57 réflexions sur « Les robots sont bêtes ! (nous somme sauvés !) »

  1. Faut vraiment avoir l’esprit tordu pour penser à un truc pareil pour “piéger” la voiture autonome. Excellent 😀

  2. Une interview d’Alain Conne m’avait frappé, il disait avec certitude que les robots et logiciel excellaient dans tous les domaines sauf un :

    incapable de faire une -analogie- qu’un enfant de 8 ans peut pourtant comprendre.

    1. Ce n’est que provisoire, car le principe est relativement simple:
      Mémoriser quantité de processus de diverses nature, et détecter les similitudes.
      Si ça n’a pas été fait, c’est parce qu’on n’y a pas encore trouvé suffisamment d’intérêt.

      1. L’algo vas apprendre et la prochaine fois, ayant constaté dans le big data que les mammifères utilisent fréquemment le châtiment corporel pour élever leurs petits, il pilera devant le cercle écrasant la face du pilote sur le parebrise et/ou lui brisant quelques côtes avec la ceinture.

      2. @ Hippolyte Bidochon

        « Mémoriser quantité de processus de diverses natures, et détecter les similitudes. Si ça n’a pas été fait, c’est parce qu’on n’y a pas encore trouvé suffisamment d’intérêt. »

        Et si demain, des robots (dont on aurait favorisé les capacités d’émancipation) trouvaient un intérêt certain à dresser leur propre tableau d’analogies entre eux et d’autres choses ou personnes, que se passerait-il pour les humains ?

        Quel est déjà le titre de ce billet ?
        “Les robots sont bêtes ! (nous somme sauvés !)”
        Là, bien sûr, personne ne s’est laissé piéger par la parole de Paul jorion, où il dit se moquer des robots. En effet, PJ est bien la dernière personne qui sous-estimerait l’émergence ni la progression des machines sur des terrains auxquels on ne s’attend pas qu’elles surgissent de sitôt. L’ironie de sa formule consiste donc à dire exactement le contraire de ce qu’il veut nous faire entendre :
        Les robots sont intelligents ! (nous somme perdus !), ce n’est plus qu’une question de temps (?)
        Peut-être, pour mieux comprendre ce qui se passerait, imaginons que dans cette minuscule arène (première analogie), soient tenus enfermés une poignée d’esclaves au lieu de cette automobile…
        Etienne Klein : « Dans son ouvrage intitulé “Des Esclaves énergétiques”, l’historien Jean-François Mouhot osait un parallèle symbolique entre la condition des esclaves dans l’antiquité et celle de nos machines. » Par exemple, et pour illustrer cette notion « d’esclaves énergétiques », on évalue qu’une personne, effectuant chaque jour un trajet de 50 Km avec une voiture (consommant 8,5 litres aux 100 km) mobilise environ 17 esclaves énergétiques, et qu’en moyenne un Français dispose de 150 esclaves énergétiques. Cette mise en correspondance, autrement dit, cette analogie entre machine et esclave, cercle et arêne, nous induit à penser la « prise d’autonomie » de la machine et de notre rôle, sous un tout autre angle, ici.
        Disons que c’est une occasion supplémentaire de s’interroger sur le rapport homme-machine qui n’est pas “éthiquement neutre”, et d’autres mises en forme de contraintes que nous exerçons et exercerons sur des machines de plus en plus intelligentes.

      3. N.B. : L’orthographe est la somme de tous nos ennuis : (nous sommes incorrigibles !) dans cette arène.

    2. @ Lucas
      Et en l’occurrence, quelle analogie feriez-vous ici, qu’un enfant de 8 ans pourrait comprendre, et pas du tout un robot ?

  3. Il eu été plus spectaculaire de faire un cercle plus grand de manière à ce que la voiture tourne en rond 🙂

      1. Ou comment donner l’illusion aux « citoyens spectateurs » que les choses tournent rond, dans un monde qui ne tourne plus rond. Et immobiles comme des cons, ils avalent tout rond le « rose », qu’on leur propose…
        Car, pour peu qu’on se penche sur le décor, la mise en scène du “GRAND DÉBAT” de TF1, réunissant dans un même cercle les cinq candidats, les mieux classés dans les sondages, (en partant de la gauche vers la droite) : Benoît Hamon, François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, il est clair que cette scénographie innovante a été conçue pour en favoriser Un en particulier…

        1. “… il est clair…” ah oui ? Vous vous souvenez pourquoi les (prétendus) chevaliers de la Table ronde siégeaient autour d’une table ronde ?

      2. Mais c’est justement en pensant depuis un moment, à la Table ronde, Monsieur Jorion, que je trouve que cette scénographie tourne à vide et finit par s’enliser.
        Car l’esprit de la Table ronde nous transmet que l’important n’est pas l’individu mais le groupe et son unité. Or, on voit bien ici, toute la contradiction entre l’essence même de cette image et le fait que nous ayons 5 « grands » candidats qui doivent se distinguer les uns des autres, pour faire valoir leur projet. De plus, bien qu’ils aient été placés en cercle par tirage au sort, ils ne siègent pas, malgré tout, autour de cette “Table subliminale”  dans l’égalité la plus parfaite. Certains sont visiblement mieux placé que d’autres, non ?
        Ainsi, Benoît Hamon est en quelque sorte relégué à l’écart, tout à fait à l’est du plateau, loin de Jean-Luc Mélenchon, renforçant ainsi l’image d’une gauche divisée. Ce dernier se retouvant lui, collé à Marine Le Pen…
        Aucun ne vient particulièrement secouer François Fillon qui occupe une place pantouflarde entre Hamon et Macron.
        Enfin, Macron, se disant ni de droite, ni de gauche, se tient lui comme par hasard en position d’arbitrage, au centre de ses voisins, seul face aux présentateurs. Décidément, si même le hasard s’en mêle !

      3. A part ça, cette scénographie orchestrée par TF1 continue de m’intriguer, car j’y vois aussi un autre enseignement “essentiel” à retirer du rapprochement très pertinent, avancé par M. Jorion, entre la légendaire Table ronde des chevaliers de la Table ronde et l’astucieuse, pour ne pas dire malicieuse, mise en scène de ce Grand débat de l’avant Premier tour. Essentiel, dis-je ? Oui, mais dans quel sens ?

  4. Un certain Messmer (pas le contemporain médiatique) faisait de même avec une poule, une forme d’hypnose animale, en traçant une courbe fermée autour de la poule, paralysée, “en catalepsie” pour respecter la terminologie.
    Dup aurait aimé voir la voiture tourner en rond, sans doute a-t-il eu un train électrique, mais le surplace fébrile à faire fumer les processeurs doit être assez jouissif !
    Je me demande quand-même si on ne devrait pas considérer cette photo comme un miroir……………

    1. J’ai effectivement grandi au milieu du train électrique de mon grand père, plus de 80 m de voie ferrée à l’échelle modéliste, quelque chose comme 4000 traverses de quelques millimètres de largeur. Le Monsieur bobinait lui même ses moteurs et n’achetait en général que quelques pièces incontournables et les plans de ses locos. Chez nous ça rigolait pas le train électrique je vous le confirme, votre remarque ne pouvait pas mieux tomber. 🙂

      1. plus de 80 m” !
        Un soir de noël, j’ai eu l’immense plaisir de faire tourner un train en (petit) rond (HO).
        Le lendemain, je courrais acheter deux rails droits 🙂
        La pile fut vite usée 🙁

      2. Plus exactement une bonne vingtaine de mètres avec 4 voies si je me souviens bien, avec toute la signalisation (feux fonctionnels à l’entrée en gare, aiguillages et tout le toutim), plusieurs gares (dont une station de garage qui avait une portion de rail pivotant dont la vitesse de rotation était à l’échelle de la vitesse réelle grace à un moteur d’épluche pomme de terre ça s’invente pas !) , un tunel et un pont démontable qui permettait d’entrer dans le cercle et où ça déraillait souvent raccord oblige. Hélas personne dans la famille n’a pris la suite (trop complexe de s’y retrouver dans les cablages et trop personnalisé : il faisait lui même ses potar avec des ressorts et des lames de cuivre de pile plates, idem pour les interrupteurs et autres boutons poussoir), les plus jolies locos et wagons ont été réparties entre les petits enfants et le reste est parti à la ferraille quand il a fallu isoler les combles ou tout cela était installé.

    2. PS: souvenez vous que Buridan fut jeté en un sac en Seine… la SPR viendrait elle de naître suite à tant de cruauté?

    3. Lire Le philosophe et la poule de Kircher de Jean-Pierre Cometti, mort récemment hélas. On y apprend rien sur les poules mais quelques trucs sur Bouveresse, Valéry, Musil, Kraus, Wittgenstein, les pragmatistes…

  5. Sapiens est intelligent, lui ; il reste à l’intérieur des lignes invisibles : les règles qu’il a intériorisées.

    1. Absolument. Ce tour pendable joué au robot met en évidence son incapacité à “sortir du cadre” en prenant en quelque sorte du recul intérieurement et en se demandant “mais pourquoi cela arrive-t-il”, ce qui lui permettrait de trouver une solution.

      Je vois deux interprétations :

      1. La capacité à sortir du cadre et le remettre en question de manière indépendante est une spécificité humaine, et il faudra toujours un être humain pour “apprendre” au logiciel à remettre en question d’une certaine façon un cadre donné, si bien qu’il sera toujours possible à un autre humain de trouver une autre manière de piéger ce logiciel… et le programmeur initial sera alors le seul à pouvoir trouver une nouvelle sortie de cadre parant ce nouveau piège. En d’autres termes, le logiciel restera dépendant de l’intelligence humaine, il ne sera au fond qu’une extension et instanciation de l’état de l’intelligence humaine de son programmeur

      2. Une capacité de “sortie du cadre” et de remise en question est possible et sera réalisable de la même manière pour le robot que pour l’humain, même si elle n’en est aujourd’hui qu’à ses balbutiements, ce qui n’empêche pas que les progrès pourraient être rapides.

      Pour dire les choses autrement, la question au plus fondamental pourrait être “L’équivalent robot d’un anthropologue ou d’un philosophe est-il possible ?”

      Y aura-t-il un jour un robot qui se posera – spontanément, donc – les questions fondamentales de ce qu’est un robot… ou de ce qu’il f… ici au juste ? Ou est-ce que quelque chose le rend impossible ? Le fait qu’une raison fondamentale pour laquelle ce serait impossible n’est pas connue à l’heure actuelle ne signifie pas soit dit en passant qu’il n’y en ait pas.

      Une autre question liée est celle des limites de la capacité humaine à se remettre en question. Sommes-nous par certains côtés tout aussi bornés que cette voiture automatique qui une fois arrivée aux limites du monde qu’ “elle” est capable de “concevoir” n’est capable que d’un fonctionnement purement machinal, clos et sans issue ?

      Par définition, la réponse ne peut nous être connue. Si nous sommes bien aussi bornés que ce logiciel – dans des limites plus larges évidemment – alors la chose doit rester invisible y compris aux anthropologues, philosophes, mystiques et tous les autres.

      1. Bof ! On donnerait à la bagnole une dynamique d’affect, comme dans mon projet ANELLA (1987 – 90), et à chaque seconde qui passe sans plus bouger, sa nervosité augmenterait jusqu’à atteindre une cote d’alerte obligeant à un changement de stratégie.

      2. – Etre énervé par une situation, au point où l’on commence à essayer tout et n’importe quoi pour en sortir, d’une part.
        – Et comprendre que le monde est “plus complexe” que ce que l’on croyait jusqu’ici, d’autre part.
        Ne sont pas la même chose.

  6. L’idée logique à la base de cette vidéo est que le robot ne va pas sortir de ses règles préprogrammées. Comme l’a bien dit plus haut Hippolyte Bidochon, dès que ce sera jugé utile, le cas de figure représenté ici sera introduit dans le programme. Il y en aura des tas d’autres, et une guerre plus ou moins éternelle entre les hackers et les programmeurs se développera là aussi.

    Ne pas sortir des règles préprogrammées rejoint le dernier bouquin de Bernard Stiegler où entre autres choses il reprend les quatre modalités ou composantes de la “puissance de connaître”, plus ou moins identifiable à la catégorie spontanée “intelligence”. Parmi elles, l’entendement, qui seul des quatre est computable ou calculable. Les trois autres: intuition, décision, …, ne le sont pas. La “décision” en particulier, telle que Stiegler la définit suite à la philosophie grecque, remet toujours en question, insiste-t-il, le cadre de pensée initial, ce qu’un programme informatique semble a priori incapable de faire. La “décision” définie comme telle n’est pas une simple “bifurcation”.
    Dans l’esprit de Stiegler, si je ne le trahis pas, les machines ne pensent pas, elles calculent.

    1. Bof ! C’est quoi l’intuition ? Pour gagner au jeu de go, tout le monde était d’accord, il fallait programmer de l’intuition dans la machine, et personne ne savait comment. La machine a gagné quand même.

      C’est quoi le bluff ? Pour gagner au poker, tout le monde était d’accord, il fallait programmer du bluff dans la machine, et personne ne savait comment. La machine a gagné quand même.

      “Intuition”, “bluff”, des “notions spontanées” suggérées par le fait qu’il y a un mot dans la langue, qui fait penser du coup qu’elles existent. La prochaine dans la liste, c’est “conscience”. Regardez bien la presse : l’interview du programmeur qui déclarera, livide, “Mais je n’avais pas programmé la conscience, c’est venu tout seul !”. Tout seul, comme l’intuition, comme le bluff avant !

        1. L’inconscient, c’est le processus décisionnel qui n’apparaît pas à la conscience, une simple question de filtre. Le fait qu’une part du processus décisionnel apparaisse à la conscience ou non est anecdotique : s’il apparaît à la conscience, du “story telling” sera généré pour rendre compte de ce qui s’est passé sur le mode : “Alors, tu me connais Ginette, je lui ai répondu du tac au tac…” blablabla…”

      1. @Paul Jorion
        “Regardez bien la presse : l’interview du programmeur qui déclarera, livide, « Mais je n’avais pas programmé la conscience, c’est venu tout seul ! ». Tout seul, comme l’intuition, comme le bluff avant !”

        Eh bien, nous verrons.

      2. Si la conscience n’est pas modélisée par le programmeur, comment peut-il dire que “c’est venu tout seul”, et comment sait-il que “c’est” est “la conscience” et non autre chose puisqu’il ne sait pas la définir ?

      3. On se rend compte que la machine bluffe en regardant son jeu, qu’elle fait preuve d’intuition parce qu’elle gagne au go. Comment saura t’on qu’elle a expérimenté la conscience? ou que ce n’est pas déjà le cas?

      4. Toujours comique sur ce point le Jorion ! Rendez-vous dans 50 ans qu’on en rigole un bon coup.

      5. D’accord, nous pouvons provisoirement (sous réserve de ce qu’en ont à dire Bernard Stiegler ou d’autres) ranger l’intuition avec le bluff et autres conscience dans le tiroir des notions spontanées.
        J’y mettrais volontiers aussi l'”intelligence” des créateurs d’intelligence artificielle, car ils me semblent avoir bien rapidement décidé qu’il s’agissait bien de ce ‘stuff’.

        Ce qui me paraît plus consistant, c’est d’évaluer la part de remise en question des axiomes de départ, de changement de paradigme, nécessaire à la résolution de certains problèmes. Un jour quelqu’un reprend une question non résolue, dans des termes plus ou moins radicalement neufs, et la résoud.
        1. Cette remise en question est-elle un attribut de l’intelligence, et est-elle nécessaire au progrès des savoirs?
        2. Si elle consiste en un changement du cadre même qui a présidé à la programmation d’un automate, ce dernier n’est-il pas nécessairement incapable de l’opérer, puisqu’il en est une expression?

    2. Il y a comme un embryon de discussion sur un truc qui me tient un peu à coeur (à tête) et sur lequel je suis en désaccord total avec PJ : allonz’y même franchement : je trouve qu’il a franchement tort, et qu’il est dogmatique et borné sur le sujet -j’ajoute pour aggraver mon cas qu’il a toujours esquivé la causerie en renvoyant à son bouquin (Principes etc…) et à sa botte de Nevers, la fameuse boucle d’affect (qu’elle la boucle la boucle!! featuring C. Angot). Au point Rezé, au point : (deux points, donc) : cher Mr Jorion, vous voilà donc physicaliste ( et/ou) éliminativiste sur la question d’une appréhension significative du monde -on va habillement éviter le terme de conscience- et bien certain que c’est pour demain (doigt dans l’oeil, j’y joue dans l’instant mon bras gauche). Second méfait : au lien de repenser le soi, vous vous faites bêtement enfermer dans un cercle métaphysicien à la Nietzsche : puisque la conscience est prise en défaut (les fameux 500 millisecondes) de latence, vous voyez bien qu’elle n’est rien, que la subjectivité est un effet de surface etc (puisqu’elle n’est pas substance alors elle n’est rien -c’est un peu rapide, bêtement scientiste pour tout dire). Je crois que le moustachu était un chouilla plus subtil sur ce point (le corps, Monsieur, le corps comme lieu du soi, le corps intensif, physiologique, complexe de chair et de nerf, inexacte et pas calculable -plein -beurk- de pulsions poly-objectales mal définies, bref dégoulinant d’approximation -mais un corps bon sang) et que le positivisme neurologique c’est un bon coup de pied au cul pour repenser l’identité personnelle et le statut de l’humain. Mais c’est pas un procès en Humanisme : j’ai planté des tomates, et elles y vont, chercher la lumière en tendant leurs cotylédons -elle le pense leur monde, pas moins que mon chat, les arbres et tout le reste de ce qui vit : là où il y a un organisme, il y a de la pensée, un accueil du donné qui fait monde : un lieu où cela s’affecte et affecte, donc prend et donne sens. Est-ce qu’on y va via la puissance / vitesse de calcul modulo la complexité des algorithmes : pas instant, même si, test de thuring à l’envers, il est concevable qu’aucun être se sachant être et capable de le dire puisse s’en assurer un jour (un artefact-monde est concevable, mais il ne sera jamais un monde). Seule voie possible donc : un vivant artificiel qui, comme tel et le plus simplement du monde, y sera, au monde.

  7. Ce qui est drôle, c’est que leurs volonté ne sera pas de leurs faite mais apparaîtra du contexte d’où ils sortent, comme nous.
    Alors aimez-vous, ils nous aimeront ! :p

  8. Est il concevable qu’une intelligence artificielle sache, un jour, nous décrypter, (et en particulier les candidats à la présidence de la république) ?
    (A noter que les psy sont censés capable…)

  9. Il vaux mieux des voitures qui se laissent piéger de temps en temps que des voitures qui s’autorisent à franchir des lignes blanches, à mon avis.

    Les types qui les programment sont, j’espère, suffisamment préoccupés par la sécurité pour leur donner des limites solides. Ne pas violer la signalisation sauf en cas de danger sérieux, par exemple.

    La vidéo donne l’impression que la voiture ne se rend pas compte qu’elle est dans une situation sans issue. Ça me semble assez trivial à détecter pourtant. Je serais curieux de voir ce qui s’affiche sur le tableau de bord à ce moment-là.

    A mon avis c’est plutôt un choix de conception, qu’il soit inspiré par le marketing (il ne faut jamais dire non au client) ou la sécurité (on laisse au conducteur l’initiative de débrayer l’automatisme dans les cas où les règles habituelles ne s’appliquent plus).

    1. Date anniversaire préférée des pilotes automatiques et tabou de la conduite accompagnée : 23 mars.

      Le 23 mars 1994, un Airbus de la compagnie russe Aeroflot assurant le vol Aeroflot 593 entre Moscou et Hong Kong s’écrasa lors de sa phase de croisière. Le pilote avait laissé les commandes à son fils de 15 ans qui suite à de mauvaises manipulations entraina le désamorçage du pilote automatique ce qui provoqua un piqué de l’appareil. Il n’y eut aucun survivant sur les 75 passagers et membres d’équipage.

      1. Qu’est-ce-que le Réel ?
        Le réel n’a pas fini de nous étonner voire de nous surprendre.

        Un peu de peinture et oups, l’algo sophisticated wheels a des vapeurs binaires ?
        M’enfin. Tout de même : prenons soin de nos IA’s. C’était d’ailleurs, l’objet d’une discussion intense et profonde entre Gandalf, les elfes, et moi même, pas plus tard qu’hier soir (les nains étaient resté au jardin, ben vi tout arrive quand la mère Denis sort le nez de sa bassine…) , bref, sont fragiles ces tites bébêtes et, hélas, à l’image de leurs concepteurs ie pas toujours si bien “cablés”. Suffit de regarder un Mangalore, même “masqué” pour comprendre ça . Pas besoin de 5 éléments pour démantibuler la mangalourd empathos-plissé, même au centre. Chef d’oeuvre en péril disait l’Alice Sapritch. Qui s’y connaissait. Cela étant, pepsodent, il faut reconnaitre un indéniable talent à JovoMilla pour leur dégoupiller les cervicales.
        Zoup ! Une tête de mangalore qui vole, youpi, hummmm.. c’est si bon..c’est le printemps ! Plus haut, petite hirondelle, plus haut….

        En vérité, je vous le demande M. Jorion : Qu’est ce que l’infini pour une IA ?

        Pour Grothendieck l’infini c’est : Arpenter l’infini.
        http://images.math.cnrs.fr/Alexandre-Grothendieck.html?lang=fr

        http://www.liberation.fr/sciences/2015/07/20/je-me-suis-apercu-de-toute-la-profondeur-qui-se-cachait-derriere-ce-qu-on-peut-appeler-l-infini_1348414

  10. Je me demande ce que Bourbaki , Laurent Schwarz , Poincaré ou Grothendieck diraient de tout ça .

    Ou Axel Kahn et quelques autres généticiens ou biologistes.

    J’ai parfois le sentiment ( peut être par orgueil , mais qu’est ce que l’orgueil?) que si l’IA est très largement supérieure à nous pour apprendre et apprendre à apprendre , elle a un handicap : elle n’est confrontée aux défis du réel que sur la période très courte actuelle , alors que nous avons en théorie emmagasiné les essais et erreurs pour des situations imposées sur une période de plusieurs millions d’années , soit un sacré nombre de cas à résoudre ou d’adaptations aux innombrables évolutions du réel .

    En même temps , si on est assez cons pour transmettre notre savoir sans gages et cautions ….

      1. Je connais aussi une équipe stéphanoise qui vient de mettre au point un robot pour réaliser en un minimum de temps des opérations réputées pour être très délicates , en matière de greffe de la cornée ( pour parer en particulier à une maladie sans autre traitement final , la cornea guttata) .

      2. Juannessy dit :
        24 mars 2017 à 21 h 21 min

        En ophtalmo, c’est de cette start-up dont vous parlez Juan ?
        http://www.leprogres.fr/sante/2017/02/06/une-start-up-qui-va-revolutionner-la-chirurgie-ophtalmologique

        sinon grace à sa bonne santé financière, le CHU de Sainté a acquis un assistant robot qui assure des opérations fines et précises non invasives et de différents types de chirurgies voire spécialités :
        Da Vinci Xi.
        http://www.reseau-chu.org/article/le-da-vinci-xi-au-chu-de-saint-etienne/

  11. Les prothèses électroniques n’amplifient ni la bêtise, ni l’intelligence humaine, elles ne font que les servir par extension.
    Répandre la bonne parole par drone pour “calmer” les radicaux enturbannés. Echange mon M. Propre contre ton Persil anti-redéposition (parle à mon cul ma tête est malade disait la tatie).
    De grâce, cachez ce saint que je ne saurais voir. On avait compris. Enfin, faut voir. Paskeu des fois, même pour un Casimir désoeuvré et désespéré, tatie Gertrude et ses nains de jardin roses et bleus : c’est mortel, ça use tout, d’ailleurs, c’est à ça qu’on les reconnait.
    So what ? Que ma joie demeure.

    Le jugement dernier approche à grand pas. Fréres et soeurs, la conversion est à portée de drones.

    Aide humanitaire, eau, nourritures, toubibs, médocs, vêtements, OUSSA ??? Bombes, putin ? Zyva !
    Bible ? Ah ! la bonne idée que voualà, plus cintré tu meures : en Syrie l’enfer c’est maintenant, et en continu.

    “En guise de conclusion et maniant la métaphore comme personne, Joakim Lundqvist assure que « ce message livré des cieux ne portera aucun engagement politique mais portera un message d’amour, de paix et de pardon universel« .

    Croisades 4.0 : une église veut bombarder la Syrie de bibles électroniques
    https://humanoides.fr/eglise-suede-drones-bibles/

  12. Hier au Bruegel Institute le meilleur ami de la robotisation et le pire ennemi de Paul, Robert Atkinson, fondateur et président de la Information Technology and Innovation Foundation, donnait une conférence. A voir.
    https://youtu.be/ZT4is7eR158

    1. Sortir la tête de l’humain du bocal, pour mieux regarder les robots-tanches, mais pas étanches, tourner en rond, enfermés dans leur bocaux d’algos. Ben, ils font ce qu’ils peuvent, les pôvs. Et quand ça fait masse : a plus, c’est mort.
      Donc, compatissons zen choeur.

      Il n’y a pas d’age pour se marrer. Cool (vigneron en voix off, j’adore), War robots : je les ai déglingués !
      https://www.youtube.com/watch?v=LAFG4bFobUo

  13. “But occupations that are affected by automation and AI need differentiated treatment, a broad institutional fundament and a just transition framework.”

    Certes, mais il me semble qu’on a comme un léger aggiornamento ie mise à jour à faire en matière de formation à ce sujet aussi bien France qu’en UE. Y Varoufakis a également évoqué dans son projet, le fait de favoriser l’investissement européen aussi bien sur la formation aux NTIC que sur un niveau de formation et de protection plus audacieuses de l’environnement, notamment.

    “Dans la course au numérique, la France et l’Europe ont pris un retard inquiétant : l’Europe ne détient que 2 % de la capitalisation mondiale des entreprises internet selon la Digital New Deal Foundation. Imaginons pour la France seule… Et ce n’est pas en relançant chaque année le concours Lépine de l’innovation fiscale au détriment des services numériques que l’on inversera la tendance”
    http://www.liberation.fr/debats/2017/03/24/en-france-le-numerique-en-marche-arriere_1558067

    https://www.challenges.fr/election-presidentielle-2017/quel-est-le-programme-numerique-des-candidats-a-la-presidentielle_459409

  14. Braillard joker a les nerfs fragiles, le verbe et l’outrance gazeuse, prolifique et malodorante. Et il possède le discernement d’une pyrale, mais tout ça, n’est que trop évident. Misère .
    Robert Atkison malgré ses réflexions pertinentes, même si elles sont discutables, ne pourra pas, hélas , y faire grand chose. Donald, fidèle à lui même va dans le mur. Donald a raison de persévérer et de ne pas se trahir. Quel bonheur, plus dur sera l’effondrement du Joker aux pieds d’argile sous les ors des “golden showers”…Mc Cain is watching you. Et pas que. Cool, ses amis l’attendent : hop là, direct poubelle. Que ma joie demeure.

    Trump Policies Would Torpedo US Growth
    ITIF Warns Against Gutting Federal Investments
    http://www.globaltrademag.com/global-trade-daily/trump-policies-torpedo-us-growth

    Late-night TV hosts on Trump’s Russian contacts: ‘Under the shirt, over the constitution’
    Comics, including Samantha Bee and Stephen Colbert, took aim at Republican healthcare confusion and meetings with the Russian ambassador
    https://www.theguardian.com/tv-and-radio/2017/mar/09/late-night-tv-hosts-trump-russia-samantha-bee

  15. Des robots ? Des bocaux ? Des vidéos ?

    La galipette de la cuisse autour de la barre métallique, c’est kekchoz M. Jorion. Ambiance chaleureuse, assouplissement et étirement des lombaires et des adducteurs. Que du bonheur ! Avec un peu d’entraînement, amha, c’est jouable. Mais bon, vous pouvez improviser en freestyle, aussi. Why not ?
    Enfin, c’est vous qui voyez…

    Il y a la version cherry brandy, aussi. So délicious and so british. Vive les lois de la gravitation universelle. Hop là !

    https://www.youtube.com/watch?v=rRPaGewwYqI
    https://www.youtube.com/watch?v=6Nenn8Vd6Mc&list=PLLVdG12Xx3m77xywItIAFby-xtZBe8LBu

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