Le programme du Blog de PJ pour les élections européennes. Transformer l’essai ?

Ouvert aux commentaires.

Bon, ce programme pour les élections européennes que Vincent m’a aidé à écrire, plaît. Tant mieux ! Et pas seulement ici parmi vous, mais aussi en haut lieu si j’en crois un coup de téléphone (inopinément) reçu tout à l’heure, venant s’ajouter à un rendez-vous déjà prévu dans la semaine qui vient.

J’ai déjà dit ce que je pensais du statut de « membre du Parlement européen » : je ne me fais aucune illusion sur ce qu’il y a moyen de faire, et ce qu’il n’y a pas moyen de faire à partir de là.

J’ai déjà été membre de deux commissions consultatives « de haut niveau », en France (Commission Attali sur l’Économie positive) et en Belgique (Commission sur l’avenir du secteur financier belge), les deux pays dont il est précisément question dans mon cas, et je ne regrette pas de l’avoir fait : cela ne fait pas de vous un décideur, mais cela vous offre un gros mégaphone pour gueuler que c’est maintenant ou jamais, et une grande table pour taper du poing dessus.

Être sur une liste en France ou en Belgique, ça c’est marquer l’essai. Être en position éligible, ça c’est transformer l’essai. Et là ça ne dépend plus de moi : ça dépend de vous ! Si vous pensez que c’est une bonne idée, à vous de le dire maintenant partout !

Le programme du Blog de PJ pour les élections européennes, par Paul Jorion et Vincent Burnand-Galpin

Quel modèle économique pour une société écologique ?

L’avènement d’une société écologique est impossible sans un changement radical de modèle économique. La politique actuelle du gouvernement en est l’exemple a contrario : concilier, sur le plan politique, libéralisme économique et préservation de l’environnement débouche nécessairement sur l’inaction écologique. L’environnement est sacrifié sur l’autel de la sacro-sainte équation « business + croissance = emploi + élection ».

Ce qui nous conduit à notre perte : le modèle économique capitaliste et néolibéral

Le capitalisme : un rapport de force en faveur du détenteur de capital

Le capitalisme, c’est le système économique qui donne l’avantage sur le plan politique au capitaliste, le détenteur de capital. Or qu’est-ce que le capital ? Ce sont les ressources qui, manquant à la place où elles seraient nécessaires pour permettre la production, la distribution ou la consommation des biens et des services, doivent être empruntées. Si les ressources manquent à la place où elles sont nécessaires, c’est que la propriété privée y fait artificiellement obstacle. Parce qu’il y a eu emprunt des ressources faisant défaut, il y a rémunération par une rente que l’on appelle « les intérêts » quand il s’agit d’un prêt de particulier à particulier ou bien a été accordé par une banque, mais aussi « le coupon » quand c’est l’État qui emprunte sous la forme de l’émission d’une obligation, et « les dividendes » quand les entreprises empruntent en émettant des actions de sociétés.

Le système témoigne de son efficacité si la situation permet qu’une véritable richesse soit créée en tirant parti de l’opportunité qu’autorisent ce que Proudhon appelait « les aubaines » : la générosité que la nature autour de nous manifeste à notre égard et qui nous permet d’y jouer le rôle de modestes « catalyseurs » grâce à l’apport de notre travail. Quand une véritable richesse n’est pas créée à partir de l’emprunt – dont le crédit à la consommation offre le meilleur exemple – le versement des rentes s’assimile à une pompe siphonnant l’escarcelle des pauvres en direction des coffres des riches. C’est là que nous en sommes dans notre société contemporaine.

Le néolibéralisme : les moyens justifient la fin

Le « néolibéralisme » désigne une version dérivée du libéralisme, que certains assimilent au paroxysme de la logique libérale. Le néolibéralisme abolit les règles macro-prudentielles édictées dans les années trente et conduit à démanteler, en Europe, les grands monopoles d’État.

La fin ne définit plus les moyens, c’est la minimisation des coûts et la maximisation des profits qui deviennent des fins en soi. Les résultats ont cessé d’être un objectif visé initialement, pour devenir « pragmatiquement » quoi que ce soit que l’on constate à l’arrivée.

La logique néolibérale gangrène l’économie mais aussi le comportement des États. Les entreprises doivent maximiser le volume des dividendes pour les actionnaires. Les États doivent minimiser leurs dépenses dans le seul objectif d’essayer de réduire la dette publique. Ni les entreprises, ni les États ne sont aujourd’hui guidés par une fin, un horizon idéal.

  • L’objectif de la préservation de la planète n’a pas sa place dans le système économique actuel.

Pour une société écologique : vers un socialisme authentique

Pour pouvoir intégrer l’urgence écologique au sein d’un modèle économique, voici les huit ingrédients d’un programme authentiquement socialiste.

Faire de l’État-Providence une institution irréversible et intangible, en mettant fin à la dépendance qui le lie aujourd’hui à la croissance et subordonne son existence aux caprices de celle-ci, et en inscrivant la nécessité de leur consubstantialité dans la Constitution.

Casser la machine à concentrer la richesse qui conduit aujourd’hui 62 personnes à disposer d’un patrimoine équivalent à celui de la moitié la moins riche de l’humanité : 62 d’un côté, alors que 3,5 milliards, cela représente 3,5 x 1.000 x 1.000 x 1.000 êtres humains, ce qui – on en conviendra – dépasse l’imagination !

Promouvoir la gratuité pour tout ce qui fait partie de l’indispensable (alimentation, santé, éducation, vêtement, logement, transport). Distinguons le nécessaire du superflu et faisons-les relever de deux régimes économiques distincts. D’un côté, le régime économique de l’indispensable serait fondé sur la mise en commun des biens, et leur gestion par la collectivité. De l’autre côté, en parallèle, le régime économique du « superflu » restera fondé sur les mécanismes de prix.

Dans le premier, n’ayant plus le prix comme source d’information économique à la gestion de l’offre, ce serait ainsi une gouvernance délibérative en charge de la gestion de l’offre (comme l’État déjà aujourd’hui en ce qui concerne une partie de l’éducation et de la santé). En fonction des évolutions de nos sociétés, la distinction entre indispensable et superflu pourra être modifiée pour correspondre aux besoins d’une époque particulière. Ainsi, aujourd’hui, la connectivité (l’abonnement téléphonique, l’accès à internet…) pour tous semble devenir un besoin fondamental car, entre autres, l’accès internet est maintenant indispensable pour un certain nombre de démarches administratives.

Si la gratuité répond à des exigences sociales, elle peut également répondre à des exigences écologiques : la gratuité peut être un puissant outil de redirection des habitudes de consommation des individus vers des comportements plus écologiques. Ainsi, pour l’alimentation, les « restaurants municipaux » servant de la nourriture gratuite à tous, pourraient choisir des aliments biologiques et locaux ; pour le transport, l’accent serait mis sur les transports en commun les plus efficaces au niveau énergétique (bus hybride, train, vélo, trottinette…) ; pour le logement, les nouveaux logements sociaux seraient construits selon les meilleurs standards énergétiques, etc.

Mettre l’homme et l’environnement au passif de la comptabilité des entreprises. Au premier abord, nous aurions tendance à dire qu’il s’agit avec nos règles comptables de catégorisations purement « techniques ». Mais une telle représentation est erronée. Les codes admis, les formulations admises ne sont pas neutres : elles portent en elles des valeurs, des jugements, reflétant rien de plus que les rapports de force existants entre les différentes catégories sociales composant nos sociétés.

Le principe fondamental des règles comptables devrait être la préservation non seulement du capital financier mais aussi la préservation de l’homme et de la nature qui l’environne et à laquelle il appartient. D’un point de vue comptable, n’est pris en compte seulement, que le capital financier en dissimulant la détérioration des conditions de vie et de l’environnement naturel. Une Constitution pour l’économie devrait ainsi stipuler qu’existent sur un plan comptable trois éléments à mettre au passif : le capital financier, l’homme en tant que tel et la nature dans son ensemble, en tant qu’elle est l’environnement de l’homme, car il n’y a pas d’économie florissante sans intégration harmonieuse de ces trois éléments.

Imposer le travail des machines, robots ou logiciels, en lui appliquant le même barème que celui qui vaut pour les êtres humains qu’ils remplacent. Le gain de productivité apporté par la machine est visible aussi longtemps qu’elle travaille au côté d’un être humain, mais aussitôt qu’elle le remplace purement et simplement elle cesse d’être visible : l’être humain qu’elle complétait autrefois a disparu, tandis qu’elle travaille désormais dans l’ombre, sa valeur ajoutée étant absorbée dans des chiffres statistiques globaux, sans être comptabilisée en tant que gain de productivité. Les sommes récoltées par l’imposition de la machine refléteront les gains pour l’humanité dans son ensemble dus à la mécanisation ; ils pourront être mis au service du financement pour tous de la gratuité sur l’indispensable. Il s’agira là pour ces sommes d’un bien meilleur usage que le financement d’une allocation universelle, dont le montant quel qu’il soit serait aisément capturé par le système financier ambiant. Ainsi, pour rappeler une actualité récente, lorsque les États-Unis s’efforcèrent en 2009 de relancer le secteur du bâtiment en allouant une somme de 4.000 $ aux ménages accédant pour la première fois à la propriété de leur logement, le prix de l’immobilier résidentiel américain bondit immédiatement de ce même montant.

Restaurer l’interdiction de la spéculation au sens purement technique du terme de « paris sur les mouvements à la baisse ou à la hausse des titres financiers », telle qu’elle était en vigueur en Suisse jusqu’en 1860, en Belgique jusqu’en 1867 et en France jusqu’en 1885. Les gigantesques flux financiers qui sont aujourd’hui divertis de l’économie réelle par le biais de la spéculation retrouveraient ainsi leur véritable destination (entre autres, financer la transition écologique !). Par l’interdiction de la spéculation, les investisseurs de long terme seraient valorisés et se tourneraient donc naturellement vers les investissements d’avenir comme ceux en faveur de la transition écologique.

Faire de l’euro l’embryon d’un nouveau système monétaire international, en remplacement de celui né à Bretton Woods dans le New Hampshire en 1944 et mort en 1971 dans les soubresauts d’une guerre du Vietnam excédant les capacités budgétaires des États-Unis. Depuis 1971, le monde vit dans un dés-ordre monétaire international, que l’invention des produits financiers dérivés (sous la forme initiale du swap de change) n’est pas parvenue à corriger. Ce nouveau SMI permettrait de stabiliser les monnaies entre elles et notamment mettre un coup d’arrêt aux spéculations sur les taux de change. Le climat économique serait alors plus serein pour permettre les investissements en faveur de la transition écologique.

Mettre les États au centre des investissements vers la transition écologique. Par manque de volontarisme politique, cela fait bien longtemps que la planification étatique n’est plus de mise. Mais remettre sur pied un État stratège est indispensable pour construire une société écologique. Jamais le nucléaire n’aurait pu se développer autant en France s’il avait dû satisfaire les mêmes conditions que les énergies renouvelables aujourd’hui. Le temps presse, les incitations financières à la marge que l’État libéral propose aujourd’hui ne sont pas suffisantes : si nous voulons développer les énergies renouvelables, il faut le faire exactement comme nous l’avons fait dans les années 1960 pour le nucléaire. À savoir se fixer des objectifs ambitieux (à l’époque, plus d’une cinquantaine de réacteurs ont été ouverts en dix ans !), développer l’énergie à l’abri de la concurrence (avec une société en monopole et publique) et engager très fortement l’État.

Mais au vu des montants colossaux pour la transition écologique, l’investissement public ne peut pas être la seule solution. Or, l’État peut également être au centre de la réorientation des capitaux privés vers la transition écologique. Inspirons-nous pour cela du plan Juncker à l’initiative du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) qui, avec une dotation initiale de 21 milliards d’euros, a permis de garantir pour plus de 335 milliards d’euros sur trois ans d’investissements privés dans toute l’Union européenne grâce à “l’effet de levier”. Un même mécanisme pourrait être envisageable à une échelle toute aussi importante voire plus grande, au niveau européen pour garantir les investissements spécifiquement verts, en particulier des PME.

Tout comme le plan Juncker, en mobilisant uniquement le budget européen, créons le Fonds européen pour l’environnement (le FEE), doté de 30 milliards d’euros qui pourront garantir sur 3 ans plus de 500 milliards d’investissements verts. Cette garantie permettrait aux PME de se financer à des coûts comparables aux grosses entreprises déjà présentes sur les marchés de transition écologique. Pour ce faire, la Banque européenne d’investissement (BEI) pourrait jouer le rôle de garant en émettant des obligations garanties par ce fonds spécifique.

Mais au-delà d’un modèle économique, c’est bien un renversement philosophique vis-à-vis de la nature qu’il faut mener. L’individu doit réapprendre à être à l’écoute de la nature, ce que la société de consommation lui a fait oublier. Passer de l’homo oeconomicus à l’homo oecologicus sera la principale difficulté !

Lectures complémentaires :

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127 réflexions sur « Le programme du Blog de PJ pour les élections européennes. Transformer l’essai ? »

  1. Deux remarques pour ce qui me concerne le Super Dupont me renvoie au gaulois réfractaire de Macron ce qui ne constitue pas la meilleure introduction à mes yeux.
    Et dans le point 1° je ne comprends pas le sens de « et en inscrivant la nécessité de leur consubstantialité dans la Constitution. » je crois comprendre que cela concerne l’état providence et la croissance , si c’est bien le cas en quoi sont-ils consubstantiels ?
    Hors ces deux points cet axe directeur me convient bien.

    1. Alinber, je sais que vous n’allez pas me croire mais la rumeur affirme que MM. Jacques Lob et Marcel Gotlib n’étaient pas des personnalités politiques, mais plutôt des humoristes. Je sais, c’est difficile à admettre.

      Et sur l’autre point : on nous dit « Pas d’état de bien-être si pas de croissance », nous on dit : « Allez-vous faire foutre avec votre croissance à la noix qui passe entièrement en intérêts payés et en dividendes, on veut l’état de bien-être de toute façon, même si les investisseurs de mes deux sont moroses. » Est-ce plus clair en ces termes ?

      1. Ne serait-ce pas un tantinet vulgaire….?
        Mais non je rigole.
        Bravo pour votre engagement Paul.

      2. La gratuité pour la nourriture pourrait être établi avec un système qui fonctionne très bien actuellement : les Amap. Cela reste un fonctionnement solidaire, libre et respectueux de chacun, mais qui serait financé par la taxe Sismondi, le producteur serait ainsi assuré d’être correctement rémunéré et chaque individu vient retirer chaque semaine qui son panier de fruits et légumes, fromages, pain, lait, viande etc, et ce par rapport à ses besoins et aux membres de sa famille et serait donc assuré, aussi, d’avoir de quoi se nourrir très correctement. Les autres dépenses alimentaires hors Amap pourraient alors être obtenues avec des chèques déjeuners dans les commerces qui acceptent ce mode règlement (bouchers, boulangers, certains restaurants, etc..;) comme actuellement, mais seraient aussi financés par la taxe robot et une participation modeste de chacun selon ses revenus et moyens financiers. L’idée du restaurant collectif communal ne me semble pas viable du tout. Même les SDS refusent souvent d’aller dans les hébergements collectifs, le dormir collectif, entre autres, et préfèrent très souvent subir le froid et autres avanies et rester dehors , c’est dire…

        http://reseau-amap.org/amap.php

      3. M. Jorion

        La croissance, ce ne sont pas forcément que les gros groupes ou multinationales cotés en bourse, ce sont aussi des petites entreprises, des artisans, des petits producteurs, des petits commerces… (« la main invisible » de A. Smith) Il n’y a pas de dividende, pas de spéculation ni de pots de vin : il n’y a que des salaires.
        Quant à « l’état providence » quand bien même il s’appellerait « état de bien être », il n’y a que ceux qui n’en ont pas besoin qui aiment, du moins ceux qui ne sont pas de grincheux égoïstes ne supportant pas de payer des impôts pour financer les aides sociales (ceux qui oublient qu’un jour, eux-mêmes ou leur mère ou leur enfant peuvent en avoir besoin). Ceux qui en bénéficient ne le font pour une grande majorité que parce qu’ils n’ont pas d’autre choix, mais ils n’aiment pas vraiment ; s’en passeraient bien à condition qu’on soit capable de leur proposer autre chose. Y en a-t-il bcp qui proposent autre chose parce qu’ils comprennent combien être « assisté » n’est agréable pour aucun adulte ? Et pour ceux qui bénéficient de ces aides qui ne permettent pas vraiment d’en sortir (je dirais presque qu’elles nous condamnent sauf si on est un « héros », tant elles sont mal pensées) devoir faire des comptes d’apothicaire pour tout, se priver de ci de ça en permanence dans une société où la consommation est sollicitée en permanence y compris dans les manifestations culturelles (même à Lourdes par ex, les « marchands du Temple »), ce n’est pas vraiment du bien être….
        Je sais de quoi je parle, je ne suis ni une « dame patronnesse » ni une bénévole « sensibleuse » offrant une épaule pour pleurer dans quelque acssoc’ caritative. Ce genre d’assoc’ qui m’ont « généreusement » permis de vivre avec mon enfant à charge avec une AAH (= 700€ alors). Combien m’a-t-il fallu de colère pour que Chirac augmente ces AAH ! (de « peu faut pas pousser » sinon se faisait huer) alors que certains de ces handicapés ne peuvent vivre que lourdement appareillés (hors de prix pour eux les fauteuils roulant à la pointe !) et avec assistance médicale. C’est possible pour eux avec 100€ de + vous croyez ? (je ne suis pas concernée mais je sais combien c’est difficile de vivre avec une AAH sans ces appareillages et assistances). Non, ce n’est pas du « bien-être ». Ni une APL pour des logements trop chers et souvent vétustes… Alors si en plus vous nous offrez la soupe populaire des « indispensables alimentaires gratuits » ! Pourquoi pas aussi des tickets de rationnement comme pendant la guerre ou comme en URSS stalinienne aussi tant que vous y êtes…..
        Mieux compris ?

      4. Il est super ce programme,
        en langage châtié ou non, avec ou sans super-Dupont.

        Je lui vois en particulier un énorme mérite : celui de mettre le social avant l’écologique, car c’est bien dans ce sens là que ça doit être, si on veut arriver à quelque chose.

        V Rey

  2. Perso, je propose :

    SANTÉ :
    – Santé gratuite évidemment, de qualité (pas comme en Angleterre) ; il y a déjà de très bons médecins dans les CHU, encore faut-il leur donner les moyens de travailler correctement avec un personnel médical non stressé, et avec tous les lits disponibles. Que leur direction ne soit plus exercée par des gestionnaires.
    – Qu’il y ait des services d’urgence de proximité, lesquels orientant si nécessaire les patients gravement blessés ou malades en danger dans les services hospitaliers (CHU ou autres) et soignant ou rassurant tous les autres, majoritaires.
    – Créer des centres médicaux pour permettre que les jeunes médecins s’installent sur tout le territoire français, par exemple selon le mode d’autorisation d’implantation des bureaux de tabac (= 1 bureau de tabac par nombre de résidents sur le lieu géographique, remporter un appel à candidatures suite à une décision d’implantation, ou être présenté comme successeur d’un gérant de débit de tabac). Ceci éviterait les déserts médicaux.
    – Que les hôpitaux psychiatriques français ne soient plus les parents pauvres de l’Europe. Qu’on équipe tous les hôpitaux de vrais centres d’intérêt tels art, musique, théâtre, littérature (de qualité), cinéma, et ateliers de métiers d’art (ébénisterie, tapisserie, ferronnerie, céramique, …etc ) tant de métiers qui ne sont plus valorisés sauf pour ceux qui ciblent une clientèle aisée ; qu’ils disposent également tous de terrains cultivables pour formation diplômante (comme le font quelques rares hôpitaux avec nombre de places réduit faute de moyens) : Cela éviterait nombreuses camisoles chimiques et les malades ne sont pas tous des « irrécupérables », loin s’en faut.
    Que les malades soient correctement suivis par un personnel médical compétent et assistance sociale lorsqu’ils résident dans leur propre logement, et ne soient plus abandonnés dans la clochardisation ou les prisons.
    – Que les services publics soient regroupés en plusieurs zones de proximités (techniquement c’est très possible, je peux détailler), avec assistante sociale qui remplit une fois pour toutes les dossiers à remplir pour les besoins des divers services, de sorte que celui qui est dans quelconque panade, grave ou moins grave, ne soit obligé de répéter d’un service à l’autre ce qui l’afflige en s’enfonçant chaque fois plus dans le négatif) = retrouver de l’humain !
    – Qu’aucune maison de retraite ne soit un mouroir mais un lieu de VRAIE VIE.
    – Qu’on ne laisse mourir personne de faim et de soif lorsque les branchements de tuyaux de survie ne peuvent plus rien. Même une personne dans le coma peut souffrir.

    AIDES SOCIALES :
    – Qu’il n’y ait plus de plafonnement pour y avoir droit, mais que les aides soient étudiées en % selon les revenus et composition des foyers comme le sont les impôts directs, ainsi que selon leur département de résidence. Ainsi tous ceux qui ont actuellement des revenus dépassant de peu ces plafonds ne seraient plus lésés. Et que ces aides soient suffisantes pour une vie décente.
    – Y ajouter de la même façon des aides à l’énergie, à l’eau, à la communication (dont internet) et aux assurances, ainsi que des aides à l’équipement des logements autres que électro ménager (nombreuses personnes vivant en HLM sont sous équipées par rapport aux besoins de leur famille).
    – Que les foyers modestes puissent gratuitement, obligatoirement et URGEMMENT avoir des logements correctement isolés, avec mode de chauffage non énergivore, qu’ils soient locataires ou propriétaires.
    – Que le prix des loyers redeviennent équivalents à au plus 1/4 des revenus (et non presque 50 % comme c’est de plus en plus le cas) = encadrer les prix des loyers en fonction de l’état des logements, des prestations offertes et idem quel que soit le lieu, de sorte que les loyers ne dépendent plus des plus-values abusives. Pour ce faire, accorder une aide transitoire aux propriétaires pour qu’ils ne louent pas à perte leurs biens qu’ils auraient achetés bien plus cher, ceci pour ne pas les dissuader de louer.
    – Que les RSA redeviennent des RMI décents, sans obligation de travailler AU RABAIS, mais avec un vrai accompagnement.
    – Que les Pôles Emplois soient à l’image des services à l’emploi privés en Angleterre (du moins en 2000, je ne sais si c’est toujours le cas) : qu’il y ait du personnel bien formé à l’encadrement par types d’activité, formé au prospect (tous les demandeurs d’emploi ne sont ni bons vendeurs de leur personne ni bons prospecteurs, ce sont de vrais métiers qui ne sont pas à la portée de tous), et qu’il perçoive le salaire de base + une commission au prorata du salaire de chaque emploi obtenu en CDI. De la sorte cela pourrait éviter nombreux salaires au rabais.

    ECONOMIE :
    – Relancer les créations de PME, TPE, artisanat répartis sur tout le territoire français et commerces de proximité, en créant des mutualisations d’entreprises de manière inédite ( je peux proposer une idée étudiée de 90 à 94 à mettre en forme) et sans se contenter des pépinières d’entreprises innovantes secteur high-tech parce que NOUS N’AVONS PAS BESOIN QUE D’INNOVATION.
    – Supprimer les TVA pour permettre que ces entreprises puissent offrir aux consommateurs un prix de vente moins élevé. Ce qui permettrait que même des modestes aient accès au « superflu » de leur choix et pas seulement au « nécessaire » (aucun « nécessaire » n’est le même pour tous). Ce qui relancerait l’économie.
    – Pour ce faire, tout le monde ayant un revenu même minime paierait un impôt sur revenu et selon ses moyens (même 50€ sur l’année pour les plus fauchés) sans valeur ajouté du patrimoine. Chacun participerait de la sorte au financement des services pour tous de l’État, qu’il soit citoyen français ou résident étranger, et personne ne serait mis au rebus. Cela éviterait le racisme social : ÉGALITÉ POUR TOUS. Les plus modestes n’y seraient pas lésés. Même obligation pour les plus riches.
    – Impôts pour les sociétés : idem.
    – Impôts sur le patrimoine : idem.

    En conclusion : Qu’il n’y ait plus « d’État Providence » mais un ÉTAT POUR TOUS.

    1. J’ajoute : Que les collégiens ne soient plus obligés de choisir dès la 3ème une orientation professionnelle. Qu’on leur accorde le droit de ne pas savoir quoi faire, et qu’il y ait de vrais lycées d’enseignement général. Qu’on réintroduise pour tous des matières « non productives » comme philosophie, art, musique, théâtre, avec de vrais profs formés à ces disciplines, sans sans se contenter de ne compter que sur quelques profs prenant bénévolement du temps sur leur vie privée. Ce n’est pas du caritatif mais du nécessaire.

    2. Concernant le logement, sans aller à la gratuité, il serait judicieux de rendre le calcul du loyer beaucoup plus transparent et rendre ce qui relève actuellement des APL, appliqué de manière indirecte dans l’équation du calcul, cela n’est pas une proposition irréaliste, elle est déjà en application en Belgique dans la partie wallonne du pays :

      L’article 30 de l’arrêté du Gouvernement wallon du 6 septembre 2007 prévoit que le loyer mensuel réclamé aux locataires de logements gérés par la Société wallonne du Logement ou par ses sociétés agréées s’établit selon la formule suivante :
      Loyer mensuel=0,4.loyer de base + x.revenu annuel / 12
      Le loyer dépend donc, d’une part, des revenus du ménage locataire et, d’autre part, de la valeur de l’habitation qu’il occupe.
      Les APL sont ainsi globalement négociées entre l’état et les sociétés de logement.
      Le loyer de base tiendrait compte de la valeur actualisée des logements en fonction des capitaux engagés lors de la construction et de l’amortissement comptable de ces capitaux.
      Méthode qui aboutirait à un calcul de loyer particulièrement faible si cela était appliqué aux constructions, sises sur le site des anciennes fortifications de Paris et édifiées dans les années 1930,- donc totalement amorties;il conviendrait donc de prévoir un surplus raisonnable, lequel abonderait un fond spécifiquement destiné aux nouvelles constructions, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui car les bailleurs sociaux actuels se gavent en ayant placés ces logements type 1930 en ‘assimilés PLS’, tout cela pour entretenir une véritable ‘armée mexicaine’ de directeurs et cadres:https://resistanceinventerre.wordpress.com/2016/02/12/les-hlm-parisiens-suite-commandes-par-une-armee-mexicaine/
      Dans l’absolu, l’articulation de la loi DALO, impliquant la responsabilité de l’état en matière de logement, serait à revoir en impliquant de manière plus directe l’état dans la gestion des organismes HLM. Malheureusement, l’on n’en prend pas la voie car la politique actuelle est plutôt à la privatisation de ce secteur et un moindre engagement budgétaire pour ce qui concerne les aides (on dépense un pognon dingue…)

      1. Le seul truc qui peut faire baisser vraiment à la fois le coût des loyers ou celui de l’acquisition , c’est l’interdiction de la spéculation foncière et immobilière , avec l’arme des taxes et impôts .

        De ce point de vue le maintien de l’ISFImmobilère est plutôt une excellente chose .On pourrait même l’alourdir encore un peu .

        Je ne connais assez que la situation française .

      2. Et les loyers augmentent selon l’indice de référence publié par l’insee. Les loyers ne peuvent qu’augmenter puisque l’insee fournit l’indice de reference relatif à l’augmentation des loyers.

  3. Un mouvement s’est articulé les derniers temps, entretenu par des intellectuels tels que Guy Standing (University of London), ou Rutger Bregman (Pays Bas), et tant d’autres. Même à Davos, cette année fut marquée par un nouveau vent qui soufflait de gauche: critique du « turbocapitalisme », de l’ultra-libéralisme dont la vocation consiste à enricher les riches, et mettre à l’écart ceux qui ne peuvent (ou ne veulent) pariciper à la folle course qu’impose la mondialisation économique.
    Ce que crains: lutter contre les inegalité est une cause noble, mais il y a des réalités. Le personnel politique s’abrite derriere le phénomène de la libre circulation des capitaux, en Europe et dans monde. Vous savez qu’il y a une forte compétition entre les pays pour attirer un maiximum d’investisseurs. Les réformes du gouv. Schröder en Allemagne (« Hartz »), ou des restrictions en matière sociale (dumping social) en Angleterre sont en grande partie les conséquences de cette compétition. Jusqu’à présent le personnel politique, y compris la presse obéissante, ont fait croire au bon peuple l’histoire du trickle-down (« ruisselement »), mais ca marche de moins en moins.
    Il faut continuer le combat. Le capitalisme d’aujourd’hui se comporte comme une bactérie ou un virus: il s’adapte aux aggressions venant de son environnement. Il convient donc d’y mettrre les moyens, à forte dose, pour rétablir, avec le temps, un peu de justice sociale.

  4. Il me semble qu’en 2017 vous feriez part des convergence de vue avec DM25 et Yánis Varoufákis.
    DM25 à annoncé qu’ils allaient présenter une liste internationale aux élections de mai,je ne sais pas où en est le projet mais Yánis Varoufákis en parle ici
    https://youtu.be/hbnzQtLS4T8
    Avez vous déjà examiné la possibilité de vous présenter sur cette liste si elle existe en france ou en Belgique ?

    1. La liste DiEM25 en France se confond en France, à ce que j’ai compris, avec celle de Génération.s.

      Vous vous souvenez peut-être d’un grand débat qui devait avoir lieu entre Benoît Hamon et moi, et qui avait été annulé de son côté en dernière minute.

      1. J’avais voté Hamon et je le regrette.
        Ce type fut un frondeur et que firent les frondeurs quand par exemple Hollande imposa la loi El Khomri ? rien !
        Il fallait garder son petit boulot. Aucun courage : humain trop humain.
        Son refus de dialoguer avec Paul Jorion s’éclaire : pas assez marketing pour son staff, je suppose…
        Alors quand Place publique veut unifier les partis de gauche, il faut surtout entendre les électeurs ce ces partis, pas les apparatchiks,ce genre de minables. Sinon c’est rappé: plus personne ne veut de EELV, Gén.s du PS ou du PCF ni même d’une FI tant qu’elle sera soumise à un dinosaure bolivarien.

  5. Il me semble que la croissance est indispensable à la création monétaire permettant le paiement des intérêts.
    Sans croissance et avec des intérêts c’est le monopoly à la fin il y a un joueur qui possède tout !
    On constate que même avec les intérêts à 0% le phénomène de concentration de richesse se poursuit …
    La question c’est avec 360 000 naissances et 151000 décès par jour il faut de la croissance pour donner de quoi vivre aux nouveaux passagers de la terre quelque soit le système d’organisation sociale.

      1. Passer de 151000 dèces par jour à 360 000 décès par an aur la durée du mandat, Sii c’était possible airait pour résultat 303 millions d’humains en plus sir la planete soit 60% de la population de l’UE.
        En fait le nombre de nouveaux individus par jour n’a jamais été si grand et il est si pas Norman en tout cas inéluctable qu’ une partie viennent en EU et soit il faut une croisance soit un partage different des resources existantes. Partage radicalement différent : difficile sans atteinte à la propriété privée donc à la déclaration et la convention EU des droits de l’homme. Croissance difficile sans atteinte aux droits la planète.
        Pour ma part j’ai peur que l’homme ne se tourne vers la solution habituelle, organiser la destruction ordonnée de biens et de vies, effacer les dettes , sous le contrôle des élites en place afin de pouvoir reprendre la croissance une fois la guerre terminée.
        Lors du dernier évènement nous étions 2.3 milliards d’humains, donc pour donner un répis de 70 ans à la création de CO2 la troisième pourrait faire 5 milliards de victimes… Je pense que le rôle des politique n’ a jamais été plus important pour trouver des solution différentes

      2. Donc , à part avoir peur et prier pour que les « politiques » trouvent des solutions différentes , on n’a pas d’issues .

      3. Pardon cependant pour la bourde qui m’a fait écrire par an , là où il s’agissait de « par jour » .

        Qu’à cela ne tienne , s’il faut en passer par là pour continuer à mener notre train ( ou bagnole ) de vie , je propose qu’on passe à 360 000 décès par jour sur la durée du mandat .

        Y a plus qu’à .

    1. Expliquez nous Five cents, pourquoi nous sommes au bord d’un effondrement social, alors que le PIB s’est multiplié par 11 depuis 1973, et que la population française ne s’est accrue que de quelques millions…

      Il doit manquer quelque chose à votre analyse …

  6. Bonsoir!Merci pour votre contribution.
    Quelques questions cependant ?
    Qui a élu les ,Reagan,Tatcher,Blair,Schroder,Merkel,Clinton,Carter ,Trump,Macron…hélas cette liste n’est pas exhaustive…tous plus ou moins affidés de l’école de Chicago ? J’allais oublier certains grands responsables européens actuels et passés .
    Qui a permis sinon programmé la confiscation des énormes gains de productivité générés par la révolution scientifique et technique au profit des oligarchies régnantes ?
    Marionnettes,sinon séides de la finance et des marchés (schadow banking ,swap (CDS) etc..)
    Faut-il rappeler le discours de hollande stigmatisant la finance et la désignant à la vindicte populaire ?
    Faut-il rapppeler encore la gestion de l’inénarable Sarkosy qui aujourd’hui bat des records de popularité?
    Faut-il hélas rappeler le sort des social-démocraties européennes qui ont partagé avec les droites les prébentes bruxelloises?
    Tout ces politiques ont été choisis, disons plutôt élus démocratiquement.Ils n’ont pas violé les constitutions de leur Etat…Sauf peut-être Sarkosy ,qui par une forfaiture a fait voter par un parlement croupion la Constitution Européenne refusée par référendum ?
    Je me relis…J’éprouve une peine immense et m’apprête à effacer ces lignes.
    Et Puis NON !
    Modeste enseignant retraité,féru d’histoire,je veux crier mon désespoir.
    Préparez vos croix car vous voulez virer les marchands du temple. … et vous avez raison!
    Mais l’histoire des deux siècles passés démontre qu’ils ne se laisseront pas dépouiller facilement.
    1870, la Commune,1914 la City-Cécil Rhodes,les rivalités coloniales-1940, Pétain ,l’OTAN-les conflits ethniques et religieux …..instrumentalisés.
    Une crise majeure sera fabriquée et surgira à point pour mater les vélléités des malheureux peuples sous informés,bernés :Peuples qui ne réagiront que par la soumission ou la violence comme d’habitude.
    Roosevelt et Eisenhower dans des discours célèbres nous avaient prévenus.

    Pardonnez à un vieil instit (qui a connu la guerre d’Algérie tout de même),pas encore tout à fait sénile ,l’énorme faute que je commets en démoralisant de futurs et jeunes lecteurs .

    1. Heureusement pour tout le monde , les jeunes et futurs lecteurs n’ont pas grand chose à foutre des papys de mes deux . Des pays instituteurs surtout !

      1. A monsieur « juannessy »
        Le vieux papy ancien instit secrétaire de mairie,de mes deux vous remercie pour la hauteur de votre contribution.Mais j’aurais aimé un peu plus d’épaisseur dans votre court commentaire.
        Mais je m’attendais à une telle réaction ,si vous aviez un peu mieux lu ma diatribe à quatre sous.
        Allez bon courage .
        J’arrête là mon exposé prétentieux.

      2. @Papiper :

        J’ai aussi connu un vieil instit , mais il était , lui , plutôt porté sur la langue française et la poésie . Quand il tombait dans la déprime , sur ses vieux jours , plutôt qu’enrichir les psys ou les dealers , il sortait son anthologie de la poésie française ( on reste super Dupont ou pas ) , ou s’essayait à écrire lui même .

        Extrait de ses préférences :

        https://www.poetica.fr/poeme-1646/charles-cros-un-immense-desespoir/

        PS 1: la rédaction « Mais je m’attendais …..quatre sous « , ne m’est pas claire .

        PS 2: Je ne sais pas quel est l’équivalent de Super Dupont dans la littérature belge ( Super Thorgal peut être ) , mais il faut effectivement encore avoir de la jeunesse pour taper du poing sur la table en même temps qu’on beugle dans un mégaphone . Si c’est finalement sur une liste belge que Paul Jorion émarge , j’espère qu’elle a ça en stock .

      1. Guillaume d’Orange Nassau ( enfin c’est à lui qu’on prête la citation ) le disait mieux :

        « Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer  »

        Mais il ne connaissait pas les autruches .

      2. Je m’aperçois que la maxime fonctionne aussi ( et devient sans doute plus enthousiasmante ) si on remplace « nécessaire » par « superflu » .

        Nécessaire et superflu , même combat : espérer , entreprendre , réussir , persévérer .

        Signé : Guillaume d’Orange-Juannessy .

    2. Le « vieil instit… pas encore tout à fait sénile » démontre une belle lucidité !

      Son cri peut être entendu, car assez puissant, par les jeunes -génération Y – au travers de leurs casques baladeurs mp3…
      Le « vieil instit » contribue ainsi à l’optimisme du blog, via ses « futurs et jeunes lecteurs » et ses lecteurs plus âgés qui auront entretenu une jeunesse d’esprit 🙂

    3. @ papiper
      Hé bien moi – qui doit être aussi un « vieux » papi (classe 49) – je vous approuve
      et je me désole que ce blog devienne au fil des ans un concours Lépine des bonnes idées
      Et elles sont toutes bonnes vos idées (enfin presque)

      Mais permettez moi de citer La Fontaine:
      « Ne faut-il que délibérer? La cour en conseillers foisonne: Est-il besoin d’exécuter? L’on ne rencontre plus personne.  »

      Dit autrement; suffit-il d’avoir des idées (bonnes ou mauvaises) pour pouvoir changer le monde ?

      Et si vous comptez sur les élections, ou sur les gilets jaunes, les drapeaux rouges ou les verts écolos, on y sera encore dans un siècle. La bactérie capitaliste aura muté cent fois avant que les antibiotiques ou les vaccins ne soient mis au point.
      Ce que je crois, c’est que l’homme fait l’histoire comme le cochon fait la saucisse et que c’est la nécessité + les hasards du temps qui conduisent le monde sur fond de passions contradictoires.

      Jean Marc Jancovici a raison. C’est la pénurie énergétique qui va mettre tout le monde d’accord – dans le plus grand désordre, je le crains.

      1. C’est possible, mais pas souhaitable. On pourrait malgré tout, commencer à préparer le terrain, avec deux ou trois mesures : plus de publicité sur les moyens de communication de masse par exemple, histoire de revenir à des besoins plus naturels, moins fabriqués.

    4. @ Juannessy,
      Votre insulte vulgaire contre papiper est inacceptable et elle révèle votre face obscure: sous votre masque d’humaniste de gauche, le mépris.
      Dommage pour vous : « verba volant, scripta manent » et sur le Wb c’est encore plus vrai !
      Totale solidarité avec papiper !

      1. Je pense que Papiper aura mieux décrypté que vous . En tous cas , il est le seul à avoir un avis intéressant sur la question .

        Si « de mes deux » est vulgaire , le taulier est un sacré rustre .

        PS 1: pour les instits qui nous suivent depuis longtemps , ils trouveront dans votre commentaire , une forme de version des femmes savantes de Molière ( Tirade de Chrysale , volte face vers Bélise )

        Ps 2 : ces papys sont d’une fragilité d’ingénues .Pas étonnant qu’on en soit là .

      2. Mais c’est la première fois de ma trop longue vie , que l’on me traite d’humaniste de gauche .

        Pas plus que d’humaniste de droite .

        Et pas même d’humaniste .

        En fait on ne m’a jamais traité de quoi que ce soit , sauf de noms d’oiseau parfois en bagnole . Mais je n’ai plus l’occasion de polluer par cette voie en crachant des PM 2,5 , des PM 10 ou autres oxydes d’azote . C’est ma contribution aux points 4 et 8 .

      3. @ Juannessy,
        Paul a parlé d' »investisseurs de mes deux » et j’ai trouvé ça très drôle et sa sortie bien envoyée.
        Vous, vous êtes adressé à papiper ad hominem : c’est donc bien une insulte et dans ce contexte personnel, vulgaire.
        Vous pouvez comme à votre habitude briller par votre érudition et culture il n’en reste pas moins que votre réponse est minable.
        Selon moi, vous devriez simplement vous excuser d’avoir utiliser ce ton et pas vous réfugier derrière une expression que PJ a employé dans un autre contexte.

    1. Quand je vois ce genre de commentaires j’ai bien sûr envie de ne plus écrire QUE des romans.

      Je suppose que c’est d’ailleurs ça le but secret de la manoeuvre 😀

      Raté ! Je continue !

    2. Le stalinisme rôde, menaçant et va s’abattre sur nous.
      Et on fait rien, on nous dit rien…

      Mais je peux vous faire part d’une expérience personnelle: j’ai porté un bleu pendant 10 ans (ensuite une blouse bleue pendant 18 ans, passe que les usines où j’allais étaient beaucoup plus propres qu’au début).
      Donc mon expérience: c’est très pratique, seyant et personnalisable. Mon truc était des dessins au feutre indélébile de plusieurs couleurs, dans le dos. L’aigle du sceau du Président US jetait un feu terrible, bien que je crains l’avoir un peu mutilé. On voyait déjà mon attirance contre l’impérialisme, pour ainsi dire…
      C’est aussi assez inusable, une paitre ( un porté, l’autre au lavage) durait plus d’un an. Un conseil, soit vous portez des chaussettes neutres, soit vous prévoyez le modèle de bleu avec une longue fermeture à la cheville.

      Si Staline promet des bleus, j’suis pas contre. Et même plusieurs barres de flocons d’avoine enrichies à la poudre de noisettes. C’est assez énergétique pour pulvériser les records de Stakhanov , pas exactement mon idole mais…

    3. Et la surproduction alimentaire alors ? Vous ne les voyez pas toutes ces subventions européennes pour tenter de limiter la production ? On a un président et un ministre de l’intérieur qui arrachent des yeux et des mains. Où dites-vous qu’elle est la dictature ?

      V Rey
      findutravail.net

  7. Il me semble qu’il faille établir une base au niveau communale. Cette base devrait servir à faire évoluer les terrains des plus pauvres à des prix plus gratifiants. Actuellement c’est l’inverse qui se produit. Les lois doivent être changées pour évoluer vers un système progressif. Non les décideurs communaux ne doivent pas répondre à faire de leur commune un champ de bataille.

      1. Je disais que l’Etat doit classer ces petits ruisseaux pour un entretien adapté aux besoins aquatiques des poissons.

      2. Il faudrait donc entendre la providence de « l’état providence » s’étendant jusqu’aux besoins aquatiques des poissons …

        J’ai beau être un apôtre de la fraternité étendue au vivant , c’est peut-être beaucoup demander aux services ( et au budget ) de l’Etat , sauf à nationaliser sans indemnités tous les terrains riverains dans une bande de 100 mètres .

  8. Merci pour la publication de votre programme.
    A 38 ans j’ai quasiment toujours voté mais récemment j’avais pris la décision de ne plus le faire. Je trouve que les programmes des différents partis ne sont pas à la hauteur de la situation…
    Mais ici, c’est la première fois que je vois un programme cohérent face aux enjeux auxquels nous somme confronté.
    J’aime beaucoup le point 4 et d’autres et j’ai toujours eu des doutes sur cette histoire de transition énergétique tel qu’on nous la présente. Mais le contexte dans lequel vous présenté cette transition me semble bon.
    Bref, à cause de vous je doit me remettre en question et peut-être aller voter aux prochaines élections.
    Vous êtes pénible :]

  9. Encore une remarque:
    Dans votre point N° 4 vous parlez de passif et d’actif
    Combien de personnes en France – à part les comptables – comprennent ces notions d’actif et de passif ?

    Et puisqu’il est question de politique, comment expliquer cela dans un débat, radio ou télé, qui ne vous laisse de 1′ 30″ pour exposer vos idées ?

  10. En tant qu’homme de gauche et écolo , je trouve que ce programme est très séduisant et je pourrais voter pour lui sans trop d’hésitation .
    Mais une petite question , comme ça en passant : que faites-vous des traités européens qui , par leur philosophie et surtout par leurs objectifs , sont à l’exact opposé de votre démarche sociale et environnementale ?
    Comment comptez-vous vous y prendre pour convaincre les 27 autres pays que sans toucher à ces traités , la mission est totalement impossible ?
    Et si vous voulez changer cette constitution européenne et donc ces traités , quel est le plan ?

  11. Je soutiens l’initiative consistant à envoyer Paul au parlement européen, ou tout au moins à reprendre l’intégralité des mesures préconisées dans ce programme, car oui nous n’avons jamais assez de porte-voix. A bon entendeur salut ! Si Paul pour une raison x ou y n’est pas en position éligible dans une liste, ou si seulement deux ou trois idées sans liens organiques sont reprises dans le programme d’un parti, à quoi bon !

    Et puisque dans son préambule Paul évoque les limites de la démocratie européenne dans sa forme actuelle, je me risque encore une fois à évoquer les gilets jaunes, j’allais dire pour que nous nous adressions à eux, mais non, ce n’est même plus la question, car en réalité, ils disent des choses très semblables à celles qui sont dites sur le blog, certes pas dans les mêmes termes, mais selon forme telle, celle que présente le mouvement dans sa réalité dynamique, qu’il y a véritablement similitude dans l’attitude qu’il convient d’adopter à l’égard d’un système qui nous dévore.
    Il s’agit avec les gilets jaunes d’intervenir sur le terrain social et politique, hors cadre institutionnel. Les gilets sont l’expression de la nécessité vitale de sortir d’un cadre qui n’est plus adapté à la résolution des problèmes vitaux d’aujourd’hui. On se méprend lourdement en l’assimilant seulement à ses revendications, même si elles sont axiales, alors que le principal est ailleurs, dans la forme particulière qu’a prise le mouvement pour porter la contestation. C’est donc une forme qui passe largement inaperçue, car elle n’est pas l’émanation d’un comité central, elle n’a pas de front véritablement identifiable. C’est plutôt une forme qui épouse tous les contours du cadre pour mieux le déformer, le tordre, voire le briser. Les gilets jaunes sont donc tout contre le cadre, ils s’y accrochent, ainsi leur revendication pour plus de pouvoir d’achat, mais qu’on ne s’y trompe pas, la forme dément cette impression de revendication limitée si on l’associe au RIC, et encore si l’on observe qu’il déjoue tout positionnement partisan, finalement la meilleure façon de remettre en cause tout un système.

    Il y a Buro, mais il y au aussi Priscilla Puldowski, figure historique du mouvement qui dit des choses presque plus intéressantes dans cet interview que son homologue, parce que justement elles dit quelque chose de la forme du mouvement, quand elle évoque par exemple la façon dont le gouvernement s’ingénie à compartimenter ses domaines d’intervention. J’ai envie d’écrire, Jorion, Puldowski, même combat ! L’un grand intellectuel, l’autre femme de terrain mais aussi de réflexion, car se coltiner avec la réalité d’un mouvement, penser ses contradictions, éviter les pièges samedi après samedi pour rebondir à chaque fois, et être capable de se hisser à cette hauteur de vue, chapeau !
    Je ne crois pas qu’il s’agisse réellement de deux mondes qui s’ignorent totalement, ou plutôt il y a des brèches, ici ou là qui finissent par apparaître, par où se communiquent des idées, des aspirations communes.
    On ne poursuit pas un mouvement pendant 16 samedi en fraternité de combat avec des concitoyens sans faire faire évoluer la conscience commune des participants à ce mouvement. On a souvent moqué leur obstination à promouvoir le Référendum d’initiative citoyenne, moi-même je suis perplexe, mais en fin de compte ce n’est pas cela qui compte dans cette affaire : avec le RIC on ‘travaille’ le point aveugle de la politique : son impuissance à faire quoi que ce soit pour transformer vraiment la vie des gens. Ils prennent au mot les élus de la République qui prétendent résoudre les problèmes, et font en réalité si peu, et surtout si mal, ils leur demandent alors de leur remettre les clés de la « boutique », non pas à eux les Gilets jaunes, ce qui serait encore une logique partisane, mais à l’ensemble des concitoyens. C’est donc une invite à la mobilisation générale.
    IL y a là donc là un terreau que nous aurions tort d’ignorer, y compris lors des européennes. Dans vingt ans, je fais le parie que les analystes porteront un jugement beaucoup plus positif sur ce mouvement, car à sa manière, comme avec Nuit Debout, il aura contribué justement à dé-compartimenter des choses qu’on pensait à part l’une de l’autre.
    https://reporterre.net/Priscillia-Ludosky-Avec-les-Gilets-jaunes-la-fraternite-s-est-reveillee

    1. Il me semble aussi que Paul Jorion s’il était élu au parlement européen pourrait avoir un rôle de catalyseur et entraîner d’autres sensibilités politiques vers un changement nécessaire et urgent dans l’organisation de l’Europe telle que rêvée.

      1. N’oubliez pas de corriger « le p’tit BOULO« …joliment prénommé François.. °(^!^)°

    2. Entièrement d’accord avec toi Pierre-Yves. Comme souvent, pour ne pas dire toujours…
      Le Ric c’est exactement ça. : un totem symbolisant la reprise en main des affaires pour le bien public.

      V Rey
      findutravail.net

  12. J’aime que:
    1. Vous présentant sérieusement à une élection sérieuse, vous n’ayez pas édulcoré vos propositions pour les rendre plus acceptable.
    2. Que vous vous positionniez sur le plan des principes et non de la petite mécanique.
    3. Que vous soyez ambitieux pour l’Europe et pour l’euro.

    Il sera temps plus tard de discuter sur les détails et les conditions de mise en œuvre. Maintenant, c’est le temps de l’adhésion sans faille. Allons-y!

  13. Hors sujet. ( et peut-être pas jour…)

    Le Brexit non ordonné ou ‘dur’ vers lequel semblent s’acheminer les Britt infirme leur subtilité négociatrice (*), -«Soyons subtil», © John Penrose, ministre d’État pour l’Irlande du nord, 23/02/2019-. Selon un journaliste, ce Brexit dur représente « a devastating failure of British statecraft » .

    Pour éviter d’ajouter le chaos à la crise, M.e May avait établi un calendrier compliqué pour une rafale conditionnelle de vote(s) aux Communes.
    Une vue synoptique :
    Q1- Acceptez-vous le Brexit actuel ? (un vote de rattrapage, donc)
    Si oui, pb réglé.
    Si non : Q2-Voulez-vous un Brexit dur ?
    Si oui, pb légalement réglé. Tous les autres pb commencent.
    Si non: Q3- Voulez vous une extension de la période de négociation ?
    Si oui, pb renvoyé à Bruxelles.
    Si non: pb de type Hotel California : une fois inscrit et dedans, sortie impossible.

    Il semble maintenant qu’elle veuille passer directement à Q3. Or, la réponse positive n’a pas de solution bruxelloise automatique.

    L’Europe de Bruxelles, c’est le Règlement, tout le Règlement et rien que le Règlement. Surtout envers ceux dont la main est trop faible au poker menteur. Ainsi l’article 50 du Règlement dit que la période transitoire pour négocier et faire ses valises est de 2 ans. Je traduis par 2 ans maximum. Les 27 pays pourraient se mettre d’accord pour allonger cette durée. Ce serait certainement un coup de force envers le Règlement mais acceptable pour le bien commun. Ce précédent ne laisserait pas d’être fâcheux. Comment se prévaloir du Règlement dans le futur si au moindre coup de vent, il est mis de côté ou interprété d’une façon sans doute commode mais tordue? Le risque n’est rien moins qu’un délitement. Un de plus dirait François LECLERC.
    Et il faut à tout le moins l’unanimité. C’est pas gagné. Entre poker menteur et mêlée au rugby, les crocs en jambe vont faire mal. Il me semble vaguement que les Britt commencent à indisposer légèrement ceux des pays jusque là les plus favorables, dont le groupe des pays de l’Europe de l’est, en état insurrectionnel vis à vis de Bruxelles. Les Britt se sont mis tous seuls dans une nasse sans retour et attendent de notre bienveillance de les en sortir. C’est le sens de l’appel à la «subtilité» de John Penrose.

    Un second argument pèse contre l’extension du délai. La sortie n’étant pas actée, le Règlement, hors article 50, s’applique. Les Britt devraient donc participer à l’élection du parlement européen. On peut toujours trouver une raison, plutôt un truc ou un machin, permettant d’obvier à cette conséquence paradoxale. Conséquence importante puisqu’il ( le truc ou le machin) priverait les Britt de leur droit fondamental à la représentativité démocratique. Un français l’a dit en d’autres circonstances -une histoire de divorce- : ‘Quand les bornes sont dépassées, y’a plus de limites’ (ou inversement entre bornes et limites).

    Notre Savoyard commissaire, négociateur en chef, évoque bien un « document interprétatif » au Brexit, une forme de négociation continuée mais la date demeure, inflexible. Il le leur dira encore une fois: «C’est vous qui quittez l’Europe et non l’inverse.»

    La bande dessinée à rallonge du Brexit, à la manière de la tapisserie de Bayeux, n’est probablement pas terminée. La broderie en points d’aiguille et la maïeutique politique ont des connivences insoupçonnées, un long accouchement. Indeed, a british statecraft failure.

    Finalement, une Constitution virtuelle ménage la contingence. Souplesse adaptative contre rigidité du marbre, un résumé de «nos» différences entre îliens et continentaux.
    //—————————–
    (*) : Je suis ébahi par leurs pouvoirs de négociations démontrés par des siècles d’expériences positives. Pensons seulement à la virtuosité diplomatique nécessaire pour repousser à Calais leur frontière terrestre, sans que l’opinion publique française ne moufte d’un iota. Chapeau! Des Vikings audacieux qui raflent la mise sous votre nez. Mystifié et battu, dirait Captain sir Basil Lidell-Hart.

    En cas de Brexit dur, Calais aurait, selon des vues Britt audacieuses, un rôle de transit portuaire et douanier très important. Ils comptent sur nous pour faire les investissements nécessaires, mais paraît-il nous serions trop long à comprendre où est notre intérêt… Calais et Gibraltar, villes jumelées?

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Tapisserie_de_Bayeux
    such a lovely place :
    https://www.youtube.com/watch?v=EqPtz5qN7HM

    1. Lu rapide.
      Relevé:
      « Pour bénéficier de l’euro, la France doit poursuivre sur la voie des réformes engagées par le Président Macron ».
      Y’a un mois environ, l’antienne de la presse économique allemande était:
      « Pourvu que Macron tienne face aux Gilets Jaunes. S’agit pas qu’il cède, les réformes sont loin d’être terminées », plus quelque graves questions sur sa fiabilité en tant que partenaire économique et politique.

  14. Je me souviens que lors d’un échange en 2014 vous avoir informé que la spéculation était interdite par la constitution du Venezuela. A l’époque vous m’aviez répondu qu’il ne suffisait pas de le mentionner dans une constitution, qu’il fallait y adjoindre de véritables articles de loi, sinon cela restait de vagues principes. Pourtant c’est un peu ce que vous nous proposez avec votre point numéro 1.
    Quelles seraient alors les mesures d’accompagnement pour que cette affirmation constitutionnelle soit appliquée ?
    ____________________________________________________
    deux articles de la constitution venezuelienne :
    Article 114.
    L’activité économique illicite, la spéculation, l’accaparement, l’usure, la cartellisation et autres délits connexes, seront punis sévèrement par la loi

    Article 127.
    C’est un droit et un devoir de chaque génération de protéger et maintenir l’environnement à son profit et à celui du monde futur. Toute personne a un droit individuel et collectif à jouir d’une vie et à un environnement sur, sain et écologiquement équilibré. L’Etat protégera l’environnement, la diversité biologique, génétique, les processus écologiques, les parcs nationaux et monuments naturels et les diverses zones d’une importance spéciale pour l’écologie. Le génome des êtres vivant ne pourra pas être breveté, et la loi qui porte référence aux principes bio-éthiques réglementera la matière. C’est une obligation fondamentale de l’Etat, avec l’active participation de la société, de garantir que la population puisse se mouvoir dans un environnement libre de
    contamination, où l’air, l’eau, les sols, les côte s, le climat, la couche d’ozone, les espèces vivantes, soient particulièrement protégés, en conformité avec la loi.

    1. Bonjour Romain,

      Il suffit simplement de rétablir les articles spécifiques à l’exception de jeu. Si le perdant d’un pari (financier) n’a plus de moyen juridique à faire valoir pour forcer la rétribution du pari, tous les paris du même type sont implicitement caduques.

      1. @juannessy
        Classer les petits cours d’eau par l’État enlèverait le droit aux riverains propriétaires qui font n’importe quoi. L’entretien de ces petits cours d’eau devrait être fait par les pêcheurs eux mêmes. L’Etat n’aurait rien à dépenser.

  15. Il me semble que les banques s’en tirent bien.

    Je vous propose des services bancaire minimum, compte courant, carnet d’épargne, carte de banque, … gratuits car la situation actuelle revient à autoriser un impôt privé sur les revenus de tout le monde. La suppression du payement de la main à la main n’a bénéficié qu’aux banques.

    Si pas facile à faire, alors il faut une banque de dépôts et de prêts publique dans laquelle tout citoyen disposerait de ces services minimums de sa naissance à sa mort. Pour faire fonctionner, l’état ne payerait le citoyen que dans cette banque, pensions, allocations, subsides, …. et les citoyens ne payeraient l’état que dans cette banque, amendes, impôts, etc….
    Tout échange d’argent avec l’état ne passerait que par cette banque publique, et par ailleurs libre à chacun d’aller se faire un deuxième compte dans une autre banque et d’en payer le coût.

    1. Dans un passé pas si lointain, il était possible d’avoir un compte ouvert dans les livres de la Banque de France, toutefois il était obligatoire de toujours conserver un solde minimum positif (100000F?)
      De la même façon, les particuliers pouvaient avoir un compte auprès du Trésor, cette faculté n’est plus permises aujourd’hui qu’aux collectivités.
      Cette idée de banque publique de dépôts et d’octroi de micro-crédits est sans doute excellente, mais comment faire cadrer cela avec les accords internationaux (Bâle) ?
      Même l’état chinois ne contrôle plus 100% de son réseau bancaire, il s’est ouvert à l’international…

  16. Il me semble qu’il y a une grande absente dans les attendus de ce programme, dame Démocratie.
    Ne faudrait-il pas en dire quelques mots qui viendraient s’inscrire en faux contre une certaine déclaration de monsieur Junker à propos de la prééminence des traités ?

    1. Une fois qu’on a constitutionnalisé  » Etat providence » , on a déjà dit ce qu’il faut pour ça , mais , vous avez raison dans un autre commentaire , il subsiste une ambiguïté dans ce billet entre ce qui peut être de simple niveau franco -français ( a priori rien puisque qu’on parle d’élection européenne ), et ce qui doit être de « constitution » européenne ( a priori tout ).

      Et je vois mal comment on peut aller de façon cohérente à une élection européenne qui prétend renverser la table ou y taper dessus, sans que le même programme soit présenté simultanément par des candidats des 27 autres pays européens.

      Pour le coup , là aussi , Macron le joue plus politique et réaliste en mettant la méthode et les thèmes de « révolution européenne » dans la balance , dans le cœur même de l’élection à venir .Pas si con le minot .

  17. Paul écrit :

    Ainsi, pour l’alimentation, les « restaurants municipaux » servant de la nourriture gratuite à tous pourraient choisir des aliments biologiques et locaux »

    L’utilisation de l’adjectif « municipal » marque, me semble-t’il, une nette avancée de la réflexion appliquée au concret des ronds-points. Cette proposition vise en effet « une création de situations » dans laquelle chacun peut se poser trois questions énoncées récemment par Bruno Latour:

    « Quels sont les êtres et les choses qui vous permettent de subsister ? » Et pas seulement d’argent. Puis : « De quoi dépendons-nous ? Qui dépend de nous ? » Et ensuite : « Que sommes-nous prêts à défendre ? Qui sommes-nous prêts à attaquer ? Avec qui se défendre ? »
    Bruno Latour.

    https://reporterre.net/Bruno-Latour-Les-Gilets-jaunes-sont-des-migrants-de-l-interieur-quittes-par ?

    Cet extrait d’un récent interview de Bruno Latour, paru dans Reporterre, permet de lier la réorganisation du cadre de vie au changement radical du cadre capitaliste. Ce point est évidemment cardinal, s’il s’agit d’agir localement ET globalement pour l’heureuse continuité de notre espèce.

    L’activation de la notion de « restaurants municipaux » permet d’interroger et de travailler à changer les rapports sociaux de domination capitalistes dans une approche – multiéchelles – (B.Latour) . reprenons les questions de Latour.

    § De quoi dépendons-nous ?

    Pour les consommateurs de repas gratuits, soit le capital constitué est propriété communale, c’est-à-dire un outil de production, aux mains de la classe des gestionnaires communaux, ce qui permet dès lors de salarier des ouvriers de cuisine, et des administratifs communaux, lesquels par ce biais auront accès un peu de superflus, pour avoir servi le nécessaire aux autres. Soit il s’agit d’un statut juridique instituant -le nouveau bien commun (voir. infra).

    § Qui dépend de nous ?

    Il s’agit ici, des acteurs locaux rémunérés, boulanger, maraîcher, fonctionnaires communaux affectés, contre salaire, à la gestion de la gratuité. La réponse à cette question est claire, puisque ces groupes sociaux dépendent de la continuité des rapports sociaux de domination établis entre la classe des « gratuités » et celle des « superflutés ». Pour fixer les idées, il s’agit d’un modèle de restaurant communal hétéronome, lequel se limite à décalquer les rapports de productions usuels entre une classe de dominé et une classe de dominants.

    § « Que sommes-nous prêts à défendre ? Qui sommes-nous prêts à attaquer ? Avec qui se défendre ? »

    La proposition de Paul s’inscrit bien entendu dans une perspective de socialisme non autoritaire, c’est-à-dire d’émancipation des plus exclus afin qu’ils se donnent les moyens de modifier les conditions qui leur sont faites, et dont la désaliènation se traduit ici par la possibilité d’opérer localement la transition concrète vers une forme de restaurant communal autonome.

    Nous échapperons sûrement à la « cantine communale générale » arraisonnée au « bleu de travail et une barre de graines par personne, sauf pour les chouchous»

    Continuons. Nous pouvons donc imaginer d’emblée un chapelet de restaurants communaux hétéronomes. Dans ce processus, certain de ces établissements, à titre expérimental, pourront être constitués sur le statut juridique du — bien commun —, c’est à dire d’infrastructures bâtiments terrains, équipements, brevets etc., dont le statut sera irréfragablement d’être mis à disposition de coopératives composées de membres « gratuités », recevant ce statut de membre du fait qu’ils s’engagent à construire un espace de gratuité autonomisée de la hiérarchie communale.

    Cette situation nouvelle révélera sans nul doute de nouvelles contradictions. Par exemple:

    – certains voudront, même bénévoles, y obtenir un peu de superflus,
    – il faudra gérer équitablement le volume des subsides communaux affecté à la répartition entre restaurants autonomes / hétéronomes, des volumes d’achat auprès des producteurs locaux.

    Ces inévitables conflit pourront examinées en transparence par l’Assemblée Communale, laquelle, entièrement séparée de l’administration communale, gardera la haute main sur la mise à disposition du nouveau bien commun.
    C’est à ce niveau, proprement politique, que nous rencontrons la notion de marge de manœuvre énoncée par Bruno Latour, laquelle oblige )à concrétiser les revendications trop générales de type « taxons les banques » et dont la marge de manœuvre au niveau du Parlement Européen reste lointaine. L’alternative est de défaire les rapports de productions devenus obsolètes et qui peuvent être sortis des contraintes « multiéchelles des réseaux de décisions techniques » » (B. Latour) Il s’agit bien évidemment de travailler en ciseaux et de niveau d’organisation par niveau d’organisation. la bataille du statut jnuridique du niveau bien commun peut être gagné aun niveau européen, sans attendre de « Mettre l’homme et l’environnement au passif de la comptabilité des entreprises ».

    « Les marges de manœuvre existent seulement si l’on s’aperçoit que les dix paysans bio du coin n’arrivent pas à vendre leurs produits dans le supermarché à côté du rond-point que l’on occupe. Mais pour réaliser toutes ces marges de manœuvre encore faut-il décrire précisément la situation de départ »
    B. Latour.

    « C’est la fin de la façon ancienne de faire de la politique. Ce qui est bien pour l’écologie ! »

  18. Que faites vous avec le pacte de stabilité budgétaire, les règles de fonctionnement de l’Euro et le libre échange généralisé ?
    Désobéissez-vous au traité au sein de l’Union européenne ou bien ce programme ne s’applique-t-il qu’au niveau de l’Etat dans un premier temps ? Dans vos propositions vous êtes tantôt manifestement au niveau européen et tantôt vous mentionnez explicitement l’Etat ?

    1. Bof , même Macron dans sa toute dernière tribune propose que sa  » conférence pour l’Europe  » ( excellente initiative au passage )doit définir une nouvelle feuille de route pour l’Union , sans tabou , pas même la révision des traités .

      Le blog serait presque opérationnellement en retard sur ce sujet important .

  19. Je constate que Jorion ne considère pas l’accès à l’information comme indispensable. Tant pis…

    Pour le reste, ça pourrait faire un beau programme (à quelques détails près) s’il était présenté pour de vraies élections et non pas pour la mascarade des européennes… Re tant pis.

      1. Oh c’est bien plus son temps qu’il perd que le mien en première approximation. Mais tant qu’à faire, j’aimerais bien qu’il n’oriente pas trop de monde sur une voie de garage, histoire qu’il ne perde pas mon temps en plus du sien, in fine.

      2. Quand on ne perd que du temps , on ne perd rien , car c’est une denrée inépuisable .

        ( Sauf si l’on est anglo-saxon ) .

  20. Le degrés zéro de la politique.

    Quand bien même le programme serait top, le candidat tip top, en quoi, mal élu à un siège dans une assemblée croupion, cela pourra-t-il être considéré comme un pas en avant.

    Il va y avoir aux prochaines élections européennes une abstention record, un peu comme à Corbeil il y a peu.

    Les masses en Europe ( comme en Algérie et ailleurs ) rejettent cette fausse démocratie, l’ensemble de ces partis politiques , tous un fil à la patte.

    Le mouvement ouvrier révolutionnaire des gilets jaunes prouve que la situation politique est pré-révolutionnaire.

    Ce mouvement pourrait être un formidable bélier pour enfoncer ce système capitaliste à bout de souffle. Hélas personne à gauche ne veut de près ou de loin en prendre la tête. Personne ne veut plus renverser la table du capitalisme !

    En mai, la gauche européenne ( Paul Jorion inclus ) réalisera le pire score de son histoire.

    La résistance de la gauche ensuite se construira, non pas dans un processus électoral, mais dans la lutte des classes, dans la claire compréhension que le temps du suffrage universel n’est plus, si ce suffrage universel est l’instrument le plus abouti , permettant à une majorité de oisifs électeurs, à réduire en esclavage une minorité de producteurs prolétaires.

    Le temps de la dictature du prolétariat arrive messieurs les démocrates. Tremblez dans vos fades certitudes !

      1. Vous allez un peu vite en besogne l’ami !

        Sur l’ensemble de mes manifs sur Paris j’ai surtout entendu des gilets jaunes condamner une orientation syndicale, non pas le principe du syndicalisme ; des politiciens à gauche, comme la dit Christiane Taubira, désespérants pour ne pas dire désespérés , pas la gauche historique, pas la gauche révolutionnaire !

        Vous espérez beaucoup de ce monsieur Boulo ? Nous jugerons votre nouvelle coqueluche à l’aune du boulot qu’il fera à gauche. Pour l’instant, dans cette confusion idéologique ambiante, à mes yeux il ne sort pas du lot

      2. @eninel

        Je crois que les Gilets Jaunes n’ont pas encore compris, qu’ils étaient un syndicat d’un nouveau type : le syndicat du travail explosé. Mais ça viendra, espérons le…car ils pourraient se perdre, à vouloir faire de la politique.

        V Rey
        findutravail.net

      3. @ Eninel 7 mars 2019 à 8 h 36 min
        Relisez ce que j’ai écrit, vous sur-interprétez !
        Pour compléter mon propos, j’observe que les Gilets Jaunes, lucidement, ont décidé de ne pas brandir leurs drapeaux mais de se mettre d’accord sur des propositions et des idées.
        Quand à François Boulo, comme il le dit lui même et comme le disent tous les autres « porte-paroles », ils sont révocables du jour au lendemain, mais ils ont été désigné ou élu suivant le cas par leurs frères de lutte sur le terrain.
        Donc, oui, ils sortent du lot, par construction et y retourneront quand la base les révoqueront, mais, non, ni coqueluche, ni réduction à une étiquette soit-elle de « gauche ».
        Ceci dit il ne m’a pas échappé que la liste des 42 revendications qui a été publiée, et qui reste d’actualité à ce que je peux en voir, est en très grande partie compatible avec une « politique de gauche ».

      4. @ Romain Vitorge

        J’espère ne pas sur-interpréter votre « gauche étiquette », ne pas vous mettre de travers, en vous apprenant que réduire la Gauche politique a une étiquette, est le propre de la réaction la plus noire.

        La Gauche n’est pas « étiquette » , la Gauche dans l’histoire, ce sont les forces politiques du progrès.

        Alors pourquoi la droite décomplexée des Sarko et Macron peut elle relever la tête, tenter de nous faire la morale , faire passer leur libéralisme économique et leur philosophie du « enrichissez-vous » ( Guizot ), comme la fin des fins du progrès humain ?

        Peut être parce que la Gauche contemporaine renie toute les valeurs et les combats de la Gauche historique.

        « Éclairez-vous, enrichissez-vous, améliorez la condition morale et matérielle de notre France » nous disait le réactionnaire de droite Guizot, en appelant aux instincts les plus bas de l’être l’humain, appelant à faire de l’égoïsme et de la rapacité le but d’une vie, à élever l’individualisme en un impératif catégorique absolu.

        La Gauche, enfin ses têtes débiles, pas Jorion, pas Leclerc, pas ces millions de militants et d’électeurs, s’est peu à peu convertie à cet état d’esprit de boutiquier.

        Mais objectivement monsieur Romain, qui dans un pays comme la France , et plus largement dans le monde, a fait sortir de terre, le beau, l’humain, le solidaire, le progrès dans tous les domaines ? La Gauche, rien que la Gauche !

        La Gauche n’est donc pas une étiquette parmi d’autres sur un rayon de rangement d’épicier.

        La Gauche c’est l’avenir ! La Gauche c’est l’espoir ! La Gauche …. sans la nommer !

        https://www.youtube.com/watch?v=ouaytC9njFU

        Les défaites tragiques subies par le prolétariat mondial durant une longue série d’années ont poussé les organisations officielles à un conservatisme encore plus grand et ont conduit en même temps les « révolutionnaires » petits-bourgeois déçus à rechercher des « voies nouvelles ». Comme toujours, dans les époques de réaction et de déclin, apparaissent de toutes parts les magiciens et les charlatans. Ils veulent réviser toute la marche de la pensée révolutionnaire. Au lieu d’apprendre du passé, ils le « corrigent ».

        Les uns découvrent l’inconsistance du marxisme, les autres proclament la faillite du bolchevisme. Les uns font retomber sur la doctrine révolutionnaire la responsabilité des erreurs et des crimes de ceux qui l’ont trahie; les autres maudissent la médecine, parce qu’elle n’assure pas une guérison immédiate et miraculeuse. Les plus audacieux promettent de découvrir une panacée et, en attendant, recommandent d’arrêter la lutte des classes.

        De nombreux prophètes de la nouvelle morale se disposent à régénérer le mouvement ouvrier à l’aide d’une homéopathie éthique. La majorité de ces apôtres ont réussi à devenir eux-mêmes des invalides moraux avant même de descendre sur le champ de bataille.

        Ainsi, sous l’apparence de « nouvelles voies », on ne propose au prolétariat que de vieilles recettes, enterrées depuis longtemps dans les archives du socialisme d’avant Marx.

        CQFD Romain (-:

      5. @ Eninel 9 mars 2019 à 12 h 13 min
        mon propos était un commentaire de votre constatation
        …/… Hélas personne à gauche ne veut de près ou de loin en prendre la tête …/…
        Pouvez vous entendre que les Gilets Jaunes refusent tout simplement à ce jour cette hypothèse et que ce faisant cela n’enlève rien au fait que la liste des 42 revendications qui a été publiée, et qui reste d’actualité à ce que je peux en savoir, est en très grande partie compatible avec une « politique de gauche ».

  21. Faut bien commencer.
    Sur « Les petits ruisseaux font les grandes rivières », nous dirons « Petit ruisseau deviendra grande rivière »

    1. Je crois que c’est une initiative d’Eninel .

      Mais en fait , depuis deux ans , ce qui est intéressant c’est que les réflexions fondamentales se multiplient un peu partout, même s’il faudra bien encore deux ou trois ans de maturation -décantation pour qu’un axe commun d’actions principales , venant de gens viscéralement différents , émerge pour le plus grand bien de l’espèce humaine et a minima européen (mais je ne vois pas comment l’Europe pourrait assurer son bonheur sans se soucier du monde ).

      La course de vitesse avec le réel semble enfin devenir consciente .

  22. Ce programme comporte en essence les bases d’une constitution qui permet la transition de notre civilisation vers les idéaux socialiste, humaniste et survivaliste étendus au vivant.
    Bien vu !

  23. Pour info.

    Politique de l’UE en 2019
    Pour survivre, l’UE doit:
    1 – Empêcher l’effondrement écologique,
    2 – Développer une nouvelle économie,
    3 – Vaincre la pauvreté,
    4 – Créer une nouvelle sociabilité,
    5 – Assurer la sécurité sur son territoire,
    6 – Résorber l’immigration indésirable,
    7 – Imposer un islam pacifié,
    8 – Préparer sa langue commune,
    9 – Créer sa défense autonome.

    Sommaire
    1 – Empêcher l’effondrement écologique
    Réduire drastiquement l’utilisation des ressources terrestres grâce à la location généralisée de produits increvables. Un protectionnisme draconien afin d’éviter les gaspillages kilométriques. Alors la planète des humains sera sauvée. Résultats positifs, peu de dépenses d’Etat.

    2 – Développer une nouvelle économie
    L’UE révise ses traités d’importation-exportation. Quand ils sont indispensables, elle n’autorise que les échangent commerciaux avec des pays proches. Limitation du kilométrage des acheminements de marchandises. Vis-à-vis des pays extérieurs, l’UE pratique un protectionnisme drastique. Les produits indispensables mais introuvables dans nos Etats fédéraux échappent aux surtaxes dissuasives. Taxation des produits d’un Etat de l’UE quand il est lointain, afin d’éviter le gaspillage kilométrique. Interdiction d’importer des marchandises déjà produites sur notre sol. Obligation d’installer des nouvelles usines sur les territoires où beaucoup d’habitants manquent de travail. L’UE interdit le commerce par correspondance de produits non écologiques. Elle favorise fiscalement le commerce de proximité. Nombreux résultats positifs, peu de dépenses d’Etat.

    3 – Vaincre la pauvreté
    Un impôt anti-pauvreté (3 formes) par lequel l’exclusion disparaît. Sans l’administration, sans l’intermédiaire des fonctionnaires. L’exclu qui fournit des heures d’activité civique travaille en réalité pour lui (aide uniquement destinée aux pauvres). Pas la corvée d’antan, de l’entraide. Défiscalisation pour les non-exclus, agriculteurs, entrepreneurs qui fournissent des heures d’activité anti-pauvreté ou certains produits (exclusivement utiles aux exclus). Complément accordé à tout Français qui connaît une fin de mois difficile. En récupérant les sommes exorbitantes pour régler ce service crucial, que l’administration est incapable d’assurer, l’Etat fait des économies.

    4 – Créer une nouvelle sociabilité
    La «loterie civique» est un moyen de pression efficace contre les incivilités, les délits, les récidives, etc. Même chose pour l’«argent de poche civique». Moyen aussi de pression pour créer du lien social: obligation d’être membre actif d’une association d’amateurs. Patriotisme des jeunes Européen visible grâce aux magnifiques tenues scolaires que créeront les élèves doués. Et bien d’autres choses encore… Nombreux résultats positifs, peu de dépenses d’Etat.

    5 – Assurer la sécurité sur son territoire
    «Quartiers» séparés en deux. Bonnes gens d’un côté, canailles de l’autre. Les policiers contrôlent régulièrement la partie malsaine. Relégation pour les perturbateurs. Les éducateurs ont un moyen de pression toujours opérant. La justice frappe pour chaque acte contraire au vivre ensemble. Résultats positifs, peu de dépenses d’Etat.

    6 – Résorber l’immigration indésirable
    L’UE refuse les indésirables: migrants clandestins, radicalisés, individu fiché «S»… Enfermement à vie dans des camps humains: jardinage privilégié. Sortie sur-le-champ à condition de quitter définitivement l’UE. Obtient d’office la nationalité française, le jeune (lui seul) ayant des aptitudes phénoménales: intelligence, mémoire, ingéniosité, virtuosité, rigueur morale… Isolé des siens et de sa culture, l’Etat lui propose l’éducation propre aux nationaux. Interdiction de faire venir ses proches. Mais il peut leur envoyer de l’argent. L’UE ajoute une contribution régulière qui finance la localité du départ d’exile. Autorisation de retourner dans son pays d’origine puis regagner ensuite l’Europe aussi souvent que le permettent les quotas écologiques. L’UE interdit le regroupement familial sur son territoire. Résultats positifs, peu de dépenses d’Etat.

    7 – Imposer un islam pacifié
    Instaurer la paix islamique grâce à un petit questionnaire que chaque musulman signe, permettant de distinguer les sauvages, des civilisés. Les islamistes, des amis musulmans. Résultats positifs, peu de dépenses d’Etat.

    8 – Préparer sa langue commune
    Une langue commune (pas unique), ultrasimple donc super-efficace, dont l’Europe Babel (24 langues officielles) a un indéniable besoin. Langue artificielle qui deviendra peut-être même mondiale. Différent de l’anglais d’origine, les anglophones ne seront pas avantagés. Ils devront l’apprendre. Comme un Français, le créole. Nombreux résultats positifs, peu de dépenses d’Etat.

    9 – Créer sa défense autonome
    L’UE change. Elle finance au minimum trois porte-avions, de nombreuses escadrilles, une flotte puissante. Vaste équipement spatial. Chaque Etat commande son armée de terre. L’UE finance l’entretien et la modernisation du feu nucléaire, pouvant ainsi recourir à son éventuel emploi. Obligation de fabriquer l’armement européen dans un ou plusieurs Etats fédérés. Election directe par toutes les populations européennes du véritable chef de l’UE: poste réservé aux ex-dirigeants des Etats d’une Europe unifiée. Chaque 14 juillet, commémorant le grand bouclier révolutionnaire d’une Europe solidaire, défilent avec nos troupes les armées de terre des autres Etats fédérés. Dans le ciel, se succèdent les escadrilles appartenant aux pays de l’UE. Survolent les Champs-Elysées, des modèles obligatoirement européens. Pour ses soldats, l’UE fait confectionner des uniformes distinctifs.

    A votre disposition pour plus d’informations. Texte long, mais une présentation «colorée» permet d’atteindre rapidement les passages pouvant vous intéresser.
    Saisir sur recherche google : tiersi.skyrock.com
    Vert: écologie.
    Rouge: menace.
    Marron: non-sens.
    Violet: social.
    Bleu: UE.
    Les grands caractères des titres indiquent l’importance extrême de la question. Lettres droites pour les propositions (texte court). Commentaire dessous en italique (texte parfois long).

    1. La France 65 000 000 d’habitants , 400 fromages , 800 variétés de pommes , 65 000 000 sujets de discordes et autant de projets européens .

    2. Faut pas décevoir les bonnes volontés….
      Mais «peu de dépenses d’Etat» répété à l’envie ne me semble pas judicieux. Va falloir justifier le CICE, la suppression de l’ISF, et beaucoup d’autres cadeaux directs fait aux riches, par d’autres moyens. En fait, il est évident que l’État doit dépenser beaucoup plus dans des domaines précis, assez vastes, regroupés sous le vocable de ‘sociaux’. Il est non moins évident que ce pognon doit être trouvé là où il est concentré.

      Enfin le dernier volet consacré à la Défense est naïf. On peut tabler sur une absence de guerre en Europe pour au moins les 15 années à venir. Par guerre en Europe, j’entends le déferlement de moyens conventionnels lourds qui font la joie du complexe militaro-industriel. La Russie est un épouvantail à moineaux, certes pratique pour les va-t-en-guerre et le complexe, mais faible, voir très faible, en projection à l’extérieur de ses frontières (et singulièrement combative à l’intérieur de ses frontières, comme l’histoire sur 2 siècles le montre).
      En revanche, des opérations non conventionnelles, de faibles intensités, de longues durées et outre-mer, sont toujours possibles. Pour s’y préparer, pas besoin de gaspiller à refaire les uniformes nécessaires au défilé des troupes. Reconstruire les intelligences, probablement. Dégraisser le mammouth (militaire) sûrement.

      Une objection retenue, qui complique l’équation, est que nous avons besoin d’une Défense valable, incluant le volet nucléaire, non à cause de la Russie, mais des USA. Question ami-ennemi, Voltaire l’a dit et beaucoup d’autres plus tard l’ont expérimenté.

      1. ««Faut pas décevoir les bonnes volontés….
        Mais «peu de dépenses d’Etat» répété à l’envie ne me semble pas judicieux. Va falloir justifier le CICE, la suppression de l’ISF, et beaucoup d’autres cadeaux directs fait aux riches, par d’autres moyens. En fait, il est évident que l’État doit dépenser beaucoup plus dans des domaines précis, assez vastes, regroupés sous le vocable de ‘sociaux’. Il est non moins évident que ce pognon doit être trouvé là où il est concentré.»»

        Facile d’imaginer des idées où l’Etat dépense de l’argent. Pour contrer efficacement l’effondrement écologique, il faut beaucoup de mesures «économique».

        ««Enfin le dernier volet consacré à la Défense est naïf. On peut tabler sur une absence de guerre en Europe pour au moins les 15 années à venir.»»

        Après 15 ans, si on ne s’est pas préparé: sauve-qui-peut!

        ««Par guerre en Europe, j’entends le déferlement de moyens conventionnels lourds qui font la joie du complexe militaro-industriel. La Russie est un épouvantail à moineaux, certes pratique pour les va-t-en-guerre et le complexe, mais faible, voir très faible, en projection à l’extérieur de ses frontières (et singulièrement combative à l’intérieur de ses frontières, comme l’histoire sur 2 siècles le montre).»»

        Yalta!

        ««En revanche, des opérations non conventionnelles, de faibles intensités, de longues durées et outre-mer, sont toujours possibles. Pour s’y préparer, pas besoin de gaspiller à refaire les uniformes nécessaires au défilé des troupes. Reconstruire les intelligences, probablement. Dégraisser le mammouth (militaire) sûrement.
        Une objection retenue, qui complique l’équation, est que nous avons besoin d’une Défense valable, incluant le volet nucléaire, non à cause de la Russie, mais des USA. Question ami-ennemi, Voltaire l’a dit et beaucoup d’autres plus tard l’ont expérimenté.»»

        Nos Etats de faible puissance qui comptent sur le rempart indéfectible des Américains se bercent d’illusions. Leur inféodation traduite en contrats d’armement est une excellente transaction seulement pour les entrepreneurs yankees. Face à un monde menaçant, où se développent des pays à population démesurée, l’absence d’union forte de la «petite» Europe causerait son anéantissement. Afin d’obtenir la protection de nos puissantes forces d’intervention, l’ensemble des pays du continent participeront à l’effort collectif. Attribut de sa souveraineté. Liberté assurée. Pénétration géopolitique. Elément fédérateur. Fierté pour les Européens. Poids décisif dans les négociations avec le reste de la planète. Défendre l’UE est légitime, faire la police du monde, non: hubris des nations trop sûres d’elles. S’opposer à un démesuré complexe militaro-industriel qui prendrait subrepticement le commandement de la politique. Indépendamment du chef de l’UE, notre président peut allumer le feu nucléaire. Avertissement aux ennemis: «faites doublement gaffe!» Un citoyen appartenant à n’importe quel Etat fédéré peut entrer dans les forces de projection européennes. L’armée cybernétique de l’UE centralise d’innombrables données. Contrairement à chaque petit Etat séparé, elle possède suffisamment d’effectifs pour assurer un service efficace, exercer de sévères représailles numériques.

  24. « 65 000 000 sujets de discordes  »
    C’est le point 10: Tenter de comprendre son voisin, voir meme d’en etre compris.
    Apres tout ce n’est qu’un programme

  25. M. Jorion serait sans aucun doute un excellent parlementaire.
    Mais selon moi, cela serait une perte de temps et d’énergie malheureuse.

    Tout ce temps qu’il passerait à parlementer, à voyager, à souffrir de la réunionite et de la bureaucratite, c’est du temps qu’il ne passerait pas ici, à nous faire part de ses réflexions, de son charmant chez lui, avec la présence d’esprit qu’on lui connaît, ses inspirations quotidiennes, son humilité, sa pédagogie. J’ai peur que ces dernières ne soient sacrifiées au passage.

    La question ici peut être: qu’a-t-on à gagner de la présence de M. Jorion au parlement européen? Et surtout qu’a-t-on à y perdre?

    1. C’est pourtant le seul endroit où son aptitude à convaincre et influencer à des chances et des opportunités d’être utile dans l’immédiat et à terme , en se coltinant et se frottant avec d’autres visions qui ne déméritent pas toutes .

      Comme Attali , il est un homme d’influence et d’idées , et un parlement est le bon lieu pour faire progresser des idées en les confrontant au réel physique et humain , dans le cadre encore restreint mais aux pouvoirs réels pourvu qu’on s’en serve dudit parlement .

      https://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/europeennes-2019/pouvoirs-du-parlement-europeen.html

      Pour ce qui est de l’exécutif , entre maîtrise des temps et des amours , je ne ferais par contre confiance ni à l’un , ni à l’autre !

      Ça deviendra sérieux quand on parlera de fédération ou confédération , sauf à se retrouver « seulement  » entre
       » Francs « . Ou étatsunien ou chinois .

  26. Attention à la gratuité. On a tendance à accorder moins de valeur à une chose donnée qu’à une chose achetée. Le risque de gâchis est également à prendre en compte.

    1. On supprime la gratuité pour ceux qui gâchent ?

      Même pas sur d’être efficace , car le gaspillage alimentaire ( de l’ordre de 30 à 40 % dans les cantines scolaires où c’est souvent la presque gratuité ) est aussi important dans la chaine de consommation privée payante .

      Le temps des auvergnats et des paysans ( on ne gaspille rien ) est révolu, et il n’est même pas sur que la difficulté relative ( sinon la rareté) à se procurer ou conserver un bien ( dont ceux dont on espère la gratuité ) conditionne notre vertu antigaspi . Sans doute notre spécificité prédatrice et colonisatrice .

      Mais la question reste sérieusement posée si on souhaite vraiment parvenir à d’autres types de sociétés et de rapports marchands , gratuités ou pas .

      L’hypnose ? Le fouet ? Le rétablissement de la peine de mort ?

      1. Bjr Juanessy,
        Il y a beaucoup de gaspillage dans les cantiges scolaires.
        J’ai vu à la TV une cantine qui a pesé 56 kg de gaspillage ayant pour destination la poubelle.
        Les vieux pauvres de +90 ans seraient heureux de pouvoir bénéficier de repas tout faits dans les communes.
        Les pauvres vont faire les poubelles parce qu’ils savent qu’il y a de la nourriture.

      2. Bonjour Bernadette ,

        Il faudrait que votre communauté de communes se bouge un peu le train , car il y a déjà pas mal de collectivités qui ont organisé ça .

        De par chez nous , c’est dès l’âge de 60 ans que les seniors peuvent bénéficier de tarifs préférentiels en resto municipaux ou en livraison à domicile :

        https://www.annecy.fr/uploads/Document/11/16452_1513593480_Harmonisation-des-tarifs-seniors.pdf

        A ma connaissance , il y a aussi du gaspi dans le srestaurants seniors ( il y a toujours un ronchon ou une vieille rombière pour ne pas aimé ce qu’il y a au menu ) , mais moins , de l’ordre de 20 % .

        Ma femme est encore suffisamment guillerette et bonne cuisinière pour préférer rester autonome , et comme elle est auvergnate , je vous promets qu’il ne reste rien dans les assiettes et que tout est calculé au plus juste . Dans nos poubelles , il n’y a même pas de quoi nourrir le chat de la voisine .

        De mon côté , je ne sais faire que le gâteau aux pommes et au yaourt , et les bugnes à la stéphanoise ( avec une lichette de rhum Négrita ) .

    2. La gratuité alimentaire doit être encadrée. Je pensais à un système par carte, en faisant ses courses, on serait relié à la fois aux impôts, pour le nombre de personnes à charge, et à la banque.

      On serait alors débité aux impôts de son crédit d’alimentation, dont le montant serait plafonné par le nombre de personne dans le foyer fiscal, et à la banque, le cas échéant, du montant des produits restant à charge.

      V Rey
      findutravail.net

      1. @juan

        Absurde, impossible ? ce n’est pas un yaca focon, c’est une idée en l’air, pour sortir la gratuité de la charité. Mais il y en a peut-être d’autres, et des meilleures.

  27. Même si c’est inclus dans vos propositions (que j’ai survolé), je crois qu’il va être nécessaire de questionner l’utilitarisme au niveau philosophique (bon j’essaie avec la question d’une vie bonne), c’est ce qui guide les states, la chine, L’OMC, la ba.nque mondiale, le japon (manga exclus), l’Europe, les émergés.
    L’homme ne sert à rien, la planète tournera toute seule sans lui, la nature en fera son affaire de cette appendice orgueilleux. l’humanité ne peut être utile qu’à elle-même et cette utilité est survolé par une ébauche de moyen sur des corps, des accumulations, des optimisations douteuses.
    Je peux pas vraiment préciser, mais je crois qu’une clef est la notion de jeu, entre un espoir mystique et une prise de risque maitrisé et utilitariste, il y a quelques choses qui est mal construit pour les adultes modernes.

  28. Remercions notre premier ministre : au moins les choses clairement dites.
    Je copie l’intro d’un article de Médiapart :
    «Dans un discours devant l’Autorité de la concurrence, Édouard Philippe a cité deux fois le père du néolibéralisme, Friedrich von Hayek, et a défendu l’idée de la concurrence comme réponse aux problèmes de pouvoir d’achat. La confirmation qu’il n’y aura pas de « changement de cap » dans la politique économique du gouvernement. »
    En effet pourquoi changer une politique qui fait tant gagner à la caste prédatrice ? Pourquoi dévier de cette ligne économique puisque chaque tentative de révolte échoue, après Nuit debout, les Gilets jaunes… Un peu de Flash Ball, pas mal de propagande, beaucoup d’abrutissement médiatique…

    Je rigole bien ce soir. Allez les amis, indignez-vous et trépignez ! Brandissez vos programmes ! Mobilisez les forces groupusculaires de gauche ! En face, ils tremblent déjà.
    Peut-être qu’un jour certains auront enfin compris le message radical de Paul Jorion, sur les « fascistes en col blanc », inspirés en particulier par Hayek et autres infâmes.
    Choisir son camp : on n’y coupera pas.

    1. Le premier ministre Philippe est soit un parfait imbécile, donc un parfait exécutant, au sens où il n’est pas capable de réfléchir par lui-même et de voir que c’est la concurrence qui mène le monde à sa perte, malgré les «leçons » de Hulot, tu te souviens sans doute de la vidéo où Hulot lui cause d’effondrement des sociétés, citant même Diamond.
      Soit Philippe est parfaitement conscient du type de société, qu’il voudrait mettre en place, basée sur le chacun pour soi et les inégalités, cela est encore plus inquiétant. Mais le porte parole du gouvernement n’avait-il pas annoncé le 4 janvier que le gouvernement serait encore plus radical dans ses méthodes après les annonces du président pour calmer les Gilets jaunes.
      Il s’agit bien de polariser toujours plus la société, ce qui est tout à fait antinomique avec la volonté de faire un grand débat, ce qui réclamait un minimum d’apaisement. Ce gouvernement mène une guerre larvée contre toute une partie de sa population.
      Bref, ce « coming out » ultra libéral c’est la confirmation que les petites phrases provocatrices du président ne doivent rien au dérapage d’une pensée, au contraire tout cela forme un ensemble très cohérent, et très inquiétant.

      1. Il s’agit bien de polariser toujours plus la société, ce qui est tout à fait antinomique avec la volonté de faire un grand débat, ce qui réclamait un minimum d’apaisement. Ce gouvernement mène une guerre larvée contre toute une partie de sa population.

        Il faut de la SINCÉRITÉ, et arrêter de faire comme si on n’avait pas vu qu’il y a un problème grave dans le capitalisme. Qu’il prenne son courage à 2 mains, et qu’ils vienne EXPLIQUER ce qui ne marche plus, jour après jour à la télévision, dans un langage que tout le monde comprend. En parler, mais en parler VRAIMENT, c’est à dire en proposant une NOUVELLE analyse, laissant de côté ce catéchisme ultralibéral insupportable. Car il l’a bien vu le problème, puisqu’à la télévision lors des vœux, il a dit que nous nous vivions « la fin du capitalisme ultra-libéral et financier ».

        S’il ne fait pas ça, il est inconscient, car la tentation des armes chez les GJ est là…C’est ce qui me fait peur avec une revendication politique sans espoir comme le Ric. S’ils ne l’obtiennent pas, les Gilets Jaunes vont se buter, c’est alors que les choses risquent de vraiment dégénérer…

        E Macron n’a pas l’air de prendre la mesure de tout ça, sinon il arrêterait de sourire à tous vents comme ça. Mais peut-être est-il résolu à garder ce sourire de winner jusqu’au bout, pour soutenir les idées surannées et rassies de Von Hayek. Alors que c’est le moment d’être intelligent, et de quitter cette sorte de fanatisme économique.

        Mais peut être qu’il est couillon au point de donner sa vie pour l’ultra-libéralisme ! Peut-être même qu’il garderait son sourire de winner, même allongé à plat ventre sur la « bascule à Charlot » en regardant la paille au fond du panier….et lorsque le biseau sinistre commencerait à s’élancer en chuintant sur ses glissières, on l’entendrait encore beugler une dernière fois en gigotant des jambes « PARCE QUE C’EST MON PROJEEEEEET !!! THEEEERE IS NO ALTERNATIVE !!! CAC40 AKBAR !!! » …puis CROUIC, blop blop….pshhhhh.

        Il faut bien rigoler un peu avec notre Histoire, j’espère qu’on en arrivera pas là, bien que dans toute blague, il peut y avoir un fond de vérité…

        V Rey
        findutravail.net

    2. « Peut-être qu’un jour certains auront enfin compris le message radical de Paul Jorion, sur les « fascistes en col blanc », inspirés en particulier par Hayek et autres infâmes. »

      Tu y crois vraiment à ton truc Jacques ?

      Je veux dire, tu crois vraiment que certains ont compris ou vont comprendre ? T’aurais quelques noms ici même ? Je ne suis même pas sur que l’inventeur de ce concept l’ait réellement compris lui même… Dans moins longtemps qu’il n’en faut pour faire déborder du lait qui bout, les mêmes ici ne vont pas tarder à sortir l’artillerie lourde de sous-entendus et autres procès en connotations tout azimuts pour en fait appeler à voter, en dernier ressort, pour ces mêmes cols blancs. Foutaise que tout ça je te dis, et enfumage malheureux. Blanc bonnet et bonnet blanc mon grand. La même pièce je te dis.

      T’as pas encore compris ?

      1. Pas tant de véhémence, y’a de l’espoir en du nouveau.
        Je change: à l’horizon pointe une fumée d’espoir en un début de commencement de renouveau.

        https://yetiblog.org/archives/15796
        dont  » le temps de dénouement approche et celui-ci ne sera pas tendre. » et conclusif:  » Le jour de vérité approche et la manière forte va sans doute hélas finir par s’imposer, sans laquelle en vérité rien n’a jamais été obtenu. » Noter le regret: « hélas ».

        Incantations? Entre les deux, raisonnable prédictif.

      2. @ Cloclo, si j’ai compris, je suis sans illusion, mais la question de mon intervention n’est pas là… Ma dernière phrase le dit…

        Dans sa remarquable interview publié par la Voix du Nord, Paul déclare en introduction :
        «La surprise, c’est la haine qui vient d’en haut, davantage que la colère qui vient d’en bas »

        Penser agir contre des gens comme ceux qui sont au pouvoir (si bien décrits par PJ) uniquement par des actions politiques classiques et type alliance de partis et vision programmatique me laisse sans voix.
        Mon message sera donc encore plus explicite : quand il y a une « jacquerie » ─ en supposant que l’on peut réduire des événements à des modèles anciens ─ contre un pouvoir seigneurial méprisant et nuisible, alors on la soutient ! La solidarité active aurait été le seul moyen d’éviter les récupérations…
        Est-ce trop tard ? La suite le dira.
        PS – Sophie Wahnich, grande historienne de la Révolution nous donne des clés utiles.

    1. Et tant que j’y suis….
      Liste des 42 revendications des gilets jaunes

      2 DÉC. 2018

      PAR JEREMIECHAYET

      Zéro SDF : URGENT.

      Impôt sur le revenu davantage progressif (plus de tranches).

      SMIC à 1300 euros net.

      Favoriser les petits commences des villages et centres-villes. (Cesser la construction des grosses zones commerciales autour des grandes villes qui tuent le petit commerce) + de parkings gratuits dans les centres-villes.

      Grand Plan d’Isolation des logements. (faire de l’écologie en faisant faire des économie aux ménages).

      Que les GROS (Macdo, google, Amazon, Carrefour…) payent GROS et que les petits (artisans, TPE PME) payent petit.

      Même système de sécurité social pour tous (y compris artisans et autoentrepreneurs). Fin du RSI.

      Le système de retraite doit demeurer solidaire et donc socialisé. (Pas de retraite à point).

      Fin de la hausse des taxes sur le carburant.

      Pas de retraite en dessous de 1 200 euros.

      Tout représentant élu aura le droit au salaire médian. Ses frais de transports seront surveillés et remboursés s’ils sont justifiés. Droit au ticket restaurant et au chèque vacances.

      Les salaires de tous les Français ainsi que les retraites et les allocations doivent être indexés à l’inflation.

      Protéger l’industrie française : interdire les délocalisations. Protéger notre industrie c’est protéger notre savoir-faire et nos emplois.

      Fin du travail détaché. Il est anormal qu’une personne qui travaille sur le territoire français ne bénéficie pas du même salaire et des même droits. Toute personne étant autorisée à travailler sur le territoire français doit être à égalité avec un citoyen français et son employeur doit cotiser à la même hauteur qu’un employeur français.

      Pour la sécurité de l’emploi : limiter davantage le nombre de CDD pour les grosses entreprises. Nous voulons plus de CDI.

      Fin du CICE. Utilisation de cet argent pour le lancement d’une Industrie Française de la voiture à hydrogène (qui est véritablement écologique, contrairement à la voiture électrique.)

      Fin de la politique d’austérité. On cesse de rembourser les intérêts de la dette qui sont déclarés illégitimes et on commence à rembourser la dette sans prendre l’argent des pauvres et des moins pauvres mais en allant chercher les 80 milliards de fraude fiscale.

      Que les causes des migrations forcées soient traitées.

      Que les demandeurs d’asiles soient bien traités. Nous leur devons le logement, la sécurité, l’alimentation ainsi que l’éducation pour les mineurs. Travaillez avec l’ONU pour que des camps d’accueil soient ouverts dans de nombreux pays du monde, dans l’attente du résultat de la demande d’asile.

      Que les déboutés du droit d’asile soient reconduits dans leur pays d’origine.

      Qu’une réelle politique d’intégration soit mise en oeuvre. Vivre en France implique de devenir français (cours de langue française, cours d’Histoire de la France et cours d’éducation civique avec une certification à la fin du parcours).

      Salaire maximum fixé à 15 000 euros.

      Que des emplois soient crées pour les chômeurs.

      Augmentation des allocations handicapés.

      Limitation des loyers. + de logement à loyers modérés (notamment pour les étudiants et les travailleurs précaires).

      Interdiction de vendre les biens appartenant à la France (barrage aéroport…)

      Moyens conséquents accordées à la justice, à la police, à la gendarmerie et à l’armée. Que les heures supplémentaires des forces de l’ordre soient payées ou récupérées.

      L’intégralité de l’argent gagné par les péages des autoroutes devra servir à l’entretien des autoroutes et routes de France ainsi qu’à la sécurité routière.

      Le prix du gaz et l’électricité ayant augmenté depuis qu’il y a eu privatisation, nous voulons qu’ils redeviennent publiques et que les prix baissent de manière conséquente.

      Fin immédiate de la fermeture des petites lignes, des bureaux de poste, des écoles et des maternités.

      Apportons du bien-être à nos personnes âgées. Interdiction de faire de l’argent sur les personnes âgées. L’or gris, c’est fini. L’ère du bien-être gris commence.

      Maximum 25 élèves par classe de la maternelle à la Terminale.

      Des moyens conséquents apportés à la psychiatrie.

      Le Référendum populaire doit entrer dans la Constitution. Création d’un site lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée Nationale qui aura l’obligation, (un an jour pour jour après l’obtention des 700 000 signatures) de la soumettre au vote de l’intégralité des Français.

      Retour à un mandat de 7 ans pour le Président de la République. ( L’élection des députés deux ans après l’élection du Président de la République permettait d’envoyer un signal positif ou négatif au président de la République concernant sa politique. Cela participait donc à faire entendre la voix du peuple.)

      Retraite à 60 ans et pour toutes les personnes ayant travaillées dans un métier usant le corps (maçon ou désosseur par exemple) droit à la retraite à 55 ans.

      Un enfant de 6 ans ne se gardant pas seul, continuation du système des aides PAJEMPLOI jusqu’à ce que l’enfant ait 10 ans.

      Favoriser le transport de marchandises par la voie ferrée.

      Pas de prélèvement à la source.

      Fin des indemnités présidentielles à vie.

      Interdiction de faire payer aux commerçants une taxe lorsque leurs clients utilisent la carte bleue. -Taxe sur le fuel maritime et le kérosène
      Commentaire « Médiapart » 6/3/2019

    2. Merci pour le lien Otromeros.
      Un tel système proposé par une coalition M5E / LdN, au premier abord c’est peut-être pas forcément ‘enthousiasmant’ !?
      Un avis d’un ‘connaisseur’ sur cette info ?
      Merci

      1. On notera au passage que selon le doigt mouillé , ou l’imagination, ou l’intérêt du moment , 1 italien vaut 6 français ou 8 suisses quand il serait tenté de proposer une loi .

  29. @juannessy,
    Merci pour tous ces articles.
    Un a attiré mon attention c’est l’épandage des boues.
    Pour revenir au cours d’eau, j’en conclus que lorsque les paysans allaient faire moudre leur blé au moulin, il y avait un entretien adapté du cours d’eau et la faune que représentent les poissons était protégée. Maintenant c’est le désert, il n’y a plus rien. Même les paysans disparaissent, ils sont tous partis et les enfants sont allés travailler à l’usine, dans des multinationales qui les ont conduit au chômage.

    1. A propos de moulin , quand on parle de l’éolien ( ou du solaire itou ) comme « énergies nouvelles » , ça fait un peu rigoler .

      1. @juannessy,
        Issue d’une famille de paysans, j’ai comme bons souvenirs la polyculture girondine. Oui il y avait des plantations de blé, de seigle, de pommes de terre, de la vigne etc..puis tout à disparu sauf la vigne.
        Je constate que le mode de culture a conditionné les modes de vie quotidiens et je constate également que le développement de la réglementation administrative issu du capitalisme « monopoliste d’Etat »ont anéanti la paysannerie et la vie des familles.

  30. Le programme de PJ & V P-G, très intéressant (analyses brillantes), ne résout pas rapidement l’effondrement écologique. Problème vital pour l’humanité, qui n’attend pas. Les 2 auteurs devraient étudier sérieusement les propositions suivantes:

    L’UE révise ses traités d’importation-exportation. Quand ils sont indispensables, elle n’autorise que les échangent commerciaux avec des pays proches. Limitation du kilométrage des acheminements de marchandises.

    Vis-à-vis des pays extérieurs, l’UE pratique un protectionnisme drastique. Les produits indispensables mais introuvables dans nos Etats fédéraux échappent aux surtaxes dissuasives. Taxation des produits d’un Etat de l’UE quand il est lointain, afin d’éviter le gaspillage kilométrique.

    Avènement de la «location généralisée» des principaux produits. Obligation de fabriquer les appareils louables à proximité. Délocalisation interdite. Interdiction de l’obsolescence programmée.

    Interdiction d’importer des marchandises déjà produites sur notre sol. Obligation d’installer des nouvelles usines sur les territoires où beaucoup d’habitants manquent de travail.

    Interdiction de vendre des appareils impossibles à démonter. Obligation de pouvoir remplacer facilement leur alimentation électrique.

    L’UE interdit le commerce par correspondance de produits non écologiques. Elle favorise fiscalement le commerce de proximité.

    Chaque citoyen obtient des autorisations annuelles de kilométrages pour se déplacer: automobile, train, avion, bateau… Création d’une «Bourse écologique». Les pauvres y vendent leurs autorisations, aubaines régulières.

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