Aidez-moi s’il-vous-plaît à devenir milliardaire !

Ouvert aux commentaires.

Donald Trump dit de lui-même qu’il est un « génie » quand l’idée se répand de plus en plus qu’il est tout simplement fou.

Ses arguments : « Je suis Président des États-Unis et vous ne l’êtes pas », et « Je suis devenu Président du premier coup ».

Pour expliquer ces deux faits incontestables, il a parfaitement raison : l’hypothèse du génie est bien plus plausible que celle de la folie.

Il y a une troisième hypothèse, qu’il mentionne à l’occasion et plus souvent d’ailleurs que son génie : « Je sais comment les choses marchent vraiment ». Il ne parle pas alors de physique bien entendu : son génie n’est pas du type de celui de Newton ou d’Einstein, sans quoi il ouvrirait occasionnellement un livre, il veut dire que si l’on veut faire passer ses idées, il faut comprendre que tout est rapport de force et que plus on a d’argent, plus le rapport de force vous est favorable. S’il est un génie, c’est non seulement pour avoir compris cela mais aussi que tout le reste n’est que du vent.

En fait, comme mes lecteurs le savent, je n’ai jamais rien dit d’autre : « tout est rapport de force et plus on a d’argent, plus le rapport de force vous est favorable », mais en faisant l’erreur insigne de croire que cette vérité n’avait pas d’implication pour le triomphe des idées auxquelles je crois personnellement, comme si, en ce qui me concerne, les sociétés humaines fonctionnaient de la même manière que le mouvement des planètes ou des photons lumineux et qu’il suffisait, comme l’affirmait Keynes, de « dire la vérité violemment et brutalement – ceci finira par marcher, même si c’est avec lenteur ».

Trump a raison, et il m’a convaincu de mon erreur : si je veux persuader les gens de la justesse de mes thèses, ou mieux encore, que les gens fassent simplement ce que je voudrais qu’il fissent, il faut d’abord que je devienne milliardaire.

Aussi, si vous voulez voir triompher les idées que je défends ici sans grand résultat depuis onze années, aidez-moi s’il-vous-plaît à devenir milliardaire. Je sais que je m’y prends très tard, mais si votre méthode est bonne, il y a peut-être moyen de rattraper le temps perdu.

(Ne me dites pas : « En travaillant énormément », là je sais déjà que ce n’est pas la bonne méthode.)

29Shares

123 réflexions sur « Aidez-moi s’il-vous-plaît à devenir milliardaire ! »

  1. A tout saigneur tout horreur, vous savez parfaitement comment devenir milliardaire, vous connaissez sur le bout des doigts 2 choses essentielles :

    1) les algo et les marchés
    2) l’intelligence artificielle dans ce qu’elle a de plus avancée

    Combinez les deux et vous ferez fortune financière en moins de deux.

  2. On va plutôt attendre que vos progrès en psychanalyse et intelligence artificielle vous permettent de confondre et terrasser l’oppresseur sans en employer la méthode .

    Que le côté lumineux de « la force » soit en vous .

    Je ne peux rien pour vous aider .

      1. « La psychanalyse et l’intelligence artificielle pour confondre et terrasser l’oppresseur…
        Chiche! »

        Youpi.
        Dark Vador : « je suis ton père…. »

      2. Une tromperie ? Dark Vador ? Intéressant…

        C’est vrai que, quand on s’exprime en soufflant comme une cafetière qui a besoin d’un détartrage, le doute n’est plus permis.

        J’vois pas. Un p’ti vin italien voire napolitain et quelques zolives aux piments rouges pour vivifier les circuits, libérer la vapeur et aérer les synapses ?

        Quelques katas au sabre laser sur la plage pour assouplir les cervicales et dérouiller les mollets ? Si si, ça maintient éveillé…

        Un abonnement à Nous 2 ou à l’intégrale de « Plus belle la vie en technique color et en 3D » ?

        Soyons fous, cadeau Rome-antique : un concert du borg « Michèle Torr enflamme le stade de France » ?

        Non, franchement, si il y a bien une chose que l’on ne peut pas reprocher à DV, c’est bien d’être clair sur ses intentions.
        Il est du coté obscur, point barre. Il a fait son choix, donc tromperie, il n’y a pas. On n’allait pas, en plus, lui livrer le forfait percolateur, pèt au casque, bois bandé, collant noir, cape et catacombes avec une frontale en option, ça va pas non ?

      3. “Non, franchement, si il y a bien une chose que l’on ne peut pas reprocher à DV, c’est bien d’être clair sur ses intentions. Il est du coté obscur, point barre. Il a fait son choix, donc tromperie, il n’y a pas.”
        Je crois, Gudule, que ne nous ne parlons pas vraiment de la même chose.
        Que nous soyons parfaitement capables de voir clair dans son jeu, pour vous, cela ne fait plus l’ombre d’un doute. Mais moi, je vous
        parle de sa propre tromperie, c’est à dire, de son « je » obscur.
        C’est pourquoi, il me semblait que nous évoquions sans le nommer Donald Trump, en faisant allusion à une des figures emblématiques de la saga Star Wars : Dark Vador.
        Bien sûr, je suppose que ça demande quelques petites explications…

  3. Par contre , il y a une éternelle certitude , c’est que si l’on veut être sur de gagner au casino , il faut et il suffit d’être plus riche que la banque au début de la partie .

    Ou refuser le casino et ses jeux , en faisant autre chose , ou en mettant le feu au casino , deux solutions possibles et non exclusives l’une de l’autre .

      1. Fausse piste : si l’on est capable d’acheter un casino sans y laisser la peau , c’est qu’on est déjà plus riche que le casino .

        Et quand il s’agit , comme c’est le cas , du casino mondial fondé sur le dollar , la force militaire , la maîtrise médiatique , le leadership technologique et créatif …il faut être vraiment très riche ou faire semblant , alors que les puissances publiques sont riches de dettes et pour beaucoup gangrenées .

        Il faut donc compter sur d’autres choses pour « changer », dont la vocation du système à se détruire lui même , que l’on peut aider .

  4. Absolutely. Yep ainsi parlait ObiJuan . 😉

    Comme le souligne Philippe Corcuff, avec pertinence et discernement et finesse d’esprit :

    « Utopie démocratique : en finir avec la politique des couilles!
    12 JANV. 2018 PAR PHILIPPE CORCUFF BLOG : QUAND L’HIPPOPOTAME S’EMMÊLE…
    Comment repenser la stratégie politique à gauche dans la perspective d’une démocratie radicale, en rompant avec la magie viriliste ? Extraits d’un article paru dans la revue « Tumultes ». Pour continuer à sortir de la diète intellectuelle des Fêtes de fin d’année en posant des questions de fond. En hommage au philosophe Etienne Tassin (4 avril 1955-7 janvier 2018), spécialiste d’Hannah Arendt. »

    « Á l’inverse de ce penchant encore dominant au sein des gauches se réclamant de l’émancipation, ne devrait-on pas plus franchement prendre ce problème politico-sémantico-genré à bras-le-corps ? Comment ? En métissant le vocabulaire stratégique des « rapports de force » et du « combat » avec les mots de l’exploration, du tâtonnement, de l’expérimentation et de la création, en élargissant ainsi l’espace mental pour penser la stratégie en politique émancipatrice. Et cela dans la perspective d’une démocratie radicale affectant tout à la fois les fins et les moyens, le projet politique alternatif et le stratégique.  »
     » La métaphore de la caresse, filée par Emmanuel Levinas dans son ouvrage Le temps et l’autre, en réévaluant un imaginaire et une érotique dévalués car socialement constitués comme « féminins », nous fait découvrir, a contrario, ce que le machisme stratégique occulte dans le rapport à la politique : « Cette recherche de la caresse en constitue l’essence par le fait que la caresse ne sait pas ce qu’elle cherche. Ce “ne pas savoir”, ce désordonné fondamental en est l’essentiel. Elle est comme un jeu avec quelque chose qui se dérobe, et un jeu absolument sans projet ni plan, non pas avec ce qui peut devenir nôtre et nous, mais avec quelque chose d’autre, toujours autre, toujours inaccessible, toujours à venir (…) »
    https://blogs.mediapart.fr/philippe-corcuff/blog/120118/utopie-democratique-en-finir-avec-la-politique-des-couilles

      1. la gauche de chez vacarme est bien capitonnée,
        commençons par déchirer, caresser les félins, devenons ce que nous sommes etc. etc.

      2. Ce qu’il dit ?
        Peut être que si la gauche radicale fait son aggiornamento, en rompant avec ses propres archaïsmes (à tendance autoritariste) , soit en se réconciliant avec ses valeurs d’humanisme, d’universalité des droits fondamentaux, de souplesse, de dialogue et d’ouverture progressiste (expérimenter, entre autres) et ce, sans sombrer dans ses propres travers systématiques (antilibéralisme et anti-européisme) ; la caricature viriliste ultra-conservatrice démagogique et passéiste, grotesque et hideuse qu’est devenu D Trump, est, bien évidemment, l’inverse du « modèle à suivre » . Entre autres . Ce que P. Corcuff évoque dans ces propos : « le refus des manichéismes dans le meilleur de l’esprit critique des Lumières, stimulant la capacité à penser aussi contre ses propres préjugés. »

        « Je conclurai rapidement ce texte en rappelant que c’est la prégnance et des points aveugles de métaphores virilistes (mais aussi passionnelles et religieuses) au sein de la pensée stratégique dont il faut tenter de se débarrasser, mais pas de sa composante utopique, à partir du moment où l’on se situe dans le cadre d’une démocratie radicale. »
        https://blogs.mediapart.fr/philippe-corcuff/blog/120118/utopie-democratique-en-finir-avec-la-politique-des-couilles

      3. « commençons par déchirer, »

        Mdrrr. Déchirer quoi ? Son comac coma profond ? Au bout du tunnel la lumière…? Atomisée, pulvérisée, abasourdies les zoppositions, gôche et droite confondues ! Pour Macron : une opposition de rêve : yep, que du bonheur. Thanks a lot.
        Same player , shoot again !

  5. Comment ?
    Avec tout ce qu’on vous verse depuis des années ce n’est pas encore fait ?
    Mais vous faites quoi de votre argent ????
    Si encore vous le placiez !!!

    1. J’ai compris avant tout le monde que dans la parabole des talents, c’est celui qui enterre la pièce qu’on lui prête qui est le héros. J’aurais mieux fait de n’y rien comprendre comme tout le monde et mettre mes économies à la banque (avant la mode des taux zéro bien entendu !)

  6. Vous devriez faire de la télé réalité en créant une web télé avec de la vulgarité, des femmes nues ou presque, des blagues salaces, de la méchanceté et beaucoup de bêtise.

    A moins que vous ne vous découvriez l’âme d’un « entrepreneur », je ne vois pas d’autre solution ! ^_^

    Je comprends que cela serait très éloigné de vous. Mais après tout, Spinoza vendait des lentilles en verre et Rimbaud est devenu marchand d’armes…

      1. Sans compter qu’il ne semble pas très fan de l’homosexualité.

        Sinon, demandez un mécénat à Georges Soros.

  7. @ Paul

    Vous ne précisez pas, vous voulez devenir milliardaire de quoi ?

    C’est assez souvent que nous pouvons lire aujourd’hui dans les dépêches d’infos des journalistes économiques, tel qui a gagné tant de millions, tel footballeur transféré pour une somme de 50 millions, l’autre essuyant des pertes d’autant de millions. Mais des millions de quoi, mystère !

    Une somme exprimée en monnaie dollar, en roupie, en lentille ?

    Aussi cher collègue concurrent, sortez de l’économie classique, que l’on dit aussi, bourgeoise ou vulgaire, et vous verrez, vous deviendrez très rapidement riche, possesseur en milliards de la reconnaissance universelle de l’humanité souffrante, jouissant du respect et des remerciements des esclaves modernes , opprimés et exploités, qui pour se libérer ont besoin de clarté et de vérité.

    Savez-vous comment ce matin, on nomme dans les milieux autorisés des salles de marché la monnaie de Trump ? On l’appelle « monnaie de singe ».

    D’ici que nous soyons tous milliardaires en dollars mais qu’avec cet argent pléthorique nous ne pouvions manger que des racines !

  8. Cher Monsieur Jorion,
    Les pauvres ont des soucis de pauvres et les riches des soucis de riches.Vous avez su faire un pas de côté et adopter une position qui vous met à part en ayant procédé à…l’inventaire de demain, offrant ainsi à ceux qui ont le plaisir de vous lire comme de lire tous les auteurs des billets que vous invitez une richesse de pensées, d’analyses et de réflexions que l’argent n’achètera jamais.

    Toute votre richesse est là, et la nôtre par la même occasion.
    Meilleurs vœux!
    Renaud Bouchard

  9. > (Ne me dites pas : « En travaillant énormément », là je sais déjà que ce n’est pas la bonne méthode.)
    Ben non, … ça ne marche pas. Pas plus que l’intelligence artificielle. La bonne solution est de mentir et de voler. Comme le font les banquiers et les politiciens. Et on peut voir chaque jour que la recette est bonne !

  10. Pas besoin de devenir milliardaire… Mais seulement de vous acoquiner avec un milliardaire ! Ce qui est bien plus simple et plus rapide…

    Je vous propose un nom: Elon Musk. Celui qui semble vouloir reprendre certaines des prérogatives de son état (comme par exemple assurer la continuité de l’approvisionnement en énergie de son pays, préserver l’environnement ou encore conquérir l’espace) ne peut qu’être enchanté à l’idée de sauver l’espèce humaine. Sinon à quoi serviraient ses voitures électriques, ses toits solaires, ses batteries domestiques ou encore ses fusées ?

    Trouvez un « ami commun » ou un ami d’un ami d’un ami (monsieur Attali pourrait peut-être vous trouver un intermédiaire ?), présentez-lui votre programme et voilà !

    Même si Musk est un businessman, je ne doute pas du fait qu’il ait également des motivations sous-jacentes en partie réellement intéressées par la sauvegarde de la terre et de l’humanité.

    Quel superbe porte-voix de votre travail ce serait ! Vous seriez son conseiller et voire même à la tête d’un nouveau département / business unit que vous pourriez appeler par exemple « Tesla Earth X ».

    Je suis sérieux quant à l’idée. Dites-moi ce que vous en pensez, monsieur Jorion.

    1. Ce qui est notable, c’est qu’Elon Musk avait annoncé à l’avance qu’il arrêterait de conseiller Donald Trump sur sa politique économique au cas où celui-ci déciderait de sortir de l’accord de Paris http://www.huffingtonpost.fr/2017/06/01/elon-musk-ne-conseillera-plus-donald-trump-sil-decide-de-quitter-accord-de-paris_a_22120647/

      Cela montre que Musk accorde un certain prix à la protection du climat, et probablement en général de la biosphère.

      C’est au moins un signe positif.

    2. J’ajouterai que je peux fort bien imaginer The Donald, ennuyé et morose, faisant un petit remue-cervelles en famille vers début 2015, et lançant en matière de plaisanterie « Allez, je vais devenir président ! » Idée naturellement ridicule, mais de fil en aiguille… peut-être s’est-il dit qu’au final, ma foi pourquoi pas ?

      Je crois déceler dans ce texte de Paul Jorion un brin d’humour désespéré 🙂 et m’est avis que devenir milliardaire, il n’y croit pas lui-même… L’idée est ridicule en fait. Vraiment. Peut-être même aussi ridicule que celle que Trump puisse devenir président pouvait paraître début 2015 ?

      Bon si on fait le tri dans toutes les réponses… il n’y a guère que l’idée du partenariat avec Musk dont la probabilité soit seulement « minuscule » au lieu d’être « strictement nulle ».

      1. Quand-même! Un oiseau de mauvais augure, qui a acquis par une prophétie réalisée, (de catastrophe préliminaire), la crédibilité, peut être fier d’avoir réussi à s’insérer dans le monde médiatique, d’avoir réussi à publier des livres, dérangeants, sans être ostracisé, voire, au contraire, d’être parvenu à être considéré « utile » !

        Tout un art, empreint de finesse et de diplomatie, sans doute aussi accompagné d’une organisation raisonnée du principe de précaution… évitant les pièges.

        Chapeau l’artiste !

    3. Elon veut échapper à sa condition d’homme, de Terrien et de mortel, comme un enfant trop gâté avec des caprices exubérants….Paul aura du mal à faire copain-copain avec un tel cinglé !

  11. Vous dites qu’il faut de l’argent pour faire passer ses idées, oui mais pas que….Hillary Clinton avait aussi beaucoup d’argent et beaucoup de médias étaient de son côté donc…il s’est aussi passé autre chose.
    Je pense que Trump c’est aussi une histoire de charisme: il sait hypnotiser les foules. Il me rappelle Bernard Tapie. On savait tous qu’il n’était pas clair dans ses affaires mais pourtant il possédait cette sorte d’aura qui faisait qu’on le trouvait sympathique malgré tout.
    Trump s’est un mélange d’argent, de charisme et aussi d’un vide intersidéral en face. Au final, c’est Trump qui a gagné ou Hillary Clinton qui a perdu? Il faudrait pas oublier comment le match c’est déroulé….
    Mais bon au final tout çà c’est bien futile.
    Conseil cinématographique du jour: Lucky (https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucky_(film,_2017)
    C’est un petit film magnifique, pas très long, pas d’effets spéciaux, pas de décors extraordinaires, pas de long discours. Juste un petit bonhomme face à la fin de sa vie. Je conseille le passage dans le bar quand Lucky veut s’allumer sa cigarette. En quelque mot, il nous dit sa vérité. Elle est claire et limpide.
    Alors souriez tout çà ce n’est pas bien grave.

  12. Paul, comme on vous présente volontiers comme prêcheur de l’Apocalypse, il me semble que vous pourriez profiter de cette notoriété en vendant des places pour le paradis. Je vous suggère, avec une barbe et des cheveux plus longs, de proposer directement un forfait pour l’éternité, plus simple à gérer (donc plus rentable) que des périodes comme les indulgences. Ce n’est pas plus honnête que de vendre une cryptomonnaie, mais personne ne pourra prouver que le paradis n’existe pas.
    Cette proposition ne réclame pas de capital de départ. Il vous suffit seulement de modifier le programme toujours chargé de vos interventions dans les débats.

  13. D’abord réviser ses objectifs, milliardaire c’est has been, maintenant c’est billionnaire l’objectif. 🙂 et ce comme il se doit : avant 50 ans. 🙂

      1. « commencer par devenir chinois »

        Ou russe. Vladimir sponsorise , d’ailleurs Donald est son grand pote sponsorisée.

  14. Trump a raison en affirmant que ce qui compte en politique, ce sont les rapports de force – mais l’argent? C’est peut-être le fait que Trump est milliardaire qui le rend tellement ex-et egocentrique. Il n’est pas dépendant, comme la plupart des ces petits polticiens à Washington, des aumônes de quelques sponsors. Et qu’il passe pour un dingue ou pas, cela lui est complètement égal.
    Je n’ai pas de récette miracle pour vous, Monsieur Jorion, mais vous pourriez vous lancer dans l’art, la peinture par exemple. Je vous l’assure, il n faut être un génie ni extraordinairement doué pour réussir. A nos jours, il y a des imbéciles qui achètent n’importe quoi, à n’importe quel prix. Regardez Jeff Koons et tant d’autres, voilà des exemples comment devenir riche.

  15. Ecrivez un roman qui deviendra un best seller, absolument en dehors de votre travail habituel; genre  » Harry Potter et le secret de Marie-Madeleine ». Inutile de vous suggérer toutes les pistes possibles, par exemple: La Joconde n’aimait pas les moldus mais Paul de Tarse mène l’enquête etc. Jésus jouait-il aux dés, ou d’autres rebondissements dans un cadre enchanteur et puis beaucoup de mystère et encore du mystère pour arriver à « Bilderberg noyauté par les chevaliers teutoniques. »
    Merchandising en vue, droits cinématographiques, Jorion’s world …
    Ainsi vous serez invité, dans des tas d’émissions TV, à donner votre avis sur tout et bénéficierez d’une très large audience sans passer par l’obligation de devenir millionnaire.

  16. A(nother) day in the life
    46

    Another head hangs lowly
    Child is slowly taken
    And the violence, caused such silence
    Who are we mistaken?
    But you see, it’s not me
    It’s not my family
    In your head, in your head, they are fighting
    With their tanks, and their bombs
    And their bombs, and their guns
    In your head, in your head they are crying
    In your head, in your head
    Zombie, zombie, zombie-ie-ie
    What’s in your head, in your head
    Zombie, zombie, zombie-ie-ie, oh
    Du, du, du, du
    Du, du, du, du
    Du, du, du, du
    Du, du, du, du
    Another mother’s breaking
    Heart is taking over
    When the violence causes silence
    We must be mistaken
    It’s the same old theme
    Since nineteen-sixteen
    In your head, in your head, they’re still fighting
    With their tanks, and their bombs
    And their bombs, and their guns
    In your head, in your head, they are dying
    In your head, in your head
    Zombie, zombie, zombie-ie-ie
    What’s in your head, in your head
    Zombie, zombie, zombie-ie-ie

  17. Imprimez vos propres billets propres billets, vous donnerez le change et deviendrez milliardaire.

    Pas ceux de de François Leclerc qui ne sont que des contrefaçons (désolé, elle était facile, excusez moi auprès de F Leclerc)

    1. Démarrer la 1301ème – à moins que ce ne soit la 1456ème – cryptomonnaie, le SolitonCoin ?

      Hrrrmmmfff, non, marché déjà trop encombré 🙁

  18. Une ´réponse´ de George Lakoff à Paul Jorion à la recherche de la clé perdue:

    quote

    Une proposition modeste: #ProtectTheTruth

    Le tweeter en chef américain prévoit d’attaquer la presse libre la semaine prochaine [JL: le mercredi prochain, le 17 de janvier 2018]. Il a désespérément besoin de votre aide pour réussir.

    Vous pouvez l’aider en répétant ses paroles et ses mensonges. Vous pouvez l’aider en concentrant votre attention sur ses bêtises.

    Ou nous pouvons travailler ensemble pour réorienter l’énergie, contrecarrer plutôt que de réagir et recadrer la conversation.

    Voici un moyen: au lieu d’argumenter directement contre lui ou de perdre du temps à réfuter ses attaques, ignorons ses plaisanteries et faisons un argument positif et proactif. Alors qu’il assaille la presse libre, utilisons nos voix pour honorer le travail essentiel des reporters en cette dangereuse ère. Discutons des raisons pour lesquelles la liberté de la presse est plus cruciale que jamais.

    Les journalistes sont les gardiens de la liberté. Leur travail est de rechercher la vérité. Nous pouvons parfois être en désaccord avec eux. Nous souhaiterions peut-être que certains d’entre eux fassent un meilleur travail. Mais la presse est un pilier d’une société libre. La démocratie en est dépourvue.

    C’est pourquoi les dirigeants autoritaires attaquent toujours la presse. Ils cherchent à nier et à détourner l’attention de la vérité, ce qui exige de saper ceux qui le disent. Les régimes corrompus cherchent toujours à remplacer la vérité par des mensonges qui accroissent et préservent leur pouvoir. L’ère numérique rend cela plus facile que jamais.

    L’information voyage vite, mais c’est une arme à double tranchant. C’est formidable lorsqu’une histoire vraie parcourt le globe instantanément et donne lieu à une action inspirante. Pourtant, nous vivons à l’ère de l’information militarisée, où les méchants mèmes et les faux récits d’origine douteuse peuvent aussi voyager loin.

    Celles-ci peuvent devenir dangereuses lorsqu’elles sont répétées des millions de fois. Comme je l’ai écrit dans le livre de 2004 ¨Don’ t Think of An Elephant¨, la répétition renforce les synapses des circuits neuronaux que les gens utilisent pour penser. Premièrement, la répétition renforce les synapses dans les circuits du cerveau. Deuxièmement, »encadrer d’abord » est un avantage. Troisièmement, nier un cadre en disant que ce n’est pas vrai active et renforce le cadre. C’est comme ça que notre cerveau fonctionne.

    Malheureusement, de nombreuses personnes intelligentes – y compris les démocrates et les journalistes – ignorent les résultats des sciences cognitives et cérébrales. Ils ont mis leur foi dans l’idée dépassée de la Raison des Lumières, qui remonte aux années 1650. Par conséquent, les cadres, métaphores et récits souvent implicites qui structurent des vérités moralement importantes leur manquent. Ils croient à tort que les faits bruts et la logique à eux seuls l’emportent sur les débats moraux.

    On ne peut pas en dire autant des armées de trolls professionnels qui rôdent de l’autre côté de nos écrans d’ordinateurs. Une étude récente des stratégies utilisées par les trolls russes et terroristes en ligne a révélé qu’ils maîtrisent parfaitement les sciences fondamentales du cerveau.

    Selon Haroon Ullah, expert en cyberguerre: »Des recherches récentes sur les modèles de propagande des Russes et de l’Etat islamique, ainsi que des interviews avec des transfuges, révèlent cela: 1) les gens ont tendance à croire quelque chose lorsqu’il se répète, 2) la Russie et les fanboys de l’Etat islamique gagnent l’avantage quand ils parviennent à faire la première impression et 3) les réfutations subséquentes peuvent en fait travailler à renforcer la désinformation originale, plutôt que de la dissiper.”

    Ça vous dit quelque chose?

    Pourtant, il y a un moyen de battre la stratégie des trolls: »la clé est de diriger un flux de messages proactifs et précis vers le public cible. »

    En d’autres termes, recadrer pour saper le cadre de l’opposition et répéter: #ProtectTheTruth

    Donc quand le président attaque la presse mercredi, ne mords pas à l’hameçon. Mettez plutôt l’accent sur la vérité et son contexte moral. La vérité est attaquée. Protégeons-le et exprimons notre reconnaissance à ces courageux journalistes dont le travail est de le mettre en lumière.

    Quelques règles de base:

    N’utilisez aucun de ses termes, images ou hashtags.
    Ignorez ses bêtises – si vous le retweettez, vous ne pouvez pas le vaincre, et quand vous l’intégrez, vous le répandez. Nie-lui la viralité dont il a besoin. Ignore ses conneries.
    Déplacez le cadre pour mettre l’accent sur un reportage puissant et véridique.
    D’excellents exemples en sont la série héroïque « The Russian Connection » de Mère Jones, qui met l’accent sur les liens avec l’étranger qui pourraient faire tomber une présidence; l’accent de Rachel Maddow sur la culpabilité du Parti républicain dans ce gâchis et la nécessité de les tenir responsables; et l’engagement farouche de Mark Hertsgaard à couvrir la crise climatique tout en exposant ceux qui en profitent.

    N’oublions pas non plus l’incroyable compétition que se livrent actuellement les journaux du New York Times et du Washington Post – une course à la vérité.

    Nommez les journalistes, les rédacteurs en chef et les médias – y compris les publications nationales et locales – qui font un travail important qui affecte VOTRE vie. Lien vers leurs histoires. Dites pourquoi ils sont importants. Dites « merci » à ceux qui disent la vérité pour gagner leur vie!

    Il s’agit de plus que Twitter. Il s’agit d’idées et de langage dans notre politique, et qui les contrôle. Il ne s’agit pas seulement d’un président, mais aussi du Parti républicain et des autoritaires partout dans le monde qui cherchent à détruire la vérité et à s’attaquer au bien public.

    Il est temps de reprendre notre pouvoir et d’encadrer le débat. Pour commencer, ignorons l’attaque cérémonielle de la semaine prochaine contre la presse et #ProtectTheTruth.

    unquote

    Source: https://medium.com/@GeorgeLakoff/a-modest-proposal-protectthetruth-c7c32713f827

  19. George Lakoff

    @GeorgeLakoff

    Trump utilise les médias sociaux comme arme pour contrôler le cycle de l’information. Ça marche à merveille. Ses tweets sont tactiques plutôt que substantiels. Ils appartiennent pour la plupart à l’une de ces quatre catégories.

    1. ENCADREMENT PRÉVENTIF:

    Soyez le premier à encadrer une idée

    2. DIVERSION:

    Détourner l’attention des vrais enjeux

    3. DEFLECTION:

    Attaquez le messager, changez de direction

    4. BALLON d´ESSAI:

    tester la réaction du public

    Source: https://twitter.com/GeorgeLakoff/status/948424436058791937/photo/1?ref_src=twsrc%5Etfw&ref_url=https%3A%2F%2Fwww.fastcodesign.com%2F90155999%2Fgraphic-trumps-tweets-can-be-reduced-to-4-rhetorical-strategies

  20. Pour gagner des sous, je creerai un label quelconque qui atteste de la soit disant bonne execution de la production d’un bien quelconque…..Y a qu’a regarder autour de soit pour voir que c’est une activité en plein boom, dont notre monde est friand….

    1. Mais si vous mettez en action le cynisme indispensable à la fortune, Paul, vous perdrez dans le voyage sans doute ce contact assez universel que vous avez avec l’autre …. mais vous savez tout ça. …..

      1. Comme dit Garence au Prince dans les enfants du Paradis :  » Vous êtes riche et vous voulez qu’on vous aime comme si vous étiez pauvre, mais enfin, on ne peut pas tout leur prendre, aux pauvres, quand même ! « 

  21. La solution, ou du moins une condition nécessaire (mais probablement pas suffisante), serait de vouloir soi-même être milliardaire. Mais votre parcours montre à l’évidence que ce n’était pas votre but dans la vie. Pour prendre de grands exemples comme Einstein ou d’autres, j’ai la conviction que ce n’était pas l’argent qui les faisait se lever chaque matin….Et je crois que l’inventeur, le créateur, le chercheur ou l’artiste n’est absolument pas motivé par l’argent…. Il y a donc incompatibilité au départ, sauf à se faire sponsoriser par un « généreux » mécène ou « philanthrope », qui en fait aura bien compris le profit à tirer pour son business ou son image, ou cherchera un moyen pour combler une vie vide de sens, en fréquentant des artistes ou des philosophes….En tout cas, il s’agit d’une grande imposture de notre temps de vouloir mettre une équivalence entre argent et réussite (voire intelligence), les fameux « talents », tellement à la mode aujourd’hui dans les nouveaux manuels des « directions des ressources humaines »….

  22. Je n’ai pas encore vu ici ce commentaire : pour faire un (nouveau) milliardaire il faut 2 millions de (nouveaux) pauvres.
    Votre appel est donc celui du sacrifice : que 2 millions d’entre nous se dévouent pour vous faire milliardaire et obtenir pour notre voix un rapport de forces plus favorable.
    Allez, un peu de bonne volonté, quoi !

      1. Se dévouer ? C’est pas avec du crowd funding qu’on fait des milliards !

        Pourquoi pas un feu de camp et des guitares aussi ??

        Maf, mon vieux, maf….

        Un looser qui loose, c’est l’ordre des choses !

  23. Bonjour Monsieur Jorion,

    Pourquoi postuler qu’agir avec efficacité requiert d’être riche?
    Si la prise en compte du réel montre que la richesse ou la recherche de richesse produisent en définitive du malheur ou des destructions, pourquoi être comme subjugué par ce qui n’apparait que comme une Trumperie?
    Ne pensez vous pas que votre analyse du réel soit perfectible?Pour vous taquiner:
    J’aborde maintenant un sujet qui me passionne: l’appréhension du futur.Dans un domaine qui nous préoccupe : la climatologie.
    CF lien joint https://fr.sott.net/article/31667-Assez-d-inepties-sur-le-rechauffement-climatique-il-gele-ici-bas
    De votre coté vous pensez que la perception du futur est un bluff, en toute honnêteté, car personnellement vous ne disposez pas des outils cognitifs attestant de cette expérience.
    Le futur n’est pas aussi calamiteux que vous le pressentez:
    Les USA vont être par exemple vaincus militairement dans la suite de guerres que leurs « élites » ont programmées .Il y aura du grabuge mais in fine le résultat sera positif.Car aux USA des gouvernants plus propres émergeront du peuple.
    Nous sommes dans une période de grand basculement.
    Vous avez justement perçus que nous arrivons à la fin d’un cycle, mais que diable soyez plus optimiste pour la suite des évènements….
    Bonne année Monsieur Jorion, buvez régulièrement une tisane de gingembre!

  24. @Juannessy
    « Il faut donc compter sur d’autres choses pour « changer », dont la vocation du système à se détruire lui même , que l’on peut aider . »

    Voilà qui est clairement exprimé !
    Dit autrement, ou « par voie de conséquence », il faut s’abstenir de faire quoi que ce soit qui pourrait aider ce système à perdurer.
    Nos bonnes volontés nous rendraient « idiots utiles »…
    Il y a sûrement mieux à faire !

  25. Devenir riche par le travail est bien évidemment exclus, quoique, certains footballeurs d’extraction modeste ont pu y arriver par une forme de travail des jambes…
    La seule façon en dehors de cela est d’être un héritier d’une fortune réalisée par ses ancêtres…
    En revanche si vous étiez dans un régime communiste, il suffirait de s’arroger la possession de l’une ou l’autre entreprise d’état lors d’un processus de ‘démocratisation’. Car sous le même régime se perpétuant, il ne me semble pas que Alekseï Grigorievitch Stakhanov soit devenu riche, ses médailles mise à part…

    1. @ Tout me hérisse.

      Lorsque vous faites référence à des « régimes communistes » passés, vous me faites déjà peur, vous vous faites l »‘idiot utile », vous ne pouvez pas vous abstenir, de « faire quoi que ce soit qui pourrait aider ce système à perdurer » comme le dit adoque.

      Parce qu’enfin, il aura fallut attendre la fin des années vingt du siècle dernier, pour que l’on commence à parler de « régimes communistes ». Avant on parlait de socialisme ou de dictature du prolétariat (non pas la dictature d’une bureaucratie usurpatrice sur le prolétariat, mais de la dictature de la classe du prolétariat contre l’ensemble de ses ennemis).

      Lorsque vous nous dites que le « communisme » aujourd’hui c’est « il (suffit) de s’arroger la possession de l’une ou l’autre entreprise d’état lors d’un processus de ‘démocratisation’ « . non seulement, sans doute sans vous en rendre compte, vous faite l’apologie du vrai socialisme, consistant à exproprier le Capital, mais de plus vous faites un procès sans appel à la démocratie bourgeoise consistant à défendre coûte que coûte la propriété .

      Il n’y a jamais eu dans l’histoire de régimes communistes, et il ne peut pas y en avoir, parce que le communisme est le but, une société sans classe sociale, et cette société ne peut exister qu’à l’échelle de la planète.

      Vous voulez défendre la société qui tolère les milliardaires, dites n’importe quoi sur le communisme !

      Moi ce qui me hérisse ce sont les milliardaires et les commentaires confus, implicitement petits laudateurs des Trump, Poutine, Xi, et Cie !

      1. @Eninel
        Je pense que vous avez mal interprété mon propos ; vous ne pouvez nier que l’URSS passant d’un régime ‘communiste’ vers un régime ‘démocratique’, a vu brusquement des gens occupant de hautes fonctions s’arroger la propriété des entreprises dont ils étaient les dirigeants ?
        En revanche, on ne peut qu’être en accord avec ce que vous exprimez : […] une société sans classe sociale, et cette société ne peut exister qu’à l’échelle de la planète.
        Toute tentative d’instaurer cela à une échelle locale est soumise, de la part des plus riches, à une pression visant à faire échouer la dite tentative, Cuba en est un exemple légendaire, soumis aux pressions de son puissant voisin ‘cornaqué’ par les possédants qui ont fuit l’île après 1959.

      2. @ Tout me hérisse.
        « vous ne pouvez nier que l’URSS passant d’un régime ‘communiste’ vers un régime ‘démocratique’  »

        Et bien si je le nie, et c’est bien là l’objet de ma réponse d’hier:
        L’URSS est passée d’un régime socialiste (et encore un régime socialiste bureaucratique bien loin des standards exigés ), à un régime capitaliste.

        Vous voulez défendre la société qui tolère les milliardaires, dites n’importe quoi sur le communisme !

  26. Je vous trouve bien imprudent de taper votre question sur le clavier de votre robot intelligent. Vous allez lui insuffler la passion des milliards ! Et par la coopération entre machines, cela deviendra rapidement viral ! Voulez-vous instaurer le capitalisme intelligent, qui ne nous laisserait (à vous aussi) plus que les miettes ? Obtenir des Trump à processeur froid ? Ou pire, la planification socialiste au profit de la dictature des robots ? Choisissez plutôt pour votre retraite la simplicité volontaire, et pour passer le message … élevez des colibris !

  27. Comment se fait-il que vous ne le soyez pas déjà, le voulez-vous vraiment? Il parait plus simple de devenir milliardaire une fois élu président, on gagnerait à persévérer et à rester courageux pour que cela se réalise. Notre ministre du travail en est une de génie, négocier avec des génies s’avère bien difficile. Le génie paye, le crime aussi, la connerie humaine est sans limite, c’est la limite de notre univers.

  28. « il faut comprendre que tout est rapport de force et que plus on a d’argent, plus le rapport de force vous est favorable. » (P.J. à propos de Trump.)

    Et inversement !
    J’espère vivre assez vieux pour savoir si c’est vraiment le cas mais j’ai un doute sur ce qu’il resterait de la fortune de Trump si on en déduisait l’argent qu’il a emprunté sans l’avoir encore remboursé.

  29. Cher monsieur,
    Depuis bientôt 9 ans je lis régulièrement votre blog qui a été pour moi la découverte de l’économie (un peu éloignée de mes préoccupations médicales quotidiennes) et d’une nouvelle façon de penser nos problèmes contemporains. J’ai toujours été attiré par votre approche humaine de tous les sujets abordés, et l’intelligence et la gentillesse que vous exprimez dans vos interventions. Je vous souhaite de trouver dans vos nouvelles activités de cette nouvelle année la même joie et réussite qu’à été votre blog. Quant aux moyens pour vous de devenir milliardaire je crois que vous n’avez pas le choix! Monsieur Brice Couturier vous a indiqué la voie un beau matin sur France culture vous accusant d’être « un prophète de malheur  » il vous faut prendre le chemin de « Raêl » et des grands prêtres, vous devez absolument créer une secte, vous êtes sûr de faire fortune et du point de vue marketing Jorion à une consonance tellement astrale. Nous pourrons dire:
    -La voie de Jorion – Sous le signe de Jorion – La voix de Jorion -La grande prophétie de Jorion – Votre Uranus croisera votre ligne Jorion sous peu
    etc…; etc……etc……!!!!
    Et puis quand même: « La Nébuleuse Jorion » épine dans le pied de l’Univers Orthodoxe, ça a de la gueule .

  30. Il y a une erreur dans le raisonnement. Trump foisonne d’idée pour se hisser au sommet de l’état et pour y rester mais n’a aucune idée comment « Make the planet great again ».
    Il illustre parfaitement les facultés nécessaires pour frayer parmi les milliardaires et a su attendre le bon moment pour décrocher la présidence. Il est la « Reine » de la ruche qui s’effondre indépendamment de sa présence et de ses actes.
    L’argent et le cerveau nécessaire à son accumulation peuvent faire triompher les idées du (dé)passé mais certainement pas les idées porteuses d’avenir.
    Mais tout ça vous le saviez Paul, hein !

    1. Il vaut mieux aller se faire rhabiller chez Plumeau que d’aller se faire voir chez les grecs …

      Au demeurant Vinci est en bonne position pour ne rien perdre dans cette aventure dont on ne saura jamais pourquoi , s’il s’agissait d’un aéroport de niveau national ( les mêmes sont en cours de privatisations ailleurs ! ) , il n’a pas fait l’objet d’un referendum national .

      Ceci étant , il n’y a strictement rien d’utile et agréable à traiter de cet épisode en termes de combats , et j’ai préféré l’appréciation de Pascal Canfin au Journal de FI , qui place ce choix sous le signe des véritables enjeux de ce siècle pour réconcilier la raison et le droit .

      Car le droit et la force restent , personne ne doit en douter , du côté de la puissance publique dès qu’elle est convaincu qu’elle peut et doit en faire usage , comme seul recours .

      Avec une liberté des acteurs de l’information , sur le terrain , pour rendre compte du civisme de chacun .

      1. Juannessy,

        A court terme il est bien évident que Vinci ne perd pas de plumes.
        Mon raccourci visait en réalité tous les milliardaires, ou si vous voulez la machine à concentrer les richesses que la ZAD ne détruit pas mais fait vaciller, sur les plans politique et symbolique, avec pour seules armes une vision globale nettement moins étriquée que celle de la dite machine, qui avance doit devant, mais toujours aveuglément.
        Un Soros pourra mettre des millions de dollars dans la balance pour renverser le rapport de force, mais cela ne peut suffire si il n’y a pas le cheminement de la raison au sein des opinions publiques, seul terrain sur lequel le faible peut contester la puissance du fort et le cas échéant substituer un nouveau paradigme à celui de l’orthodoxie régnante.

      2. @PYD :

        On peut imaginer ce que vous dites dans cet épisode , mais pour que « la raison chemine dans les opinions publiques » , il faudra qu’elle soit au rendez vous dans les faits au cas particulier , dans les jours et années à venir .

        Et la raison n’est pas forcément sœur des symboles , surtout quand chacun ne lit pas les mêmes symboles sur le même événement .

        La raison , elle passe sans doute plus durablement par une politique ( dont énergétique et environnementale) raisonnablement comprise , voulue et traduite dans les urnes , par … l’opinion publique , politique relayée par les élus locaux , nationaux , européens , qui auront alors une assise plus assurée pour reprendre la main sur le marché financiaro-capitaliste , lequel n’a pas grand chose à foutre d’un aéroport en France , ni même de la France .

        Ce qui ne mobilise pas facilement les caméras des JT.

      3. Mon commentaire ci dessus du 18 janvier à 21 h46 était une sorte de commentaire par anticipation du tout dernier billet d’Alex Toulet relatif aux inégalités et au moins disant fiscal /que faire ?

        Selon moi , sauf événement mondial violent et traumatisant , rien de possible si local , national et européen ne sont pas en phase .

        La route est droite mais la pente est rude .

  31. Bonjour M. Jorion ! Bonjour Nous !
    Merci pour cet excellent billet.

    Est-un jeu ? Est-ce un test ?
    Un de plus, pour nous faire dire quoi ?
    Ben, pas forcément ce que vous attendiez, Me trompé-je ?

    Au fond, quel constat sommes-nous amenés à faire, ici-même?
    Lisons et relisons nos commentaires précédents.
    Ce qui peut surprendre après relecture, c’est que dans nos commentaires, nous ne proposons, nous ne vous proposons, en effet, M. Jorion, que des solutions individuelles. « M. Jorion, faites ceci, ou bien faites donc cela ! »
    Certes, le constat, c’est bien que la richesse se crée, mais qu’elle demeure “dans les mains” d’une petite minorité. Et pourtant…
    « Nous sommes les 99 % ».
    Nous sommes donc les vrais créateurs de richesse. Nous le pensons, nous le savons, mais sans être mus par le désir d’une conscience fraternelle et commune, nous restons faibles, très faibles. Ce billet n’en est qu’une preuve supplémentaire.
    Alors, si ce n’est point la richesse qui nous manque, comment se fait-ce que que nous soyons pas les plus forts face au top « 1% » ?
    Que nous manque-t-il, en somme ?

    1. @SADONOIX
      « Que nous manque-t-il, en somme ? »

      à « nous […] les 99 % », il manque la clairvoyance qui permettrait de constater que nous sommes les « idiots utiles », et du système et de quelques-uns qui parviennent à tirer leur épingle du jeu, en servant, et du système, et de « nous » !

      Constater n’étant qu’un tout petit début !

      1. @adoque
        La clairvoyance, oui, dans le sens où elle peut être le lien entre l’observation et l’action. Ou comment, grâce à une vision claire et légère, on peut agir, sans se tromper, en voyant le fond des choses.
        Par ailleurs, elle nous amène à nous poser une autre question. Qu’est-ce qui donne sens à nos actions?
        Réponse d’Etienne Klein : « Il s’agit pas de promettre la Lune. Moi, je pense qu’il faut réhabiliter un truc tout bête dont parle Soljenitsyne, C’EST LE COURAGE. Voilà. C’est deux choses : c’est le courage, et je pense qu’on a une obligation de courage vis-à-vis des adolescents. « Une obligation de courage ». Et, d’autre part, c’est une sorte de restauration du langage. Voilà. Je pense qu’on bricole trop le langage, et on le bricole tellement qu’il nous sert à ne plus nommer le réel… On est en train, disons, de perdre le sens descriptif du langage. Je voyais dans le TGV, là, une publicité d’une société qui disait : « le futur est déjà là! » Mais c’est quoi ça, le futur est déjà là ? Non, le futur, il est pas là. Il est peut-être quelque part à nous attendre, mais il est pas déjà là. Et donc, si on commence à faire croire que le mot présent est synonyme du mot futur, euh, j’vois pas très bien comment on va pouvoir élaborer une philosophie de l’histoire. Moi, je pense que le message, c’est : ça va être dur. Il faut être courageux, mais ça sera intéressant. »

  32. @Eninel
    C’est à dessein que j’ai utilisé les guillemets pour désigner, selon la terminologie habituelle, le passage de l’URSS d’un régime à un autre qui est bien évidemment faussement démocratique et fortement empreint d’une forme de capitalisme assez mal odorant…
    J’évoquais Cuba, qui bien qu’ayant eu des relations étroites avec l’URSS, s’est toujours défini comme ‘socialiste’ et non pas ‘communiste’, mais analysé par le puissant voisin comme communiste chose qui a provoqué un syndrome allergique bien connu en ce qui concerne tout basculement à gauche de l’un des pays composant sa zone d’influence.
    Malheureusement, la pression extérieure a fait que le pays se transforme peu à peu en une société inégalitaire comme partout ailleurs, la cause en étant l’ouverture à l’initiative privée’ génératrice de distorsions de revenus.

    1. @Tout me hérisse

      C’est à dessein que je n’emploie pas des guillemets pour vous inviter à bien analyser les différents régimes socialistes du XX siècle, régimes recouvrant des réalités politiques économiques et sociales chacun bien spécifique, pour ne pas, à l’insu de votre plein grès, être « l’idiot utile »de vos ennemis capitalistes, comme vous le suggère adoque.

      99% des gens ignorent ou rejettent le marxisme, et les 1% qui en parle en bien, le font mal.

      « J’évoquais Cuba, qui bien qu’ayant eu des relations étroites avec l’URSS, s’est toujours défini comme ‘socialiste’ et non pas ‘communiste’, mais analysé par le puissant voisin comme communiste »

      Une fois de plus, mauvaise pioche pour vous. Castro, le Che et les castristes en général, se revendiquaient du communisme et se présentaient comme des communistes, en tant que marxistes-léninistes, même le Che.

      Marxistes léninistes et le nom, sentant bon le savoir théorique, que s’étaient donnés Staline et les staliniens, en opposition des trotskystes qui eux choisissaient le nom de bolchévique-léniniste, en opposition des bolcheviques-staliniens: la bureaucratie usurpatrice et criminelle du Kremlin.

      Etre marxiste, tendance léniniste, cela ne veut rien dire, sinon pour ceux qui voulaient théoriquement , absolument se démarquer de la théorie de la révolution permanente de Marx, Engels, Lénine et Trotsky. C’était les staliniens, qui eux et leurs cousins marxistes-léninistes, à Cuba et ailleurs, prônaient le socialisme dans un seul pays contre le principe de la révolution mondiale.

      Résumons-nous. Les castristes voulaient construire le socialisme à Cuba comme les staliniens en URSS. Entre exporter la révolution en Amérique latine, et exporter son sucre de canne, Castro tentaient de s’insérer dans le marché mondial et vendre son sucre . Pour les staliniens cela été la même chose. Jusqu’au bout ils auront essayer de maintenir une coexistence pacifique – et non révolutionnaire- avec l’impérialisme. Combien de mouvements révolutionnaires spontanés dans le monde ont-il sabotés ? On ne les compte plus !

      Staline, Castro et le Che a bien y regarder, ne sont pas des communistes, dans le sens que Marx Engels Lénine et Trotsky donnaient à ce qualificatif politique.

      Ils ont tenté de construire un socialisme national, mais cela en reniant et en déformant la pensée de Marx. Voilà une vérité que plus personne ne dit, histoire de salir la mémoire de Marx et des véritables communistes, les amalgamer d’avec des gredins.

      C’est ce faux communisme, le socialisme des gredins, qui a été démasqué et qui a lamentablement échoué.

      Le jour où une avant garde honnête et respectueuse de l’histoire des idées et des hommes, propagera cette vérité, il accélérera l’avènement d’un socialisme démocratique à l’échelle de la planète, et la ruine de tous les milliardaires, qu’ils soient américains, français ou chinois.

      1. @Eninel
        […]Une fois de plus, mauvaise pioche pour vous. Castro, le Che et les castristes en général, se revendiquaient du communisme et se présentaient comme des communistes, en tant que marxistes-léninistes, même le Che. […]
        Que savez-vous de Cuba, y avez-vous vécu, y avez-vous étudié son histoire ?
        C’est en avril 1960 que Fidel Castro affirme le caractère socialiste de Cuba, confirmé ensuite par Che Guevara en juillet de la même année.
        Mais jamais il n’a été affirmé un alignement sur les thèses marxistes ou léninistes, l’inspiration venait plutôt des thèses de José Marti acteur de la libération de Cuba du joug espagnol en 1898.
        Che Guevara a d’ailleurs été assez critique concernant le régime d’alors en URSS.
        Quant à l’exportation de la révolution, c’est vrai que le Che a échoué dramatiquement en Bolivie plombé par le comportement des communistes boliviens de l’époque.
        Pour le reste, avez-vous entendu parler de l’opération ‘Carlota’ ? C’est grâce à l’envoi d’un contingent de cubains que l’Angola a pu contrer l’envahissement par les armées sud-africaines et zaïroise en 1975, ce qui a amené indirectement à l’abandon de l’apartheid en Afrique du Sud et l’indépendance de la Namibie.
        Les cubains sont repartis sans rien emporter que les cercueils de leurs 2000 combattants tués lors de leur mission internationaliste. Ils n’ont, contrairement à d’autres dans d’autres interventions, tentés d’obtenir des avantages concernant l’exploitation des ressources des lieux.
        Certes, Cuba n’est pas le paradis sous les tropiques, mais il faut faire la part des choses concernant la propagande assez négative concernant ce pays.

      2. @Tout me hérisse
        « Que savez-vous de Cuba (…) ?
        Mais jamais il n’a été affirmé un alignement sur les thèses marxistes ou léninistes (…)
        Che Guevara a d’ailleurs été assez critique concernant le régime d’alors en URSS. »

        https://histoireetsociete.wordpress.com/2017/12/20/che-guevara-je-suis-venu-au-communisme-a-cause-de-staline/

        (extrait du papier de ce site)
        « Quatre ans après le début de la «déstalinisation» de Khrouchtchev, en novembre 1960, Ernesto Che Guevara se rendait à Moscou en tant que représentant officiel du gouvernement cubain. Contre l’avis de l’ambassadeur cubain d’alors partisan d’ éviter une telle action, Che a insisté pour visiter et déposer un hommage floral sur la tombe de Staline à la nécropole du Kremlin. »

        « Guevara est devenu un stalinien à une époque où des milliers de personnes étaient désillusionnées par le« communisme »officiel. Il a rejeté le discours de Khrouchtchev en 1956 dénonçant les crimes de Staline comme « propagande impérialiste » et il a défendu l’invasion russe de la Hongrie qui a écrasé le soulèvement ouvrier dans la même année  »

        « Je suis venu au communisme à cause de papa Staline et personne ne doit venir me dire que je ne dois pas lire Staline. Je l’ai lu quand c’était très mal vu de le lire. » (sic)

        Sans commentaire !

  33. @Eninel
    […]« Je suis venu au communisme à cause de papa Staline et personne ne doit venir me dire que je ne dois pas lire Staline. Je l’ai lu quand c’était très mal vu de le lire. » (sic) […]
    Vous vous basez sur un fragment d’un texte traduit de l’anglais et du grec…, il serait préférable de se baser sur le texte initial dans sa langue maternelle, l’espagnol :

    « En los llamados errores de Stalin está la diferencia entre una actitud revolucionaria y una actitud revisionista. Se debe ver a Stalin en el contexto histórico en el que se desarrolló, no debe vérselo como una especie de bruto, sino que se lo debe apreciar en ese contexto histórico particular… Yo he llegado al comunismo por papá Stalin y nadie puede decirme que no lea su obra. Lo he leído aun cuando era considerado muy malo leerlo, pero ese era otro tiempo. Y como no soy una persona no demasiado brillante y además testaruda continuare leyéndolo ».

    Che Guevara précisait bien qu’il ne fallait pas voir Staline comme seulement une espèce de brute, mais qu’il fallait plutôt évaluer cela en fonction du contexte particulier de l’époque de Staline, c’était un autre temps et il considérait qu’il pouvait lire ses écrits même si cela était mal considéré.

    Concernant l’URSS, Che Guevara a été assez critique au sujet surtout du manuel d’économie politique édité par l’Académie des sciences et inspiré des écrits de Staline :
    https://elsudamericano.wordpress.com/2013/07/03/notas-ineditas-de-ernesto-che-guevara-sobre-el-manual-de-economia-politica-de-la-academia-de-ciencias-de-la-u-r-s-s/
    Dans ses ‘carnets de Prague’, il prédisait également la fin de l’URSS :
    http://www.bbc.com/mundo/noticias-america-latina-40894799
    Bonne lecture

  34. @ Tout me hérisse.

    Enfin quoi, Che Guevara qui va fleurir la tombe de Staline en 1960, contre l’avis de l’ambassadeur de Cuba, donc contre l’avis de Castro, cela devrait quand même vous faire réfléchir.

    Est ce José Marti qui l’inspire, lorsqu’il va rendre hommage à un chef politique, qui a fait défiler les nazis sur la place rouge, qui a assassiné le chef de l’armée rouge (et les généraux vainqueurs de la guerre civile, qui vont tant manquer pendant le début de la grande guerre), qui a éliminé tous les compagnons de Lénine, sous le prétexte fallacieux qu’ils étaient des fascistes ( hitlero-trotskyste), et cerise sur le gâteau, en imposant la théorie du socialisme dans un seul pays, en révisant le marxisme avec les bottes du GPU, en sabotant toutes les révolutions de son temps, a fait prendre un bon siècle de retard à l’avènement du socialisme ?

    Ecrire cette vérité sur le comportement extrêmement ambigu du sir Guevara, cela ne signifie pas pour autant qu’il nous faut nous porter en faux vis à vis de la révolution cubaine et les réalisations économiques et sociales magnifiques qui ont suivies.

    Défense inconditionnelle de Cuba bien sûr, mais tenter de défendre le peu qu’il reste de ces réalisations, cela ne peut pas se faire sur des légendes et de fausses autorités.

    La vérité camarade, la vérité, quelle soit écrite en anglais, français, espagnole ou chinoise.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *