Nous sommes tous enlisés, et pas qu’un peu…, par Philippe Soubeyrand

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Cher Paul,

Je vous parle en toute franchise. Je comprends ce lecteur, ou cette lectrice je ne sais pas, qui vous a écrit. C’est tout naturel. Mais je ne comprends pas la réponse ouverte que vous lui adressez, et qui donc s’adresse à nous tous au passage. Combien d’entre nous ne sont pas tout simplement désespérés aujourd’hui tant absolument rien ne se passe, ni du côté de la gauche qui nous mène en bateau, ni du côté des écologistes dont je viens de terminer la lecture de leur charte ; c’est une catastrophe !

Mais qui sont tous ces gens qui nous imposent finalement leurs propres règles sans se concerter avec nous d’abord ? Nous avons déjà donné, cette méthode nous conduit dans le mur. Ces deux primaires vont donc à nouveau déboucher sur une catastrophe si rien ne change d’ici là…

Piketty ne semble vraiment pas vouloir y aller, tout comme Hulot d’ailleurs qui fait pourtant lui aussi l’objet d’appels incessants pour se présenter. Par aucun moyen déjà tenté (pétitions, vidéos, textes, etc.), ni l’un, ni l’autre ne veut y aller. Pourtant, un autre moyen n’a toujours pas été tenté, et on se demande bien pourquoi : rendre vraiment viraux tous ces appels, et donc, dans le cas de Piketty, rendre viral votre appel en faveur de Piketty (et sachez que je dis la même chose à ceux qui veulent une candidature Hulot), afin que ces appels soient bel et bien portés par le plus grand nombre d’entre nous, et plus seulement par un tel, ou un tel, ou un tel… vous me suivez ?

Dit autrement, cette campagne pré-primaires est molle car trop cloisonnée ! Tout le monde le dit ! Dans les soirées, les repas entre amis, etc… Bref, c’est la confusion totale qui règne ! A qui la faute ? Pas aux citoyens eux-mêmes en tout cas, la plupart ne demandent que ça !

Pour renverser cela, pour parvenir à ce que ces appels soient enfin portés par le plus grand nombre, il ne faut pas se laisser intimider par les médias de masse, ni se disperser dans les messages ; soit on est en campagne, soit on n’y est pas… or là, désolé de le dire ainsi, mais on n’y est pas, à seulement 7 mois de l’échéance, et encore, je devrais plutôt dire 3 mois si je tiens compte de la procédure constitutionnelle elle même devant avoir lieu.

Aussi, excusez moi de me répéter, mais cela ne va pas… et c’est mon droit de vous le dire en tant qu’électeur écologiste de gauche face à un constat pour le moins décevant…

Dans le même temps, Mélenchon, Le Pen et tous les autres sont tous d’ores et déjà en course… seuls la gauche et les écologistes sont littéralement à la rue, ne parvenant pas à rassembler/fédérer autour d’eux ! Voilà pourquoi au rythme où vont les choses, il ne nous restera plus que Mélenchon…

Et là, ce ne sont ni les idées, ni les femmes, ni les hommes, ni vous, ni les Amis du Blog de Paul Jorion, ni moi, qui posent problème, mais bel et bien la méthode employée elle-même qui écoeure ces mêmes électeurs du fait de sa lourdeur et de ses inerties !

Vous ne sauverez jamais le genre humain si la France continue à être aussi mal représentée… et pour qu’elle soit parfaitement représentée, il faut laisser les citoyens français s’approprier sans attendre et dès maintenant cette campagne… l’attente, voire le tâtonnement, a assez duré ! A force de laisser trainer les choses comme nous le faisons, à un moment donné, ça sent le loup, il y a anguille sous roche comme on dit du point de vue des gens, et nous aurions tort de les en blâmer…

Maintenant, peut-être ne voulez-vous pas mener campagne, tout simplement ? Ce que je peux parfaitement comprendre. Auquel cas, dites le franchement, car une campagne nécessite malheureusement une présence H24…

Et croyez moi, à ce stade, au regard de l’échéance, ce n’est plus de l’impatience de quadras + et non moins colleurs d’affiches ! C’est du réalisme !

Amitiés et bon weekend,

Philippe

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152 réflexions sur « Nous sommes tous enlisés, et pas qu’un peu…, par Philippe Soubeyrand »

  1. Pour ma part, ce que je ne comprends pas, c’est cette attente d’un homme ou d’une femme providentiel qui viendrait changer les choses comme par magie…. Aujourd’hui, c’est trop tard, dans aucun pays du monde (hormis la Corée du Nord….), les politiques peuvent agir à leurs guises sans tenir compte de la mondialisation. Le pouvoir est entre les mains de quelques firmes qui n’ont aucune frontière. La finance travaille H24 et 7J/7. Toutes les plus grandes entreprises du monde optimisent leur fiscalité à travers des paradis fiscaux. Quel homme politique peut s’occuper de çà? Je ne vous parle même pas des problèmes écologiques qui sont insolubles si on ne change pas radicalement nos modèles de vies. Vous pensez franchement qu’on peut avancer sur ces sujets avec le pouvoir de nos gentilles institutions…avec des élections présidentielles ou des commissions Européennes ou des COP21…..
    On est allé trop loin! Si il y a des changements, ils se feront dans la douleur. La seule chose que je vois arrivé, c’est une nouvelle guerre. Les éléments se mettent en place petit à petit (déclin inéluctable de la première puissance militaire du monde et apparition de populiste genre Trump, émergence de nouveaux géants avide de pouvoir, ressources naturelles limités,etc). Si on regarde le tableau sur le long terme. On voit clairement apparaître les nouvelles alliances….Et c’est seulement à la suite de cette guerre que les hommes mettront en place une nouvelle société. Il a toujours été plus facile de reconstruire sur un champs de ruine que de rafistoler….Ne nous voilons pas la face!
    Maintenant, la seule chose à faire est de continuer à aider les gens autour de nous avec nos petits moyens mais ne perdons pas notre temps avec des instruments politiques inadaptés à la situation!

    1. Rappel de la fresque d’Attali dans  » Un brève histoire de l’avenir » :

      – 2035 : fin de l’empire américain ,monde polycentrique .
      – 2050: apogée de l’hyper-empire marchand,
      – 2050 à 2060 : « risque » d’hyper-conflit exterminateur,
      – Vers 2060 : « Chance  » de naissance de l’hyper-démocratie .

      Reste plus qu’à préciser les dates et peser la force de chaque étape .

      Si le soliton le permet , et , chez nous , que les propositions de Michel LEIS commencent à trouver des réalisations .

      1. Si Jacques Attali le dit, faut voir…
        2035 fin de l’UE?
        2050 apogée…mais Monsanto n’a plus qu’un produit à proposer
        2060 l’hyper démocratie n’est qu’une petite assemblée prospère de survivants, on vote entre amis, plus besoin de partis ou de candidats, les transhumains renouvellent l’esclavage en faisant de l’élevage…
        L’avenir sera bref, l’histoire un fichier hyper-compressé.

        Cependant, en-dehors de l’économie-écologie, des gens vivent heureux, tant mieux.

      2. Vivre heureux ,c’est bien , mais déjà , survivre et vivre , c’est pas mal non plus .

        Votre réflexion est à confronter aux appréciations de Paul Jorion sur le survivalisme , la somme des réussites de petites entités « homogènes » ne faisant pas la survie collective .

      3. Peut-on sauver l’espèce contre elle-même? La quête du bonheur est-elle source de maux?
        Refonder l’UE a t-il un sens quand les peuples s’en méfient et s’en détournent? La quête de sens a t-elle un sens?

        « Si notre conscience était de mauvaise qualité, nous serions tous fous » écrivait Jung. Et bien?

        Sur le billet de François Leclerc à propos des réfugiés, les 57% de « xénophobes » qui ont un avis défavorable pour l’accueil de « migrants » devraient être compris avant d’être méprisés, de même les migrants avant d’être »casés ». J’ai trouvé cette analyse vite expédiée, même si l’urgence fait que.

        Et pourquoi Paul Jorion ne se présenterait pas en Belgique? Je lance l’appel!

      4. Il se peut que la gauche n’ait aucune chance en grande partie pour sa maladresse, son discours et ses choix sur l’immigration. C’est un sujet délicat qui divise, pourtant il peut faire prendre conscience d’une communauté. Ce débat mérite mieux que des quotas et des sondages, il concerne tout le monde car c’est de dignité humaine dont il s’agit et de l’avenir d’une civilisation.
        Des immigrés ou leurs enfants peuvent devenir xénophobes, alors que le burkini a trop retenu l’attention et même sur ce blog le sujet a été abordé. Il faut mieux le rappeler.
        Certains s’offusquent que l’on puisse se satisfaire d’un rsa pour les migrants, l’accueil devrait être suivi d’intégration, de travail, de logement. Attention aux beaux parleurs, des migrants propriétaires aussi?
        Et quelle immigration? Les femmes et les enfants, les plus fragiles, les plus malins, les mieux formés? Immigration aléatoire, exhaustive, ciblée? L’injustice est pavée de bonnes intentions, les méchants xénophobes ne sont pas forcément les plus dangereux, même s’ils agacent. Le pire c’est que les pauvres ne peuvent même pas se payer le trajet qui coûte le prix d’une croisière.
        Les migrants de Calais voudraient -ils un rsa dans un petit village de la Creuse? Les réfugiés et les migrants sont amalgamés, doit-on faire une différence, Montebourg l’a t-il faite jeudi soir dans l’émission politique de la 2?
        Nos démocraties sont si riches que lorsque nous votons pour un président cela a un impact sur tous les continents. Lourde responsabilité qui peut paralyser ou aveugler, l’honneur ici me parait illusoire quand on regarde en arrière. Faut-il préserver ce qui peut l’être ou tenter de sauver l’humanité, question qui peut être élargie à bien des situations.

      5. Montebourg, pro-nucléaire car énergie propre selon lui, a l’air assez isolé au PS. Est-ce un frondeur, une anguille? En 2017 c’est plus qu’un frondeur qu’il faudra, même si le côté anguille parait nécessaire. C’était un des premiers à demander des primaires avant l’élection de Hollande. Il a peu capitalisé depuis, voire régressé. Mélenchon semble plus cohérent et son mépris de primaires parait légitime, alors le candidat de gauche c’est lui, aux grands penseurs philosophes économistes écologistes de le rejoindre, pour un débat d’idées non sur des noms mais sur des idées. Même si ancien sénateur PS c’est bof, beaucoup n’osent pas quitter le PS, reste à dire au revoir au PC.

    2. « ….Et c’est seulement à la suite de cette guerre que les hommes mettront en place une nouvelle société ».

      Le problème c’est que cette guerre sera la dernière est l’on n’aura plus le temps de rien construire derrière.
      Car après la guerre nous n’aurons plus les ressources, ni l’énergie,ni le temps pour changer quoi que ce soit à notre extinction, la lumière ce sera éteinte.

      On attribue à Einstein cette phrase: « je ne sais pas si la troisième guerre mondiale aura lieu, mais je sais que la quatrième ce fera avec des pierres ».

    3. Tout à fait d’accord avec Pierre sur ce constat. Juste un bémol pour la Corée du Nord: la Chine aussi a gardé le pouvoir des grands changements (c’est sans doute ce qui intéresse là-bas Paul Jorion ? ) et la Russie semble en voie de changer son système politique pour gagner en flexibilité (appelons cela ainsi), ce que nos démocratie ont finalement perdu – et Trump aura des boulets aux pieds, de toutes façons. J’y vois dans ce constat la cause du renoncement de N. Hulot, déjà.
      Tout cela ne sent pas bon pour l’avenir, effectivement.
      Tiens, nous sommes aussi au bout des antibiotiques… tout est prêt pour la grande mascarade qui termine le « pestacle » de l’espèce humaine (en entraînant bien d’autres ). Pas de public, pas d’applaudissements, pas de bis… triste!

      1. Et qu’aurait dit aujourd’hui Laborit , au regard de nos nouvelles informations sur les neuro-sciences ?
        Que c’est notre biologie constitutive qui nous rend plus « dominateurs » qu’une IA physique ?
        Et qu’une IA physique serait plus apte à satisfaire  » les quadras+ et néanmoins colleurs d’affiches » ?

  2. On a comme l’impression d’une déconnexion entre ce dont nos sociétés ont besoin (sobriété, bon sens, honnêteté et exemplarité des chefs, responsabilité individuelle, etc, etc) et les valeurs que le système capitalistico consumériste à infusé partout (culture du vainqueur, réussite matérielle clinquante, bimbos sexy et accueillantes…)
    Bref une énorme contradiction entre ceux qui se présentent, petite bande d’egos dont les 4 cinquièmes sont des politique pros vivant sur la bête… et les qualités incroyables qu’un homme, ou un petit groupe d’hommes, devraient avoir pour inverser la tendance.
    Piketty et Hulot semblent fort loin d’avoir ce feu sacré en eux.
    Seule lueur d’espoir, fugace, que le premier, avec sa mentalité de fonctionnaire comptable typique d’une gauche formatée, trouve moyen de s’associer avec le second, électron libre, donc plutôt de droite selon moi, pour initier une espérance, une dynamique…
    Je propose qu’ils l’annoncent ce lundi, vers les 12 heures 45….

    1. Même JC avait au moins douze apôtres sans compter les femmes .

      Il faut bien ça , et ça répondrait alors à l’une des (justes) craintes de Nicolas Hulot : se retrouver seul comme porte glaive et se retrouver seul sur le pont d’Arcole .

      Pour la recomposition ou fortification des alliances , c’est une dynamique à l’oeuvre depuis les débuts de l’Histoire , mais avec une nouveauté de taille : la bombe qui ne permet plus que des guerres régionales par délégation ou des luttes acharnées pas à pas contre le terrorisme .

      1. @Vigneron :

        Comme montagnard , je ne suis pas assez marin pour piger toute la saveur de la remarque , mais les bimbos , j’ai rien contre .

  3. Cette désespérance n’est que de façade car en réalité même la désespérance s’affecte à quelque chose ou à quelqu’un. Voyons comme un bon signe, un signe de maturité, que nous n’affections pas notre désespérance à la légère ! L’état qui nous concerne se traduirait davantage comme une non-espérance, c’est-à-dire un état inactif, un « switch-off » , une disparition du tableau de bord du bouton espérance/désespérance. C’est parce que nous étions tenté par l’espérance en l’homme providentiel qu’ils savent l’un et l’autre qu’ils ne le sont pas (Hulot le rappelait cette semaine sur France Inter) qu’ils ne peuvent correspondre au rôle que nous aimerions « tellement » qu’ils prennent. Ce modèle est dépassé et il porte en lui-même les germes de son avenir.

    Ce que nous devons non pas espérer mais construire c’est un gouvernement sans président. Je commence la liste, à vous de poursuivre :

    – Hulot Nicolas, coordination planétaire pour le maintien de la biodiversité des espèces et de l’économie des ressources,
    – Picketty Thomas, coordination planétaire pour la répartition de la richesse et la reconstruction monétaire,
    – Jorion Paul, coordination planétaire pour la construction d’organisations contributrices à l’avenir de l’espèce humaine,
    – ….

    1. Même si un coordinateur , évolution du sens aidant , semble avoir moins de prérogatives qu’un coordonnateur , avec ou sans ordinateur , il est en passe « d’ordonner » .

      C’est la notion de Pouvoir qui est en jeu , pouvoir sur autrui et pouvoir réel d’agir sur les choses .

      « Dis moi qui t’a fait coordonnateur  » …

      Mais sur le fond , vous avez raison : il y a du mieux à partager la charge .

    2. – Vigneron , alias Hubert de Boüard de la Forest , à la coordination planétaire du vino business !…

      D’ailleurs , il s’entend très bien avec Piketty , Hulot et Mélenchon .

  4. Je me souviens, il n’y a pas si longtemps, d’un certain Jacques Delors, plébiscité par les sondages pour un réel changement.
    Après réflexion, il avait annoncé qu’il ne se présenterait pas parce qu’il « ne trouverait pas l’équipe pour l’accompagner ».
    Peut-être est-ce là également la raison qui démotive Piketty…
    Quoi qu’il en soit, la supercherie de cette élection dont on connait déjà la finale Juppé-Le Pen, me laisse à penser qu’il est grand temps de redonner du sens à la valeur du vote blanc, qu' »ils » nous ont également confisqués.
    J’invite donc les lecteurs et lectrices du blog, les Nuit Debout, tous les mouvements citoyens bien pensant, les abstentionnistes, à médiatiser notre intention de déposer dans l’urne un joli papier vierge soigneusement découpé à la taille réglementaire, qu’une réelle majorité s’impose afin de retrouver les fondamentaux d’un système électoral bien malade.

  5. En fait, vous voulez embringuer Paul dans une activité de chef d’orchestre électoral à plein temps.
    Qu’en pense Paul ?

    Hulot et Piketty ne veulent pas s’impliquer. C’est peut-être une indication que votre diagnostic n’est pas partagé. Et, visiblement, on peut en dire autant des partis de gauche ou écolo; sans oublier que l’opinion de gauche ou écolo est comateuse. En somme, en face de votre impression d’urgence, il n’y a qu’un trou noir, une anomie générale.
    En clair, vous voulez envoyer Paul à un casse-pipe assuré. Pauvre Paul, à contre-emploi. Mais son dossier est bon, à l’impossible nul n’est tenu.

    Les partis actuels, par leurs parcours passés, sont déconsidérés. En particulier, les écolos ont transformés leur rassemblement en panier de crabe suicidaire. Que certains aient préféré d’aller à la soupe montre bien que les convictions et les engagements sont superficiels.
    Il est trop tard pour reconstruire un parti propre, le personnel actuel ne le permet pas.

    Reste Mélenchon, il est du bon côté, il peut réfléchir et penser juste. Il est capable d’évolutions. Il n’a pas trop de gamelles.
    En gros, vous et vos semblables, vous apprenez à surmonter vos préventions à son égard -largement petites bourgeoises et chichiteuses- , vous faites de l’entrisme dans son parti, vous le conseillez et l’encadrez et, ainsi, vous donnez à la Gauche écologique un représentant certes pas idéal mais acceptable.
    Faire échec à une Droite et extrême droite qui s’y voit déjà mérite bien quelques efforts…

  6. > au rythme où vont les choses, il ne nous restera plus que Mélenchon…
    je ne comprend pas pourquoi Monsieur Mélenchon est à ce point discrédité sur ce blog (et ailleurs). Je ne vois pas, dans le programme qu’il défend, dans son activité politique des dernières années, de quoi s’acharner sur cet homme.
    Le programme qu’il présente et défend me semble très social, très écolo, … s’il lui manque un petit peu de « Piketty », pourquoi ne pas le lui proposer ?
    Et je ne comprend pas pourquoi Monsieur Piketty serait le nouveau joueur de flute de Hamelin, je vois vois pas les positions qu’il pourrait prendre hormis dans le champ (essentiel) de la lutte contre les inégalités. Ce qui ne porte pas sur les autres grands causes (burkini {je plaisante}, climat, géopolitique et relations avec les USA, …)/
    Je comprends les hésitations d’un scientifique à entrer dans l’arène.
    Je comprends moins les piques contre un homme qui présente un programme largement social.

  7. Nicolas Hulot sur France Inter jeudi matin expliquait les raisons de son renoncement: la solitude ressentie et le manque d’un collectif suffisamment étoffée.
    (en bas « l’intégralité de l’entretien »-10Min)
    https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-21-septembre-2016.
    Ne voyant rien venir du côté de Piketty et le calendrier avançant,
    c’est pour cela que j’interpellais Paul Jorion ainsi, à la cantonade :
    « 1) Appelez Nicolas Hulot et d’autres personnalités politiques médiatiques directement à soutenir demander à Piketty de se lancer.
    2) Si « non 1″ alors appelez Nicolas Hulot à revenir sur sa décision en montant un groupe de soutien politique dont Piketty ferait Parti> Le comite Orwell serait une bon recrutement de base. (ça c’est parce qu’un peu d’humour ne fait pas de mal et que nous vivons des temps exceptionnels). »

    Si les qualités de Piketty sont indéniables, en revanche il partirait aujourd’hui de vraiment trop loin, seul ou sans support de personnalités médiatiques progressistes notamment comme N.Hulot et subirait le même frein qu’évoque celui ci sur France Inter.
    Je ne pense pas qu’il soit trop tard pour une candidature Hulot/Piketty, je comptais sur Paul Jorion pour être l’étincelle d’un appel populaire et médiatique d’ampleur:
    « Nicolas Hulot, Thomas Piketty, Associez vous pour un gouvernement en 2017 et revenez sur vos décisions, vous avez plus de soutien que ce que vous imaginez » (Exemple non exhaustif mais espérons le performatif!).

  8. Fidèle lecteur depuis longtemps, j’ai beaucoup appris sur ce blog, et je continue d’apprécier à leur juste valeur les billets qui se succèdent. Mais je suis surpris d’un tel manque de vision politique. Il semble que Piketty et Hulot aient plus le sens des réalités que leurs zélés supporters. Leurs qualités respectives ne sont bien sûr pas en cause. Mais compte tenu du paysage politique actuel et des forces en présence (humaines et financières), Thomas Piketty pourrait espérer faire 3%, Nicolas Hulot, qui a un capital de sympathie et connu de plus longue date, 6 ou 7%. La seule petite chance d’éviter la catastrophe, c’est que ces deux personnalités se rallient au mouvement de la France insoumise pour y peser chacun dans son domaine de compétence. Je ne vois aucune incompatibilité insurmontable entre Thomas Piketty et Jacques Généreux ou entre la planification écologique et le combat de Nicolas Hulot. Beaucoup semblent également sous estimer l’importance d’un changement de constitution. Jean-Luc Mélenchon part, lui avec un capital, certes théorique, de plus de 10%, avec une dynamique de rassemblement qui semble s’amorcer. Il est donc notre seule faible chance de ne pas avoir le choix entre la droite extrême et l’extrême droite au deuxième tour.
    Ceci étant dit, je ne cherche à convaincre personne. Rendez-vous fin avril.

      1. C’est bien ce qui m’inquiète chez lui. Une primaire n’a de sens qu’entre des personnes qui partagent des valeurs. Le bilan de Hollande montre que ce n’est pas le cas.

      2. Plus qu’intéressante interview…
        [[Cette fois , ça ne se fera pas. Je pense que JLM. se présentera au premier tour de l’élection présidentielle , rejoint par certains des « éliminés-suffisamment de gauche » du premier tour de la primaire socialiste , seule perspective de succès lors d’un hypothétique second tour contre MLP. ou un épouvantail-revanchard droitier assumé.]]
        Ceci écrit , je m’étonne que personne n’ait bien simulé l’énormité du « challenge piégé » qui attendrait un quiconque « vainqueur-personnalité-extérieure-au-milieu-politicien »….les législatives du coup suivant , avec tous les partis en embuscade , complices objectifs , remplissant la nouvelle Assemblée et rendant la gouvernance future impossible , avec l’actif travail de sape des milieux financiers ..

    1. Oui.Il faut sortir d’une primaire du seul PS pour passer à
      une primaire DE LA GAUCHE toute entière.Et c’est dans ce cadre qu’il faut convaincre Mr Mélenchon de bien vouloir
      être candidat.(c’est,je crois,ce que pense aussi T.Piketty)
      Je vois bien alors Jean- Luc Mélenchon l’emporter à cette
      primaire DE TOUTE LA GAUCHE,et défendre avec force
      la Gauche lors du premier tour des présidentielles.

      A mon humble avis c’est la seule façon d’éviter un désastre à Gauche et redonner l’espoir (et positivement)
      lors de ces prochaines échéances électorales.

      1. Il va falloir organiser une primaire entre Guy Devillebichot ( je plains votre officier d’état civil) et Claude L ( je compatis aussi avec votre officier d’état civil) .

      2. Pour autant qu’ils partagent entre eux deux , des valeurs .

        Mais cette mini-primaire peut servir à s’en assurer .

      3. « une primaire DE LA GAUCHE toute entière »
        Si les politiciens avaient en vue l’intérêt général…ça se saurait..
        Aucune chance que votre voeu se réalise..un boulevard pour JLM…

  9. Un problème de Monsieur Mélenchon, c’est qu’il répond aux excès par d’autres excès. Il ne souhaite pas rassembler, il ne souhaite pas réellement être élu, juste continuer sa carrière en politique et occuper de l’espace à « gauche ». En tout cas, c’est ce qu’il a fait jusqu’à présent. A quel point un changement de son environnement pourrait le faire évoluer d’ici 2017, ça reste à voir. Mais ce n’est pas non plus de lui tout seul qu’un air frais soufflera..

    1. à Otromeros
      Un « boulevard » n’existe jamais vraiment.Il faut une force
      de conviction considérable et une énergie énorme pour
      l’emporter.Non:pas de boulevard pour le vainqueur d’une
      primaire de toute la gauche.(dans l’hypothèse J.L.Mélenchon).

  10. Mélenchon a une personnalité qui inquiète parfois, par exemple quand il se met en rogne pour pas grand chose face à une journaliste qui lui pose une question bateau dont il a pourtant une réponse pas mauvaise.

    Ses positions vis à vis de Poutine ou Chavez autrefois sont discutables.

    Sinon, son programme parait pas mauvais dans l’ensemble, il a des chances de faire plus de 10%. Reste à connaitre le candidat qui sortira des primaires PS.

    1.  » Mélenchon a une personnalité qui inquiète  »
      C’est vraiment se faire peur pour pas grand chose puisqu’il ne sera pas élu! D’ailleurs, il me semble qu’il ne s’agit pas, au point où nous en sommes, de rêver d’une victoire au deuxième tour mais bien d’essayer de reconstruire une véritable opposition de gauche: forte, citoyenne, inventive et rassemblée. Une gauche utile en somme. Alors que le meneur de cette bataille soit Tartarin ou Tartempion n’a guère d’importance au vu de toutes les autres batailles qui nous attendent.

  11. Mais enfin, cessez de rêver avec Piketty, il est inconnu, n’a aucune structure partisane constituée et summum de tout, ne veut même pas se présenter à une Primaire socialiste.
    Nous avons à Gauche trop de candidats et non pas un manque !
    Je suis abasourdi par cette négation du réel.
    Enfin, je ne reviens pas sur « l’anti mélenchonisme » qui caractérise de plus en plus de billets parus ici. En tous cas cela ne semble pas partagé par beaucoup de lecteurs.
    Je trouve cela bien triste, car plutôt que de laisser ce candidat « seul » comme certains semblent amèrement le regretter au point de le constituer, s’agglomérer autour de lui afin d’étoffer le programme et le mouvement, me semblerait propice à renforcer la dynamique qui est en train de se faire jour.
    Poursuivre la chimère d’un candidat supplémentaire de gauche partant de rien ou presque hors les cénacles économistes néo keynésiens parisiano centrés (qui ont leur utilité et mon respect mais qui ne correspondent guère au profil socio-politique de la France), me semble être une tentative hors-sol vouée à l’échec. Reste le plaisir de l’écriture.

      1. Rien n’empêche le vainqueur d’une primaire de toute la
        Gauche de s’appuyer,entre autres choses,sur le
        « programme sans candidat » que nous connaissons.

      2. Mieux vaudrait tard que jamais , mais ce serait assez désobligeant pour celles et ceux qui auraient « propulsé » le ou la vainqueur des primaires respectives , car ils auraient voté sans savoir ….

        PS : au passage , on notera qu’ici nos élucubrations n’intéressent pas les dames , dont il me semble aussi que la plupart sont « heurtées » par la  » virilité » , au moins de propos , de JLM .

      1. Je ne connais pas votre Claude L.J’aimerais savoir de
        qui il s’agit….(comprendre votre ‘histoire’ étrange)

  12. La question du personnage importe, mais c’est tout de même le programme qui compte d’abord et le nœud central d’un tel programme, c’est comment faire entendre raison au gouvernement allemand qui est toujours empêtré dans une conception de l’économie périmée. Quand au président élu, il devra savoir aborder cette question diplomatique qui est un nœud gordien, donc pas une mince affaire…

    La situation de la DB et de nombreuses banques allemandes pourrait être le déclencheur de changements possibles dans les esprits allemands, un soliton éventuellement nécessaire.

  13. UN DE PLUS! En faveur d’un regroupement derrière MELANCHON.

    La politique devrait être l’art de la pratique des idéaux; Et dans pratique, il y a praticable! Alors, vaut mieux arrêter de geindre et aller semer là ou cela aura une chance de pousser.

    Ma conviction personnelle est que la notion de président de république est fondamentalement mauvaise : a mon sens il faudrait élire trois personnalité dans un conseil et le tout avec une nouvelle constitution. Bref. Ca c’est pour les idées.

    Pour l’heure, l’état du peuple, son niveau d’éducation etc… rend nécessaire un « tribun » et Mélanchon est juste taillé pour ce job là.

    Ensuite, le coco il est probablement bien plus ouvert qu’avant aux participations des uns et des autres. Il semble avoir mis en place un collectif qui l’aide dans sa campagne.

    Bref, cela serait intéressant (on avance en faisant) que notre héros Paul décroche son tel et appelle M ou son équipe, arrange un temps de rencontre « public », le signale ici quitte a faire une réunion préparatoire avant, et surtout, re-décroche son tel pour appeler sir Picketty et d’autres éminents réseaux de neurones dans le réseau « alternatif ».

    histoire de « renforcer » et contribuer a orienter le « back-office » de Mélanchon et de prendre racine (pour pousser) dans un mouvement ayant une chance de… pousser et émerger de la savane! Hugh!

    Enfin, je suis persuade que la mascarade politique peut complètement être « hackee » par une organisation alternative envoyant de gros solides buzz régulièrement dans le réseau et dans la presse qui redevient perméable au scandales de tous bord…

    En ce sens, en dehors du jeu traditionnel des partis, tisser les liens d’une eCIA [European Citizien Intelligence Agency] me semble être la meilleure manière de peser et de complètement hacké le débat politique. Regardez comme chaque intervention politique chaque débat ou émission est passée au crible par la presse ensuite. IL y a un énorme contre-pouvoir latent.

    Ce serait une sorte d’ hybride de wikileaks et d’une agence de communication et d’édition « citoyenne » capable de planifier des campagnes et de créer de manière communautaire des bombes informationnelles efficaces (espèces de « buzz » en plus sérieux avec les liens vers les informations sérieuses). « posées » au bon moment au bon endroit et bien relayées.

    Exemple : il y a de ces buzz-bomb dans ce blog! La dernière en date pour moi m’a fait un effet boeuf : la timeline de l’humanité et de la température moyenne de la planète… avec la « petite » déviance surprise à la fin sur 200 ans. Je l’ai d’ailleurs relayée avec un petit laïus sur la difficulté que nous avons a comprendre les très grandes échelles. C’est une question d’échelle. Et la j’ai eu l’impression de comprendre. Il y eu un effet EUREKA.

    http://www.pauljorion.com/blog/2016/09/21/la-temperature-du-monde/#more-89236

    Globalement c’est ce boulot de « vulgarisation » qu’il faut a mon sens faire impérativement pour « hacker » le débat. Et que la prochaine interview de SarkoZZ le journaliste puisse le confronter avec ce genre de matière.

    ARTE m’a énormément surpris en propulsant le dossier sur la filière nucléaire au thorium. Je n’aurais jamais imaginé cela possible. C’est un sujet qui m’intéresse depuis longtemps et je pensais que le lobby nucléaire était trop fort en France (cf. le budget ridicule de l’équipe dédiée à Grenoble…). Comme quoi, les temps changent.

    Idem pour le dossier des déchets nucléaires dans la Manche et en gros autour de la Bretagtne… avec le silence des plus hautes autorités sanitaires.

    Donc pardonnez moi pour ce post un peu long mais la conclusion est qu’il y aurait un parallèle gagnant :
    1) miser MELANCHON & SON COLLECTIF pour propulser des idées de « fortes » rénovation (d’autant qu’il porte un projet de nouvelle constitution qui semble être la seule manière de rebondir)
    2) créer du BUZZ qui mélange humour caricature et information de deuxième niveau solide pour freiner, et plus… les candidats institutionnels.

    [en s’inspirant, reprenant, le coeurs des idées de ce blog et d’autres mais passés à la moulinette de la vulgarisation]

    une sorte de cisaille politique quoi!

    1. Mélenchon avec un E et non comme vous l’écrivez.(A)
      Roberto Man.Cette façon de faire est vieille comme
      le monde et elle n’honore pas son auteur.En plus vous
      êtes bien long je trouve…..

    2. @Roberto ,
      Pardonnez-moi de vous rappeler , indépendamment de la sympathie que m’inspire votre commentaire , de bien orthographier le nom de
      MÉLENCHON……! [http://melenchon.fr/]

    3. @ Roberto Man.
      J’approuve. Le « travail » de Paul, requis par vous, est bien plus dans ses possibilités. Paul, go between, c’est cool!
      Reste que surmonter la prévention, incompréhensible, envers Mélenchon est urgente… Il doit traîner sur le Net des vidéos le montrant éructant, jurant et sacrant, claquant ses bretelles, et même rotant ou pire, par exemple tripotant une fesse bovine ( (c) exclusif Chirac )… c’est pas possible autrement!
      Rappelons-le: il n’est pas l’idéal mais il existe et est du bon côté.

  14. Chacun doit pouvoir reconnaître les chances de sa vie. Pour moi ce fut de n’avoir été ni catholique ni communiste et d’avoir très vite renoncé aux études supérieures. Cela, je l’admets sans fard, ne me donne ni droit ni supériorité sur les autres mais me conduit presque toujours à lire autrement les textes. Et surtout à croire ce que je sais.
    Les personnes qui s’expriment dans ce blog me paraissent souvent ne pas tirer les conclusions des doctes raisonnements qu’elles y énoncent et développent. Ainsi le cadre dont on nous a si souvent dit qu’il était inadéquat. Le cadre capitaliste pour rendre intelligible la complexité.
    Croire ce que l’on sait et dire enfin clairement qu’il convient de jeter ce vieux cadre aux orties.
    Un nouveau cadre donc.
    Vouloir sortir du cadre capitalo/productiviste pour penser et agir dans un nouveau cadre jusqu’à lors largement impensé, est pour moi le préalable à toute réflexion programmatique.
    nous verrons qui l’incarnera ensuite. Il s’agit de proposer
    une vision positive d’une nouvelle représentation du monde.
    La question centrale est bien actuellement, hélas, l’impérieuse et violente nécessité de croître absolument, quoi qu’il arrive, sous peine d’une régression funeste. L’utilisation des énergies, la financiarisation de l’économie, le dérèglement climatique, la dilapidation des ressources et l’exploitation des humains sont les conséquences incidentes d’un mode de vie d’inspiration occidentale dont les moteurs reposent toujours et avant tout sur la croissance.
    La croissance n’est pas la solution mais le problème. Voici donc quelques moteurs exigeant un surcroît de croissance qu’il serait judicieux de gripper :
    Le profit / la cupidité : Nécessite une croissance, la plus forte possible, pour produire de quoi payer les intérêts, rémunérer les actionnaires et les hauts dirigeants des entreprises, permettre la spéculation.
    L’illimitation. Nécessite une croissance, la plus forte possible, coûteuse en énergies et matières premières pour produire des objets inutiles ; des objets remplacés par de nouvelles générations selon une fréquence de plus en plus rapide ; des objets nouveaux pour satisfaire des besoins artificiels. ( Obsolescence programmée. Mensonges publicitaires. Peu ou pas de recyclage. Problèmes des dechets. )
    La fuite en avant : Chaque proposition politique, appuyée sur la science, la technologie, la « science » économique, la loi du marché, la concurrence tend à pousser à l’extrême, la logique du capitalisme.
    La complexité liée à la numérisation de la plupart des activités : entraîne la fragilité.
    La propriété : Nécessite une croissance, la plus forte possible, pour produire afin d’éponger les augmentations considérables des prix de l’immobilier et des terres d’une génération à l’autre.
    La mobilité irraisonnée : Nécessite une croissance, la plus forte possible, pour produire de quoi payer des transports excessifs et dont il faudrait se passer. Transports internationaux de marchandises, transports professionnels, vacances régulières, voyages lointains…
    L’urbanisation des esprits : Nécessite une croissance, la plus forte possible, pour accroître l’emprise urbaine. Déforestation, suppression de terres agricoles. Artificialisation des sols.
    ( Produire béton, goudron, acier… Disparition du sable. Modification du circuit des eaux de ruissellement. Erosion. Crues. )Non seulement la nature disparaît mais elle fuit l’imaginaire des enfants.
    La compétition : Nécessite une croissance, la plus forte possible, pour toujours se maintenir en tête, gagner des parts de marché et dominer pour imposer ses idées et conceptions idéologiques.
    Une alimentation sans rapport avec les besoins : Nécessite une croissance, la plus forte possible, pour produire des aliments surabondants dans certains pays, trop riches en protéines animales, en graisses et en sucre. Avec des conséquences fortes sur la santé.
    On ne produit pas pour satisfaire des besoins mais d’abord pour vendre et dégager des profits.
    Les conséquences sont connues : pollutions diverses, mort des sols, mésusage, saccage des ressources naturelles, difficulté de la planète a se régénérer, remise en cause des grands équilibres, atteinte à la biodiversité, appartition de nouvelles maladies, nucléarisation, guerres, migrations, atteintes à la démocratie, corruptions et j’en passe…
    Mais encore faudrait-il croire ce que nous savons et accepter de penser que le progrès passera par l’abandon d’un mode de vie matérialiste. Pas sûr que l’espèce humaine ne préfère pas attendre son extinction. Pas en faisant l’amour mais la guerre jusqu’au dernier. Celui chargé d’eteindre la lumière.
    Chacun de ces moteurs a néanmoins son pendant. Proposer un autre cadre pour réfléchir, agir et vivre mettrait en avant :
    Au lieu de l’illimitation / la modération
    Au lieu du profit / la frugalité
    Au lieu de la propriété / le partage
    Au lieu d’une mobilité irraisonnée / la localisation des activités
    Au lieu de l’urbanisation des esprits / l’écologie, l’état de nature
    Au lieu d’une alimentation riche / la sobriété
    Au lieu de la compétition / la coopération
    Au lieu de complexité / la simplicité heureuse

    Alors, qui portera un projet dans ce cadre nouveau. Qui l’expliquera et convaincra les électeurs de se l’approprier ?
    Nous sommes en guerre, contre nous-mêmes ! Nous avons besoin de nous y mettre ensemble.

      1. Joli travail , et l’important est de croire en soi .

        Mais un « cadre » pas terminé , c’est pas vraiment un « cadre ».

        Celui ou celle qui fermera le cadre devra bien le proposer . Sera ce alors le nouveau messie ?

      2. @ juannessy
        Le mot cadre m’a été proposé par Régis Pasquet, en ce qui me concerne je propose bifurcation à la manière de Michel Serres dans « Eléments d’histoire des sciences ».
        Une bifurcation n’est jamais terminée et de plus on ne la réalise pas seul.
        A tout moment, de nouveaux éléments viennent s’ajouter et remettent en question certaines parties de la bifurcation, dans ce cas l’expression cadre ne convient pas.
        D’autre part, je ne suis pas toujours entièrement d’accord avec les liens que je cite, ce qui n’empêche pas de citer ce pourquoi on est d’accord.

      3. @Michel et Juannessy
        « Processus » est le mot plus adapté que « cadre » ;=) Cadre fait un peu rigide dans ce contexte

  15. Ne pleurez pas, il faut jouer la balle au centre, certainement pas à l’extrême droite, ni à l’extrême gauche. C’est la seule façon de rassembler, car c’est obligatoire avec la « constitution » actuelle.

    Je rève d’un monde où l’on interdirait les partis. Il n’y aurait que des candidats élus localement en fonction de ce qu’ils auraient fait, en utilisant le vote de valeur.

    Sinon, c’est rapé. Le président sera toujours élu par une minorité !

  16. C’est pas mieux avec les Verts britishs…

    They also underpin the innovative Green economy of tomorrow. A sharing and participative economy where the exploitative Uber model gives way to a taxi firm owned by drivers and passengers. An economy for the digital age where modern technology and a universal basic income allows us to live larger lives, and where work is about real purpose, not a means to an end.

    Sauf qu’Uber a ouvert la voie vers des sociétés de taxis globales, possédées par des sociétés financières privées et sans chauffeurs.

  17. En 1936, au temps du Front Populaire, ls communication entre les gens était plus intense; les bistros, les usines, les lieux publiques – tout était bon pour se rassembler, pour discuter et préparer des actions. L’individu contemporin est, en tant qu’antipode par rapport à cela, assez seul, un individualiste qui fait SA révolution devant son ordinateur.
    On dirait que la société concoit la politique comme un spectacle permanent; la preuve: des personnages dominent l’échequier du combat politique, de la campagne électorale, comme des vedettes du septième art – Sarkozy notamment en connaît en rayon….ou Trump aux Etats-Unis. Qui parle en détail du programme de son parti? Comment et avec quels moyens réaliser les différents point du programme…..etc.
    La classe politique francaise est coincée. Elle s’est « vendue » depuis longtemps à « la finance », aux investisseurs puissants, elle a , pour l’exprimer en termes romantiques, fait un pacte avec le diable. Le problème de l’executif politique c’est de mettre en oeuvre une politique qui plaira aux ultralibéraux de la finance, sans risquer de provoquer une révolte généralisée chez des gens moins privilégiés. Cela nécesssitera beaucoup de « pédagogie » de la part de l’executiv.
    Mais tant que le gouvernement peut s’appuyer sur une large partie contentée de la population, il n’y aura pas de changements. Au contraire, tout, vraiment tout sera fait pour conserver « le système ». Et cela quelque soit le parti (ancienne UMP ou PS) au pouvoir.

  18. « Mélenchon a une personnalité qui inquiète parfois ».
    Ça, c’est l’image que les médias ont fabriquée avec l’aide de journalistes malveillants (je n’entre pas dans les détails, il suffit de suivre les vidéos des débats sur youtu-be).
    Oui, il parle « cru et dru » dans un monde d’hypocrites. Mais son discours est toujours honnête. Ses propositions réalistes.

    Mélenchon vient de publier une autobiographie écrite avec un journaliste (de Marianne, je crois) :
    « Jean-Luc Mélenchon, Le choix de l’insoumission »
    En la lisant, chacun verra s’il y a lieu de s’inquiéter, ou pas.

    Ce que j’ai retenu, c’est que chacune de ses prises de position est mûrement réfléchie avec tout un staff de conseillers et d’experts. Il est le contraire de l’homme seul que certains voudraient nous présenter.
    C’est pourquoi il mérite qu’on lui fasse confiance, qu’on soutienne sa candidature. La victoire de son équipe aux présidentielles mènera à une nouvelle Constitution et à une autre façon de faire de la politique. Si de hauts fonctionnaires quittent le bateau qui coule pour rejoindre le FN, il n’est pas faux de dire que d’autres rejoignent le camp opposé. Sur ce sujet, la presse est beaucoup plus discrète.

    1. Mélenchon avec sa seule boutique et sans le PS n’a pratiquement aucune chance de passer le second tour, il fera éventuellement un bon score lui permettant de remplir les caisses de son parti, mais rien d’autre, donc à quoi ça sert ?

      1. Il fera + que le PS, qui aura bien de la chance s’il dépsse les 13%.
        La question est de savoir s’il fera plus que l’UMP.

      2. @Vigneron
        C’est également le cas de Sarkozy. Retirez-lui ses Sarko-Shows, et il finira chez un psy pour dépression nerveuse.

      3. Je crois que Mélenchon sait très bien que la présidence , qu’il y aille seul ou avec le PS via un candidat unique de gauche , ce ne sera pas pour 2017 ,et qu’il joue la pureté idéologique avec le seul PDG et partis européens « frères » , fondée sur ce qu’il appelle le plan A et le plan B , ou son programme  » un avenir en commun » .

        Bref , il joue plus stratège que tacticien , et sur la forme ,ça correspond plus à son tempérament de « chef » volontariste . Sur ce dernier aspect , il préférera certainement davantage des débats contre Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen , qui sont avec des nuances différentes , dans le même registre . Pas sur que la majorité des français , incluant les abstentionnistes , se retrouvent cependant dans ces oppositions significatives .

        On va voir ce qui sort du pataques actuel , si l’actualité internationale ou physique ne vient pas exploser la partie .

    1. Voilà, le 27 Novembre 2016, ce cera Sarko ou Juppé président qui pourra remercier Mélenchon de l’avoir bien aidé à couler le PS au premier tour. Well done dude ! Same player shoot again.

      1. Il semblerait que le « PS » n’ait eu besoin de personne pour couler tout seul, ne croyez-vous pas ?
        Le « PS » a perdu toutes les élections intermédiaires depuis 2012. Vous n’allez tout de même pas aller chercher les responsabilités de son échec ailleurs qu’en lui-même. Nul bouc émissaire à trouver ! Ceux qui avaient en charge les responsabilités suprêmes ont appliqué un programme pour lesquels ils n’avaient pas été élu. Ils ont agi ainsi par intérêt, cynisme & idéologie, au mépris de leur propre électorat dont ils se fichent comme d’une guigne. A eux d’assumer cet état de fait et toutes les conséquences qui ne manqueront pas d’en découler.

      2. @Arthur
        Le PS a aussi appliqué son programme à maintes reprises : mariage « pour tous », liquidation d’un paquet de mesures prises par le gouvernement précédent, baisses d’impôts pour les plus démunis, augmentations salariales dans la fonction publique, etc.

    2. La ligne de plus grande pente est effectivement celle là , et elle ne fait que rendre plus dramatique l’absence de débat sur les programmes et leurs attendus .

      Le suspens dernier pourrait ne bien être que le taux d’abstentions du vrai deuxième tour de 2017 . Ça pourrait ressembler au dernier score de Poutine : 62% de 40 % de votants # 25% du corps électoral .

      Sans parler de déni démocratique en République authentique , quelle mise en faiblesse pour ,alors ,représenter le pays  » sur la scène internationale » .

      Mais quand on n’a pas de fondement  » idéologique » autre que le marché et la croissance , il ne faut pas s’étonner que le pouvoir soit maintenu dans des mains plus « diffuses » quoi que beaucoup moins nombreuses .

      1. En 2002 c’est le premier tour qui avait donné un taux de participation particulièrement bas, le plus faible de l’histoire malgré la pléthore de candidats. Celui du second tour avait été en revanche un peu meilleur que le duel Jospin-Chirac de 95 et sans commune mesure avec que le terrible Pompidou-Poher de 69, année érotique.
        Rappelons que c’est pour sacrer puis détrôner de Gaulle qu’on a vu le plus de citoyens participer à un référendum.
        http://www.france-politique.fr/elections-presidentielles.htm
        http://www.france-politique.fr/participation-abstention.htm

      2. Le seul suspens serait donc de vérifier s’il y a plus d’abstentions ( et nuls et blancs) au deuxième tour qu’au premier ou le contraire ?

  19. Si quelqu’un a une pelle, il faut utiliser une pelle c’est logique !
    Bon ben y a pas plus pelle alors ? Remarque fallait y penser avant de partir, c’est trop tard !
    Alors le mieux encore, c’est de se coucher sous les roues… Des volontaires ?

  20. Si Mélenchon ne l’emporte pas, la gauche ne sera plus jamais au pouvoir pendant les 25 prochaines années, ce qui ne surprendra personne au vu et au su des trahisons du PS à l’endroit de ses électeurs. Même Picketty, du simple fait qu’il se présenterait sous l’étiquette PS, n’aurait pas la moindre chance.
    De nombreux haut-fonctionnaires en ont conscience, et tentent, actuellement, de se recaser comme conseillers auprès des politiques qui leur semblent avoir le plus de chances à long terme, c’est à dire auprès des politiques… de droite et d’extrême droite.
    Bien que le job de conseiller soit (beaucoup) plus rémunérateur (= technicien spécialiste des dossiers relatifs à tel ou tel sujet) , peu nombreux étaient ceux qui s’y intéressaient jusqu’alors, car on est dans 99% des cas viré à chaque nouvelle alternance.
    Mais voilà… ils sont persuadés que les postes à responsabilité politique sont acquis à la droite pour les 30 prochaines années. Et que l’effondrement en cours de l’UE augmentera encore leur pouvoir, puisqu’aux premières loges quand les choses se décideront de nouveau au niveau stato-national.

    1. Mélenchon ne veut pas aller à l’Elysée, sinon il se présenterait aux primaires PS.

      Il a contribué avec le gouvernement PS à mettre la gauche hors jeu, comme Schröder a mis hors jeu le SPD.

      1. Il est également possible qu’il refuse une primaire dans laquelle, s’il perdait (et il a toutes les chances de perdre, l’appareil du PS étant contre lui!), il y aurait 100% de chances d’avoir de nouveau la banque au pvr (victoire du candidat PS ou du candidat UMP), et un pourcentage non négligeable de chances d’avoir le FN au pouvoir (franchement, Hollande vs LePen je ne suis pas sûr que Hollande l’emporte).

        Alors qu’en se présentant à part, même si ses chances d’être au 2e tour sont faibles, le % de chance d’avoir uj énième fondé de pouvoir de la banque au pouvoir est réduit d’autant (que le FdeG ou le FN l’emporte). Et le % de chances d’avoir une victoire du FN passe à… 0 (FN vs FdeG ou FN vs UMP, pour un remake de Chirac-Lepen).

        Politicien professionnel ou pas, le refus de Mélenchon d’aller aux primaires est parfaitement fondé quand on est un homme politique responsable, et ceci aud elà des ambitions personnelles du monsieur (ne soyons pas naïfs).

      2. Si vous tenez à faire les bonnes comparaisons, faites – le de façon argumentée voulez-vous ?

        M.Schröder est celui qui a mis en place en Allemagne en 2002 les lois régressives dites « Hartz IV » avec les jobs à 1 euro de l’heure, etc. Une série de lois pour le plus grand plaisir du patronat allemand où la main d’œuvre est désormais quasiment gratuite dans certains secteurs.

        L’équivalent français des lois  » Hartz IV « , ce sont les lois Macron, la loi Travail El Khomri et les mesures pro-Medef avec le Pacte de responsabilité (les entreprises perçoivent 40 milliards d’euros d’aides publiques par an ) auxquels il faut ajouter le CICE (10 milliards en 2014).

        Faites les bonnes comparaisons, la prochaine fois. M.Schröder, vomit par ses électeurs n’a jamais été réélu. Il est l’homme qui a voté un paquet de réformes libérales de l’État-providence, ce qui provoqué la paupérisation de beaucoup de travailleurs allemands et concomitamment la colère de son propre électorat. Sa chute de popularité précipita une lourde défaite pour lui et son parti le SPD.

        Quel rapport avec M.Mélenchon ? Aucun rapport. Vous reconnaitrez que votre avis est bien étrange puisqu’il n’était pas aux responsabilités et qu’il a combattu pendant cinq années les politiques anti-sociales de M.Valls et M.Hollande…

        M.Hollande = M.Schröder… cela semble d’une plus grande évidence, ne pensez-vous pas ?

      3. « Il est également possible qu’il refuse une primaire dans laquelle, s’il perdait  »

        Comment Mélenchon peut il perdre les primaires PS, si il fait déjà 15% de sondés au premier tour des présidentielles qui voteraient pour lui au premier tour des primaires PS, et qui se rajouteraient aux votes des frondeurs du PS au second tour des primaires PS ?

      4. @Arthur
        Ex-chancelier Schröder, pourtant invariablement membre du SPD, est acclamé par les conservateurs et notamment par le patronat. Encore récemment, il a recu le prix « Ludwig Ehrhard » pour un mérite particulier: le fameux « Hartz IV ».

      5. à lito
        Pas d’accord avec vous,Car tout simplement les « primaires PS » n’ont rien à voir avec des primaires de
        TOUTE LA GAUCHE.Votre raisonnement relatif à
        Mr Jean-Luc Mélenchon ,en conséquence,est erroné.

    1. Rester optimiste à 95 ans me parait une fin enviable .

      A défaut de l’âge ( pas encore ), je partage avec lui l’idée qu’il y a toujours des « bifurcations » ( Michel Serres dit des  » rameaux ») permises , et qui parfois , heureusement , ne dépendent pas de nos intentions .

    2. Je souscris tout à fait à cet appel d’Edgar Morin.Notre
      maître en « complexité » depuis longtemps,comme le
      reconnaissait aussi mon distingué collègue et ami
      Jean-Louis Le Moigne ,maître lui-même,avec Herbert
      Simon,en « Science des Systèmes ».Une veine de réflexion
      de Paul Jorion comme nous le savons tous.

      1. @ Juannessy :
        La question du « résultat » est différente, elle pourrait se traduire par : « le peuple a-t-il toujours raison ? ». Ce qui produit en retour des interrogations sur l’accès à l’éducation, sur son rôle, sur la place des médias et leur indépendance, sur les intérêts de classes ou catégoriels, sur le bien commun, le vivre ensemble, etc.

      2. Ce qui produit en retour des interrogations sur l’accès à l’éducation, sur son rôle, sur la place des médias et leur indépendance, sur les intérêts de classes ou catégoriels, sur le bien commun, le vivre ensemble, etc.

        Et le etc signifie ici : tant qu’on a pas réglé tout ça, tant qu’on est pas sûr d’avoir toujours le bon résultat, y’a pas moyen de moyenner, c’est parti unique, dictature éclairée et éclairante du prolétariat.

      3. À cette bien pauvre traduction du Loup et de l’Agneau, vous ne vous offusquerez pas que je préfère celle du Prince :
        « Qu’on me donne six lignes écrites de la main du plus honnête homme, j’y trouverai de quoi le faire pendre. »

  21. Vous voudriez pas plutôt précipiter l’agonie du machin en désertant massivement l’élection? Parce que tous ces débats, c’est à l’intérieur d’un truc dont vous reconnaissez tous qu’il génère le problème -sans rien dire des illusions intrinsèques de la politique (homme providentiel, lendemain qui chante peu ou prou, l’horizon désirable blablablabla), une religion comme une autre finalement-. Bon le pouvoir a son existence objective, il y aura bien un gugusse à la tête du truc pour poursuivre le grand rituel et appuyer sur les boutons-mais avec quels fidèles? Avec quel efficace en dehors de BFMSpectacle? Ignorer le pouvoir, agir ailleurs (il y a tellement de zone blanches à l’intérieur des mailles du grand réseau…) L’erreur (et la faute) consistant à croire que c’est là le réel même, qu’il faut y peser « être citoyen » (quelle cochonnerie!) cad s’universaliser via la médiation étatique. Les solidarités, pour être réelles et libres, doivent être concrètes, donc locales, « partes extra partes ». Le pas de côté suffit presque : la petite rue derrière la grand artère, le chemin de campagne, les interstices entre les interconnexions, le grands désert français et les hauts cantons un peu partout, les tribus de quartier etc. Des « zomias » (c’est de toujours) en nombre, plutôt que des « focos » (ça c’était hier). Bref pour sortir de l’Etat il faut d’abord le sortir de sa tête et de sa vie. Désertons les urnes ou plutôt faisons de cette désertion l’ingrédient discret d’une manière d’agir.

    1. @ Jicé

      Vos propos sont séduisants et votre texte ne manque pas de poésie directe. C’est donc amicalement que je vous adresse cette petite missive. Oui, face à la désolation ambiante, on pourrait suivre votre démarche mais il y a comme un hic… ceux qui prendront demain le pouvoir – si nous désertons les urnes – voteront toutes sortes de lois iniques ; des lois qui s’appliqueront théoriquement et concrètement à toutes et tous. Êtes-vous immunisé contre les lois ? Pensez-vous que vous ne les subissez pas ou qu’elles ne s’appliquent pas à vous ?

      1. Ne surestimez pas l’Etat. Il gère le pays utile (celui des flux et des réseaux), et avec plus de mal qu’on le croit. En outre le nihilisme n’affecte pas qu’un seul camp -ceux d’en face -en occident- y croit pas plus que les autres (même lever la matraque le flic n’y croit plus trop, n’y met plus tout son coeur. Il prend son chèque pas plus). Cf. le pourcentage des inscrits (déjà un sous-ensemble) qui y participe encore… Nous c’est un autre pays qu’on peint, celui de la contre-terreur cher au grand René.

  22. En début d’année 2016 j’espérais qu’un rapprochement VAROUFAKIS/MELENCHON était possible n’était-il pas l’invité d’honneur de la réunion d’étude du plan B de M. MELENCHON? pour des raisons non connues il ne fût pas présent.
    Il y avait l’espoir d’un regroupement à la fois national et européen (l’union faisant la force) entre M. VAROUFAKIS (Diem 25 qui prend forme avec des personnalités internationales de haut niveau) et M. MELENCHON. Le lien s’est rompu, M. LORDON s’inscrit en faux concernant la démarche européenne de M. VAROUFAKIS (Blog La pompe à phynance: Diem perdidi -16/02/2016 qui ressemble à de la Lordon perfidie). Le 22/09/2016 vient s’ajouter un article mal à propos rajoutant de l’huile sur le feu de la discorde : Médiapart – Le blog des invités: Désobéir à l’union Européenne nous sommes d’accord avec vous Yanis VAROUFAKIS.
    La Nouvelle Gauche Socialiste -NGS- créée par M. LIEM HOANG NGOC, ex-député européen, ex-membre du bureau national du PS proche de M. MELENCHON (pour l’instant) appelle à un rassemblement de ses ex-camarades frondeurs: Arnaud, Benoît, Marie-Noëlle et les autres dans un billet du blog Médiapart du 12/09/2016.
    J’ai l’impression que M. MELENCHON a loupé une marche. Il y a urgence à ce qu’il se ressaisisse en s’entourant des meilleurs incluant M. HULOT et M. PIKETTY, mais a-t-il lui même envie d’endosser la lourde responsabilité suprême de devenir Président de tous les français?
    Les français attendent une réponse et un programme solide.
    Les égos à la mer , vogue la galère jusqu’à bon port.

      1. A toutes fins utiles…En-titre de l’article proposé…
        Economie # Finances… nuance…
        [[https://fr.wikipedia.org/wiki/Y%C3%A1nis_Varouf%C3%A1kis]]

      1. Ni Lordon,ni Piketty ne sont,telles des marchandises,que l’ont peut comme çà se procurer.Et pourquoi l’un plutôt
        que l’autre ou inversement?Selon mon point de vue
        la question est totalement dénuée d’intérêt.Ces deux
        personnes sont à respecter et n’appartiennent qu’à
        elles-mêmes.

    1. Varoufakis est un traître qui a géré la situation grecque d’une façon catastrophique. En bon parasite, il n’attend qu’une chose de l’UE: qu’elle fasse pour la Grèce ce que la Grèce est toujours incapable de faire pour elle-même.
      Si, pour faire parte des « personnalités de haut niveau », il faut se livrer à la fraude fiscale la plus éhontée, alors Varoufakis en est, sans aucun doute. En la matière, il donnerait des leçons à Cahuzac!
      Lordon, lui, a le mérite d’être réaliste, et de ne se faire aucune illusion sur la stratégie de guerre économique que l’Allemagne livre au reste de l’Europe. Les allemands mettront fin à l’UE plutôt que de voir la conception varoufakienne (ou même mélenchonienne) de l’Europe se réaliser.

      1. Si, pour faire parte des « personnalités de haut niveau », il faut se livrer à la fraude fiscale la plus éhontée, alors Varoufakis en est, sans aucun doute.

        T’as des biscuits ?
        Sinon écrase.

    2. @Paule
      Votre commentaire a toute ma sympathie…mais..disons , à mon avis , que vous souhaitez que l’orchestre joue plus vite que la musique..
      JLM. aura déjà bien du mal à éviter demain les peaux de bananes « innocemment » glissées sur sa route française.. et tout rapprochement actuel avec DiEM25 me semble « prématuré ».
      L’avenir européen , une fois JLM. Président , forcera « naturellement » le rassemblement que vous souhaitez… Prions.. !?

      1. tout rapprochement actuel avec DiEM25 me semble « prématuré »

        Et le rapprochement avec le comité Orwell de Polony, Elisabeth Lévy, et du candidat Guaino, c’est quoi si pas prématuré ? Opportun ?

      2. Allusion à ce qui a lieu demain… ??
        Sans préjuger du fond… excellente participation..
        ————————————————————————————————–
        Le Comité Orwell vous invite mardi 27 septembre 2016 à 19h à l’IPAG (184 bd saint-germain 75006 Paris) pour sa troisième grande conférence sur le thème :

        Traités de libre-échange, pouvoir des multinationales… : peut-on encore sauver la démocratie ?

        Avec la participation d’Henri Guaino (dernier livre : Pour en finir avec l’économie du sacrifice), Natacha Polony (Nous sommes la France), Jean Arthuis (ancien ministre de l’Economie), Jean-Michel Quatrepoint (Alstom, scandale d’Etat), Benjamin Masse Stamberger (Auteur de Casser l’Euro pour sauver l’Europe), Susan George (Les Usurpateurs) et Paul Jorion (Penser tout haut l’économie avec Keynes)

        IPAG -184 Boulevard Saint Germain, 75006 Paris. 19H00-22H00.

        En détruisant le tissu industriel des pays occidentaux, le libre-échange les a désarmés économiquement, mais aussi politiquement. La désindustrialisation, en les privant de croissance, d’emplois et de recettes fiscales, a appauvri nos Etats, la France notamment, dont les classes moyennes se sont vus paupérisées. Les nouveaux traités de libre-échange (Ceta, Tafta…) vont un cran plus loin, en tentant d’imposer des normes favorables aux multinationales aux Etats, qui ne sont plus en position de résister. C’est bien la démocratie qui est en cause, lorsque les pouvoirs politiques qui se succèdent ne sont plus que des théatres d’ombre, impuissants à s’opposer à des intérêts privés devenus intouchables. Comment s’opposer à ce pouvoir des multinationales, encore démultiplié par les nouvelles technologies ? Peut-on encore sauver la démocratie ?

  23. Bonjour à tous,
    je lis les critiques contre M.Mélenchon et je me demande encore de plus en plus pourquoi certains lui reprochent encore de sentir mauvais alors que les alternatives présentées dans les commentaires puent réellement. Il y a même des nostalgiques du parti dit socialiste ! Mais ce parti dit socialiste est carrément à droite.
    Prenons les messages en cours (le dernier : http://melenchon.fr/2016/09/25/faut-faire-tomber-mur-de-largent/ ) il y manque quoi ? Une référence à la Gaule ou une supplique pour rester dans l’OTAN ?

    Si son programme n’est pas excellent à 100%, c’est au moins le moins mauvais : politique étrangère, écologie, emploi, …. et au lieu de la casser, en l’absence d’alternative crédible, autant lui proposer d’ajouter ce qui manque ou de corriger ce qui peut encore laisser à désirer.

    1. Pas si à droite que ça, vous exagérez. Les baisses d’impôts sur ces dernières années n’ont concerné que les « faibles » revenus ; la proportion qui en paie a établi son minimum historique.

      1. Taux marginal d’IRPP à 62%, aujourd’hui, c’est typiquement de droite. C’est bien pour ça d’ailleurs que le peuple de droite tient tellement à garder son taux à 62% et son Hollande.

  24. « (Diem 25 qui prend forme avec des personnalités internationales de haut niveau) et M. MELENCHON. Le lien s’est rompu, M. LORDON s’inscrit en faux concernant la démarche européenne de M. VAROUFAKIS »

    Mission impossible : ni M Mélenchon (qui veut un sortie de l’euro) , ni F Lordon ( qui veut mettre l’europe « entre parenthèses »), ne sont en adéquation avec les idées revendiquées par Y. Varoufakis et Diem25 (pas de lexit et une « désobeissance » constructive).

    « Les égos à la mer , vogue la galère jusqu’à bon port. »
    Tout à fait et grand bien leur fasse….

  25. Mélenchon a pour lui d’avoir le discours le plus fournit sur l’écologie et sur une transformation de la société dans l’effondrement en cours.
    Cependant il devra toujours lutter contre son passé politique notamment au PS. Tout comme tous les candidats « PS » qui devront traîner cette appartenance, voire « pire » pour les ex-ministres sous le quinquennat de François Hollande. Pour leur pays et leur famille politique, ceux la ne devraient même pas se présenter, a fortiori dans une primaire croupion (de parti).

    C’est pourquoi la seule chance pour un tournant favorable de notre société en 2017 passe par une candidature unie de la gauche sur des représentants crédibles et novices de tout mandat: Hulot-Piketty.

    1. Faut il encore répéter que les deux ont dit , et redisent, qu’ils « n’y iraient pas  » .

      Alors faudra trouver autre chose sauf événement violent .

    1. Original .

      Et le premier ministre ?

      Il est apparemment plus facile de composer un gouvernement selon ses phantasmes, que de tomber à peu près d’accord sur le mandat réel donné à l’heureux « élu » .

  26. Enfin, quand je lis tous commentaires, je me dis que le titre de l’article est bien choisi.
    Enlisé jusqu’au au menton la gauche
    Finalement être de droite, c’est beaucoup plus simple, il y a dix prétendants mais tous d’accord sur l’essentiel.
    La gauche c’est vingt prétendants et 40 programmes (au cas où il faut changer de cap en cours de route).
    Bon, j’exagère… Un peu

  27. Pour revenir au titre de ce billet… voila c’est fait : je rejoins le camp des « DESESPERES » !! Tout bien pesé, il me semble que les forces en place sont encore très très trop puissantes. Comme un gigantesque moteur électrique : tant qu’il y a encore de l’énergie disponible, ça tourne et mouline… et on peut pas arrêter et mouvement sans se faire broyer.
    Mais, bon, avec panache, avec panache me disais-je. Dé-zespéré mais avec panache.

  28. A tous ceux ici qui vilipendent le système en place : je sous signale, à toutes fins utiles, que JLM propose justement d’en finir avec cette monarchie républicaine, machine à broyer, qui ne permet qu’à une petite caste de se maintenir au pouvoir ; pour ma part, je ne regarde plus le bonhomme, Hollande avec ses belles promesses nous a bien eus, je lis le programme ; et celui de JLM vaut le détour, enrichi par les citoyens qui le soutiennent !!! qui, ici peut prétendre l’avoir lu????

    1. Bien d’accord, c’est le seul (le Fdg) qui a fait un vrai travail d’analyses et de propositions.
      Le problème, c’est que ça fout des boutons à tous ceux qui causent mais sans avoir fait le travail de fond. Ils préfèrent peut être la critique vaine à la construction.

    2. Ben , j’ai cru comprendre qu’il dit lui même que ce programme , qui doit introduire et précéder la réécriture de la Constitution , s’il est élu, n’est encore pas tout à fait bouclé .

      C’est d’ailleurs une des préventions que l’on peut avoir vis à vis du programme , au delà de la pertinence et cohérence de pas mal de points, c’est qu’il préfigure structurellement la future dite Constitution , où les  » constituants » auront déjà leur feuille de travail .

      Mais je suis assez d’accord avec celles et ceux , pas forcément majoritaires , qui commencent d’abord par lire le menu avant de s’intéresser à la réputation du chef .

      Michel LEIS nous a d’ailleurs laissé un menu ( j’ai pas encore tout lu) qui a aussi ces pertinences et cohérences, et qui à défaut d’être digne d’un grand restaurant international , est digne de la meilleure cuisine française accessible à toutes les bourses . Sa particularité par contre , c’est qu’il n’y a pas de chef en cuisine, alors qu’il y a déjà des clients dans la salle .

    3. ariel 74 a raison.Les travaux et débats de Mr.Jean-Luc
      Mélenchon semblent fort peu connus et a fortiori
      suivis par les intervenants sur le Blog.Du coup,les
      propos qui sont consacrés à ce candidat potentiel tout
      à fait sérieux,m’apparaissent vraiment très injustes et
      totalement « décalés ».

  29. Bien sûr, il faut soutenir Mélenchon.
    Il a un programme de gauche, une vision pour la France et ..
    il fait campagne, lui !
    il est prêt à s’en prendre plein les dents, y compris et surtout par tout un pan de l’ex-gauche qui a montré ce qu’elle savait faire mais il a du répondant car …
    Il a des convictions, lui !
    Il ne souhaite pas sortir de l’euro mais se faire entendre dans l’union européenne quitte à menacer d’en sortir, le fameux plan B. Aux échecs ne dit-on pas que la menace (crédible) est plus forte que son exécution ?
    Pourquoi faudrait-t-il une primaire ? c’est le premier tour la primaire, et rien n’est perdu : car malgré sa primaire, la droite viendra aussi en ordre dispersé.
    il est dans la réalité, lui !
    il n’est pas une abstraction, une construction intellectuelle. C’est bien de réfléchir, voire de disserter sur le candidat idéal, mais un jour il faut coller des affiches.
    Et comme ça ne sert à rien d’être désespéré je vous dis, à bientôt, prés de vos murs favoris.

    1. Vous avez des infos sur la stratégie de la droite au premier tour ?

      Sur les programmes ( que je n’ai jamais vu s’inscrire pertinemment sur une affiche , collée ou pas ) , j’aime assez la batterie assez ramassée de questionnements à leur faire , qu’Attali ( encore lui grondent certains ) met en avant sur son blog dans un billet intitulé  » demandez les programmes » .

      J’aurais volontiers signé la liste , même si , sans doute , je n’aurais pas toujours le même jugement que lui sur une même réponse à une même question .

      http://blogs.lexpress.fr/attali/2016/09/19/demandez-les-programmes/

      1. Voilà du nouveau.Pour Juannessy les « programmes »
        devraient figurer sur des affiches.(sic).Curieuse façon
        de voir (?) les choses.

      2. Une nouvelle fois , ne lisez pas que mes commentaires et les vôtres .

        Au cas particulier , prenez le temps de (re?)lire le propos de PhD juste au dessus .

    2. Pour ouvrir une nouvelle voie, le FG a des vues intéressantes sur le social et l’écologie. Il devrait toutefois faire peau neuve, le PC après Marchais s’est empêtré dans l’économie de marché (et la main d’oeuvre bon marché) et ne convient plus à notre époque. Trop de petits partis, le collectif se heurte à toutes ces divisions. Un candidat au-dessus des partis aurait séduit plus qu’un apparatchik, pour gouverner par contre c’est autre chose.
      Mélenchon devrait mettre en avant son projet d’une nouvelle République pour légitimer son incarnation du renouveau, sans des partis qui visent les 5% mais en permettant la confrontation et le débat au sein d’une primaire citoyenne, la place de leader lui revenant, le programme restant à écrire collectivement lors de débats, selon les orientations d’intellectuels reconnus par la »gauche » (ce terme est à bannir pour 2017). Un candidat unique pour un programme débattu hors des partis. Pourquoi Mélenchon, parce que l’occasion a fait le larron.
      Mais il faut refonder une unité, une entité présentable (qui puisse battre le FN). Pour cela, exit le PC et le parti de gauche.
      Alors pourquoi pas le Front des Républicains? Sans LR bien sûr pour mettre de la confusion tout en restant clair.

      1. En somme ,il faut être au dessus des partis en fondant un nouveau parti , parce qu’après tout , en politique , une entité , c’est un parti …

        Même que ça peut être utile pour avoir le droit ( parrainages) et les moyens ( logistiques et financiers ) de se présenter à l’élection .

        Ce qui est sur , c’est que , quel que soit l’élu(e) , les emmerdes et les enjeux n’auront pas changé, eux , et que nous aurons toujours les mêmes intentions sur la meilleure façon d’y parer .

  30. En bref, JLM qui n’a pas voulu de primaires de gauches pourrait organiser une primaire de programmes, si la République citoyenne qu’il souhaite consiste au débat, avec une participation élargie à tous les électeurs de gauche. On n’est pas si loin d’un programme sans candidat car il n’y a pas de débats sur la personne mais sur le programme. Aux philosophes d’organiser un programme pour le futur prince, selon la terminologie platonicienne.
    Comme nom de rassemblement: Démocratie Républicaine, ou front démocrate républicain.

    1. Alliance Démocratie et Ecologie Républicaine.
      ça donne ADER …….Ou avec « Front »,de quoi faire FEDER
      (Front pour l’écologie,la démocratie et la République)mais
      le logo est déjà pris.

      1. Suggestion pour un rassemblement des droites européennes : πVS3I
        = PIC3I
        = Pour l’Identité Contre l’Immigration l’Insécurité l’Islamisation.

  31. Bonjour,

    Je me permets de profiter de manière éhontée du rappel qui est fait dans le billet par rapport à l’appel à la candidature à la présidentielle de Thomas Piketty, pour m’interroger quant à l’opinion qu’il exprimait dans un manifeste « pour une Europe plus démocratique » publié en mai 2014 – et à l’évolution que cette opinion a pu connaître depuis.

    Cette question naît de ma lecture du moment : « And The Weak Suffer What They Must? » de Yanis Varoufakis, Bodley Head, 2016. En pages 223 & 224, je lis ceci (traduction de mon cru, donc comportant probablement des imperfections) :
    Le parlement européen est en effet la seule institution européenne qui puisse prétendre ressembler à une institution politique fédérale. Élue de manière directe lors d’élections pan-européennes, pour un œil non averti, elle peut sembler être un équivalent de la Chambre des Représentants américaine, ou de la Chambre des Communes britannique. Cependant, un examen plus rapproché montre que le Parlement Européen n’a rien à voir avec une assemblée qui soit cohérente avec une démocratie libérale. Dans cette dernière, tout le pouvoir législatif appartient au parlement ou au congrès, et il existe une ligne de démarcation claire entre l’exécutif et le corps législatif. Dans l’Union Européenne, le principal organe législatif demeure le Conseil des Ministres, qui se réunit et vote derrière des portes fermées, et est composé non pas de législateurs, mais de membres des exécutifs des états-membres. De plus, la zone euro est dirigée par un groupe informel – l’Eurogroupe – qui se réunit en secret et qui, parce qu’il est informel, ne fait jamais rapport au Parlement Européen.

    Ces portes tournantes entre le pouvoir législatif au centre, et le pouvoir exécutif au sein des états-membres a été conçu de manière délibérée afin d’assurer que des lois puissent être votées sans qu’il puisse y avoir d’examen sérieux par aucun parlement souverain, investi de l’autorité de l’arbitre final de la démocratie : le peuple. Même si, au cours des dernières années, le Parlement Européen a acquis de nouveaux pouvoirs en même temps que le Conseil, il n’est toujours pas un réel parlement. Le fait qu’il partage le pouvoir législatif avec le Conseil Européen et – incroyablement – n’ait pas le pouvoir d’initier de législation, signifie qu’il lui manque l’autorité politique requise pour légitimer le transfert de souveraineté du niveau national vers quelque chambre « euro » que ce soit au sein du Parlement Européen. Un tel transfert serait équivalent au transport de l’eau contenue dans une mare locale vers un réservoir central très éloigné au moyen d’une passoire.

    Wolfgang Schäuble aime l’idée d’une chambre « euro », car il fait l’hypothèse qu’elle légitimerait les actions et l’autorité de son suzerain fiscal. Il fait également l’hypothèse que cette chambre fournirait une légitimité démocratique aux décisions affectant l’entierté du bloc de la monnaie unique (*). Cependant, la seule manière [pour moi] d’être d’accord avec lui est d’effacer de [mes] facultés intellectuelles toute compréhension de ce qu’un parlement est censé être, et censé faire.

    (*) c’est aussi l’opinion du Glieckener Gruppe […] Un autre groupe, composé d’économistes [et de journalistes] français a également une opinion similaire. Le Groupe Piketty est composé de Thomas Piketty, Florence Autret […] Daniel Cohen […] Jean Quatremer [cette note se trouve en page 301 de l’ouvrage, NDT].

    à ce sujet, lire : http://www.liberation.fr/futurs/2014/02/17/l-euro-est-sauve-l-europe-continue-oui-mais_980980 ou encore http://geopolis.francetvinfo.fr/piketty-sengage-pour-une-europe-plus-democratique-36019

    Thomas Piketty a-t-il depuis lors précisé sa pensée au sujet de cette « chambre euro », sur la manière dont seraient élus les personnes qui y siégeraient, quelle serait leur « mission », quels seraient les pouvoirs réels de cette chambre, devant qui serait-elle responsable, comment pourrait-on démettre ses membres s’ils contrevenaient à leur mission ou s’ils ne remplissaient pas leur office, etc ?

    Une dernière réflexion, sous la forme d’une autre citation du même ouvrage de Yanis Varoufakis (page 220) :
    Comme l’a un jour suggéré Tony Benn, politicien du Labour britannique, nous devrions constamment poser cinq questions à ceux qui nous gouvernent : quel pouvoir avez-vous ? D’où le tirez-vous ? Dans l’intérêt de qui l’exercez-vous ? À qui devez-vous rendre des comptes ? Et : comment pouvons-nous nous débarrasser de vous ?

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