À propos des mesures annoncées par Emmanuel Macron sur les violences faites aux femmes, par Madeleine Théodore

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

L’annonce des mesures d’Emmanuel Macron accompagnée de la minute de silence en mémoire des 123 femmes décédées en France cette année procurent un soulagement, tant ce sujet épineux de la violence faite aux femmes devenait source de discorde et de malaise.

Enfin, il est moins question d’établir une liste exhaustive des diverses occurrences de ce fléau où la « ségrégation » intervient que d’intervenir directement et ce par tous les moyens disponibles à notre époque, entre autres grâce à la technologie.

Il faut féliciter le Président et son équipe d’envisager cette violence dans toutes les couches de la société, puisque c’est bien dans l’entièreté de celle-ci que le phénomène est constaté : pouvoir demander par exemple à un chauffeur de bus de s’arrêter au plus près de son domicile ou communiquer directement avec la police sur les lieux des faits sont bien sûr des aides très précieuses.

Il n’est pas anodin par ailleurs d’éveiller la conscience des parents, dont le comportement vise parfois à se déresponsabiliser, au « bénéfice » des enseignants, accablés de tâches de plus en plus lourdes et complexes : le rôle de l’éducation est, nous dit Macron, au premier plan de la lutte contre cette violence. De même, le rehaussement du seuil de l’âge de la responsabilité en matière de sexualité fait preuve d’une réflexion pertinente à propos du « rapt », physique ou psychologique, dont sont menacés nombre d’adolescents.

C’est plus qu’une étape sur le chemin de l’égalité, puisqu’action et réflexion se rejoignent ici pour l’établissement de la justice.

Il est un autre point de vue également sur ce chemin : même si, le plus souvent, c’est l’homme qui impose sa violence, par sa force ou son statut le plus souvent, les frontières entre la violence physique et psychologique sont-elles si délimitées? La violence féminine existe-t-elle également? Si oui, pourquoi et sous quelles formes ?

Si nous observons l’analyse de ce que nous appelons très malheureusement « faits divers », parce que, tout simplement, nous ne parvenons pas à les classer, force est de constater que les « mobiles » sont le plus souvent liés à un malaise que l’on peut qualifier de « social » : recours à l’alcool pour oublier le caractère « vain » ou trop dur de ses conditions d’existence, obligation de tenir bon, coûte que coûte, dans une société de plus en plus performante et exigeante, stress quotidien dû à la fatigue et au manque de sommeil, ne laissant que peu de place au dialogue, angoisse devant l’avenir et celui de ses enfants : ne pourrait-on donner aux hommes et aux femmes de l’ère post-industrielle de meilleures conditions de vie pour que l’amour retrouve sa position centrale et fondatrice dans celle-ci ?

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51 réflexions au sujet de « À propos des mesures annoncées par Emmanuel Macron sur les violences faites aux femmes, par Madeleine Théodore »

  1. « ne pourrait-on donner aux hommes et aux femmes de l’ère post-industrielle de meilleures conditions de vie pour que l’amour retrouve sa position centrale et fondatrice dans celle-ci ? »

    Va falloir passer par de sérieuses mesures pour atteindre cet objectif. Parce que les mesurettes de Monsieur le Président de la République fRançaise Emmanuel Macron ne font pas la maille, et je reste super poli pour passer la police des moeurs du blog…

    Paul Jorion a encore réclamé, justement, la gratuité pour l’essentiel, à laquelle immédiatement il faut rajouter l’abolition de la propriété privé lucrative, voir selon les besoins la saisie/réquisition et la redistribution de tous les biens meubles et immeubles, capitaux et comptes courants, épargnes, biftons, et tout le tralala, le plafonnement des revenus, et l’extension de ces mesures et de tous les droits à tous les résidents sans distinction de nationalité. Une fois réalisé au moins ici, on verra bien si on a créé les conditions de vie pour que s’épanouisse l’amour entre les individus et le reste des espèces vivantes sur ce foutu caillou. Soit on met tous les compteurs à zéro pour tous, sinon, vous cassez pas trop la tête.

  2. Le cas le plus banal et le plus fréquent dans l’entreprise (+50 p.)…en cas de harcèlement « courageusement hiérarchique » toute plainte ouverte , même reconnue avérée , se termine par le licenciement de la plaignante. (Accompagnée au mieux d’une « compensation financière » conséquente dont l’envergure est liée au pouvoir de nuisance de la victime)
    Et pour s’attaquer à « ça »… c’est pas la « loi travail » qui va aider!

    1. Plutôt que de lire (et répéter) les idioties de Guénolé, mieux vaut lire l’article L. 1153-4 du code du travail.

      Le licenciement d’un(e) salarié(e) ayant subi un harcèlement sexuel ou ayant alerté sa direction sur des actes dont il/elle aurait été témoin sera annulé par le conseil des prud’hommes. Le/la salarié(e) pourra donc, outre l’obtention de dommages et intérêts, solliciter sa réintégration à son poste.

      Le plafonnement des dommages et intérêts versés aux prud’hommes prévu par les ordonnances publiées en septembre dernier ne s’applique pas lorsque le licenciement est nul en raison de faits de harcèlement sexuel.

      Ça va mieux en le disant, n’est-ce pas ?

      1. J.A. recopie (21h07) : … » Le/la salarié(e) pourra donc, outre l’obtention de dommages et intérêts, solliciter sa réintégration à son poste.« …
        On parie??

      2. C’est le droit et l’esprit de la loi. Si le salarié sollicite sa réintégration et qu’elle lui est refusée, le licenciement est alors considéré sans cause réelle et sérieuse et l’employeur est redevable d’indemnités compensatoires.

      3. Moralité donc, et confirmé par JA lui même, si t’as le pognon, tu fais dégager. Ce que Otromeros faisait juste remarquer, et qu’on savait déjà en fait puisque aucune Loi n’oblige à garder qui que se soit en fait dans le boulot. Faut juste sortir le carnet de chèques, comme quand tu divorces !

      4. En pratique, c’est difficile de continuer à travailler dans un environnement où l’on a été victime de harcèlement sexuel (ou moral d’ailleurs) – que le harcèleur reste en poste ou pas – et la demande de réintégration n’est pas la norme.

        Donc quitte à tourner la page, autant le faire avec un paquet de fric plutôt qu’un coup de pied au cul.

      5. @ Vigneron

        Dur d’apprécier pleinement ces détournements sous-titrés quand on parle correctement la langue de Shakespeare… mais c’est drôle quand même !
        Il a des fulgurances pas mal le petit caporal.

      6. @ Bulldog et Pitbull

        Quand l’occasion est bonne de rigoler, le hors-sujet n’est plus d’actualité, n’est-ce-pas ?

  3. Madame,
    vous avez utilisé plusieurs expressions qui ne sont pas claires :
    – « tant ce sujet épineux de la violence faite aux femmes devenait source de discorde et de malaise » »
    – « ce fléau où la « ségrégation » intervient  »
    – « Il est un autre point de vue également sur ce chemin : même si, le plus souvent, c’est l’homme qui impose sa violence, par sa force ou son statut le plus souvent, les frontières entre la violence physique et psychologique sont-elles si délimitées? La violence féminine existe-t-elle également? Si oui, pourquoi et sous quelles formes ? »
    Qu’avez-vous voulu signifier ?
    Et sur ces dernières questions :
    Il me semble qu’il y a avant tout des violences masculines ni réprouvées ni réprimées parmi les hommes. Les causes secondaires ne forment pas une explication. Ces violences sont souvent euphémisées par les titres des « faits divers » : drame passionnel, violences conjugales.
    La « parole libérée » des femmes a esquissé devant nous (les hommes) un problème massif, de transgressions qu’aucun souci du quotidien ne justifie. Souvent, la supériorité hiérarchique facilite le passage à l’acte. Cette violence impunie, invisible, est d’abord l’exercice (jouissif, diront certains) de la domination masculine. On doit faire appel à notre responsabilité collective…
    Et celle-ci est déniée. Certains vous diront qu’il n’y a pas de problème, puisqu’il y a des lois… Eh bien, DSK par exemple en dirait autant.
    Oui, à mon avis, la violence féminine existe, mais elle est minoritaire. Peut-être parce qu’elle est dominée ? Ce serait confirmer que la violence des hommes se libère sous couvert de la domination masculine.
    Mais il faut aussi se demander pourquoi la sexualité masculine se nourrit de fantasmes « objectivants » et dégradants, ce qu’on résumera en parlant de « cochonneries » (ce n’est ni un problème de pulsion irrépressible, ni un problème de force). Peut-être cela ne tient-il pas tant à leur « nature » qu’à leur « fonction » telle qu’ils la comprennent et l’exercent.
    Enfin, c’est très bien d’aborder le sujet de « sciences humaines » sur ce forum.

    1. « La « parole libérée » des femmes a esquissé devant nous (les hommes) un problème massif, de transgressions qu’aucun souci du quotidien ne justifie. Souvent, la supériorité hiérarchique facilite le passage à l’acte. Cette violence impunie, invisible, est d’abord l’exercice (jouissif, diront certains) de la domination masculine. On doit faire appel à notre responsabilité collective…
      Et celle-ci est déniée.  »

      Merci Chabian, je plussoie.

      Quand certaines femmes « empruntent » aux hommes ce qu’ils ont de pire, ie en singeant leurs égos malades hypertrophiés voire leur hybris en mal de reconnaissance et se croient « libérées » alors qu’elles ne deviennent au mieux que des caricatures aussi infectes, dominatrices, machistes et sexistes, que grotesques, de ces derniers : où est l’évolution ? Les femmes et les hommes ont avant tout besoin de dialogue sincère, de fraternité, d’amitié, d’empathie et de reconnaissance mutuelles ie de soutien réciproques dans leurs différences et leurs complémentarité ; RIEN absolument RIEN ne justifie cette quête dominatrice malsaine d’un individu sur un autre être vivant !!! Les « causes sociales » ou « autres » ne sont que des prétextes « politiquement correct », les os à ronger bien commodes, ils n’expliquent pas tout, servant à nier la réalité d’hybris et d’égos dysfonctionnels et hors sol qui s’identifient à leur fonctions ou à leurs égos malades !

      Non , la loi est incomplète : un individu homme ou femme ayant fait subir des torts avérés et des harcèlement moraux ou physiques avec abus de pouvoir (de par sa position hiérarchique) devrait être licencié : les « moyens financiers » et les « positions de pouvoir » « autoriseraient-ils » donc tacitement un individu à se conduire comme le dernier des dernier, à humilier et détruire autrui moyennant « finance » ? Homme ou femme : combien VAUT une vie brisée ?

  4. @ lecteurs de Julien, ses 25 novembre 2017 ses 21h07mn et 23 h 41 min

    Le rappel de la loi est utile : il montre que les victimes sont désarmées. Elles devraient bénéficier de mesures coercitives plus qu’un truc de pognon, toujours négociable, avec des délais simplement intolérables par leur longueur. Comme toujours, le principal est l’aspect pratique…

    Autres lieux, autres mœurs :
    « At least 1915 women killed since 2010 in Turkey »

    Fait pas bon d’être femme en zone de guerre. J’exagère, la zone de guerre en Turquie ne couvre que le tiers du territoire mais déborde largement sur son sud… et dans son nord, par l’habitude de régler des pb de famille, ou de rapport police-citoyen, au moyen d’une violence fermement appliquée. Ceux qui le nient sont du bon côté, le ferme… Car la violence diffuse et même percole très facilement. Comme un cancer.
    https://anfenglish.com/women/at-least-1915-women-killed-since-2010-in-turkey-23350

  5. « ne pourrait-on donner aux hommes et aux femmes de l’ère post-industrielle de meilleures conditions de vie pour que l’amour retrouve sa position centrale et fondatrice dans celle-ci ? »
    Mais il s’agit de l’essence même du libéralisme : transformer les gens en monades isolés les uns des autres, avec comme unique lien, un éventuel contrat passé entre 2 personnes réputées indépendantes. Toute tentative de trouver un autre lien comme la commune, la région, le pays, la langue, la culture, bref tout ce qui fait l’univers quotidien de l’être humain ordinaire n’est vu par les libéraux que comme un retour au passé, aux jours les plus sombres de notre histoire.
    Dans le libéralisme, l’amour dont vous parlez ne peut être que tarifé. Je ne parle pas que du sexe. Pour ce côté, c’est déjà fait étant donné que certains pays ont réintégré dans leur PIB l’argent issu de la prostitution. Soyez patiente, ça va venir pour le reste.

  6. Peut-on avoir confiance en un gouvernement qui, dès son installation, a renoncé à mettre en place un ministère de plein exercice pour les droits des femmes ? Un gouvernement qui asphyxie littéralement les collectivités en réduisant leurs subventions. Une secrétaire d’État, Marlène Schiappa, qui baisse les subventions des associations de terrain malgré ses engagements. Comment faire avancer les droits des femmes dans ces conditions ?

    L’urgence, c’est de retirer les ordonnances Macron, de lutter contre la précarité et de faire appliquer les lois sur l’égalité professionnelle. L’urgence, c’est de mettre en place un plan d’éducation à l’égalité, de la crèche à l’université, afin de combattre les stéréotypes sexistes. L’urgence, c’est de garantir le droit à une sexualité libre et consentie et d’avancer sur le chemin du respect entre les femmes et les hommes.

  7. Je m’étonne que la question de l’égalité salariale ne soit pas évoquée dans ces annonces présidentielles.
    L’égalité salariale affirmerait autrement fortement l’égalité homme femme.
    Ce serait une base solide sur laquelle s’appuyer pour l’éducation de tout un chacun, pour déconstruire ce sentiment masculin de supériorité si présent dans nos sociétés.

    1. Je m’étonne que vous étonniez pour le moins. C’est en fait une chose assez facile à contrôler en plus, cette inégalité, mais bon comment dire là ça voudrait vraiment faire changer le bastringue, alors vous comprenez.

    2. oui d’autant que toutes les études serieuses sur le sujet montrent qu’il n’y a pas ou presque d’inégalité salariale injustifiée en France, c’est à dire d’inégalité qui ne serait pas pleinement justifiée par des raisons objectives, moralement non dirimantes…

  8. https://www.babelio.com/livres/Ailhaud-LHomme-Semence/127961
    Utile je crois, de lire ce témoignage pour voir combien l’espace d’un siècle le monde a pu changer…
    Beauté du texte qui porte cet idéal républicain aujourd’hui endommagé et blessé de toutes parts, curieux itinéraire aussi de ce document dans son acheminement jusqu’à nous.
    Témoignage qui invite à la réflexion sur cette constante résistance des hommes et des femmes à travers les âges. Ici, le coup d’état de Napoléon III et la mort ou la déportation vers Cayenne ou l’Algérie pour des milliers d’insurgés.
    Une lecture pour se secouer les méninges.
    A propos. Fort à propos.

  9. Elle vient de mourir , et son approche était sans doute une des meilleures :

    https://www.cairn.info/revue-cahiers-du-genre-2003-2-page-21.htm

    Je salue par contre la déclaration du Président de la République qui honore celle ci et sa fonction en répétant clairement que les tares de nos mœurs ne sauraient faire système idéologique et politique .

    A nous de faire le reste , qui est moins facile ,mais plus prometteur, que des commentaires .

    1. @ Juannessy
      Commentaires d’ailleurs bien peu nombreux. Sommes-nous donc tant occupés à « faire le reste » ou « la source de discorde et de malaise » nous paralyse-t-elle ?

      1. Après plus de cinquante ans de mariage où j’ai essayé de « faire le reste », j’ai le droit de jouer mon joker , et de ma prévaloir de la présence maintenue sans contrainte de celle qui continue à tirer le chariot avec moi !

      2. A propos de mariage , j’ai entendu récemment ceci, qui se présentait comme une blague :

        « Un mariage c’est lorsqu’une femme et un homme s’unissent pour ne faire qu’un. Les problèmes commencent quand il s’agit de savoir lequel.  »

        Ce qui m’a paru , ainsi qu’à ma femme totalement faux .

        Un mariage , une union entre un homme et une femme, n’a de chances de demeurer sans (trop de) problèmes , que s’ils ne s’abusent pas de l’idée de « ne faire qu’un  » .

        En se « contentant » de faire ensemble , avec leurs personnalités et forces propres, le « bien » qu’ils peuvent comprendre et partager .

        Et les plaisirs communs coulent alors de source .

  10. L’Amour ?
    On a crucifié déjà au nom de ça et pas qu’une fois.
    Ceux qui connaissent les pages sanglantes de notre révolution savent le rôle violent que les femmes y ont tenu, aussi.
    Mais de tout cela ne vous effrayez plus, Madame, car l’intelligence politique et la « bienveillance » de Bapu Macron sont infinis.

  11. Ha ha ha ha!
    Vous savez quoi, j’ai trouvé, il y a déjà bien longtemps, plus sage et plus relaxant de laisser à TOUTES les femmes de mon entourage, toutes les responsabilités qu’elles voulaient assumer ET surtout je les traitées avec la même délicatesse que j’utilise pour tous les « êtres vivants ». C’est à dire sans pitié pour les fondamentaux de ma survie et avec une totale compassion pour les leurs… 🙂
    Hé hé hé… facile!

      1. Assurément aucune!
        Utilisant la même délicatesse pour les femmes que pour tout les être vivants, on peut éventuellement s’inquiéter…
        …pour les morpions, dont les fondamentaux de survie déclencheront mécaniquement, en tant qu’être vivants, chez ce Monsieur, une totale compassion…
        Compassion que les dames de son entourage n’oseront imaginer
        ni plus forte, ni même plus faible que son manque de pitié…
        Triste destin en effet, que de savoir que l’on finira infestée ou écrasée.

  12. Bonsoir ,

    Je ne comprend trop ce débat, alors que la cause et le remède sont si finement analysés un peu plus haut.
    Mais oui! Sous le titre « violence conjugales… le nerf de la guerre »
    Le problème des victimes féminines, selon l’auteur (malheureusement anonyme mais… ) de ce court billet serait essentiellement lié à toutes ces Inégalités Financières, origine de tous nos ennuis (…c’est sûrement un genre d’économiste) .
    Selon lui la seule solution serait donc simplement de parvenir à la gratuité des besoins essentiels.
    Pas bête, non?
    C’est ce que je disais ce matin à ma femme…
    Et là, elle m’a dit: « ça dépend lesquels, cochon! »
    Quel mauvais esprit, quand même, ma femme!
    On pourrait pourtant imaginer par exemple la prise en charge par la sécurité sociale voire directement la rémunération par l’état de nos prostituées si injustement décriées
    Voici donc enfin comment on pourrait à la fois désamorcer les violences envers les femmes, tout en mettant à l’abri du besoin les plus fragiles d’entre elles, en les intégrant judicieusement dans les rangs de la fonction publique, les élevant derechef au rang de bienfaitrices.
    Ah! Quelle belle et grande idée mes amis, qu’un corps d’élite de personnel d’état divisé bien sûr en 5 brigades spécialisées
    (masculine, féminine, transgenre, homo. et hétéro.) toutes tendus vers le seul objectif de la pacification de nos pulsions les plus incontrôlables !

    Enfin c’est un exemple… Parce que je ne vois pas trop comment on pourrait empêcher une brute de taper sa femme en lui faisant cadeau de la moitié de ses factures d’eau, de fuel, ou même de sa baguette quotidienne. Enfin, faut voir… Peut-être qu’ en rajoutant deux ou trois bouteilles de rouge…
    Mais bon, moi je ne suis pas très calé en économie…
    Eric.

  13. Comment peut-on croire que la loi, l’action politique réglera un acte fruit de la pulsion, de l’éducation (celle du cercle familiale), de la culture.
    Les violences faites aux enfants chez nous, disparues du périscope ?
    Les deux sont liés.

    1. Personne ne le croit , et Macron est parfaitement resté dans son rôle : rappeler que la Loi et le Pouvoir ,non seulement ne cautionnent pas par leur silence , le crime , mais aussi se donnent les moyens d’entendre et de sanctionner .

      Les femmes ne s’y sont pas trompées qui ont bien reçu , au delà des réserves habituelles sur les moyens à faire suivre , cette mise au point .

  14. la grande cause nationale.

    1977 : le collectif Espoir pour le cancer
    1978 : Fondation de France
    1979 : Fondation pour la recherche médicale
    1980 : le cancer
    1981 : le cancer
    1982 : Fondation pour la recherche médicale
    1983 : Fondation de France
    1984 : La Ligue nationale contre le cancer
    1985 : le Conseil National de Prévention de la délinquance
    1986 : la Fédération de cardiologie
    1987 : Médecins sans frontières
    1988 : Le Secours catholique
    1989 : La Ligue nationale contre le cancer
    1990 : l’Union nationale des associations de parents d’enfants inadaptés
    1991 : le Secours populaire français
    1992 : l’Agence française de lutte contre le sida
    1993 : le Comité catholique contre la faim et pour le développement
    1994 : la commission Solidarité face à la pauvreté, le Secours populaire français
    1995 : le handicap (moteur et mental)
    1996 : les Petits frères des Pauvres
    1997 : la protection de l’enfance maltraitée, le Secours populaire français
    1998 : la défense des droits de l’homme
    1999 : l’esprit civique, le Secours populaire français
    2000 : la prévention routière
    2001 : l’engagement associatif
    2002 : le collectif Égalité contre les discriminations racistes
    2003 : le handicap (moteur et mental)
    2004 : les Petits frères des Pauvres et le Collectif Appel à la fraternité2
    2005 : le SIDA
    2006 : l’égalité des chances
    2007 : la maladie d’Alzheimer
    2008 : le dispositif Pasteurdon pour l’aide à la recherche
    2009 : les dons d’organes, de sang, de plaquettes et de moelle osseuse
    2010 : la lutte contre les violences faites aux femmes
    2011 : la lutte contre la solitude
    2012 : l’autisme
    2013 : l’illettrisme
    2014 : l’engagement associatif
    2015 : lutte contre le dérèglement climatique et lutte contre le racisme et l’antisémitisme
    2016 : les comportements qui sauvent
    2017 : le sauvetage en mer

    Dans la liste ci-dessus, laquelle a bien fini ?

    1. Si vous n’appréciez que les commencements et les fins , vous serez un ( presque) éternel déçu .

      Bis et Rebis :

      http://www.pourquoi-entreprendre.fr/guillaume-d%E2%80%99orange-nassau-il-n%E2%80%99est-pas-necessaire-d%E2%80%99esperer-pour-entreprendre/

      A noter que dans cette maxime , « espérer »signifiait plus vraisemblalment « attendre » ( voire « craindre » ) que « désirer positivement » .

      Ce qui donne bien toute l’ambiguité de « l’espoir » entre désir ( le corps) et prévention ( la raison) .

      L’aventure comme la liste des grandes causes n’a pas de fin , il n’y a que les hommes et les femmes qui passent et qui finissent .

      Heureusement .

    2. Ouais…

      L’objet de malaise, c’est surtout ce que deviennent les relations homme-femme prisonnières de ce bien mauvais féminisme, plutôt que »les violences faites aux femmes ».
      125 déces sur plusieurs dizaines de millions de femmes. Certes, c’est toujours 125 de trop, mais enfin, personne n’apprécie ce genre de coup de com/manipulation mentale. C’est un manque de respect total que de présenter aux citoyens les choses sous cette forme. Si on en faisait un % plutôt? Et qu’on le comparait à celui des accidents domestiques?

      Plus intéressant serait le % comparé des femmes battues et/ou victimes d’agression psychologique et le % des hommes battus et/ou victimes d’agressions psychologiques.

      Ou bien les statistiques comparées de suicide homme/femme post rupture amoureuse. Rien que dans mon entourage, 2 ados et zero femme. A additionner aux victimes masculines. A ceux qui répondraient « ce n’est pas pareil », je vous défie de trouver un seul ou plusieurs critères moralement signifiants et indiscutables, n’impliquant aucune doctrine morale compréhensive, qui justifieraient une telle différence de traitement. Bon courage.

      On pourrait aussi s’intéresser au nombre d’enfant moyens adultérins par famille. N’est ce pas assez violent de découvrir après 20 ans que son gosse n’est pas le sien (mention spéciales à ceux qui sont restés, alors qu’ils seraient parti, par « devoir », pour que l’enfant ait les meilleurs chances d’épanouissement!) ?
      Pas de pénalpour ça ?
      Or les statistiques sur le sujet font froid dans le dos.

      Bref : à un moment va falloir commencer à aborder la question des violences faites aux femmes sans passer sous le tapis celle des violences faites aux hommes ET sans faire de l’ensemble de ces derniers des prédateurs en puissance, ce qui n’est qu’une violence de plus.
      Hommes et Femmes sont aussi minables les uns que les autres, chacun à leur façon.

      Malheureusement, ça n’en prend absolument pas le chemin avec le fameux #Balance Ton Porc, qui sous entend clairement que chaque femme à le sien, et, la démographie étant ce qu’elle est, qu’une immense majorité des hommes a donc été, est ou sera le porc d’une femme.

      Entendons nous bien. La cause en elle-même est juste, mais ce qu’il y a derrière prend un tour inquiétant. Encore un peu, et Houellebecq aura vu juste. On ne comptera plus les hommes préférant systématiquement les « étrangères » aux françaises (faut les voir pleurer passées 40 ans sur les sites de rencontres…), ni les conversions de plus en plus massives d’hommes aux religions/traditions les moins égalitaires envers les femmes.

      Tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin…

      1. On ne doit pas fréquenter les mêmes cruches , ni boire la même eau .

        Moi les femmes et les hommes , je les aime comme ça :

        https://www.youtube.com/watch?annotation_id=annotation_4164701699&feature=iv&src_vid=gLzn8nDVSo8&v=dLOl_fUp4Qg

        ( je viens de montrer ça à ma femme , et on a eu du mal -mais ça nous a fait du bien !- à imaginer qu’il fut un temps où on était tous les deux capables de ça ou à peu près).

        Spécial dédicace aux dames du blog ( et peut être à Vigneron mais ses références rocks sont plus récentes ) .

      2. Puisque Vigneron me cause en espagnol ( à moins que ça ne soit du gascon , car je ne connaissais pas « gaïto » ) , je termine ( pour aujourd’hui !) ma déclaration d’amour à la gent féminine , par ceci , qui me ressuscite mon père ( qui chantait cet air de très bel façon ) et ma mère ( qui rayonnait de bonheur chaque fois qu’il l’a chantait ) . Je l’avais reprise à mon compte , du temps où j’avais assez de souffle :

        https://www.youtube.com/watch?v=INe9AXdVYys

  15. J’apprécis les résultats, non les palabres.

    L’exemple du réchauffement climatique où déjà en 1965 Lyndon Johnson discourait sur le sujet.
    En 2017 bla bla bla soit rien.

  16. Bonsoir,
    Vous demandez si des hommes violentés par leur compagne existent : lire à ce sujet Ma compagne mon bourreau de Maxime Gaget (ed Michalon).
    Je suis un homme gay, issu d’une famille dysfonctionnelle où la violence existait, pas cette violence qu’on croit mais celle que reconnaît par exemple la psychologie ; chantages, mensonges, non -dits, etc. Famille de type petit bourgeois, lieu Bruxelles, Belgique. J’ajoute cette dernière information parce que tout compte dans ces récits (de la violence).
    Ma mère est décédée en étant la parfaite collabo de mon père et j’ai été lié longtemps à ce dernier par un seul sentiment : la haine.

    Que Macron arrive maintenant pour se préoccuper de condition féminine me fait autant rire que le #balancetonporc. Le féminisme me fait autant rire que la récupération à des fins politiques par les gouvernements occidentaux des mouvements Lgbt (à des fin de propagande).
    Qu’on vienne de très très loin tout à fait d’accord. Et qu’on se soit fourvoyés en chemin je ne vous le fait pas dire (consultez la fiche Wiki de Annie Lebrun pour voir ce qu’elle pense des féministes, soi-disant féministes, blanches, parisiennes, bourgeoises (c’est moi qui rajoute et ce fait est connu et dénoncé).
    En terme de condition, celle de l’homme ne vaut pas mieux que celle de la femme ; il est asservi et fait subir à ses compagnes son sort.
    Je disais l »autre jour, qu’au fond dans nos sociétés d’aujourd’hui, le mieux c’est d’être homosexuel, sachant beaucoup des femmes et tout autant des hommes on est deux fois plus fort. On ne l’a pas volé. Mais comme dit ici plus haut et je rajouterai des gays, ni des hommes ni des femmes je ne m’inspirerai dans ce qu’ils ont de pire ; heureusement ils sont aussi cet autre chose dont nous manquons tant. Comme on dit tout est à inventer et l’époque n’est pas propice à ce genre d’exercice. Avons nous d’autre choix, certes non.

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