8 réflexions sur « Animation : BLADE RUNNER 2049 – « Black Out 2022 » »

  1. Avant d’en arriver à Blade Runner et aux réplicants, je me suis franchement interroger sur cette robotisation ci :

    http://www.pauljorion.com/blog/2017/09/30/des-milliers-de-robots-sactivent-chez-les-geants-du-commerce-en-ligne/ avec Amazon.

    et en face sur ce doc de CASH de cette semaine :

    https://www.france.tv/france-2/cash-investigation/saison-6/250579-travail-ton-univers-impitoyable.html avec Lidl.

    En fait les « réplicants » sont déjà là, ils se nomment Pierre, Kevin, Sylvie, Jennifer et ils ont un casque sur les oreilles et ce sont des machines qui donnent les ordres…

    Quel écart entre la sympathique vidéo plus haut avec des milliers de robots et celle de Lidl… Mais bon on ne voit que des robots qui transportent, on ne les voit pas charger.

  2. Désolé pour le hors sujet, le coureur de lame ( © Lunette translate) ne m’intéresse pas. A 1mn26s apparaît une image de violence et 2 s plus tard, un flingue. C’est trop. La ficelle est trop grosse, le cap de la crédibilité est passé. Je ne comprends pas cette fascination pour une violence sans cesse croissante. Y’a mieux, dieu merci , le réel :
    Présente partout, victorieuse nulle part – La meilleure force autodestructrice de l’Histoire, par William Astore

    http://www.pauljorion.com/blog/2017/09/29/presente-partout-victorieuse-nulle-part-la-meilleure-force-autodestructrice-de-lhistoire-par-william-astore/#more-99285
    (Merci à Alexis Toulet)

    Le 20 septembre, en réaction à une à certaine naïveté, j’avais écrit, extraits :
    « Or, il faut savoir que l’ensemble des Forces US est dysfonctionnel, […]
    Bref, « ils » ont la poisse et depuis longtemps.
    La tête dans les étoiles et les 2 godasses dans la boue, ça marche pas… »
    ( 20 septembre 2017 à 14 h 31 min )

    Je ne vois rien dans l’article qui infirme mes conclusions. Mais on peut compléter :
    1)-Je regrette que l’auteur ne parle pas de l’immense gabegie que représente les F35 A, B ou C. Les premiers livrés vont être retirés du service car mise à niveau trop coûteuse et devenus dangereux, alors qu’aucun n’a dépassé le stade « IOC », quelque chose comme « capacité opérationnelle initiale » ; en clair « vole, mais pas plus », quels que soit les millions de ligne de codes de ses logiciels. Et ce n’est pas tout, si jamais ces avions deviennent opérationnels, ils auront une capacité d’emport très faible, un comble pour un bombardier /appui au sol. En effet la contrainte furtivité est drastique. Pire, cette même furtivité si contraignante est compromise par les radars russes à agilité de fréquences. Un site australien assez technique «Air Power Australia» en parle longuement… Rassurons-nous, grâce à ses capteurs, un escadron de F35 pourra faire de « l’info-centric » et partager les données entre avions mais, notez-le, pas « une guerre info-centric », pas encore…
    On peut généraliser cette gabegie : leur système d’acquisition d’armement est dispendieux au-delà du raisonnable. Sa fonction économique pro-keynésienne ou contracyclique, si elle n’a jamais existé, est confisquée par des actionnaires et dirigeants d’une voracité suicidaire. Tant pour si peu.

    2)-Conclusion du Sénateur Graham à la fin de son enquête sans complaisance :
    « l’Armée US avait livré la Syrie d’El Assad, notre ennemi, à la Russie, à l’Iran et au Hezbollah » et ce faisant avait gravement nuit à la sécurité des USA .
    C’est une remise au cause sérieuse de la valeur professionnelle du commandement US. C’est les traiter d’idiots malfaisants. Comme une dérouillée en rase campagne infligée par 5 despérados suicidaires contre 100 branquignols surarmés.
    3)-Les forces armées US sont dangereuses. C’est une machine à perdre. Elles ne se sont jamais remontées depuis leur défaite au Vietnam. Le mythe de la technologie les affaiblit. Et rien n’indique que les politiques soient enclins à y remédier : 700 milliards de dollars, le budget voté par le Sénat, en est la preuve. Il se crée un déséquilibre stratégique des plus inquiétant.

    Trois citations de ma littérateuse anglaise préférée, up to the point, comme d’hab :
    1960-Le rêve encore vivace, où « General Electric took over from General Eisenhower. » 1962-Cuba explosif: « Win the War, as American always did, but lose the world. » Maintenant, ils se perdent eux-mêmes. Seuls, espérons-le pour notre survie. « Survival is not just about memories; it’s about hope. »

    1. Oui, des flingues, encore des flingues.
      Sacrée résonance avec la tuerie de Las Vegas.
      Cinéma de merde, qui fait l’apologie de la violence.

      1. Plus de 50 morts à Las Vegas et 200 blessés, chiffres partiels. Un acte inspiré par le diable selon le Potus.
        Une réflexion : le diable a bon dos.

        « La Vingt-cinquième heure » de Virgil Gheorghiu.(*)

        D’après Wikipédia : « Ce roman est une remise en question radicale de l’homme du XXe siècle, de son indifférence à autrui, de sa cruauté. La menace de la robotisation de la société y est dénoncée …»
        Étonnamment actuel, non ? La violence est la compagne obligée de la cruauté.

        C’est une vieille lecture. La seule chose dont je me souvienne est qu’il faut casser les œufs un à un dans un verre et vérifier qu’il n’y a pas de coquille d’œuf restante, avant de faire une omelette. Un bout de coquille peut facilement vous refiler une appendicite. Un bon conseil d’hygiène, quoi. La violence de la maladie, ça existe aussi… Difficile de ne pas voir que pour le couple réuni après 10 ans de séparation par une violence généralisée, l’omelette étant une fête, ce souci de l’autre est d’une tendresse infinie.

        L’homme du XXIe siècle sera-t-il meilleur ? Pas avec cette daube, sûr. La violence est partout, c’est pourquoi s’en protéger quand c’est possible est vivement recommandé. Et il faut une sérieuse dose d’abstraction pour ne pas voir que la violence contenue dans ce genre de daube peut virer, ET VIRE, au cauchemar bien réel. Abstraction ou indifférence ? Spectateur passif ? à d’autre ! Pas vous ? sûr, mais l’autre ? Passer aux actes lui est très facile. L’actualité le montre assez. Un antidote : regarder pousser l’herbe ou, si pressé, la croissance d’un rejet de glycine : 1 mètre en 3 semaines cet été.

        (*) Selon Wikipédia, Virgil Gheorghiu a commis des péchés de jeunesse difficilement pardonnables. Déjà, Il aurait dû imaginer qu’un breveté de Saint-Cyr, ce qu’était Antonesco, envoyant des centaines de milliers de pauvres paysans roumains à la mort sur le front de l’Est, n’avait aucune chance de durée devant Dieu et … les Russes. Trop confiant Virgil, si loin du premier et si près des seconds, se maquer avec un perdant, ce sont deux erreurs.

        Si l’on veut appréhender la richesse humaine du paysannat roumain, amputée à jamais dans le hachoir à viande qu’étaient Stalingrad et après, on peut consulter « Route sans horizon » de René Chambes, Général d’aviation en retraite, bon écrivain, profond humaniste, amoureux du peuple roumain et chroniqueur partiel (1917-1960) de son insondable malheur. D’accord, ils n’étaient pas les seuls…

        Revenons à Virgil. J’imagine que les orthodoxes, comme les catholiques, admettent le salut par les Å’uvres, sa foi ne faisant aucun doute. Si c’est le cas, il a largement payé son dû. J’aime à croire que Saint Pierre lui entr’ouvrira la porte, après quelque temps au purgatoire au demeurant inévitable.

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