28 réflexions sur « France Culture, « Entendez vous l’éco » : La fin du capitalisme, le jeudi 28 septembre de 14h à 15h »

  1. Ca a disrupté beaucoup, avec Clara Gaymard !

    Un certain accord se dégage (malgré certains aspects caricaturaux du message « forcément positif » de Mme Gaymard) sur une humanité s’habillant de technique numérique, transférant la création d’intérêt pour les capitalistes des hommes vers cette extériorisation forte.
    D’où l’inanité des indicateurs de productivité.

    1. Mme Gaymard a effectivement réussi à me faire penser au livre de Naomi Oreskes (l’effondrement de la civilisation) dans lequel elle pointe le positivisme comme une cause de l’effondrement

  2. Une practicienne de l’économie dirigeante d’entreprise et présidente de je ne sais trop quoi…
    Et vous, 12 ans dans le siège d’une banque, êtes-vous un praticien ?
    Et l’ouvrier qui perd son travail pour cause de délocalisation est il un praticien de l’économie ?
    Si « même » les personnes invitées sur France Culture ne voit que le petit bout de leurs lorgnettes alors on est encore une fois mal barré.

    C’était mission aurait pu s’intituler le début du capitalisme .

  3. Vous parlez de la science fiction presque plus sérieusement que de la science, en toute connaissance de cause. C’est différent ça.
    Et mais c’est quon a des oreilles différentes nous aussi ! Soyons contagieux !

  4. Madame Gaymard pense peut-être que le salaire c’est désormais bon pour les chiens ?
    Alors, dites maintenant aux praticiens-employeurs-exploiteurs que vous n’avez pas besoin de bouffer, ainsi la quête de sens devrait coller avec la vision d’un sacrifice, pour l’entreprise, pour l’église, pour l’armée, pour l’école, pour la planète capitaliste : à vos cv les jeunes ! Seulement pour ces bonimenteurs on ne fait jamais de sacrifice assez grand, et pas question de parler d’essorage, de solitude, de burn-out, ni d’écroulement psychique disons vers l’âge de 30 ans.

      1. Ce serait une drôle d’idée pour un unijambiste , mais si ça l’encourage à se donner de l’exercice physique …

  5. J’ai réécouté en différé , et finalement j’ai retrouvé deux « tilts » ( liés entre eux ) que j’avais éprouvés à l’audition en direct :
    – Le retour imparable de Pierre Dockès sur  » réserver son billet de chemin de fer via internet , ça n’est pas la même chose qu’inventer et fabriquer l’avion » ( à propos des gains de productivité je crois )
    – l’affirmation par Clara Gueymard que le siècle précédent avait surtout permis à l’activité entrepreneuriale de résoudre le problème de la fourniture de « l’essentiel » au monde entier , ce qui est sans doute exagéré et optimiste , mais sans doute pas faux sur le fond .

    D’une certaine façon , on retrouve là la traduction , par l’organisation de l’outil « entreprise », de l’interrogation posée dans de précédents billets sur « l’essentiel « , le  » superflu » , les gratuités , la nature du travail sinon son code , la recomposition des liens sociaux …

    J’ai encore du mal à trouver dans les balbutiements de l’économie positive , la monnaie selon PSDJ ,et la réciprocité selon Dominique Temple , une réponse adoptable par le commun des mortels .
    Mais c’est mieux que le vide sidéral des autres modèles .

    PS : il ne sera jamais inutile de revenir sur la différence entre capitalisme , économie de marché , libéralisme économique ou pas .

    1. Cf Le capitalisme à l’agonie, chap.1 p27 à 42

      Capitalisme : système économique de répartition du surplus entre les 3 groupes d’acteurs (salariés, entrepreneurs et capitalistes) ;
      Economie de marché : système assurant la distribution des marchandises du producteur au consommateur (parasité au passage par le marchand) ;
      Libéralisme : politique visant à optimiser le rapport entre libertés individuelles et intervention de l’Etat en vue de protéger ces libertés… (Hum… Disent les poules) ;

      1. « Toi le marchand, le parasite » chante Apollon accompagné de sa lyre…
        Hermès ricane, appuyé sur son caducée.
        Zeus ne bronche pas, mais ses commissures le démangent divinement.
        Dionysos sort discrètement pour s’en jeter un, se gondoler en paix.

      2. Popollon et Mémermes étaient pas potes du tout (du tout du tout) mais le second a pu faire la paix pour le prix d’une chansonnette avec en prime pour l’autre grand niais sa lyre faite maison à la tripe de brebis et à la carapace de tortue contre son bâton-caducée en or….

      3. Homer,

        Afin d’illustrer le taux de pénétration – mais deep deep deep alors – des réformes de ton poulain et le tout nouveau pouvoir de négociation qui est dévolu aux salariés, je t’offre un verre dans mon rade aujourd’hui… Comme quoi y’a pas besoin de bosser chez Little pour être obligé de reprendre le taf alors qu’on est en arrêt ! (Si certains se demandent encore comment un salarié peut en venir à souhaiter refaire un AVC sur son lieu de travail, la phrase code pour un pot gratuit c’est « Monarc si tu savais, ton caducée, ton caducée… ») Signé : un parasite 🙂

    2. J’ai par contre pris peur quand j’entends Clara Gaymard dire dans la même phrase qu’elle ne prétend pas ( même essayer de ou vouloir ) comprendre les « systèmes en place  » et quelle n’a pas besoin de ça pour être une praticienne de l’économie .

      Moyennant quoi on renvoie au « moyen âge » l’économie qui aurait permis de fournir « l’essentiel » , pour crier les louanges , annonciatrices d’une « Renaissance », d’une économie qui se consacrerait à un  » superflu » justifiant l’adhésion sacrée entre patron et salarié pour une vie qui « fasse sens » .

      J’avais déjà un peu réagi à quelque chose de cet ordre , là :

      http://www.pauljorion.com/blog/2017/09/26/baisse-des-apl-macron-a-t-il-raison-davoir-tort-par-zebu/#comment-630169

      1. Fallait comprendre qu’elle parlait d’elle, Juan, seulement d’elle et de ses multiples renaissances (et naissances mais ça ne nous regarde pas…). Il en faut des renaissances pour passer des cabinets ministériels à General Electric et de General Electric au Venture Capital…

  6. A entendre les deux interlocuteurs, le premier un tantinet académique, la seconde qui exerce simplement son métier d’intermédiaire entre des investisseurs (qui ne savent plus quoi faire de leur argent, sinon spéculer, mais même là, ça sent parfois le roussi), et des jeunes « start-upeurs » (donc c’est son gagne-pain), et dans ses conditions, il faut bien se vendre (avec tous les éléments de langage qui vont bien). En tout cas, merci Monsieur Jorion !

  7. Dans 2 ou 3 siècles nous serons débarrassés du capitalisme.
    Raison de plus de regarder attentivement les arbres, les ponts, les nuages, le sexe d’un autre, d’écouter le chant d’un oiseau, la colère des enfants, la peinture de Cézanne, la hache de Kafka, de préférence sans avions et sans cliquer comme un malade pour un oui pour un non, etc etc.

  8. Bonjour ,
    je viens d’écouter l’émission de France Culture, et j’avoue avoir été étonné d’une chose : la désinvolture assurée par Mme Gaymard de ne pas comprendre pourquoi certains chercheraient à théoriser ce qu’elle « pratique » au quotidien… On sent la vieille rengaine des pragmatiques contre les « idéologies »… eux-mêmes ignorant leur pragmatisme comme théorie. On entend aussi dans ses louanges de la nouvelle économie qu’elle appelle de ses voeux, une économie du « tous entrepreneurs », porte ouverte au chacun pour soi… (et dieu pour tous dans son cas :p)

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