2 août : Jour du Dépassement Mondial 2017, par Jean-Paul Vignal

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On fait grand cas des dettes publiques quand elles dépassent un an de PIB. Les medias sont par contre plus discrets sur une autre dette qui mériterait pourtant un peu plus d’attention. Depuis que l’empreinte écologique des activités humaines a dépassé  la capacité d’absorption par la biosphère de nos pollutions, au début des années 70, nous avons en gros accumulé 12 ans de « dette ». Il serait sans aucun doute judicieux de s’en préoccuper car nous savons encore moins la rembourser que nos dettes financières : pour pouvoir le faire, il faudrait que cette « dette » finance une création de valeur ajoutée écologique, ce qui, de toute évidence, n’est pas le cas, bien au contraire.

Jour du Dépassement Mondial 2017 : 2 août, www.overshootday.org

(OAKLAND, Etats-Unis) — JULY 31, 2017 — Global Footprint Network, un organisme de recherche international, marquera le Jour du Dépassement Mondial avec le lancement d’un nouveau calculateur d’Empreinte mobile sur www.footprintcalculator.org.

Le Jour du Dépassement Mondial est la date à laquelle la demande annuelle de l’humanité sur la nature dépasse la capacité de la Terre à régénérer des ressources naturelles sur l’année entière. En 2017, le Jour du Dépassement Mondial intervient le 2 août.

Les coûts de ce déficit écologique mondial sont de plus en plus évidents dans le monde comme en atteste l’endommagement du capital naturel sous forme de déforestation, d’érosion des sols, d’appauvrissement de la biodiversité, ou encore d’accumulation de carbone dans l’atmosphère.

Le nouveau calculateur d’Empreinte permet aux utilisateurs de mesurer leur propre demande sur la nature (Empreinte Ecologique). Il leur permet également d’évaluer la date de leur Jour du Dépassement Mondial personnalisé, qui serait la date du Jour du Dépassement Mondial si tous les habitants de la Terre menaient le même style de vie que cet utilisateur. Un Jour du Dépassement Mondial antérieur au 2 août signifie que sa demande sur la nature est supérieure à la moyenne mondiale ; antérieur au 24 avril, et sa demande est supérieure à celle d’un Allemand moyen; au 14 mars, et elle est supérieure à celle d’un Américain moyen. Les dates pour tous les pays sont disponibles ici.

Pour le Jour du Dépassement Mondial 2017, Global Footprint Network, avec plus de 30 partenaires, met l’accent sur des solutions et des promesses individuelles qui permettent de faire reculer la date (#movethedate). En effet, si nous retardons le Jour du Dépassement Mondial de 4,5 jours chaque année, nous vivrons d’ici 2050 en harmonie avec les ressources écologiques que nous accorde notre unique planète Terre ; or nous en utilisons actuellement l’équivalent de 1,7.

Par exemple, la réduction de la moitié des déchets alimentaires dans le monde pourrait faire reculer la date du Jour du Dépassement Mondial de 11 jours. Ou encore, la réduction de 50% de la composante carbone de l’Empreinte Ecologique mondiale déplacerait le Jour du Dépassement de 89 jours. Une liste des solutions existantes qui, collectivement, nous permettront de sortir du déficit écologique est disponible ici.

« Notre planète est limitée, mais les possibilités humaines ne le sont pas. Vivre selon les moyens que nous accordent notre planète est technologiquement possible, financièrement bénéfique et notre seule chance pour un avenir prospère, » a déclaré Mathis Wackernagel, PDG de Global Footprint Network et co-créateur de l’Empreinte Ecologique. « Nous espérons que notre nouveau calculateur d’Empreinte permettra à des millions de personnes à travers le monde d’explorer des solutions de durabilité, et de trouver une inspiration dans le champ des possibles qui s’offre à notre société contemporaine.»

Plus de 2 millions de personnes dans le monde ont utilisé le calculateur d’Empreinte de Global Footprint Network l’an dernier, étudiants et éducateurs formant le groupe le plus important de ces utilisateurs.

L’Empreinte Ecologique d’une personne mesure la quantité de surface productive requise pour fournir tout ce que cette personne utilise, y compris nourriture, fibres et bois, infrastructures urbaines et absorption de leurs émissions de dioxyde de carbone liées à sa consommation d’énergies fossiles.

Ludique et mobile, le nouveau calculateur d’Empreinte ne se contente pas d’évaluer l’impact des utilisateurs sur la planète et sur les émissions de carbone. Il les invite à contribuer à faire reculer la date (#movethedate) du Jour du Dépassement Mondial, par exemple en témoignant de leurs solutions de durabilité préférées sur une carte interactive et sur les médias sociaux.

Le nouveau calculateur, encore en version bêta, n’est disponible qu’en anglais. Les versions futures deviendront plus spécifiques pays par pays, multilingues et plus ludiques encore. Dans cette première phase, financée par la Fondation MAVA, le calculateur a été développé par Global Footprint Network en partenariat avec Free Range Studios, une agence créative américaine reconnue notamment pour sa série d’animations sur la durabilité Story of Stuff.

Le calculateur est basé sur les dernières données et méthodologie de Global Footprint Network, qui tient la comptabilité précise de l’utilisation et de la capacité de régénération de ressources écologiques de plus de 200 pays et régions de 1961 à nos jours. Ces comptes de ressources s’appuient principalement sur les données des Nations Unies. Ils sont disponibles en ligne sur la plate-forme ouverte de données Ecological Footprint Explorer http://data.footprintentwork.org. [P.J. : cette adresse semble inexistante].

Signes encourageants: #movethedate est possible

Les dernières données de Global Footprint Network offrent des signes encourageants dans le bon sens. Par exemple, l’Empreinte Ecologique par habitant des États-Unis a diminué de près de 20% entre 2005 (son point le plus haut) et 2013 (soit l’année la plus récente pour laquelle les données sont disponibles). Ce changement significatif, qui inclut un mouvement de reprise économique après la Récession, est principalement associé à la diminution des émissions de carbone. Le PIB par habitant des États-Unis a augmenté d’environ 20% au cours de la même période, ce qui fait des États-Unis un cas convaincant de découplage (où croissance économique et consommation de ressources naturelles suivent des tendances opposées).

« Malgré le retour en arrière marqué par la Maison Blanche sur la protection du climat, de nombreuses villes, États et grandes entreprises américaines ont redoublé leurs engagements, » souligne Mathis Wackernagel. « En outre, la Chine, qui affiche la plus grosse Empreinte Ecologique nationale dans le monde, demeure fermement engagée à construire une « civilisation écologique » dans son dernier plan quinquennal, avec de nombreuses initiatives pour inverser sa consommation de carbone. L’Écosse, le Costa Rica et le Nicaragua sont d’autres exemples de pays qui décarbonent rapidement leur système énergétique. »

Eléments d’infographie en français : 
http://www.overshootday.org/newsroom/infographics/

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30 réflexions sur « 2 août : Jour du Dépassement Mondial 2017, par Jean-Paul Vignal »

  1. Encore un article qui omet le plus important: la démographie.
    La destruction planétaire, qu’on appelle ici empreinte écologique (EE) se mesure par l’équation simple :
    EE = N*C.
    où:
    N= notre nombre (> 7.000.000.000);
    C= notre consommation individuelle moyenne.

    Le tabou populationniste me semble le plus puissant dans notre civilisation, il date du « croissez et multipliez » des religions.
    Seule, la Chine a pris le problème au sérieux, sous les critiques de nos bien-pensants.
    Bien sûr, il faut aussi diminuer C: ça s’appelle l’austérité.

    1. Aucun rapport. Ceux qui polluent le plus sont aussi ceux à la démographie la plus stable, voire même déficitaire sans l’apport salvateur d’immigrés.

      1. @ Michel Lambotte dit : 2 août 2017 à 18 h 21 min

        « C’est quand même pas Chinois à comprendre, tant que le système carburera à la rente, intérêts ou autre dividendes nous n’aurons pas un soupçon de solution entre les mains. »

        Comme beaucoup d’autres, il me semble que vous faites une bien inutile fixation sur « la rente, les intérêts et autres dividendes » tous attributs bien mis en avant pour pointer et condamner le capitalisme que vous ne portez pas dans votre cœur.
        Or, si l’on veut bien faire preuve d’un peu d’objectivité, nous sommes nous-mêmes, vous comme moi, et beaucoup d’autres, non capitalistes au sens où vous l’entendez, nous sommes des personnes qui vivons des « rentes » que nous procurent nos divers droits de propriétés (titres de retraites, droits de propriété sur nos logements et autres comptes d’épargne souvent bien modestes) qui sont des « retours » sur les investissements que nous avons faits antérieurement.

        Contrairement à ce que les anticapitalistes veulent faire croire, le processus d’investissement généré par le capitalisme a permis aux hommes d’évoluer considérablement et de se libérer ainsi de leur condition animale, sans pour autant s’affranchir des limites de notre planète auxquelles nous sommes maintenant confrontés, tels des animaux vivants trop nombreux sur un espace devenu trop petit, vu notre grand nombre.

      2. Cher jducac,
        Veuillez bien m’excuser, j’ai oublié un mot.
        « la rente, intérêts ou autres dividendes »
        je voulais dire: « la rente, intérêts ou autres dividendes financiers »
        On peut envisager ces trois termes sous un autre vocable que j’appellerai sobriétaire comme je l’ai déjà expliqué maintes fois.
        Or, l’AC va dans ce sens, mais comme à première vue vous n’avez pas lu le lien, c’est peine perdue de vous l’expliquer.

        Ce n’est pas croyable comment les gens peuvent être autant guidé par leur idées reçues, leurs aprioris ou pire leurs dogmes.

  2. Dire aux peuples qu’une solution pourrait résider dans la technologie et une croissance verdie par à une finance réorientée est une grave erreur de plus.
    Le but à atteindre est de ramener le plus rapidement possible notre consommation collective de 1,7 planète à 1 planète. Sans doute moins.
    Sans être certains que les effets seront visibles avant un probable effondrement dont il est quotidiennement facile de repérer les différentes manifestations.
    De la sobriété pure et dure, zéro croissance, zéro profits. Zéro armées, zéro constructions nouvelles, zéro déforestation et j’en passe. Il ne s’agit pas de vivre à la lueur des bougies mais comme avant 1970. C’est tout ce que je souhaite à nos enfants et petits enfants dont je rêve qu’ils découvrent la légèreté.

  3. Mais quelle est donc cet animal capable de considérer le cadre économique qu’il a lui même bâti, comme indépassable, jusqu’à y perdre la vie, alors même que son cadre naturel historique, infiniment concret et palpable, le laisse indifférent ??

    1. A vous lire, cela voudrait dire que le mode de vie en France est meilleur qu’à Cuba?
      Je ne sais pas si c’est généralisable.

    1. Moi les associations à but non lucratif comme le WWF qui emploie plus de 6 000 salariés ça me fait doucement marrer. Comme si le lucre se limitait par essence à l’objet social, à la cause juridique d’un groupement humain ou à la rémunération du capital et devait exonérer par principe la rémunération du travail de ses salariés, considéré de fait et de droit comme un coût.

  4. Un peu de grain à moudre:
    http://adrastia.org/introduction-collapsologie-chambaz/
    Qui va me semble-t-il davantage dans le sens de Régis Pasquet que dans celui étonnamment optimiste (et néanmoins parfaitement respectable) de Jean-Paul Vignal.
    Mon « impression purement intuitive » (c’est pas scientifique!): il n’y a RIEN à attendre d’un système dont le fondement, ou l’un des fondements, est: il n’y a pas de limites (entendez d’abord: au profit). Ce n’est pas un calculateur d’empreinte mû par un PDG qui va changer la donne.

  5. Il aura donc fallu 47 ans pour que les alarmes du club de Rome traduites en graphique médiatique pointent la catastrophe , qui commence à n’être prise au sérieux que lorsqu’elle se manifeste de façon » sensible » , et que l’on tente encore de confirmer nos sens en regardant le rétroviseur .

    C’est le même schéma que les dégâts sur le littoral et la montagne : il aura fallu le début du pire pour sortir deux lois ….que la plupart des élus veulent torpiller ou dénaturer aujourd’hui .

    1. Si je retiens une chose du blog de Paul Jorion et bien c’est ceci:
      http://www.pauljorion.com/blog/2017/07/15/retranscription-pas-de-decroissance-sans-remise-en-question-de-la-propriete-privee-le-27-juillet-2014/
      C’est quand même pas Chinois à comprendre, tant que le système carburera à la rente, intérêts ou autre dividendes nous n’aurons pas un soupçon de solution entre les mains.
      Le reste c’est du blabla sans importance.

      1. C’est presque cela, tout le savoir que nous avons accumulé ne prendra réellement son sens que lorsque cette question sera réglée.

      2. Certes, et chacun peut agir à son niveau sans tout attendre de l’Etat. Chacun peut héberger un migrant au lieu de venir donner des leçons.

  6. soyons réalistes : ceux qui polluent s’en contrefichent « après moi le déluge, l’important est ma vie maintenant que j’encaisse un max de fric »

    encore heureux que le temps du « fermer votre robinet en vous lavant les dents » soit terminer.

    Mettons un Citoyen de classe moyenne Européen conscient : il consomme bio parce qu’il a la motivation et le fric pour le faire. Qui connait le % de non pollution que ça représente ? ce serait intéressant.

    Au passage de nos achats certaines caissières réagissent, ainsi l’une passant « mon » poulet nourri au grain + de 80 jours etc, trouve le prix cher, je lui accorde, mais essaye en 3 sec. de lui dire que ça nourrit plus et que des parts plus petites suffisent… elle m’a regardé d’un drôle d’air, sceptique, et ma foi je la comprends, et pourtant c’est vrai.

    idem pour les fruits et légumes : mais les Européens pauvres ont-ils les moyens de cet investissement quotidien ?
    tout le monde n’a pas non plus, comme moi, 3 m2 de jardin ni le temps (sans blague ça prend un temps fou car on apprend en même temps par essai/résultat/réessai) pour élever salades et tomates !

    Dans quelques décennies nous on sera tous morts, les suivants auront à gérer et surtout vivre sur une planète pourrie. C’est à ça que les nouvelles générations devraient être éduquées : comment survivre sinon en s’entretuant ? car les réfugiés climatiques vont débarqués par millions, alors préparons-nous les guerres, les fascismes, les dictatures, les maladies conséquences de la pollution proliférer…

    1. Bullishit, à poids égal un poulet de 80 jours bio à une empreinte double qu’un poulet de six semaines pour un gain en éléments nutritifs proches de zéro, that’s a fact.
      (plus de céréales/kg de viande bio et plus de surface agricole par kg de céréale bio…)

      1. J’ai pas vérifié , mais si c’est vrai , on comprend mieux pourquoi les gallinacées sont aussi prudents quand ils marchent sur leurs deux pattes : ils évaluent leur empreinte écologique .

        Si j’en reste aux maths le double pour 80/42 , ça me semble à peu près normal .

        PS : j’irai pas manger mon poulet Henri IV chez Vigneron .

      2. @vigneron
        Il y a quelques années chez un copain on me sert un poulet. Le poulet était absolument ignoble : on mangeait du poisson en forme de poulet, et de texture molle un poulet PAC ! Polie je mange ma part et j’essaye d’échapper au « encore », le mari complimente sa femme « c’est excellent ! »
        Vous avez le droit d’aimer, tous les goûts sont dans la nature !
        et dire que c’est ce qu’on vend aux Africains !

        cher Vigneron je n’ai jamais écrit (ni pensé) qu’un poulet de +80 jrs avait moins d’impact écolo, j’ai écrit qu’il était plus nourrissant sous entendant de plus qu’il était meilleur pour la santé.

        ce qu’il faudrait faire c’est le calcul du rapport apportS alimentaireS (vitamines, oligos, protéïnes)/dépenses énergétiques de l’élevage de chacun des poulets, et tant qu’on y est : les éléments toxiques auxquels on échappe qui composent la « nourriture » des PAC.

        @Juannessy
        « j’irai pas manger mon poulet Henri IV chez Vigneron » , moi non plus mais si peu de probabilités qu’il nous invite un jour !

      3. @Annie Stasse :

        Rien que pour m’embêter , il est capable de le faire alors que , ne pouvant plus me déplacer , je serais bien en mal d’aller vérifier ses talents culinaires .

  7. Bonjour toutes et tous.
    Sans être un scientifique de haut vol, la réalité de notre mode vie complètement décousue, dénuée de toute responsabilité individuelle et collective cette réalité saut aux yeux. Depuis un siècles on a admis que le seul moyen économique vivable était dans le moteur de la consommation , raisonnable au début, puis complètement irrationnelle actuellement. La planète en souffre notre santé, notre morale, car pour consommer faut de l’argent , le gout de la chose n’est pas le même avec le crédit et sans le crédit. Beaucoup de grands prêtres de l’économie prétende à la vérité, de mon temps le bon sens ‘ paysan ‘ était ce que l’on faisait de mieux en économie . On dédiait l’économie des familles aux femmes qui à l’époque était les meilleurs économes que nos financiers pervers..
    Pourquoi donc cette course effrénée aux richesse inutiles ?. Notre richesse serait elle pas de préserver nos propres capitaux environnementaux ? , pour éviter les maladies, les catastrophes naturelles, nos esprits plus libre à appréhender l’avenir au lieux de se focaliser sur nos dettes de consommateurs avide de consommer, de remplire les frigos, les comptes en banques, les inutiles choses diverses….ressaisissons nous et prenons notre planete et notre vie à bras le corps sans passer par des gouvernements qui ‘ ingouvernent ‘, osons la simplicité

    Merci de m’avoir lu

    André Témoin

  8. Franchement, qu’on soit fasciné par un calculateur qui transforme vos émissions de GES en surface terrestre (par équivalence de ces émissions avec la surface de forêt supplémentaire nécessaire à la fixation de CO2), je veux bien. Mais qu’on prenne au pied de la lettre cette sorte de métaphore algébrique (GES—>Has forêt), voire financière (« dette, crédit »), quand on passe son temps par ailleurs à dénoncer la vision comptable et économiciste de nos civilisations ne laisse pas de me fasciner aussi…
    PS : chacun aura remarqué je suppose que les 70% de dette supplémentaire accumulée chaque année correspond à l’empreinte humaine hors empreinte GES puisque celle-ci représente à elle seule plus de 100% de notre « credit » annuel autorisé…

    1. Mais bon, on va pas scier tous les augustes marronniers aoûtiens. Pensons à nos scribouillards attelés à leur implacable joug en plein été, en plein cagnard. Alors laissons leur les maquis incendiés et leur « Jour du Dépassement Mondial », d’autant que ces arbres pourraient bien finir par fleurir au printemps, avec les marronniers quoi, ou pas…

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