune petite économie n’est négligée chez les jusqu’aux boutistes, surtout quand le « contexte local » vient à concerner de fait, les habitants de la planète entière

      4. @jducac
        Vous dites ceci:

        « Même en ne faisant rien, l’existence du vivant, coûte à notre environnement. Cette simple existence épuise peu à peu le potentiel terrestre et l’achemine inexorablement vers un terme, vers la fin. »

        Le vivant se structure en dissipant l’énergie solaire, il n’y a pas d’épuisement du potentiel terrestre.
        C’est à partir du moment où il y a acccumulation comme au temps de dinosaures qu’une ou plusieurs ressources s’épuisent.
        Mais cela ne dure jamais longtemps même si ce sont des centaines de milliers d’années, si la ressource vient à manquer la vie aura tôt fait de se structurer d’une autre manière.
        Cela ne vous fait pas penser à quelque chose?

      5. @ Michel Lambotte dit : 23 mai 2016 à 12 h 39 min

        « Le vivant se structure en dissipant l’énergie solaire, il n’y a pas d’épuisement du potentiel terrestre. »

        ——————————————-

        Vous me semblez très sensibilisé aux questions de dissipation. En prenant les choses par ce bout là, à savoir par l’entropie, c’est-à-dire par le désordre et l’usure engendrant des rejets dont on ne peut pratiquement plus tirer grand-chose, prend on le problème par le bon bout ?

        Certes globalement on est confronté au réchauffement climatique, mais ce qui risque fort de poser problème en premier, se situe en amont. En effet, ce qui risque de compromettre l’entretien et la perpétuation du processus vivant terrestre, c’est bien l’insuffisance ou la limitation de ce qui alimente le mécanisme physico chimique qui transforme la matière inerte en organismes vivants, grâce à la consommation d’énergie.

        On nous bassine avec les questions de réchauffement climatique mais s’interroge -t- on assez sur ce qui engendre le réchauffement, c’est-à-dire les consommations primaires d’énergies et de matières lesquelles dépendent surtout du niveau de vie moyen et de la population globale.

        Qu’on réduise l’un et l’autre et on résout le problème pour un moment. Mais est-ce possible au niveau de la planète entière ? Existe-t-il suffisamment d’énergie fossile et de terres cultivables pour faire vivre une population allant croissant et aspirant à voir s’élever son niveau de vie comme l’à globalement connu la population terrestre jusqu’alors ?

        Je n’ai encore pas lu tout le livre de Paul Jorion, mais je pense qu’il n’a pas pu traiter de l’extinction de la lumière sans aborder ce sujet.

        J.M. Jancovici nous invite à dormir tranquille jusqu’en 2100……….. Mais qu’en sera-t-il pour ceux qui naîtrons quelques temps avant ?

      6. @jducac

        Merci pour votre réponse à mon commentaire qui fait avancer ma réflexion.
        Vous dites ceci:
        « En prenant les choses par ce bout là, à savoir par l’entropie, c’est-à-dire par le désordre et l’usure engendrant des rejets dont on ne peut pratiquement plus tirer grand-chose, prend on le problème par le bon bout ? »
        Il faut savoir que c’est la thermodynamique qui structure l’univers, il ne peut y avoir que ce seul bout pour prendre le problème.
        Toutes les énergies fossiles sont issues de la structuration des éléments minéraux de notre planète par la dissipation de l’énergie solaire qui d’une part, structure la biosphère et d’autre part rejette son entropie dans l’univers dans la source froide que constitue la nuit.
        Le principe de Carnot: on ne peut obtenir de l’énergie utile (structuration de la biosphère) qu’en dissipant de l’énergie d’une source chaude (le soleil) en renvoyant une partie par des cycles thermodynamiques (jour-nuit, saisons etc…) vers une source froide que constitue l’espace.
        Le système vivant est aussi simple que cela, tant que le soleil n’est pas transformé en géante rouge, la vie continue….. sauf si l’homme conçoit le principe de Carnot dans un système fermé, alors là oui, le dernier qui s’en ira éteindra la lumière.

        Vous dites aussi ceci:
        « ce qui risque de compromettre l’entretien et la perpétuation du processus vivant terrestre, c’est bien l’insuffisance ou la limitation de ce qui alimente le mécanisme physico chimique qui transforme la matière inerte en organismes vivants, grâce à la consommation d’énergie. »
        Ce que je viens d’écrire vous montre que tant que l’énergie solaire existe il n’y a aucun manque et c’est la réalité.
        Ce manque existe dans notre subconscient, dans notre imaginaire et il a été exploité dans notre civilisation pour nous dire tu gagneras ton pain à la sueur de ton front.
        Nous devons sortir de ce carcan, et comprendre que l’avenir n’est qu’une affaire d’utilisation intelligente de tout notre savoir, de toutes les informations que nous avons à notre disposition qui sont multipliées à l’infini par la toile.

        « Existe-t-il suffisamment d’énergie fossile et de terres cultivables pour faire vivre une population allant croissant et aspirant à voir s’élever son niveau de vie comme l’à globalement connu la population terrestre jusqu’alors ? »
        Il suffit de voir ce qui se passe à Cuba
        https://fr.images.search.yahoo.com/search/images;_ylt=A9mSs23F.0VXnlwAEyZjAQx.;_ylu=X3oDMTE0NnJybXBoBGNvbG8DaXIyBHBvcwMxBHZ0aWQDVUlGUkMwMV8xBHNlYwNzYw–?p=Agriculture+Urbaine+%C3%80+Cuba&fr=moz35
        Il n’y a qu’à choisir.
        Cela démontre à merveilles que le problème des énergies fossiles est celui qu’on va prendre en pleine figure, pas dans cinquante ans, mais tout de suite. tandis que celui de la nourriture peut être résolu. Rassurez vous, un peu de patience, cela va nous arriver aussi. Le tout sera d’être prêt et de ne plus considérer son niveau de vie mais bien sa qualité par la frugalité (moins mais mieux, les 3M)

  7. Faudra qu on m explique comment on peut être libre échangiste et humaniste? Le libre échange c est s interdire tout principe limitatif a l échange, si mes baskets sont fabriqué s par des enfants, c est a moi consommateur de m informer, je ne peux interdire son importation, factuellement par un accord implicite je le plébiscite et c est pas exclusif au social, c est pareil pour l environnement. La zones euro est une zone de libre échange mais en pire grâce au travailleur détaché on peut être plus salaud, là ou en Roumanie un roumain a du pain et un logement pas cher, en Allemagne il paye son gîte et sa pitance au prix allemand, alors bon en france c est pareil, sauf que non on en a honte on évite le sujet, on s affirme pas comme légaliste respectueux du droit européen. Parfois la honte cela a du bon.

    1. libre échange = impérialisme.
      Quand un groupement d’intérêts se met à défendre le libre échange, c’est que son développement est assez affirmé pour ne pas y perdre.
      Les bases historique du libre-échange: le soleil du Tage (Porto) contre le charbon des Midlands ( Filature et tissage mécanique), y’a pas photo. Il était de l’intérêt du Portugal de ne pas chercher à concurrencer les draps anglais: à chacun son avantage comparatif.
      Résultat: 2 siècles de sous-développement pour le Portugal.

      Protectionnisme est un gros mot en France. Il est interdit de l’évoquer. C’est une arnaque de la plus belle eau qui a la vie dure.
      C’est aussi un élément constitutif de la religion féroce, mais il n’est jamais vu comme tel, même par ceux combattants la férocité. Un angle mort surprenant, quand on y pense. Bien entendu, il y un monde entre le laisser-faire laisser-passer de l’Europe et l’enfermement de la Corée du Nord. Y’a du large pour une intelligence attentive aux détails et cependant les défenseurs n’ont qu’un argument : « la Corée du Nord, c’est bien ça ce que vous voulez ? » Comme si les défenseurs de barrières protectrices et évolutives n’étaient capable que tout ou rien.
      A leur image, en fait…

      1. Attribuer la décadence portugaise au  » libre-échange impérialiste britannique « , franchement…

      2. Je maintiens.
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Avantage_comparatif
        avec cette perle : »Bien sûr, la démonstration de Ricardo part du principe que le but de l’économie est d’accroître le bien-être matériel des populations, et non d’assurer la suprématie d’un État sur un autre. » Ben voyons !

        La révolution industrielle anglaise ne reposait pas seulement sur le progrès technologique. Il a fallu des idées, une flotte et un gouvernement habile à saisir toutes les opportunités. La domination anglaise des 18.ième et 19 ième siècles est l’exemple d’un cercle vertueux gagnant-gagnant. Mais pas pour tous. Un fait souvent oublié, les ouvriers du textile et les mineurs vivaient une vie d’enfer. Ils étaient les tacherons en première ligne du libéralisme.

        Le pauvre Portugal, colonie de fait, n’avait aucune chance: le soleil n’est pas une énergie assez concentrée.

  8. Calaferte :

    Les autres n’ont rien osé du tout — mais moi, je n’ai pas osé assez.
    Aujourd’hui, ce n’est pas du théâtre qu’il faut faire — c’est un grand lessivage de toutes leurs conventions bourgeoises.
    Il faut arracher les cravates.
    Arracher les braguettes.
    Il faut mettre sur scène des comédiens luxueusement costumés qui, dans un impressionnant silence, s’accroupiraient ensemble pour déféquer calmement.
    Titre : VOTRE MONDE EST DE LA MERDE.
    Spectacle permanent, avec roulement de comédiens.
    Il faut montrer des enfants des deux sexes se livrant librement à toutes les obscénités qu’ils refoulent devant leurs familles.
    (Quelqu’un a vaguement amorcé ça, mais, bien entendu, dans le convenable : Vitrac. Artaud aurait pu faire le saut.)
    [Carnets XVI, 1994]

    1. Mouais, y’a à en prendre et à en laisser…
      Je préfère laisser. L’apprentissage de la liberté par l’apprentissage du sexe en bas âge, c’est pas mon truc. Et puis, ça n’est pas prouvé et sur quoi ça débouche ? Chacun pour soi ? pas mon truc.
      Et puis, fondamental ça, y’a des relents libertariens, suffisant pour condamner le tout.

      L’apprentissage de la liberté passe par la fréquentation du collectif, avec respect de l’Autre. Devenir un citoyen actif , et même inventif, libéré des pesanteurs du dressage, demande plus d’efforts, plus en tout cas qu’une anarchie égotiste.

      1. j’ai un faible pour les anarchistes et les poètes, ne t’en déplaise monsieur le citoyen dit actif mais néanmoins mal débouché.

      2. Suzan George (Que Dieu l’ait en sa sainte garde) a dit, en substance: « Les riches, y’en a trop. C’est là le problème, ils sont trop nombreux. »

        Il en va de même pour les anarchistes: trop, le monde va pas loin. L’eau fraiche et le soleil ne nourrissent pas la maisonnée. S’ils veulent vivre, il leur faut être passager clandestin du procès économique, avec tout ce qu’ils abhorrent, les hiérarchies, les interdits stupides et tout ça… Pas glorieux.
        Ils sont obligés de se compromettre, même si peu. Et c’est encore trop pour se dire anarchiste en société constituée.

        En revanche, les poètes, les amoureux, les rêveurs et les artistes, toute la place leur revient. Ils participent et donnent, créent et reçoivent.

  9. En écho ici au dernier billet de Zébu ( dont je partage les restrictions sur le projet tel qu’exposé à ce jour) sur le « noyau dur » , je lui signale qu’il aurait été bienvenu à cette récente rencontre de la jeunesse européenne au parlement de Strasbourg :

    http://www.epgencms.europarl.europa.eu/cmsdata/upload/52399694-5151-4d1e-88bc-9ae4116a78a0/A5_EYEguide2016_FR.pdf

    PS : sur « Nuit Debout » , la tonalité générale de la presse de province est en train de virer à « mouvement réduit aux parisiens  » .

    1. Eye
      D’après le programme en lien, le seul levier pour faire évoluer cette Europe serait de donner de bonnes idées ?

  10. Tirole ?

    Un tâcheron dont le seul mérite est de faire partie de la Société du Mont Pèlerin.

    P.J ou celui qui est né presque 80 jours après la mort de J.M.K.

  11. Bonsoir à tous,

    Il faut remonter bien loin pour trouver un sujet ouvert aux commentaires!
    Il y aurait pourtant beaucoup à dire, trop peut-être?
    Tout cela pour dire que j’ai fait ma BA.
    Comme trop peu, j’ai consacré 51 secondes à visionner une certaine vidéo dont il est question au début des commentaires.
    En effet cette vidéo est en danger, mais le serait-elle du fait de son insuccès sur la toile?
    Le principal danger serait plutôt que la population de gauche s’aperçoive de son existence, tant le contenu en est impossible à avaler sans s’étouffer (de rire – à moins que certains parmi nous aient plutôt envie de pleurer) !
    Personne ici pour faire remarquer que lors de la dernière de CSOJ,
    cette fameuse vidéo à été loyalement projetée à l’assistance et aux (paraît-il!) trop peu nombreux téléspectateurs de l’émission.
    Personne ici pour commenter le passage dans le ciel de gauche, d’une escadrille d’anges, après cette projection! Pour un peu, on en supporterait presque les propos acides d’une MFG pourtant passablement défraichie.
    Personne pour s’offusquer non plus que ce soit la dernière de CSOJ!
    Alors, si vous avez bien compté, vous aurez noté que j’ai visionné 2 fois cette propagande malodorante, soit 102 secondes de perdues et à peine plus de trois cent voix de moins pour cette gauche là.
    Ce n’est pas encore trop cher payé, il est vrai…
    Prions donc à gauche pour que ce « chef d’oeuvre » ne fasse jamais le buz!
    Nuit debout va durer et se généraliser, soyons en sûr.
    Et les marchés pourront bientôt, si l’on y prend garde, prendre leur bain, dans le sang de nos enfants.
    Adieu, Eric.

  12. Ce soir de 20h à 22h, le Théâtre de la Ville accueille Mediapart pour une soirée tout entière consacrée à la crise des réfugiés. De nombreux intervenants, certains venant de Grèce, d’Italie et d’Allemagne sont au rendez-vous. La soirée, présentée par Edwy Plenel et animée par Carine Fouteau et Amélie Poinssot sera retransmise en direct et en accès libre sur http://www.mediapart.fr.
    https://blogs.mediapart.fr/la-redaction-de-mediapart/blog/200516/rendez-vous-jeudi-26-mai-au-theatre-de-la-ville-solidarite-avec-les-refugies

  13. A propos du dernier billet de François Leclerc, une étude bienvenue sur la taxation des dividendes aux USA via la part de ceux-ci effectivement taxables. C’est moins d’un quart. Le reste c’est des plans retraite, des assurances-vie, des non-profit (le tout faisant la moitié) ou des non-résidents (un quart). Bref, la double taxation des profits des corporations US, c’est aux trois quarts du pipeau.
    Et si l’on ajoute à ça les 6 000 milliards d’actifs détenus par les hedge-funds et le private-equity qui voient par définition les profits taxés seulement au niveau du contribuable final à un taux marginal inférieur aux deux taxations combinées des corporates, et qui représentent désormais la moitié des profits de buziness taxés aux US, on comprend mieux le malaise.
    Merci encore une fois à la Brookings Institution de Soros pour ces précieux éclairages…
    http://www.taxpolicycenter.org/publications/dwindling-taxable-share-us-corporate-stock/full
    http://www.wsj.com/articles/fewer-shareholders-pay-u-s-taxes-on-dividends-1463615621

  14. Bonjour et merci pour ce blog.
    le KIKÉON, était une boisson à base d’ergot de seigle fermenté, qu’Albert Hoffman a synthétisé 2000 ans plus tard, découvrant le LSD en 1939, avec les laboratoire Suisse Sandoz.

    Ce qui veut dire qu’ en Grèce Helléniste, le Mystére d’Éleusis qui se déroulait ANNUELLEMENT, était un voyage initiatique hallucinogène et collectif, organisé dans un cadre mystique, qui permettait aux futurs élus (la Grèce a inventé la democratie), d’acquérir : un état d’esprit collectif et non individuel comme l’etait l’ancien culte du veau d’or.

    Il semble que jusqu’a la révolution francaise, l’église catholique romaine ait abusé HEBDOMADAIREREMENT de la distribution d’hostie à l’ergot de seigle, puisque de nombreuses personnes consommant l’hostie au  » LSD  » EN FIN DE MESSE ETAIENT ATTEINTS D’ ERGOTISME, que saint Antoine soignait avec un régime de pain blanc (maladie des Ardents…), régime que pratiquait l’exorciste sur les sujets atteints d’hallucinations diaboliques …

    C’est sous les vertus de l’ergot de seigle que la rêvolution francaise a donné au monde entier les droits de l’homme et de la femme.
    A ce titre tout le monde se souvient de la Reine Marie Antoinette, qui conseillait au peuple de manger de la Brioche dont la mie était blanche, sans ergot de seigle qui colorait les pains, après leur cuisson.

    On se souvient aussi, qu’en 1951 dans le village de Pons-Saint-Esprit, un jeune meunier « économe » avait réveillé ce phénomène hallucinatoire, puisqu’il livrait aux boulangers de la région une farine ergotée ! (La presse avait cru à un coup de la CIA … Ha ha ha)

    La pratique du jeune et de la consommation de LSD UNE FOIS PAR AN, POUR TOUS NOS ÉLUS, permettrait d’avoir une société PLUS JUSTE !

    En effet nous aurions retrouvé une sage consommation de ce produit qui réveille l’esprit endormie par le matérialisme, avec un rituel de l’esprit que nous pourrions qualifier de surréalisme !

    C’est mon humble avis, je soumet mon espérance à nos futurs élus au travers de vos nombreux partages dans les différents réseaux sociaux.

    AMEN
    @wifi_wep_off 

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