NI BONNES RÉSOLUTIONS, NI PARIS, par François Leclerc

Billet invité. Ouvert aux commentaires.

Il y a des interrogations qui ne peuvent être éludées, comme ce que nous attend en 2018. Endémique, la crise financière va-t-elle cette année connaître un nouvel accès aigu de fièvre, ou continuer à vivre sur sa lancée en dépit de tout ? La liste de ce qui pourrait en être à l’origine s’allonge, mais rien n’est encore venu.

L’effondrement du système financier a été entrevu, dix années sont passées, mais il a tenu le choc non sans susciter de fortes émotions. Alors la question se pose, peut-il s’accommoder de son indéniable fragilité et de son instabilité manifeste, tout en continuant à se développer impunément ? Pour qui et jusqu’à quand le temps joue-t-il ?

Seule certitude, prétendre que tout va redevenir comme avant est devenu un exercice vain, les repères traditionnels pris en défaut, les indices dans les choux et les théories faisant foi n’étant plus un recours. Parmi les anomalies relevées, la faiblesse de l’inflation tient la corde. Elargissant leur mission sans rien demander à personne, les banques centrales ont amorti le choc mais ne sont pas parvenues à accomplir leur mission et à renouer avec leur cible en dépit de leurs injections massives de liquidités.

L’inflation faible reste un mystère, et Claude Borio, le responsable du département économique de la Banque des règlements internationaux (BRI), admet que « d’une manière quelque peu inquiétante, personne ne connait vraiment la réponse ».

Nous sommes entrés dans une nouvelle ère faite d’inflation et de croissance faibles ainsi que de chômage élevé. Et la mutation du capitalisme financier s’annonce socialement brutale.

Les analystes observent avec circonspection la physionomie aplatie de la courbe de Phillips, qui empiriquement visualise la relation entre l’emploi et les prix. La baisse du chômage enregistrée par les instruments habituels conduit certains d’entre eux à leur préférer le taux d’emploi, qui permet de débusquer un important chômage caché. Une autre courbe détonne, considérablement aplatie, le taux des obligations à court et à long terme se rapprochant, ce qui résulte des taux très bas du marché. Décidément, le paysage a bien changé.

Signe de la précarité de la stabilisation, la volatilité des marchés n’est plus ce qu’elle était. L’indice VIX, intitulé « le thermomètre de la peur » continue de mesurer celle des investisseurs, mais en raison au contraire de l’atonie des marchés.

Que se passe-t-il donc dans les sous-sols du système financier ? On ne le sait toujours pas. Vítor Constâncio, le vice-président de la BCE déplore que la régulation financière ignore largement un shadow banking étroitement connecté au système bancaire. Ce qui a tout de même conduit la Banque des règlements internationaux (BRI) a lancer une étude. Elle porte sur l’impénétrable marché de gré à gré des « repos » qui pèse près de 12.000 milliards dollars, là où les banques vont se refinancer. Prévue pour durer deux ans, elle a pour objet de mieux décrypter son fonctionnement ! Il serait temps !

Mais aujourd’hui la leçon est amère pour les régulateurs : en croyant bien faire, exprimant de bonnes résolutions, ils ont créé de nouveaux problèmes. La savonnette du risque leur échappe des mains. Le trading des produits dérivés va progressivement s’appuyer sur un réseau de chambre de compensations dont la raison d’être est d’absorber les défauts de paiement des contreparties. Mais, concentrant le risque, les chambres de compensation pourraient se révéler être un instrument de sa propagation au lieu de son cantonnement.

Question des plus centrales, le calcul du risque pose problème à tous les étages. Les récentes tractations entre les banques européennes et le Comité de Bâle, ou bien avec la BCE, ont montré combien son calcul pouvait être arrangeant, raison pour laquelle les banques veulent en conserver la maîtrise. Qui de toute manière est illusoire !

Autre sujet d’inquiétude pour les régulateurs, la Fed et la BCE ont engagé la marche arrière en faisant preuve d’une grande prudence. Il ne faudrait tout de même pas que ce soient elles qui déclenchent des phénomènes imprévisibles en augmentant leur taux et en arrêtant leurs achats obligataires… Leur attitude démontre en tout cas que même elles, si bien informées, ne maitrisent pas les conséquences de leurs actes, ce qui les conduit à agir du bout des doigts.

Le palmarès ne serait pas complet s’il n’était pour mémoire fait mention de la panoplie des instruments dérivés au grand complet, fonds indiciels (trackers), contrats de différence (CFD), etc… exprimant la fureur spéculative et illustrant de la manière la plus crue que l’activité financière procède pour une large part de paris sur les fluctuations des prix, sans intérêt social et à forte nocivité..

On n’en prendra pas à propos de l’année à venir !

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27 réflexions sur « NI BONNES RÉSOLUTIONS, NI PARIS, par François Leclerc »

  1. L’inflation faible reste un mystère, et Claude Borio, le responsable du département économique de la Banque des règlements internationaux (BRI), admet que « d’une manière quelque peu inquiétante, personne ne connait vraiment la réponse ».

    Ah ! oui ? Vraiment personne ? Ou veut-il dire « parmi les gens que je fréquente » ? Parce que, parmi les gens qu’il ne fréquente pas, il y en a qui sont au courant du fait que la reprise mollassonne dont on nous parle avec de grands mouvements de manches ne conduit à aucune augmentation de salaires … se répercutant sur les prix (parce que ne comptez pas sur les investisseurs et les patrons pour prendre à leur charge une éventuelle hausse des salaires, faut pas rêver !).

    Comment M. Claude Borio, responsable du département économique de la Banque des règlements internationaux (BRI), justifie-t-il son salaire ? Voilà un mystère encore bien plus insondable !

      1. Curieusement, dans sa tentative de réhabilitation, ici ou dans ses essais, du populisme, Michéa ignore systématiquement Poujade…

  2. Pour appuyer le point de vue de Paul Jorion:

    ¨Le mystère présumé des salaires gelés¨

    (Commentaire N° 459, le 15 octobre 2017)

    Par Immanuel Wallerstein

    Selon la théorie économique néoclassique, la relation entre les salaires et l’emploi est simple. Lorsque la demande de travail est insuffisante, les salaires en pâtissent. Les travailleurs se font concurrence pour obtenir un emploi. Mais lorsqu’il y a une forte demande de travail, les salaires augmentent. Les employeurs se font concurrence pour obtenir la main d’œuvre maintenant rare. Ce cycle de changement de cycle est censé maintenir le bon fonctionnement du système de marché libre, garantissant un retour constant à l’équilibre en mouvement.

    Ce qui s’est produit, c’est que ce processus cyclique ne fonctionne plus de cette façon, et pour les experts et les universitaires, c’est perçu comme un grand casse-tête à expliquer. Les explications sont variées et multiples. Ce qui semble être dans leur cœur, c’est de suggérer qu’il y a une nouvelle normalité. Mais pourquoi, et comment ça marche? Dans le numéro du 8 octobre du New York Times, l’article principal de la section du Sunday Business avait pour titre: »Plenty of Work: Not Enough Pay: Même si les marchés de l’emploi se resserrent dans les grandes économies, le faible taux de chômage n’incite pas à de fortes hausses salariales.

    On nous offre l’explication d’une augmentation du nombre de travailleurs temporaires ou à temps partiel, plus les robots. Cela rend l’employeur moins dépendant des travailleurs à temps plein. Les syndicats sont plus faibles et les travailleurs ont plus de difficulté à lutter contre les employeurs. Tout cela est bien sûr vrai. Mais pourquoi maintenant et pas avant?

    Un argument relativement nouveau est celui du travailleur qui disparaît. Mais comment les travailleurs peuvent-ils disparaître? Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire? Il semble qu’il y a de plus en plus de travailleurs qui abandonnent complètement leur recherche d’emploi. Peut-être sont-ils à court d’un filet de sécurité ou ont-ils accumulé des économies. Ils sont devenus sans-abri, drogués ou les deux. Mais ils n’ont pas simplement abandonné, comme si c’était leur choix. Ils ont été expulsés, ce qui présente un double avantage pour les producteurs. Ils n’ont pas besoin d’investir (par le biais des impôts ou autrement) dans la protection sociale. Et ils font craindre aux travailleurs qui sont encore à la recherche d’un emploi qu’ils pourraient eux aussi être expulsés.

    Encore une fois, pourquoi maintenant et pas avant? Avant, chaque fois que c’est le cas, c’était pendant le fonctionnement normal du système-monde moderne. Les capitalistes avaient besoin de ces cycles pour fonctionner correctement avec une augmentation maximale à long terme de la plus-value. Mais supposons que les employeurs sachent, cognitivement ou intuitivement, que le capitalisme est en crise structurelle et donc moribonde. Que pourraient-ils alors faire?

    S’ils n’ont pas à se soucier de la demande effective pour soutenir le système, ils pourraient aussi bien obtenir ce qu’ils peuvent aussi longtemps qu’ils le peuvent. Elles deviendraient entièrement orientées vers le très court terme. Ils chercheraient simplement à augmenter les rendements en bourse, sans penser au lendemain. N’est-ce pas ce qui se passe actuellement dans les pays riches et même parmi les plus faibles?

    Bien sûr, cela ne peut pas durer. C’est pourquoi les fluctuations sont si grandes, le chaos si profond. Et quelques-uns d’entre eux, sans doute les capitalistes les plus avisés, se concentrent sur la victoire de la bataille du moyen-courrier pour déterminer la nature du (ou des) futur (s) système (s) mondial (aux) que nous allons construire. Nous ne voyons pas une nouvelle normalité. Nous assistons à une réalité éphémère.

    Alors, quelle est la leçon pour ceux d’entre nous qui s’inquiètent de la disparition des travailleurs? De toute évidence, nous devons nous battre pour défendre la protection dont ils jouissent encore. Nous devons, comme j’aime à le dire, travailler pour minimiser la douleur. Mais en même temps, nous devons également lutter pour gagner la bataille intellectuelle, morale et politique du moyen terme. Seule une stratégie qui combine la lutte du court terme avec la lutte du moyen terme a une chance de préserver la possibilité d’un monde meilleur qui est réellement possible, mais pas du tout inévitable.

    Copyright: Immanuel Wallerstein, distribué par Agence Global. Pour les droits et permissions, y compris les traductions et l’affichage sur des sites non-commerciaux, et contact: rights[at]agenceglobal. com, 1.336.686.9002 ou 1.336.286.6606. Il est permis de télécharger, de transmettre par voie électronique ou par courriel à d’autres personnes, pourvu que l’essai demeure intact et que la note de copyright soit affichée. Pour contacter l’auteur, écrivez: immanuel. wallerstein[at]yale. edu.

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

      1. @Vigneron:
        Une croissance moyenne (en plus en pourcentage), et ne pas mentionner ni le pied de départ, ni la (re-)distribution, ni la distinction entre secteurs, gendre, groupes culturelles, status légal etc etc?
        A voir, par exemple: https://www.statista.com/statistics/634373/top-ten-us-industries-with-most-workers-making-below-15-usd-per-hour/
        Bref: où reste l´analyse de l´aristocratie ouvrière aux EEUU versus la grande masse non-organisée, même informelle, ses causes, ses perspectives?

      2. Et sans compter l’inflation qui sur la même période a été en moyenne supérieure à 1% et a érodé d’autant cette moyenne.
        Mais pour certain 8% de que dalle c’est tellement énorme que ça mérite d’être noté, dit, affirmé mais pour prouver quoi ? Qu’on est un minus de larbin au service d’une idéologie ? Bien joué démonstration imparable !

      3. @CloClo

        Eh bien.. on ne le sais jamais sûre..
        * un petit oubli?
        * une petite inattention?
        * les deux?

        Mieux de poser des questions non?

        😉

      4. Faut ouvrir le lien, tout y est, par décile, genre, race, niveau d’études, état, etc.
        C’est juste une réfutation partielle mais consistante des prémisses de Stiglitz et Wallerstein, i.e. une inversion de la tendance depuis au moins 2000 sur deux/trois ans.

      5. Une inversion de la tendance ? Parce que la « tendance » as you say, elle pouvait encore descendre ? Allons allons, c’est même pas le début d’un rattrapage, ça fait des décennies que le salaires de ceux d’en bas comme dit n’en finit pas de baisser.

        (tiré de ton lien à l’appui de ce que je dis :

        « Rising inequality means that although we are finally seeing broad-based wage growth, ordinary workers are just making up lost ground, rather than getting ahead. The way rising inequality has directly affected most Americans is through sluggish hourly wage growth in recent decades, despite an expanding and increasingly productive economy. » Je crois qu’on ne peut pas être plus clair hein)

        Quand tu touches le fond y a un effet rebond, mais de là parler de réfutation partielle, en prenant 1 à 2 ans de hausse, faut la foi et la croyance d’un bon petit discipline en la religion féroce, ce que tu es manifestement et indécrottablement.

        En fait à bien y regarder, on se rend compte que les ultra libéraux ressemble aux climato sceptiques dans leurs arguments et raisonnement, dans le style pour les premiers : « regardez, y a augmentation de 8% » et pour les seconds : « regardez il fait très froid depuis une semaine ». Ils utilisent la même loupe de faussaire à effet déformant en oubliant la réalité contrainte tendancielle lourde comme les climato sceptiques mélangent climat et météo !

      6. @ Vigneron.

        Tu es très fort !

        Arriver à mettre en lumière Cloclo, et faire en sorte qu’il ait raison, c’est très très fort ! On touche au génie !

        Je me demande si tous les deux vous ne jouez pas à celui qui coupe les oignons et l’autre qui pleure.

        En tout cas, bonne année à tous les deux, et un grand espoir que vous soyez présent sur le futur forum, mes géniaux camarades (dans le sens « lampe d’Aladin » ) .

      7. Dans le mots de Paul Jorion, une piqûre de rappel de 2011:

        quote

        DES MOTS QUE NE MARCHENT PAS
        11 décembre 2011
        Par George Lakoff dans: MIsc., Politique

        George Lakoff

        Les progressistes se sont bien amusés la semaine dernière avec Frank Luntz, qui a dit à l’Association des gouverneurs républicains qu’il était effrayé à mort par le mouvement Occupy et a recommandé un langage pour combattre ce que le mouvement avait accompli. Mais les critiques progressistes ont surtout ri, disant que sa langue ne marcherait pas, et ont supposé que si Luntz avait peur, tout allait bien. Continuez à dire les mots que Luntz n’aime pas: capitalisme, taxer les riches, etc.

        [Je vous rappelle que Frank Luntz le grand manipulateur derrière la présidence MINORITAIRE de DT, l´inventeur du ¨climate change¨ au lieu du ¨réchauffement mondial¨. A voir: https://rationalwiki.org/wiki/Frank_Luntz. JL]

        C’est un piège.

        Quand Luntz dit qu’il est  » à mort de peur « , il veut dire que les républicains qui l’embauchent sont effrayés à mort et qu’il peut profiter de cette peur en leur offrant un nouveau langage. Luntz est intelligent. Oui, les républicains ont peur. Mais il faut discuter sérieusement des remarques de Luntz et de la non-réponse progressive.

        Ce que l’on a appris des sciences cognitives et du cerveau, c’est que les mots sont définis par des cadres fixes que nous utilisons dans la pensée, que les cadres viennent des systèmes hiérarchiques et que les cadres politiques sont définis en termes moraux, où la « moralité » est très différente pour les conservateurs et les progressistes. Ce qui se cache derrière le mouvement Occupy, c’est une conception morale de la démocratie: la démocratie, c’est que les citoyens se soucient les uns des autres et agissent de manière responsable, tant sur le plan social que personnel. Pour ce faire, il faut que le public dispose d’un solide pouvoir d’action et protège tout le monde sur un pied d’égalité. Tant le succès privé que la liberté personnelle dépendent d’un tel public. Chaque critique et proposition du mouvement Occupy correspond à cette vision morale, qui se trouve être la vision morale progressiste.

        Ce que le mouvement Occupy ne supporte pas, c’est le point de vue  » moral  » opposé, à savoir que la démocratie offre la liberté de rechercher son intérêt personnel et d’ignorer ce qui est bon pour les autres Américains et les autres dans le monde. Ce point de vue se cache derrière l’éthique de Wall Street du marché cupide, par opposition à un marché pour tous, un marché qui devrait maximiser le bien-être de la plupart des Américains. Cette vision conduit à une vision hiérarchique de la société, où le succès est toujours mérité et le manque de succès est un échec moral. Les riches sont moraux, et ils méritent non seulement leur richesse, mais aussi le pouvoir qu’elle apporte. C’est le point de vue que défend Luntz.

        Le fait de qualifier les riches de « contribuables travailleurs » ne tient pas compte du fait qu’un grand pourcentage des riches n’obtiennent pas leur richesse en faisant des choses, mais plutôt en investissant dans le travail d’autrui, et que la plupart des 1% sont des gestionnaires, et non des personnes qui font des choses ou fournissent directement des services. Les contribuables travailleurs sont les 99 %. Ce n’est pas le cadre que Luntz veut activer.

        Mais Luntz ne s’adresse pas seulement aux républicains. Il veut aussi prendre les démocrates pour des nuls. Comment? En choisissant soigneusement ses cadres et en demandant aux démocrates de faire le contraire de ce qu’il dit aux républicains. Il y a une vérité fondamentale au sujet du cadrage. Si vous acceptez le cadre de l’autre type, vous perdez.

        Prends « capitalisme ». Elle surgit de nos jours dans le discours socialiste, et est perçue comme l’opposé du socialisme. Attaquer le « capitalisme » dans ce cadre, c’est accepter le « socialisme ». Les conservateurs essaient de faire passer pour des progressistes, qui ont surtout des entreprises ou travaillent pour des entreprises ou qui cherchent de bons emplois d’affaires, comme des socialistes. Si tu prends l’appât de Luntz, tu seras aspiré à avoir l’air d’un socialiste. Quoi que l’on pense du socialisme, la plupart des Américains l’identifient faussement au communisme, et le rejetteront d’emblée.

        Luntz aimerait beaucoup que les démocrates utilisent le mot  » taxe  » dans le sens conservateur du terme, c’est-à-dire prendre de l’argent dans les poches des gens qui travaillent fort et le gaspiller pour des gens qui ne le méritent pas. Luntz ne veut pas que les démocrates insistent sur le fait que la réussite du secteur privé dépend de l’investissement public – infrastructure, éducation, santé, transports, recherche, stabilité économique, protections de toutes sortes, etc. Il ne veut pas que les progressistes parlent de  » recettes « , ce qui est défini dans un cadre commercial comme l’argent nécessaire au fonctionnement et à l’épanouissement d’une institution. Il ne veut pas que les démocrates disent que les riches paient leur juste part pour la somme massive qu’ils ont reçue d’investissements antérieurs dans un public robuste. Luntz aimerait attirer les progressistes pour qu’ils parlent de  » dépenses  » du gouvernement plutôt que d’investissements dans l’éducation, la santé et les infrastructures qui profiteront à la plupart des Américains.

        Il ne veut pas que les progressistes soulignent que les entreprises gouvernent notre vie beaucoup plus que n’importe quel gouvernement – et pour leur profit, pas pour le nôtre. Il ne veut pas qu’on parle de déchets d’entreprise ou de déchets militaires, ce qui est énorme.

        Luntz aimerait beaucoup que les démocrates parlent d' »entrepreneurs », ce qui évoque une vision républicaine du marché comme outil d’intérêt personnel. Sa proposition de discuter des « créateurs d’emplois » cache plutôt le fait que le milieu des affaires n’ a pas embauché malgré des profits records. Il ne veut certainement pas qu’on discute de l’impartition et de la réduction au minimum de la rémunération du travail, ce qui amène les entreprises à éliminer ou à réduire les emplois et, par conséquent, à maintenir les salaires à un bas niveau lorsque les profits sont élevés.

        Caché derrière sa proposition de remplacer « carrières » par des « emplois », il tente d’attirer les jeunes qui sortent tout juste de l’université et des études supérieures et qui attendent plus – une profession – qu’un simple « emploi ». Mais, bien sûr, les entreprises sont en train de déclasser des postes de carrière professionnelle vers des emplois McJobs interchangeables exigeant un minimum de compétences et un salaire et des avantages sociaux minimaux.

        Luntz a raison de ne pas dire « sacrifice ». Il a raison de dire que la plupart des Américains souffrent déjà plus qu’assez. Ils veulent un présent viable et un avenir pour eux-mêmes, leurs enfants et leurs petits-enfants. Il a raison de suggérer « de dire qu’on est tous ensemble. » On réussit ensemble ou on échoue ensemble. » Mais c’est le contraire de la morale conservatrice. C’est la vision progressiste d’une démocratie morale que tous les cadrages conservateurs de Luntz contredisent. C’est une tentative de coopter le système moral progressiste, parce que le mouvement Occupy montre que c’est une idée de démocratie qui a du sens pour la plupart des Américains. Et c’est une tentative de lui enlever l’attrait moral le plus fort d’Obama.

        Malheureusement, Luntz est toujours en avance sur la plupart des progressistes qui lui répondent. Les progressistes doivent apprendre comment fonctionne l’encadrement. Frapper Luntz, rabaisser Fox News, frapper les experts de droite et les leaders en utilisant leurs cadres et se disputer contre leurs positions ne fait que maintenir leurs cadres en jeu.

        Les progressistes ont une morale de base, qui est en grande partie inexprimable. Il faut le répéter, encore et encore, dans tous les coins du pays. Les progressistes doivent à la fois réfléchir et parler de leur point de vue sur une démocratie morale, sur la nécessité d’un public robuste pour le succès privé, sur tout ce que le public nous donne, sur les bienfaits de la santé, sur un marché pour tous et non pour la cupidité, sur la réglementation en tant que protection, sur le revenu et l’investissement, sur les sociétés qui maintiennent les salaires à un bas niveau lorsque les profits sont élevés, sur la façon dont la plupart des riches gagnent beaucoup d’argent sans faire quoi que ce soit ou servir personne, sur la façon dont les sociétés gouvernent leur vie.

        Les progressistes ont de magnifiques histoires à raconter. Ils doivent leur dire sans arrêt.

        Attirons la droite d’utiliser NOS cadres dans le discours public.

        unquote

        Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

  3. Deuxième partie de l´appuie au prof Paul Jorion:

    ¨Mondialisation: le temps de regarder les erreurs historiques pour tracer l’avenir¨

    par Joseph Stiglitz

    (source: https://www.theguardian.com/business/2017/dec/05/globalisation-time-look-at-past-plot-the-future-joseph-stiglitz)

    Il y a quinze ans, j’ai publié Globalisation and Its Discontents, un livre qui cherchait à expliquer pourquoi il y avait tant d’insatisfaction face à la mondialisation dans les pays en développement. Tout simplement, beaucoup croyaient que le système était truqué contre eux et que les accords commerciaux mondiaux étaient particulièrement injustes.

    Aujourd’hui, le mécontentement suscité par la mondialisation a alimenté une vague de populisme aux États-Unis et dans d’autres économies avancées, menée par des politiciens qui prétendent que le système est injuste pour leurs pays. Aux États-Unis, le président Donald Trump insiste sur le fait que les négociateurs commerciaux américains ont été dénigrés par ceux du Mexique et de la Chine.

    Alors, comment une chose qui était censée bénéficier à tous, dans les pays développés comme dans les pays en développement, pourrait-elle maintenant être injuriée un peu partout? Comment un accord commercial peut-il être injuste envers toutes les parties?

    Pour ceux qui vivent dans les pays en développement, les affirmations de Trump – comme Trump lui-même – sont risibles. Les États-Unis ont essentiellement rédigé les règles et créé les institutions de la mondialisation. Dans certaines de ces institutions – par exemple, le Fonds monétaire international (FMI) – les États-Unis ont toujours le droit de veto, malgré la diminution du rôle des États-Unis dans l’économie mondiale (un rôle que Trump semble déterminé à diminuer encore davantage).

    Pour quelqu’un comme moi, qui a suivi de près les négociations commerciales pendant plus d’un quart de siècle, il est clair que les négociateurs commerciaux américains ont obtenu la plupart de ce qu’ils voulaient. Le problème, c’était ce qu’ils voulaient. Leur programme a été établi, à huis clos, par des entreprises. C’était un ordre du jour rédigé par et pour les grandes entreprises multinationales, aux dépens des travailleurs et des citoyens ordinaires partout dans le monde.

    En effet, il semble souvent que les travailleurs, qui ont vu leurs salaires chuter et leurs emplois disparaître, ne sont que des dommages collatéraux – victimes innocentes mais inévitables dans la marche inexorable du progrès économique. Mais il y a une autre interprétation de ce qui s’est passé: un des objectifs de la mondialisation était d’affaiblir le pouvoir de négociation des travailleurs. Ce que les entreprises voulaient, c’était une main-d’œuvre moins chère, quoi qu’elles aient pu obtenir.

    Cette interprétation aide à expliquer certains aspects déroutants des accords commerciaux. Pourquoi, par exemple, les pays avancés ont-ils renoncé à l’un de leurs plus grands avantages, l’État de droit? En effet, les dispositions contenues dans la plupart des accords commerciaux récents accordent aux investisseurs étrangers plus de droits que ceux accordés aux investisseurs américains. Ils sont indemnisés, par exemple, si le gouvernement adopte un règlement qui nuit à leurs résultats nets, peu importe si le règlement est souhaitable ou quel que soit l’ampleur du préjudice causé par la société en son absence.

    Il y a trois réponses au mécontentement globalisé face à la mondialisation. La première – qu’on appelle la stratégie de Las Vegas – est de doubler le pari sur la mondialisation telle qu’elle est gérée depuis un quart de siècle. Ce pari, comme tous les paris sur les échecs politiques avérés (tels que l’économie de ruissellement vers le bas), est basé sur l’espoir qu’en quelque sorte il réussira dans le futur.

    La deuxième réponse est le trompisme: se couper de la mondialisation, dans l’espoir que cela ramènera d’une manière ou d’une autre un monde révolu. Mais le protectionnisme ne marchera pas. l’échelle mondiale, les emplois dans le secteur manufacturier sont en déclin, tout simplement parce que la croissance de la productivité a dépassé celle de la demande.

    Même si le secteur manufacturier revenait, les emplois ne reviendraient pas. La technologie de fabrication avancée, y compris les robots, signifie que les quelques emplois créés exigeront des compétences plus poussées et seront placés à des endroits différents de ceux où les emplois perdus ont été perdus. Tout comme le doublement, cette approche est vouée à l’échec, ce qui augmente encore le mécontentement des laissés-pour-compte.

    Trump échouera même dans son objectif proclamé de réduction du déficit commercial, qui est déterminé par la disparité entre l’épargne intérieure et l’investissement. Maintenant que les républicains ont fait leur chemin et adopté une réduction d’impôt pour les milliardaires, l’épargne nationale va diminuer et le déficit commercial va augmenter, en raison d’une augmentation de la valeur du dollar. (Les déficits budgétaires et les déficits commerciaux évoluent normalement si étroitement ensemble qu’on les appelle des déficits « jumeaux ». Trump mai pas l’aimer, mais comme il est en train de le découvrir lentement, il ya des choses que même une personne dans la position la plus puissante dans le monde ne peut pas contrôler.

    Il y a une troisième approche: la protection sociale sans protectionnisme, le type d’approche adoptée par les petits pays nordiques [en Scandinavie]. Ils savaient qu’en tant que petits pays, ils devaient rester ouverts. Mais ils savaient aussi que rester ouverts exposerait les travailleurs à des risques. Par conséquent, ils devaient avoir un contrat social qui aidait les travailleurs à passer d’un ancien emploi à un nouvel emploi et à fournir une certaine aide dans l’intervalle.

    Les pays nordiques [en Scandinavie] sont des sociétés profondément démocratiques, ils savaient donc que si la plupart des travailleurs ne considéraient pas que la mondialisation leur était profitable, elle ne serait pas durable. Et les riches de ces pays ont reconnu que si la mondialisation fonctionnait comme il se doit, il y aurait suffisamment d’avantages à en tirer.

    Le capitalisme américain de ces dernières années a été marqué par une cupidité débridée – la crise financière de 2008 le confirme amplement. Mais, comme certains pays l’ont montré, une économie de marché peut prendre des formes qui modèrent les excès du capitalisme et de la mondialisation, et assurer une croissance plus durable et un niveau de vie plus élevé à la plupart des citoyens.

    Nous pouvons tirer des leçons de ces réussites ce qu’il faut faire, tout comme nous pouvons tirer des erreurs du passé ce qu’il ne faut pas faire. Comme il est devenu évident, si nous ne parvenons pas à gérer la mondialisation de manière à ce qu’elle profite à tous, le contrecoup – des nouveaux mécontents au nord et des anciens mécontents au sud – risque de s’intensifier.

    Joseph E. Stiglitz est prix Nobel d’économie, professeur à l’Université Columbia et économiste en chef du Roosevelt Institute. Son dernier livre est Globalization and Its Discontents Revisited: Anti-Globalization in the Era of Trump.

    Copyright: Projet Syndicat de projets

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

  4. Cela tombe sous le sens, il ne faut pas être un économiste bardé de diplômes pour observer que sans pouvoir d’achat supplémentaire distribué à la population (via les salaires essentiellement), la bonne vieille inflation jadis combattue, ne repartira pas…
    Dans le passé également, que n’entendait-on ce fameux discours des politiques et des acteurs de l’économie : ‘il faut casser l’indexation des salaires et limiter leurs hausses car cela est générateur d’inflation’. Bon, nous-y sommes, ne vous lamentez pas les gars vous-y avez contribué à l’état de chose actuel !
    Les banques centrales remplissent les réservoirs comme on le ferait avec le carburant d’une automobile, mais encore faut-il actionner le démarreur pour mettre le moteur en marche et provoquer la mise en mouvement du véhicule; rien donc se passe, les réservoirs déborderont sans plus de mouvements…

    1. @ Tout me hérisse.

      « Cela tombe sous le sens, il ne faut pas être un économiste bardé de diplômes pour observer que sans pouvoir d’achat supplémentaire distribué à la population (via les salaires essentiellement), la bonne vieille inflation jadis combattue, ne repartira pas »

      Mais manifestement il faut être un économiste marxiste pour comprendre qu’avec un pouvoir d’achat supplémentaire distribué à la population (via les salaires essentiellement), la bonne vieille inflation jadis combattue, ne sera pas obligatoirement au rendez-vous .

      Tout ce que je lis sur ce fil n’est pas du tout juste. j’observe que vous vous en tenez qu’à un aspect de l’inflation, à savoir la demande, et plus précisément les salaires. Mais ce n’est pas cette seule donnée qui créée l’inflation, il y a la donnée essentielle de la production. C’est un rapport entre l’offre et la demande qui détermine la valeur d’échange de toute chose.

      Admettons qu’un gouvernement, ou mieux un G20, décide une grande politique de la feuille de paye. Il y aura inflation sur les prix que si l’offre ne suit pas.

      Et pourquoi voulez-vous que l’offre ne suive pas, puisque outre que nous sommes déjà dans une crise de surproduction et que les capacités de produire sont bridées, en soi les forces de production modernes sont quasiment illimitées. Elles sont là et elles n’attendent que bondir !

      La seule chose que provoquerait une politique de la feuille de paye, même partielle, même dans un seul pays, ce serait un coup de pouce sur la croissance économique: plus de demande donc plus d’offre.

      Mais attention, un coup de blues aussi pour les écologistes , parce que les capitalistes ne savent pas produire proprement. C’est d’ailleurs sans doute pour ça, pressés qu’ils sont par les « décroissants », qu’ils ne lâchent rien sur les salaires. Ce n’est évidemment pas la seule raison, mais entendre certains bons amis se plaindre de la pollution, et en même temps appeler à polluer, comme disait Coluche: « je me marre ! »

      Il y a aussi un phénomène très intéressante à observer. La demande actuelle est tenue par le crédit. Imaginons que les autorités lâchent sur les salaires, mais que dans le même temps il relèvent les taux d’intérêts. Dans ce cas le pouvoir d’achat réel des masses resterait à peu près égal, et à offre constante, il n’y aurait pas d’inflation mais un statu quo.

      Etc. etc. On peut décliner à l’infini. Mais ce soir, que celui qui veut un autre monde, un autre destin, voir les belles espérances que recèlent le genre humain, que celui ci se mette sérieusement à étudier la loi de la valeur de Marx.

      « Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre. » (Marx)

      1. @Eninel
        Oui effectivement, c’est un peu plus complexe, c’est la raison pour laquelle l’on ne peut considérer l’Economie comme une science exacte….

      2. @ Tout me hérisse.

        « Oui effectivement, c’est un peu plus complexe, c’est la raison pour laquelle l’on ne peut considérer l’Economie comme une science exacte. »

        Ca c’est le type d’affirmation qui vienne me hérisser le poil, surtout en fin d’année au moment où on est absorbé par les préparatifs festifs.

        J’espère que nous pourrons revenir là dessus, et préciser nos pensées respectives dans le cadre d’un forum futur, mais immédiatement je veux dire qu’il n’y a pas dans l’histoire d »économie » standard.

        Une étude scientifique doit pouvoir établir comme exacte ce postulat.

        Bonne fin d’année à vous tous chers intervenants et animateurs blogueurs.

        Bon réveillon qui faute de pognon, pour beaucoup se fera à la soupe à l’oignon !

        2018 va être l’année où il va se révéler que l’on produit non pas pour la société, mais pour une partie de celle ci, et que la production perd peu à peu sa valeur pour cette partie là: la production se détruit elle-même par le poids de sa masse disproportionnée en regard de cette minorité que l’on dit solvable, en opposition de la masse qui elle, l’est de moins en moins.

        L’abondance anarchique du marché, face à des clients solvables, repus, qui se font rares, des masses de pauvres qui regardent, voilà la quintessence de l’absurdité de la société capitaliste.

        Deux mille dix huit, la tuile pour eux, peut-être l’année où même si les économistes type Dragui met de l’huile ce sera pourtant la ruine ?

  5. Medellín, le 2 janvier 2018

    Ce qui m´étonne, c´est le silence assoudissant ici au BLOG quant aux remarques de Joseph Stiglitz (je les cites une autre fois ci-après) sur la situation en Scandinavie et l´introduction massive des robots et de l´intelligence artificielle là-bas: contrairement aux remarques ici au BLOG, et aussi contrairement aux remarques de Immanuel Wallerstein, une introduction bien venue en Scandinavie, qui en plus ne génère aucune réduction de l´emploi, au contraire.

    Simple question Jorionnienne, nous limitant dans ce cas à la Suède comme hypothèse: ¨Se pourrait-il qu’une sorte de taxe Sismondi ait déjà été introduite en Suède?¨

    Veuillez bien lire ces remarques de Stiglitz s.v.p.:

    quote
    Il y a une troisième approche: la protection sociale sans protectionnisme, le type d’approche adoptée par les petits pays nordiques [en Scandinavie]. Ils savaient qu’en tant que petits pays, ils devaient rester ouverts. Mais ils savaient aussi que rester ouverts exposerait les travailleurs à des risques. Par conséquent, ils devaient avoir un contrat social qui aidait les travailleurs à passer d’un ancien emploi à un nouvel emploi et à fournir une certaine aide dans l’intervalle.

    Les pays nordiques [en Scandinavie] sont des sociétés profondément démocratiques, ils savaient donc que si la plupart des travailleurs ne considéraient pas que la mondialisation leur était profitable, elle ne serait pas durable. Et les riches de ces pays ont reconnu que si la mondialisation fonctionnait comme il se doit, il y aurait suffisamment d’avantages à en tirer.
    unquote

    (Source: mon commentaire ici au blog du 29 décembre 2017).

    1. @ Johan Leestemaker.
      « Ce qui m´étonne, c´est le silence assoudissant ici au BLOG quant aux remarques de Joseph Stiglitz (je les cites une autre fois ci-après) sur la situation en Scandinavie »

      Peut être Johan que le blog mûrit, et à la différence de vous il se fait de moins en moins d’illusion, quant à l’espoir d’un capitalisme social, et de l’existence d’une société « profondément démocratique » sous le joug des actionnaires de la multinationale « Ikéa » !

      « Les pays nordiques [en Scandinavie] sont des sociétés profondément démocratiques »

      Et quelle est pour vous, et votre ami Stiglitz, le sommet de l’idéal démocratique ? L’acceptation des lois de l’ultra libéralisme, une certaine mondialisation douteuse, (et pleine de contradictions opportunistes, voir l’achat de patriot US au nez et à la barbe de l’Europe de la Défense), souplesse et mobilité pour les travailleurs:

      « Un contrat social qui (aiderait) les travailleurs à passer d’un ancien emploi à un nouvel emploi et à fournir une certaine aide dans l’intervalle. »

      Quelle belle manière de rester dans le flou avec cette formule: « une certaine aide » ! Faites votre enquête s’il vous plait, et essayer de nous revenir avec un peu plus d’information quant à cette « certaine aide ». Le blog veut juger sur du concret !

      Johan, ce que vous prenez, et que vous essayez de nous vendre comme un l’ultime modèle social, c’est quand même pour la classe ouvrière une vraie régression sociale par rapport au XX siècle.

      Terminé le plein emploi, la sécurité de ce même emploi dans une même boite et une même zone géographique. Garantie et stabilité permettant aux travailleurs de construire leur vie privée. Vie privée qui leur est peut-être plus chère que leur vie professionnelle, réduite à stabiliser et garantir la vie privée des actionnaires d’Ikéa ou de Volvo, grossir leur profit .

      Il n’y a pas de démocratie à Stockholm, enfin pas plus qu’à Berlin, Paris ou Madrid. Si il y a des nuances des politiques anti-sociales en place, ces nuances sont liées à l’histoire. Et de toute façon elles tendent à disparaître, sous l’effet de la crise et de la révolution informatique: ces robots en concurrence directe d’avec les hommes. La Suède compte-t-elle faire un certain geste pour ses robots ? Cela de toute façon ne changera rien à l’affaire.

      Demain, sous les effets de la dislocation du marché mondial, consécutif à un krach boursier (ou monétaire) qui arrive inexorablement, les bourgeoisies scandinaves ( certes aidées par leurs bureaucraties syndicales ouvrières, si modernes, si agiles d’esprit, avec une échine depuis si longtemps tellement souple, qu’elles tenteront jusqu’au bout de sauver leurs maîtres), ces bourgeoisies donc feront exactement comme les copains:

      Au nom de la sauvegarde du régime de la propriété privée, elles tailleront profondément dans ce qui reste de droits chez les travailleurs, et votre « profonde démocratie » ressemblera à s’y méprendre à une dépouillé dictature de classe !

      Allons Johan, pincez-vous, réveillez-vous, nous sommes en 2018, et nous avons une année qui démarre en fanfare, avec un Trump qui se met à promouvoir les manifestations démocratiques et les révolutions, certes chez les autres, chez ses ennemis !

  6. Merci d´entamer une discussion.

    Tout d´abord une remarque en termes de valeurs de mon coté.

    Les valeurs proposés de ma part, se trouvent dans le domaine de la recherche de ce qu´on appelle depuis Artistote ¨el buen vivir¨.
    Un ¨bien-vivre¨ qui a été rédéfini au Mexique, au Brésil et depuis au mouvement du social sommet.

    Ce valeur du bien-vivre, faisait parti du mouvement social et économique de la plupart des pays en Scandinavie dès les années 1920 et 1930 (en Suède avec le fameux objectif du Folkets Hjemmet, People´s Home, la Maison du Peuple), aux mêmes moments où des grandes quantités d´hommes et femmes d´autres pays en Europe se dédouaient plutôt à des opérations classiques type colonies, guerres et patriarchales et destructions sociales.

    C´est ainsi, que les mouvements coopératifs et mutualistes, syndicaux et féministes, et la solidarité internationale, se sont enracinés beaucoup plus en Scandinavie qu´en d´autres parts de l´Europe. Y compris une rédéfinition de la propiété collective, à travers des institutions financières controlées par le mouvement coopératif et syndical. (Folksam, Svedbank, etc).

    (On trouve une modeste reflection de ce modèle à Mondragon, en Espagne. Modeste.)

    C´est ainsi aussi, que le rapport de forces c/v dont nous parle Paul Jorion ici au BLOG depuis longtemps, en France (par exemple) est complètement différent que celui de la Scandinavie.

    Et cela vaut aussi pour l´apparition du premier gouvernement féministe dans l´histoire de l´humanité moderne (La Suède, je ne parle pas de sociétés matrifocales antérieures, Paul Jorion est plus spécialiste que moi), et ainsi, les mesures pour améliorer définitivement la position des filles et de femmes.

    (https://www.sweden.se/wp-content/uploads/2013/10/Egalite-femmes-hommes-low-resolution.pdf)

    En ce qui concerne les conséquences des rapports de force en Scandinavie tellement distinctes des EEUU, de la France, de l´Allemagne, de l´Espagne, du Royaume Uni ou des Pays-Bas pour les réalités cotidiennes dans les entreprises, et dans le secteur (sémi-) public dans les pays mentionnés, il me reste une seule observation: le taux misérable d´auto-organisation des femmes et hommes dans les pays mentionnés.

    Oui, bien sur. Il y a beaucoup des plaintes. Et tout cela pour une belle et compréhensible raison, parce que les réalités sociales dans les pays mentionnés sont affreux pour des grandes majorités des populations concernées.

    Mais, se plaindre et ensuite ne pas s´organiser autrement que des marches dans les rues à Paris ou à Madrid, et ensuite rentrer chez lui et continuer avec son isolation fragmentée dans de tout-petits groupes politisés… veuillez m´expliquer le mécanisme du progrès en Espagne et en France dans le domaine du chomage, notamment le chomage des jeunes.

    Ici quelques informations sur la situation actuelle en Suède. Alors, qu´est-ce que vous préférez? 60 % (ou pire) de chomage juvenil en Espagne ou en Grèce ou en France? Ou une situation dans laquelle La France se changera dans la Suède des pays du Sud de l´Europe? Avec un taux d´auto-organisation syndical et coopératif d´environ 80 % dans un système syndical unifié, non-politisé?

    https://www.informationsverige.se/Franska/Samhalle/Samhallsorientering/Pages/Arbetsmarknaden-i-Sverige.aspx

    http://www.huffingtonpost.fr/benedicte-berner/chomage-france-suede_b_8888900.html

    https://www.tresor.economie.gouv.fr/Articles/2017/07/12/marche-du-travail-trois-experiences-europeennes

  7. Medellín, le 3 janvier 2018

    Alors, j´aimerais répéter ma question préalable:

    ¨Simple question Jorionnienne, nous limitant dans ce cas à la Suède comme hypothèse: ¨Se pourrait-il qu’une sorte de taxe Sismondi ait déjà été introduite en Suède?¨ ¨

    1. Base de sortie: les valeurs de ¨buen vivir¨, bien-vivre, et pour éviter des malentendus, le bien-vivre pour tous et toutes, y compris la mère terre, les plantes, les sémi-plantes-animaux, et les animaux, sans exceptions.

    2. Accepter la vérité de l´analyse Jorionnienne quant à la (forte) tendance de la DIMINUTION du travail dans des secteurs bien définis.
    Accepter également la vérité du MANQUE de personnel qualifié dans pas mal d´autres secteurs aussi bien définis, mondialement: alors, les nécessités urgentes de l´éducation permanente (a), de l´amélioration permanente de la qualité du travail (b), et la forte stimulation de la coopération internationale et des arts et de la culture, et des sciences (c).

    3. Accepter que pour pouvoir réaliser el ¨buen-vivir¨ pour tous et toutes, on ne peut pas s´éloigner de la vérité de l´analyse Sismondienne de Paul Jorion et de la plus vieille analyse, mais aussi Sismondienne-Keynesienne de Yo S. Brenner et Nancy Brenner – Colomb (à voir https://www.amazon.com/Theory-Full-Employment-Nancy-Brenner-Golomb/dp/0765806088) sur la nécessité urgente d´éviter une troixième ¨Versailles¨, c´est à dire, éviter l´imposition de l´austérité, mais, au contraire, réaliser à MOYEN TERME la transformation profonde du système socio-économique actuel, vers une orientation mutualiste – coopérative, comme proposée à plusieurs reprises par Paul Jorion: la fin d´un système basé sur la propriété privée.

    A relire: http://classiques.uqac.ca/classiques/keynes_john_maynard/consequences_paix_1/keynes_consequences_paix.pdf

    4. Alors, que faire à COURT TERME? Bien entendu, pensant aux éléments mentionnés dans les point 1, 2 et 3?

    Une sorte d´étape de transformation à MOYEN TERME vers le système solidaire proposé sub 3)?

    Paul Jorion a indiqué le chemin, à multiples reprises.

    Il nous a averti pour les (grands ! ) dangers des propositions d´un revenu de base.

    Je les répète, cela n´est jamais redondant:

    * la formation des maffias qui s´occupent de la chasse aux sous pour la spéculation;
    * l´addiction (à travers des drogues, casinos, de la consommation de luxe, prostitution, destruction écologique etc etc);
    * la formation des bureaucraties et des systèmes de contrôle, opprimant une culture de confiance, de solidarité, et de stimulation à laparticipation culturelle et sociale et démocratique.

    Paul Jorion propose la GRATUITÉ en plusieurs secteurs et thèmes, comme solution.

    A lire s.v.p, une autre fois, son livre ¨Vers un nouveau monde¨.
    (http://www.renaissancedulivre.be/index.php/component/k2/item/18127-vers-un-nouveau-monde)

    Retournons à ma question: que faire à COURT TERME?

    J´aimerais proposer de bien regarder la solution Suédoise, avec:

    * gratuité d´éducation formelle et informelle (ABF)
    * quasi gratuité de la santé
    * quasi gratuité du logement coopératif
    * gratuité des programmes de formation – reconversion professionnelle
    * gratuité du congé parental de 480 jours pour tous les parents en Suède
    * position forte des travailleurs et travailleuses à travers de leurs syndicats et de son système coopératif
    * éco-conscience et éco-pratique fortes

    Et tout cela le résultat de presque 100 années d´efforts solidaires et démocratiques et participatifs, dans lesquels les luttes contre l´addiction (de drogues, d´alcool, de la prostition, de la spéculation, des casinos, de la violence domestique, de la haine contre minorités, etc etc) se sont renforcées, et dans lesquels, on a eu la chance d´apprendre de ses erreurs et de ses succès, et qui peuvent servir comme laboratoires de l´humanité.

    Alors: un exemple intéressant, oui ou non?

    Bien à vous tous et toutes! 😉

    JL

  8. @ Johan Leestemaker.

    « Alors: un exemple intéressant, oui ou non? »

    Non, tout simplement parce qu’il faut bien comprendre une chose Johan: rien n’est gratuit en ce bas monde, surtout lorsqu’il s’appelle société marchande, que cette société soit pensée par un Tocqueville ou un Keynes.

    Votre espoir « d’une position forte des travailleurs et travailleuses à travers de leurs syndicats et de son système coopératif » n’est possible qu’à partir du moment où les directions actuelles changeront radicalement d’orientation politique ou dégageront.

    Pour l’instant, à travers une pratique de la collaboration de classe éhontée, en vue de préserver leurs classes bourgeoises respectives, de l’impatience et de la colère froide des travailleurs, qu’elles arrivent provisoirement à museler, ces directions sont entrain de détruire les syndicats.

    Pourquoi voulez-vous donc qu’un travailleur adhère à une organisation ouvrière qui se laisse appeler par le patronat: « partenaire » ? A minima, nous ne sommes pas des partenaires sociaux des capitalistes, nous devons être des adversaires. Faute de quoi les travailleurs, au début vous tournent le dos, ensuite ils vous découpent en morceaux .

    Pour renouer avec la raison d’être du mouvement ouvrier historique, à savoir refuser d’accompagner la politique du patronat et des gouvernements bourgeois, mais bien plutôt s’y opposer -radicalement- si nécessaire, il faudra de nouvelles directions, jeunes, honnêtes, révolutionnaires, sur une orientation lutte des classes assumées.

    Et lorsque le prolétariat se sera doté de cette nouvelle direction révolutionnaire, cela m’étonnerait qu’il se contente de rechercher des compromis pourris d’avec leurs oppresseurs et leurs exploiteurs. Toute votre orientation est donc caduc: impossible lorsque le prolétariat est muselé, inutile lorsqu’il se met en mouvement. Il va bientôt se mettre en mouvement.

    le Socialisme apportera assurément la gratuité de beaucoup de choses pour le travailleur, éducation, santé, transport, culture, logement etc.

    Mais ces grands services publics ne vont pas tomber du ciel. Premièrement il faudra une grande richesse générale dans la société, et donc travailler beaucoup en amont; d’autre part au début, cette gratuité sera financé par l’instauration d’un impôt progressif, exigeant pour les riches, et donc cette société de la gratuité ne sera pas gratuite pour tout le monde, loin de là Johan.

    Et tout cela le résultat de presque 100 années d´efforts solidaires et syndicalistes et -communistes- se sont renforcées, et dans lesquels, on a eu la chance d´apprendre de ses erreurs et de ses succès, et qui peuvent servir comme laboratoires de l´humanité.

    N’avez-vous pas remarqué Johan que le grand président français du moment, se présente désormais à ses -sujets- avec la bannière « fraternité » dans son dos. Vous, avec votre histoire de charité, de frères, vous êtes un peu sur la même ligne.

    Il va bientôt tomber de haut, et vous avec si vous persistez, car depuis la Révolution Française, la France aspire à la liberté et surtout à l’égalité !

    Tout juste tolérons-nous les prêtres, ceux qui jurent fidélité à la Constitution socialiste, la Sociale ! Les autres …

  9. https://www.pauljorion.com/blog/2018/01/04/les-aventures-dun-bouffon-a-la-maison-blanche-par-un-temoin-digne-de-foi/

    « Les aventures d’un bouffon à la Maison blanche, par un témoin digne de foi. »

    Je ne l’achèterai pas, encore moins le voler.
    Je ne le lirai pas, rien à battre.

    Je crois le détester autant que quiconque, mais faut pas exagérer et transformer une exécration politiquement fondée en monomanie .
    Les USA sont dangereux, probablement engagé dans une tentative de suicide, au moins une crise de nerfs; cela ne justifie pas de s’abaisser à leur niveau du tout à l’égout.

    Gardons notre calme.

    « Un témoin » est judiciairement crédible mais lui accoler « digne de foi » est de la pub pour un oxymore douteux.
    Je serais désolé de voir le blog s’engager durant ses derniers jours dans la promotion d’une littérature de caniveau.

  10. Medellín, le 4 janvier 2018

    Point 1.

    C´est dommage que vous n´ayez pas bien suivi les observations de Paul Jorion en ce qui concerne l´organisation fiscale ¨Sismondienne¨ (taxe robot/automatisation) d´un coté, et de l´autre coté les frais de la gratuité de certains services en contraste avec les frais du revenu de base.
    (source: https://www.pauljorion.com/blog/2017/11/07/universite-catholique-de-lille-actu-echo-paul-jorion-novembre-2017/)

    Faites cette écoute, je vous la recommande, et vous allez écouter que les frais d´une solution Jorionnienne (combiner la taxe Sismondi avec la gratuité de certains services) sont (beaucoup) plus bas que les frais d´un revenu de base.

    Point 2.

    Ensuite, votre argument de la fiabilité (financière) de la gratuité.

    En Suède, la force des organisations de base (Coops, ABF, syndicats, féministes, jeunes) a choisi à travers des discussions démocratiques, fortes, ouvertes et massives, dès les années 1917, de rejeter le concept et le projet autoritaire, centraliste et anti-démocratique de V.I. Uljanov et les siens (Bronstein, Vissarionovich etc. Vous me permettez l´observation que ces ¨sieurs¨ du centralisme-démocratiques avaient cette même tendance comme vous de se cacher en dessous d´un synonyme, une masquerade bien connue ici au pays parmi les auto-dénommé(e)s révolutionaires, qui ont d´ailleurs une préférence pour des noms de quelques militaires considérés médiocres dans la même tradition autoritaire marxiste.)

    Uljanov. Vous le connaissez, je suppose, parce que vous cachez d´une facon assez lâche, votre véritable identité derrière une anagramme du nom de ce sieur.
    Un menteur grotesque, terroriste, dictateur centraliste convaincu, et, dans les termes de nos jours, un type prêt pour être jugé par la Cour Pénale Internationale à La Haye.

    Le choix fait en Suède, dés 1917, PRO la construction d´une Maison du Peuple (FolketHemmet) et CONTRE la lutte de classes, a défini dès le début des années 1920, un programme non-basé sur les analyses de Keynes, (qui ne les avait pas encore publié) mais bien sûr, sur les analyses de Knut Wicksell. Des analyses fondées sur les travaux antérieurs des ¨sous-consommationistes¨ et de Sismondi, entre autres, et, très important, basées sur les travaux d´études populaires dans le mouvement populaire des ¨studie cykler¨ (cercles d´étude), avec son organisation forte d´ABF.
    (http://www.abf.se/Om-ABF/About-ABF-in-English1/)

    Les analyses de Knut Wicksell, et en plus du premier ministre Per Albin Hansson et de son ministre de finances Ernst Wigforss, d´ailleurs, sont très proches de ce que nous raconte Paul Jorion dans son ¨Argent, mode d´emploi¨: basées sur le respect de ¨servir¨, ce que Paul Jorion a observé notamment auprès des Fabians en Californie.

    (A lire également le discours officiel d´inauguration du prof Paul Jorion à Bruxelles, The Stewardship of Finance, Université Libre de Bruxelles.)

    Le BUT des Suédois était alors, créer une SEULE maison du peuple pour TOUT LE MONDE, y compris les riches, les capitalistes, les faits-néant(e)s, et, évidemment, de les FAIRE payer des taxes TRES élevées, et d´utiliser, de transformer le capitalisme pour créer cette seule maison du peuple pour réaliser des points pratiques du socialisme, au lieu d´attendre le moment du collapse du capitalisme et en attendant, s´engager dans une lutte de classes qui n´aboutirait qu´aux Gulags, aux meurtres, aux disparitions et, bref, à la souffrance de la très grande majorité de la population, et à la perte de la liberté, type année 1968.

    Un aspect souligné à plusieurs reprises par Paul Jorion.

    quote

    « Si le but de la société était de travailler au maximum, nous serions tous fous.
    Le but est de libérer les humains pour créer le maximum. Danse, peinture. Chanter – Oui, ce que vous voulez. Liberté  »

    Ernst Wigforss Ministre des finances 1925-26,1936-49 Social-démocrate suédois

    unquote

    Point 3.

    La gratuité de certains services en Scandinavie (avec le début en Suède) n´a alors RIEN, absolument RIEN à voir avec la charité.

    Parce que, simplement, la gratuité en Scandinavie est basée dans les DROITS des citoyen(ne)s, et pas, comme c´est le cas dans votre observation, dans la grâce d´une autorité autoritaire, auto-dénommée d´une religion.

    En plus: en Scandinavie on utilise un système dur, droit, ouvert et démocratique pour taxer, suivant des règles dures de taxation ¨progressive¨, dans laquelle les plus riches paient (beaucoup) plus, y compris les amendes routières, qui dépendent de votre patrimoine et votre revenu, y compris des taxes Sismondi, etc.

    4. La conclusion, après 100 années de l´application du modèle Scandinave est:

    * 5 petits pays en Scandinavie, où l´on sait comment organiser les gens, les travailleuses/eurs, les consommatrices/eurs, comment les motiver à l´actitude Fabiannienne
    * 5 pays (Islande, Norvège, Suède, Danemark, Finlande) où la pauvreté n´existe plus (et rappellez vous svp que Malthus avait basé ses mesurages sur la situation de pauvreté au Sud de la Suède en fin du 19 ième siècle)
    * 5 pays où on a de l´expérience avec la gratuité, son organisation, ses points forts, ses points faibles
    * 5 pays où l´on sait comment organiser une fiscalité forte, progressive et Sismondienne et Fabiannienne
    * 5 pays où l´on sait comment organiser la lutte démocratique et féministe
    * 5 pays où l´on sait comment lutter contre la corruption contre la spéculation bancaire et financière
    * 5 pays où l´on sait comment contribuer à la paix ( http://www.fba.se )
    * 5 pays où l´on sait comment créer une économie circulaire, écologique, saine, ouverte, innovatrice, créatrice de l´emploi bien payé, coopératiste, mutualiste
    * 5 pays où l´on sait comment réaliser la liberté plus l´égalité plus la solidarité
    * 5 pays où on sert la vérité, quoi qu´en soit le prix en termes d´autocritique.

    (à lire:

    http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/03/06/quand-la-suede-faisait-credit-a-l-allemagne-nazie_1164456_3214.html

    http://digitalcommons.wcl.american.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1299&context=auilr )

    5. Alors, probablement il serait une bonne idée de prendre le train et de se rendre à Stockholm, pour que vous ayez la chance de vérifier ce que j´ai écrit ici.

    😉

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