Les marchés, Facebook et Trump

Ouvert aux commentaires.

Ce que les marchés n’aiment pas chez Trump, ce ne sont pas ses opinions qui, vu l’amour qu’il porte au profit, seraient plutôt leur genre, mais l’incertitude qui accompagne sa course erratique de poulet à la tête tranchée.

Facebook en paie ces jours-ci les conséquences : l’opinion se répand en effet qu’en permettant

1° à des trolls russes – moyennant roubles sonnants et trébuchants – de promouvoir Trump à grands renforts de désinformation durant la campagne des présidentielles américaines de 2016,

2° à Cambridge Analytica de cibler les électeurs américains susceptibles de succomber aux sirènes du populisme d’extrême-droite,

le réseau social américain a joué un rôle clé dans le torpillage des valeurs démocratiques.

On se rappelle du coup le film « The Social Network » (2010), de David Fincher, où le fondateur de Facebook : Mark Zuckerberg, est présenté comme un homme pressé, prenant de nombreux raccourcis par rapport à la loyauté, l’honnêteté, les bonnes manières, etc. pour promouvoir son image de génie, graine lui aussi de présidentiable sans foi ni loi.

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55 réflexions sur « Les marchés, Facebook et Trump »

  1. On en oublierait presque cette crapule de Macron et la violence de sa politique ultra libérale, l’homme qui tient la carotte et en même temps le bâton bien merdeux d’un Etat qui se construit sur la violence et la suspicion.
    Pauvre peuple d’Amérique et pauvre peuple de France. Et je n’oublie pas les autres pays qui trainent leur boulet : Erdogan, Al Sissi, Bachar Al Assad, Poutine, Xi Jinping, etc etc
    Avec des nuances dans le morbide si l’on veux.

  2. Le « business model » de Facebook : un annonceur publicitaire. Le reste, c’est faire du profit, et ce que savent très bien faire les Américains, c’est le « story telling », c’est à dire raconter une histoire….pour mieux (se) vendre. En ce sens, mine de rien, il y a une certaine proximité entre la marque « Trump », et celle de Facebook ; avec une différence d’âge, d’époque, et de technologie, assurément – conflit de génération ? (ironie).

  3.  » Populisme  »

    Ce mot est composé de  » peuple  » et du suffixe » isme ».

    Certain dise que ce suffixe traduit :
    – la perversion d’un absolut.
    – sert à désigner une doctrine.
    – est un concept, le plus souvent idéologique,

    Je ne l’aime pas, car je trouve qu’il sali ce beau mot de Peuple qui désigne l’ensemble de nos individualité.
    et par ricochet, son locuteur.

    les valeurs de démocratie sont encensées à toute heure, mais des que l’on demande au peuple et qu’il ne s’exprime pas  » comme il faut « , c’est à cause du populisme. beurk.

    Ne pourrait-on pas le remplace par une autre mot ?

  4. J’aime bien le mot italien pour le bouton qu’on presse : « il pulsante ».

    Cliquer, c’est pulsionnel, cliquer en se mettant « en phase » avec les autres, c’est du « pulsionnel collectif ».

    Peut-on faire un parallèle entre d’une part le « trombino » , modèle, plaqué sur la réalité des relations sociales (le monde tel qu’il est) mais perçu comme ce monde lui-même, et d’autre part ce que Jorion, Paul et Paul, Jorion publient sur le prix , sur « la réalité et la vérité » ? Facebook devient alors l’autre nom de l’émergence sociale d’un « social numérique ». Un peu de patience pour qu’il soit la référence de toute chose, et notre leg d’humanité « pulsante » à l’IA qui en fera son métabolite (elle aura ainsi gagné du temps, au lieu de réinventer la dynamique d’affect « ab initio », elle l’importera).

    1. Moi c’est ‘el ratón’ espagnol que j’aime bien, notre ‘mulot’ quoi… 🙂
      L’impulsion sur ‘il pulsante’ con ‘el ratón’ !
      Me souviens aussi d’un prof de math au lycée qui parlait de ’boutonnite’ pour les accrocs à la calculette.
      À voir les commentaires après impulsions sur le bouton ‘réagir’ de l’article du Monde sur les jours de grèves annoncés / prix des billets à la SNCF, y a de quoi être inquiet, ou alors il y a beaucoup de trolls…!

  5. Le jeune Bill Gates n’était pas beaucoup mieux. Il n’avait rien inventé, si ce n’est la vente forcée de ses logiciels pour tout PC acheté… Il est maintenant une personne presque respectable. La fortune en impose, on peut alors jouer aux grands seigneurs.
    Eh oui ainsi va le capitalisme, un peu –beaucoup, voyou au départ, on essaie ensuite de s’acheter une bonne conduite … même si cela ne trompe pas tout le monde.
    https://blogs.mediapart.fr/jean-lucien-hardy/blog/060214/bill-gates-requin-capitaliste-plutot-que-genie-informatique

    1. Content de lire ce rappel ci-dessus, sur le mythe Bill Gates (j’avais moi-même vécu l’étape Lisa, adopté plus tard par Apple (le premier Macintosh en 1984), puis sciemment copié plus tard par Microsoft pour donner Windows. Malheureusement, le vrai inventeur est rarement celui qui fait fortune, car cela correspond à des activités et des qualités fondamentalement différentes (l’inventeur ou le créateur « authentique » n’est pas intéressé par la recherche de l’argent). Encore aujourd’hui, Microsoft prospère sur cette position dominante de quasi-monopole, avec un environnement largement imparfait…

      1. Soyons exacts : Bill Gates a quand même créé, lui-même et tout seul, un interpréteur pour le langage Basic, adapté au microprocesseur 8 bits de l’époque, Intel 8080, qui tenait dans une mémoire ROM de 4 ko. Kilos, pas Megas, ni Gigas…

        Ce n’était pas une innovation, ni une percée technologique, mais un travail très honorable d’optimisation, qui montrait une chose : il était personnellement compétent, contrairement aux capitalistes qui se sont associés à lui, et l’ont propulsé comme on sait.

        Son principal mérite ensuite est d’avoir gardé un niveau de compétence technique qui lui permettait de prendre les bonnes orientations stratégiques, aux moments clés.

        Quant à l’innovation, mettons les choses au point : la souris, l’interface graphique, la métaphore des fenêtres, tout cela a été mis au point au centre de recherche de Xerox, à Palo Alto, dans les années 60.

        Qu’il s’agisse de Bill Gates, de Steve Jobs ou de toute autre légende, leur attribuer la paternité technologique de l’informatique d’aujourd’hui relève du « kitsch » à la Kundera : ils ont été des entrepreneurs avisés, avec des moments de grande lucidité dans leur business. Ce qui n’est déjà pas rien…

        Mark Zuckerberg, lui, est un véritable innovateur, le créateur d’un monde nouveau et inquiétant, qui découle de son action personnelle. Que ce monde aurait de toute façon émergé reste à prouver…

    2. Certes,

      Si Bill était un vrai « bienfaiteur de l’humanité », il publierait les codes sources de son windaube comme cadeau de départ et laisserait la communauté remédier à tous les bugs (et autres failles +/- volontaires laissées pour aider la NSA et al. à fliquer le monde) de son « logiciel » au lieu de dépenser des fortunes en juriste pour empêcher que cela n’arrive… Son histoire me fait penser à celle Rockefeller ; jamais assez, toujours plus.

  6. Ah la propension de critiques sur Facebook, dont le principe même est la vente de données, par nombre de personnes ayant eux-mêmes un compte sur cette plateforme…

  7. « le réseau social américain a joué un rôle clé dans le torpillage des valeurs démocratiques.  »
    Franchement, j’en suis pas sûr. En fait, j’ai un exemple qui me viens en tête, c’est le référendum de 2005. A l’époque quasiment tout les médias étaient pour le « oui » or malgré tout le vote a été « non ». On a tendance à trop surestimer l’influence des médias ancien ou moderne. Je pense qu’une opinion politique, c’est un mélange de vécu personnel, d’échange de proximité (famille, collègue de travail, voisinage,…) et après d’ informations issues des médias. En plus bien souvent, ces informations ne sont là que pour consolider nos convictions. Exemple: Je viens sur le site de Paul Jorion car j’ai un petit côté gauchiste ;-), si j’étais capitaliste libéral est ce que j’y viendrais?
    C’est pourquoi, je pense que les réseaux sociaux n’ont servi que a consolider l’électorat Trump. Leur choix était fait bien avant.
    Ma vérité, c’est que Hillary Clinton était tout simplement une candidate pitoyable. La caricature de ces gens à la tête bien pleine qui se prennent pour ce qu’ils ne sont pas. Le talent ne se gagnant pas avec un diplôme, fut il prestigieux….
    Donc, il a fallu simplement d’un type charismatique « vu à la télé » pour faire exploser une candidate qui est la « caricature » même de la représentation des élites par le peuple.
    Fin de l’histoire.
    On ne doit pas oublier que ce vote a traduit une souffrance. C’est la seule chose qu’on doit garder en tête! Trump , c’est la fièvre, mais qu’est ce qui la provoque? Là, est la question clé!
    Trump , on s’en fiche. Après lui, il y aura quelqu’un d’autre et ainsi de suite….Ce qui est intéressant, c’est la direction que l’on prends.
    La direction n’est pas belle! La guerre est partout. Mais quelle guerre, vous vous dites ? Puisque que nous on vit en paix. La guerre économique, celle qui précède l’autre…..Cette guerre qu’on nous a mis en tête. La guerre de la compétition, le chacun pour soi, le triomphe du moi sur l’autre. Le moteur de cette guerre est le capitalisme. Il a corrompu les esprits. Même si j’ai tendance à penser que nous étions des victimes consentantes. Il est tellement facile de tomber dans les satisfactions de son ventre.
    Alors comment on va faire pour passer le cap du capitalisme?
    J’en sais rien. Peut être qu’il faudra aller au bout de cette idéologie, en voir tout ses méfaits pour qu’il devienne impossible aux premiers de cordés de le soutenir. Mais, j’ai bien peur que pour en arriver là, il faudra passer par des moments pénibles pour ne pas dire plus….

    1. @ Pierre dit : 21 mars 2018 à 11 h 22 min

      « Exemple: Je viens sur le site de Paul Jorion car j’ai un petit côté gauchiste, si j’étais capitaliste libéral est ce que j’y viendrais? »

      Pourquoi cette réticence à priori ? C’est au contraire, par l’échange et la confrontation de points de vue différents que l’on parvient à s’enrichir mutuellement et à mieux cerner le fond des choses.
      Au final, cela tend à mieux faire apparaître les vérités fondamentales dont personne ne peut s’affranchir, quel que soit son « petit côté gauchiste » ou « capitaliste ».

      Je fréquente le blog de Paul Jorion depuis 10 ans en étant animé du désir de faire comprendre ce que j’ai compris à ceux qui me semblent négliger certains aspects de notre condition d’êtres vivants.
      Nous sommes tous des héritiers d’un capital né du passé.
      Il nous appartient de l’entretenir et de le renouveler pour le transmettre, en prônant la frugalité mais aussi une activité intense et efficace de sorte à mieux pouvoir investir pour perpétuer notre espèce.
      Voici le bon exemple : celui de notre ancêtre capitaliste : https://www.youtube.com/watch?v=Boar-7gsFiM

      1. Le capitalisme aurait donc mis la main sur « l’ancêtre fondamental  » ?

        Facebook a encore à apprendre de la génétique .

      2. Cette vidéo me rappelle la rue du Rebrousse Pénil, à Blois. J’avais un ami qui habitait dans cet étroit passage. Perdu de vue depuis fort longtemps. Je me souviens d’un homme profondément passionné par la figure emblématique de Léonard de Vinci.

    2. @ Pierre, v
      Vous êtes libre de croire ou ne pas croire J. du CAC40. C’est d’ailleurs la moindre de vos libertés et je m’en voudrais de la limiter.
      Cependant, j’espère que vous savez lire à travers ses écrits melliflues. Quand il vous dit «[…] (c’est) par l’échange et la confrontation de points de vue différents que l’on parvient à s’enrichir mutuellement et à mieux cerner le fond des choses.», ne vous emballez pas. Le quant-à-soit ne mange pas pain.

      D’abord, contestation mineure, nous ne venons pas ici pour nous «enrichir» c’est à dire garnir notre porte-monnaie. Nous savons bien, d’expérience, que c’est une tâche impossible. Je peux vous dire que j’ai essayé la chose vaillamment pendant 44 ans et j’ai toujours échoué, jour après jour. Je soupçonne que J. du Cac40 n’y est pas étranger, sinon lui en personne mais du moins d’autres adeptes de sa pensée. Car ils sont nombreux. C’est un truc d’auto-réplication inexplicable, dont l’IA pourrait s’inspirer pour notre malheur. Dieu nous garde de cette parthénogenèse contre nature, mais c’est une autre question.
      Je n’ai pas oublié «mutuellement»: si vous y croyez, c’est sans espoir. Sachons-le, ici les vases communicants ne marchent pas dans les 2 sens, mais uniquement du bas vers le haut.

      Passons à la contestation majeure. Les mots «confrontation» afin de «mieux cerner le fond des choses», représentent le danger maximal pour votre intégrité. En effet, il est totalement insensible aux arguments contraires à ses idées. Le dialogue sera unilatéral. Il n’aura de cesse de vous convertir. Confronté, vous le serez assurément et ce jusque dans vos retranchements. Vous ne voudriez certainement pas prendre le risque d’adhérer à une horreur, vous et moi l’imaginons facilement.

      Au-delà de ma dureté apparente, je doit reconnaître un solide fond à notre gaillard. En particulier, il possède un sens très fin de l’humour. Unique, sans doute, difficile à cerner, certainement, mais réel et même parfois explosif. Et c’est pourquoi, depuis plusieurs années, j’apprécie sans modération notre irremplaçable J. du CAC40, la vigilance n’excluant ni estime ni respect pour la personne. C’est là où je voulais en venir.

    3. Toute cette histoire autour de FB est salutaire.

      Mais bien entendu si la Clinton avait remporté les élections, nous n’en aurions jamais entendu parler. La mauvaise foi des perdants est hallucinante. M’enfin, ils ne feront plus diversion très longtemps… Il se murmure que la fondation Clinton est désormais officiellement sur la sellette.

      Sur le fond, du point de vue démocratique, le ciblage de certaines catégories préférentielles de votants ne change strictement rien : quand un citoyen vote, il s’appuie sur un vaste ensemble d’informations hétérogènes, dont il évalue pour lui-même la pertinence ainsi que le poids respectif, qui l’amènent à prendre une décision électorale.
      Qu’il aille chercher l’info lui-même, ou qu’on la lui mette sous le nez ne change strictement rien à la qualité epistémique de sa délibération. Pire : il se pourrait même que le surcroît d’informations améliore la qualité de la délibération, indépendamment de la manière dont l’information supplémentaire a été rendue disponible.
      Dans ce cas, autant interdire le marketing politique, ainsi que les campagnes électorales US, puisque traditionnellement ça a toujours été là bas: plus tu as d’argent pour ta campagne, et plus tu parles fort, et plus tu as de voix…

      Mais si ca permet de tuer FB (et google dans la foulée), ou de les mettre au pas (ce dont je doute, les US ayant trop à perdre), c’est toujours très très bon à prendre.

      1. Nemo, on vous conseille de regarder les reportages de Channel 4 sur Cambridge Analytica, vous nous direz après si la compagnie opère dans les clous du « marketing politique » traditionnel…

  8. Il n’y a pas que Trump, ni Facebook, les marchés sont nerveux. Le climat général n’est pas bon, on est entré dans la phase terminale de mondialisation économique avec ses incertitudes et conflits.
    « torpillage des valeurs démocratiques »: ces « valeurs » n’ont jamais été autre chose que facade. Il faudrait relire le bouquin de J.K. Galbraith sur l’influence exorbitant des lobbys sur le monde politique de Washington. Galbraith disait dans cet ouvrage qu’il ne se faisait aucune illusion, rien ne changerait – il avait raison.

  9. Dans 15 ans la gauche libérale en sera encore à se demander comment une candidate aussi parfaite que Clinton a pu se faire battre par un Trump….

    I will go through life blaming Russia for all my failures .
    Amen

  10. Je n’ai pas compris le lien automatique fait entre le poulet sans tête et le réseau social américain.

      1. Le poulet sans tête a été perçu et ciblé à juste titre par les Robert Mercer et autres comme offrant la plus grande malléabilité à leurs oignons, la plus grande volatilité notamment, ce régime boursier fluctuant outre mesure dont ils se repaissent volontiers.
        Du coup, ils ont saisi tous les hochets modernes qu’on pouvait pour influer sur les laissés-pour-compte de la rust belt (zone dont l’industrie est surtout partie dans le Sud des US où elle est quasiment non syndiquée), et biaiser l’élection. Facebook fut le tirage gagnant. Celui qui a marché. Peut être y a-t-il eu d’autres coups à 25 millions d’euros dont on n’a même pas entendu parlé, mais celui là a marché, entre autre par synergie avec le conatus trollens de la sphère russe. Tel est le lien enter le poulet sans tête (un volatil parmi les volatiles) et la fameuse application Trumpinoscope, euh pardon Trombinoscope , facescope, Trombinobook. Je me volatilise le cerveau moi avec tout ça, Cambridge Analytica n’y analysera que de la bouillie pour chats.

      2. @Timiota :

        Bel effort , un peu essoufflé à la fin , mais qui me semble inverser l’ordre des propositions ( agissements de Trump – agissements de Facebook ) tel que développé ( selon moi , pas développé) dans le billet .

      3. Dans le genre « apparentement terrible », la progression est évidente. Un schéma digne de Timiota, considérablement simplifié, le montre :
        Poulet avec sa tête → volatil(e) → volatilité.

        Je crois savoir qu’un vrai poulet est castré. Si la tête lui manque aussi ce n’est plus un volatile digne de ce nom. Le schéma se simplifie encore:
        Poulet très incomplet → volatilité.

        C’est pourquoi la spéculation doit être interdite. Pensons au malheureux poulet ( ou pigeon).

    1. 2 precisions :

      La spéculation DOIT être interdite. Pour de grandes raisons, celles de Paul que l’ont connaît. Mais aussi pour des raisons plus circonstancielles comme celle-ci. Le mot d’ordre : ‘plus jamais de pigeon’ est valable, me semble-t-il ; l’empathie pour les perdants le justifie amplement.

      La progression du ‘schéma du poulet’ peut continuer mais on note un possible phénomène de bifurcation très significatif.
      Celui choisi (plus bas) présente en effet toutes les caractéristiques d’un changement de phase endothermique. Cela reste à analyser.
      Par exemple, poulet – castré donc- sans tête et éviscéré donne ceci:
      Poulet très très incomplet → Roti.
      C’est comme ça que je le préfère. Je choisi la cuisse complète.

  11. Cette découverte me fout la panique quand même : ainsi plein de « nouvelles » (pétition contre la disparition des oiseaux, etc.) qui sont échangées sur FB peuvent être des « infos marqueurs » conçus par des boites de com pour orienter votre… perception du monde, directement sur vos mails. (Je me méfie de change.org ou l’autre , devenue ONG militante sans cesser d’être agence de com.) Ainsi You tube me signale des vidéos « recommandé pour vous » sur base d’une seule recherche faite un mois auparavant. Et pas du tout sur d’autres recherches que j’ai faites. Bientôt mon journal me fournira des infos et pas d’autres. Ce sera ma subjectivité manipulée (et celles des autres, évidemment influençables), contre l’objectivité inaccessible.

    1. Ça fait au moins deux ans que je n’ai pas reçu de message
       » recommandé pour vous  » . Serais je :

      – inclassable ? ( ça me rassurerait )
      – sans intérêt ? ( ça me rassurerait )
      – porteur , sans le savoir d’une protection informatique inviolable?
      ( je me sens un dieu )
      – mort informatiquement avant que réellement ? ( ça me fait rigoler et ça me rend voyeur curieux )

      1. « ça me fait rigoler quand même. »

        @Juannessy

        Ah oui. Folie douce et élégance du coeur et de l’esprit : cherry on the cake. Youpi, je vous embrasse chaleureusement. Trop bon, trop chouette !

        @ P Jorion
        Tout à fait M Jorion, le changement de saison , le printemps, virus, sensualité, rêve et folie douce. De beaux messages. Continuez de donnez de la voix vous êtes sur la bonne voie. Poésie et douce folie. L’Alpha et l’Oméga ? Eni-vrez vous ! (Merci Juan !!!). L’oiseau, le vent, le soleil. Que ma JOIE demeure et la votre aussi. 😉

    2. Ben oui. Et si vous êtes inscrit sur Facebook, des contenus vous seront « automatiquement » associés, et certains seront placés sur votre page…Personnellement je me suis désinscrit dans une circonstance très précise : je cherchais du travail, et alors que je n’y prêtais pas attention (car, en fait, j’avais tout simplement oublié que j’avais créé un compte Facebook des années antérieures), en tapant mon nom, je l’ai retrouvé… et j’ai découvert qu’il intégrait des contenus (articles et autres), notamment à connotation politique, indépendamment de ma volonté. Pour tout ceux qui l’ignore encore, de plus en plus les cabinets de recrutement procèdent à du « sourcing », c’est à dire qu’il font une recherche sur internet sur les candidats potentiels…. je vous laisse imaginer, et pour ceux qui ont un peu d’imagination, voyez où nous allons (avec les super-moteurs de recherche tels que Linkedin, vous aurez bientôt un service en ligne qui vous fournira automatiquement (service payant, of course !) une fiche sur tel ou tel, avec un système d’évaluation automatisé (of course !) – la technologie et le « business model » sont déjà là….); suivant la formule consacrée, il ne s’agit pas de savoir si cela va se produire, mais quand (à supposer que cela n’existe pas déjà, ce que je pense à 99%). Donc les « influenceurs », vous pensez….

      1. Mais dès qu’il s’agit de sociétés commerciales les infos se font plus rares, et même on s’emploie à restreindre la liberté d’information.
        C’est ce à quoi s’emploie actuellement la majorité présidentielle à l’Assemblée. La directive européenne sur le secret des affaires devrait être transposée dans la loi française avec la plus grande rigueur si un sursaut citoyen ne vient pas amender sérieusement la proposition de loi.

        http://www.liberation.fr/france/2018/03/21/la-loi-sur-le-secret-des-affaires-est-un-danger-pour-nos-libertes-fondamentales_1637686

      2. Pour mettre les points sur les « i », je complète : en particulier un article qui avait été affiché automatiquement sur mon compte Facebook concernait un article de Thomas Piketty sur l’Europe (on s’en souvient, et certains tenants du blog on certainement suivi). A partir de ce cas, la question que je me suis alors posée est extrêmement simple : comment Facebook avait pu « détecté » que je m’intéressait à ce sujet, et avait pu automatiquement me rédiger cet article ? Par déduction, cela signifie tout simplement que Facebook a le moyen en temps réel de suivre mon usage personnel d’internet et d’effectuer des déductions sur mes choix, puis de me les afficher « automatiquement ». La question qui suit, c’est à quel point le système est-il intrusif (en fait, il n’y a pas vraiment de limite) ? Car l’article qui m’avait été renvoyé ne découlait pas de mon usage de Facebook, mais d’une utilisation autre d’internet. On découvre donc que sur des milliards d’individus sur la planète, Facebook est capable de suivre un par un leurs activités sur internet et de leur associer un contenu personnalisé…. Alors, si une « simple » société commerciale ayant pignon sur rue le peut, jusqu’où d’autres pourraient-ils aller ? Et pour finir, je précise que je n’ai absolument rien à me reprocher, que nous n’avons absolument rien à nous reprocher…(ironie). Big brother mangera-t-il son chapeau ?

      3. Ingénu, innocent et naïf : le schmilblick. Hey , les gars le vrai schmilblick ! L’original, ici, en exclusivité ! Ne rêvez pas, vous n’avez pas le même à la maison :

        Pourquoi ne pas abandonner cette daube ? Je sais, on ne se console jamais complètement d’une addiction, soit parce que vous lui cédez, soit parce qu’elle vous manque. Même un médecin vous le dira : « Vous me dites que le café vous donne des aigreurs d’estomac ? Pourquoi alors ne pas abandonnez le café ?» Et in petto ou dans sa barbe : «Et cessez de vous plaindre !»

        A vue de nez, et avec quelques lacunes, y’a qu’une seule addiction recommandable : l’amour. Le conjugal, du métier, de l’eau fraîche (sans abus), des copains et amis, des charades. Les sectes des adorateurs modérés du céleri en branche ou des horloges comtoises sont aussi certainement recommandables.

        Dites NON à facebouque et tout un monde de joie libérée s’offre à vous… Et vous cesserez de vous plaindre.
        ( C’est une licence poétique. Le monde entier sait que vous ne vous plaignez pas.)

      4. Je suis confus. La correction orthographique soit disant automatique est capricieuse. Faut dire que je la soumets à un régime d’enfer. Sur les rotules en peu de lignes, la pauvre.

        Le plus important pour cette fois-ci : au lieu de ‘poétique’, lire ‘poêtique’. Passe que « Poête, vos papiers ! » fait loi. Wikipédia comme d’hab a tout faux, suffit d’écouter le texte par l’auteur. ‘Poëte’ ? trop maniéré ou médiéval. De toute façon, les Moody Blues (qui) s’en balancent…

        Je serais une femme, j’aimerais probablement pas. Mais comme mes 2 cerveaux ne savent pas travailler pas en simultanée, j’apprécie:
        https://www.youtube.com/watch?v=vepHWDQxFQA

    1. J’ai pas lu et ne le lirai pas. Le titre me suffit. Les histoires glauques, j’en ai ma claque, genre les politiciens idiots et faibles du bulbe s’adressent à leur corps électoral en s’efforçant de le ( le: le corps électoral ) conformer à leur idiotie et faiblesse du bulbe ( pas très clair, je suis d’accord). C’est si vous voulez une convergence inverse d’intérêts : les intérêts des masses courbés en faveur de candidats malades de la tronche. Une anti-démocratie suicidaire, ou démagogie. Que les enquêteurs ne soient pas exemplaires, faibles à l’image de leurs mandants, n’a rien de nouveau et ne change rien au fond, ou plutôt le confirme.

      Mais, -il y a un mais-, si un sex-worker, que je vais supposer du genre féminin, veut disposer de son corps librement (nouvelle supposition, hasardeuse probablement) en faveur d’un taré, c’est son droit le plus absolu. J’espère qu’elle le ruinera, cet idiot congénital amputé de la moindre empathie, et aura l’occasion de le traîner devant un tribunal, avec sanction pénale et soins surveillés.
      Si maintenant ma supposition toute hasardeuse est fausse, comme probable, je souhaite de votre part un article sur l’exploitation inhumaine d’une sex-worker, esclave de dérangés du bulbe. Je le lirai avec attention. Bien qu’il n’apportera pas grand’chose dans le flot des malheurs du monde, singulièrement féminin. Je le regrette sincèrement. Encore ne sommes-nous pas sûr que l’horrible ne soit pas dépassé en la matière.

      Bien entendu, tout repose sur la justesse du titre. La presse promet beaucoup dans le titre et tient peu dans le corps de l’article, nous le savons.

    2. Dédicace spéciale à Johan Leestemaker.

      Une poêsie chantée. Sobriété rare, non que je fasse mien sans réticence le vers «Vendez-moi une île déserte» (*).

      Cette œuvre existe en 2 versions légèrement différentes. Celle à laquelle vous échappez comporte le vers suivant: « Ces violeurs qui cachent leur minuscule dans le fond de leur pantalon». L’auteure a dû éprouver qu’une bonne proportion de la moitié de son auditoire potentiel était trop déficiente du bulbe pour comprendre que le sujet est le viol sans cette addition (j’en vois un qui suit pas …). L’expérience, sans doute.
      https://www.youtube.com/watch?v=JFBGRJKo6pw

      (*): une chanteuse (Québecoise, nom oublié) lui avait répondu: «J’en veux pas de ton île». Robustesse inhérente au Nouveau Monde?

      La Radio Corporation of America savait y faire. Elle avait été fondée dans les années 1920 par un banquier français perdu au milieu d’autres requins US, associés. Dieu sait comptabiliser les bonnes actions. Ça compense.

      1. @ Johan Leestemaker
        Un retour à ma dernière bafouille :

        Le banquier de la RCA, années 1920, est évidemment Jean Monnet. Il aura vécu une vie extraordinaire, même avant 1941. Nous lui devons beaucoup en bien et peu en mal. J’espère ne choquer personne par cette appréciation. La lecture de ses mémoires est indispensable. Son éditeur, Fayard, 1988, dit qu’il figure parmi les hommes du 20.ième siècle qui ont infléchi le destin du monde. C’est encore vrai. Pour l’après guerre un autre son de cloche, pas toujours discordant, est utile : « L’influence américaine sur la politique française 1945-1954 » par Irwin M. Wall. Balland, 1989. Excellente traduction de Philippe-Etienne Raviart. Avec index. Par exemple, Monnet, Jean et Monnet, plan: 45 entrées à eux 2, répartis sur l’ensemble du livre. J’ai déjà fait de la pub pour cet auteur et son livre trop peu connus. Un must, car ici aussi, la vigoureuse impulsion perdure ou prospère. Or, tout aurait pu être différent.

        Sur les malades qui voudraient nous faire croire qu’ils sont la normalité, évoqués dans la dédicace et avant. Accrochez-vous, ça va rouler et tanguer :

        Laissé à moi-même, j’édicterais une loi spéciale pour ces demi portions d’humanité: fusillé devant le front de l’humanité souffrante avec 6 balles ( les traîtres complets, 12 balles). 6 balles en plein buffet, et rouillées pour qu’ils choppent le tétanos et meurent ainsi dans d’atroces souffrances . ‘Full rusty iron jacket’, les balles, avec espoir d’infliger en plus le saturnisme si le chemisage est assez mince… A vrai dire, ajouter à la souffrance n’est pas mon genre, je me contente de voter pour ceux qui font les lois, espérant leur pondération.

        On peut avoir un aperçu de première main des effets du tétanos dans «Lieutenant Katia, une française dans l’armée rouge», par Catherine Devillers, 1962, Press Pocket N° 629. Tétanos, pages 221 à 228. Ce n’est pas un livre sur la guerre à l’est en 1942 et 43. Cette très jeune demoiselle faisait construire des ‘ponts courts, en bois, pour tank’. Combien courts, les ponts ? Tout est relatif. Les forêts russes sont inépuisables et les rivières aussi larges. Selon ses dires, elle était trop près ou trop loin du front pour rien comprendre. C’est au contraire un témoignage sur la profonde humanité des peuples russes (soviétiques à l’époque). Grâce à quoi elle a survécu, son héroïsme reconnu, pas trop endommagée de sa personne et le cœur débordant d’amour. Émouvant. J’aimerais bien savoir ce qu’elle est devenue. Le livre s’arrête à son engagement dans l’armée Anders. Peut-être un emploi sans danger de traductrice trilingue français, polonais et russe ?

        Comme tout est lié en ce bas monde, il vaut la peine de se souvenir d’une autre jeune fille, Anna Campbell. Elle a été tuée le 16 Mars 2018 par un straffing de l’aviation adverse dans la région d’Afrin, compagne d’infortune de Viyan Tolhildan et d’environ 800 autres défenseurs de la démocratie, du féminisme, de l’écologie et bien d’autres notions très réelles.
        Selon son père, Dirk Campbell, elle était d’une détermination souriante; selon ses camarades, l’exemple du dévouement. Espérons que ses yeux tirant sur le bleu et ses cheveux blonds, teints couleur locale pour mieux passer inaperçue de l’ennemi, permettront de surmonter le silence qui pèse sur Afrin. Triste époque que celle où la démocratie et la justice doivent faire le tri parmi les victimes pour espérer nous ouvrir les yeux. Béat et irresponsable, notre aveuglement. Parfois je comprends les brasseurs d’idées abstraites à implémenter dans un futur indéfini, c’est moins compromettant. «Table sur le futur, Coco, c’est notre avenir!» Mais je m’égare.

        Un court article sur Anna, bâclé vite fait sur un coin de table, ‘Lifestyle’ et ‘Sex+Love’ étant autrement vendeurs :
        http://marieclaire.com.my/feature_stories/who-was-anna-campbell-and-why-did-she-become-a-freedom-fighter-in-syria/
        Les sources sont plus précises et pas glamour.

  12. Structure/pouvoir/information

    Le mâle alpha use de la force, des alliances politiques (win-win V1.0) pour mettre en place un canal unidirectionnel pyramidal de transmission de l’information. L’école universelle et les livres généralisent ce type de transmission d’informations en réduisant les intermédiaires. Le téléphone élargie graduellement dans l’espace et le temps la communication « peer to peer ». La télé réinvente le système pyramidal avec l’adjonction de diverses sucreries pour coller le client à l’écran. L’Internet des scientifiques et de l’information partagée généralise la distribution pyramidale symétrique : « peer to all »
    Le pouvoir invente la propagande personnalisée (un autre mot pour dire toujours la même chose) en usant de la symétrie de l’internet et des outils informatique.
    Il est où le problème ! La chimère démocratique, dans laquelle les flux d’informations devraient s’écouler majoritairement de bas en haut.

  13. La vérité sur la guerre froide.

    Hors sujet, mais comme les commentaires ne sont pas ouverts sur tous les messages…

    Il y a bien longtemps, très, très longtemps, quelque part dans le grand nord de l’Europe vivaient Olaf et Grossbaf (ce sont des pseudos repris d’une BD bien connue, il faudrait faire une longue recherche historique pour retrouver les noms des protagonistes).

    Ils n’étaient pas d’accord. Olaf voulait écumer et piller les côtes de l’ouest de l’Europe, alors que Grossbaf voulait remonter et piller les rivages de la Volga.

    Après de nombreux palabres à coup de baffes, Olaf est parti le long des côtes, ne s’est pas longtemps arrêté en Hollande, pays de l’Enfer, mais en Normandie, pays des hommes du nord. De là sa tribu a envahi Britannia et matté ses habitants, puis plus tard l’Amérique du nord, où le sort des autochtones d’origine asiatique a été vite réglé.

    Grossbaf est parti sur la Volga. Les autochtones asiatiques de ce côté là ont vu arriver des rameurs, autrement dit des rus. Pas davantage que les autres ils n’ont eu la possibilité de se défendre.

    Des siècles après que Olaf et Grossbaf se soient disputés sur la meilleure façon de s’enrichir (déjà…), leurs descendants perpétuent la « vendetta », terme certes plus approprié à d’autres peuplades, encore que… à une certaine époque les Normands ont bien été s’installer en Sicile. Les uns restent retranchés dans leurs îles britanniques et le continent nord-américain, les autres dans le heartland eurasiatique. Ils continuent à s’envoyer des baffes, de loin et parfois de près, mais souvent en passant par des intermédiaires.

    Si seulement on pouvait remonter à la dispute originelle, comme en psychothérapie, cela pourrait aider à enfin désamorcer ce conflit millénaire.

    Peut-être les descendants de Olaf et Grossbaf se rendront-ils alors compte qu’ils ont des ennemis communs tels que peuplades différentes, machines intelligentes, nature à l’agonie..?

    Mais il pourrait bien être trop tard.

  14. « Je vous ai dit dans le billet précédent, que j’étais tombé de ma chaise. Cela vient de m’arriver une seconde fois, celle-ci au figuré heureusement, en constatant que je n’ai pas encore évoqué ici mon admiration pour Keb’ Mo’. »

    Vous n’aimez pas votre chaise ?
    Votre chaise ne vous aime pas ?
    Vous n’aimez pas votre lit ?
    Votre matelas vous fait la guerre la nuit et vous maltraite ?

    Sérieusement, parlez-en à votre médecin qu’ils s’occupent de leurs cas….Saloperie de virus.

  15. Amusant.
    Les Vikings de Suède ont fait beaucoup plus, plus à l’est et au sud. Voir:
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Var%C3%A8gues
    L’ extrait de la chronique de Nestor est incomplet: Les slaves ont demandé aux Varègues de venir les gouverner et faire cesser leurs disputes.
    Extraordinaire: les Varègues et les anglo-normands se retrouvaient à Constantinople pour armer la garde impériale! Les uns par les voies fluviales Baltique-Mer Noire, les autres par l’océan et la Méditerranée.

    Ne chicanons pas votre grandiose fresque historique.
    Faisons comme si.
    L’est et l’ouest sont donc frères mais leur lutte incessante les épuise. Il leur faudrait un honnête courtier pour les raccommoder.
    Qui pourrait jouer ce rôle, vital pour la paix du monde et sa prospérité ? Deux pays s’y sont essayé dans un passé récent. Sans adhérer à votre reconstitution, je le crois. Ils n’ont reçu que du mépris et des coups. Inconfortable.
    Un nouveau volontaire ?
    Et si on les laissaient épuiser leur agressivité en faisant le dos rond? Vivre , c’est aussi passer un compromis avec l’inévitable.

    1. Les laisser s’épuiser, ca peut durer encore longtemps, alors qu’il y a urgence. Mais je n’ai pas de solution, en fait. Retrouver qui étaient vraiment Olaf et Grossbaf ne ferait que déclencher le rire.

  16. Salut la gangue !

    Je suis désolé de poster ici, alors que c’est sous « Saloperie de Virus » que je voulais intervenir, mais comme on ne peut pas, je le fais ici et tant pis pour les bonnes manières. Car, il une phrase a fait un écho considérable avec ce que je ressens très régulièrement et très bien synthétisé ici :

    « C’est un restau où je suis souvent allé, mais jamais que dans mes rêves, dans une ruelle où en face se trouve un bouquiniste spécialisé dans les bandes dessinées, où j’ai eu l’occasion de faire des achats mirifiques : à plusieurs reprises, des albums inconnus, absents du catalogue, attendant la venue d’un authentique connaisseur ! J’ai alors éprouvé la déconvenue des réveils. Quand j’avais vingt ans j’étais persuadé que ce quartier existait vraiment et que je me souviendrais un jour où il était. Maintenant j’ai cessé de croire à ces sornettes : je sais que c’est là seulement la petite ville de mes rêves. »

    Très récemment encore, il m’est arrivé de retrouvé dans le réel des bribes de ces décors, villes de mes rêves, comme des sensations oniriques tellement vivaces qu’on a l’impression qu’elles sont quasi réelles. On peut comme quand on regarde une rue sur google map avant de s’y rendre, et dés qu’on y est pour de vrai on sait exactement ce que l’on va trouver en tournant à droite ou gauche… Même si c’est fugace et éphémère. Alors moi aussi avec l’âge j’ai bien capté que la ville, les villes, de mes rêves, sont du domaine du sommeil, et c’est bien pour cela que j’adore particulièrement mon lit pour retrouver ces lieux qui avec le temps finissent par se répéter en fait et qu’on peut découvrir de manière saisissante avec un peu d’entraînement ! Un monde parallèle en quelque sorte, ou parfois les désirs les plus fous ou les plus indicibles se manifeste comme aiguillé par les frustration du réel. Bref, j’avais envie de rebondir sur cette petite phrase de Paul qui m’a bien percuté.

    1. Blaise Pascal avait depuis pas mal de temps déjà énoncé qu’on se porterait mieux en restant dans sa chambre , mais c’était pour développer son argument du « divertissement » .

      Et il n’a pas vécu assez vieux pour éventuellement changer d’avis .

      On pourrait cependant dire que Facebook marchandise les rêves que Trump entretient .

      Tandis que la réalité que François Leclerc décrit dans sa chambre , ne va pas tarder à supprimer les rêves et les rêveurs .

  17. Pas réjouissant du tout quand notre biodiversité est menacé. Quoi de neuf ? Des prises de conscience et des actions qui, si elles nécessiteraient plus d’audace dans les faits, ne sont pas anodines pour autant.
    http://continuite-ecologique.fr/

    En tous cas les citoyens et les assos s’organisent et agissent sur le terrain et c’est constructif.
    https://www.vosgesmatin.fr/environnement/2018/03/26/en-quoi-consistent-les-trames-vertes-et-bleues-identifiees-par-le-pays-de-remiremont-et-de-la-deodatie

    https://www.lanouvellerepublique.fr/loir-et-cher/des-rivieres-qui-reprennent-vie

    Par contre quelque soit le département, pour le sanglier pas de pitié…pauv pépère, sans parler de l’élevage intensif …brisons là.

    https://www.lyonne.fr/avallon/environnement/2018/03/20/comment-est-geree-la-foret-d-avallon_12779463.html

    Rien à voir mais ouf déménagement terminé, buena notte a tutti.

  18. Trump, Macron : encore deux bonnes occasions de rire : le pouvoir ne supporte pas ça, le rire. Alors qu’il crève – le pouvoir – avec la vanité.
    Car il ne s’agit pas en tant que tel de stigmatiser un individu.

  19. Stéphane Audran
    Cette femme superbe. Pas seulement son visage, le jeu en plus.
    Veuillez accepter cette modeste musique d’enfants qui se marrent, pour la vie.
    Peut-être pour conjurer le sort ?

  20. Certainement que Bannon n’était pas le seul acheteur des data de Facebook. A mon avis, la revente de données est même la principale source de revenus du réseau social. Quant à la victoire de Trump, elle n’est due ni à Facebook ni aux Russes, mais aux 97 millions d’Américains (« white trash » mais pas que) sans travail qu’on n’a pas voulu voir.

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