Ancêtres et nation : le cas finlandais, par Jacques Seignan

Billet invité. P.J. : J’ouvre ce billet aux commentaires en pensant tout particulièrement aux Belges dont les oreilles ne manqueront pas de tinter à sa lecture.

À première vue, le cas finlandais est simple. La Finlande, pays européen indépendant, est peuplée d’environ 94 % d’habitants ayant pour langue maternelle le finnois : une langue, un État-nation. Relativement petit par sa population (5,4 millions) et assez grand par sa superficie (338 000 km²), ce pays apparaît particulièrement homogène : langue, ethnie, culture, paysage, sociologie, religion. Son histoire semble linéaire : après l’ère glaciaire, un peuplement par des tribus d’origine finno-ougriennes ; des raids vikings avant le XIe siècle ; les Croisades suédoises (1155, 1237, 1295) qui tout en imposant le christianisme – dans sa version catholique (1) – permit aux rois de Suède de conquérir une province immense mais très faiblement peuplée (2). Des colons suédois arrivèrent. Le royaume de Suède avait ainsi une mer intérieure (le Golfe de Botnie) comme en témoigne encore les noms de deux provinces : Ostrobotnie en Finlande et Västerbotten en Suède, soit respectivement, Botnie de l’est et de l’ouest. Passée sous domination russe en 1809 comme Grand-duché personnel du tsar, elle gagna une réelle autonomie, avec gouvernement et parlement, (3) qui se manifesta avec éclat dans le pavillon finlandais de l’Exposition universelle de Paris en 1900, largement inspiré par le Romantisme national (le Mouvement fennomane et le Carélianisme). Il était décoré par les peintures d’Akseli Gallen-Kallela reprenant des sujets de l’épopée nationale, le Kalevala. En effet une vague de nationalisme, initialement culturel, vit le jour de manière concomitante avec tous les mouvements nationaux de la fin du XIXe siècle.

A. Gallen-Kallela, »la défense du Sampo » (épisode tiré du Kalevala)

Un petit mot sur la religion comme un des facteurs d’homogénéité. Certes il n’est pas négligeable mais il ne fut jamais essentiel dans l’affirmation indépendantiste comme il put l’être pour l’Irlande ou la Pologne. L’Eglise luthérienne est la religion dominante mais il y a toujours eu des « minorités » religieuses, orthodoxes (de Carélie), juive (protégée durant la IIe Guerre mondiale) ou même plus restreinte, catholique. Dans un de ses romans, « Le fils du Dieu de l’orage » Arto Paasilinna (4) décrit avec humour une tentative des anciens dieux finnois pour restaurer leur religion [Rutja, le fils du dieu de l’Orage, Ukko Ylijumala, est par erreur incarné dans un clochard alcoolique, à Helsinki, d’où quelques problèmes…]. On peut douter qu’il y ait de nos jours beaucoup de polythéistes (sauf pour Pellon Pekko, dieu des Récoltes … et de la Bière qui a visiblement conservé bien des adorateurs le samedi soir). A. Paasilinna pose malicieusement le problème des religions conquérantes et comment elles s’imposent à des peuples colonisés qui n’ont rien demandé. Les Finlandais et en particulier les Finlandaises (droit de vote en 1906 avec l’éligibilité) ont réussi à se libérer du carcan puritain et oppressif du luthérianisme dominant – tout comme les Français mirent fin à l’hégémonie catholique de l’Ancien Régime. Actuellement « Pour les Finlandais, la religion est une affaire privée ». Les cérémonies religieuses pour les grandes occasions restent suivies mais dans l’espace public, il n’y a plus de contraintes de type religieux. Les Finlandaises et les Finlandais comme tous les Nordiques ont un rapport libre et sain avec le corps, le sexe, la nudité ; l’égalité des sexes est sûrement parmi les plus avancées dans le monde …

L’existence de cette nation (comme celui de tant d’autres) était liée à sa géographie : prise entre deux puissances, la Suède et la Russie, la première en déclin, la seconde en expansion. Au XXe siècle, elle réussit à conserver son indépendance au prix de guerres, y compris d’une terrible guerre civile qui fit 37.000 morts. Concrètement elle ne devint pas un République Socialiste Soviétique de l’URSS, même si on parla de « finlandisation » sans trop vouloir en connaître le sens, celui d’une neutralisation de sa politique étrangère, pour préserver l’essentiel de sa souveraineté face à son immense voisin.

Si les choses étaient simples – simplistes –, les Finlandais pourraient parler de « leurs ancêtres, les Finnois » … Et certains d’ailleurs ne s’en sont pas privé en osant dénommer leur parti comme celui des « Finlandais de base », « Perussuomalaiset » connu en France sous le nom de « Vrais Finlandais ». Il est intéressant de comprendre ce nom. En finnois « perus » signifie fondement, base. Et suomalaiset est le pluriel de suomalainen, Finnois… ou Finlandais (Finlande se disant Suomi en finnois). En français on utilise pour la citoyenneté, Finlandais et pour l’ethnie, Finnois (comme dans d’autres pays où l’on a deux noms selon la citoyenneté et l’ethnie dominante : Iranien et Farsi (Perse) ou Thaïlandais et Thaï. Dans l’article de Wikipédia il est dit que le nom initial du parti signifiait Finlandais de base, ordinaires… Finlandais de souche ? Quand ce parti est né, il avait choisi comme traduction de son nom en anglais : « The True Finns ». Rappelons que Finn / Finnish sont les traductions anglaises de Finnois / Finlandais. Les journalistes français ont traduit (par paresse ?) à partir du nom anglais en « Vrais Finlandais », et non « Finlandais de base » comme le suggérait l’ambassade de France à Helsinki. Le nom initial en anglais étant par trop raciste, ce parti s’appelle désormais officiellement, en anglais, « Finns Party ». Il y a bien un Parti populaire suédois de Finlande, participant régulièrement aux gouvernements, mais il a été fondé pour défendre les droits d’une minorité. Bien que la langue finnoise confonde les deux termes finnois et finlandais, ce choix récent dans leur nom anglais (Finns) prouve bien que c’est « Parti des Finnois » qu’il faudrait comprendre… Ont-ils vraiment quitté l’extrême-droite identitaire comme ils le prétendent ?

Mais tout cela a-t-il un sens ? Les choses sont-elles aussi basiques que ces démagogues d’extrême-droite veulent le faire croire ? Est-il possible d’oublier à ce point leur propre histoire et de bâtir un mythe justifiant toutes les exclusions sur une base ethnique ? L’Histoire de la Finlande permet de répondre à ces questions qui malheureusement sont en train de revenir en force dans le « débat » politique aux mains de tous les démagogues manipulateurs, partout en Europe.

Tout d’abord quelques indices. Le « poète national » de ce pays écrivait en suédois et se nommait Johan Ludvig Runeberg. Son poème qui servit d’hymne national ne fut traduit en finnois que tardivement. Un des pères fondateurs de la Finlande en tant que premier gouverneur du Grand-duché, Gustaf Mauritz Armfelt (1757-1814), était un aristocrate suédois né en Finlande (5) et passé à la fin de sa vie au service du tsar Alexandre Ier. Johan Vilhelm Snellman (1806 -1881) philosophe et homme d’État, qui fit du finnois la langue officielle de cette province autonome était un suévophone, un Suédois de Finlande… Quant à l’artisan de l’indépendance en 1918 et qui joua un immense rôle jusqu’en 1946, Carl Gustav Emil Mannerheim (1867-1951) dont les ascendances de sa famille étaient allemande et hollandaise (6) ; il était d’une famille suédoise finlandaise et il parlait sept langues mais le finnois n’était pas sa langue maternelle…

En réalité si l’on considère tous les grands hommes de cette nation qui était en train de se forger un destin souverain, au début peu étaient de « vrais Finnois », au sens ethnique, comme en attestent leurs noms, leurs origines et leur langue maternelle, généralement le suédois ! On retrouve dans les archives généalogiques, le cas de ces fennomanes, de langue maternelle et de culture suédoises, et qui devinrent par choix des Finnois, élevant leurs enfants dans cette langue qu’ils avaient, eux-mêmes, apprise tardivement et à qui ils donnèrent des prénoms tirés parfois du Kalevala : Väinö ou Ilmari. Un retour à l’Histoire est donc nécessaire pour éclairer ces apparents paradoxes.

Les Finnois et les Sames (aussi appelés Lapons) sont indubitablement les premiers occupants du Pays des mille lacs ; ils venaient de l’Oural. Mais il n’est que de voir la blondeur du Finlandais moyen, en général aux yeux bleus, de type « scandinave » pour deviner des histoires génétiques plus complexes. Telles que des acculturations de tribus venant de Scandinavie et ayant adopté une langue ouralienne. Mais, au fond, peu importe. Ce qui compte ce sont plutôt des vicissitudes et contingences historiques. Comment des petits peuples, initialement des tribus éparses, ayant chacune leur dialecte (mais en intercompréhension), se constituent en nation, avec leur destin partagé.

Reprenons un cheminement culturel. Tout jeune Finnois qui faisait des études supérieures devait utiliser le suédois (et avant le XIXe siècle, éventuellement le latin s’il continuait des études universitaires) – y compris lorsque la Finlande était un grand-duché autonome dans l’Empire russe. Le suédois était donc la langue d’accès à la culture et également la langue de l’élite locale. Ce fut le luthérianisme qui triompha comme dans tout le royaume de Suède. Mikael Agricola (1510-1557) qui fut un des introducteurs de la Réforme traduisit le Nouveau Testament – on sait que dans beaucoup de pays devenus protestants cette exigence d’un accès direct aux saintes Écritures fut à l’origine de la formation de langues littéraires – et, grâce à lui, le finnois passa à l’étape de langue écrite, et plus tard littéraire. Jusqu’au XXe siècle une intime cohabitation des deux cultures exista. Les personnes cultivées et vraisemblablement un grand nombre des habitants du Grand-duché étaient effectivement bilingues. Eric Hobsbawm, citant des historiens finlandais, résume ainsi la situation : « les Finlandais instruits continuaient à trouver le suédois plus utile que leur langue maternelle » (7).

Après les dominations, suédoise (jusqu’en en 1809) et russe (jusqu’en 1918), la Finlande deviendra indépendante. Le mouvement culturel (fennomane) à la source de cette émergence, eut même des conséquences pour les noms de famille. Les paysans avant le XVe/XVIe étaient désignés par leur prénom (suivi par celui du père, le patronyme au sens premier), et quand ils se donnèrent des noms de famille, utiles pour se différencier en dehors de leurs villages, ça pouvait être un nom typiquement suédois, tel que Helenius. Or le 12 mai 1906 (8) pour le centenaire de la naissance de Johan Vilhelm Snellman, déjà évoqué, dans tout le pays, de très nombreuses familles transformèrent leurs patronymes suédois en noms finnois, plus ou moins traduits littéralement. Par exemple Sundqvist, un nom typiquement suédois basé sur sund, détroit en suédois fut adapté en Salminen, basé sur salmi, ayant le même sens. Des Helenius choisirent un toponyme finnois : Rahola. Ce mouvement pour « finniciser » les patronymes suédois avait été commencé dans les années 1870/1880 comme ce fut le cas pour le grand romancier Aleksis Kivi (1834-1872, né Alexis Stenvall) (9) – et se poursuivit après –, mais en 1906, il fut de grande ampleur (10). Il est vrai que cette réappropriation de noms finnois n’était pas illogique puisque les noms de famille attribués à des paysans finnois furent souvent des noms suédois. Résultat indirect, aujourd’hui plus d’un tiers des Finlandais ont des patronymes finissant en -nen comme Virtanen (le N°1) ou Vatanen, et on se souvient du président U. Kekkonen (de 1956 à 1982). Il y a quelque ironie à constater que c’était l’honneur de Johan Vilhelm Snellman, qui lui avait porté des prénoms et un nom typiquement suédois.

L’admirable trilogie romanesque de Väinö Linna (11) qui raconte l’histoire d’une famille de 1880 à 1950, « Ici, sous l’étoile polaire » permet de découvrir en finesse ces rapports entre les langues et les classes, histoire, ethnographie et sociologie. Pour le dire de façon simplifiée : les paysans parlent le finnois, les propriétaires fonciers, le suédois. Et tous sont généralement bilingues puisqu’il est si facile de l’être quand on est immergé depuis son enfance dans des langues différentes, fussent-elles aussi profondément différentes que des langues indo-européenne et finno-ougrienne. Le deuxième tome « Les Gardes rouges de Tampere » décrit la sanglante guerre civile qui opposa deux camps et deux idéaux : les Blancs conservateurs qui voulaient être définitivement indépendants et les Rouges, révolutionnaires et solidaires des Bolchéviques russes (notons que Lénine ne s’opposait pas à la sécession pacifique de ce pays). Après la guerre civile, la question des langues devint plus conflictuelle mais la constitution de 1919 en établissant deux langues officielles mit fin à cette question linguistique (12). La Finlande ne connut pas le sort de l’Estonie, pays proche par la langue (13). Le troisième tome de la trilogie de V. Linna s’intitule « Réconciliation » et c’est en effet ce qui s’est passé.

Dans cette nation qui célèbrera le centenaire de son indépendance l’an prochain, et qui n’est pas « purement » finnoise, tous les toponymes sont indiqués dans les langues officielles (suédois et finnois) tels Helsinki / Helsingfors ; Hämeenlinna / Tavastehus ; Turku / Åbo ; Puistola / Parkstad etc. … Un jour, la forteresse de Svea, Sveaborg, c’est-à-dire de Suède, [Sverige, Suède en suédois est le royaume des Suèves = svea-rike], située sur une île en face de Helsinki, devint la forteresse de Finlande : Suomenlinna. Des règles précises pour les panneaux routiers et autres signalisations s’appliquent à partir de seuils (8% et 3000 habitants). Par exemple une ville avec une minorité finnoise moins de 8% et moins de 3000 h. est officiellement suédoise – cas le plus rare. Dans les cas où il y a bilinguisme, le toponyme dans la langue majoritaire est en haut du panneau et celui dans la langue minoritaire au-dessous. Le touriste à Helsinki peut être surpris par les noms des rues si étrangement différents dans les deux langues : Vironkatu / Estnäsgatan : rue de l’Estonie. Il faut le souligner au-delà de l’anecdote : la manière dont cette minorité vit en Finlande, nation qu’elle a contribué à fonder et où elle continue à jouer un grand rôle, devrait être un exemple pour toutes les nations devant intégrer une certaine diversité ethnique et respecter les « minorités ». Mais en fin de compte, quel sens donner à ce terme de minorité dans le cas de la Finlande ?

Bien sûr il ne sert à rien d’avoir des positions exagérées du type « les Finlandais n’ont pas d’ancêtres définis ». Si, ils en ont. Étudier ses ancêtres, ses origines, ses racines est légitime et passionnant ; on y découvre les hasards et les mélanges dont nous sommes tous issus, dépassant ainsi toute simplification et réduction. Les habitants de Suomi étaient quelques milliers au début de notre ère, environ 400 000 en 1750. Statistiquement la majorité des cinq millions de Finlandais ont ces ancêtres-là et cela explique incidemment cette question des types physiques : en un lieu donné, avant les grands mouvements de population, nous sommes forcément tous de lointains cousins. Mais comme on l’a rapidement vu, ils ont aussi ces racines suédoises, si fondamentales dans la fabrication de leur nation. L’historienne A.-M. Thiesse décrit et analyse parfaitement ce processus original – dans le cas de la Finlande, autour de l’épopée du Kalevala et de sa langue unifiée (14, cf. pp. 114-117). La construction de l’identité nationale se bâtit autour d’éléments divers, récits, épopée et surtout d’une langue unique qui est également forgée à partir de variétés dialectales, une koinê. La Finlande, aujourd’hui pays de langue finnoise pour ainsi dire, a été façonné par deux cultures intriquées, au prix d’acculturations successives, réciproques et finalement volontaires. Un volontarisme culturel, et par la suite politique, apparaît comme crucial tel que Hobsbawm l’explique (cf. note 7). D’ailleurs les fennomanes revendiquèrent ouvertement cette volonté avec le slogan d’Adolf Arwidsson (et à l’origine en suédois !) : « Suédois, nous ne le sommes plus, Russes nous ne pourrons jamais le devenir, ainsi, nous devons être Finlandais ! » Et il n’y a guère de destin historique inéluctable (15) ; les Kurdes, ou même les Catalans, en savent quelque chose. Si la Finlande n’avait pas été cédée aux Russes en 1809, on peut supposer que, comme la Norvège, enlevée au Danemark et rattachée à la Suède (de 1814 à 1905), elle aurait fini par obtenir son indépendance au début du XIXe siècle… mais la culture finnoise y serait-elle aujourd’hui dominante, avec son attachante originalité ? Toutefois il est clair que les unités de territoire, de langue, d’ethnie, de religion facilitent grandement la naissance de l’Etat-nation de type européen, comme ce fut le cas pour ce pays.

Pour en revenir aux délires inacceptables, le Parti des Finnois (de souche), qui veut en finir avec l’enseignement obligatoire du suédois à l’école (déjà très réduit dans le cursus des élèves), suggère-t-il que Runeberg, Armfelt ou Snellman ne seraient pas des Finlandais authentiques ? Armfelt se disait Finlandais car il était un noble Suédois né en Finlande ; peut-on alors refuser ce même droit du sol à un enfant d’immigré venant de Somalie ou d’Irak, qui lui parlera parfaitement finnois, aimera skier, aller au sauna et vivra bien dans ce beau pays, alors que seule sa couleur de peau pourrait le différencier aux yeux de ses concitoyens racistes comme Umayya Abu-Hanna en donne le témoignage affligeant? Racistes qui de toute façon sont, eux aussi, venus d’Afrique, bien longtemps avant. Il ne faut pas transiger et il faut définitivement refuser l’homogénéité pour la couleur de la peau, en Finlande comme partout dans le monde. La Finlande n’a pas été un pays colonisateur et elle n’a pas participé au commerce esclavagiste, ni aux exterminations des peuples ‘premiers’, ni à tout ce que la colonisation a signifié d’horreurs sans nom. Ce privilège contingent a une petite contrepartie négative : des non-Européens peuvent encore être considérés, chez certains ploucs, comme « exotiques », tout comme les Noirs en France, autrefois, quand les gens n’avaient pas l’occasion d’en rencontrer – repensons à l’Exposition coloniale de Paris de 1936 et ce qu’elle implique… Cette explication qui ne saurait en rien être une justification s’applique à d’autres pays européens (16). Le pays évolue grâce aux plus jeunes générations ; il faut être confiant et soutenir les Finlandais opposés à un parti à vocation identitaire comme celui des Perussuomalaiset, qui est de plus membre de la coalition gouvernementale actuelle avec entre autres ministres, A. Stubb, l’ancien Premier ministre « ordo-libéral » ou Olli Rehn, ancien commissaire européen (quels recyclages !). On reste songeur sur un certain état de déliquescence politique du Vieux continent où l’on dénonce V. Orban – à juste titre – comme pour mieux oublier toutes les autres dérives dans des coalitions gouvernementales bien étranges.

Parmi les « nouveaux » Finlandais, beaucoup sont musulmans. Leur religion, nouvelle dans ces contrées, est une de plus parmi les religions minoritaires déjà mentionnées : quel problème ? Un vent mauvais souffle partout en Europe et qui cherche à alimenter les machines à rejet identitaire, les unes sur base ethnique, les autres sur base religieuse. La religion (ici luthérienne) s’est « privatisée » et c’est un fait de société dans la majorité des pays européens. Les Finlandais musulmans suivent probablement, à leur façon, ce même modèle. Ne pas boire de bière et manger de la saucisse de porc en prenant un sauna sont des affaires privées et ce sont des choix à respecter. Par contre (par hypothèse) porter une burqa ou refuser la mixité sembleraient plus problématiques dans les sociétés nordiques, très libérées, en particulier pour les rapports entre hommes et femmes. Des adaptations culturelles seraient sans doute à envisager, comme certains intellectuels musulmans le proposent, et un dialogue humaniste faciliterait le vivre-ensemble car Umayya a raison : égalité ne doit pas signifier similarité.

Mais il est vrai qu’un Français est très mal placé pour commenter ou donner des conseils quand il voit l’état de son pays et celui de sa classe politique…

Le cas finlandais peut paraître particulier mais en réalité il illustre une règle générale : il est vain de gober n’importe quel mythe nationaliste car la formation d’un État-nation est toujours complexe et singulière, sans fatalité historique (17). Des bouleversements survenus dans l’extrémité occidentale de l’Europe, la Révolution française puis l’avènement de Napoléon, eurent des conséquences irréversibles pour les royaumes scandinaves ; il y eut des enchaînements imprévisibles dans des circonstances exceptionnelles. Mais, si besoin est, l’histoire nationale est reconstituée pour lui redonner a posteriori une cohérence, par une sorte de « cause finale ».

Frédéric Lordon développe la théorie des « corps politiques » (18) comme « structures élémentaires de la politique » ; il les énumère « dans leur évidente variété morphologique, (…) : la tribu, la polis, l’empire, l’État absolutiste, l’État-nation moderne ». En considérant la Finlande, on pourrait avancer que les populations vivant depuis des millénaires sur ces terres granitiques au climat rude ont vécu dans quelques-uns de ces « corps politiques » : des tribus éparses, une monarchie et une tentative d’État absolutiste suédois, l’Empire tsariste et une tentative de russification et enfin un peuple mélangé finno-suédois bâtissant avec succès un État-nation efficace qui a une protection sociale parmi les plus avancées du monde, un développement humain remarquable et un système éducatif hors-pair (19). Aujourd’hui, comme tous les pays européens, elle est confrontée à une nouvelle étape pour l’humanité avec les bouleversements climatiques qui vont provoquer des grandes migrations. F. Lordon après avoir mentionné « la stabilisation provisoire des groupes humains » puisque c’est « le travail de l’histoire qui destine toute chose à passer », conclut que « l’État-nation est de création récente, sa disparition est pour ainsi dire écrite ». Mais  n’allez surtout pas le répéter à ces pauvres nationalistes.

La question n’est pas de refuser les récits historiques qui participent également à la continuité et à la cohésion d’une communauté humaine, d’un « corps politique », ici à l’échelle d’une nation, mais de s’opposer résolument à leur instrumentalisation comme outils d’exclusion, évidemment contre les derniers arrivés – comme le furent de blonds Vikings, il y a bien longtemps.

Alors si quelqu’un veut proférer des formules chocs sur nos lointains ancêtres, qu’il soit exact et qu’il parle, avec tous les Terriens, de « nos ancêtres les Africains ! »

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(1) – Ce point n’est pas négligeable pour la destinée historique de ce pays même si ensuite la Réforme triompha comme en Suède. La Finlande fut originellement tournée vers Rome puis vers l’Europe centrale et de l’ouest et non pas vers Moscou, ce qui aurait été le cas avec une conquête russe accompagnant une évangélisation par l’Eglise orthodoxe – ce qui fut le cas de la Carélie orientale restée dans l’Empire russe.
(2) – Hugues COLIN DU TERRAIL, « La Finlande et les Russes, depuis les croisades suédoises » ; Librairie Istra, 1963
(3) – Il est amusant de noter que les Russes voulant favoriser la séparation définitive entre la Finlande et son ancienne puissance tutélaire ont été favorables au mouvement fennomane et à une grande autonomie culturelle qui, en favorisant la langue et la culture finnoise, diminuait l’influence suédoise. S’il y eut aussi des tentatives de russification sous des tsars ultraréactionnaires, Alexandre II (1818 – 1881) laissa par contre un très bon souvenir par son action en faveur de l’autonomie de son Grand-duché : sa statue trône au milieu de la place principale de Helsinki et il a une grande rue à son nom, Aleksanterinkatu.
(4) – Arto PAASILINNA, une douzaine de ses romans magnifiquement traduits par Anne Colin du Terrail sont édités en poche chez Folio.
(5) – Stig RAMEL, « Gustaf Mauritz Armfelt, fondateur de la Finlande » ; Esprit ouvert, 1999
(6) – Stig JÄGERSKIÖLD, « Mannerheim, 1867-1951 » ; Michel de Maule, 1998
(7) – Eric HOBSBAWM « nations et nationalisme depuis 1870 » ; Folio Histoire. Il écrit : « Qu’est-ce qui aurait pu, en dehors d’un système d’enseignement secondaire ou même supérieur en finnois, remédier au fait observé que, quand les oppositions linguistiques se cristallisèrent en Finlande à la fin du XIXe siècle «  la proportion des gens parlant le suédois était bien plus forte parmi les intellectuels que dans le reste du peuple « , c’est-à-dire que les Finlandais instruits continuaient à trouver le suédois plus utile que leur langue maternelle ? » Il cite E. Juttikala K. Pirinen, « A History of Finland », p.176. S’appuyant sur le même ouvrage, Hobsbawm souligne que « ce n’est que qu’après 1880, quand le tsarisme s’engagea dans son propre cours nationaliste de russification, que la lutte pour l’autonomie et celle pour la langue et la culture en vinrent à coïncider ».
(8) – Devenue la Journée du Patrimoine finlandais. Snellman avait notamment contribué à la reconnaissance du finnois comme langue officielle – mais comme journaliste dans le journal Saima il écrivait en suédois …
(9) – Aleksis KIVI, « Les sept frères » ; Stock, Bibliothèque Cosmopolite. Le premier roman en finnois, digne des grands classiques de la littérature européenne.
(10) – Notons qu’il en fut de même pour les prénoms : par exemple Johan Henric et Maja Stina, se firent appeler Juho Heikki et Maria Kristiina.
(11) – Väinö LINNA, « Ici, sous l’Etoile polaire », en 3 tomes (tome 2 : les Gardes rouges de Tampere ; tome 3 : Réconciliation) – Les bons caractères, Pantin, 2012
(12) – L.A. PUNTILA, « The Political History of Finland », The Ottava Publishing CO. Helsinki, 1974
(13) – Sofi OKSANEN, Purge ; Stock, La Cosmopolite, 2010. Dans cet excellent roman, S. Oksanen (de mère estonienne et de père finlandais), évoque le triste sort de l’Estonie qui fut absorbée dans l’Empire soviétique.
(14) – Anne-Marie THIESSE, « La création des identités nationales, Europe XVIIIe-XIXe siècle » [Points Histoire]
(15) – Patrick J. GEARY, « Quand les nations refont l’Histoire », Aubier, 2004. Il y explique comment « la correspondance entre les peuples du Moyen-Âge et les peuples contemporains est un mythe ».
(16) – L’Italie a eu une brève période coloniale – ignoble avec l’invasion de l’Éthiopie – mais visiblement elle était restée un pays d’émigration, peu familière avec les diversités humaines. On y voit dans des stades des tifosi au comportement répugnant quand apparaissent des footballeurs d’origine africaine, mais par ailleurs de petites villes, comme Lampedusa, sont exemplaires dans leur solidarité envers les réfugiés d’Afrique. Cela prouve qu’il ne faut jamais caricaturer un pays.
(17) – Eh oui, même pour la France… Un Français peut ainsi considérer un hasard biologique. La succession des premiers rois capétiens fut directe pendant trois siècles (de l’avènement d’Hugues Capet en 987 à la mort de Philippe IV, en 1314), de pères en fils, ce qui renforça ce pouvoir centralisateur naissant. Cette succession agnatique parut si évidente que l’usage de faire sacrer roi le fils du vivant de son père disparut à partir du XIIIe siècle… Le déclenchement de la Guerre de Cent ans le démontre a contrario. Un facteur parmi pleins d’autres, mais il a été souvent souligné et il n’est pas anodin.
(18) – Frédéric LORDON, « Imperium, structures et affects des corps politiques », La fabrique éditions, 2015
(19) – Dans les évaluations comparées des résultats scolaire en primaire, un point crucial est systématiquement omis : le finnois écrit est quasi parfaitement phonétique. Il s’écrit comme il se prononce. Une facilité que pourraient envier les écoliers français ou anglais… Mais, soulignons-le, rendre le français phonétique à l’écrit serait absurde car la langue écrite est maintenant bien trop éloignée de la langue orale.

Albert Edelfelt, « Soir d’été », 1883

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139 réflexions sur « Ancêtres et nation : le cas finlandais, par Jacques Seignan »

  1. L’intérêt du moment pour l’appartenance à la France ou pas est surtout d’actualités parce que le gâteau national à partager diminue.
    Dans les années 60 les émigrés étaient les bienvenus.
    Le Medef y est toujours favorable à ma connaissance (la concurrence est toujours bonne pour les autres).

  2. Tout ceci est bien joli mais la question des immigrés ne se posent pas en des termes comme ceux du passé. Quand des gens arrivent avec la religion musulmane, que leur nombre devient suffisant pour affirmer leurs volontés cachées et que parmi celle-ci par exemple se manifeste la volonté de ne pas vivre selon les us et coutumes du pays (crime d’honneur, égalité/séparation h/f, lois divines au-dessus, taqqiya…) il est temps de les renvoyer chez eux.
    Pour les décennies à venir l’islam est incompatible avec nos systèmes occidentaux. Moi je ne veux pas prendre le risque de voir mon pays devenir majoritairement musulman. Toutes vos explications relatives au passé ne s’appliquent pas à la présente situation. Ce passé n’explique pas le présent ni le futur.

    1. Toutes vos explications relatives au passé ne s’appliquent pas à la présente situation.

      Exactement, c’est pour cela qu’il est difficile de ne pas rire en vous voyant écrire « il est temps de les renvoyer chez eux », sachant que pour renvoyer des Français de confession musulmane vers… la France, l’avantage c’est que ça ne coûtera pas très cher ! Au mieux un billet de RER (remplacé par une rame TGV, c’est plus chic, merci le gouvernement) pour regagner la banlieue parisienne.

      On vous a informé de la décolonisation, non ? C’est le chapitre juste après la « théorie du genre » dans les bouquins de nos mioches.

      Ps : la taqîya ne relève pas des « us et coutumes du pays » (sic), puisque c’est avant tout un moyen de cacher sa foi pour éviter la persécution en tant que musulman (chiites persécutés par les sunnites par exemple), ce qui arrive quand même assez peu dans les pays musulmans quasi uni-confessionnels, il faut l’avouer !

      Que la taqîya soit dévoyée par les islamistes radicaux et préconisée comme « stratégie » d’infiltration pour leurrer l’ennemi, c’est simplement parce que nos experts ont pas été foutus de relayer un autre nom. Duperie, duplicité, dissimulation, c’était pas compliqué. Mais Taqïya, ça fait plus chic c’est sûr, et les « penseurs » de l’Islam djihadistes ont pas fait de gros efforts, vu leur connaissance toute relative de leur propre religion.

      En réalité, il faut parler pour ce qui concerne les islamistes qui dissimulent leur radicalisme religieux (voire leur religion tout court) de « muruna », qui est le terme qui recoupe le plus fidèlement les pratiques des djihadistes comme Merah ou les frères Kouachi.

      1. Bonsoir
        @Julien Alexandre
        Je vous aime bien, mais ce que vous dites de la tâqqiya c’est assez n’importe quoi!
        La « dissimulation », tâqqiya, fait partie des ruses recommandées – voyez le Livre des Ruses- 13ème siècle, l’équivalent arabe de l’art de la guerre de Sun Tzu- pour le commerce, la guerre, tomber les filles ou faire avancer la vraie foi ou se protéger. Vous voulez un exemple? relisez le Corbeau et le Renard! Maître Goupil est un taqqiyeur taquin accompli ! Comme le sont aussi tous nos présidents de la République!
        Les fleurs qui se déguisent en insectes pour polliniser sont aussi des taqqiyeuses expertes!
        Cordialement.

      2. @Julien Alexandre,
        Majid Oukacha, ex-musulman, a écrit « Il était une foi, l’islam… », une étude exhaustive sur les conséquences pratiques des textes sacrés de l’Islam. Inutile de préciser qu’il connait bien son ex-religion (sans doute mieux que nous).
        Il parle de la taqiya ici : https://www.youtube.com/watch?v=DuRTU6yByFk
        C’est un concept déduit du Coran, donc bien conforme à l’islam sunnite orthodoxe.

      3. @ Sapristi

        Ah ouais, Majid Oukacha, le type que l’on peut voir sur TV Libertés dégoiser avec Collard le comique d’office ou entendre sur Radio Courtoisie ? C’est clair, je m’incline devant cette autorité de la chose islamique.

      4. Le livre des ruses… L’arabe est rusé, le grec aussi, homériquement rusé. Le Gallou aussi est rusé, ni grec ni arabe pourtant.

      5. Va falloir qu’il peaufine sa taqïya pénienne le Majid, y-compris quand il cause aux ultras d’Europe-Israël.
        http://www.europe-israel.org/2015/09/pourquoi-il-a-quitte-lislam-je-mappelle-majid-oukacha-je-suis-un-patriote-francais-ne-dans-une-france-que-je-reconnais-plus/

        La France s’islamise. Et cette islamisation démographique qui donne de plus en plus envie à nos gouvernants politiques de se détourner des foires à la saucisse pour les repas de rupture du Ramadan et de faire des concessions politiques aux revendications islamistes dans un souci de clientélisme électoral va conduire la France à s’islamiser politiquement.
        Israël est aujourd’hui en situation de plein emploi et il semble avoir des perspectives économiques plus optimistes que celles que nous préparent nos gouvernants immigrationnistes, européo-fédéralistes et idiots utiles d’un monde unipolaire où la France jouerait un rôle de toutou suiviste. J’ose espérer que ce sont ces raisons qui donnent envie à ces Français de confession juive de s’y installer plus que l’intuition ou le vécu d’une France en cours d’islamisation qui leur devient de plus en plus hostile.

      6. Je ne vois pas l’intérêt de s’échauffer sur la signification précise de tel ou tel terme.. Penserait-on discourir s’il vaut mieux appeler le mal un cancer ou une tumeur ? Le bilan est là les gars, désolé de vous le rappeler : plus de 200 morts. Et le seul truc qui vous soulage, c’est vous défouler sur un type qui emploie le mot takiya au mauvais moment au mauvais endroit. Allez, bonne chance à tous, vous en aurez besoin.

      7. @ EquerreEtcompas

        Le jour où ton toubib t’annoncera que t’as un cancer alors que c’est une tumeur bénigne, on en reparlera !

        Mal nommer les choses c’est ajouter aux malheurs du monde (qui n’en a pas besoin). Demander un peu de précision sémantique et ne pas laisser accroire qu’un militant d’extrême droite est un « intellectuel de l’islam », c’est tout sauf se « soulager » ou se « défouler ».

      1. @Julien Alexandre.
        Donc un ex-musulman si il parle à un droitiste est disqualifié, parce que vous supposez que son livre est dédié aux droitistes. J’ignorais que vous étiez habilité à distribuer des brevets de soufisme.

      2. @ Sapristi

        « Droitiste », qu’en de jolis mots ces choses là sont dites !

        Libre à ceux qui veulent bêler avec le troupeau en parlant de Takyia par ce que ça fait chic et tout le monde le dit, il n’y a pas d’obligation de prendre en compte mon rappel. Mais ne pas venir m’opposer des « intellectuels » de ce genre dont l’agenda politique est clair comme l’eau de roche. C’est un peu comme lire les protocoles des sages de Sion pour comprendre le judaïsme.

    2. « Pour les décennies à venir l’islam est incompatible avec nos systèmes occidentaux. »

      Et pour les décennies à venir, nos valeurs occidentales ne sont pas compatibles avec la finitude des réserves pétrolières qui se trouvent sur leur territoire d’origine. Point barre.
      Sans résoudre cette équation vous ne résoudrez rien du tout.

      1. @Michel
        Si ce n’était que du pétrole se serait encore jouable.
        Mais le vrai finitude s’applique aussi et surtout aux ressources vitales eau, air et terres arables en constante dégradation, toujours en cours et en amplification. Les écosystèmes responsable d’en assurer la qualité s’affaiblissent avec des conséquences exponentielles.
        La seule solution diminuer l’ensemble des activités humaines tant que faire se peut.
        Rien de nouveau dans cette affirmation, je ne vous apprends rien, les valeurs occidentales vont continuer à dominer et par la croissance atteindre le point de non-retour……..

      2. @ Alain Audet dit : 5 octobre 2016 à 22 h 47 min

        « La seule solution, diminuer l’ensemble des activités humaines tant que faire se peut. »

        C’est ce qu’ont bien vu les théoriciens de l’islamisme.
        Ils lancent leurs combattants dans l’extermination des occidentaux, les plus grands consommateurs de planète par habitant. Ils galvanisent leurs troupes combattantes pour mieux exterminer ceux qui contribuent à réduire la survie des descendants d’islamistes et, comme il n’y a pas de petites économies ils vont jusqu’à présenter la mort en martyr de leurs guerriers, souvent peu futés, comme la plus valeureuse des récompenses.
        L’islamisme est donc un processus de suicide collectif de l’humanité œuvrant d’abord au profit de quelques-uns (les «califes » et leurs cours), lesquels pensent survivre plus longtemps que ceux qu’ils poussent au nom de leur dieu, à l’élimination de l’humanité la plus consommatrice.
        Ils ont probablement vu que quoiqu’elle fasse, l’humanité finira par s’éteindre et ils se sont dit que leur propre intérêt était de figurer parmi ceux qui se donnent les plus grandes chances de survivre et de faire survivre leurs descendants en éliminant les autres.

      3. @ Alain
        Si les terres arables s’érodent c’est parce que l’humanité les travaille mal (je n’accuse pas les agriculteurs mais bien l’agriculture)
        Ce n’est pas avec moins d’activités qu’on va résoudre le problème mais bien avec d’autres activités adaptées au problème à résoudre.

      4. @Michel 6 oct
        Je précise pour être plus claire:
        Certains secteurs d’activités considérés comme inutile devraient complètement cesser, dans ce sens cela constituerait en une diminution global importante(voir majeur) des activités humaines ou de notre empreinte écologique.
        Je laisse à tous de trouver quelles activités nous pouvons éliminer.
        La dynamique découle du simple arithmétique de base

      5. @ Alain Audet dit : 5 octobre 2016 à 22 h 47 min

        « La seule solution diminuer l’ensemble des activités humaines tant que faire se peut. »

        Je crois qu’il conviendrait de préciser « activités humaines non indispensables et consommatrices de ressources non renouvelables »
        Pour simplement prolonger sa longévité, l’espèce humaine devrait rechercher l’économie et la tempérance dès aujourd’hui, afin de permettre à ses descendants de pouvoir vivre encore demain.
        On peut, par exemple, s’interroger sur ces salles de remise en forme où les utilisateurs urbains viennent brûler leurs calories sur des tapis roulants, les obligeant à fournir des efforts pour affiner leur silhouette, alors qu’hors de la ville, le travail agricole exige des efforts que l’on fait fournir par des machines consommant……… du pétrole. C’est irrationnel et anti économique.
        Il n’est pas certain que pour survivre, l’humanité ne soit pas contrainte d’effectuer certains retours en arrière permanents comme en ont connu, temporairement, ceux qui ont vécu la dernière guerre mondiale.

      6. « On peut, par exemple, s’interroger sur ces salles de remise en forme où les utilisateurs urbains viennent brûler leurs calories sur des tapis roulants, les obligeant à fournir des efforts pour affiner leur silhouette, alors qu’hors de la ville, le travail agricole exige des efforts que l’on fait fournir par des machines consommant……… du pétrole. C’est irrationnel et anti économique. »

        Effectivement, on peut s’interroger.
        Cette production existe pour réaliser des profits et payer les rentes, rien d’autre.
        En tant que jardinier d’un potager communautaire, il n’y a aucune rente à retirer de mon activité.
        Ma devise au jardin est aujourd’hui semer, planter, couvrir et récolter, je soustraite le travail du sol aux racines et aux organismes vivants du sol, aucun benef à récolter non plus de ce côte là.
        Sinon que de faire mieux avec moins et récolter la sobriété.
        Ce que vous soulevez est certes irrationnel mais certainement pas anti-économique dans le sens de l’économie capitaliste industrielle financiarisée.

      7. @ Michel Lambotte dit : 9 octobre 2016 à 14 h 10 min

        « Cette production existe pour réaliser des profits et payer les rentes, rien d’autre. En tant que jardinier d’un potager communautaire, il n’y a aucune rente à retirer de mon activité. »

        Cher Michel, depuis le temps que nous échangeons sur le blog de Paul Jorion, aucun de nous deux n’a réussi à convertir l’autre.
        Votre sensibilité, tout comme celle de beaucoup d’autres, foncièrement anticapitaliste, tend à présenter la rente comme une mauvaise chose qu’il conviendrait de proscrire. De mon côté, je vois la rente comme la légitime rétribution d’un travail préalablement réalisé constituant un investissement et grâce auquel on peut vivre dans le présent en préparant le futur.
        En conséquence, contrairement à vous, au lieu de condamner le capitalisme et la rente qu’il permet, je suis tenté de présenter le capitalisme comme le processus naturellement mis en œuvre par les humains soucieux d’assurer la survie de leur espèce en investissant.
        Je vois au contraire les anticapitalistes comme des chasseurs cueilleurs qui se contentent de profiter de ce que la nature leur délivre au jour le jour, en travaillant le moins possible tout en ignorant, voire-même en méprisant, ce qu’ils ont hérité et qu’ils doivent au travail de leurs prédécesseurs ou de leur propre travail de capitalisation.
        Comme tous les humains, vous tirez profit de ce qui a été acquis grâce aux actions positives et négatives tirées des expériences, des réflexions, et plus généralement, des travaux antérieurement réalisés.

  3. Etant belge et invité à réagir, je peux dire qu’intuitivement ce que je viens de lire était déjà en place dans ma tête… et que la guéguerre flamand/wallon n’a aucun sens si on considère l’union de plus en plus poussée (dans la richesse que la diversité offre et donc dans la tolérance réelle) que le futur réclamera.
    Malheureusement, comme dit plus haut, la taille du gâteau diminue et donc la tentation d’exclure le plus de gens possible augmente fortement. Toutes les excuses sont bonnes pour polariser la société (eux contre nous ==> leitmotiv de la NVA en Belgique) et il est bien plus facile pour nos politiciens de se servir de la haine de l’autre pour se faire élire que de la combattre.

    Dans l’intérêt de l’humanité (ou même de la vie au stade ou nous sommes), que la Belgique disparaisse sous sa forme actuel pour donner 2 ou 3 petits morceaux n’a pas de sens mais, par contre, pour être intégré à plus grand (l’Europe mais pas sous sa forme actuelle) cela en a beaucoup.

      1. je suis totalement d’accord avec le fait que la Belgique, c’est l’Europe en plus petit ! et c’est bien cela qui fait peur… la majorité des flamands ne sont certainement pas contre les wallons mais une majorité de flamand vote pour le seul parti qui combine changement/haine de l’autre… et c’est bien la, la grande force de la NVA ! faire miroiter le changement sans culpabiliser les électeurs (puisque c’est les wallons, les grands fautifs, d’après la NVA). A l’échelle Européenne, le même processus est en place…
        Pour les allemands, les grand méchants sont les grecs.
        Pour la Hongrie, c’est les migrants.

        Le gâteau continuant à diminuer, la haine continuera de grimper et il deviendra de plus en plus difficile de dire STOP que ce soit aux politiciens ou aux populations (pour qui la culpabilité et la remise en question est de moins en moins mise en avant).

        Comme le disait Bernard Maris, « la solidarité disparait dans les temps de misère économique ». Le changement de modèle de société est URGENT pour éviter que la haine ne détruise tout.

      2. C’est une théorie partagée par Jacques Attali, grand penseur politique comme chacun sait.
        Il ajoute que si la Belgique disparaissait, l’Union européenne (pas l’Europe) disparaîtrait à son tour.
        Bof.

      3. Julien Alexandre
        Je ne suis pas tout à fait d’accord. Les problème de l’Europe sont bien plus complexes que ceux de la Belgique. La Belgique a fait un héritage malheureux, celui de la chohabitation de deux groupes linguistiques. Pendant très longtemps, les Belges francophones, prospères à l’époque, ont ouvertement méprisé les « paysans Flamands »; les derniers ne sont prêts à l’oublier. J’ai l’impression que les deux groupe ne peuvent s’entendre, il y a aussi un grand écart en terme de mentalités.
        Il ne faut oublier que l’Europe d’aujourd’hui fonctionne encore assez bien (mais pour combien de temps?) en raison de ses principes économiques. L’économie tient tout. Et l’Eurosystem vaccille.

      4. Les problème de l’Europe sont bien plus complexes que ceux de la Belgique.

        Je pense tout le contraire. Quand la question de Jérusalem s’est posée à la construction européenne, on a coupé facilement la poire en deux : sessions du parlement à Strasbourg, Commission et travail parlementaire à Bruxelles. Pour ce qui concerne Bruxelles comme Jérusalem de la Belgique, c’est pas demain la veille que les indépendantistes flamands auront résolu la quadrature du cercle, sauf à acter un abandon pur et simple. Et je ne parle même pas du pétrole de la mer du Nord ou bien de l’approvisionnement en eau du sud vers le nord. Un petit pays qui réussit à avoir des problèmes de géopolitique que l’Europe entité fédérée n’aura jamais.

      5. Il ajoute que si la Belgique disparaissait, l’Union européenne (pas l’Europe) disparaîtrait à son tour.
        L’important c’est que AB Inbev ne disparaisse pas.

  4. Si ce parti de vrais Finnois se présente aux élections, qu’ils sont élus, reconnus, recasés après, c’est qu’ils sont aux normes républicaines actuelles, le débat partout en Europe se concentre sur ce sujet, les peuples votants démocratiquement pour ceux qui représentent leurs intérêts. Si le débat se porte sur les questions migratoires et identitaires la faute à qui, le plouc finnois aurait peut-être mieux à faire que de penser à tout ça. Si l’égalité des sexes est un principe auquel nul ne peut déroger en raison de sa religion ils peuvent apprécier chez leurs voisins comment ça se passe et en discuter en toute liberté. Il ne faudrait pas non plus traiter de racisme et d’intolérance ceux qui ne veulent pas que soit remise en cause l’égalité des sexes, les finlandais ne sont sûrement pas majoritairement racistes comme au dernier siècle, ils ont peur et peuvent répondre par la violence alors que ce sont sûrement des gens pacifiques.

  5. « Il ne faut pas transiger et il faut définitivement refuser l’homogénéité pour la couleur de la peau, en Finlande comme partout dans le monde. »
    j’ai aujourd’hui 25 ans. et je sais déjà que je me battrai toute ma vie contre ce mensonge gauchiste.

    1. Lambertiste, trotskyste, maoïste, staliniste, libéral…le mensonge gauchiste est dissimulé partout et vous distribuerez des coups tout le temps à travers le monde, jusqu’à l’épuisement et vous verrez le mensonge partout.
      Dans un avenir proche on pourra se faire une couleur de peau, il y a plusieurs teintes dans le pâle, on pourra changer plus facilement de peau que de religion ou de doctrine économique.

    2. Que signifie « mensonge gauchiste » ? Essayez d’être plus explicite bien que je devine un peu…
      La couleur de la peau : mais moins informez-vous !
      http://www.hominides.com/html/dossiers/peau-poils-prehistoire.php
      Les ancêtres africains avaient la peau foncée ; leurs descendants qui sont allés dans des latitudes septentrionales ont eu cette adaptation de l’éclaircissement de la peu pour faciliter la synthèse de la vitamine D par les UV (un article récent de Pour La Science montrait que ce fut une adaptation trsè rapide, quelques milliers d’années) . C’est tout.
      Des générations de scientifiques ont démontré toutes les illusions basée sur des phénotypes et en particulier celui de la couleur de la peau. Mais c’est affligeant de voir que ça ne sert à rien.
      Je suppose qu’étant cohérent, vous refusez aussi la génétique et la théorie de l’Évolution…

      1. Pas de coup bas, les gauchos freudiens ont une tendance sadique. Asseyez-vous, fermez les yeux et pensez à un endroit paisible.

    3. Si ,à 25 ans ,vous savez ce que vous allez faire ou penser toute votre vie , ça n’est pas un mensonge gauchiste ou pas , c’est une grosse connerie et une grosse imprudence .

      Qui ont été aussi les miennes , mais j’ai rectifié le tir à 11 ans .

  6. « on y découvre les hasards et les mélanges dont nous sommes tous issus, dépassant ainsi toute simplification et réduction. »
    Encore une fois, la seule réduction c’est vous qui la commettait.

    1. Des généticiens disait dernièrement qu’en terme de gène, l’humanité n’était pas la mieux armés… le rêve gauchiste, si on considère les choses sous le point de vue génétique, est simplement une question de survie de l’espèce (à dire vrai c’est déjà ce qui a amené l’humanité vers le meilleur actuel)

    2. Eh oui, il y a des mélanges et ils sont dus aux hasards des pérégrinations de nos ancêtres.
      Par exemple je connais une famille dont la dernière génération a des racines françaises, hollandaises et finlandaises (oui, ils sont bien blonds 🙂 ). Un bon mélange pour vous ?
      Désolé de vous le dire mais si un jour vous faites un peu de recherche généalogique, vous risquez d’avoir des surprises…

  7. Encore un billet qui se veut faire la morale.

    Mais sur le territoire de la France actuel, il y avait 12 millions de gaulois.
    Les invasions barbares, c’est 300000 francs, 60000 burgondes,… En tout, ils n’étaient même pas 1 million.
    Ensuite, peu de mouvement jusqu’au XX° siècle.
    Et même au XX°s, les gaulois étant plusieurs dizaines de millions, aujourd’hui la population Française est composée de 80 % de gaulois au bas mot.
    En gros, le peuple reste grosso modo toujours le même mais les maîtres changent.

    1. En gros, le peuple reste grosso modo toujours le même mais les maîtres changent.

      Non, les maîtres sont toujours apatrides, n’est-ce pas ?

    2. SJA, vos assertions sont simplistes et Juanessy en donne parfaitement les clés. Non on ne peut pas faire ce calcul d’extrapolation (cf. la question de l’implexe en généalogie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Implexe )

      Je veux juste ajouter une donnée sur la question des Gaulois qui est devenue si centrale (on croit rêver!).
      En grec ancien, ils sont appelés les Keltoi, les Celtes, et ils se sont répandu dans toute l’Europe, de la Galatie à la Galice. Mais la France avait des populations locales proto-Basques et jusqu’au nord de la Loire on retrouve des traces linguistiques dans les noms de rivières. Déjà donc avant le temps des Gaules (il n’a jamais existé une Gaule!) un mélange s’était opéré entre ces pré-celtiques et les envahisseurs celtes. Il est faux de réduire ensuite l’apport germanique aux maîtres ; un lente invasion avait déjà eu lieu. Et puis il y a cette acculturation de nos « Gaulois » par l’envahisseur romain : il reste bien peu de mots gaulois en français. Pourquoi ne pas parler de Gallo-romains ? Et si l’on parlait des envahisseurs normands venus de Scandinavie ou même de (Grande) Bretagne pour aller en Armorique, notre Bretagne. On pourrait aussi mentionner les juifs dont l’arrivée sur le sol gaulois est si ancienne.
      Mais à quoi bon, au fond ! On peut écrire tous les livres de génétique, d’anthropologie, de linguistique, d’histoire, avoir toutes les données archéologiques etc. et on en revient toujours à ces mythes qu’a cru bon de propager la IIIe République à la suite des délires de certains révolutionnaires qui ont osé ethniciser la lutte des classe (aristocratie franque contre paysans gaulois).
      Sans doute est-ce rassurant pour vous mais contre ces discours qui ne tiennent compte d’aucun acquis scientifique ou historique que peut-on faire ?

      1. Des enfants .

        Au passage , le blond qui n’est pas un caractère dominant est appelé à disparaître , mais la cosmétique donne une parade .

        Par contre , « les blonds » ont souvent des groupes sanguins assez bizarres de type A ou AB , et « nous » assez souvent de type O, et les gynécos sont assez attentifs dans cette occurrence .

        J’ai par ailleurs déjà raconté comment il y a plus de gènes identiques entre des sud-africains et des british ( et peut être Zemmour ) , qu’il n’ y en a entre ces mêmes sud-africains et des peuples de l’Afrique de l’Ouest de l’hémisphère nord .

        Mais c’est peut être un mensonge de généticien stipendié par la gauche , même s’il est de droite , mais d’une mauvaise droite qui ne doit pas descendre d’un ou une pur(e) gaulois(e) que l’INSEE comptabilisait à 12 millions , je ne sais pas trop quand .

      2. Ben avant qu’ils en soient là , faut déjà les faire , les éduquer et les rendre heureux .

        Ça peut encore se faire .

      3. @Rocaube :

        Une très bonne nouvelle : selon une étude très récente parue dans  » Nature », on aurait enfin atteint l’âge maxi pour la vie humaine ( sans même parler de l’extinction de l’espèce) , et le record de Jeanne Calmant a une chance quasiment nulle d’être égalé ou battu .

        Je n’aurai donc pas le temps de me ruiner en cotisant jusqu’à cet âge là , à la donation mensuelle du blog .

      4. Nous quittons ce monde en ruines, nous avons mis fin à notre mode de survie, tous les records ne doivent pas être battus mais certains méritent d’être salués.

      1. S’agissant des basques ,ils ont des gènes souvent assimilés à ceux des caucasiens , et sont largement plus différents des grands bretons que ceux ci ne le sont des sud-africains .

        Pour Vigneron , on sait que c’est un descendant d’OGM .

      2. Merci pour ces liens.
        On pourrait ajouter, en passant, que le nom de Gascogne rappelle cette histoire de proto-Basques.
        Gascogne = Vasconie pays des Vascons, des Basques (puisque v et b en occitan comme en espagnol sont proches pour la prononciation)

  8. Il y avait au musée de l’homme à Paris que j’avais visité en 2007 dans son ancienne version , un panneau que j’avais pris en photo , ce qui me permet de retranscrire aujourd’hui ce qu’il disait ( et illustrait) :

    Chacun de nous a deux parents , 4 arrières grands parents , 8 arrières arrière grands parents , 16 ….

    A la 33ème génération ,soit vers l’an 1200, du temps de Saint Louis , chacun d’entre nous aurait …8 milliards d’ancêtres .

    A la 80 ème génération, soit au début de l’ère « chrétienne », chacun d’entre nous aurait 1millions de milliards de milliards d’ancêtres !

    Le problème , c’est qu’il n’y avait que quelques centaines de millions d’habitants du temps de Saint Louis et que la population mondiale n’a atteint le nombre d’un milliard que vers l’an 1800 .

    La réalité , c’est que les 5 ( à l’époque de la rédaction du panneau) milliards d’hommes actuels partagent de multiples fois les mêmes ancêtres : nos aïeux ont épousé des parents sans le savoir .

    Lorsque des parents ont des ancêtres communs, leurs enfants sont dits consanguins. C’est le cas de tous les hommes actuels!

    …Car les premiers  » hommes » étaient peu nombreux , quelques milliers au plus .

    Bref :

    – cherchez la femme ,
    – intégration ou assimilation ,
    – diasporas, mondialisation , appartenance .

      1. @François Corre :

        On aurait du commencer par votre lien et la suite des séquences qu’il comporte ! ( bien que j’ai remarqué au passage qu’on y préfère Charlemagne à Saint Louis ).

        Je me demande ce qu’on peut faire en matière d’IA , en s’inspirant du triptyque « génétique-épigénétique- environnement « , mais ça ne doit pas être une interrogation originale , et si ça se trouve , elle est déjà largement analysée et mise en application . Analogie « information génétique » – « information » , aussi .

        Chaque fois que je me crois pionnier génial , je m’aperçois que je suis en retard ( moi ….) .

      2. @juannessy
        Si, c’est une interrogation originale, et j’ignore totalement si cela est déjà ‘mis en application’…! Faudrait demander à Paul Jorion ! 🙂
        Sans un atome de connaissances, ou presque, dans le domaine de la génétique, lorsque j’écoute une personne comme P-H Gouyon, là je comprends…C’est ça qui est génial !

    1. Quand je pense que mon arrière-arrière grand père a peut être séduit l’arrière-arrière grand mère de Jducac , je me demande ce qui a bien pu se passer après , pour que le capital prenne des bifurcations si distinctes .

  9. Je suis toujours très étonné de remarquer que la plupart d’entre nous ne savent pas se satisfaire de ce qu’ils sont. De ce que les hasards des rencontres ont fait de nos mélanges génétiques. Il leur faut encore et toujours défendre une vieille lune, prendre parti contre qui ne leur ressemble pas, porte une différence visible ou supposée, en vouloir aux autres de ne pas être conformes à leurs rêves.
    Je veux en toute simplicité ici déclarer à chacun d’eux :  » Ta différence ne m’enlève rien. Elle m’enrichit.  » Et ajouter  » Alors regarde ma différence et demande-toi ce qu’elle te retire vraiment. »

    1. Qu’ y a-t-il de plus beau qu’ un arbre au printemps, à part peut-être un cerf chantant «Stranger in the night» au clair de lune avec des guêtres?
      Woody Allen

  10. Et dire que les aristocrates européens consanguins et plus tard les Etat nations se sont fait la guerre pendant presque … 1000 ans pour des bouts de terres qu’il fallait conquérir au dépens de peuple qui n’avait rien demandé, les voilà fort dépourvus devant l’ouverture des frontières pour lesquelles leurs peuples n’ont jamais voté. L’armée de réserve du capitalisme mondialisée sera leur problème insoluble.

      1. Il n’y a d’ailleurs pas que les « nobles » pour flirter avec la consanguinité élevée .

        Le  » crétin des Alpes  » qui s’est fait une belle réputation , avait deux raison de l’être ( crétin ) : le déficit en aliments iodés et la consanguinité de vallée .

  11. Au sujet de :
     » le finnois écrit est quasi parfaitement phonétique. Il s’écrit comme il se prononce. Une facilité que pourraient envier les écoliers français ou anglais… Mais, soulignons-le, rendre le français phonétique à l’écrit serait absurde car la langue écrite est maintenant bien trop éloignée de la langue orale. »

    C’est un point important, 2 en fait.
    Premier point:
    Le français est trop difficile à apprendre, trop de règles et trop d’exceptions. On estime à 2 ans le temps supplémentaire pour qu’un jeune écolier français commence à maitriser sa langue par rapport à son homologue anglais. La conséquence est que l’étude du vocabulaire est sacrifiée. De fait, notre vocabulaire est pauvre. Un dictionnaire anglais comprend environ 1/3 de mots de plus que le français. Un autre handicap par rapport à l’anglais est que la traduction de l’anglais vers le français gonfle la pagination, entre 1/5 et 1/4 en plus pour une même présentation.
    En fait, il existe un français rapide et concis – « Jean Giono: le français le plus rapide au monde »- mais il exige une attention et une maîtrise que peu de Français peuvent se permettre. Paul, par sa virtuosité en fait indubitablement partie, mais tout francophone doit-il atteindre le niveau doctorat et plus pour simplement communiquer avec autrui ? C’est une constatation évidente: le français est une langue élitiste, et elle est employée comme moyen d’exclusion. Mal comprise, elle appauvrit.

    Second point:
    La différence entre français écrit et français parlé est abyssale. Là encore, ils sont peu nombreux ceux qui ont le talent de parler comme ils écrivent. Il va de soi que cette profonde différence est une lacune qui représente un frein et une dichotomie, et aussi bien, un moyen de stigmatisation.
    On sait que le Japon, par exemple, attribuait aux Femmes un langage propre réservé à leur échange ou que l’Empereur employait une langue réservé au Dieu, qu’il était, mais incompréhensible au peuple.
    L’écrit de l’ Ancien Régime avait atteint un stade de vacuité ridicule à nos yeux actuels. Que l’on relise les mémoires de Louis 14 ou des lettres diplomatiques de Talleyrand pour comprendre ce qu’est tartiner des longueurs pour quasi ne rien dire… et satisfaire un sentiment d’élégance bien mal placé.
    Bref, notre langue n’inclus pas, elle sépare et classe avant même que le contenu, oral ou écrit, puisse être compris.

    Là encore on ne peut qu’admirer l’anglais accueillant sur un pied d’égalité l’expression écrite et le parlé le plus commun, facile d’apprentissage et beaucoup plus facile à maîtriser. Comme il « faut » un moyen de classification, l’accent jouera ce rôle, poussé jusqu’au snobisme. Mais l’accent de la gentry est facile à apprendre – il existe des école d’apprentissage de l’accent et des bonnes manières- et il n’en faut pas plus pour en être…

    Un coup d’œil rapide aux résultats économiques du monde anglo-américain sur une longue période montre que ces pays sont plus « efficaces » et plus « productifs » que leur contemporain de culture latine. ( C’est un fait pénible que nous avons du mal à admettre). Les qualités de la langue anglaise pourrait bien ne pas y être étranger. Surtout si on perçoit et comprend que l’anglais actuel est le résultat d’une volonté simplificatrice, véritablement populaire, exercée pendant des siècles. L’abandon récent de la marque du génitif saxon ( ‘s ) sauf 3 exceptions – par exemple, »King’s garden »- en est une preuve convaincante. Alors que le français, sous direction de l’Académie, a d’emblée refusé l’abandon de l’orthographe étymologique. Pascal préconisait, par exemple, la simplification « tems » au lieu de « temps ». 1635, la date de création de l’Académie est la marque de notre procrastination langagière au grand dam des jeunes de banlieue et autre lieu mal famé, prisonniers d’une langue stigmatisatrice. (Hou!, l’élégance…)

    1. Moi qui n’avait qu’une cervelle moyenne , mon père son seul certif et ma mère rien du tout , on a quand même réussi à apprendre le français sans trop le massacrer oralement et à l’écrit, et on avait l’impression que ça nous servait à pas trop mal « raisonner » et nuancer ( ou chanter ,car le paternel était excellent ténor , mais je reconnais que pour ça le top c’est l’italien ou le russe ). Pour compter , et commercer , l’anglais . Pour donner des ordres , l’allemand .Pour la danse et la nostalgie , le wolof .Pour la mélopée , l’arabe .

      J’ai essayé le mandarin : pas décollé .

      Au sudoku , pas mal .

      Je n’ose pas qualifier le flamand .

    2. Daniel, je n’aurais pas pensé partir sur des questions concernant le français… Mais bon, encore une fois je ne peux que m’étonner de tant d’affirmations péremptoires qui au fond ne sont pas étayées pour la plupart.
      Juste quelques points. Oui, le vocabulaire anglais qui a souvent deux termes, l’un d’origine saxonne, l’autre française, est plus effectivement plus riche — en nombre de mots. Mais comment pouvez-vous définir le concept de richesse d’un vocabulaire ? Il recouvre tant de choses. Et on l’a déjà souligné, Racine a écrit avec assez peu de mots… C’est un point crucial : aucune langue n’est supérieure à une autre. Lisez Marina Yaguello !
      Oui, il est vrai que le japonais inclus dans sa grammaire les aspects de politesse mais vous exagérez cet aspect. D’ailleurs les écoliers japonais doivent faire un gros travail pour maîtriser l’écrit mais ça ne semble pas gêner le niveau technologique et scientifique du pays.
      La grosse question est tout simplement celle des méthodes d’apprentissage de la langue écrite et bien sûr celle de l’acquisition précoce du vocabulaire. J. Attali a fait une excellente suggestion à ce sujet comme investissement massif dans nos maternelles. Pour ce qui est de la compréhension de l’orthographe française, je conseille vivement la lecture de Nina Catach.

      Et puis zut ! vous dites « L’écrit de l’ Ancien Régime avait atteint un stade de vacuité ridicule à nos yeux actuels » mais c’est vous qui êtes ridicule ! Avez-vous lu le petit guide écrit par Louis XIV (pas 14 bon sang de bon sang!) pour visiter les jardins de Versailles. Vous avez le droit de ne pas aimer la beauté du style du français du XVII et XVII mais de là à dire que c’est de la vacuité !
      Pour ce qui est de l’anglais je ne vois pas pourquoi vous prétendez que le cas possessif (génitif en ‘s) est abandonné ! Le parlez-vous un petit peu ?
      Il est sûr que chaque langue a des sortes de niveaux que les linguistes ont bien analysé et donc une classe supérieure se différencie ainsi, grâce à la chance d’une éducation plus poussée également. Mais de là à dire que le français est une langue élitiste, c’est absurde. Sur le continent africain plein de jeunes ont cet héritage (imposé certes) et souvent je suis impressionné par la richesse de leur français. Et je suis désespéré par la pauvreté du français de beaucoup de nos politiciens minables avec leur « faire en sorte » à profusion… leurs tics à la mode..
      Tous vos poncifs sur les latins inefficaces et les anglo-saxons « compétitifs » et en plus lié à leur langue, c’est délirant.
      Mais on voit bien que souvent on avance des trucs en pensant après avoir glaner par-ci par-là que l’on peut assener ses pensées et qu’il est inutile de lire des gens qui ont étudié ces questions.
      C’est vain.

      1. Ceci étant il ya tout une branche de la linguistique qui accompagne la génétique .
        Un belge regarde ça d’un œil critique :

        https://www.cairn.info/revue-la-linguistique-2009-1-page-133.htm

        J’avais signalé de mon côté comment en tant qu’ancien latiniste , j’avais été scotché au Gabon , en frontière du pays bateke , d’entendre la femme ( par opposition au mâle) être nommée  » mulieri » alors que l’on dit  » mulier » en latin .
        Remarqué aussi que le français , pour ceux qui le parlait , leur permettait de se comprendre avec l’ethnie d’à côté ( je ne parle pas des pygmées)

        Entre français , anglais , allemands , italiens , espagnols, grecs et même flamands , ont doit arriver à se décrypter en tant que langues à racine indo-européenne .

        Avec ce que nous promet la technologie ( parler dans une langue , être entendu dans celle de son choix ) , ça n’aura bientôt plus d’intérêt que pour les concepteurs de logiciels et de vieux barbus linguistes .

      2. Cette facilité technologique si elle devient la norme de communication , sera une catastrophe de plus , car si communiquer à un sens , il me semble qu’il est très largement autant dans l’effort et le talent mis à se faire comprendre et comprendre l’autre , que dans le contenu du message « échangé ».

        Une illustration ,avec cette traduction » simultanée du merveilleux poème rappelé par Vigneron , de TS Eliot ( un américain , ce qui fait mentir Oscar Wilde quand il disait : « rien ne sépare un américain d’un anglais sauf la langue ») , et qui montre que le talent du traducteur est la condition de conservation de la beauté et richesse des expressions langagières :

        http://www.legaufey.fr/Textes/Attention_files/The%20Waste%20Land.pdf

      3. @ Juanessy,
        L’article très intéressant dont vous donnez le lien, permet sans doute de comprendre ce que vous avez noté :
         » la femme ( par opposition au mâle) être nommée » mulieri » alors que l’on dit » mulier » en latin . »
        En fait c’est soit un emprunt aux portugais ou espagnols soit un pur hasard. En effet ça existe aussi et dans l’article on mentionne le cas connu de « bad » en persan et anglais…

    3. Qu’est-ce que t’as contre les lettres de Talleyrand ? Hormis les flatteries d’usage je ne vois rien que de très complet, précis et concis.
      http://www.le-prince-de-talleyrand.fr/napo.html
      Mais soit, on peut préférer ce qu’il se serait contenté de dire à Guizot, « Qui n’a pas connu les années voisines de 1789 ne sait pas ce que c’est que la douceur de vivre. »

      1. oui : « très complet, précis et concis » et ça explique (en plus des rapports de force pourquoi le français fut la langue diplomatique pendant longtemps.

    4. Quand le génial Doc Johnson a lancé en 1746 le projet de son Dictionary of the English Language qu’il pensait finir en 3 ans (il en mit 9), on lui a fait remarquer que les 40 de l’Académie Française avaient passé 40 ans sur leur dictionnaire. Réponse : « C’est la proportion. Voyons voir ; quarante fois quarante égale seize-cent. Trois pour seize-cent, voilà la proportion d’un anglais à un français ».

    5. J’assistai très récemment à une réunion d’enseignants en matières professionnelles organisée par le rectorat. L’un d’eux expliquait longuement, le soin qu’il mettait à simplifier au maximum les écrits, vocabulaire compris. Un débat s’en est suivi durant lequel bon nombre des enseignants prônait cette simplification….
      Cette dernière visiblement confondue avec pédagogie et une curieuse façon de « se mettre à niveau », ne serait-elle créatrice d’exclusion ? Il est vrai que simplifier simplifie le travail.
      Je trouve cette « tendance » très très préoccupante.

      1. D’un enseignant qui met du soin pour simplifier au maximum, c’est à dire simplifie de façon optimale, je ne vois guère en quoi se préoccuper.

      2. Dans la FP avec la loi NOTRE c’est l’inverse, pourquoi faire compliqué en ayant l’air de simplifier : un enfumage mal conçu, très très mal pensé et dans les faits un vrai tour de passe-passe. Rien ne se perd, rien ne se crée, rien n’a vraiment changé : les entités administratives sont encore plus nombreuses et tout est complexifié et alourdi à souhait. Aucun bénéfice, ni pour les administrés et encore moins pour celles et ceux qui sont chargés d’acter le bins sur le terrain. Merci au Dieu kafkaïen du grand n’importe quoi et de l’enfumage à peu de frais.
        Au moins Lavoisier était créatif et avait un esprit constructif…

      3. @Gudule :

        La loi NOTRE a fait l’objet de débats acharnés ( selon moi pour la frime ) lors du tout récent congrès de l’ADF :

        http://www.courrierdesmaires.fr/64740/les-departements-de-france-veulent-reecrire-la-loi-notre/

        Ce sujet qui semble s’éloigner de celui du billet ( « nationalisme , cohésion d’une communauté ,exclusion « ), y donne en fait un éclairage supplémentaire:

        Car , sous les apparences de confrontation sur des structures administratives , nos élus sont d’accord pour atomiser ce qui a fait et fait encore tant bien que mal la cohésion du pays : l’organisation territoriale et le professionnalisme de la fonction publique , sous « contrainte d’optimisation financière  » ( en cours depuis les années 70) , et avec les mêmes ressorts que la destruction de travail « privé »: soyez « polyvalents  » , soyez interchangeables par presse bouton , soyez remplacés par le robot ou le logiciel , soyez des « équivalents plus ou moins à plein temps » , ne faîtes surtout pas de métiers mais des emplois si on vous les consent .

        La cohésion d’une communauté est plus structurellement menacée par « l’optimisation capitalistique traduite en organisation sociale « ,que par le débarquement de cohortes d’envahisseurs .

        Mais quand on parle de celle ci , on ne pense pas à celle là .

      4. @Gudule : je tente l’affirmation , »Vigneron est aussi de cet avis » , lui qui signalait que les Zabitants de Nokialand auraient mieux fait de se méfier de Microsoft « .

        Même si j’extrapole un peu sa pensée ….

      5. Bonjour Vigneron
        Vous qui appréciez l’Ellipse, serait-il donc préférable de n’y rien comprendre ? Nous pourrions aussi nous borner à ne retenir que le sens propre des termes, histoire de simplifier un max. Après tout, si ni l’école primaire ni le collège ne sont parvenus à expliquer certaines notions de base, roule poupoule sur cette voie si bien engagée. C’est tellement mieux, à comprendre si peu, de stigmatiser, ronflant qu' »on » est si mieux extraordinairement intelligent à pouvoir donner du sens aux choses !

      6. @Armelle :

        Si j’ai compris quelque chose des ellipses de Vigneron , c’est qu’elles n’ont pas toujours uniquement pour objet de faire réfléchir et imaginer , mais elles ne sont parfois qu’un pied de nez « habillé » pour relever un hiatus dans le propos du malheureux ciblé .

        Pour le coup et pour une fois , il n’y avait pas d’ellipse dans son commentaire bref mais pas simplifié à l’excès .

        Je ne sais pas si les finnois sont assez finauds pour pratiquer l’art de l’ellipse , qui , comme l’ironie , est un art dangereux aussi bien pour celui qui l’exerce que pour celui qui le subit .

        Mais très vivifiant .

    1. @Juan

      Demandez un assouplissement voire un élargissement de certaines catégories de fonction au sein de la Fpt ne me choque pas. Les fonctions évoluent et la Fp doit évoluer sous peine d’être littéralement sclérosée. Ce que je trouve choquant, c’est la cosméticité de ce qui est mis en place, à chaque fois, lors de chaque audit ou réorg ou soi-disant réforme et qui se fait uniquement sous couvert de « modernité ». Tout le monde connaît les enjeux financiers qui motivent ces changements. Ceux-ci constituent une contrainte, certes, non négligeable mais ce dont je parle c’est de la pertinence concrète de ces changements. Si j’admets ces contraintes et suis naturellement favorable à toute évolution, encore faut-il que celles-ci soient concrètement profitables à tous ceux qui sont concernés, directement ou indirectement, par ces évolutions effectives. Or, depuis de nombreuses années, chaque Gvt fait de la cosmétique en prétendant « réformer » et en maintenant les mêmes mécanismes de fonctionnement aberrants et rigides d’un système de gestion qui les amplifie et de fonctions que chaque agent essaie au mieux d’incarner en essayant de ne pas le déshumaniser en acte. Alors qu’il faudrait avoir le courage une bonne fois pour toute, de le rendre plus humain en le refondant vraiment dans une optique gagnant-gagnant. Et ce n’est pas seulement un problème de moyens financiers, mais bien aussi un problème de mentalité et de courage politique. Mais bon sang de bois, qu’on arrête de faire croire à tous et toutes, qu’on va améliorer quoi que ce soit en mettant l’agonisant sous assistance respiratoire alors qu’il lui faut une greffe des poumons !!!!

      1. En fait , « l’agonisant » est le seul sain d’esprit et de corps .

        Sa seul erreur est de se confier à des diafoirus , qu’il s’agisse d’assistance respiratoire ( c’est qu’on est à deux doigts de la fin ) ou de greffe des poumons ( c’est qu’on n’est plus qu’à un doigt , celui qui indique la sortie ) .

        Il ferait mieux de participer à l’établissement de son propre régime .

    2. « lui qui signalait que les Zabitants de Nokialand auraient mieux fait de se méfier de Microsoft « »

      ben vi, Ireland is « beautiful »pour fiscalement optimiser et pas trop
      européo-solidaire l’Eire..

  12. Ma dernière petite fille , fruit d’un croisement entre un viking ( le gendre ) et une gallo-romaine si ça existe , est une blonde variable . Ces parents l’ont baptisée d’un prénom africain aussi répandue que Marie en chrétienté : Aminata.

    Ça a fait écrouler de rire l’infirmière (noire) de la clinique gynéco , mais c’est devenu sa chouchou pendant 5 jours .

    Ma petite fille est très fière d’avoir un prénom  » pas comme les autres  » ( elle aussi …)

  13. Ne tuons pas trop vite l’État-nation!

    « l’État-nation est de création récente, sa disparition est pour ainsi dire écrite ». Mais n’allez surtout pas le répéter à ces pauvres nationalistes »: Certes, et bien entendu, nous savons aussi que les dinosaures ont disparu et que l’homme n’est pas éternel. Le fond du problème ne réside pas dans une affirmation de ce type. Il faudrait seulement savoir quand la disparition de l’État-nation aura lieu, et sortir de la sorte d’une affirmation hors sol et à tout prendre facile. Face à l’UE actuelle, peut-on réellement croire que l’État-nation est dépassé en Europe? Ou bien a-t-on le droit de considérer qu’il a encore un bel avenir devant l’échec cinglant du projet fédéraliste concocté par nos élites sous la houlette de Washington? La difficulté est que l’expérience d’un pays n’est pas transposable. Puis que face au réel, la tentation d’affirmer des vérités toutes faites ou des prophéties type café du commerce est grande. Pauvres nationalistes? Peut-être, même si le choix de ce mot peut faire polémique. Aussi, pourquoi pas « pauvres fédéralistes », « pauvres mondialistes », et dans la situation présente « pauvre de nous »? Avec ce bel exemple finnois, je pense que la souveraineté, qui a à voir avec l’État-nation, peut encore être considérée comme un concept d’avenir, porteur de grands espoirs, même si beaucoup se le disputent. « L’UE est de création récente, sa disparition est pour ainsi dire écrite. N’allez surtout pas le dire à ces pauvres fédéralistes »: comme ça, ce n’est pas mal non plus! Cordialement.

    1. @ pucciarelli,
      J’aime bien votre adaptation sur la disparition de l’UE. Je dirais aussi bien « pauvres » ultralibéraux qui voient imploser au ralenti toute leur construction pseudo-europénne à coup de taux négatifs et autres QE…
      Je suis d’accord sur votre remarque sur la souveraineté à condition bien sûr que l’on s’entende sur ce qu’il y a derrière. L’exemple finlandais suggère aussi (comme j’ai essayé de le montrer) que la souveraineté même quand elle fut limitée par la finlandisation était largement préférable à l’annexion dans l’URSS comme par ex. l’Estonie l’a subie. La souveraineté si elle permet d’interdire des nuisances à la fois imposées et justifiées localement au nom d’un Europe ultralibérale (pesticides, spéculation, compétitivité austéritaire…) et permet effectivement d’exercer des choix démocratiques est positive ; la souveraineté manipulée par les nationalistes est négative. Le nationalisme a été la source de terribles guerres civiles européennes. La création de la Tchécoslovaquie sur une base nationaliste liée à la parenté linguistique formelle des Tchèques et des Slovaques est un cas exemplaire : il y avait 30% (de mémoire) de « minorités » dans cette création hybride qui n’a pas fait long feu…
      On a compris a posteriori que l’ensemble austro-hongrois, adapté pour les slaves, aurait pu être une solution pour ces problèmes nationaux…
      Au fond il faut lire Lordon sur ce sujet. En le citant j’ai pris le risque de la simplification caricaturale… Il explique exactement dans Imperium ce qu’il en est sur les nations et autres corps politiques.
      Alors pour en revenir à « pauvres » nationalistes mon mépris vise des gens comme les True Finns et mon billet essaye de montrer leur bêtise qui a quand même des conséquences (par ex. fin de l’obligation du suédois) et attise de nauséabondes pulsions. Pour le dire autrement, quand un démagogue parle d’une sorte d’État-nation presque éternel rétroactivement (les ancêtres gaulois !) je m’indigne et implicitement je trouve que c’est un pauvre type car aucune construction humaine n’est éternelle comme le mentionne Lordon et donc son idéologie essentialiste est lamentable.
      Un point de divergence resterait sur « la souveraineté, qui a à voir avec l’État-nation ». Ce n’est pas inexact mais il faudrait dépasser ça et je sais que ça semble actuellement très difficile.
      Cordialement

    2. L’état -nation que j’ai « servi » par idéal et raison , reste une option comme toutes les autres formes de communautés que vous évoquez , et qui donnent la panoplie des expériences possibles pour les peuples du monde pour survivre et vivre .

      Le choix d’une ou plusieurs formes  » constitutives » d’un groupe humain (  » pas de peuple si pas de Constitution ») me semble guidé par l’opportunité et la pertinence de la meilleure réponse à des questions éternelles : se nourrir , s’abriter , échapper à la violence ,procréer et éduquer les enfants en sécurité , penser et communiquer librement , se déplacer librement , créer , se projeter dans l’avenir en structurant ( pas fossilisant ) le présent , et une ou des formes de spiritualité positive et généreuse .

      Ma pratique assez longue de l’état-nation m’a amené à me convaincre que cette seule forme de réponse à l’enjeu de la vie ,n’était plus suffisante sous la contrainte naturellement croissante de la mondialisation , et ne le sera jamais plus . Les états nations disparaitront progressivement au moins sous la forme « historique » ( ça n’est pas une fin en soi) parce que le monde veut vivre .

      La forme finale est sans doute une société monde , mais encore très lointaine , car beaucoup des « réponses aux questions éternelles  » évoquées plus haut , ne sont pas encore assez clairement et majoritairement partagées ( en particulier la dernière !) .

      Entre ces deux formes « appropriées » , l’état nation et la société monde , dans un contexte violent et exacerbé, avec un système financier perverti et pousse à la mort , il y aura forcément des « alliances » intermédiaires ( qu’on les appelle fédéralisme , accords multilatéraux , ….) , pour répondre au mieux , « en attendant », aux questions auxquelles ces deux extrêmes ne savent plus ou pas encore répondre .

      Mais la finalité de la partie , ça n’est pas la structure , c’est la façon la plus sure d’assurer la survie et le bien être du groupe dans un environnement , y compris humain , complexe et contradictoire .

      Sans lâcher trop tôt ses billes , il faut voir et préparer , « un coup plus loin  » .

      Si la terre en souffrance nous en laisse le temps .

    3. Pour s’efforcer de penser hors de la  » boîte nationale « , comme est foutrement incapable de le faire le caricatural et formolisé Pucciarelli, lire moins d’historiens provinciaux (français), surtout les morts, et plus de géographes globaux, surtout les vivants, Agnew et Sassen par exemple…

  14. Merci pour cet article construit et apportant des éléments concrets pour la réflexion, surtout la 1ère partie. La seconde partie quitte brutalement le rationnel pour essayer de nous bercer dans la douce illusion que les problèmes de coexistence entre cultures ont tous la même origine unilatérale (le racisme) et donc tous la même solution (on tord le bras au raciste identifié, pour les récalcitrants on leur retire les droits civiques puisqu’ils votent mal). Je suis pas sûr que ce point de vue suscite beaucoup d’adhésion.

  15. Finalement pas beaucoup de commentaires de nos amis belges…

    Je voudrais revenir sur mes histoires de panneaux routiers.

    J’avais été ému de voir les indications bilingue (et avec le basque en premier) dans le Pays basque espagnol (Donostia et San Sebastian) car je savais combien le franquisme avait été féroce et répressif sur les langues dites « régionales ».
    Je me souviens aussi qu’il y a longtemps la première fois que j’étais allé visiter la merveilleuse ville de Bruges, au retour, sur l’autoroute, je m’étais trompé pour revenir à Lille car je ne savais pas que Lille en flamand est Rijsel. Ma faute bien sûr, mais quand même je ne peux m’empêcher de penser que c’est un peu mesquin…(et les Basques si « nationalistes » n’en sont pas arrivés là).
    Mais il y a sans doute un autre facteur important en jeu : le bilinguisme. Il existe en Euskadi et il me semble avoir fortement diminué en Flandres. Dites-moi si j’ai tort. A Bruges on me répondait en français mais j’ai eu le commentaire d’un Wallon qui m’a dit qu’à lui on refuserait de répondre en français.
    En fait on peut comprendre toutes les rancœurs passées car des pouvoirs centralisateurs ont réellement essayé d’éradiquer ou diminuer ces différences-là — que ce soit sous Franco ou au XIX e siècle en Belgique (?). En France cet écrasement fut presque réussi partout (heureusement il y eut regain partout aussi de la Bretagne à la Corse en passant par mon pays occitan) mais heureusement ça échoua en Flandres ; jamais la Belgique ne fut francophone dans son ensemble. Mais y aurait-il aujourd’hui une trop forte coupure entre deux communautés aux deux langues différentes ? Dommage car le bilinguisme pour tous est un grand un avantage, en Belgique comme ailleurs !
    Selon moi, parler au moins deux langues depuis sa plus tendre enfance est un moyen fantastique pour ouvrir son cerveau. Personnellement je le regrette car l’effort à fournir ensuite est bien plus ardu — et la prononciation jamais parfaite.
    Les soi-disant « grands » pays comme la France, le Royaume-uni , les USA ont maintenant des millions de gens qui n’ont pas la moindre capacité à énoncer une phrase dans une autre langue que leur langue maternelle. Ils ont littéralement étroits d’esprit.
    Pour en revenir à la Belgique et à la formation des nations, un point m’avait amusé lors de voyages professionnels où j’avais ainsi l’occasion de rencontrer des collègues ou clients belges, wallons ou flamands. Souvent le Flamand (qui me parlait en français) avait un prénom et un nom français et inversement un wallon avait lui un patronyme bien néerlandais…
    Il suffit de regarder les cartes du royaume de France au Moyen-âge pour comprendre. Et lire la biographie de Charles Quint par Chaunu et Escamilla pour avoir un autre indice : c’était un prince français, portant sur sa poitrine la Toison d’or des ducs de Bourgogne. Son jeune frère Ferdinand, né en Espagne, élevé à la cour d’Espagne, et parfaitement espagnol est lui parti en Autriche pour son boulot 🙂 de Kaiser.
    Mais comme l’a dit Julien, la Belgique c’est une Europe en plus petit et on voit comment on se fait piéger par tous ces discours simplificateurs et simplistes.
    Alors soyez attentif aux panneaux routiers… il peuvent en dire long sur des états d’esprit…

    1. Ça n’est pas forcément la seule raison pour laquelle il faut rester attentifs aux panneaux routiers , en particulier les sens interdits .

      Pour les panneaux directionnels , depuis les GPS , il est moins vital de savoir lire un nom .

  16. Débat à la télévision: représenter la «diversité» ou surfer sur le populisme, il faudrait choisir
    Sophie Jehel, 21 octobre 2015

    « Encore faudrait-il pour en parler inviter des personnes engagées dans ces actions, qui ne sont pas nécessairement des politiques, ni des polémistes, ni les quelques experts habitués aux plateaux, et qui ne pourront peut-être pas rivaliser par la petite phrase ou le trait sarcastique susceptibles d’emporter les applaudissements d’un public amusé. Mais ce serait répondre au cap fixé par le législateur d’une représentation plus juste de la diversité de la société à la télévision française. La question ne devrait pas être abordée sous l’angle cosmétique d’une meilleure visibilité des personnes « non blanches », afin d’améliorer les statistiques de l’observatoire du CSA, elle devrait être appréhendée non comme une obligation formelle, mais comme une urgence sociétale : lutter contre les discriminations et les phobies sociales ne peut réussir simplement par des incantations ou des quotas, cela suppose l’élargissement des espaces de débat public, l’ouverture à des experts de la société civile, un changement de ton, moins germanopratin, plus bienveillant, plus innovant, plus complexe »

    http://telos-eu.com/fr/societe/culture/debat-a-la-television-representer-la-diversite-ou-.html

  17. On espère que le hongrois Sarkozy , lui aussi finno-ougrien comme les finlandais , aura apprécié cette leçon anthropologique , complément fait que les finno-ougriens ont des affinités génétiques avec les mêmes basques déjà cité , lesquels ont des affinités avec les Kirghizes , et pour le coup , contrairement aux salves , aux germains et aux romans , ne sont pas de langue de souche indo-européenne.

    PS : l’histoire des Vikings ( et sans doute pas que d’eux) serait un bon support pour le travail de thésard que je demandais sr le thème « diasporas -mondialisation-appartenance » . Pas un seul Normand pour relever le gant ?

    Pour adoucir les mœurs , un petit extrait d’une œuvre d’un finlandais célèbre :

    https://www.youtube.com/watch?v=F5zg_af9b8c

    1. Merci Juanessy pour cet extrait… Il nr faut toutefois pas « réduire » Jean Sibelius à une musique romantique nationale. C’est un très grand compositeur qui a également des inspirations tiré de son pays. J’avais songé à ajouter son cas (Suédois de Finlande avec en plus un prénom français!) mais je ne l’ai pas mis car mon billet aurait encore plus long (eh oui même si on ne me croira pas, j’ai essayé de faire court 🙂 )
      Deux petits détails : 1 ) non le basque n’a rien à voir avec la famille ouralienne. 2) on ne peut pas réduire quelqu’un un seulement à ses origines agnatiques et Sarkozy a justement de nombreuses racines dont il peut être aussi fier que ses racines magyares…
      Oui l’histoire des Vikings et autres normands est fascinante !

      1. Je vais reprendre mes éprouvettes pour ce qui est des basques et des finno-ougriens ….

        C’est un salop de normand , descendant de ces barbares massacreurs de Gaulois lutéciens qui m’aura induit en erreur .

        Pour Sibelius , je ne cherchais pas à le réduire , d’autant que ce morceau est loin d’être celui que je préfère chez lui .

      2. Vraiment désolé pour mes fautes d’orthographe…
        Ce n’est pas une excuse mais ma connexion est lente… je suis dans un petit village normand…
        Et puisqu’on évoque les Normands, il est très drôle de savoir que la Russie a été fondée par les Varègues venus de Scandinavie : le Rous !
        On ne peut pas parler de pures origines, là encore !!

        Et pour ceux que ce genre de truc peut intéresser Varengeville (une des plus belles églises de France), en Normandie, a pour toponyme la même étymologie que Varègue… eh oui, ils ont voyagé pas mal nos Normands … jusqu’en Sicile avec le roi Roger…

      3. Je suis retourné chercher de l’info sur les basques , et je ne suis plus sur de rien ! Quelqu’un m’a même raconté que l’on pouvait trouver des affinités entre kabyles , basques et irlandais de la côte ouest qui finalement étaient basques avant de devenir celtes !

        Je remets ce lien plus général , qui ne tranche pas , mais qui me semble bien illustrer la difficulté qu’il y a à faire coexister génétique , linguistique et histoire des grandes migrations liées en particulier aux glaciations ou aux réchauffements climatiques ( rendez vous , tous en Finlande dans dix ans ) :

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Origines_des_Basques

      1. Je ne connais pas plus de basques ( sauf mon béret) que de kirghizes ( ou plus généralement caucasiens ) , mais bien que non généticien , je crois me souvenir qu’eux ( les généticiens ) sans forcément les inviter pour l’apéro chez eux , ont mis en évidence une parenté entre ces deux oiseaux rares via l’haplogroupe R1b ( entre autres , car ça ne s’arrête pas à ces deux oiseaux là ,et les haplogroupes et leurs sous familles rendent comptent de la difficulté des « reconstitutions » dans un foutu meli-melo ).

        Mais , s’ils déconnent , c’est qu’ils ne doivent pas avoir la bonne équerre et le bon compas , dont il faut reconnaître qu’ils ne sont pas les bons outils en génétique ( en linguistique non plus d’ailleurs) .

  18. La fuite en question [d’une amende réaliste pour la DB] a néanmoins fait remonter le cours boursier en chute libre de la Deutsche, ce qui était sans doute son propos.

    Puisqu’il va de soi que la fuite préalable du montant irréaliste de la base de négociation du DOJ ne pouvait, elle, avoir eu pour propos un mouvement inverse.

  19. @vigneron
     » D’un enseignant qui met du soin pour simplifier au maximum, c’est à dire simplifie de façon optimale, je ne vois guère en quoi se préoccuper. « 

    Si c’est le cas dans l’administration (de la fonction éducative), alors vous avez parfaitement raison, et il faut garder ce bel optimisme de voir les choses tendre vers l’optimum.
    Mais je crois que vous avez un optimisme biaisé, en relevant l’aspect du propos qui vous arrange, délaissant le fond soulevé par l’internaute Armelle…

  20. Pour les transhumanistes , si ça veut dire quelque chose sinon quelqu’un , je me demande ce que c’est un ancêtre et une nation …

    PS : sur les robots et la numérisation , quand on lit l’article de « Reporterre » auquel nous renvoie le tout dernier billet de Paul Jorion , j’ai trouvé plein de sel le fait qu’arrivé au bas de la page , pour être autorisé à commenter l’article , on tombe sur le fameux Captcha qui doit confirmer que  » je ne suis pas un robot » .

    Quand on fait la manip , il faut :

    – savoir lire je ne suis pas un robot ,
    – savoir faire une croix dans une case ,
    – savoir lire  » cochez les dessins qui représentent un sandwich » ( donc savoir ce qu’est un sandwich et sa représentation )
    – savoir cocher,
    -savoir lire  » valider » et le faire .

    Ces tamis successifs ne me semblent pas infranchissables pour un robot bien algorithmé , et , sur ce test là , je pense qu’un robot peut démontrer « qu’il nest pas un robot ». Qu’est e qu’il va bien pouvoir faire et commenter ensuite ?

    Va t-il écrire que le capitalisme est l’avenir ( le sien ) ?

  21. Ecouté NKM qui était l’invité de la nouvelle chaine France Info ce jour entre 12h30 et 14 heures .

    Interrogée sur la légitimité de la répartition des » immigrés de Calais » sur l’ensemble du territoire elle a été plutôt juste dans ses réponses :
    – la pratique de l’asile politique est une des vraies valeurs identitaires de la France
    – la répartition dans les communes pêche par l’absence de préparation avec les collectivités territoriales
    – les phénomènes de rejet seraient moindre si les habitants n’avaient pas le sentiment que ça ne s’arrêtera plus et que l’on ne sait pas où l’on va ( elle en profite bien sur pour agonir le gouvernement qui serait trop laxiste sur les reconduites à la frontière jugées , et qui nourrirait la crainte qu’il suffit de se dire demandeur d’asile pour immigrer sans contrôle ).

    Sans partager sa défausse sur ce dernier point , la formulation de la crainte correspond à une réalité , et la question « qu’est ce qui peut faire qu’on n’est pas le sentiment de remplir le tonneau des Danaïdes ?  » mérite réponse , pour éviter les sparadraps qui ne résolvent rien et irritent un grand nombre .

    D’une certaine façon la question est mieux posée par Jean Luc Mélenchon dans cette intervention récente au parlement européen :

    https://www.youtube.com/watch?v=79uwqnYPETs

    Mais ce qu’on attend d’un parlement et d’un exécutif , c’est des réponses , pas des questions , même si on ne perd pas son temps à formuler efficacement la tension du terrain , qu’il soit national ou mondial .

    1. Même si l’un et l’autre n’auraient rien à y gagner politiquement et électoralement , je me réjouirais assez d’un débat non chronométré entre ces deux là , qui sont intellectuellement au dessus de leurs congénères ( sauf Macron peut être ) .

      On retrouverait éventuellement des raisons de voter .

    2. Cette intervention de JLM me fait corriger mon commentaire en réponse à Gudule sur la Loi NOTRE : la juxtaposition entre optimisation capitalistique , désorganisation du tissu et des relations sociales , et outrances migratoires , n’est pas une juxtaposition , c’est un engrenage .

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