La condamnation imparable de la concentration des richesses par un certain J.-C.

Ouvert aux commentaires.

La « parabole des talents » chez Mathieu (25, 14-30), ou « parabole des mines » chez Luc (19, 11-27), n’a pas cessé d’étonner : le Christ y semble en effet, contrairement à son habitude, avoir une opinion positive de l’argent et, mieux encore, encourager l’investissement. À son retour de voyage, le maître dit en effet à celui de ses serviteurs qui n’a pas su faire fructifier les pièces qui lui ont été confiées, dans les termes de Mathieu : « Il fallait placer mon argent auprès des changeurs, et je l’aurais retrouvé avec les intérêts ».

Or une simple lecture du texte de la parabole dans ses deux versions, chez Mathieu et chez Luc, révèle toute l’étendue du malentendu : le maître qui admoneste son serviteur de ne pas avoir investi est un tyran méprisable. Mathieu écrit ainsi, dans la bouche du serviteur  : « Tu moissonnes là où tu n’as pas semé et fauche le foin où tu n’as rien planté », Luc écrit : « Ses sujets le haïssaient […] ‘Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous !’ », et plus loin, citant le maître : « Amenez ici mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, et égorgez-les en ma présence ».

Ce portrait impitoyable du maître n’a pas empêché les commentateurs de prendre au sérieux son injonction d’investissement au serviteur qui le défie, la dérive morale de nos temps faisant que quand le Christ cite ce personnage ignominieux : « Il fallait placer mon argent auprès des changeurs, et je l’aurais retrouvé avec les intérêts », nous y lisions un conseil judicieux, plutôt que la preuve ultime dans la bouche du Christ, qu’il s’agissait d’un scélérat.

Du coup, la morale de la parabole échappe à nos contemporains, qui parlent de « bien utiliser les talents [glissement sémantique !] que Dieu nous a accordés », ignorant sans vergogne celle qui est pourtant lisible mot pour mot dans le constat cynique que fait le Christ et que rapportent les évangélistes, chez Mathieu : « À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance, mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a », et chez Luc : « Je vous le dis, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a ». Autrement dit, « l’argent appelle l’argent ! » : la concentration inéluctable des richesses !

À l’intention de ceux qui n’auraient pas compris (l’ensemble de nos contemporains, hélas !), Mathieu prenait la peine de préciser quelques versets plus bas : « Alors eux aussi répondront disant : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, ou avoir soif, ou être étranger, ou nu, ou malade, ou incarcéré, et que nous ne t’avons pas servi ?’ Alors il leur répondra disant : ‘En vérité je vous le dis, toutes les fois que vous ne l’avez pas fait pour les abandonnés, vous ne l’avez pas fait pour moi non plus’ » (25, 45-46).

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68 réflexions sur « La condamnation imparable de la concentration des richesses par un certain J.-C. »

  1. Bonsoir
    La psychanalyste Marie Balmary a disséqué cette parabole de manière intéressante:
    Les deux premiers serviteurs n’ont pas fait fructifier ce qu’ils ont reçu au sens financier : placé et reçu des intérêts ou développé: en effet ce sont d’AUTRES talents qu’ils montrent au Maître, cad ils ont inventé quelque chose d’eux même à partir de ce qu’ils ont reçu et qu’ils ont fait leur, c’est à dire qu’ils se sont justement appropriés ces talents pour croître.
    Le mauvais serviteur n’a pas fait sien le don et il interprète le Maître dans ses propres catégories, et comme on dit, pour communiquer, il faut parler la langue de l’autre; c’est pourquoi le Maître, constatant d’où parle le troisième homme, lui répond dans son référentiel! C’est parce que le troisième n’a pas été au bout de sa propre logique qu’il est mauvais!

    Le fait que le Maître accepte pareillement ceux qui ont trois ou cinq AUTRES talents montre que dans son monde il n’y a pas de pesée comptable.Que tu aies cinq ou trois, si tu reçois et grandis entre dans la joie des humains qui s’accomplissent pour eux même et pour leurs semblables.
    En filigrane, toute la question de s’approprier ce que l’on reçoit…. Icare n’a pas su s’approprier les ailes reçues de son père Dédale, il n’a donc pas pu les maîtriser et c’est cela qui l’a conduit à sa perte.

    Il n’y a pas de lecture fondamentaliste ou modérée ou autre de la Bible, des Evangiles ou du Coran: les grands textes mythiques ont la faculté d’être des miroirs de la structure mentale du lecteur, des révélateurs de l’ego. C’est pour cela qu’il y a des wahhabites, et des salafistes musulmans, juifs, chrétiens, bouddhistes ou keynésiens ou hayekiens etc….

    Cordialement

    Steve

    1. J’aime beaucoup les exégèses de Marie Balmary, elle sont passionnantes et emportent l’adhésion, mais là je trouve qu’elle se trompe, déformant le sens jusqu’à ce qu’il entre dans un schéma préétabli.

    2. C’est notre incapacité à sortir du cadre – même pour certains psychanalystes qui, comme on le voit ici, peuvent eux aussi chercher midi à quatorze heures – alors que les choses sont pourtant écrites noir sur blanc.

      1. Sortir du cadre, ou se convertir, au sens de convertir son regard, voir les choses autrement, changer de point de vue, faire un pas de côté, lever la tête du guidon…
        L’exercice est difficile s’il n’est pas nouveau. Il n’est jamais achevé.

      2. Oui, et le cadre nous est enfoncé dans la tête durant notre éducation, et via les médias, et le milieu dans lequel on évolue… (certains ont la tête plus dure que d’autres 😉 )

        Tout ça pour dire que l’éducation et les médias, déterminent la société.
        Je crois d’ailleurs que en quelques mois, en y mettant les moyens, on pourrait retourner les « valeurs » qu’on nous a fourrées dans le crâne… Du moins pour un grand nombre, qui peu à peu ferait la loi. L’opinion, ça se fabrique!

    3. Je suis en accord complet avec le comment de Steve, les lectures et les interprétations de ces textes au premier degré conduisent à toutes les dérives et les fanatismes que l’on connait et qui sont amha contraires au message de paix et de réconciliation, tant avec soi m^me qu’avec les autres et donc le « monde ». Donc commencer par soi m^me. Cela rejoint ce que dit également A de Souzenelle (jungienne), les mythes et les écrits relatifs aux textes sacrés : un chemin de réconciliation avec soi même. Soit apprendre à se connaître et s’aimer soi même : http://annick-de-souzenelle.fr/page4.html.

      « Le fait que le Maître accepte pareillement ceux qui ont trois ou cinq AUTRES talents montre que dans son monde il n’y a pas de pesée comptable. Que tu aies cinq ou trois, si tu reçois et grandis entre dans la joie des humains qui s’accomplissent pour eux même et pour leurs semblables. En filigrane, toute la question de s’approprier ce que l’on reçoit »

      https://www.franceculture.fr/emissions/les-racines-du-ciel/annick-de-souzenelle-le-bien-le-mal-et-au-dela
      http://www.dailymotion.com/video/xbo0s6_annick-de-souzenelle-et-le-chemin-i_creation

      1. Merci Steve et Gudule.

        Allons encore plus loin dans le sens d’Annick de Souzenelle et demandons-nous ce qu’est la monnaie-talent dans mon cheminement à l’accueil de moi-même dans ce que je suis devant être.

        Je ne suis pas moi-même suffisant à ma propre existence. J’ai besoin de l’autre comme moi, qui a besoin des autres. L’autre dans les autres me disent ensemble par leur don réciproque d’existence ce que je peux être. Mais je suis seul et unique dans ma personnalité qui n’est pas réductible à celle des autres même s’ils me ressemblent. J’ai mes propres talents qui ne sont pas ceux des autres. Mais je ne peux reconnaître les miens et travailler avec, qu’en observant les talents des autres, en mesurant comment ils fructifient ; comment ils se fécondent réciproquement par un choix délibéré. Je dois compter ce que je suis et ce que je deviens par les autres qui ne sont pas moi.

        Ainsi les talents sont-ils unité de compte de mon existence par l’existence des autres. La monnaie-talent représente la réalité comptable virtuelle de mon existence accessible par les autres. Pourquoi je compte ? Parce que je dois servir l’existence intégrale propre de chaque autre qui n’est pas moi. Parce que tous les autres sont dans leur talents propres et spécifiques nécessaires à me compter moi-même. La monnaie utile à ma propre existence n’est donc pas une abstraction virtuelle mais un réalisation matérielle intelligible de l’existence incarnée vivante de tous les autres avec qui je suis et par qui je deviens.

        Celui qui ne s’est reconnu qu’un seul talent n’a pas compris qu’il en valait une infinité par les talents des autres. Il réduit son existence à une abstraction unitaire vide parce que dénuée de ses liens au monde par les autres. La désincarnation comptable masque jusqu’à la réalité matérielle des choses : « Il fallait placer mon argent auprès des changeurs, et je l’aurais retrouvé avec les intérêts ». Compter les talents en soi sans les rapporter à leurs sujets vivant d’une cause commune d’existence conduit à l’effondrement de l’être : « À celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l’abondance, mais celui qui n’a rien se verra enlever même ce qu’il a ».

        Il y a donc une perception individualiste absolutiste de la monnaie et une perception relative à l’existence commune ontologiquement partageable et nécessairement échangée. La parabole des talents distingue les deux plans de l’essence et de l’existence dans la perception que le sujet personnel se fait de sa réalité objective dans le monde des vivants. Compter l’être en soi par rapport à l’autre et l’être pour soi qui vient de l’autre est le vrai mode d’existence efficace qui me conduise librement à ce que je suis.

      2. Gudule, vous battez la campagne : cette parabole est parmi les plus transparentes qui soit. Non seulement JC raconte l’histoire en surlignant les points importants mais la morale à tirer de l’histoire est expliquée sur le mode B + A = BA.

      3. @ P Jorion

        Pas du tout, je comprends votre interprétation littérale et elle fait partie, effectivement, des lectures possibles, mais je la trouve avant tout moraliste donc insuffisante et très incomplète voire restrictive . Comme l’a souligné clairement Steve, en parlant du mythe d’Icare, les écrits sacrés et mythiques, amha, n’ont rien d’énigmatique. Ce qui me paraît clair est justement ce que VOUS trouvez énigmatique. Cela dit, je respecte votre point de vue, à défaut de le partager. Le monde ne tourne pas autour de B+A=BA. You’re welcome ! 🙂

      1. Non, pas exactement. C’est le pouvoir que donne l’argent sur ceux qui en manquent. Question de répartition, donc.

        Pouvoir lui même dépendant de ce que l’argent permet d’acheter…

      2. Surr ce qui en manque ou sur ceux qui en ont ?
        Le pouvoir tout court. Donc le problème n’est pas l’argent mais c’est l’homme, sauf qu’il n’est pas correct de souhaiter de supprimer de l’homme pour régler ses problèmes même si cela paraît la solution la plus sûre.
        L’éducation peut venir à bout du problème sûrement dans 3000ans.
        Si l’argent appelle l’argent, l’argent est le problème. Puisque les limites et les choses que l’argent ne peut acheter, seront de toute manière dépassé.
        Je persiste et signe, même avec de nombreux êtres humains s, une société sans argent est réalisable.
        Ou alors faudrait-il des régulations drastiques fait par des durs à cuire économiste socialiste? :-))
        Je ne vois que ça

      3. Lucas,

        Retirez l’argent. Si vous laissez la propriété privée, c’est à dire l’appropriation par les plus forts des ressources premières, le problème reste entier.

        L’argent n’est qu’un outil, que l’on peut utiliser bien ou très, très mal. C’est au peuple éclairé de définir ça.

      4. Une société sans argent est peut être réalisable, mais ça pose quand même de sérieux problèmes question faisabilité.

      5. Si l’on sort les ressources premières du champ de la propriété privée, (propriété collective donc), l’argent ne permettrait plus de les accumuler, et perdrait de ce fait tout son pouvoir de nuisance.

        Accumuler de l’argent deviendrait alors inutile, d’autant qu’avec une inflation judicieuse…

      6. Oui Hyppolyte Bidochon, vous croyez que le peuple s’éclaire ? Oui lentement mais alors plantons des graines dans l’esprit des mères et de leurs petits :
        Pensez-vous que la planète est a vous ?
        Et votre maison est sur la planète, alors à qui est elle ?
        L’argent dont vous disposez, d’où vient-il ?
        où va t il se rendre finalement ?
        L’argent est un outil, pour assouvir vos désirs, vos besoins (mais ça c’est nul) et est pratique pour faire fonctionner la société, mais pensez-vous qu’il est le seul ?
        Ne pensez vous pas les choses très pratique doivent être utiliser avec prudence et parcimonie ? etc
        Plantons éclairons plantons ! Chez lez bidochons 😀 et je m’inclue.

      7. Vous posez les bonnes questions, Lucas, et si
        au lieu de servir à vendre du temps de cerveau disponible a des marchands de bidules,
        les médias diffusaient ces interrogations, je suis convaincu que en quelques mois la révolution des esprits (excepté les irrécupérables, qui serons définitivement grillés), serait faite!

        Ne pas oublier la puissance des médias!, ils font l’opinion!

      8. L’argent est une information qui donne une valeur aux choses aux activités, aux services etc… Il ne peut en aucun cas être capitalisé.
        Ce qu’on capitalise, est la capacité à dissiper l’énergie. Vous allez me dire que Bill Gate ne peut pas dissiper indéfiniment de l’énergie. C’est plus subtile que cela, il fait dissiper l’énergie par les autres pour s’octroyer les intérêts (on travail pour payer les intérêts aux rentiers). Si ce n’est pas la vérité alors pourquoi se plaint-on de perdre son temps dans les embouteillages pour aller bosser?
        On parle de sobriété et de décroissance mais comment peut-on en parler dans un tel système.
        La seule chose qu’on peut capitaliser aujourd’hui sont les conséquences de la sobriété, du faire mieux avec moins.

        Les talents? Et bien c’est tout simplement la capacité de développer la sobriété.
        Enfin bref, il faut changer la signification de la rente.

        J’dis ça ou rien c’est du pareil au même, personne n’écoute….ou ne lis.

      9. Michel,

        Si on vous lit! Changer la signification de la rente du capital « Terre », pour non plus engraisser indéfiniment des privés, mais servir la protection et l’entretien de l’éco-socio-système Terre. On pourrait l’appeler en effet rente sobriétaire, ou péréennitaire (?), ou je ne sais quel terme à inventer…

        En pratique, on pourrait lever des dividendes sur l’usage privé de ce capital collectif. Sous forme, par exemple, de loyers liés à l’occupation, ou utilisation, de ressources premières…

      10. « Alors eux aussi répondront disant : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim, ou avoir soif, ou être étranger, ou nu, ou malade, ou incarcéré, et que nous ne t’avons pas servi ?’ Alors il leur répondra disant : ‘En vérité je vous le dis, toutes les fois que vous ne l’avez pas fait pour les abandonnés, vous ne l’avez pas fait pour moi non plus’ » (25, 45-46).
        Ne pas servir nos pairs qui sont dans le besoin, dans l’aban-don, et vivre dans le déni (‘n’ai-je pas toujours bien servi le seigneur ?’), c’est le signe du pouvoir, de la domination. Il y a le pouvoir des gens ayant accumulé des richesses, il y a le pouvoir de ceux qui décident, il y a le pouvoir social des hiérarchies (de sexe, de couleur, de classe). (Et il y a une interaction, une conjonction qui renforce ce pouvoir, ce déséquilibre des forces).
        En un sens, la morale du maître est libertarienne (Rawls ?) : du moment que le pauvre s’enrichit un peu, mon enrichissement est légitime – mais aussi : sans quoi c’est lui, le pauvre, qui est en faute de ne pas faire du progrès. Et cette morale est dans le déni de sa domination.
        (Cela me rappelle des théologiens de la gauche latino qui montraient des sources ‘de gauche’ et ‘de droite’ dans la fabrication du livre de Luc, Mathieu etc. C’était en 1970.

    1. Lucas
      Je suis d’accord, le problème c’est bien l’homme. Le capitalisme c’est comme un révolver chargé dans un tiroir. On peut, en cas de famine, l’utiliser pour chasser des lapins, défendre sa vie en cas d’agression et menace de mort……mais il peut aussi servir pour un hold-up. Le matériel, l’argent, est neutre, tout dépend ce que l’on fait avec. Et c’est la où réside le problème, ou plutôt la montage de problèmes et phénomènes.

  2. Extraordinaire parabole des talents (ou des mines) !!…
    Votre interprétation est la bonne, la seule cohérente.
    La figura christi de ce petit récit n’est pas cet affreux maître, injuste et cruel, elle est le troisième serviteur bien sûr, injustement accusé et châtié.
    Tout est dit en quelques mots et d’abord et surtout est montré là notre refus d’entendre ce qui est pourtant si clairement dit : depuis des siècles et des siècles, l’occident dit chrétien se fourvoie et s’obstine dans l’erreur.
    Cette parabole est un miroir qui nous montre tels que nous sommes et dans lequel nous refusons avec constance de regarder…

  3. A petits pas, l’humanité s’approche du moment de la décision. Malmenés par les événements, les gouvernements sont contraints à chercher des réponses inédites aux problèmes inquiétants qui aujourd’hui résistent à toutes les tentatives de résolution. De plus en plus, ils entendent des voix nouvelles avancer des idées neuves et variées et préconiser des approches totalement inconnues jusqu’alors. La forme-pensée de la nouvelle voie que doit prendre l’humanité dans ses pensées et actions gagne peu à peu du terrain. Ainsi, en dépit du chaos actuel, l’avenir se présente sous des auspices favorables.

    La nécessité de partager

    Les nations s’aperçoivent que les méthodes d’autrefois restent sans effet, que les anciens mécanismes ne marchent plus, que des crises successives bloquent toute avancée, tandis que la condition des pauvres ne cesse d’empirer, et leur mécontentement de prendre de l’ampleur. Lentement mais sûrement, la nécessité de partager commence à se frayer un chemin dans les esprits. Bientôt, cette idée s’imprimera fortement dans la conscience de la race humaine, et au fil du temps elle s’imposera comme « chaînon manquant » dans la pensée des hommes.

    Bien sûr, dans un premier temps, tous les hommes ne percevront pas la nécessité d’apporter une réponse si radicale à leurs difficultés. Le vieil instinct de compétition a la vie dure. Avec le temps toutefois, le simple bon sens du partage, les avantages de la coopération, et le nouveau sentiment de bien-être qui découlera des actions justes emporteront l’adhésion de tous ou presque. Une nouvelle ère de lumière se manifestera ainsi dans le monde.

    Des vérités fondamentales

    A la lueur de cette révélation, l’homme prendra peu à peu conscience de certaines vérités fondamentales de son existence et de son Etre. Il saura, de manière palpable, qu’il fait partie d’une grande fraternité où l’on vit, souffre et meurt ensemble, comme un seul être ; que les divisions et les différences, auxquelles tant de gens donnent tant d’importance, et qui ont causé tant de souffrances, ne sont que des faux-semblants ; que derrière toutes les apparences extérieures se tient l’Homme immortel qui poursuit, à travers chaque être humain, son voyage vers la perfection, et vers la véritable expression de sa divinité.

    Le monde commence à s’éveiller à la vérité de l’existence : l’homme est divin, et il exprime extérieurement sa vraie nature, qui est celle de l’âme. A travers toutes les vicissitudes, son âme l’a protégé et lui a montré la voie. Jamais l’âme n’a été absente de la vie, avec ses peines et ses joies, ses plus hautes réalisations et ses efforts les plus rebutants. Homme et âme sont un.

    Telle est la vérité qui n’attend que d’être découverte. L’âme n’attend que de voir poindre cette révélation. L’homme est à la fin de son apprentissage de la vie.

    L’âme, désormais, le guide sur un sentier plus élevé et plus clair.

    1. Oui, en effet. Mais pourquoi aura t’il fallut tout ce temps pour l’admettre, alors que c’est une évidence de chez évidence aisément démontrable et vérifiable depuis des décennies? (J’admets que auparavant on pouvait croire que le progrès allait transformer la Terre entière en un paradis. Ah l’an 2000 imaginé dans les années 1950!)

      Comment se fait il que nos élites penseuses médiatisées se soient vautrées à ce point ? Qu’ils dégagent tous!

    1. « Avec ou sans Dieu, le pape François est un homme providentiel. »

      De préférence avec, car il va en avoir besoin : « Plus en profondeur, il a assaini l’IOR (Institut pour les œuvres de religion) soit la banque du Vatican pour laquelle il crée un comité de surveillance composé de laïcs et fait appliquer la tolérance zéro. Quelque 5.000 comptes aux mouvements financiers suspects ont été fermés. Il a étendu depuis cette surveillance à tous les ministères, organismes, institutions dépendant du Saint-Siège, même Caritas. Les baronnies autrefois opaques ne le sont plus. Elles doivent rendent des comptes. Et ceux-ci sont disséqués et soigneusement épluchés. Et puis François s’est attaqué au gros morceau : la réforme de la Curie. Lors de ses vœux à l’institution en décembre 2014, il la secoua par un discours d’une dureté sans précédent sur les quinze maladies qui gangrènent le haut clergé et la Curie, parmi lesquelles la mondanité, l’hyperactivité, les rivalités, les bavardages, les calomnies et la zizanie. Pour Gino Hoel, dans la revue catholique « Golias », « la réforme de la Curie reste surtout un changement de culture (une « conversion ») et une attaque contre le cléricalisme. François veut des pasteurs, non des princes. »
      http://www.lesoir.be/1462627/article/soirmag/meilleur-du-soir-mag/2017-03-17/pape-en-danger
      https://fr.news.yahoo.com/litalie-met-le-vatican-sur-sa-liste-la-204652227.html

      1. Merci Gudule, non seulement mon ego est flatté d’avoir eu un tantinet raison, et de plus je suis content pour la marche du monde, pour une fois.

  4. IL n’y a pas que l’argent qui va vers l’argent dans nos société, nous sommes tous imprégnés dans notre travail et nos autres activités que tous nous donnons aux autres plus d’opportunités à ceux qui sont les meilleurs (en fait ceux qui ont le plus de chance). Là où l’aléa est en fait assez uniformément réparti nous transformons cela en « chance » en ne pariant que sur ceux qui ont déjà eu un aléa positif que l’on qualifie de chance. Les individus qui ont eu un aléa positif se retrouvent donc ensuite largement aidés et le système s’emballe et fait des mayonnaises en créant une histoire d’une réussite sans voir que de l’autre coté on créé aussi des histoires d’échec que l’on ignore ou feint d’ignorer pour des personnes à qui on a retiré toute opportunité y compris celle de participer. On fini souvent par voir des destinées comme s’il y avait un caractère divin là où en fait ce sont nos sociétés qui crée ces cas particuliers où certains auront eu toutes les opportunités y compris quand l’aléa allait contre eux à un moment car suffisamment aidés , ou que beaucoup ont parié sur eux suffisant pour passer cet aléa négatif. On essaie de déifier une trajectoire d’une personne avec son destin là où l’aléa réel (qui est ce qui se rapproche le plus de Dieu scientifiquement) n’a eu qu’un rôle minime et même que celui ci aurait eu tendance à moyenner.

  5. Mauvaise foi de ne pas le comprendre? Les chrétiens sont majoritairement de droite et maugréent l’assistanat, charité bien ordonnée. Pour Weber le protestantisme a produit l’accumulation du capital qui permettrait d’assurer le salut de l’âme, pourtant JC leur avait dit qu’il serait difficile de rentrer au paradis (Mathieu 19:24). C’est le cas partout, textes politiques ou religieux les interprétations divergent, les unes doivent-elles être reconnues plus légitimes que d’autres, c’est souvent dans la douleur que ces questions ont été tranchées.

  6. Une autre interprétation qui à reçu l’Imprimatur en 2004
    La bible expliquée (Alliance biblique universelle)
    Développer ce qu’on a reçu
    (25.14.30)
    Dans cette parabole, les pièces d’or désignent la bonne nouvelle que les humains ont reçue. Chacun sera jugé selon la manière dont il aura fait fructifier ce don de Dieu. Le serviteur paresseux ne trouve d’autre excuse que d’accuser Dieu d’être trop exigeant . Jésus veut faire comprendre l’obligation et la joie de coopérer avec l’action de Dieu dans l’évangélisation du monde.

    1. Je ne suis qu’à moitié étonné que Mephisto essaye de nous faire prendre une vessie d’interprétation parpaillote pour une lanterne d’Imprimatur vaticane…

  7. « Merci Gudule »

    Ok merci bien , mais je ne cherchais ni a avoir raison, et encore moins à flatter l’égo de qui que ce soit. Que le pape François veuille mettre l’église en accord avec le message évangélique et rappeler aux chefs de gouvernement quelles sont leur responsabilité et leurs DEVOIRS, vis a vis des peuples et de notre environnement, nul besoin d’être croyant pour constater que ça ne peut pas faire de mal à certains.

    1. Oui Gudule ! Chouette Gudule, vous ne perdez jamais le nord !
      On dirait.
      « pour constater que ça ne peut pas faire de mal à certains. » 🙂
      Allez leurs demander ! ^.^

  8. Proposition: la spéculation financière est un phénomène analogue à celui de la foi.

    Corollaire: cela concerne aussi le prosélytisme.

      1. On reconnait le prosélyte Insoumis Mélenchono-bolivarien à son Panama Montecristi équatorien sur le crane, à son Havane Montecristo cubain au bec, à ses pistaches iraniennes dans les poches, à cette ardente lueur vengeresse toute monte-christienne au fond de la prunelle.

  9. Allons bon, Jorion se lance dans l’exégèse…
    C’est pas pour dire mais j’avais retenu de ma catéchiste que le seul talent qui importait à Jésus c’était l’Amour. Mine de rien, l’interprétation tombe ensuite sous le sens.

      1. On va monter à 99% alors, avec le 1% supplémentaire qui va être persuadé que je suis le Jorion d’un univers parallèle, celui où le petit Jorion a bien écouté la dame catéchiste.

      2. Les 2% restants savent que Paul Jorion est un fake inventé par vigneron pour justifier ses commentaires.

  10. …l’ interprétation tombe ensuite sous le sens… Vigneron à 8h39
    Je renvoie le Vigneron à la parabole du ( Vrai cep) Jn 15-1-8 dont le sens est similaire à celle des (Talents)… faire fructifier ce que l’on a reçu.
    Prendre un texte religieux simplement au sens littéral c’est sombrer dans une forme d’interprétation primaire chère aux fondamentalistes.

  11. L’amour tout court sans personne avec qui le partager, c’est un peu triste, non? Vous savez la première qualité du mot amour, c’est qu’il demande à être partager, donc pléonasme éventuellement, mais en aucun cas redondant et ventripotent. (Quel curieux mot que celui de ventripotent, que vous-voulez dire au juste Mr. Vigneron?)

  12. Bonjour,
    Bon, au départ je voulais pas participé à ce débat mais suite à l’écoute d’une émission de radio (de m….) je me suis dit qu’un p’tit témoignage cela ne ferait pas de mal.
    Tout d’abord, je précise que je suis entièrement d’accord avec votre analyse sur le comportement minable de certains hommes qui aiment bien interpréter des textes à leur façon afin de bien pouvoir dormir la nuit et se regarder dans un miroir le matin sans avoir la nausée….Rien de neuf sur la planète….L »adoration du veau d’or elle est partout, pas facile pour certains de l »assumer!!!!
    Donc, je reviens sur mon émission de radio où l’émission dite les Grandes Gueules sur RMC (plutôt les « Voix de son maître » serait un titre plus approprié!!!!) venait d’inviter Clémentine Autain du parti de JL Mélenchon….Elle s’en ait pris plein la gueule, la pauvrette, avec tous ces adorateurs du veau d’or autour du micro, une véritable boucherie…..Tout y est passé, la fuite des capitaux, la compétitivité de nos entreprises, les charges patronales, toute la panoplie de BFMTV….Il ne manquait plus que notre nobel d’économie pour achever la bête….Je précise que je ne suis pas Mélenchoniste mais tout çà pour dire qu’on peut faire ce qu’on veut mais le veau d’or il est profondément ancré dans nos sociétés , des EU , en passant par l’Europe et même la chine d’une certaine façon….Le problème Paul et je vous l’ai déjà dit. Vous, vous êtes capable de dire merde au capitalisme car vous avez vu ce qu’il représente mais je vous assure que la majorité des gens n’en ont pas conscience, ce sont leurs tripes qui les gouvernent, leur putain d’ instinct de survie , A la limite, je leur en veux pas, ils n’ont pas eu la chance (ou la malchance peut être….) d’avoir l’opportunité de prendre du recul et de ressentir la VIE!
    On pourra faire ce qu’on veut, dénoncer la fausse interprétation de certains textes religieux, accumuler les indices du réchauffement climatique, publier les rapports de l’OXFAM sur les inégalités, rien n’y fera, tous ces cons veulent crever avec du pognon dans la gueule….Je vous demande pardon et aux lecteurs du blog pour ma colère mais franchement il y a des fois où putain on sent monter une haine, je vous dis que çà…..Bon, je me calme! .
    Il fait beau , c’est le WeeK end, la vie semble belle alors, je vous dis à bientôt! Joyeuses Pâques!

  13. @Michel Lambotte
    « J’dis ça ou rien c’est du pareil au même, personne n’écoute….ou ne lis. »

    Certains lecteurs apprécient et appliquent la « sobriété » dans leurs commentaires 😉

  14. Bon , et bien ça me rassure sur ce que j’ai pu éviter en arrêtant mes études théologiques et mes cours de catéchisme dès mes 11ans . Cette histoire de talents m’a été épargnée ( ou j’avais la varicelle le jour où il en a été question) .

    Par contre , le travers qui consiste à comprendre , ou interpréter , le contraire ( ou tout autre chose ) de ce qui est écrit n’est pas une exclusivité des textes bibliques , et les exemples pullulent ( y compris dans le choc des billets et des commentaires du blog) pour illustrer les cas où l’écrivain s’est exprimé de manière ambiguë , ou bien que le lecteur a lu avec des lunettes déformantes ,ou qu’il a mal compris ce qu’il a bien lu .
    Notons au passage que Montaigne ( les Essais) évoquait déjà « le parler obscur ,ambigu et fantastique du jargon prophétique  » .

    En management des ressources humaines ( Hay management par exemple) , on marquait bien la difficulté de la chaine :
    poste écrit tel qu’attendu (en admettant que c’est sans ambigüité) , poste tel qu’il est perçu ( lu et compris) ,
    poste tel qu’il est « accepté » ,
    poste tel qu’il est accompli .

    Et il y a des écarts entre chacune de ces phases !
    En principe c’est l’écart entre l’attendu et l’accompli qui mesure l’efficacité du management , avec , comme liant , la qualité de la communication et de la motivation par la mesure de l’adhésion et des compétences .

    Jésus était sans doute un PDG/DRH hors pair , ses VRP beaucoup moins .

  15. La variété des interprétations pour justifier le libéralisme économique ne laissent pas de surprendre. Le texte commenté par Paul Jorion comme une dénonciation de l’économie capitaliste fait partie d’un diptyque : le volet commenté est en effet précédé de celui-ci : Zachée à qui Jésus venait de demander l’hospitalité « se présentant devant le Seigneur lui dit : “Voici, Seigneur, que je donne aux pauvres la moitié de mes biens et si j’ai fait du tort de quelque chose à quelqu’un, je lui rends le quadruple”. Jésus lui dit : “ Le salut est venu aujourd’hui pour cette maison, car le Fils de l’homme est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu”. Comme ils écoutaient ce discours, il ajouta une parabole »… Suit le discours commenté par Paul pour dénoncer ce qu’il appelle la religion “féroce”, qui se termine par ces mots de celui qui vient de percevoir ses intérêts : «Quant à ces gens, qui me haïssent et n’ont pas voulu m’avoir pour roi , amenez les ici, et égorgez-les en ma présence».

    Si on compare les deux discours puisqu’ils sont ajoutés l’un à l’autre sciemment, on lit bien dans le premier une leçon d’économie politique qui s’oppose à celle qu’on lit dans le second. La première leçon illustre une redistribution de partage, et la seconde une accumulation de profit. Dans le première Jésus reconnaît la condition ce qu’il appelle le salut. Dans la seconde, le roi fait égorger “ceux qui ne l’ont pas voulu pour roi”.
    Comment comprendre certaines interprétations qui font de Jésus un roi ?
    Au cours de ces derniers siècles, la plupart des institutions religieuses, l’Eglise catholique en tête, ont choisi de défendre le système capitaliste.

  16. À lire aussi : « l’énigme des talents » par Bruno Régent, jésuite et très savant.
    Il voit bien la difficulté, l’injustice faite au 3ème serviteur, d’où ce titre d' »énigme », il propose diverses interprétations, cite celles de plusieurs pères de l’église, mais ne saute pas le pas, ne se « convertit » pas…

      1. A deux jours de la Pâque ton commentaire sur la parabole des Talents est très pertinent Paul de Jorion ! Tu seras sauvés je te le dis ! 😀

        Malgré la confusion si souvent présente dans ce genre de texte religieux, la lecture dans son ensemble des chapitres 24 à 26 dans lequel s’insère le petit extrait des « Talents » semble bien prendre son sens sous le jour où tu le présentes.

        En effet, ce ne sont pas les serviteurs qui sont l’objet de la parabole mais bien le Maître dans la lignée des pharisiens et des scribes décrits avant. Puisque après l’histoires des folles et des sages qui vont à l’époux, les sages ne partageant pas leur huile avec les folles, il est bien précisé :

        « 25:14 Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. »

        On parle donc bien de tous ces maîtres, ces sages, ces gens importants en quelques sortes.

        Pour ensuite dans l’éclatant message de fin leur signifier qu’ils seront tous assis à la gauche du Roi des Rois et voué à … l’Enfer pour ne pas avoir partagé mais avoir accumulé !

        Amen le blés !

  17. Paul,
    j’aime beaucoup votre glose et je ne lirai plus cette parabole de la même manière, mais…

    Finalement, Dieu, c’est quoi ? C’est un maître impitoyable qui nous a contraints à vivre dans cette vallée de larmes, et nous a tous condamnés à mort, a fortiori ceux qui ne souhaitent pas qu’il règne sur eux. Le Seigneur (Kyrios), qu’il se fait appeler!. Moi, il me rappelle bien l’antipathique que nous décrivent les évangiles.

    Cependant, je reçois 5 sur 5 les propos de Jésus que vous citez, et ils me plaisent autant qu’à vous. Aussi, pour que vous continuiez à avoir raison, c’est décidé, à partir d’aujourd’hui, je me fais gnostique…

  18. Le talent (Latin : talentum, du Grec ancien : τάλαντον, talanton = l’étalon) était une unité de masse utilisée à l’époque de la Grande-Grèce et jusque sous l’Empire romain. À Athènes, le talent avait un poids légal de 60 mines, soit le poids converti de 25,86 kg en métal d’argent. En unité monétaire, le talent équivalait à 6 000 drachmes à l’effigie d’Athènes. Tout ça est à peu près, puisqu’il n’existait de Bureau international des poids et mesures (BIPM), avant que les français prétendant à l’universalisme imposent leur système révolutionnaire.
    Bref vous pouvez avoir mauvaise mine et bon talent ou l’inverse, et des rapports instables entre le talent et la mine.
    L’universalis dit : « À l’époque historique, le système pondéral grec est invariablement le suivant : 1 talent vaut 60 mines ; 1 mine vaut 50 statères ou 100 drachmes ; 1 statère vaut 2 drachmes ou 12 oboles ; 1 drachme vaut 6 oboles ou 1/2 statère ; 1 obole vaut 1/6 de drachme. (…) Le poids fort a pour base un talent de 60,552 kg ; il est devenu la règle du système phocaïque. Le poids faible, ou talent de 30,276 kg, est la base de la taille de la monnaie d’or appelée dorique. Mais il existe toutes sortes d’autres talents, variant suivant les époques et les villes, avant d’arriver au système attique ou euboïque, qui triompha presque universellement après avoir été adopté par Alexandre : le talent valant 26,160 kg, la mine 436 grammes, le statère 8,73 g, la drachme 4,36 g »

    Pourtant pariant que 6000 drachmes modernes équivalent à 17.61 €, et qu’un kilogramme d’argent a le cours de 561,67 € de nos jours, on voit bien qu’il s’agisse de 1 ou 6 talents, où a été le bon placement, pas dans l’euro ni dans le drachme mais dans l’argent sonnant et très bûchant.

    C’est d’ailleurs ce qui m’échappe dans la combine du placement, c’est que le type avec ses 5 talents n’avait pas de brouette pour aller déposer 5×25.86 kg d’argent à l’aller et 258.60 kg au retour. Par contre, je comprends pourquoi le feignant préféra enterrer le pognon, surtout si c’était l’été en Palestine.

    Il est clair que mes remarques sont entièrement articulées aux opérations de change dont les cours sont disponibles sur l’Internet, et que le raisonnement pêche si ces cours sont contestables.

    La lecture proposée par PJ va dans le sens de la mauvaise réputation des marchands du temple, mais pour faire pencher la balance, qu’en pensent quelques obscurs retraités du Mont Athos, ou universitaires ayant accès aux sources bibliques ?

  19. Les Brindherbes Engagés

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    UN SCANDALE RÉVOLTANT ! Voilà l’incroyable privilège des riches sous Hollande

    galadriel
    11 juin 2016
    Economie, Politique, Scandale
    Vous avez bien les yeux en face des trous ? Ce que vous allez voir est hallucinant. Quand j’ai lu ça, mon sang n’a fait qu’un tour. Ce document révélé par le Canard Enchainé est une fuite de la DGFIP (Bercy) document repris par Mediapart dans son édition d’hier. Bercy porte plainte contre X. Encore un lanceur d’alerte qui va avoir des ennuis… Espérons qu’il ou elle a bien pris ses précautions.

    Vous que l’on bastonne ou que l’on emprisonne parce que vous défendez pied à pied dans la rue un boulot souvent sous-payé et qu’on essaye de précariser au nom de je ne sais quelle austérité, vous trouverez ici de quoi justifier plus encore votre colère.

    Il ne s’agit plus ici d’immorales manœuvres d’entreprises ou d’ultra-riches pour planquer leurs bénéfices dans les paradis fiscaux, ce que l’on peut comprendre même si on le réprouve.

    Là, c’est l’Etat lui-même (qui nous fait à nous des leçons de morale et de civisme), qui organise le pillage de la France. .

    L’article est réservé aux abonnés, de ce fait je ne peux que le reproduire très partiellement. Mais le document est simple à comprendre il n’y a qu’à lire les colonnes. En résumé, l’Etat devrait collecter en ISF : 216 598 568 euros. Avec la loi Hollande il récolte : 21 211 492, autrement dit un cadeau de 90 %.

    Pendant ce temps, de petits entrepreneurs, commerçants, agriculteurs,

    chômeurs en fin de droit, vieux, se suicident parce qu’il n’y arrivent plus !

    C’est gerbant.

    Merci, merci à la personne courageuse qui a dévoilé le pot aux roses. Merci aussi aux journalistes qui font leur travail d’enquêteurs et aux journaux qui les publient.

    FAITES CIRCULER SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX IL FAUT QUE CA SE SACHE !

    Hollande ravit à Sarkozy le titre de « Président des riches »

    Le plafonnement de l’impôt sur la fortune voulu par Hollande a des effets deux fois plus favorables pour les milliardaires que le bouclier fiscal de Sarkozy. Des statistiques fiscales révélées par Le Canard en attestent. Un exemple souligne à lui seul les dérives de la fiscalité socialiste : Liliane Bettencourt, l’héritière de L’Oréal, qui aurait dû payer plus de 61 millions d’euros d’ISF en 2015, a vu sa contribution réduite à zéro grâce au plafonnement. Décryptage.

    …/…

    Le Canard publie donc un tableau de la DGFIP qui recense les effets du plafond de 75 % pour les contribuables les plus riches, en masquant les noms des contribuables qui ne sont pas des personnalités publiques, et en faisant apparaître trois colonnes : le montant en million d’euros de l’ISF qui aurait été dû sans le plafonnement ; la réduction d’impôt générée par le plafonnement ; l’ISF effectivement versé en 2015.

    Voici ce tableau, tel que le révèle Le Canard enchaîné :

    © Le Canard enchaîné, DGFIP

    SOURCE : Le Canard Enchaîné via : https://www.mediapart.fr/journal/economie/080616/isf-hollande-ravit-sarkozy-le-titre-de-president-des-riches?utm_campaign=Quotidienne&utm_medium=email&utm_source=Emailvision&utm_content=20160610&xtor=EREC-Hollande ravit à Sarkozy le titre de « Président des riches »83-[Quotidienne]-20160610

    Articles similaires, enfin normalement…

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    hollande isf Loi plafonnement privilèges Scandale
    48 Responses to « UN SCANDALE RÉVOLTANT ! Voilà l’incroyable privilège des riches sous Hollande »

  20. Medellín, le 17 avril 2017

    J´aimerais remarquer que l´interpretation de Paul Jorion de cette parabole, s´inscrit parfaitement dans une longue tradition de la théologie critique.

    Quelques sources:

    * E. Dowling, Taking Away the Pound: Women, Theology and the Parable of the Pounds in the Gospel of Luke, T&T Clark, 2007.
    * Jesus as Pedagogue of the Oppressed William R. Herzog II. Standen … 1993. “Reading Jesus’ Parable of the Talents through Underclass Eyes.”
    * A Peasant Reading of the Parable of the Talents/Pounds: A Text of Terror? Richard L. Rohrbaugh, First Published February 1, 1993.
    (voir aussi: http://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/014610799302300105?journalCode=btba).

    Le cas échéant que vous préfériez une source francaise, je vous recommande de lire Ignace de la Potterie, qui (parmi beaucoup d´autres dans la francophonie) a largement publié au même sujet de l´interprétation critique de la parabole des talents:
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Ignace_de_La_Potterie.

    Conclusions:

    1. La position défendue par Paul Jorion est largement et depuis longtemps, appuyée par d´autres analystes;
    2. Il me parait logique et surtout très sain, que l´analyste Paul Jorion, ne se distingue pas de l´activiste Paul Jorion.

    Je m´attends toujours des commentaires à un commentaire que j´ai publié ici au BLOG il y a quelques jours, faisant une traduction d´un article décrivant le scandale sans bornes des interventions du boucher Jeroen Dijsselbloem quant aux ¨rulings¨ donnés comme cadeaux fiscaux aux multinationales, en contraste avec sa responsabilité comme président de l´Eurogroupe vis à vis les centaines de mille, probablement des millions, de personnes jetées dans la misère par ce même homme extrèmément arrogant et borné, Jeroen Dijsselbloem, se décrivant comme ¨ingénieur rouge¨, membre du PvdA, le parti social-démocrate des Pays-Bas, presque complètement annulé pendans les élections de mars,
    (il la restent 9 sièges à cette bande criminelle dans le Parlement, voir aussi la critique TRES forte de Jan Pronk, le grand ex-ministre de la coopération internationale des Pays-Bas, ex-membre du PvdA, détruit par les néolibéraux de Frits Bolkestein et ses élèves, parmi eux Wilders, Rutte etc:
    http://www.janpronk.nl/weblog/nederlands/maart-2017.html).

    Votre silence ici au BLOG concernant ce scandale des cadeaux fiscaux IMMENSES aux multinationales par le boucher Dijsselbloem, jouant le grand Sieur protégé par W. Schäuble au fameux ¨Etat du Vol¨ au bord de la Mer du Nord, en contraste avec les souffrances immenses en Grèce, Espagne, Portugal et Irlande m´inquiète.

    (Voir: https://www.libris.nl/boek/?authortitle=ewald-vanvugt/roofstaat–9789038801278).

    Paul Jorion, l´analyste et l´activiste, était parmi les premières dix personnes accusant le boucher ¨socialiste¨ à la Haye.

    http://www.cadtm.org/IMG/article_PDF/article_a11599.pdf

    Et vous?

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