« Vers un nouveau monde » (à paraître le 23 août) : Imposer le travail des machines, robots et logiciels

Vers un nouveau monde

Ouvert aux commentaires. Un chapitre de mon nouveau livre-manifeste.

LE MONDE TEL QU’IL DEVRAIT ÊTRE

4. Imposer par une « taxe Sismondi » le travail des machines, robots et logiciels

S’il est un phénomène dont la plupart d’entre nous ne mesurent pas l’ampleur, tant les conséquences nous en semblent impensables parce qu’il atteint les structures mêmes de notre société, c’est bien la disparition accélérée de l’emploi, que celle-ci soit due à l’automation, c’est-à-dire au remplacement de l’humain par un robot, ou à l’informatisation, qui est son remplacement par un logiciel. Nous l’observons déjà autour de nous depuis quelques décennies, mais il s’attaque de manière de plus en plus frontale à notre vie quotidienne par le biais de licenciements toujours plus nombreux et fréquents.

Il n’épargne aucun domaine, manuel ou intellectuel, dans les entreprises publiques aussi bien que privées, et il serait bien naïf de croire que notre modèle social basé sur l’omniprésence du travail pourrait ressusciter. Le monde politique cependant persiste à traiter cet état de choses inéluctable comme s’il était passager, alors que c’est à un vrai bouleversement de civilisation que nous assistons.

Autant le dire clairement : les robots et les logiciels nous remplaceront à brève échéance. Au lieu de pratiquer la politique de l’autruche ou de nous lamenter à ce sujet, nous devrions tenter d’en prévenir les conséquences néfastes ainsi qu’en partager les aspects positifs au niveau de la communauté tout entière.

Qui niera en effet que voir les travailleurs à la chaîne dans les usines de montage remplacés par des automates est un bienfait en soi ? Qui ne se réjouira de constater une augmentation du taux de réussite des opérations médicales effectuées avec l’assistance de robots ou de la baisse dramatique des erreurs de diagnostic (source de souffrance humaine considérable et de coût économique) que permet le recours à des bases de données intelligentes, capables d’apprentissage ? Qui ne pressent qu’il est temps pour chacun de bénéficier d’une plus grande liberté de son temps afin d’améliorer la qualité de sa vie ?

Actuellement cependant, par manque de vision à long terme mais surtout en raison de l’injustice démesurée qu’engendre le tournant ultralibéral de nos systèmes économique et financier, nous ne faisons que subir les aspects négatifs de ces progrès de notre civilisation. Il est temps de faire en sorte que ceux-ci ne profitent pas uniquement à une élite, comme c’est le cas aujourd’hui, bénéficiaire par destination des améliorations de la technologie grâce aux moyens dont elle dispose, lesquelles sont volées du coup à la collectivité. C’est ainsi que les progrès de la médecine, de l’éducation doivent améliorer la vie de tous et c’est à ceux qui, dans la classe politique, restent inspirés par les missions de l’État de veiller à ce qu’il en soit ainsi.

Surtout, puisque les robots nous remplacent et permettent aux investisseurs dans les entreprises et à leurs dirigeants de gagner des sommes considérables, il serait normal, comme le préconisait déjà le philosophe suisse Jean Charles de Sismondi au début du XIXe siècle, que leur travail soit taxé de la même manière que le nôtre, afin que les sommes perçues permettent d’assurer à tous une vie digne et une juste rétribution des progrès de notre société, progrès auxquels nous avons tous participé et participons encore chacun à sa façon.

Une « taxe Sismondi », qui serait prélevée sur la valeur ajoutée due au travail de la machine, pourrait l’être selon deux modalités envisageables : ou bien de manière individualisée, c’est-à-dire de machine remplaçante à travailleur remplacé, ou bien sous une forme mutualisée, à savoir par la constitution d’une caisse de solidarité à laquelle auraient accès tous les travailleurs victimes du projet technologique.

Plutôt que de culpabiliser les chômeurs, la plupart du temps impuissants face à un retournement dont l’évolution a été millénaire, nous pourrions répartir le temps de travail restant entre les différentes générations qui se côtoient sur le marché du travail, afin de faire reculer le désespoir des plus jeunes et la désespérance des plus âgés.

Il n’est pas à exclure que désespérés sinon par la perspective de l’avenir incertain qui se profile, nous en arrivions un jour à nous révolter en masse pour nous réapproprier ce qui nous revient légitimement : le droit à une vie décente à l’abri du besoin. Notre révolte serait alors telle qu’elle risque de mettre à mal le peu de bien commun qu’il nous reste : même si des historiens de l’avenir y verraient sans doute un juste mouvement de revendication, c’est nous-mêmes que nous risquerions d’agresser indirectement.

Pour éviter d’en arriver à ce point de non-retour, la taxation des robots s’avère être une solution nécessaire reflétant l’évolution de notre espèce. Cette solution a le mérite de faire bénéficier chacun d’entre nous des fruits globaux de notre civilisation. Elle ne peut également que s’accompagner d’une concertation européenne afin qu’une perspective commune se dégage avant que des initiatives éventuellement contradictoires ne soient prises dans le désordre au niveau national.

Nous pourrions ainsi éviter aussi bien la barbarie que repartir sur de nouvelles bases afin de développer pleinement notre potentiel de connaissances. Nous ne voyons guère d’autre alternative, les moyens anciens de notre survie ayant disparu, remplacés par des projets qui devraient nous enthousiasmer puisqu’ils nous donnent accès aux fruits des percées considérables ayant lieu aujourd’hui dans des domaines cruciaux. Notre espèce trouverait le moyen de redorer son blason si les retombées bénéfiques de l’automation et de l’informatisation étaient enfin mobilisées pour la cause commune.

Proposition : Imposons le travail des machines, robots et logiciels en lui appliquant le même barème que celui qui vaut pour les êtres humains qu’ils remplacent. Le gain de productivité apporté par la machine est visible aussi longtemps qu’elle travaille au côté d’un être humain, mais aussitôt qu’elle le remplace purement et simplement, il devient invisible : l’être humain que la machine complétait autrefois a disparu, tandis qu’elle travaille désormais dans l’ombre, sa valeur ajoutée étant absorbée dans des chiffres statistiques globaux, sans être comptabilisée en tant que gain de productivité. Les sommes récoltées par l’imposition de la machine refléteront les gains pour l’humanité dans son ensemble dus à la mécanisation ; ils pourront être mis au service du financement pour tous de la gratuité sur l’indispensable. Il s’agira là pour ces sommes d’un bien meilleur usage que le financement d’une allocation universelle, dont le montant quel qu’il soit serait aisément capturé par le système financier ambiant (j’y reviendrai dans le chapitre consacré à ma proposition de gratuité pour l’indispensable).

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35 réflexions sur « « Vers un nouveau monde » (à paraître le 23 août) : Imposer le travail des machines, robots et logiciels »

  1. « de manière individualisée, c’est-à-dire de machine remplaçante à travailleur remplacé »

    Cette méthode là ne me semble pas du tout possible. Par exemple on ne peut déterminer quels sont précisément les petits producteurs de lait qui disparaissent quand on met en place des étables automatisées où des robots qui assurent la traite sans aucune intervention humaine ainsi que des dispositifs de surveillance automatisée (et j’en passe!) font que deux ou trois personnes parviennent à s’occuper de plusieurs centaines de vaches. Il serait tout aussi difficile de déterminer quels sont les employés de commerce qui perdent leur boulot à cause des ventes effectuées sur Internet.

    L’automatisation (sous toute ses formes) s’accompagne très souvent de changements dans la nature de ce qui est produit, du changement du lieu de production et de la disparition des entreprises qui ne se sont pas adaptées.

    Contrairement à ce qui s’est passé par exemple lors de la mise en place des métiers Jacquard et de la révolte des canuts lyonnais ou à ce que pourrait nous faire croire l’habitude des médias de nous montrer des robots anthropomorphes facilement repérables, une grande partie de la disparition des emplois due à la robotisation ou à l’informatique nous échappe totalement parce qu’elle s’effectue de manière progressive donc plus discrète.

    1. Exact .

      Ça rejoint d’ailleurs mon interrogation ci dessous sur la fixation du « barème » .

      Au doigt mouillé , on doit savoir , à périodicité à définir , comptabiliser par nature d’emploi ( par « branches » ?) , le nombre d’emplois impactés par la numérisation et répercuter à ce niveau la perte en salaires et la transformer en taxe ou aggravation de la fiscalité sur le corps d’entreprises concernées .

      Si c’était une piste valable , ça souligne l’importance du concept et de la référence de « branches » dans le code du travail en cours d’examen .

  2. Une taxe sur une valeur ajoutée qui pourrait être définie par un « barème » , est elle bien identique à un salaire défini par un rapport de forces ?

    Qui fixe et comment le « barème » , et sur quoi est il indexé ou pas ?

  3. Ce passage que vous nous proposez me parle beaucoup.
    Aujourd’hui sont proposées aux sans emploi des formations ; formations qui ne sont même pas synonymes d’emploi retrouvé puisque celui-ci disparaît.
    Les gens mis sur le côté se retrouvent avec tout leur temps (plus quelques tracasseries ou, et menaces) au milieu de gens qui triment la plupart du temps avec des salaires de misère (je vois ce que je vois, vis où je vis et je sais qu’il y en a beaucoup dont ce n’est évidemment pas le cas).
    Annie Lebrun dans une interview le disait, dans les années soixante-dix, vous pouviez vous en sortir avec des petits boulots, or aujourd’hui même avec une allocation de remplacement c’est devenu impossible (trop risqué pour les chômeurs et ces petits boulots ont disparus, vie trop chère en général, ajoutez y le poison du consumérisme).
    Toutes les personnes précarisées du fait de ce que vous nommez se retrouvent avec un avenir impossible autant qu’un présent.
    Si vous n’avez pas la chance d’avoir un peu d’argent de côté, et tout le monde n’est pas héritier que je sache, vous êtes morts ou en tout cas gravement en marge d’un système qui fait comme si vous l’étiez déjà.
    Il y a tout un terrorisme relationnel (communication, règlements, bureaucratie, lois, médias, etc) qui accompagne le néolibéralisme et ceci est extrêmement nuisible à celui qui le subit et c’est ce système qui est coupable de tout ce gâchis, qui plus est en se donnant des airs innocents.
    Je sais que je ne vous apprends rien.
    Et les politiques ne feront rien à moins d’y être contraints, quoique la confiance ici est réduite à sa portion congrue ; trop de corruption et pas de courage.

  4. COCHER N’EST PAS JOUER !
    Je bosse dans le numérique : création, exécution, impression, et voilà par exemple, à quoi ça ressemble :
    https://www.esko.com/fr/products/automation-engine
    Avant, toutes les tâches exécutées par un de nos logiciels, plusieurs personnes les exécutaient manuellement, dans le sens où elles n’étaient pas encore toutes informatisées.
    Mais ça, c’était avant. Maintenant, je n’ai quasiment plus besoin de bouger de mon bureau, je pilote tout ça de mon ordinateur : lancer un bon à tirer au client, une commande, une relance, une impression, une production, etc., tout s’enchaîne automatiquement. Et je pourrais aussi bien valider chacune de ces opérations à Bordeaux ou à Bruxelles grâce à un réseau intranet, sans parler du reste, inutile de rentrer dans tous les détails.
    Bref, la question qui se pose bien sûr, c’est juqu’où cela va-t-il aller ?
    Cette question, nous nous la posons parfois, entre collègues travaillant sur l’automatisation des flux de production.
    On en rit et on s’en inquiète autant…
    Mais je vois déjà arriver le prochain wagon : après avoir informatiser et automatiser au maximum la gestion et la production, sera en ligne de mire, les processus de création… Youpi ! On va avoir du pain sur la planche.

  5. Un point clé à développer :
    Si vous souhaitez que votre thèse soit imparable, il faudrait que vous expliquiez en détail comment il n’y a actuellement pas de gains de productivité avec l’apparition de nouvelles machines et logiciels. Le fait de dire (en parlant de la machine) que sa valeur ajoutée est « absorbée dans des chiffres statistiques globaux » sans développer davantage est un peu court. Je vous avais déjà écrit à ce sujet il y a quelques années et un de mes amis, professeur d’économie, réfute votre thèse (sur ce point, je partage votre analyse et suis en complet désaccord avec mon ami) au prétexte que la révolution technologique que nous vivons actuellement ne s’accompagne pas de gains de productivité. Ainsi, il pense que le chômage actuel est conjoncturel. Même son de cloche chez Jean Gadrey (je vous renvoie aux articles de son blog qui sont très détaillés) qui ne croit pas à « la fin du travail ».

    Une tentative d’explication de ma part : il existe différentes façons de calculer la productivité d’une entreprise. En outre, il y a la productivité du travail et celle du capital (les machines, robots ou logiciels font partie du capital, je vous renvoie ici à la définition de Piketty). Dans le dictionnaire d’économie, on trouve différentes formules permettant le calcul de cette productivité. Quelle que soit la formule (pour la productivité du travail ou du capital), on trouve toujours le même numérateur : la valeur ajoutée. Prenons deux exemples :
    -productivité horaire du travail=V.A/nombre d’heures travaillées
    -productivité du capital=V.A/capital fixe
    S’il n’y a pas de gain de productivité, cela signifie que la valeur ajoutée reste stable. Ou que le nombre d’heures travaillées est en forte augmentation dans le cas de la productivité horaire du travail. Cette explication ne me satisfait pas.
    Il y a quelques années, j’ai lu un article parlant des bénéfices nets de McDonald’s qui se situaient aux alentours de 5.5 milliards USD. Cela peut paraître beaucoup mais après enquête, McDonald’s revendique 24 milliards de clients en cumulé sur l’année. Le bénéfice par client est donc de 0.22 USD par client ! Une somme dérisoire. Il est vrai que McDonald’s fonctionne à partir d’un système de franchise. Mais chaque restaurant reverse 15% du chiffre d’affaire à la maison mère. Sachant que le prix d’un menu est relativement stable à travers le monde (voir l’indice Big Mac), le bénéfice par client apparait donc ridiculement faible (un bar de quartier gagne en effet plus que McDonald’s avec un café !) et cela constitue presque une aporie. La seule explication possible : une fraude fiscale massive qui réduit la part de la valeur ajoutée et par voie de conséquence la productivité.
    Le même raisonnement peut être effectué avec d’autres grands groupes mondiaux. Certains pourront objecter que c’est une chose normale et que le capitalisme actuel prospère en écoulant d’énormes quantités à petits prix. Je conçois que pour certains secteurs de l’économie ce soit le cas (notamment dans la grande distribution) mais ce raisonnement ne peut être appliqué à tous les secteurs. Je ne résiste à commenter les chiffres de Renault : le constructeur a vendu l’année dernière un chiffre record de 10 millions de voitures pour un bénéfice net de 3.5 milliards, soit 350€ de bénéfice par véhicule. Il me souvient la citation de Steinbeck dans les raisins de la colère : « the monster’s sick and the monster needs to grow all the time ». Alors, faisons confiance à l’intuition et au génie de Steinbeck, si la bête a besoin de croître tout le temps, dans le cas de Renault et de McDonald’s (et de bien d’autres firmes transnationales), où est passé le pognon ?

    1. Hhhhh
      Les comptables ont un gros sac à malices à disposition mais pas au point de planquer les clefs explicatives de l’énigme des gains de productivité cachés.
      Le bénéf de Mc Do est bien de 0,22 $ par client (plus les bénéfs des Franchisés…) et de 350 € par bagnole pour Renault-Nissan.
      Même rémoulade pour Carrefour pour lequel les 100 millions de ménages clients et les 4 milliards de passages en caisse annuels ne laissent qu’un milliard de bénéf net, soit 0,25 € par ticket au bisphénol…

      1. Bénéf net ? Après donc toutes les bonnes grosses charges salariales de bon gros dirigeants grassement payés ? Un petit milliards divisé par le nombre de client ? Pourquoi pas le nombre de cellules les composants aussi ces clients hein ? Mais pour se le partager ce milliards, y sont combien en fait ? Là est la vrai et seule question, le reste c’est de l’enfumage de beau parleur.

      2. Quoi duclon-clon ? Tu trouves que c’est pas assez 1% de bénéf net sur chaque caddy ? T’es gourmand toi…

      3. Idem la question pour l’autre ahuri : c’est pas assez 1% de profit net sur les ventes pour un distributeur ? Sérieux ?

      4. « ne laissent qu’un milliard « , et c’est moi qui trouve que c’est pas assez selon toi ? Ben voyons, relis toi !

      5. Bon, je me suis dit que notre échange était bancal. Je sais pourquoi. J’ai répondu à ton commentaire au commentaire de JT que je n’avais pas lu. Et lui trouve que ce n’est pas beaucoup. Bref, voilà, pas la peine de chier dans un ventilo.

  6. Pourriez-vous préciser à quel niveau devrait s’appliquer cette taxe ? Des Etats ? De L’Europe ? De la communauté internationale ? Que se passerait-il si un Etat décidait seul de s’engager dans cette voie (dans l’espoir que les autres suivent) ?

  7. Je suis contre l’usine à gaz qu’est la taxe a priori, celle de Jorion, de l’UNCTAD, Robert Shiller ou Bill Gates –
    Bill Gates aurait été plus crédible s’il l’avait proposée y’a 25 ou 30 ans…
    Y’a pire, le New Jersey interdit de remplir son réservoir de bagnole tout seul, biscotte y’a un gonze ou une gonzesse payé et intoxiqué pour ça.
    L’impôt sur les bénéfices et sur les revenus et patrimoine des proprios et managers doit suffire pour redistribuer la VA non salariée ni chargée.
    « Let us not destroy these wonderful machines that produce efficiently and cheaply. Let us control them. Let us profit by their efficiency and cheapness. Let us run them by ourselves. That, gentlemen, is socialism. »

  8. N’oublions quand même pas que le capital est exclusivement la somme de la « plus value » extirpée du salaire « non-payé » au travailleur.

    Le capitaliste s’enrichit non pas dans la circulation et la vente de la marchandise (ou service), mais dans l’exploitation du travail.

    Personne ne tire aucune richesse d’un robot, qui est du capital mort, et qui est acheté par son propriétaire à son prix coûtant.

    Le robot (ou la machine) fournira au capitaliste peut-être l’équivalent du labeur de cent hommes, dans un temps et pour un temps donné, mais il lui en aura coûté l’utilisation de ces cent hommes.

    le seul gain pour le capitaliste, c’est qu’avec des machines, des robots, des moyens de production (ou d’échange) modernes et performants, il gagne en compétitivité, il gagne des parts de marché vis à vis de la concurrence.

    Il produit (ou échange) mieux et plus vite, à qualité de production égale, que son voisin. Il était déjà gros, car seuls les gros, ont les banques derrières eux, pour investir dans le capital mort des machines modernes, grâce aux robots ils deviennent encore plus gros en ruinant la concurrence.

    C’est la tendance monopoliste du capitalisme.

    Taxer les robots est utopique, puisque les Etats nationaux à la botte de leurs grosses entreprises nationales, n’arrivent déjà pas à taxer le travail humain.

    L’essentiel dans cette histoire de robots c’est que l’augmentation du capital mort au détriment du capital vivant, cela participe à la baisse tendancielle historique du taux de profit. Le mort saisi le vif !

    Le procès de production classique A-M-A’ devient de moins en moins évident, d’où le refus net des capitalistes d’investir. Ils laissent cette charge aux Etats capitalistes.

    Eux, les bourgeois, les capitalistes individuels, ils sont rentiers, ils essayent de faire fructifier leur capital, non sans difficulté, sur les marchés financiers.

    Mais ce A-A’ ne crée absolument aucune richesse, aucune plus value. Que du capital fictif.

    C’est l’économie casino, et in fine nous allons tout droit vers un krach monétaire gigantesque, moment où la population mondiale perdra confiance dans les grandes devises internationales, si malmenée par les politiques, et là, taxer ou ne pas taxer les robots sera le cadet des soucis de l’humanité.

      1. @ Vigneron.

        Mais camarade, lorsque j’écris que le mort saisi le vif, je ne pense évidemment pas à toi .

        Toi tu es vif, vivant, un peu bordélique (sur le plan idéologique), mais assez vivant pour essayer de convaincre Paul qu’il est vain de vouloir taxer le robot !

        Inepte l’idée de vouloir -encore aujourd’hui, malgré tout ce qui se passe – taxer la bourgeoisie, pire les moyens de production de la bourgeoisie.

        Cela fait plus de cent ans que la sociale-démocratie s’y essaye, avec les résultats que l’on connait.

        Pour un marxiste, ce qui est à l’ordre du jour c’est l’expropriation des expropriateurs.

        En dernière analyse il y en a de moins en moins, tendance monopoliste et concentration du capital aidant, ça ne sera donc pas un drame si 99% de la population attaque la sacro-sainte propriété de 1% d’affameurs.

        Et puisque les robots vont appartenir au peuple, pourquoi taxer ?

        Moi j’aime quand tu me fais des leçons de marxisme Vigneron.

        Tu es sur le chemin de ton émancipation.

      2. Détrompe toi, le nombre de salariés ne cesse d’augmenter, en valeur absolue comme en valeur relative, dans les pays industrialisés comme dans les autres.
        Mais qu’est-ce qu’il attend le Mort pour saisir l’aut naze ? L’est pas assez vif ou ben l’a pas lu son Marxisme 101 au Mac Do ?

      3. @ Vigneron
        « …Détrompe toi, le nombre de salariés ne cesse d’augmenter, en valeur absolue comme en valeur relative, dans les pays industrialisés comme dans les autres… »

        Nouvelle erreur de ta part.

        Le salariat en nombre d’individus n’augmente qu’à partir du moment où la production augmente, et la production existe qu’à partir du moment où il y a une demande solvable sur le marché.

        Clientèle solvable qui seule peut permettre au capitaliste de réaliser son profit par la vente de son produit ou de son service. Certes le capitaliste a augmenté son investissement initial en extirpant au salarié sa plus value, mais cette plus value pour qu’elle devienne une nouvelle parcelle de capital doit être réalisée à travers la vente sur le marché. Pas de vente, pas de plus value !

        De plus, à l’aune d’une organisation du travail toujours plus rationnelle (type fordisme), de l’utilisation des machines (robots) toujours plus performantes, le salariat aurait plutôt tendance à décliner depuis le début du siècle, en valeur absolu comme en valeur relative.

        Prolongation de la durée de cotisation ouvrant droit du départ à la retraite, paiement majoré (ou défiscalisation) des heures supplémentaires, augmentation du temps de travail, suppression massive de postes de fonctionnaires, pression sur les chômeurs pour en faire des micro-entrepreneurs, bref cette politique libérale suivie par Sarkozy, Hollande et maintenant Macron, participe aussi à la diminution du salariat en France, pays industriel comme tu le nommes non sans rire.

        Mais peut-être parles-tu, lorsque tu nous parles de « pays industrialisés » des quatre ou cinq dragons qui devaient casser la baraque au début du siècle, les BRICS, les Brésil, Russie, Indes, Chine, Afrique du sud ?

        Le Brésil ? je ne te ferai pas l’injure d’attirer ton attention sur la crise politique qui sévit depuis que l’économie là bas toussote. La politique volontariste de Lula et du parti des travailleurs a fortement augmenté le prolétariat à Sao Paulo, un temps.

        Mais tout cela est fragile et repose finalement sur les grands équilibres du monde et sur la capacité qu’aura le PT du Brésil de surmonter ses difficultés, et de participer politiquement à la construction des Etats unis socialiste d’Amérique Latine.

        La Russie, coincée entre l’effondrement du prix du pétrole et les sanctions économiques, son économie a de l’eau dans le gaz sur le plan du recrutement de son prolétariat. La Russie actuelle n’est déjà plus l’URSS. Il est trop tard pour qu’elle devienne un impérialiste majeur, les petits copains à coté de n’a laisse pas faire.

        Indes ? Ah voilà exactement un pays qui fait la démonstration de la difficulté pour les pays semi coloniaux capitalistes de transformer leur économie rurale en économie industrielle. Faible prolétariat en Indes, ce n’est pas demain que le monde roulera en « tata » ! Aujourd’hui tout le monde s’extasie des petites mains numériques de Bombay, mais cette main d’oeuvre intelligente et capable repose fondamentalement sur l’atelier et la petite propriété privée. Aucune perspective donc autre que la sous-traitance !

        La Chine à présent. L’usine du monde durant trente ans. Gros gros prolétariat là bas (merci la révolution communiste), mais maintenant que la demande mondiale tend à diminuer, la croissance aussi, dans les pays impérialistes, les pays « riches », même en Chine on commence à fermer les moyens de production et a dégraisser sec .

        Afrique du sud: non comment tellement j’ai honte de la politique des dirigeants noirs repus et retords de l’ANC !

        S’il n’y avait cette politique folle de la planche à billets des banques centrales, stimulant artificiellement la demande,cette politique d’armements, volet d’entrainement de l’économie capitaliste, l’Afrique du sud, les Brics, le monde, depuis bien longtemps, serait rentrer dans une grande dépression (beaucoup plus forte que celle de 1929 au USA parce que général) .
        Ton prolétariat, que tu vois mécaniquement augmenter numériquement grâce a l’intervention du saint-esprit, ressemblerait plus à une masse d’indigents faisant la queue devant une soupe populaire, qu’à l’idée que l’on se fait des cols bleus.

        Le capitalisme a crée le prolétariat, comme tout créateur il peut détruire sa créature.

        C’est pourquoi il est vital pour lui – le prolétariat- de se débarrasser -vite- de son créateur !

        Un buisson ne tolère pas deux coqs en son sein !

      4. Le sujet du travail , du salariat et de ses tendances dans le monde est suffisamment grave et compliqué pour qu’on préfère les rapports annuels de l’OIT à vos escarmouches .

  9. Dans l’absolu, je serais plutôt hostile à une taxation des robots, car taxer le bénéfice, c’est ce qu’il y aurait de plus simple, comme taxer les dividendes.
    Mais à partir du moment où le bénéfice d’une entreprise peut être défini sur mesure (prix de transfert, sur-salaire, royalties etc…), on sait par expérience ce que rapporte l’impôt sur les bénéfice.

    Il est plus simple de partir des besoins de l’Etat compte tenu de ses missions régaliennes ou non et voir comment simplement taxer les activités pour que l’Etat boucle son budget.

    On sait compter localement les hommes et les machines.
    Mais appliquer chez soi une règle que les autres pays n’appliqueraient pas, c’est se tirer une balle dans le pied.

    De façon opportuniste, je taxerais les énergies fossiles. Je taxerais les revenus de tous ordres (le prélèvement à la source me plait), l’immobilier trop cher, la consommation (le côté indolore de la TVA me plait).
    Si on pense que le côté indolore de l’impôt conduit à la gabegie, je limiterais les prélèvements obligatoires à 40% aujourd’hui.

    Les robots, c’est le bonheur pour réduire le durée du temps de travail petit à petit à salaire moyen constant, donc en augmentant les bas salaires et rabotant les hauts salaires à qui ont autoriseraient les heures supplémentaires pour qu’ils maintiennent leur pouvoir d’achat : faire travailler plus les riches pour le bonheur des autres.

    Cette dernière provocation n’a de sens que si elle montre que le vrai problème, c’est la meilleure répartition des revenus, le reste est foutaise !

    1. « le vrai problème, c’est la meilleure répartition des revenus, le reste est foutaise ! »
      Ou de la fortune héritée ? Par une taxation à 100% des héritages telle que défendue par… James Buchanan ?

  10. Bonjour à vous tous et à Mr Jorion,

    Lu au bureau un article d’Alternatives Economiques du mois de février sur la taxation des robots. A mon grand regret, l’auteur estime qu’il s’agit d’une très mauvaise idée.
    J’aurais aimé que vous y jetiez un coup d’oeil. Peut-être nous livriez-nous un petit commentaire.

    Faut-il taxer les robots ?

    AUTOMATISATION OÙ EN EST-ON ?

    IL faut taxer les machines ! L’idée est ancienne, mais elle a resurgi à l’occasion du débat sur te revenu universel. Pour beaucoup de ses promoteurs, une telle taxation serait un des moyens principaux de le financer. Leur raisonnement : comme l’automatisation va inexorablement réduire l’emploi disponible, le fruit du « travail » des robots doit permettre de nourrir demain tous ceux qui, à cause d’eux, ne trouveront plus jamais de travail. Mais où en est-on aujourd’hui de l’automatisation ? L’indicateur principal qui permet de juger de la dynamique de la substitution du travail par le capital, comme disent les économistes, c’est l’évolution de la productivité, c’est-à-dire la quantité de richesses produite pour chaque heure de travail. Or, cette hausse n’a cessé de ralentir depuis cinquante ans : alors que la productivité horaire progressait de 6,2 % par an en moyenne dans les années 1960, elle n’augmentait plus que de 2 % par an dans les années 1990, de 1,3 % dans les années 2000 et de 1 % seulement au cours de la décennie 2010, selon l’Insee. Difficile dans ces conditions de voir dans la persistance du chômage de masse le résultat de l’accélération 4 mouvement d’automatisation. Une autre approche permet de confirmer ce diagnostic : pour produire 100 euros de richesse dans l’année, il fallait en 1981 mobiliser des machines qui valaient en moyenne 34 euros et des logiciels qui coûtaient 3 euros, soit 37 euros d’équipements de production, selon l’Insee. En 2015, il n’y avait plus besoin pour produire autant de richesses que de 27,50 euros de machines et de 6,50 euros de logiciels, soit 34 euros d’équipements. Sur cette période, ce que les économistes appellent l’intensité capitalistique de l’économie française a donc, dans l’ensemble, plutôt décru. On utilise certes deux fois plus de logiciels qu’il y a trente-cinq ans, mais aussi moins de machines. C’est le reflet de la désindustrialisation du pays, mais aussi des politiques publiques qui ont eu pour but de décourager la substitution du travail par le capital, avec notamment des exonérations de cotisations sociales massives à proximité du Smic afin
    d’« enrichir » la croissance en emplois.
    Où se situe la France par rapport aux autres pays développés sur le plan de l’automatisation ? Les comparaisons internationales ne sont pas aisées dans ce domaine parce que les données concernant les stocks de machines sont très fragmentaires. Le niveau élevé de la productivité du travail en France traduit cependant probablement un niveau d’automatisation plus poussé qu’ailleurs dans le domaine des services (banques, commerce…). En matière industrielle en revanche, la Fédération internationale de la robotique estime le nombre des robots à 126 pour 10 000 salariés dans l’industrie française, contre près de 300 en Allemagne et de 500 en Corée du Sud [1]. L’industrie hexagonale a donc plutôt décroché ces dernières années en matière d’automatisation, faute d’investissements suffisants.

    L’AUTOMATISATION FAIT-ELLE BAISSER L’EMPLOI?

    Les chiffres récents n’indiquent pas d’accélération de la substitution capital-travail. Mais qu’en sera-t-il dans le futur ? Les craintes sont nombreuses à ce sujet, notamment depuis une étude publiée en 2013 [2] qui concluait que 47 % des emplois existants étaient susceptibles de disparaître au cours des prochaines années. Cette étude a été beaucoup critiquée. En appliquant les mêmes critères, l’OCDE estimait ce chiffre à 9 % d’emplois menacés. Le Conseil d’orientation pour l’emploi aboutit lui aussi à un ordre de grandeur similaire dans le cas de la France, dans son rapport « Automatisation, numérisation et emploi »111. Quoi qu’il en soit, des emplois en grand nombre risquent en effet de disparaître, ainsi que des secteurs d’activité entiers (comme la presse écrite traditionnelle…). Et le cortège de licenciements, de faillites et de restructurations qui accompagnent ce mouvement posera incontestablement des difficultés sociales considérables. Cela fera-t-il pour autant automatiquement baisser le total des emplois offerts dans l’économie ? Il n’y a pas de raison que ce lien soit mécanique. Tout d’abord, les machines ou les logiciels qui permettent de supprimer des emplois doivent eux-mêmes être produits. Cette substitution crée donc de nouveaux emplois. En nombre certes significativement moindre, sinon un tel remplacement n’aurait pas d’intérêt économique. Où cette production sera-t-elle située ? Autant pour les machines industrielles classiques, la France est mal placée, autant sur les logiciels et les technologies de l’information le pays dispose d’atouts non négligeables. De plus, la substitution capital-travail permet de produire à moindre coût. De ce fait, les produits et les services en question peuvent devenir moins chers. Si les politiques économiques menées par ailleurs maintiennent le pouvoir d’achat de la population – une condition importante et pas toujours réunie -, ces biens et ces services pourront être achetés en plus grand nombre, poussant ainsi l’emploi à la hausse dans les secteurs concernés. Ou si ce n’est pas le cas, le pouvoir d’achat dégagé grâce à ces baisses de prix permettra de développer d’autres activités, elles aussi créatrices d’emplois. C’est ce que le démographe Alfred Sauvy appelait le « déversement » : la hausse de la productivité liée à la mécanisation de l’agriculture a permis l’essor de l’industrie, tandis que l’automatisation croissante de cette industrie a facilité le développement des services. Quelles activités pourraient prendre le relais de services automatisés avec la révolution numérique ? Difficile à dire aujourd’hui, mais les besoins sociaux non ou mal satisfaits restent nombreux et l’imagination des êtres humains pour inventer de nouvelles activités ne connaît guère de limites. Enfin, la hausse de la productivité liée à la substitution capital-travail a permis aussi, et peut encore faciliter dans le futur, un mouvement historique de réduction du temps de travail. 11 en limite les impacts négatifs sur l’emploi tout en contribuant à améliorer nos vies.

    fabrication et leur commercialisation donnent lieu tout d’abord à prélèvements sociaux, impôt sur les sociétés… De plus, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), qui a remplacé la taxe professionnelle depuis 2010, ponctionne déjà lourdement les entreprises à forte intensité capitalistique. Depuis de longues années déjà, la faiblesse de l’investissement productif des entreprises est un des handicaps majeurs de l’économie française. C’est notamment l’une des causes principales de sa désindustrialisation : face à la concurrence des pays à bas coûts de main-d’oeuvre, la seule chance de conserver une industrie en France c’est que celle-ci soit très automatisée. Si on taxait davantage les ma-chines, on favoriserait surtout les sociétés de travail intérimaire. Au-delà de ces questions d’opportunité, la proposition de , taxer les machines repose plus fondamentalement sur une erreur de raisonnement : contrairement à ce qu’on entend souvent, les machines ne produisent en réalité aucune valeur supplémentaire. Elles ne sont que des « consommations intermédiaires », au même titre que les autres.

    POURQUOI IL NE FAUT PAS TAXER LES MACHINES

    Compte tenu de ces éléments, faut-il taxer les machines ? Ou plutôt tes taxer davantage parce qu’elles le sont déjà amplement. Leur fabrication et leur commercialisation donnent lieu tout d’abord à prélèvements sociaux, impôt sur les sociétés De plus, la cotisation sur Ia valeur ajoutée des entreprises (CVAE), qui a remplacé la taxe professionnelle depuis 2010, ponctionne déjà lourdement les entreprises à forte intensité capitalistique. Depuis de longues années déjà, la faiblesse de l’investissement productif des entreprises est un des handicaps majeurs de l’économie française. C’est notamment l’une des causes principales de sa désindustrialisation face à la concurrence des pays à bas coûts de main-d’oeuvre, la seule chance de conserver une industrie en France c’est que celle-ci soit très automatisée. Si on taxait davantage les machines, on favoriserait surtout les sociétés de travail intérimaire. Au-delà de ces questions d’opportunité, la proposition de taxer les machines repose plus fondamentalement sur une erreur de raisonnement: contrairement ce qu’on entend souvent, les machines ne produisent en réalité aucune valeur supplémentaire. Elles ne sont que des « consommations intermédiaires », au même titre que les autres intrants utilisés par les entreprises par les entreprises, même si le fait qu’elles soient « consommées » sur une longue période entraîne un traitement comptable différent des autres biens et services achetés par les entreprises. Taxer les machines n’a pas grand sens, parce que la seule chose qui soit capable d’ajouter de la valeur à ce qu’une entreprise se procure ailleurs, c’est le travail humain. L’inconvénient principal des machines n’est donc pas tant, en réalité, qu’elles se substituent aux hommes pour produire de la valeur. Il est plutôt qu’elles mobilisent des matières premières non renouvelables et de l’énergie dont l’usage n’est pas suffisamment taxé aujourd’hui pour refléter l’impact négatif qu’il a sur notre environnement.

    Guillaume Duvat

    no 365 février 2017/ Alternatives Economiques

    [1] Voir le rapport « Automatisation, numérisation et emploi », Conseil d’orientation pour l’emploi, accessible sur
    https://lc.cx/Jqkf
    [2] « The Future of Employment : How Susceptible Are Jobs to Computerisation ? », par Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne, accessible sur https://lc.cx/Jqkj

    1. « … contrairement ce qu’on entend souvent, les machines ne produisent en réalité aucune valeur supplémentaire. »

      Tous ces imbéciles qui imaginent que les robots servent à quelque chose ! (les patrons en particulier).

    1. En valeur ajoutée (pas en essayant d’ajouter leur productivité à celle d’un travailleur encore en place : ils ont tous été virés ! voir la photo que je viens de mettre d’une ligne d’assemblage automobile).

  11. Merci. Je comprends. Là où je sèche c’est sur l’utilisation des revenus générés par cette taxe. Comment les autres pays nous emboiterairent-ils le pas ? Pourquoi le feraient-ils ? Des politiques qui perdent les élections et qui soutiennent l’idée d’une telle taxation parlent de formation, de conversion, de réinsertion professionnelle avec la manne.

    Au fond, vous n’en serez pas étonné, j’ai comme presque tout le monde, énormément de mal à appréhender la pensée systématique qui donne une assise à cette économie de la gratuité. Ça sonne beau, j’en rêverais même. Mais je n’y comprends rien.

    A vous lire (avec plus d’assiduité et de concentration ).

  12. La robotisation est un facteur de compétitivité. Taxer les robots ? Quel pays va se lancer dans cette voie?

    La robotisation amène à se poser la question des besoins nouveaux à satisfaire. Ils ne sont plus d’ordre productifs (besoins a court terme des individus) mais contributifs, c’est à dire dédiés aux besoins à long terme de la communauté et ils vont devenir des facteurs de compétitivité stratégique.

    L’urgence : mettre au point les outils de gouvernance qui réorienté ne le temps libéré par les robots vers les activités contributives.

    http://Www.genevieve-b.fr

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