L’écologie est un geste politique sans Politique, par AncestraL

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

C’est certain, « le salut », si on peut l’appeler comme ça, ne viendra pas d’En-Haut, qu’il soit Dieu ou homme. Nous n’avons rien à attendre d’un quelconque gouvernement, et ce depuis qu’ils se constituent en France – depuis que l’on a aboli les couronnes de leurs têtes.

Les gouvernements ne vont pas au rythme des populations qu’ils gouvernent.

Ils ne vont pas non plus au rythme des industries qui dévastent tout.

Ils ne vont pas non plus aux rythmes difficiles et impermanents que subissent les peuples.

Non; le salut – celui qui nous sauvera du désastre écologique dans lequel nous sommes déjà baignés jusqu’à la taille – ne viendra que de nos mains.

« La voie démocratique » est trop lente. Ses préoccupations ne sont pas celles de l’environnement, de la biodiversité, de l’avenir de nos enfants – non, ses préoccupations sont celles de sa caste et des dirigeants : d’entreprises, de banques, de fonds financiers, et enfin des politiques.

Ce fichu salut, ce fichu défi à relever – « fichu » n’est pas fichu, mais c’est fichu car l’on nous a simplement mis devant le fait accompli du désastre – ne prendra forme que si chacun s’éveille, se réveille et modifie profondément, politiquement, durablement ses habitudes de vie et de consommation, afin de limiter au maximum son empreinte écologique sur la Terre que nous empruntons à nos enfants.

Ainsi, un à un, un par un, tous ensemble, nous devrons avancer, telle une vague, et inlassablement, comme elle, chaque jour, chaque heure, conscientiser chaque geste afin de prendre le plus grand soin de la nature, de l’environnement, de la biodiversité, de la vie animale. Il faudra par là que nous fassions, tous ensemble, plier les dirigeants – afin qu’ils changent, puis fassent muter, leurs modèles économiques afin de les adapter à nos nouvelles habitudes écologiques.

Car l’écologie n’a aucun partisan. L’écologie est un geste politique sans Politique. C’est un geste bienveillant de tous pour tous et pour cet avenir que nous dessinons – ou ne dessinons pas – pour nos enfants. Nous sommes éminemment responsables de cet avenir. Car « nos enfants nous accuseront ». On ne peut se dire : « après moi le déluge ». C’est inacceptable. Si vous avez une conscience morale, c’est impossible de continuer à nier le problème. Comme a dit Gandhi : « si vous voyez un problème et que vous ne le résolvez pas, alors vous faites partie du problème ». De toute façon, ce déluge, il viendra et emportera enfants et parents…

Ma fille grandit. C’est inarrêtable. Dans quelques mois, elle entrera dans cette horrible  deuxième phase de « l’Education Nationale », faites d’horaires, de travaux et de « devoirs » qui formatent si bien les esprits de nos jeunes afin qu’ils se conforment aux standards de la société voulue par les dirigeants – des rythmes qu’ils retrouveront adultes lorsqu’il sera temps d’accomplir leur servitude volontaire, qui décidera ou non de leur « insertion socio-économique ».

Elle n’a pourtant que 6 ans. Einstein a dit que cette conception de l’éducation d’un enfant est anormale, que la vie ce n’est pas cela (John Lennon l’a lui aussi dit !). Je ne peux plus me croiser les bras comme tant d’innombrables Français, comme tant d’Occidentaux. Oui, l’on croise les bras, ce qui équivaut à les laisser pendre. Dès l’enfance, le Système produit en nous cet abandon face à cette toute puissance écrasante pour les esprits les plus malléables.

« Moi Président » (comme on peut l’entendre sur France Info), « je rémunérerai tout parent pour qu’il éduque son enfant afin qu’il réussisse, plutôt sa vie, que dans la vie ». Moi Président, j’imposerai que les parents éduquent leurs enfants dans une conscience et une éthique écologiques, afin que le plus grand soit un modèle pour l’enfant. Ainsi, en une génération, toute la population ou une grande partie de celle-ci changerait bénéfiquement ses habitudes afin qu’elles deviennent plus respectueuses de l’environnement.

Certes, l’E.N. forme aujourd’hui les enfants aux gestes écologiques. Mais c’est bien faible. Il est attendu que les parents « prennent le relais », mais comment une majorité de parents s’y mettrait alors qu’eux-mêmes n’ont pas été éduqués ainsi ? Donc, sur ces enfants formés à quelques uns des gestes écologiques de base, qui en rentrant à la maison n’ont plus de modèles et doivent quelque part former leurs parents (!), combien, plus tard, éduqueront leurs propres enfants sur ce modèle reçu à l’école ? Très peu, on ne le sait malheureusement que trop bien…

Comme une idée de révolte, d’insurrection semble bien inconcevable désormais – car l’on ne sait plus se rassembler dans les rues que pour protester et manifester pacifiquement – il faut bien se résoudre à se changer soi-même, silencieusement, derrière les murs de sa maison, afin qu’à terme, les enfants et le monde changent peu à peu. Car voilà ce qui marchera : qu’un nouveau « marché économique » naisse, donc qu’un modèle économique écologique se substitue à celui des industries. Tant que les puissants s’y retrouvent financièrement parlant… ils ne diront pas non.

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113 réflexions sur « L’écologie est un geste politique sans Politique, par AncestraL »

  1. Je crains que ce commentaire ne recueille pas l’imprimatur…
    Je suis le modeste auteur d’une série de romans – huit et bientôt neuf – dans laquelle le héros , Jules Roman, propose à l’humanité un chemin pour répondre à la question du sous-commandant Marcos :  » Et maintenant, quoi ?  » Et maintenant se dégager lentement des structures habituelles pour refaire société partout où dans nos pays, des traces de vie donnent encore l’espoir de redémarrer collectivement une vie communautaire.
    Extrait :
     » La Saintonge est l’un des comités des zones claires, dite aussi « Toupie » – anagramme d’utopie – où quelques poignées d’hommes et de femmes, rebelles, inventifs, avaient, dès le début des années 2000, non seulement, décidé d’investir les marges mais aussi de libérer des territoires à l’intérieur même du système. De faire sécession sans proclamation éclatante, sans ostentation ni orgueil, portés par l’envie unique de vivre dans la beauté, l’amitié et l’amour. De vivre des ruptures
    douces par la passivité. Lentement, la diffusion d’idées rebelles à d’autres partie de la nation française et à d’autres pays francophones de l’Europe puis au continent dans son ensemble s’était opérée sans violence. A l’inverse des Comités de Sécurité Renforcée, recroquevillées autour des fortunes de leurs habitants confits dans l’arrogance, il s’agit de régions ouvertes où l’on favorise les dynamiques de désengagement et développe ses propres résistances à l’angoisse existentielle.  »
    A vous de juger…

  2. « Les gouvernements ne vont pas au rythme des populations qu’ils gouvernent »

    Les populations se préoccuperaient-elles d’écologie ?

    Mont d’yoeux, mais la population se fiche de l’écologie.
    Quand manger, se loger et se déplacer est une priorité, l’écologie n’existe plus.
    Tant que la spoliation du bas peuple par la haute élite continuera, l’écologie fera vitrine.

    1. « Quand manger, se loger et se déplacer est une priorité, l’écologie n’existe plus. »

      Étrange assertion, contre laquelle je m’inscris totalement en faux.

      Quand manger, se loger et de déplacer sont des priorités, c’est qu’on est dans la pauvreté. Et quand on est dans la pauvreté, eh bien on ne fait qu’un repas par jour, ce repas comprenant le moins de viande possible. On achète des légumes et du pain bios, parce qu’ils se conservent mieux et sont plus nourrissants. On ne prend que des fruits et légumes de saison, parce qu’ils sont moins chers. On favorise les sucres lents, qui rassasient plus longtemps.

      En hiver, on se chauffe à 15°, couloirs, toilettes et salle de bain étant simplement maintenus hors gel. Pour minimiser le plus possible la facture d’énergie, on n’évacue jamais de liquides chauds (cuisine, douche) avant qu’ils n’aient rendu toutes leurs calories à l’atmosphère. On couvre toujours tout liquide mis à chauffer. On ferme systématiquement ses volets à la nuit tombante, et on laisse fermés, parfois des jours durant, ceux des fenêtres orientées au nord quand le vent souffle. En toutes saisons, on n’utilise qu’une ampoule à la fois, basse consommation bien entendu, et on éteint systématiquement la lumière d’une pièce qu’on quitte. On ne laisse jamais aucun appareil en veille. On recycle les eaux usées: l’eau de rinçage de la vaisselle peut très bien convenir aux toilettes. En l’absence d’activité physique, on ne prend qu’une douche par semaine, jamais de bain. Durant les mois d’hiver, on débranche son frigo, acheté d’occasion évidemment: le froid extérieur est suffisant.

      On conserve ses vêtements des décennies durant, quitte à la recoudre et les recoudre encore. On fait ressemeler ses chaussures. On achète des fringues d’occasion.

      En toutes circonstances, on minimise ses déplacements, en regroupant les démarches à effectuer dans la ville voisine. On marche chaque fois que c’est possible. On prend le train pour les déplacements longs – ça revient moitié moins cher qu’un déplacement en voiture. La voiture, quand on en a une, a été achetée d’occasion elle aussi; on la conserve une décennie au minimum. Bien sûr, du fait de son âge, elle pollue davantage que les modèles plus récents: mais toujours moins que la pollution engendrée par la construction d’une nouvelle automobile. On ne prend pas l’avion pour partir en vacances : on ne part pas en vacances.

      On n’a pas de téléviseur, pas d’appareil photo, pas de smartphone (mon Dieu! Pas de smartphone!), pas de lave-vaisselle, pas de four, pas de moto, pas de résidence secondaire, pas de skis…

      Rien de plus écologique qu’un pauvre.

  3. Le problème est que le techno-capitalisme est colonisateur, et que si vous voulez faire sans lui comme le suggère ce billet et / ou le fuir comme Peska, il va de toute façon vous rattraper et là vous devrez faire de la Politique.

    Ne serait-ce que pour boire, comment empêcherez-vous des entreprises dont les intérêts ne sont pas forcément écologiques ni dans l’intéret général, de s’accaparer entièrement le système de distribution de l’eau, voire les sources comme le font certaines multinationales agro-alimentaires, sans faire de politique ?

  4. Il ne nous reste plus qu’à assister au spectacle lamentable de la fin du monde. Les hommes sont décidément trop crétins. La fin est proche et inéluctable. On peut s’en réjouir.

    1. Ce ne sera pas la fin du monde pour tous les êtres vivants ! Des animaux vont nous survivre.

  5. Que risquent de demander en retour de certaines « concessions plus écologiques », de certains « contrats plus environnementaux », les politiques, la finance, les industriels, etc (ceux qui faisaient dire à Einstein  » Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. « … Ceux qui ont fait dire à nombre d’assoc, et dirigeants de pays très pauvres que la COP21 fut une farce, qui ne va permettre que d’enrichir les plus fortunés en « verdissant » seulement leurs bénéfices, les « marchés », et socialisant leurs échecs) qui ne risquent pas non plus de se sentir plus menacé que ça dans nombre de monopoles et lois (par exemple :effets cliquets de lois contre le boycotte, et l’appel à celui ci, etc)… ?

    Penser que ces même acteurs-trices (politisés-es ou se prétendant « apolitiques », « uber-apolitiques »,sans faire de politique) se prétendant toujours irresponsables des désastres (renvoyant toujours aux alternances, à la « compétitivité », à l’austérité, au poids de la dette publique par « tête de pipe » laissée à nos enfants, leurs échecs) ne vont pas profiter de leurs avantages en négociant (en « secret », et sous couvert du « secret d’affaire », verrou de Bercy et « raison d’État d’urgence… » pour la France,comme certains accords internationaux etc du genre TTIP, TISA, CETA, etc) de façon à ne rien perdre de leurs « mal acquis » (shadow-banking, trous noirs de la finance, « comptes aux noms de personnes morales », trusts, fondations, Luxleaks, Swisleaks panama paper…), n’est-ce pas cela l’utopie… ?

    1. Ce même génie Einstein a dit aussi « Il ne faut pas compter sur ceux qui ont crée les problèmes pour les résoudre. « …

      1. Einstein dans son manifeste brillant « Pourquoi le socialisme ? » (https://www.marxists.org/francais/general/einstein/1949/00/einstein.htm) écrit notamment:
        « La production est faite en vue du profit et non pour l’utilité. Il n’y a pas moyen de prévoir que tous ceux qui sont capables et désireux de travailler pourront toujours trouver un emploi ; une « armée » de chômeurs existe déjà. L’ouvrier est constamment dans la crainte de perdre son emploi. Et puisque les chômeurs et les ouvriers mal payés sont de faibles consommateurs, la production des biens de consommation est restreinte et a pour conséquence de grands inconvénients. Le progrès technologique a souvent pour résultat un accroissement du nombre des chômeurs plutôt qu’un allégement du travail pénible pour tous. L’aiguillon du profit en conjonction avec la compétition entre les capitalistes est responsable de l’instabilité dans l’accumulation et l’utilisation du capital, qui amène des dépressions économiques de plus en plus graves. La compétition illimitée conduit à un gaspillage considérable de travail et à la mutilation de la conscience sociale des individus dont j’ai fait mention plus haut.

        Je considère cette mutilation des individus comme le pire mal du capitalisme. Tout notre système d’éducation souffre de ce mal. Une attitude de compétition exagérée est inculquée à l’étudiant, qui est dressé à idolâtrer le succès de l’acquisition comme une préparation à sa carrière future.

        Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle. « 

  6. La conversion écologique dans les mentalités se fait, peut-être, mais à un rythme beaucoup, beaucoup trop lent au regard du problème.
    La question donc: comment allez-vous convaincre rapidement 80% de la population à la conversion individuelle dont vous parlez? (sachant qui si c’était facile, si ça se faisait tout seul ce serait déjà fait).
    La seule réponse à cette question implique de s’organiser pour peser globalement, pour faire bouger la civilisation dans la bonne direction. C’est-à-dire, faire de la politique (au sens général du mot).
    Et dans cet ordre-là, tout est bon: manifester, faire des études économiques, voter pour la bonne personne aux élections, faire de la recherche en philosophie politique, aller sur les plateaux télé, participer activement aux initiatives de transition dans votre ville/commune, créer une entreprise qui développe des nouveaux produits qui vont dans le bon sens, etc…

    Je ne vois pas vraiment commet faire autrement: il n’y a pas une solution magique qui va tout résoudre…

  7. Faire autrement ? La soit disante prospérité de ce monde repose sur la surproduction.

    Faire autrement: Marquer l’arrêt au stop. mais qui est prêt à ça ? Personne. Quel est le bilan carbonne du nouveau ministre de l’écologie ?

    Droit devant et wait and see.

  8. @ AncestraL.

    Il va falloir approfondir au moins ce point, parce que c’est loin d’être clair pour vous:

    « …Nous n’avons rien à attendre d’un quelconque gouvernement (…) Il faudra par là que nous fassions, tous ensemble, plier les dirigeants – afin qu’ils changent, puis fassent muter, leurs modèles économiques afin de les adapter à nos nouvelles habitudes écologiques… »

    Comment affirmer dans un texte court une telle contradiction ? Comment faire plier et changer les gouvernements sans un engagement politique ?

    Vous nous dites qu’ils doivent eux changer, ce sont eux qui doivent faire muter et adapter leur politique à ce que nous voulons nous à la base. Vous attendez donc beaucoup d’un certain type de gouvernement futur.

    Pour accélérer vos attentes, permettez moi de vous donner le petit conseil de vous plonger les mains dans le cambouis à 200%, et de vous intéresser un peu à la conjoncture.

    Ce matin dans le Fig internet, le compte rendu d’un petit gars qui lui ne rechigne pas à descendre dans l’arène:

    « … Code du travail: le Medef veut aller vite

    (Par Le Figaro.fr 22/05/2017)

    « Je n’ai pas à donner de consigne de vote mais il faut qu’il y ait une majorité pour que les ordonnances (sur le droit du travail, NDLR) puissent passer. Le débat a assez duré ».

    « La loi El Khomri a duré plus de six mois. Ca a été difficile, dans un contexte politique complexe. (..). Maintenant il y a une forme de maturité pour pouvoir réformer ce code du travail et aller vite parce que les entreprises attendent.

    Il faut faire en sorte que cela puisse être effectif le plus tôt possible car la croissance est là et maintenant on pourrait bénéficier de ce regain dynamique avec un code du travail plus flexible, plus souple. »

    La CGT, qui a appelé Emmanuel Macron à renoncer à légiférer par ordonnance, « n’est plus l’organisation syndicale première. Elle a été dépassée par la CFDT qui est une organisation plus progressiste.

    Et puis il faut relativiser parce que dans les entreprises 80% des accords sont signés par tous les syndicats. (…) Je veux bien qu’il y ait une contestation de façade de la CGT qui est toujours dans sa même articulation. (…)

    Maintenant il faut un peu évoluer. » … »

    Gattaz, ce modeste, qui ne voudrait quand même pas influencer les élections: « …Je n’ai pas à donner de consigne de vote… », ne se gène pourtant pas de le faire pourtant : « …il faut qu’il y ait une majorité pour que les ordonnances puissent passer… » … et vite !

    Camarade Ancestral, cette sortie capricieuse médiatique devrait te glacer le sang. Ne sont ce pas les entreprises du CAC 40 qui tourne résolument le dos à tes belles espérances ?

    Le Medef, après avoir ouvertement appelé au vote Fillon, à présent tout aussi résolument appelle au vote Macron. Il prouve à tous les citoyens qu’il n’est pas illogique qu’un syndicat se prononce pour un vote de classe.

    Gattaz veut une majorité godillot et un bonapartisme assumé pour aller vite ?

    Comment les Martinez et les Mailly en retour, peuvent continuer à se refuser, d’appeler eux aussi à un vote de classe, tout aussi légitime, tout aussi nécessaire et urgent, pour calmer les ardeurs réformatrices du patronat ?

    Ne croyez-vous pas que la physionomie politique du pays serait complètement révolutionnée, si les syndicats ouvriers appelaient les directions ouvrières à un front unique ouvrier et à un seul candidat ouvrier sur chaque circonscription ?

    Tout faire pour que le président de la République française ne se retrouve pas en juin avec des pouvoirs, qu’aucun de ses prédécesseurs n’ont eu, cela n’aggravera pas je crois la santé de la planète, mais cela facilitera je crois aussi, grandement le travail du ministre de l’environnement: Nicolas Hulot !

    Non ?

  9. Le changement de comportement adviendra quand les contraintes de la nature deviendront plus puissantes que les contraintes de la société capitaliste de consommation, pas avant.
    La violence y jouera probablement un rôle non négligeable, hélas.

  10. Il en a pour qui la conversion écologique aura du mal à passer (sauf peut être avec la boisson) : ci-joint un communiqué récent du Président de la Fédération Nationale des chasseurs :

    Communiqué du Président Willy Schraen

    A tous les chasseurs de France,

    Cette journée particulière, qui a vu la désignation du nouveau gouvernement de la République, sera à l’évidence à marquer d’une pierre noire. 

    Comment ne pas se sentir trahis et humiliés après avoir appris la nomination de Monsieur Nicolas Hulot à la tête du Ministère de l’Ecologie, alors que  le Président de la République voulait faire de son mandat un exemple de cohésion sociale et territoriale. 

    Le passage réussit d’Emmanuel Macron  devant les élus de la chasse en congrès à Paris, laisse  un goût plus qu’amer dans la bouche de l’ensemble des chasseurs de France, en découvrant cette nomination.

    Les intentions de notre nouveau ministre de tutelle sont très claires. Nous vous ferons parvenir un florilège de ses petites phrases assassines à notre encontre. Cela en dit  long sur sa conception de l’écologie à la sauce dogmatique, et de l’affection toute particulière qu’il nous porte. 

    Je m’adresse également à l’ensemble des ruraux, agriculteurs, pêcheurs, maires de nos villages, et autres usagers de la nature, pour leur dire que les écrits de notre nouveau ministre sont là aussi très clairs. Mes amis nous allons souffrir.

    Pour ce choix qui prend le visage d’une déclaration de guerre à la majorité des territoires français et de leurs habitants, j’espère que notre Président de la République  a bien conscience que la France des oubliés, celle des traditions, celles des diversités culturelles, celle des héritages, celle du bon sens…ne se laissera pas enfermer dans une niche des extrêmes qui semblent arranger tout le monde au cœur de l’Etat. Oui, en faisant ce choix, ce sont des milliers d’hommes et de femmes qui aspiraient juste à vivre en paix dans leur campagne, qui vont connaître demain le harcèlement écologique à la Hulot et l’instauration de nouvelles normes supra-européennes. 

    Mes amis, je vais dès aujourd’hui demander une audience au Président de la République pour qu’il nous dise clairement ses intentions vis à vis de notre programme écologique et rural. Nous sommes pour le développement et non la mise sous cloche des territoires. Nous refusons l’arrêt  de nos activités rurales séculaires, la disparition de notre agriculture, et la sacralisation de  nos terroirs ! 

    Dans l’attente des  réponses  de l’Elysée ,  je vous demande de sonner le tocsin sur tous les territoires de France, et de vous préparer  à livrer la bataille des législatives, et à travers cette élection, la mobilisation pour notre survie !

    Le nouveau ministre de l’écologie n’a qu’un mandat temporaire, et les urnes auront le dernier mot le 11 et le 18 juin prochain. 

    Durant toute la campagne présidentielle, j’ai respecté  la neutralité politique qui incombe à ma fonction, mais si des menaces réelles se font sentir sur notre passion et nos terroirs,  rien ne m’empêchera de désigner ceux qui sont un danger  pour l’ensemble de la ruralité française.  
    Personnellement, ma motivation à défendre nos valeurs n’a jamais été aussi forte et l’adversité dans laquelle nous rentrons avec cette nomination  me motive encore plus.
    Vous me connaissez suffisamment pour savoir que je serai combatif et que je ne lâcherai rien, politiquement correct ou pas !
    Pour une fois, soyons unis devant les menaces qui nous guettent, et réapprenons à chasser en meute !

    Vive la ruralité,
    Vive la chasse ! 

    Willy SCHRAEN

    1. « Usagers de la nature » voilà un concept intéressant… Mr Jourdain viens de nous faire une belle prose ! Profitons en 😉

    2. Quand on lit ce délire , on comprend vite à quoi et à qui sert Chasse-Pêche -Nature .

      1. J’ai grandi au milieu des chasseurs et des pêcheurs, et je rêve de pouvoir un jour de nouveau manger un sandre qui soit pas farci aux PCB ou une brochette de grives (la dernière c’était il y a plus de 10 ans, mon père l’avait chassée pour ma grand mère quelques mois avant qu’elle décède, quand j’y repense c’est toujours l’image du vieux de soleil vert qui pleure en mangeant son boeuf en daube qui me reviens.). Tout ce que je sais en pratique de la nature je le dois à ces gens simples dont vous vous moquez.

      2. Ben moi , j’ai grandi dans une nature sans chasseurs . Pêcheurs , si , et j’ai même pratiqué .

        J’ai eu un grand oncle président d’une société de chasse .Il était con comme un balai .

      3. @Clo Clo :

        Je me suis fait un peu plaisir, mais l’exemple des sangliers qui sont effectivement devenus un fléau, est peu convaincant …C’est en grande partie à cause des sociétés de chasse qui , il y a quelques années allaient jusqu’à les alimenter en période de vaches maigres pour s’assurer des tableaux de chasse faciles , qu’ils sont devenus envahissants . Je n’ai pas non plus une grande admiration pour ces « régulateurs de la nature » à coup de chevrotines , qui n’hésitent jamais à tirer à deux pas des habitations dans l’excitation des cris de chiens et des odeurs de poudre .

        Je connais même un gars , dans les Cévennes , qui a créé avec ses deux voisins une société de chasse sur l’emprise de leurs propriétés , pour avoir le droit d’interdire à la société de chasse locale de venir faire des cartons sur les sangliers alors que leurs enfants jouaient autour de chez eux .

        Il faut être taré pour se balader avec un fusil en France au
        XXI ème siècle .

        PS : il y a eu , il y a cinq ans environ , le même problème avec les canards qui proliféraient , trop bien ( très mal ) nourris par les touristes . L’autorisation a été donnée aux sociétés de chasse de les tirer sans merci . Résultat obtenu au delà des attentes avec de menus incidents du type tirs sans précaution visible à 9 heures du matin à proximité immédiate d’une célèbre avenue annécienne qui supporte plus de 30 000véhicules /jour , une piste cyclable et une promenade piétons .

      4. Juan, Juan, Juan,

        Aligner des kilomètres de commentaires ne peut avoir comme conséquence qu’un appauvrissement continuelle de la qualité de ces derniers, qui in fine deviennent des idées reçues ou des lieux communs sans références solides. Si ce que tu dis n’est pas faux, c’est loin d’être la raison principale, surtout présentée ainsi :

        Sur l’explosion de la population de sangliers mon ami, encore l’Europe, l’Europe, l’Europe comme réflexion :

        https://www.europeanlandowners.org/files/pdf/2012/Etude%20explosion%20demogaphique%20sanglier%20ELO%2002%2007%202012%20FINAL-2.pdf

        Moins d’affirmations, plus de sources…

      5. @Clo Clo :

        Je fais avec ce que je vis ( enfin …j’ai vécu ), pas avec des sources internet .

      1. Je ne le nie pas, au contraire je trouve le concept intéressant, nous sommes tous des usagers de la nature, en tant quel tels et tout comme on peut avoir une instruction civique pour être usagers de la société on pourrait établir une charte de l’usager de la nature. Ce serait un concept peut être plus adapté qu’une écologie intégriste ou plutôt intégrale qui implique au final notre absence.

      2. Se pose quand même une question : pourquoi notre  » éducation nationale  » est elle absente à 100 % de l’ éducation à notre environnement ?? À dix ans n’importe quel gamin fait la différence entre un tigre et un lion…mais pas entre une grive et un merle !!! À qui laisse t on l’expertise ? Aux chasseurs !

  11. L’écologie est une science, pas un geste.
    Quant à faire du politique sans Politique… c’est assez confus.

    1. Justement, en tant que science elle est pure observatrice et il est difficile d’en tirer des règles pratique vu que notre intervention modifie le résultat des expériences dans la pratique, un peu comme en physique quantique. Il faudra inventer l’écologie politique et/ou la politique écologique si ce n’est déjà fait ou en passe de l’être.

  12. Si tous les néo -révoltés voulaient bien se souvenir qu’on ne les a pas attendus pour constater , imaginer , proposer , négocier , s’engager dans la durée sur des actions … au travers d’associations plus ou moins structurées , et qui ont obtenu des résultats et progressent , on éviterait des pertes de temps et d’énergie , en progressant dans des lieux et outils démocratiques qui existent , pourvu qu’on se plie à l’art de la discussion qui ne se limite pas à la critique geignarde ,et à l’auto promotion .

    1. Tous les compteurs sont au rouge démontrant ainsi le vide de votre intervention.
      « discussion qui ne se limite pas à la critique geignarde ,et à l’auto promotion »

      Décidément ça pulse.

  13. Bonjour Ancestral
    Vous dites ceci:

    « Car voilà ce qui marchera : qu’un nouveau « marché économique » naisse, donc qu’un modèle économique écologique se substitue à celui des industries. Tant que les puissants s’y retrouvent financièrement parlant… ils ne diront pas non. »

    Cela fonctionne déjà. Les entreprises sont obligées pour être compétitive (afin de vendre plus et se développer) de faire mieux avec moins même si c’est au détriment des travailleurs.
    Pour elles, l’idée de sobriété économique est déjà ancrée dans les habitudes même si cela ne se traduit pas (directement) par une sobriété écologique le « just in time » en est l’illustration. Mais l’idée est là et il faut continuer à la façonner.
    C’est dans l’agriculture de conservation que cette perspective est la plus marquante, je vous invite à lire ceci: http://agriculture-de-conservation.com/CUMA-des-Ajoncs-des-economies-a.html
    «  »après trois maïs et deux blés, les économies directes de fuel atteignent 146 l/ha et le temps de travail est réduit d’environ 4 h 30/ha, » ». Avec les 146 litres/Ha économisés, le type il va pouvoir faire autre chose, c’est cela l’économie du futur. Faut (surtout) pas être économiste pour le comprendre.
    Je suis convaincu que si nous voulons continuer dans cette direction de sobriété, la relocalisation de nos activités sera indispensable. Comme en biologie nous devrons passer de la sélection K à la sélection r. https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A8le_%C3%A9volutif_r/K Même si la tendance générale est encore au gigantisme, l’économie est déjà en croissance exponentielle vers la sélection r.
    Le plus important reste la question sous-jacente: de traduire cela en une transformation culturelle et sociétale, et c’est là que les individus que nous sommes peuvent et doivent intervenir tantôt seul, tantôt en groupe.
    Ceci dit on peut toujours opter pour l’inaction, l’acceptation à l’anéantissement, mais bon c’est pas trop mon truc.

      1. Effectivement, j’en connais qui se complaisent dans cette posture, mais ceux dont je parle n’en font pas partie.

    1. Je crois aussi que « l’écologisation » des produits de toutes natures ( pas seulement agricoles ) conduit à une relocalisation de cette production .

      Mais cela suppose que la « matière grise » qui permet les nouveaux process de production et de consommation soit là , soit « là où on souhaite la ramener » ( c’est un peu ce que vous dites d’ailleurs).

      Cela suppose aussi que l’on se pose la question de savoir ce qui se passe alors pour les pays qui perdent la manne que leur faible coût de main d’œuvre leur avait permis de capter . En clair comment l’intelligence collective peut épargner les guerres de marché sinon de tranchées .

      Bref , comment l’intelligence démocratique reprend la marche du monde au marché capitaliste « libre et concurrentiel « .

      1. Si Hulot et Macron arrivent à faire des pas rapidement dans cette direction , ça vaudra bien mieux que de savoir en combien d’années on pourra se passer du nucléaire de façon théologique , alors que le principal est la réduction drastique des consommations d’énergie , que ce soit pour produire , entretenir, utiliser et recycler .

        Ce qui implique la vertu des producteurs et des consommateurs , sous la tutelle de la citoyenneté .

      2. Merci Juan
        Je vous invite à écouter Stéphane Le Foll http://www.dailymotion.com/video/x4i2736
        La situation ne permet plus de se lamenter mais de faire pression sur le politique pour changer les choses.
        Il faut faire en sorte d’aider tous les acteurs de l’agroécologie pour continuer la pression sur les politiques.
        Il est impossible pour Macron et Hullot de faire marche arrière par rapport à tout ce qui a déjà été fait.

  14. Un article bien creux ma foi, j’espère que le manifeste de Jorion ira plus loin que ça. Quelques questions incontournables pêle-mêle :

    -Même si on adopte chacun une attitude responsable quelle est la limite démographique qui fera que malgré les ponctions réduites au minimum de chacun, la totalité du groupe n’aura plus un comportement responsable? Que faire ce jour là?

    -Quelle limite doit on fixer quand à l’autoritarisme tolérable pour assurer la survie de l’espèce? Certains sont allés très loin pour préserver la « race », est il tolérable de tomber aussi bas pour sauver l’espèce?

    -Et il envisageable que face à des contraintes de liberté individuelle inacceptable on puisse faire le choix de laisser périr l’espèce délibérément? A qui fera t elle défaut ?

    -Jusqu’à quel point ne pas avoir d’enfants est-ce une solution pour préserver leur avenir !?!

    Biblio :
    -1984 version écolo ?
    -Mad-max (la réserve)/Le meilleur des monde ?
    -l’age de cristal?
    -Hyperion? (exo VS ia)
    -Et si c’était vrai?
    -Ravages

    Et en premier lieu : La Chute

      1. Bof! ya du stock tu sais, ya plus qu’a les élever. Mais bon vous m’avez pas laissé payer des impôts d’expats pour embaucher des prof et mettre lla cantine gratos, qu’y puis-je ? 😉

        @ P. Jorion : jolie mise bouche, soyons riches donc!

      2. C’est pourtant la seule raison que j’ai pu trouver pour justifier que j’accepte de me soumettre a l’impôt, un peu pour les vieux aussi allez soyons magnanime.

      3. Mouais …

        Soyez sur que les vieux préféreraient que vous ayez des enfants plutôt que des interrogations fiscales .

        Laissez payer les impôts par les vieux , sans vous faire un abri d’eux même et des enfants des autres .

      4. cela vous gênerait il que je n’ai pas d’enfants? en général la prochaine étape c’est la condescendance et si jamais j’assume je suis bon pour me faire traiter d’égoïste. Je connais bien le schéma:

        1 on prend des gants il est peut être gai
        2 ô mais t’es encore jeune t’as le temps
        3 tu passe à coté de la meilleure chose de la vie je te plains
        4 t’es vraiment qu’un sale égoïste

        J’ai une longue pratique et quand je parle d’explorer le côté « vain/vaniteux » de notre condition j’ai fais ma part de chemin. Pouvez vous en dire autant? Ou en êtes vous encore à chercher un sens, pire à croire l’avoir trouvé en contraignant à la condition humaine un pauvre accident biologique qui n’avais rien demandé, au final, tout juste pour satisfaire vos instincts?

      5. Ce ne sont pas vos préférences qui m’interrogent , ce sont les raisons que vous mettez en avant .

      6. Je n’ai mis en avant aucune raison de ne pas avoir d’enfants, seulement une raison de payer ses impôts.

        si vous voulez une raison pour ne pas avoir d’enfants :
        À propos des enfants, Georges Brassens expliquait sans tourner autour du pot : « J’ai choisi de ne pas en avoir (…) je préfère vivre seul. (…) Le monde tel qu’il est ne me convenant pas, j’ai préféré ne pas avoir de suite. »

        Il me semble avoir entendu une interview ou il disait carrément : « Vous imaginez, si j’étais tombé sur un connard? »

      7. Bon , disons que  » Bof ya du stock tu sais , ya plus qu’à les élever  » , c’était à la fois peu clair et limite stupide en enchainant sur des impôts susceptibles de leur offrir l’école et la cantine .

        J’ai dans la famille des couples qui n’ont pas voulu d’enfants , d’autres qui en ont adopté faute de pouvoir en avoir . Tous méritent estime et respect , mais je dois dire que je ne suis à l’aise sans réticence qu’avec les couples ou individus qui prennent en charge des enfants d’où qu’ils viennent , quelque soit leur choix .

        Et prendre en charge , ça ne s’arrête pas à l’école et à la cantine
        ( qui sont d’ailleurs deux périodes « déléguées » ).

        Je n’ai rien à foutre de qui prétendrait refaire le monde , sans se soucier trivialement ,d’une façon ou d’une autre, des enfants .

      8. Pour ce qui est de l’enchainement ça se voulait un trait d’humour relatif au non soutien du programme insoumis sur ce blog, voyez le smiley à la fin. C’est vous qui avez pris la mouche ; signe que quelque chose vous chiffonne sur le sujet ? (que vous avez d’ailleurs lancé, je ne vous avais rien demandé…) Pour ce qui de l’éducation et de la nourriture saine c’est peut être pas suffisant mais si on commençait par l’offrir à tous les enfants sur cette planète en prenant les impôts nécessaire aux 1% on pourrait commencer à parler d’avenir. Au lieu de ça nos impôts partent en bonne partie en frais militaire.

        Je ne pensais pas que mon lien sur la chanson de Brel soit si à propos aujourd’hui 🙁 …

      9. PS : « Tous méritent estime et respect, MAIS »
        Mais quoi? certains moins que d’autres? assumez donc d’être la créature de vos gênes et traitez les (les autres) de sale égoïstes…!

      10. @DUP :

        Si je me contentais d’aller là où on m’attend , je ne servirais pas à grand chose .

        Pour le « Mais .. » , il suffit de lire la fin du commentaire , qui n’a pas besoin de Brel interposé pour dire ce qu’il veut dire .

      11. Arf! Votre dernière phrase manque hélas d’un petite virgule après « soucier », ce qui lui fait dire précisément le contraire de ce que je présume que vous vouliez exprimer. Sauf à penser que vous recommandiez un souci trivial 😉

        Quant à participer d’un système qui affame les enfants des uns pour gaver ceux des autres. J’assume le faire par simple vanité (dans les deux sens du terme) et non pas guidé par un quelconque amour filial programmé aux tréfonds de mon cerveau reptilien (on est pas tous les jours d’accord lui et moi mais bon, on a appris à cohabiter depuis le temps).

      12. @DUP :

        D’accord pour la virgule .

        De façon très  » triviale » , s’agissant de la survie de l’espèce , j’en suis resté au vieux réflexe d’homo sapiens et tout simplement animal : en cas de danger ,le clan met les femmes et les enfants à l’abri. Rien de filial là dedans .

        C’est ce que décide le corps pour moi , et ma conscience , contrairement à la vôtre , est d’accord avec lui , même a posteriori .

        Pas compris ce que l’enfer vient faire là dedans .

      13. L’enfer c’est pour le péché d’orgueil.

        Si j’admets que l’on passe son temps à se construire un film qui met notre conscience en accord avec nos actes je dois reconnaître que c’est donc mon corps qui n’a pas décidé de procréer au même titre que vous reconnaissez qu’il vous y contraint. En chimie il y a une loi qui s’appelle la loi de Le Châtelier :

        « Si un système en équilibre est soumis à une légère perturbation, ce système va réagir en évoluant dans le sens qui s’oppose à cette perturbation. Cela veut dire que l’état du système va évoluer en essayant de compenser cette perturbation.
        Cet énoncé est connu sous le nom de  » lois des déplacements d’équilibres de Le Chatelier « . »

        Je suis peut être un élément de cette tentative de compensation ; après tout presque toutes les espèces régulent leur démographie. Ma conscience se chargeant ensuite de trouver une motivation rationnelle à cet état de choses (comme elle est en train de le faire à cet instant, alors même que par postulat on l’a dépossédé de son pouvoir sur l’action 😉 ).

      14. Pourquoi traduisez vous « se soucier , d’une façon ou d’une autre , des enfants » , par  » procréer  » ?

        Entre amour et amour propre , il n’y a que l’épaisseur d’un intellect en chanson ou scientifique .

      15. On sait déjà plus qui a écris comment voulez vous que je vous dise qui a traduit et alors le pourquoi … ? 😉

      16. Pour ce qui est de votre dernière phrase et pour le peu qui me permet de reconnaître un terrain miné, je vous cède le pas, après vous mon cher. 😉

      17. Pour reconstituer notre dialogue , il suffit de refaire la file de commentaires afin de retrouver qui , quoi et pourquoi .
        Mais laissons décanter tout ça .

        Bonne journée !

  15. Il y a deux champs de recherches qui conduit de concert pourraient nous aider dans cette quête d’une solution à notre existence sur terre.
    – Émergence (le réductionnisme a vécu),
    – les réseaux.

    Étudier l’émergence sur des humains augmentés (le smartphone +) tous connectés en réseaux.
    Un sixième sens à la source d’une nouvelle humanité.
    Détourner la technique qui nous enchaîne pour se créer un avenir qui nous unit.
    Bref, prendre des risques tant qu’il est encore temps.

  16. Cela ne changera t-il jamais : les riches s’exonèrent toujours des contraintes imposées à tous, ainsi en est-il de la chasse aux éléphants, espèce protégée mais sans protection vis à vis de ces prédateurs humains, mais quelques fois, la nature se venge :
    http://www.lenouvelliste.ch/articles/monde/afrique-abattu-un-elephant-s-ecroule-sur-un-chasseur-et-le-tue-672672
    Selon l’article, ce chasseur organisateur de safaris pour gens fortunés, laisse une femme et cinq enfants mais l’on ne précise pas combien d’éléphanteaux sont devenus orphelins et destinés à mourir en l’absence de leur mère !

    1. Jeter non , mais confier aux assoces solidaires spécialisées dans le recyclage des déchets informatiques , oui .

      1. De quoi parlons-nous ?

        Il me semble que ce qui va nous tomber dessus dépasse les micro actions des assos aussi noble soient-elles.
        A part raser les USA, la Chine et nous je ne vois pas de solution viables.
        Donc la (dé)cupabilisation du chacun (ne) fait (pas) un peu ne tient pas face à l’énormité du probléme.

        Concrétement Juannessy, Quelle sont vos propositions mondiales et radicales pour nous sortie de la bouse climatique (et merci d’éviter la nov langue et le don de leçon) ?

        Gracias

      2. Ben , les solutions même mondiales ne peuvent être radicales .

        J’ai déjà donné mes pistes ( pas les solutions), mais elles prennent au moins une génération.

        La première est une association européenne , qui fasse nouvelle façon de vivre et produire et échanger ensemble , sur un territoire à peu près homogène .

        Sinon , il faudra suivre le train programmé par d’autres .

      3. PS à propos de l’association européenne :

        C’est aussi pour moi , la seule façon de sortir par le haut de la
        V ème République Française , en échappant à la Restauration évoquée dans le billet récent de Paul Arbair , aussi bien qu’à une VI ème République franco-française condamnée à la stérilité et aux incantations .

        Et dans cette mutation là , les outils de la V ème République ne sont pas forcément inutiles .

  17. Il faudra malheureusement attendre un super cataclysme avant que l’on réagisse au niveau industriel. L’alternative serait que les plus pauvres meurent pour que les nantis puissent respirer…Une bonne guerre quoi.

    1. Dans l’état actuel des chose ça supposerais que les nantis travaillent à la place des pauvres. Plutôt crever 😉 et vivement l’ia et l’ouvrier robot (qui naitra du cerveau d’un de ces sans dents et qui justifiera qu’on les ait tous gobergés et éduqués aussi longtemps) après quoi… oups la fiole nous à échappé! comme c’est dommage il est très cher l’antidote…

  18. « Cambadélis n’exclut pas un changement de nom du PS

    (Par Loris Boichot (Figaro) Publié le 22/05/2017)

    Le Parti socialiste (PS) s’orienterait-il vers un nouveau congrès d’Epinay?
    46 ans après cet événement fondateur du PS, Jean-Christophe Cambadélis n’a jamais été aussi loin dans ce sens, n’excluant pas ce matin sur France Inter un changement de nom du parti. «Ce n’est pas impossible, on le décidera», a-t-il estimé.
    C’est la première fois que le premier secrétaire du PS ouvre la porte à une telle évolution. En 2014, il avait écarté cette idée, après que le premier ministre Manuel Valls s’était dit favorable, «pourquoi pas», à un changement de nom. «Je reste sur la position de François Mitterrand. Socialiste est un beau nom qui a fait ses preuves, autant le garder», avait alors estimé Jean-Christophe Cambadélis.
    La déroute du candidat du PS Benoît Hamon au premier tour de la présidentielle (6,3% des suffrages exprimés) semble l’avoir fait changer d’avis.
    «Je pense que le PS va se refonder»

    Jean-Christophe Cambadélis annonce aussi un changement de fond du parti: «Je pense que le PS va se refonder, se reformuler, se restructurer, qu’il y aura beaucoup de travail» prévient-il, en précisant qu’il veut participer à cette recomposition: «Je serai au milieu de ce travail.» Parmi les chantiers à ouvrir, Jean-Christophe Cambadélis cite celui de «la verticalité» du parti: «Le PS ne peut plus vivre comme la SFIO (l’ancêtre du PS, de 1905 à 1969, NDLR), avec une verticalité.
    Ça, nous le laissons à Jean-Luc Mélenchon, à Emmanuel Macron, à Marine Le Pen. Aujourd’hui il faut faire vivre plus fortement les mouvements associatifs, être en interaction avec la société civile, les mouvements citoyens.»
    Jean-Christophe Cambadélis, candidat aux législatives dans le XIXe arrondissement de Paris (16e circonscription de Paris) face au secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi, veut «prendre en compte ce qui est aujourd’hui posé»: «demande de renouvellement, demande de justice sociale, demande d’écologie», a-t-il détaillé.
    Sans écarter aucun chapitre de refondation: «On peut mettre toutes les questions sur la table.» Y compris la question d’un déménagement du parti, qui quitterait la rue de Solférino? «À partir du moment où vous changez, on change tout», a répondu Jean-Christophe Cambadélis. «Il faudra marquer une nouvelle époque.»
    Ces débats sur les changements de forme et de fond du parti devraient se tenir lors du prochain congrès du PS. Sa date n’a pas encore été arrêtée par le parti… »

    L’histoire retiendra que le jour même où le Medef (par la voix de son numéro deux Thibault Lanxade, et non par Pierre Gataz comme je l’affirme à tord ce matin), appelle le gouvernement à partir à l’abordage du prolétariat, les chefs de ce même prolétariat saborde le navire amiral !

    Ensuite on pourra affirmer chez les bobos parisiens, que les travailleurs français sont des veaux, qu’ils se sont embourgeoisés, qu’ils ne votent plus à gauche, qu’ils votent FN, qu’ils ne respectent même pas, comble du manque de savoir vivre, les plates bandent fleuries et la nature,

    La vérité elle saura que les chefs, à la veille d’une élection qui pouvait seule empêcher que ce mette en place dans le pays un pouvoir fort et un régime d’ordonnances sans contre pouvoir, capitulaient en rase campagne et sabordaient le Parti, en vue de faire une très inintéressante et lucrative opération immobilière:

    « …Y compris la question d’un déménagement du parti, qui quitterait la rue de Solférino? «À partir du moment où vous changez, on change tout»… »

    Militants du parti socialiste, ami(e)s et camarades d’une certaine idée de la gauche et de la dignité morale, ne vous laissez pas impressionnez par ces banqueroutiers, réagissez, réunissez-vous, discutez, faire remonter votre désaccord à travers des résolutions, des motions, des adresses, exigez de votre direction un Congrès extraordinaire, maintenant, même à la veille des élections, jusqu’au dernier jour !

      1. Merci de la mise en ligne de cet excellent article, qui doit inciter le camarade Ancestral à lire -la véritable- histoire de l’ URSS.

        Il en a grand besoin.

  19. Pour aimer la nature.
    Nos ancêtres lointains et les peuple dits « premiers » remerciaient l’arbre de donner son bois pour fabriquer une pirogue. Ils demandaient pardon d’avoir dû tuer une proie pour la manger.
    Nous avons oublié d’où viennent les matériaux que nous utilisons. Nous avons oublié que pour un yaourt et un steack, une vache a été séquestrée durant des années pour finir dans un abattoir.
    Nous avons perdu la conscience de ce que nous devons à la nature. Nous rechignons devant une viande un peu grasse. Nous voulons du pain sans croute, des fruits sans tâches…
    Certes aucun de nous ne veut réellement tout ceci, nous sommes juste complice par ignorance le plus souvent.
    Pour préserver une nature permettant aux hommes de vivre, il faut avoir une conscience intime et sensible de son existence.
    Il faut avoir vu abattre un arbre pour se rendre compte qu’un siècle de pousse se termine en quelques minutes.
    Il faut avoir vu tuer un agneau, un poulet ou un porc pour ressentir qu’eux-mêmes sont vivants et que notre position de prédateur impose des devoirs.
    Il faut avoir observé le cycle annuel de la floraison, de la pollinisation, puis de la pousse du fruit pour avoir une idée de sa valeur.
    Il faut avoir la mémoire des lieux et des environnements pour observer la disparition des insectes, des oiseaux, des petits mammifères, des fleurs. Donc être enraciné quelque part.
    Il faut connaitre les réseaux d’approvisionnement et les méthodes de production des matières premières (huile de palme…) pour choisir et influer sur notre consommation.
    Rétablir cette conscience de la nature n’est possible que par l’éducation et l’expérience sensible. Bientôt 80% des humains vivront en ville. Faut il installer des jardins, des vergers et des basses cours dans les villes afin que chacun puisse se reconnecter à la nature s’il le souhaite?
    Nous ne protégeons que ce que et ceux que nous aimons. Le reste existe si peu.

    1. Votre remarque sur les animaux est fondamentale. Le problème c’est que nous ne pouvons pas nous concerter et peut être la majorité ne veux pas cela : diminuer de 80% sa consommation de viande, arrêt de l’agneau et du veau, du foie gras, du gibier.

  20. « Face à l’imposture écologique :

    Contre la destruction de la planète par le capitalisme,
    une seule issue, le combat pour le socialisme

    Pour « sauver la planète », les travailleurs payent…

    En septembre 2009, Sarkozy a confirmé l’instauration en janvier 2010 d’une taxe carbone . Cette taxe est le fruit des travaux d’une commission présidée par Rocard.
    Bien que décrépi, le « petit singe » garde le cap. Il faut rappeler que c’est son gouvernement qui a instauré la CSG, coup décisif porté contre la Sécurité sociale en ouvrant la porte à la substitution des cotisations ouvrières par l’impôt. La taxe carbone faisait partie des propositions de la charte que Nicolas Hulot, homme sandwich de grands pollueurs de la planète tel Rhodia (ex Rhône Poulenc), EDF, Bouygues, la société des Autoroutes du Sud de la France et l’Oréal, promoteur de la marque « écologique » Ushuaia de TF1, (et qui a été attribuée à un 4X4 produit par Volkswagen !), avait soumises aux candidats à l’élection présidentielle en 2007. Il est opportun de rappeler qu’alors Sarkozy, Bayrou, Royal et Buffet ont signé cette charte. En décembre 2009, l’INSEE a publié une étude sur l’impact de cette nouvelle taxe. Elle devrait permettre de prélever 2,7 milliards d’euros d’impôts supplémentaire et entraîner au premier semestre 2010 une hausse des prix de 0,3 % (dans le même temps la réforme de la taxe professionnelle va diminuer en 2010 de 11,7 milliards d’euros les impôts payés par les patrons).

    Sous prétexte qu’ils sont déjà soumis à des quotas d’émission, qui leur ont été délivrés gratuitement, les plus grands pollueurs (industries pétrolières et chimiques, cimenteries, aciéries, etc.) sont exemptés jusqu’en 2013 pour près de 1100 installations industrielles. C’est aussi le cas pour les producteurs d’électricité et les transporteurs aériens. D’autres professions comme celle du transport routier ont obtenu que l’Etat prenne en charge une partie significative de cette taxe. La taxe carbone, dont l’instauration a été volontairement médiatisée, s’inscrit déjà dans la multitude des impôts résultant de la « fiscalité écologique » que supportent ou vont devoir supporter pour l’essentiel les travailleurs (écopastilles, écoredevances sur les appareils électriques, taxe climat-énergie etc.). Pour une fois on peut citer l’une des formules lapidaires de Claude Allègre : la taxe carbone c’est « les riches en auto, les pauvres en vélo » (Le Parisien du 23/08/2009).

    …parce qu’ils sont « coupables »

    Les travailleurs devraient payer parce qu’ils sont « coupables » du fait de leur mode de consommation. L’église catholique s’est évidemment emparé de ce thème, comme en témoigne le sermon de Benoît XVI lors de sa messe de Noël, appelant les fidèles « à préserver l’environnement ». Ont été édictés un huitième péché capital, « la pollution », et un onzième commandement « Tu ne pollueras point ». A juste titre, certains se demandent si l’on n’assiste pas à l’avènement d’un nouveau culte « le développement durable ».

    Dans les semaines qui ont précédé la tenue du sommet de Copenhague, le matraquage des médias a été intensif. Il suffit de reprendre deux titres récents du journal Le Monde. Le premier, le 19/11/2009 : « Le poids de la natalité menacerait le climat ».Le journal fait état sans abuser de commentaires des propositions du Fond des nations unies pour la population (Fnuap). L’une des pistes pour pallier au « péril climatique » serait de mettre à l’ordre du jour un vaste programme en faveur de la contraception. Sans nuance, il s’agit de donner crédit à la théorie du pasteur anglican Malthus (1766-1834), ce « babouin », selon Marx, lequel qualifiait avec Engels cette théorie comme « une infâme, une abjecte doctrine, un blasphème hideux contre la nature et l’humanité », cette théorie qui prônait (déjà !) une politique active de « réduction de la population et de la consommation » car pour lui la pauvreté résultait de l’excès de population.
    Le même journal titre le 23/12/2009 « Manger moins de viande pour sauver la planète ? ». L’on peut y lire que de savants professeurs Nimbus ont calculé que « Un repas avec viande et produits laitiers équivaut, en émission de gaz a effet de serre, à 4758 km parcourus en voiture contre 629 km pour un repas sans produits carnés ni laitiers » du fait les émissions de méthane par les troupeaux et de leur consommation en aliments. Au sommet de Copenhague un appel a été lancé par Paul McCartney, soutenu, entre autres, par le sinistre député Vert Yves Cochet, à ne plus consommer de viande qu’un jour par semaine. Une fois de plus, les travailleurs seraient tous responsables et devraient réduire leur consommation (et comment feront le milliard d’être humains, au bas mot, qui souffrent dans le monde de malnutrition !).

    Critique de la consommation des masses, surtout pas de la production capitaliste qui pourtant façonne le monde : chez ces gens-là, il ne serait être question de s’en prendre directement aux trusts de l’agroalimentaire qui organisent systématiquement la destruction des surfaces destinées à l’agriculture vivrière, expulsant de leurs terres des centaines de millions de paysans pauvres, pour y substituer des pâturages et des cultures fourragères (un exemple : selon la FAO, 70% des terres autrefois boisées d’Amérique du Sud sont aujourd’hui consacrées à l’élevage).

    Au nom du « développement durable », à tous les niveaux, les masses laborieuses sont soumises à une propagande intensive destinée à les « responsabiliser » voire à les culpabiliser : l’humanité toute entière est accusée de sacrifier la planète à sa voracité en matière de consommation. On assiste à un pilonnage incessant incitant à moins consommer ou à consommer « durablement », la responsabilité de chacun étant de contribuer à sauver la planète pour les générations futures.
    Inéluctablement, pas une seule grande entreprise, pas une seule collectivité territoriale, des régions aux grandes communes, pas une seule administration publique qui n’aura pas publié sa charte, son « agenda » ou son rapport développement durable (c’est même une « obligation » pour certaines entreprises cotées en bourse depuis l’adoption de la loi sur les « nouvelles régulations économiques (NRE)) votée en mars 2001 !).
    Sous des formes variées, l’enseignement du « développement durable » devient une matière au programme dés l’école primaire. Les travailleurs et la jeunesse sont ainsi incités à s’associer à la mise en œuvre d’ « engagements » qui, tant au sein des entreprises que des administrations, concourent le plus souvent à la réalisation d’objectifs de réduction des coûts, de réorganisation et d’augmentation de la productivité… et autant d’incitation à la modération en termes de salaires !

    L’ « intérêt supérieur » de la sauvegarde de la planète devrait contribuer à effacer la frontière de classe entre les patrons et les salariés, tous unis dans une même quête… »

    Article publié dans CPS n°39 de janvier 2010, un incontournable aujourd’hui. Une référence. Je vous laisse lire la suite sur le site :
    groupe POR-IOR éditant bulletin « Combattre pour le Socialisme ».

    1. « coup décisif porté contre la Sécurité sociale en ouvrant la porte à la substitution des cotisations ouvrières par l’impôt. »
      Substituer les cotisations ouvrières par l’impôt n’est pas en soi un mauvais coup porté à la Sécurité sociale, c’est peut-être même aujourd’hui le meilleur moyen de la préserver à + ou – long terme (disparition du travail). C’est aussi un moyen de redistribuer des plus riches vers les plus pauvres, d’aller vers plus de solidarité non pas entre travailleurs, mais entre classes sociales, donc de préserver un certain ordre bourgeois, une certaine société société. Par exemple le logement, qui occupe une grande place dans la politique familiale de l’Etat providence: beaucoup de bénéficiaires sont inactifs (étudiants, retraités, handicapés), ne paient donc pas de cotisations. Pourquoi donc faire payer ceux qui travaillent pour ces aides, au lieu de faire payer ceux qui ont de l’argent, plus prosaïquement? Avec le prélèvement à la source, la différence impôts et cotisations peut s’effacer . Les missions de l’Etat-providence doivent être clairement énoncées dans la Constitution, avec un impôt affecté à la Sécurité sociale.

      1. Il faut toujours en matière de fiscalité pouvoir mesurer les effets pervers imprévus ( comme en toutes choses ) , mais il est effectivement vrai que la CSG et la TVA sont des contribution ou taxe sensées et pertinentes , quand elles sont manipulées en relation avec les autres sources de prélèvements .

    2. Diminution de 80% de sa consommation de viande ou arrêt ; arrêt du veau, agneau, foie gras, gibier etc…

  21. « Bien que décrépi, le « petit singe » garde le cap. Il faut rappeler que c’est son gouvernement qui a instauré la CSG, coup décisif porté contre la Sécurité sociale en ouvrant la porte à la substitution des cotisations ouvrières par l’impôt. »

    Je souligne – ad libitum – pour bien montrer ce qu’il y a en germe dans le cerveau d’un génie réformateur. Une énorme saloperie, toujours, qu’il soit petit singe ou tyrannosaure.

  22. Les présidents de la République (France) a de moins en moins de pouvoir réel. Ce sont les organisation supranationales qui donnent le la, le contexte européen, en ce moment dominé par l’Allemagne merkelienne, aussi, l’influence exercée par les grandes puissances….la liste est longue.
    Mais la France est un cas spécial, dans la mesure où les décideurs de l’état sont recrutés à la porte de l’ENA ou chez d’autres « grandes écoles ». L’approche exécutive de ces diplômés est plutôt théorique, administrative, conformiste et non pas managériale. On a l’impression que les Francais en tant que électeurs sont trop impliqués dans leur propre système pour y voir clair.

    1. Ah Madame Merkel, la Madame TINA allemande, la nouvelle locomotive de L’Europe mais pour aller où ? : non sans angoisse dans les wagons vers une destination inconnue. Point de salut sans fumée ? Terrible. J’ai cru voir passer un tableau de Kandinsky à toute vitesse. Et pour ne pas devenir fou, je me souviens, comme d’un baume, le journal d’Etty Hillesum.

  23. J’ai récemment découvert ce texte dans une bibliothèque et je le partage avec plaisir.
    D’un seul coup, le geste m’a sauté au yeux. La poésie c’est maintenant, la poussière 1 seconde après.
    _______________________

    Peignant la Terre

    Devant le tableau – personne.
    Derrière il y a la terre.
    Aveugle, noire, verte, aveugle.
    La terre et ses jardins.
    Et, au-delà du noir, la pression des couleurs
    Elles traversent la toile, déchirées déchirantes – filtrées.
    Ce sont forces et ce sont lambeaux
    Lambeaux de force, haillons, ontologie.
    Moments de temps morceaux d’espace, et l’inverse :
    Moments d’espace morceaux de temps, les uns tissant les autres.
    Atomes. Matière – esprit. Atomes.
    Danse. Danse.
    Le monde aveugle trempé de lumière déjà finie. Opacité de celui qui regarde.

    Personne, mais…
    Personne mais devant la surface de la toile
    Quelqu’un d’attentif et de suprême : le peintre.
    Il regarde arriver vers lui les forces, les lambeaux, la couleur, les tiges, l’herbe et sa poussière, les formes :
    Ni formelles ni formalisées ni même formalisables.
    Pinceau déployé, sobres drapeaux sur tous les ports du crépuscule avant la nuit.

    La nuit sera violente.
    Le pinceau peint et le peintre regarde
    C’est la terre qui peint c’est la terre qui est peinte
    La toile, miroir sans tain,
    réfléchit lentement le devenir :
    « Je ne peins pas, dit quelqu’un, j’époussette un tableau préexistant »

    Salah Stétié

  24. En accord avec ces propos, je reviens sur « des rythmes qu’ils retrouveront adultes lorsqu’il sera temps d’accomplir leur servitude volontaire, qui décidera ou non de leur « insertion socio-économique ».

    L’éducation, protection sociale par excellence, prépare l’insertion et l’activité, hélas pour le plus grand nombre c’est la servitude. Par l’éducation beaucoup de parents espèrent que leurs enfants échapperont ou profiteront de ce système inique, l’écologie n’apparaît pas être le critère n°1 des préoccupations parentales, en chien de faïence nous observons se dégrader les conditions de vie, faut-il encourager la solidarité ou le chacun pour soi? Faut-il une garantie de résultat, un projet d’entreprise expertisé viable, durable et rentable pour s’engager? Parce qu’avec le retournement de situation qui semble s’imposer, à 2 (ou 3) générations de la disparition d’une civilisation, parler d’écologie implique de parler de survie, et de cela pour l’individu d’après-guerre il ne parait curieusement pas question tant il semble évident que nous sommes en voie vers le progrès, que tout roule tant qu’on a la routine quotidienne et ses objectifs d’auto-satisfaction égotiste pour ne pas voir les dégâts causés continuellement et exponentiellement à chaque révolution industrielle. Le numérique? Hollande a misé la-dessus en payant des tablettes pour les écoles, ça ne fonctionne pas toujours très bien, c’est moins écolo qu’une craie.
    Ne rien faire est une hérésie, Paul Jorion a parlé d’exterminisme. Que faut-il faire? Des vidéos avec des stars comme Di Caprio? Des manifestes, des concerts, des sites, des commentaires? Un peu de tout cela, des nouvelles réunions comme Nuit Debout, la grève, un état d’urgence décrété par un prolétariat qui ne se sent plus tel face à une bourgeoisie las de se voir telle. Pourtant il faut lever le pied ou on va dans le mur; difficile de dire ça sans passer pour un paresseux ou un marginal. D’autant plus que nous avons besoin d’innovation, qui paie, qui a l’argent pour cela? Investir dans le luxe est plus intéressant, pour profiter du plus pur instant de vie aux 4 coins du monde, sans distinction culturelle autre que l’argent. Pour se payer les dernières trouvailles de la firme la mieux cotée, il faut l’argent qu’on préfère garder plutôt que le partager avec ceux qui font rien de leur journée, ceux dont on se demande quel est le sens de leur vie puisqu’il coûte de l’argent, en pure perte puisque c’est pour manger, se nourrir, sans grande effusion de puissance, sans rien rapporter dans leur compte en banque. C’est le hic entre survie collective ou individuelle et il faudra bien que ça passe, si les riches exterminent les pauvres la situation deviendrait vite inconfortable pour eux aussi non? De quoi perdre la tête, alors que les riches sont cultivés et intelligents contrairement à ceux qui ne font rien de leur journée et vivent des allocs. Tout devrait plutôt pas trop mal se passer si on réagit vite là maintenant, avec Hulot Macron et Philippe, le temps des ordonnances…

  25. cornélius dit :
    22 mai 2017 à 21 h 49 mi
    Substituer les cotisations ouvrières par l’impôt n’est pas en soi un mauvais coup porté à la Sécurité sociale, c’est peut-être même aujourd’hui le meilleur moyen de la préserver à + ou – long terme (disparition du travail).

    La disparition du travail on y est pas encore (cela voudrait quand même dire la suppression du prolétariat et donc selon Marx, du capitalisme, puisque le capitalisme repose sur le salaire non payé au travailleur: plus value).

    Mais de ce travail non payé au travailleur justement, à coté de lui il y a le capital variable. Celui ci est composé du salaire direct versé au travailleur, et du salaire indirect versé par le patron, mais qui est le revenu théorique du salarié, pour alimenter des caisses sociales.

    Lorsque le gouvernement Rocard en 1988 crée la « contribution sociale généralisée » (CSG), sa philosophie était -déjà- libérale. Elle consistait à alléger les charges des entreprises, et en passant voler une partie du salaire (le salaire indirect) au salarié. Désormais les caisses sociales seraient en partie payé par l’ensemble des contribuables.

    En clair, non seulement on pique une partie du salaire au travailleur, mais en plus on lui augmente régulièrement la CSG pour qu’il continue lui, en grande partie, à alimenter les caisses. Le grand gagnant ? Le patron, le Capital !

    La CSG n’a pas été en soi un mauvais coup porté à la Sécurité sociale, mais elle en a changé la nature. Avant cotisation ouvrière pour une solidarité de classe, maintenant une protection sociale pour tous, payé par tous, enfin sauf les malins qui font de l’opportunité fiscale un sport lucratif ! La Sécurité Sociale de nos parents n’existe tout simplement plus.

    Avant des caisses de secours, type mutuelles, gérées par les organisations ouvrières, maintenant une protection sociale gérée par le gouvernement bourgeois (Plan Juppé).

    Gestion de plus en plus rigoureuse et comptable, avec comme prétexte d’économiser les deniers publics.

    Au bout une catastrophe sociale. Il suffit d’aller faire un tour dans le service urgence d’un hôpital pour se rendre compte si oui ou non la CSG a été un bon ou un mauvais coup !

    A qui viendrait l’idée saugrenue aujourd’hui d’exiger une augmentation des salaires (direct et indirect) pour équilibrer les comptes ? Non si ça craque c’est au Travail (prolétariat, petite bourgeoisie) à casquer pas au Capital,voilà la logique de la CSG !

    La bourgeoisie de plus en plus s’exempte de toute solidarité vis à vis du peuple. La bourgeoisie de plus en plus est une classe parasite.

      1. @ Juannessy.

        Je vais faire attention à être précis et faire attention à ce que j’écris, nous avons des censeurs sévères et impitoyables ici, alors non, mille fois non, la petite bourgeoisie n’est pas une classe parasite.

        C’est une classe coincée socialement entre le prolétariat et la bourgeoisie. Elle ne peut pas vivre oisivement de son trop petit capital, elle n’exploite personne, et pour elle, classe travailleuse par excellence, les temps son durs.

        Comme l’aristocratie ouvrière (salariés protégés), en tant que classe moyenne, c’est elle qui porte le gros du fardeau fiscal. Elle est de plus concurrencée par les gros capitalistes, qui en s’agrandissant toujours, les poussent bien souvent à la faillite, et les rejettent vers le prolétariat, voir le lumpenprolétariat.

        la petite bourgeoisie n’a rien à attendre il me semble du capitalisme. Elle est la classe la plus fragile et la plus menacée, non pas par le communisme, mais par le macronisme !

        Elle voit en Macron son représentant politique des plus authentiques, elle a voté massivement pour lui, alors même que ce dernier est la création des banques qui l’écrasent.

        Il va y avoir forcément un quiproquo à terme.

    1. J’entends ce que vous dites mais aussi ceux qui ne le disent pas; « Avant cotisation ouvrière pour une solidarité de classe, maintenant une protection sociale pour tous, payé par tous »: universalité cela veut-il dire quelque chose? C’est un des grands principes de la Sécurité sociale construite après la deuxième guerre mondiale. De plus les premières allocations familiales ont été mises en place par le patronat afin de s’assurer suffisamment de main d’oeuvre, avant la création de la Sécurité sociale que nous connaissons aujourd’hui.
      Le rsa va avec la cmu, alors impôt ou cotisation qu’est-ce que ça fait? La solidarité, la camaraderie oui, puis les clans les chapelles les divisions, la guerre sociale, civile, les partis, l’Etat bourgeois. Bourgeois, parfaitement, c’est pour ça qu’on vient de si loin, pour avoir une petite cuisine et des fleurs au balcon. La bourgeoisie parasite, parce que le prolo est une valeur sûre? Le salarié plus éveillé que pendant la Commune? Des parasites interclasses, infrarouges, à détecter sur les radars de l’évasion fiscale et de la fraude sociale, ou l’inverse.  » La Sécurité Sociale de nos parents n’existe tout simplement plus »… un système néo-beveridgien, post-rocardien, plus solidaire, plus volontaire, plus prolétaire sûrement, est nécessaire avant que, c’est la classe moyenne qui disparait pour laisser place à un individualisme forcené, nous assistions à la fin de la civilisation à laquelle on y va droit, et sans crochet par l’exoplanète la plus proche. « La bourgeoisie de plus en plus s’exempte de toute solidarité vis à vis du peuple », elle n’a jamais fait preuve de beaucoup d’indulgence ces derniers siècles, par la lutte nous obtenons des concessions, mais là c’est une prise de conscience qu’il faut néanmoins souhaiter, pour stopper les machines sans aller vers la guerre, comme c’est souvent le cas, alors même que tous les prolétaires périphériques ont du mal à coordonner leurs actions. Il y a bien un bit (bureau international du travail), sans que vraiment une coordination puisse se faire pour éviter le dumping fiscal et social, semble t-il. Payons les intérêts de la dette par des cotisations ouvrières et la protection sociale par l’impôt, cela semble plus logique.

      1. Les allocs familiales, encore un coup des patrons capitalistes, quelle niaiserie mon dieu…
        Laval ministre du Travail et de la Prévoyance Sociale, gvt Tardieu, mars 1932, les premières caisses centralisées d’Allocations familiales.
        Dès 1919 l’Etat et les entreprises avaient instauré des suppléments salariaux pour les pères de famille (et donc préféraient embaucher les non pères de famille…) puis des entreprises pionnières créèrent des caisses de compensation taxant tous les salaires pour payer les suppléments aux familles, embryon des caisses d’AF…

      2.  » L’idée du salaire familial sera critiquée par certains libéraux au motif que cette pratique philanthropique se retourne contre le patron qui s’y livre (renchérissement de ses coûts au profit de ses concurrents qui n’emploient que des célibataires, et aussi contre les ouvriers chargés de famille que les employeurs hésitent à embaucher).

        Ce débat sur le salaire familial trouvera sa résolution dans la création de caisses de compensation. En 1919-1920, Romanet (métallurgiste de Grenoble) obtient du syndicat patronal des constructeurs, mécaniciens, chaudronniers et fondeurs de l’Isère la création d’une caisse d’allocation familiales, dites caisses de compensation.

        Le système se répandra très rapidement. En 1930, 10 ans après, on compte 230 caisses de compensation, 32 000 entreprises adhérentes, 1 880 000 salaires couverts, 480 000 familles allocataires.

        Dès 1920, une proposition de loi tendant à rendre obligatoire l’adhésion de tous les employeurs à une caisse de compensation sera déposée par Bokanowski (1879-1928), député radical socialiste de la Seine, deux fois Ministre. D’autres suivront. »

        http://www.perdre-la-raison.com/2012/03/il-y-80-ans-le-11-mars-1932-les.html?m=1

    2. « Substituer les cotisations ouvrières par l’impôt n’est pas en soi un mauvais coup porté à la Sécurité sociale, c’est peut-être même aujourd’hui le meilleur moyen de la préserver à + ou – long terme (disparition du travail). » Nous dit Eninel.

      Voilà un raisonnement particulièrement savoureux dans sa drôlerie pour quelqu’un qui se dit à chaque commentaire communiste et de gauche. Tordant cet Eninel.

      Doit-on lui faire l’affront de lui rappeler de quoi l’Impôt est le fruit à ce marxiste de pacotille ? On est bien barré avec des gauchistes de cet acabit. Plantage d’analyse sur toute la ligne. Félicitation, vous avez encore trouvé un coco qui a lu Troski pour les Nuls.

      1. @ CloClo dit : « …Tordant cet Eninel… »
        23 mai 2017 à 1 h 03 min

        Facile CloClo, mais simple erreur d’aiguillage, cette phrase n’est pas de moi, mais de Cornélius. C’est vrai que j’ai oublié de mettre les guillemets.

        L’erreur mise à part, je constate quand même chez vous un fiel laissant penser que je ne suis pas le seul à m’emporter de temps en temps.

        Mais où va le monde si il nous faut juger les juges !

        Qui crie se décrie !

      2. Et cela n’est pas de toi ?

        « La CSG n’a pas été en soi un mauvais coup porté à la Sécurité sociale, mais elle en a changé la nature.  »

        Avec ou sans guillemets.

  26. @ CloClo.

    Cela est de moi, mais de là à voir dans cette coquille un  » Plantage d’analyse sur toute la ligne » d’un « gauchiste de cet acabit », d’un « coco qui a lu Troski pour les Nuls », d’un « marxiste de pacotille », il faut qu’il y est une vraie animosité refoulée non ?

    Mais pourquoi tant de haine camarade CloClo ? pourquoi tu montes dans les tours comme ça ! De la discussion doit naître la lumière, pas ton derrière, parce que plus haut monte le singe, plus ont lui voit son C …

    Qui crie se décrie !

    1. Allons Lénine, ce n’est pas de la haine, ça pourrait parfois ce n’est pas un sentiment qui m’est étranger, mais en l’espèce non pas du tout. Mais bon, quand je te lis, je n’ai pas l’impression de communiquer avec quelqu’un de euh « normal » disons le franchement. C’est très personnel hein, ça me concerne moi, mais c’est ainsi. J’ai l’impression que tu débites un texte, une pensée froide, sans âme, mécaniquement. Alors je te taquine un peu, à juste titre en fait camarade trotskiste !

      1. @ CloClo

        Ah ! je préfère que cela soit ainsi. On va donc continuer à se « taquiner » … taquin !

        C’est souvent qu’on perçoit le marxisme comme une doctrine « ..une pensée froide, sans âme… » , un peu mécanique, surtout les gens normaux. Question ?

        Une avant-garde révolutionnaire, peut-elle rassembler des gens normaux ?
        Un parti communiste qui se fixe pour objectif la fin du capitalisme, qui historiquement a toujours été la pointe acérée de la Révolution, ce parti et sa politique, peut-il aimanter des gens qui ne sont pas un peu gentiment frappé ?

        Non je ne crois pas, prenez dix révolutionnaires nous disait Trotsky, et vous en ferez sans difficulté dix bureaucrates.

        Prenez dix bureaucrates au contraindre, et je vous défie d’en tirer un seul révolutionnaire ! Je sais pas, pour être un révolutionnaire, il faut posséder un gène particulier je crois.

        C’est très personnel hein, ça me concerne moi, mais c’est ainsi. J’ai l’impression que pour que tu commences à comprendre un tout petit peu la chose politique, il va falloir que tu t’enfonce profondément dans le crâne que la norme, dans la réalité c’est une fiction !

        On est ou actif et on a l’indignation à fleur de peau, ou on est passif et tout juste bon, en passéiste, à hausser les épaules, et se dire que la bêtise et l’injustice, ben quoi c’est la vie, on n’y peut quoi !

        Toi aussi tu es singulier, et c’est tant mieux ! Alors plutôt que de te complaire dans ton rôle de taquin, écrit Trotsky avec un Y, et dis nous un peu comment il faut s’y prendre pour que la vie soit plus belle pour l’humanité souffrante.

        Ne nous dits pas ce que tu n’aime pas , dits nous ce que tu aimes !

        je me souviens d’un vieux dessin de Plantu, où des ouvriers étaient devant le bureau d’un patron, avec une banderole revendicative où était marqué « on veut être heureux! ». Et le patron répondait épouvanté: « c’est pas négociable ! »

        Frappe le moqueur, et le sot deviendra sage; Reprends l’homme intelligent, et il comprendra la science.

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