Pourquoi habiter sur un volcan ? Ah ! ces humains !

Bruce Omori/Paradise Helicopters/EPA-EFE/Shutterstock

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Je posais la question l’autre jour : « Ceux qui ont construit là ne savaient-ils pas qu’ils bâtissaient sur un volcan ? »

La réponse se trouve dans un excellent article du Washington Post : The earth cracked open. Walls of lava encroached. That’s just life on a Hawaiian volcano. par Scott Wilson : le terrain n’est vraiment pas cher, et puis, à chaque fois, le volcan crée de la terre en plus !

Un monde de rêve pour bien des continentaux, cette île – lave et compagnie – pour la plupart, c’est juste « chez nous ».

Pele, déesse des volcans

On trouve paraît-il sur les voitures, un sticker : « Pele, c’est la fille qui m’attend chez moi ».

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21 réflexions sur « Pourquoi habiter sur un volcan ? Ah ! ces humains ! »

  1. On peut se demander aussi pourquoi fonder des agglomérations en plein desert (Las Vegas par exemple), dévoratrice de ressources ou pourquoi on s’obstine à concentrer économiquement, démographiquement des gens dans un environnement dégradé comme nos capitales (pollution, congestion en tout genre, nuisances sonores, incivilités accrues, manque d’espace..), ou pourquoi les gens s’obstinent à se mettre en terrasse de café à 3 mètres d’une voie de circulalion très fréquentée, y compris par période de pollution…. ou pourquoi…

  2. Ils sont optimistes ?
    Ou bien le terrain n’est pas trop cher?
    Subventions? Saintes subventions qui sont le point d’entrée en corruption pour les Communes, par ici.

    En tout cas, c’est une bonne métaphore de notre situation: nous dansons sur un volcan, la maison brûle, etc… le Titanic et l’iceberg.

  3. Et dire que certains pensent que « l’urgence » du réchauffement climatique doit faire changer les mentalités?
    Si l’homme n’arrive pas à voir le danger « réel et direct » de construire sa maison sur les pentes d’un volcan alors le réchauffement climatique…….autant pisser dans un violon.
    Eh oui, les optimistes (plutôt les aveugles), il ne va pas y avoir les Avengers qui vont venir sauver le monde. Paul le dit souvent mais il est fort probable que nous ne soyons pas outillé pour faire face à certains danger alors au lien d »espérer une hypothétique prise de conscience. Respirez et profitez des prémices de l’Été. Et en ce qui concerne vos préoccupations pour votre futur ou celui de vos enfants ou petits enfants, laissez tomber! Ce qui doit arriver arrivera!

  4. Pas trop compris ce qui vous étonne dans cette situation .

    Los Angeles et Nice ( et pas mal d’autres agglomérations) dansent aussi sur un « volcan » et Pompéï est visité encore par plus de 3 millions de touristes chaque année .

    Sur le lien entre « habitat risqué » et « fric épargné (ou à faire )  » , tous ceux qui ont à travailler dans le domaine de l’urbanisme et de la construction connaissent l’inconscience ou le cynisme économique des candidats à permis de construire en zone inondable , ou submersible , ou en zone avalancheuse , ou en zone d’éboulements rocheux , voire d’écroulements de falaise , ou encore ,moins violemment, en zone exposée aux bruits (aéroports ou voies routières )

    La motivation cynique est le plus souvent le terrain « bon marché » , que l’on espère bien  » valoriser par une construction revendue au prix fort ( voire énorme parce que , par exemple en bordure de mer , la vue est unique et pas gênée par les voisins ) à un gogo , ou parce qu’on se débrouille pour trouver des appuis « de groupe » quand la cata survient et que les assurances se dérobent très normalement . Comme il est simple ( et paradoxalement bien reçue par « l’opinion publique » ) de se poser alors en martyrs , parce que , prétend -t-on , « on ne m’avait rien dit « , ou, encore plus gros ,  » on ne m’a pas empêché de le faire », moi qui n’était qu’un pauvre petit citoyen ignorant  » !

    Illustration par une certaine submersion par cumul marée-tempête dans une certaine commune bretonne , il y a quelques années .

  5. Statistiquement, je pense qu’il y a plutôt très peu de maisons touchées par les volcans en comaparaison de la foultitudes d’édifices (immeubles ou maisons) touchés par un terrain trop meuble (un immeuble sur un meuble, ça ne le fait pas) . Survenue de grosses fissurations, etc. font des dégâts rapidement irréversibles, qui conduisent chaque année à la démolition de dizaines d’immeubles avant leur heure. Quelquefois la cause additionnelle est humaine (racines d’arbres plantés par les habitants, fracking dans l’Oklahoma, extraction gazière dans le Groningue, le réservoir étant peu profond ( ~ 3km).
    La cause non additionnelle la plus courante est la mauvaise qualité de la construction:

    En Inde par exemple, on peut lire ceci :
    Data from the National Crime Records Bureau (NCRB) indicates that a total of 38363 people lost their lives due to collapse of various structures between 2001 and 2015. Most people lost their lives because of the collapse of residential houses. Uttar Pradesh recorded the highest number of deaths (5690) during this period.

    https://factly.in/more-than-13000-lost-lives-in-structure-collapses-in-the-last-5-years/

    Donc entre construire n’importe où et construire n’importe comment, il n’est pas très étonnant que les niveaux soient similaires !

  6. Et la Syrie, catastrophe naturelle s’il en est.
    Le Big One de Los Angeles aussi pourrait s’avérer une catastrophe comme on n’en a pas idée et pourtant, tous ces gens qui savent bien, à quoi pensent-ils, comment vivent-ils, la crainte ou l’oubli?
    Belle photo, tout de même c’est joli.

  7. Bon, pour une fois, je dirai un mot positif sur ces pauvres humains. Il y a aussi de bonnes raisons, incontournables, antiques et sublimes pour vivre sur les pentes d’un volcan actif…
    Elle est notamment illustrée par ces deux mots: « lacryma Christi ».

  8. Dans mon village accroché à la falaise, les terrains bougent avec les sols (un carrelage qui se soulève en dos d’âne avec des craquements sinistres, ça fait peur) ; certaines maisons doivent être allégées (fissures) et gérer leur sol d’argile (source) pour qu’il ne soit ni trop mouillé ni trop sec aux alentours des fondations ; on vient de couper la route pour éboulement durant trois semaines (et pose de grillages supplémentaires dans les couloirs pierreux) tandis que 30 personnes sont encore logés à l’hôtel en attendant une sécurisation complète. Déjà cela fut vécu en 1905 et au XVIIIe-XIXe. Mais l’incendie de 2003 qui a frappé la montagne a déstabilisé les roches. Sans parler de notre zone de risque de tremblement de terre et zone d’inondation du torrent de montagne. Pourtant notre village date de bien plus de mille ans, tient un verrou historique de la montagne au point d’être tête de principauté en l’an mil et mille cent… et c’est un des beaux villages de la région. Faut-il évacuer ?

      1. H-A : Non, un peu plus haut.
        Cimetière : il ne bouge pas, mais il subit des effondrements aussi (vers 2005 par exemple). Les précédents cimetières, ruinés durant les guerre de religion, ont été déplacés hors ville au XIXe, pour risque sanitaire… L’histoire est un éternel volcan !
        Risques : J’ai eu toutes les infos par le notaire.

      2. Je vois .

        Il me semble d’ailleurs qu’un rocher de plusieurs dizaines de m3 est tombé récemment sur une route départementale entre Hautes Alpes et Alpes de Haute Provence .

        Les anciens collègues doivent mal dormir dans ces coins là .

  9. Un « haiku » de… je ne sais plus trop qui…
    (excusez-moi)
    « Nous marchons
    « Sur le toit de l’Enfer
    « Et regardons les fleurs… »
    Kobayashi Issa (peut-être ?)

  10. Je pense qu’on tente de tromper l’ennui. Une coulée de lave dans la salle de bains, et là bon dieu, on a quelque chose à raconter ! l’émail du lavabo qui explose…
    c’est peut être aussi la cause de toutes les guerres…

    1. « c’est peut être aussi la cause de toutes les guerres… »: un tantinet optimiste, non?

       » Une coulée de lave dans la salle de bains »: le nom est sauna, si on a la présence d’esprit de faire couler l’eau. Si la tuyauterie est en plastique, l’eau coulera automatiquement. On ne va pas imaginer la température de la coulée de lave, et plus encore la quantité, sinon y’a plus personne pour raconter l’histoire, ni lavabo désémaillé pour se plaindre de l’ingratitude des hommes imprévoyant par nature. Reste plus qu’à inventer un doseur de lave à l’entrée de la salle de bain. Un labyrinthe retardateur?
      Conclusion: l’intelligence n’a rien à faire de la guerre, de toutes les guerres.

      Mais y reste l’inépuisable:
      « Parlez-moi de moi, y’a que ça qui m’intéresse. »

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