140 réflexions sur « Paul Jorion, pour Place Publique »

  1. IL me semble qu’à ce stade, au minimum il faut faire un « coup » pour débloquer la situation à Place Publique.
    Les mois défilent, et ceux qui étaient sensés répondre favorablement à cette initiative, se défilent.
    C’est la défiance qui prédomine. Il faut ridiculiser définitivement les candidatures en ordre dispersé de Hadot, Hamon et consorts, même si c’est très difficile car il y a toujours une cohorte de commentateurs pavloviens pour commenter les moindres petits pas et petits propos des uns et des autres dans l’arène politique politicienne, qui ainsi les confortent dans l’illusion qu’ils peuvent faire quelque chose se valable dans leur coin.

    1. Il y a quand même un sacré paradoxe à prétendre rassembler tout le monde à gauche en créant une liste de plus… Vu de loin, on dirait plutôt de la division que du rassemblement, surtout quand le discours s’articule autour de l’antagonisme éculé entre marxistes et anti-autoritaires. La manière est pour le moins étrange.

      1. Il m’avait semblé que l’idée c’était de créer une liste commune, évidemment cela demande un certain sens du sacrifice, ou plutôt de l’urgence ! Une solution élégante consisterait à ce que les professionnels de la politique laissent la tête de liste à une personnalité au dessus de la mêlée, susceptible de rassembler sous son nom la gauche authentique.

      2. @PYD
        « Liste commune »? Est-ce à dire que si un accord n’est pas trouvé, P.P. renoncera à présenter la sienne propre?

  2. Il se trouve, inopinément ou pas, qu’il y’a un parti dont le nom est Parti Socialiste et qui est pour l’instant assez moribond car à redorer, et ceci n’est me semble-t-il pas à négliger.

    1. Mais alors avec Paul Jorion en tête de liste, voire en seconde position, ou RIEN !
      C’est le test pour savoir si le PS-Faure est réellement sincère dans sa démarche qui a consisté à de démarquer de Hollande. Le droit d’inventaire …. Le plus fou de l’histoire c’est que Faure qui était un « hollandais » se retrouve en position de tenir une position politique qui n’a rien à envier avec la « radicalité » des ex-frondeurs ; c’est ce qui me fait douter de sa sincérité, pour lever le doute, Jorion en tête de liste !

    1. Avec un taux de prélèvements à 56% du PIB, comment continuer à financer nos gratuités actuelles (qui n’en sont pas vraiment, nos mutualisations) ?
      Sachant que ces mêmes 56% de prélèvements, que dénoncent d’ailleurs les gilets jaunes, tout en voulant plus de gratuités, dont l’affectation est administrée par nos gouvernements successifs, que deviennent nos libertés ?
      Est-ce vraiment un référendum qui va redonner le pouvoir au peuple pour la gestion du bien commun et l’affectation des gratuités avec un taux à 56% voire davantage… ?
      Impôts, taxes, cotisations, plus l’État administre les recettes prélevées sur le capital et plus ce taux est important, donc plus c’est lui qui a le pouvoir et non le peuple, avec un taux à 56% faites les comptes.

      Quelles sont les sociétés ou les entreprises disposant de suffisamment de robots pouvant être taxées pour financer ces mêmes gratuités ?
      Ces mêmes sociétés si elles sont déjà taxées et en plus surtaxées sur leurs outils de production ne vont-elles pas se délocaliser massivement ?
      Que fait-on de notre modèle social et comment continuer à le financer ? Qui va payer ?

      Faut-il encore plus d’Etat et donc plus d’impôts et de taxes et de dépenses publiques ? Et dans ce cas que deviennent nos libertés individuelles ?

      1. Dundee

        Quelle est votre opinion sur ce que je signalais plus haut ? :

        URGENCE – dimension pacifiste internationale du socialisme-

        Urgence d’affirmer pour tous les citoyens d’Europe et du Monde la dimension pacifiste internationale du socialisme, il faut pour cela dire, dès demain, ce vendredi 8 mars, et ici :

        § Priorité absolue au retour à l’esprit du sommet Reagan – Gorbatchef de Reyjavik (1996) ;
        § FIN de l’ignominieuse hypocrisie avec laquelle les Gouvernements européens ont depuis trente ans cédés à l’encerclement de la Russie par l’OTAN

  3. La question qui me taraude est : Qui?
    -Qui produira la nourriture distribuée gratuitement
    -Qui construira les logements gratuits
    -Qui produira les médicaments gratuits
    -Qui fera classe gratuitement aux enfants

    Et enfin qui sera libre dans ce système ou l’on subvient entièrement à vos besoins au jour le jour? Quelle « note sociale » faudra t il avoir pour ne pas se voir couper les vivre et la encore Qui la décernera…

    Me fait flipper votre socialisme, désolé mais je le sent pas. Il est évident que l’oligarchie ne cèdera cela au peuple qu’en échange d’un pouvoir total sur ce dernier. Le pouvoir c’est la seule chose qui ait de la valeur à leurs yeux et qu’ils exigeront de nous s’il s’avère qu’ils ne peuvent plus nous prendre de l’argent.
    Vous êtes entré dans le jeu et face à vous il y a des joueurs pro (tricheurs ou faisant la règle quelle différence?) à chaque coup vous aurez l’impression de pouvoir reprendre la main, prenez garde à ne pas finir par vous perdre :

    https://www.youtube.com/watch?v=p4StaH24zok

      1. Dup

        Quelle est votre opinion sur ce que je signalais plus haut ? :

        URGENCE – dimension pacifiste internationale du socialisme-

        Urgence d’affirmer pour tous les citoyens d’Europe et du Monde la dimension pacifiste internationale du socialisme, il faut pour cela dire, dès demain, ce vendredi 8 mars, et ici :

        § Priorité absolue au retour à l’esprit du sommet Reagan – Gorbatchef de Reyjavik (1996) ;
        § FIN de l’ignominieuse hypocrisie avec laquelle les Gouvernements européens ont depuis trente ans cédés à l’encerclement de la Russie par l’OTAN

    1. C’est pourtant pas compliqué ( au mins conceptuellement ) :

      Tous ces biens ou services ont évidemment un coût . Voir par exemple le lien que j’ai mis pour illustrer la presque gratuité via les repas seniors de la Com . Annecy qui expose comment un repas d’un cout réel de l’ordre de 20 euros ( « achats « , fabrication, service ) est consenti entre 1,50 à 8 ,00 euros selon la situation financière . La presque gratuité se paie déjà via différentes sources d’impôts de niveau local ou national .

      Le problème n’est pas tant l’organisation logistique de la gratuité que :

      – assurer la ressource financière nécessaire pour l’offrir ( et au doigt mouillé et un peu plus , il faut se livrer à l’exercice si on veut être pris au sérieux ),
      – l’acceptabilité par les ayants droits,
      – le contrôle pour éviter les dérives ou abus ( par ceux qui en bénéficient et par ceux qui la dispense ) .

      PS : je demande que , dans ce cadre , DUP soit astreint à fournir gratuitement 10% de sa production de pinard pour les cantines communales .

      1. S’agissant des calculs à conduire pour évaluer la ressource financière nécessaire sur l’ensemble des items de gratuité évoqués , ça pourrait être un job intéressant à conduire par la cour des comptes, en qui j’ai largement plus confiance qu’en des travaux d’universitaires anglois .

      2. Faut surtout assurer la ressource naturelle , les matières premières et le travail pour les transformer et les acheminer , la  » ressource financière  » en découle , comme le travail et les matières premières soit en voie de raréfaction voir de disparition , votre système de gratuité ne tiendra jamais , tout s’écroulera très vite d’un coup sec , il ne restera plus que quelques barons de Münchhausen tirant sur leur perruque pour essayer de s’envoler

      3. Il est bien la tout le problème vous croyez que vous aurez les 10% les meilleurs ou les lies filtrées aprés traitement au ferrocyannure et autres joyeusetés ? … Vous allez simplement créer une classe dépendante et guetthoisée, mal nourrie, mal logée, désoeuvrée, mal éduquée et mal soignée. C’est simplement le prolongement de ce qui est déjà en place cf médicaments génériques, profs débutants en zep, bouffe à pauvres obèses ogm… En généralisant les transports en communs vous pourrez aussi protéger des espaces naturels ou les transports n’iront pas et dont les riches pourront profiter eux qui auront des transports particuliers…
        En fait vous échangez simplement 1984 pour le Meilleur des mondes

      4. Que nenni je ne parlais pas de moi, avec moi les enfants n auront pas une goutte dans les cantines.

    2. Désolé j’ai pas de lien youtube sous la main, j’ai qu’un vieux tag : Ceux qui pensent que c’est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient
      Ça a le même parfum que cet énoncé : « concilier, sur le plan politique, libéralisme économique et préservation de l’environnement débouche nécessairement sur l’inaction »

      1. Vous avez raison Jac, les femmes aussi sont de vrais amateurs de bons vins. 😉

        Entre nous je préfère Hubert-Félix aux chaussons en laine bouillie, mais cela dit Jac, je comprends quand on a l’orteil frileux voire sensible, qu’on soit plutôt laine ou coton douillet.

      2. Dundee
        MDR. J’aime le très bon vin, et n’en bois que très peu souvent et rarement seule : c’est l’art de la dégustation raffinée, même en sabots dondaine en laine bouillie… No problem. Pas besoin de mettre des escarpins avec des talons de 10cm, c’est une torture, non mais… Vous avez essayé ? D’ailleurs ma petite fille de 18 ans a adopté les mêmes que les miens, couleur superbe… S’emmerdent moins les jeunes filles, ne cherchent pas à séduire le loup de Tex Avery.
        J’aime aussi le « communard » (apéro à base de vin ordinaire, « piquette » autrefois) ça donne les joues rouges sans fard (et plein de bonne humeur à condition d’être entre bons amis)

    3. Dup

      Les dingues et les paumés jouent avec leurs manies.
      Dans leurs chambres blindées, leurs fleurs sont carnivores
      Et quand leurs monstres crient trop près de la sortie,
      Ils accouchent des scorpions et pleurent des mandragores
      Et leurs aéroports se transforment en bunkers,
      À quatre heures du matin derrière un téléphone.
      Quand leurs voix qui s´appellent se changent en revolvers
      Et s´invitent à calter en se gueulant « come on! »

      Les dingues et les paumés se cherchent sous la pluie
      Et se font boire le sang de leurs visions perdues
      Et dans leurs yeux-mescal masquant leur nostalgie.
      Ils voient se dérouler la fin d´une inconnue.
      Ils voient des rois-fantômes sur des flippers en ruine,
      ……..
      Vous reconnaissez ?

      1. Arkao, votre chanson préférée me donne le frisson

        Dup, la vôtre me donne envie de danser. On danse ?
        Mais je les aime toutes infiniment.

        Dup, je voulais vous poser une question (billet sur poème de Kipling), mais là peut-être vous y répondez indirectement. (?)

      2. Réécoutons également une très grande artiste que l’on a appelée ‘la pasionaria rouge’ dans les années 1970 ses chansons collent encore à la réalité d’aujourd’hui :
        https://www.youtube.com/watch?v=k4BcJEiXjBo
        https://www.youtube.com/watch?v=8UiOt_wpK6Y
        Son concert le plus étonnant auquel j’ai assisté est celui qu’elle a donné avec son groupe de musiciens ‘Alpes’ (messe païenne) en décembre 1972 en la cathédrale Saint Michel et Gudule à Bruxelles, la sonorité était exceptionnelle, on en retrouve un fragment sur internet :
        https://www.youtube.com/watch?v=DuT3YPoUwBk
        Je l’ai revue bien des années après aux Bouffes du Nord à Paris, elle avait beaucoup souffert dans sa vie personnelle et cela se ressentait, que devient-elle ?

      3. Avec plaisir mais prenez garde à vos pieds je suis piètre danseur. Je me suis interdit la chanson d Arkao il y a longtemps déjà quand il a fallu commencer à côtoyer la camarde irl, certains amis proches ayant eu tendance à prendre le refrain au premier degré à des âges indues…

    4. @Dup

      Le problème fondamental de cette idée de « gratuité » est qu’elle est fondée sur un mot « faux-ami ». Car de tout cela, rien n’est gratuit bien entendu (pas plus que l’éducation ou la santé ne le sont actuellement d’ailleurs). Sous ce terme de « gratuité » se cache en fait une mutualisation des ressources qui ne s’assume pas, car bien entendu à un moment, certains devront contribuer au bénéfice de l’ensemble. Or on le voit depuis des décennies, le consentement à l’impôt s’étiole de plus en plus et je ne vois personnellement pas dans quelle tisane on pourrait faire avaler la taxe Sismondi notamment, à des entrepreneurs (petits comme gros) qui passent dors-et-déjà leur temps à hurler à la mort qu’ils sont écrasés par les châââârges.

      Quant au pikettiste Thomas Porcher, qui prône lui aussi un « new deal fiscal », je lui prédis une « Tsipras » en rase campagne lorsqu’il s’agira d’instaurer un rapport de forces avec les contribuables (individus ou entreprises) pour établir sa nouvelle fiscalité.

      1. Dissonances
        « à des entrepreneurs (petits comme gros) qui passent dors-et-déjà leur temps à hurler à la mort qu’ils sont écrasés par les châââârges. »

        Exact, et j’en ai vu plein crever la gueule ouverte fin 80/début 90. Des patrons de moyennes et petites entreprises, et pas que des bourgeois, des qui mettaient aussi les mains « dans le cambouis ». J’en ai même connu qui continuaient à faire fonctionner leur entreprise à perte, pour ne pas perdre leurs lourds équipements (dont robots parfois) pour le cas d’une reprise… Comme on joue au loto la tête plein de rêves.
        « A perte », cela signifiait qu’ils gardaient autant de salariés que possible au salaire normal (parfois, quelques rares coups de bourre lors de collections à fabriquer par ex) et pour eux, l’équivalent du RMI d’alors ou rien. Oui ils ont crié « les charges on n’en peut pluuus! » Mais ce n’était que parce qu’ils n’avaient aucune aide de l’Etat (sinon des si dérisoires… charitablement offensantes) alors qu’au début où j’avais travaillé avec eux, ils ne se plaignaient d’aucune charge, et n’étaient pas riches pour autant. Aisés peut-être certains… J’étais plus riche qu’eux avec mon seul salaire. J’ai pleuré figurez-vous, j’ai pleuré bcp, avec leurs ouvriers parfois avec qui nous trinquions au succès des collections. Mais les fabrications industrielles, celles qui auraient pu renflouer leurs pertes, ce n’était pas eux qui les réalisaient. Elles se faisaient en délocalisation au prix le plus bas exigé par : 1 les commerciaux d’abord, 2 les consommateurs ensuite , 3 les holdings ou filiales de gros groupes qui in fine ont raflé tous les marchés…………..

      2. @Jac

        « Des patrons de moyennes et petites entreprises, et pas que des bourgeois, des qui mettaient aussi les mains « dans le cambouis ». »

        Tout dépend de ce qu’on met derrière le terme de « patron », mais en l’occurrence, dès lors qu’il s’agisse d’un propriétaire de moyens de production subordonnant des salariés, patron et bourgeois sont de fait synonymes. Le fait que des patrons, en plus de leur statut de propriétaires, « mettent les mains dans le cambouis » n’a rien à y voir. Les seuls « patrons » non-bourgeois sont à ma connaissance les travailleurs indépendants (qui n’exploitent personne hormis eux-même) et les représentants désignés de scop (dont le statut de propriétaires n’implique pas l’exploitation de leurs collaborateurs puisque ceux-ci sont co-propriétaires). Le statut bourgeois ne s’évalue pas non plus au seul critère des moyens matériels. Je vous renvoie à la définition proposée par Marc Bloch et rappelée par arkao plus bas dans ce fil.

        Je m’abstiendrais de tout commentaire sur votre anecdote. Je me contenterai de dire que l’intérêt des patrons n’est pas le mien.

      3. Dissonance

        Je comprends très bien ce que vous voulez dire mais il y a un os. Très peu de personnes osent se créer leur propre emploi, soit elles ne se sentent pas capables de gérer (cela s’apprend, et pas en 15j à la Chambre de commerce, cela me fait rigoler), soit elles refusent parce qu’ elles comprennent qu’il y a une prise de risque important par rapport au fait qu’il faut investir soit en bien propre soit par l’emprunt (c-à-d. en s’engageant par contrat auprès d’une banque) soit parce qu’un travailleur indépendant (je l’ai été peu de temps) doit avoir plusieurs casquettes (produc, commercial, gestion, compta, …) : ce n’est pas tout de produire, encore faut-il que cela dégage un revenu. Certains de ces entrepreneurs à l’agonie ont voulu vendre (sans acquéreur bien sûr) et ce sont les salariés de l’entreprise qui ont racheté, géré et produit. J’ai travaillé avec 2 de ces entreprises, mais…. suivi production difficile, mauvaise compréhension de mes attentes (c’est un métier qui ne s’improvise pas !) et très vite, c’était couru, malgré tous leurs espoirs ils ont dû plier boutique. Ce n’est pas si évident que vous le croyez.
        Outre que je m’apprêtais à créer une sorte de « mutualisation d’entreprises de tous ordres » lorsque j’ai dû cesser de travailler, une fois sans activité (et sans argent) j’avais proposé en 98/99 à Jospin (gratuitement en payant l’affranchissement) entre autres choses, de créer des sortes de « pépinières » mais pas telles qu’elles ont été créées : Mettre des locaux suffisants appartenant aux municipalités (nombreux à l’abandon) à disposition de plusieurs personnes souhaitant se créer leur activité propre, activités diverses mais ayant des points communs (ex électriciens, plombiers, peintres carreleurs, …etc) loyer gratuit à progressif, avec un service commun à tous de secrétariat, commercial(aux) multicarte(s), comptabilité, pub, conseil juridique, contentieux, …etc ; et ce jusqu’à ce que leur activité soit viable. A l’issue de ce « lancement » à peu près fiable, ils pouvaient sortir de la « pépinière » dans leurs propres locaux, à l’endroit où ils le souhaitaient selon étude de marché, et laisser la place à d’autres souhaitant s’installer à leur compte. Proposition pas « importante » pour l’Etat, il y a eu des « pépinières d’entreprises innovantes » principalement high tech (pour créer peut-être la Silicon Vallée à la Française….)
        Il y a plein de choses à faire, les idées ne manquent pas, ce sont les gouvernements à convaincre. Dur dur quand on n’est pas « conseillers » sortis de science po (ou autre diplôme faisant bien) quand bien même fraîchement diplômés et n’ayant rien connu de la vie active (j’en connais un) ; capables juste d’écrire des discours….
        Les politiciens ne savent que se faire élire…..
        Mieux compris ?
        Mais aujourd’hui (20 a après, presque trop tard) il y a plein de regroupements associatifs, là pour faire réparer son ordi ou électro ménager, là sa voiture…etc. Récup super ! (= 1 ou 2 emploi(s) fixe(s)). Certains aussi en High tech pour faire de la création… Super ! Mais…. il y a 2 ans, je connaissais un de ces regroupements de jeunes enthousiastes et intelligents, aujourd’hui…. zut, fermé !

      4. @Jac

        Je comprends très bien, et depuis le début de cet échange, que vos préoccupations ne sont pas les miennes. Je n’ai par ailleurs jamais prétendu que la situation de patron était évidente. Eux comme moi choisissent les contraintes auxquelles ils acceptent de se soumettre, autant que faire se peut. Nos intérêts demeurent pour autant fondamentalement divergents.

      5. Euh oui.
        Hurler à la mort?
        Quand vous faites 70h par semaine pour 950e par mois. Sans vacance. Tout ca à cause des charges, ben oui vous etes dans la mouise. Avec en + l’impossibilité d’arreter à cause du crédit à rembourser et des huissiers qui tapent à la porte…

        Evidemment si vous bossez dans le digital, ou que vous êtes dans l’industrie (et que le coût de la masse salariale est négligeable rapporté à celui de la matière première), ou que vous percevez une quasi rente de situation (profession libérale réglementée/protégée, pharma, assurance, banque) vous vous en moquez.
        Mais il se trouve que les premiers employeurs de France sont les petits entrepreneurs sur lesquels vous ironisez. Pas les seconds.

        Un ami boulanger me dit qu’il y a au final près de 17 taxes sur le pain. 17! Et en + pour se taper un pain de m…, bourré de cochonneries.
        Qu’il en paie aussi une ou deux autres pour avoir le droit d’écrire son propre nom au fronton de sa boutique.
        Comme une dizaine d’autres artisans en 3 ans, il se barre à l’étranger en 2020, suivant leur exemple (il possédait les murs, ce qui lui a permis de rembourser le credit).

        Tous ces entrepreneurs qui se plaignent des chaaaaarges comme vous dites (avant Sarko et Hollande ils pouvaient partir en vacances, mais la hausse de ces même chaaaaarges a rendu tout cela impossible) sont passés de travailleurs pauvre à relativement aisés voire carrément « riches » en moins de 2 ans (niveau de vie x5 à x15), simplement en exilant leurs compétences et leurs savoir-faire en Australie, en Russie, aux USA, au Vietnam, en Corée, etc.
        2 d’entre eux sont entrain d’y créer des écoles, désireux de transmettre, alors qu’ils auraient préféré crever que de le faire en France. Et ce ne sont pas des « nuls », mais des professionnels reconnus (c’est ca le pire), possédant des tresors d’expérience.

        Contrairement à ce que PJ à peu écrire sur son blog, ce n’est pas parce-que le business model etait mauvais et qu’ils auraient du faire « autre chose » de plus rentable. C’est bien parce-qu’il y a un problème avec l’entrepreneuriat en France.

        Bref, continuez comme ça surtout ne changez rien. Quand plus personne ne pourra entreprendre pour payer ces chaaaaaaarges, j espère que vous ferez partie de ceux qui auront pensé à se doter d’un jardin.

      1. Qu’est-ce que vous voulez dire quand vous dites que la gratuité n’existe pas ? Un enfant de 5 ans sait la différence entre ce qui est gratuit et ce pour quoi il faut payer.

        Voulez-vous dire qu’il y a un coût quelque part pour des choses qui sont gratuites ? C’est vrai pour quelques-unes mais pas pour toutes : je reçois les rayons du soleil le matin pour pas un rond, et ça ne coûte rien à personne. Ni pour l’eau que je bois dans un torrent de montagne, et.

      2. Je vois des gens dire : « Rien n’est gratuit », alors qu’ils veulent dire en réalité : « Je suis de mauvais poil, foutez-moi la paix ».

      3. @Paul Jorion :

        Il y avait le miel des abeilles aussi , mais les abeilles crèvent toutes .

        Je ne me hasarde plus à boire de l’eau de torrents de montagne depuis quelques années déjà .

        Mais je rajouterai volontiers à la liste ( plutôt courte malgré tout ) , le sourire , bien que les temps soient plutôt à la violence abusivement confondue avec la justice et la force .

      4. @Paul Jorion @Pierre

        Bien sur qu’il y a des bien et des activités gratuites. On appelle ça du bénévolat, de l’entraide familiale, que sais-je encore. En matières de biens, on peut par exemple appeler ça la manne, comme par exemple les champignons qu’on peut aller cueillir en forêt (si on s’y connaît suffisamment).

        En revanche, aucune de ces activités ni de ces biens ne correspond aux biens et services que vous désignez sous le terme de gratuité: L’accès à titre gracieux aux produits de première nécessité qui ont fait l’objet d’un travail rémunéré par ailleurs, ce n’est pas de la gratuité.

      5. Pierre

        Quelle est votre opinion sur ce que je signalais plus haut ? :

        URGENCE – dimension pacifiste internationale du socialisme-

        Urgence d’affirmer pour tous les citoyens d’Europe et du Monde la dimension pacifiste internationale du socialisme, il faut pour cela dire, dès demain, ce vendredi 8 mars, et ici :

        § Priorité absolue au retour à l’esprit du sommet Reagan – Gorbatchef de Reyjavik (1996) ;
        § FIN de l’ignominieuse hypocrisie avec laquelle les Gouvernements européens ont depuis trente ans cédés à l’encerclement de la Russie par l’OTAN

      6. La gratuité est un concept antagoniste, construit par opposition c’est quelque chose qui nest PAS payant. Rien de solide ne sera construit dessus puisque elle suppose son contraire pour exister. Tout système gratuit que vous ferez cohabiter avec le capitalisme ne sera qu’un leurre et simplement le prix pour les riches d’un semblant de paix sociale et d’un achat de conscience. Ne donnez pas à manger gratuitement donnez plutot des terres propres à cultiver et à construire et laissez les gens libres de s’organiser en dehors du cadre, là peut être… et encore, j’y reviens : ce sera échanger 1984 contre le Meilleurs des mondes.
        Au fond, quels arguments opposerons nous à Mustapha Menier? Pire, au final, ce dernier n’est il pas de GAUCHE ? ??? °!°

      7. Paul, je pense que Pierre voulait dire que la santé par ex est payée par la sécu (ou les assurances déguisées en mutuelles = privatisation de la santé ouverte à concurrence, spéculations, dividendes et parfois pots de vin). La sécu est payée par les cotisations salariales et URSSAF, comme ns le savons tous. Le chômage idem, les aides sociales…… etc. En France, où les aides sociales sont parmi les meilleures du monde malgré toutes leurs imperfections ( et conneries parfois, cf en sous-entendu ds mon long texte que vs m’avez proposé de poster, avec « PV radars flash » prétexte) nombreux sont assez cons pour préférer les assurances privées, ils doivent ne pas savoir quoi faire de leur argent….
        Mais votre blog, votre participation, nos coms à tous, nos sourires, nos reproches, nos ironies, nos coups de gueules, nos poèmes… sont gratuits. Et c’est tant mieux.

      8. Pierre
        Il y a une coutume musulmane et en Asie, chez les Amish aussi je crois et chez les Indiens d’Amérique (et sûrement nombreux autres) que je trouve très digne et respectueuse des deux parts : lorsque quelqu’un fait un cadeau, quel que soit ce cadeau, la personne qui le reçoit doit lui faire à son tour un autre cadeau selon ses moyens en remerciement. J’avais une voisine amie clochardisée dans son appartement vétuste cédé par les HLM municipaux, que j’invitais tantôt à partager un repas chaud tantôt un bain chaud par ex, avec échanges de rires, expériences de voyages ou littératures…. Je retrouvais ensuite toujours sur ma fenêtre en rez de chaussée tantôt quelques fruits distribués par les restos du cœur, tantôt une carte peinte d’un poème…. et une fois un bonnet de fourrure qui devait lui être très précieux. J’en étais très honorée.
        Parle-t-on là de « gratuité » ? Moi je parle d’échange en tout bien tout honneur.
        Comme un salaire qui doit être un donnant-donnant équitable. Comme ma suggestion perso ici ou ailleurs qui est que tout le monde paie un IR (même moi qui suis non imposable) en fonction de ses moyens, en contre partie d’un service public répondant à nos exigences citoyennes : donnant-donnant.
        Et OUSTE les TVA.

  4. M.Jorion

    Tout bien, tout très bien, mais une chose qui me turlupine :
    Si on enlève le travail de l’humain, je parle d’un travail valorisant et non celui de jobs précaires et avilissants, je parle de ce travail où l’on se réalise, où l’on apprend à se connaître et à reconnaître nos valeurs propres… quel qu’il soit, pourvu qu’on s’y sente bien, qu’il ne nous dégrade pas : comment pourrons-nous nous regarder dignement, sans honte, sans gène, tout nus avec nos imperfections… dans un miroir ?

    Quand vous parlez de « disparition de l’espèce », c’est de cet humain que nous avons été pendant des millions d’années dont vous parlez ? Cette « espèce » qui a inventé l’outil comme prolongement de notre main ?
    Si oui, dîtes-le clairement , sinon on va vous traiter de vieux fou, ou de naïf ou, pire, de « catastrophiste ».
    Ce que vous n’êtes pas.
    De plus vous voulez adhérer à un parti, c’est votre choix. Mais on ne peut changer un système depuis l’intérieur, vous l’avez bien vu quand vous étiez tradeur. Cet « autre chose » à inventer c’est depuis l’extérieur, mais les yeux et les oreilles bien ouverts, les expériences bien mémorisées, et aux aguets.
    Les gilets jaunes l’ont bien compris sans avoir fait pour la majorité d’entre eux BAC + 10. Ils sont bien moins cons que nombreux surdoués BAC+10 enfermés dans leur addiction.

      1. Jac

        Quelle est votre opinion sur ce que je signalais plus haut ? :

        URGENCE – dimension pacifiste internationale du socialisme-

        Urgence d’affirmer pour tous les citoyens d’Europe et du Monde la dimension pacifiste internationale du socialisme, il faut pour cela dire, dès demain, ce vendredi 8 mars, et ici :

        § Priorité absolue au retour à l’esprit du sommet Reagan – Gorbatchef de Reyjavik (1996) ;
        § FIN de l’ignominieuse hypocrisie avec laquelle les Gouvernements européens ont depuis trente ans cédés à l’encerclement de la Russie par l’OTAN

      2. Dup

        Ah zut ! Je vous croyais sur les chemins du sud vagabondant (lol)
        Mais nous y sommes tous dedans ! s’agit que ce ne soit que nos chaînes mais pas notre tête, non ? Les chaînes vous savez…

      3. Je suis effectivement sur les chemins du Sud mais je vagabonde fort peu et mon patron est bien du Nord, même si mon Nord reste votre Sud. Ici par temps clair on voit l’Afrique mais je n’y ai pas posé le pied. Je n ai d ailleurs jamais cherché a vagabonder, j ai seulement été ballotté par les hasards se la vie, probablement par paresse autant que par curiosité, j ai laissé faire.

    1. Tout est gratuit jusqu’à sa raréfaction , prenez un thon rouge par exemple il y a 30 ans on le mettait en conserve et il était vendu pour presque rien , aujourd’hui un seul thon rouge peut couter jusqu’à 2.7 millions d’€ , donc impossible de distribuer ces boites de thon aux restos du coeur

      1. @Poncho
        Est-ce qu’on a besoin, physiologiquement, de manger du thon rouge ?
        Gratuité pour l’essentiel, pas pour le superflu.

      2. Poncho, on n’est pas obligé de manger tous des sushis ! (moi je les fais très bien, appris au Japon, sans thon rouge)

      3. Vous les enfants de la croissance vous ne réalisez pas que la plupart des bestioles ont déjà disparu , sinon c’est quoi l’essentiel ? Une perfusion de glucose avec quelques vitamines de synthèse ? Votre paradis où les alouettes vous tombent toute rôties dans la bouche et où la bière coule à flots des fontaines j’y crois pas une seconde !

      4. Rhooo des alouettes ya au moins 30 ans que j en ai pas mangé plus ça va plus je me sent devenir le pépé de soleil vert…

  5. Vous dites beaucoup de bien du pragmatisme chinois
    « […] il y d’autres personnes qui à la lecture du manuscrit attrapent de l’urticaire à voir la manière je dirais sympathique et, comment dire, amicale, dont je parle de la Chine. La Chine qui dans ce monde entièrement déboussolé semble être notre seul point de repère. »
    (https://www.pauljorion.com/blog/2018/05/17/defense-et-illustration-du-genre-humain-demain-la-chine-retranscription/)
    Mais préférez adhérer à un mouvement voué à la marginalité plutôt qu’à la FI que vous jugez trop autoritaire.
    Déclinaison de « not in my backyard » ou réflexe de classe ?

    1. Outre que les contextes culturels chinois et français soient très différents, MM. Xi Jinping et Mélenchon me semblent avoir des types de personnalité extrêmement différentes. Je n’ai jamais vu par exemple (ni même entendu dire que…) le dirigeant chinois se mette soudain à tempêter au milieu d’un exposé ou se lance dans des attaques ad hominem parce qu’il perd pied dans un débat.

      1. Ainsi le leader de la FI aurait été Ruffin ou Quatennens vous les auriez rejoints ? Je trouve aussi que le caractère de Meluch est un problème mais ça m’étonne que vous attachiez plus d’importance à la personne qu’au programme, ça tient quand même à peu de chose ! Le type sanguin siéreait plus aux hispanisants qu’aux anglosaxons ? ( je cherche une explication hors celle de la concordance de classe )

      2. Mais bien entendu ! Vous n’avez jamais remarqué que nous avons toujours dit la même chose ? Avec même quelques emprunts très remarqués au fil des années d’idées lancées ici (tant mieux pour tout le monde : les bonnes idées font partie du patrimoine commun de l’humanité !).

        Mais comme disait Lacan : « Quand Lagache et moi prononçons la même phrase, elle ne veut bien entendu pas dire la meme chose ! »

      3. Ruffin et Quatennens sont sans doute pire encores. Ruffin a montré son vrai visage en se vautrant dans le piège Chouard, laissant son ego l’empêcher de faire la marche arrière qui était la seule vitesse à engager. Depuis on le voit disserter dans le vide dans sa kitchenette sur youtube. On se demande où il a trouvé l’inspiration pour ce set up. Ah ben non en fait, on sait où il l’a piqué : https://www.youtube.com/watch?v=DdMcSEFvs3Q

        Tellement inspiré par Philippot que lui aussi crée son micro-parti avec association de financement pour voler de ses ailes.

        Quant à Quatennens : https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/pourquoi-adrien-quatennens-a-t-il-refuse-de-signer-le-manifeste-pour-l-accueil-des-migrants-1108082.html

        L’humanisme version « que les migrants restent chez eux ».

      4. Sacré Julien, rien ne lui échappe 😉
        Cela dit un homme politique sans ego, c’est une denrée rare. Un homme qui reconnait publiquement s’être trompé encore plus.
        Ecce homo.

      5. Cela dit un homme politique sans ego, c’est une denrée rare. Un homme qui reconnait publiquement s’être trompé encore plus.

        C’est pourtant bien ce dernier trait ce qui distingue les grands hommes des pervers narcissiques psychorigides.

      6. « Ruffin et Quatennens sont sans doute pire encore. »
        Ça vient de sortir….
        On a eu les bretelles beaucoup trop larges de Mélenchon. Je suis d’ailleurs d’accord. Trop Doriotiste.
        On a aussi Les Jiletsjoôones. Y’a peut-être une faute d’orthographe.

        Aucun pour plaire.
        Déclarations péremptoires de dangerosité démocratique, populistes et autres bruits de bouches désagréables, sans oublier des associations de couleurs improbables.
        Aucun, aucun pour plaire. Descendus en flammes. Assassinés au coin d’un bois. Fustigés sans rémissions. Condamnés avant que d’être jugés. Lucky Luke en action.

        Tant d’intelligence ( supposée) pour démolir les personnes sans rémission alors que les idées n’ont pas démérité. Perfectibles, mais pas mauvaises.
        J’vais commencer par me trouver mal.
        J’veux bien reporter mon affection à Place Publique, d’ailleurs j’ai dit que je le ferais. Mais ils ont intérêts à être actifs, se faire connaître et montrer une certaine forme de rupture immédiate avec le capitalisme tel que Macron le pratique. L’idéalité des idées d’où qu’elles viennent , j’en ai ma claque. Un peu de tolérance, que diable. L’absolu est suicidaire. Mélenchon a cessé ses pitreries tibétaines, c’est peut-être grâce à ce blog!

      7. daniel 7 mars 2019 à 21 h 30 min
        Un panneau c’est un déictique, un embrayeur logique, il s’agit de décider du sort qui lui est réservé, il peut être trompeur, par exemple, ces retournements de panneaux pratiqués par les résistants pour égarer l’ennemi, qui tombait dans le panneau. Il paraît qu’Aristote écrivit à Alexandre Le Grand d’éliminer les perses, lui n’est pas tombé dans le panneau.

      8. Ben moi je me dis qu’a la place de Prudhomme je crois que j’aurais consciencieusement annoncé dans l’hémicyclique ma démission de LFI suite a quoi j’aurais descendu quelques marches et collé un bon gros coup de boule a Castaner en faisant mine d’aller lui serrer la main. Vous avez bien raison y en a marre des gueulards qui perdent leur sang froid…

      9. H4LG4ND

        J’aime bien Mélenchon, je le crois sincère. Son mauvais caractère ne me dérangerait pas si j’étais pote avec lui. Mais pour moi, quand on veut le pouvoir, ce caractère colérique signifie perte de moyens, mauvais contrôle. La politique est aussi géopolitique puisque ns ne vivons pas isolés sur une île en toute indépendance. Et là, le manque de diplomatie… aie aie aie ouille ! (comme dirait Dutronc) N’oubliez pas, un programme est une ligne directive idéale ou sensée (ou crétine parfois, c’est selon), mais un humain même au pouvoir chargé de mettre en œuvre ce programme n’est pas LE programme (ce peut-être tout un poème !). S’il était le programme, ce serait un dictateur…

      10. @Julien Alexandre
        Le récent discours « européen » de l’actuel chef de l’état français, il est bien aussi dans le genre.

      11. Julien,

        de surcroit ce n’est pas le premier de la gauche radicale à monter au créneau le Ruffin (grosse déception) y’a aussi Lordon et Lepage… Misère !

        Compte-tenu du fait qu’on peut les imaginer moins cons que la moyenne – quand même ! – et sans doute mieux informés, je ne peux pas m’empêcher de trouver ça bizarre.

        Confusionnisme quand tu nous tiens !

      12. Arkao n oubliez pas que Julien est toujours la, avec l oeil du berger, au moindre signe de melenchonisme il apparaît pour nous remettre dans le droit chemin

      13. C est a peu près le seul argument qu il vous reste, vous reconnaîtrez qu il a quand même pas mal fais le ménage côté conseillés géopolitiques… Quand on nettoie sa maison c est qu on s apprete à recevoir, il faut parfois savoir deviner une main tendue…

    2. @Julien Alexandre
      Des « grands hommes », il y en a sur le marché actuellement (à l’exception peut-être de PJ, quoi que côté ego y aurait à redire – mais qui n’a jamais péché lui jette la première pierre) ?
      C’est pas tout ça, mais on va être appelé à voter dans peu de temps et à cette aune là le choix risque d’être bougrement restreint.
      La chasse au facho masqué est aisée face à des novices en politique mais qu’en est-il des vieux renards qui n’en pensent pas moins et qui savent ne pas à ouvrir leur claque-merde quand le micro est ouvert ?

      1. Un des rares poèmes que je connais par coeur :

        Jacques PRÉVERT
        LE GRAND HOMME
        Recueil : « Paroles »

        Chez un tailleur de pierre
        où je l’ai rencontré
        il faisait prendre ses mesures
        pour la postérité.

  6. L’avantage stratégique de Place Publique est qu’il n’a pas d’appareil, ni local, ni national, ni européen, il ne s’embarrasse pas de la faune intestinale du copinage socialiste d’après-guerre. Sa liberté est multi-niveau.

    L’effondrement d’un Parti tel que le PS, ne casse que la partie supérieure des réseaux d’interdépendance dans la répartition des prébendes. Si quelques grosses têtes peuvent sauter, faire de la prison, etc. Aucun dirigeant ne peut s’opposer à l’inertie du réseau des connexions de bases « partisanes », c’est-à-dire déviantes, sur lequel s’est construite (pour la période d’après-guerre) entre fonctionnaires, entreprises, justice police, la face visible des Partis socialistes européens.

    Place publique, doit reprendre la marque socialiste d’origine, vider le fond et jeter vieille boîte de conserve, par des objectifs et des méthodes de rupture tels que :

    § Construire ensemble, le nouveau bien commun : LA GRATUITÉ DE L’ESSENTIEL !
    § Remplacer les sections locales par les CERCLES POPULAIRES D’INFORMATION ET DE RÉFLEXION

    La forme doit être neuve elle aussi, il nous faut une stratégie de conquête des mandats locaux, en totale rupture avec l’organisation pyramidale appuyée sur des sections locales construites sur le service rendu. À l’inverse, pour lutter sur le terrain de l’information et conquérir des votes par la seule raison, il nous faut un formidable réseau transversal de – cercles populaires d’information et de réflexion – .

    URGENCE – dimension pacifiste internationale du socialisme-

    Urgence d’affirmer pour tous les citoyens d’Europe et du Monde la dimension pacifiste internationale du socialisme, il faut pour cela dire, dès demain, ce vendredi 8 mars, et ici :

    § Priorité absolue au retour à l’esprit du sommet Reagan – Gorbatchef de Reyjavik (1996) ;
    § FIN de l’ignominieuse hypocrisie avec laquelle les Gouvernements européens ont depuis trente ans cédés à l’encerclement de la Russie par l’OTAN

    (Le grignotage continue en ce moment, Monténégro, Macédoine du nord, Bosnie-Herzégovine, Georgie, Ukraine ; STOP IMMEDIATEMENT. Si nous laissons le groupe militaro-industriel neocon, c’est le cas de le dire, y trouver ensuite prétexte pour installer ses bombes nucléaires B61 et les B61 12 en Europe, soyons conscient que, à l’insu de notre plein gré, les algorithmes nourris de l’inévitable fausse alerte, nous ferons taire pour quelques dizaines de siècles.)

  7. @ Jean-Luce Morlie // Paul Jorion

    1. Ami.e.s du blog, veuillez me pardonner mon absence, mais vous savez que ca chauffe ici du coté de chez moi. Dans tous les senses du verbe.

    2. Se transformer en politicien, basé dans l’analyse, les publicactions et la formation: c’est audace du coté de Paul. C’est risqué, mais tout est risqué, vivre est un risque aussi.

    3. Soyons-nous honnêtes et direct.e.s: le problème politique en France, en Europe, en Amérique Latine, aux Etats-Unis, en Chine et en Russie, on le peut résoudre uniquement en faisant un constat.

    Monsieur Karl Marx nous a trompé tous. Primairement, parceque il n’a presque rien écrit après 1867, deuxièment, il est mort SANS barbe et aux cheveux bien court-coupés, troixièmement, parceque il était incroyablement lâche: en face de la famille de sa mère, en face de sa femme, de son ami Friedrich E, et, finalement, en face de nous tous.
    Ses mensonges, ses manipulations, sa mentalité profondément malade, a infecté ses idées absurdes: copier les folies de la bourgeoisie du 19-ème siècle, et proposer l’invers fou: le dictatoriat du prolétariat, une idée qui a inspiré cet autre fou, Lénine, avec son centralisme soi-disant ´démocratique´.
    Ne demander pas à quel prix….

    L’horreur de SA (oui: à LUI Lénine, avant Staline) pólice secrète avec ses violations des filles et des femmes et de droits de l’homme et de la libertié, une pólice secrète qui quant à son modèle a été copié à 100 % par Adolf H, comme l’ont su les millions de victimes du nazisme: basée elle, finalement, sur les idées malades du grand fou de Triëste: K. Marx.

    4. Oui, la gauche doit avaler ce médicament dur et amer, si elle veut vaincre, mondialement. Si non: il nous resteront finalement des champions du centralisme démocratique et de la dictature du prolétariat, comme le voisin d’ici (je surveille ma sécurité ici à Medellín, j’aime la vie), ou ce type Ortega, ou le nouveau fou à Cuba, notre ami à Beijing, à Moscu et quelques autres endroits, notamment en Afrique qui se basent en príncipe sur la mème maladie marxiste.

    5. Il nous faut du COURAGE pour enterrer finalement et pour toujours ce type allemand sans barbe, sans cheveux longs. Enterrer cette idée FOLLE du messiah allemand à Londres. Et voit la pauvreté intellectuelle ULTIME de son ‘esclave’ Engels. Pauvre type. Comme toutes et tous derrière lui.

    6. Paul Jorion, mais en cooperation avec la tradition vainquante de Stockholm, oui oui, j’écoute vos cries d’horreur Mesdames et Messieurs marxistes-engelsistes-léninistes-trotskistes-maoistes, qui malgré toutes les predictions de l’année passée s’est installée une autre fois pour 4 ans dans le pouvoir.

    7. Vous ne voulez pas la paix? Vous ne voulez pas la dénucléarisation? Vous ne voulez pas le respect de travailleuses et travailleurs, sans respect pour l’emploi qui disparaît à chaque reprise, vous ne voulez pas un monde vraiment cyclique, vous ne voulez pas une vraie et profonde démocratie particative et égalitaire?

    8. Alors: ne votez surtout pas Paul Jorion, parce que c’est un Monsieur dangéreux, barbu vraiment, aux cheveux longs vraiment, aimable vraiment, intelligent vraiment et profondément démocratique et LIBRE de quelqu’onque forme d’oppression.

    9. Si vous voulez que le misère en France et ailleurs continue: ne votez surtout pas Paul Jorion!

    Mais oubliez alors de jamais arriver à une société en paix, sans armes, sans violence, sans inégalités, sans souffrances non-nécessaires et sans types autoritaires qui vous envoient leurs balles d’acier,d e plomb ou de caoutchouc dur… (Ortega, Maduro, Xi, Jong Un, Días-Canel, Putine, etc etc etc: les ‘admirateurs’ du type faux sans barbe, sans cheveux longs de Triëst, enterré à Londres.

  8. @Dissonance

    Cette notion selon laquelle la gratuité serait par nature impossible, parce qu’il y aurait toujours par construction un prix à payer est désolant, d’autant plus qu’elle fossilise l’avenir, ce qui à l’aube de ce 21e ,décisif pour notre espèce, est tout particulièrement regrettable.

    La valeur s’établit par un rapport de force inégal, « tiens puisque tu me le rendras » n’établit, pas de prix: est-ce clair ?

    Est-ce clair également que la valeur de cette façon de faire ancienne transcende le prix par la valeur morale de la réciprocité absolue, laquelle bien évidemment peut être médiée, entre groupes dans le temps et dans l’espace ?

    C’est la raison pour laquelle, nous nous trouvons à pied d’œuvre pour construire le bien commun de la gratuité généralisée, et si vous nous dite que ça ne marchera pas, vous feriez-mieux de vous tenir à l’écart.

    1. @Jean-Luce Morlie

      Que vous vous évertuiez à me lire de travers ou à me faire dire ce que je ne dis pas, c’est ça qui est désolant.

    2. En somme , pour faire le bonheur du monde , vous êtes prêt à laisser Dissonance au bord du chemin .

      Comment dit on totalitaire en « gratuit » ?

  9. Plus je réfléchis à la nature de Place Publique, plus j’entends Paul Jorion en parler, et plus je me dis qu’effectivement Marx n’avait pas tout à fait raison en parlant de « socialisme petit bourgeois », ou du moins que ce n’est pas ce qui caractérise ce mouvement. P.P. est en fait ni plus ni moins qu’un mouvement bourgeois « modéré », ou encore un mouvement bourgeois « social » (et non pas socialiste ni même de gauche).

    En réalité, en tant que mouvement bourgeois P.P. ne s’adresse pas aux prolétaires (c’est pourquoi il est si simple pour Jorion de balayer le populisme d’un revers de main) mais à la bourgeoisie générale. En effet, la bourgeoisie sociale (qu’on pourrait encore appeler bourgeoisie consciente) est cette frange de la bourgeoisie générale qui, connaisseuse de l’histoire de France a mieux appréhendé (ou du moins n’a pas perdu de vue) les enjeux d’un excès de prédation de sa classe sur les autres. Elle est consciente du risque qu’elle court de se voir finir la tête au bout d’une pique comme elle-même avait renversé la précédente classe dominante il y a quelques siècles, et sait aussi parfaitement comment éviter cela tout en conservant un maximum de ses privilèges: En lâchant juste ce qu’il faut de leste pour que le moins de choses changent. C’est pourquoi les bourgeois de P.P. s’affairent à expliquer à leurs camarades de classe ce qu’il va convenir de faire pour éviter la fin tragique de l’aristocratie.

    Qu’on ne s’y trompe pas, les non-bourgeois n’ont à peu près rien à attendre de ce mouvement si ce n’est pour les naïfs une n-ième occurrence d’espoirs déçus et de trahisons prévisibles. Je ne vois d’ailleurs pas bien sous quel motif le marxisme/communisme serait par essence voué à dégénérer comme il a pu le faire en URSS, mais que la dégénérescence du socialisme en social-(ultra)-libéralisme qu’on a pu observer partout en Europe depuis maintenant plusieurs décennies serait en revanche un accident de parcours purement fortuit et sans risque de se reproduire, et ce d’autant moins quand un Thomas Porcher annonce à qui veut l’entendre qu’il n’est pas fondamentalement hostile au capitalisme et qu’il propose juste de l’amender. A ce stade là, la messe est dite.

    1. Aussi compliqué et imbitable que le socialisme , il n’y a que le capitalisme .

      Aussi con qu’un bourgeois , il n’y a qu’un non bourgeois ou un aristocrate , encore que tout serait plus facile si tout le monde était aristocrate selon la formule de Oscar Wilde .

      PS : En saluant sa mémoire , je regrette un peu le sérieux du  » Programme sans candidat » de 2017 de notre compagnon  » Michel Leis « . Il aurait aujourd’hui au moins la satisfaction de voir en partie en œuvre un de ses vœux les plus chers : la relance du débat politique . Amitiés aux siens .

      1. Juanes

        J’en avais tellement marre des « shows électoraux » donnés par les plus prétentieux candidats aux présidentielles (dont Sarko) à coups de XXXX dollars au détriment des petits candidats, que j’avais proposé, avec ma naïveté pitrerie reconnue dans les hautes sphères, de voter au 1er tour pour des programmes sans que ni partis ni candidats ne soient dévoilés. Au 2ème tour : découverte des leaders présentant les programmes vainqueurs…..
        J’aurais adoré ! (un autre pied de nez bien sûr, mais avec du fond, non ?)

      2. Si vous cherchez des idées , et ça fera plaisir à ses proches :  » Programme 2017 sans candidat » par Michel Leis
        ( c’était un pseudo ) , préfacé par le taulier , éditions du croquant ,319 pages , 20 € .

    2. @Dissonance
      Bourgeois.
      Une tentative de définition par l’historien Marc Bloch (1866-1944):
      « Il m’est arrivé, ça et là, de prononcer le nom de bourgeoisie. Non sans scrupules. Ces mots, à la fois usés par le temps et sujets à de perpétuelles déviations de sens, encombrent la nomenclature encore tâtonnante des sciences humaines; ils enferment dans des contours trop flous, des réalités trop complexes. Force est bien cependant, jusqu’à nouvel ordre, d’user du seul vocabulaire qu’un langage imparfait mette à notre disposition. A condition d’en définir les termes. J’appelle donc bourgeois de chez nous un Français qui ne doit pas ses ressources au travail de ses mains; dont les revenus, quelle qu’en soit l’origine, comme la très variable ampleur, lui permettent une aisance de moyens et lui procurent une sécurité, dans ce niveau, très supérieure aux hasardeuses possibilités du salaire ouvrier; dont l’instruction, tantôt reçue dès l’enfance si la famille est d’établissement ancien, tantôt acquise au cours d’une ascension sociale exceptionnelle, dépasse par sa richesse, sa tonalité ou ses prétentions, la norme de la culture tout à fait commune; qui enfin se sent ou se croit appartenir à une classe vouée à tenir dans la nation un rôle directeur et par mille détails, du costume, de la langue, de la bienséance, marque plus ou moins instinctivement, son attachement à cette originalité du groupe et à ce prestige collectif. »
      Écrit en juillet-septembre 1940, extrait de « L’étrange défaite ».

      Pas mal, non ?

      1. Arkao,

        quelle est votre opinion sur ce que je signalais plus haut :

        URGENCE – dimension pacifiste internationale du socialisme-

        Urgence d’affirmer pour tous les citoyens d’Europe et du Monde la dimension pacifiste internationale du socialisme, il faut pour cela dire, dès demain, ce vendredi 8 mars, et ici :

        § Priorité absolue au retour à l’esprit du sommet Reagan – Gorbatchef de Reyjavik (1996) ;
        § FIN de l’ignominieuse hypocrisie avec laquelle les Gouvernements européens ont depuis trente ans cédés à l’encerclement de la Russie par l’OTAN

      2. @Jean-Luce Morlie
        Socialisme international pacifiste.
        Hors contexte, oui.
        Mais on n’échappe pas au passé, à sa culture, à son histoire personnelle. Notamment celui où cette suite de mots signifiait la condamnation de l’impérialisme américain et le jet d’un voile pudique sur l’impérialisme russo-soviétique.
        Autre époque aussi que celle du national-socialisme (soulignons ce dernier terme) promettant un avenir européen pacifique sous la bienveillance de la pax Germanica. Paix à laquelle a aspiré une partie de la population française en 1940 en se soumettant à une infâme idéologie.
        Plus que pacifiste, je me sens mieux à défaut antimilitariste.
        Je ne prononcerai pas sur l’OTAN et la Russie ici sur ce blog, étant conscient qui s’agit d’une question d’affrontement binaire, d’une polarisation entre le supposé bien et le supposé mal, basée plus (à mon avis) sur l’affect que sur la raison.

      3. @arkao

        Pas mal en effet, mais je nuancerai un peu: « un Français qui ne doit pas ses ressources au travail de ses mains » par l’idée qu’on ne puisse pas réduire la bourgeoisie à une classe purement oisive, sinon ça revient à dire que l’essentiel de l’oligarchie ne serait pas bourgeoise, ce qui serait absurde. En l’occurrence, « un Français qui doit tout ou partie de ses ressources à une rente liée à son statut de propriétaire de moyens de productions » me paraît plus judicieux dans cette optique.

      4. Quitte à faire simple et sans faille , j’écrirai plutôt :  » un individu qui doit tout ou partie de ses ressources à une rente tirée de son statut de propriétaire ». Et ça fait du monde , y compris chez ceux que l’on catalogue aujourd’hui un peu vite comme non bourgeois .

        Pour faire plus élaboré , on peut aussi rappeler le distinguo entre bourgeoisie active ( entrepreneuriale , capitaliste )et bourgeoisie passive ( qui vit de sa rente au sens strict ).

        La bourgeoisie active avait des aspects sympathiques ( elle était directement partie prenante des réussites et des échecs ) un peu mis à mal quand on a inventé la notion de « personne morale ».

      5. Au passage , ce brillant raccourci , montre que c’est en travaillant sur « les propriétés , les biens qu’elles procurent et comment les mettre à disposition de la survie de l’espèce  » , que l’on peut rendre les bourgeois et les non bourgeois compatibles .

        Pourvu qu’ils soient tous aristocrates ( certains disent altruistes ).

      6. @Juannessy

        « Quitte à faire simple et sans faille , j’écrirai plutôt : » un individu qui doit tout ou partie de ses ressources à une rente tirée de son statut de propriétaire ». Et ça fait du monde , y compris chez ceux que l’on catalogue aujourd’hui un peu vite comme non bourgeois . »

        Une fois n’est pas coutume, nous sommes à peu près d’accord: Il faut bien entendu inclure dans la bourgeoisie les propriétaires de logement(s) locatif(s).

        « Au passage , ce brillant raccourci , montre que c’est en travaillant sur « les propriétés , les biens qu’elles procurent et comment les mettre à disposition de la survie de l’espèce » , que l’on peut rendre les bourgeois et les non bourgeois compatibles . »

        Là j’en suis beaucoup moins convaincu. On pourrait très bien remplacer les termes « bourgeois » et « non-bourgeois » respectivement par « exploiteurs » et « exploités » pour mettre en évidence les antagonismes irréductibles de ces deux classes.

      7. Je maintiens rente et « propriétaire » sans complément circonstanciel .

        Le terme « exploiter » est intéressant , car on peut se demander comment de la notion d’action victorieuse remarquable , en particulier au combat ,( les exploits de Roland ) , il a pu glisser vers des connotations péjoratives voire sordides .

        Si je me fie comme toujours à l’étymologie , le sens originel veut dire « accomplir » . On voit alors comment le glissement naturel vers « travailler  » , puis « valoriser » quelque chose tel qu’une « exploitation » ( et on retrouve la soif de la rente ) peut amener au sens de spoliation et maltraitance abusive qui est celui que vous évoquez .

        J’avance donc aussi qu’en citant « rente » et  » propriété » je donne bien , sinon la solution , les deux rouages à examiner pour que les exploits en soient pour tout le monde et que « l’accomplir » revienne nourrir le sauvetage de l’espèce .

        On notera aussi que derrière cette rapide analyse sémantique , on interroge le travail et la justice .

      8. @Juannessy

        Il me semble pourtant bien que la loi française complémente la propriété de 3 manières distinctes, parce qu’il n’y a en effet que peu de rapport entre une personne qui possède un bien pour en faire usage, une personne qui possède un bien pour en tirer une rente ou encore une personne qui possède un bien, le laissant se dégrader sans en faire usage… Quant à vos considérations sémantiques, elles me laissent de marbre.

      9. Il ne vous aura pas échappé que la notion d’abusus fait partie des permanents de la boîte du taulier .

        Je ne vous savais pas aussi insensible aux traces du langage .

        Le marbre , ça reste une pierre un peu tendre Mais je n’irai pas jusqu’à vous tremper dans l’acide chlorhydrique .

    3. Dissonance

      Quelle est votre opinion sur ce que je signalais plus haut ? :

      « URGENCE – dimension pacifiste internationale du socialisme-

      Urgence d’affirmer pour tous les citoyens d’Europe et du Monde la dimension pacifiste internationale du socialisme, il faut pour cela dire, dès demain, ce vendredi 8 mars, et ici :

      § Priorité absolue au retour à l’esprit du sommet Reagan – Gorbatchef de Reyjavik (1996) ;
      § FIN de l’ignominieuse hypocrisie avec laquelle les Gouvernements européens ont depuis trente ans cédés à l’encerclement de la Russie par l’OTAN »

  10. Le pognon, le pognon. Comme si du pignon il n’y en avait plus asse. Et l’autre qui pleurnicher avec ses 56%.
    Mais vous ne vous êtes pas donc aperçu que si à un endroit on manque de pognon, si certains pensent être écraser par les ponctions communautaire c’est parce que certains et non des moindre échappent autant que faire se peut et souvent aussi illégalement à toute ponction.
    La première nécessité est d’assurer le financement de sa politique.

    1. Quelle découverte !

      Et réciproquement ?

      On retiendra : assurer le financement .

      A part avoir quelque chose à vendre à l’export , fiscalité , emprunt , vous voyez autre chose ?

      PS : étant entendu que , s’agissant de la nécessité d’assurer le financement ,on ne parle là que des biens et services évoqués dans le billet ( sans oublier cependant défense , justice , administration générale , outils de la démocratie , fonctions publiques de missions …)

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27%C3%89tat_fran%C3%A7ais_en_2019

    2. Juannessy

      Quelle est votre opinion sur ce que je signalais plus haut ? :

      URGENCE – dimension pacifiste internationale du socialisme-

      Urgence d’affirmer pour tous les citoyens d’Europe et du Monde la dimension pacifiste internationale du socialisme, il faut pour cela dire, dès demain, ce vendredi 8 mars, et ici :

      § Priorité absolue au retour à l’esprit du sommet Reagan – Gorbatchef de Reyjavik (1996) ;
      § FIN de l’ignominieuse hypocrisie avec laquelle les Gouvernements européens ont depuis trente ans cédés à l’encerclement de la Russie par l’OTAN

      1. J’aurais préféré attendre jusqu’au 9 mars pour vous répondre , mais comme ça , à chaud :

        – le pacifisme , pour être réel , ne peut être la spécificité d’un camp soumis à une idéologie , fût elle socialiste .

        – l’Europe a vocation à participer de la « culture » de la paix mondiale .C’est Sa vocation historique .

        – La paix ne peut être assurée sans garantie de l’équilibre des forces .

        – l’Otan largement sous management américain ( bien que de plus en plus contesté , voire affaibli par les revendications financières de Trump), reste à ce jour le seul parapluie sérieux .

        – l’Europe montrera sa volonté d’exister comme projet humaniste et pacifique par, entre autre, sa capacité à une défense autonome et crédible . Certains disent qu’elle y travaille mais on aimerait en être sur .

        – « Si vis pacem para bellum  » ne suffit pas ( CN mais pas CS ) à faire un chemin de paix . Les politiques d’aides internationales , d’accueil , d’actions culturelles et de formation internationales , d’investissement à l’étranger en particulier dans le cadre d’une aide mondiale à la transition écologique … font partie du package nécessaire pour progresser et prévenir les tensions .

        – tout ça semble bien difficile tant qu’on a un Trump à Washington et un Poutine à Moscou et des démagogues à Brasilia , en Hongrie , en Pologne , en Italie . Pour la Chine , je suis un peu dans le brouillard . Le système financiaro-capitaliste mondial et le poids des transnationales est aussi un sacré handicap , et c’est peut être là que , par le haut , nos dirigeants pourraient faire descendre le pousse au crime . .

  11. Causons un peu d’Europe.
    Jorion tête de liste, cela aurait de la gueule, un Belge se présentant sur une liste française, cela préfigurerait la République européenne qui n’existe pas encore, où nous voterions sur des listes européennes et non plus nationales. Avec un vrai parlement européen, souverain.
    La nation est l’objet d’un enjeu, avec d’un coté les ultra-libéraux qui voudraient en faire un outil de domination, et ils y arrivent très bien, car ils ont besoin des Etats pour offrir le cadre légal et les infrastructures nécessaires à leur développement, et de l’autre la gauche repliée sur la nation, genre Mélenchon, qui prétend accorder plus de souveraineté au seul niveau national.
    Aujourd’hui nous ne bénéficions, ou si peu, ni des avantages de la nation, si de ceux de l’Union. De fait l’une des entités sert les plus mauvais coté de l’autre et réciproquement.
    Il faut donc pouvoir échapper d’une part aux capitalistes, et d’autre part aux nationalistes bolivariens (je n’évoque ici que la gauche, car je n’ai rien à proposer à la droite) pour dire vite, car aucun n’est capable de répondre aux enjeux planétaires.
    La solution c’est donc une République européenne démocratique, ce qui supposera un statut du citoyen européen avec les droits afférents, pour compenser la perte de souveraineté nationale. Un tout petit exemple, avec une telle République, terminés les tirs de LBD sur les manifestants. Ou alors LBD pour tous ! Mais au moins il y aura débat européen pour déterminer quelle civilisation nous voulons.
    Allez, vive l’Europe, vivent les Gilets jaunes, et bien sûr Place Publique si elle parvient à placer Paul Jorion en tête de liste quelque part.

    1. « Placer Paul Jorion en tête de liste quelque part ».

      Je vais chaque jour prendre des nouvelles sur le site de Place Publique;
      le site est sans aucune modification quelconque depuis quatre semaines ,
      et toujours aucune activité à l’agenda !

      De même, j’ai tenté il y a plus d’un mois de prendre contact avec la
      délégation du Nord, pas de réponse.

      Place Publique est mort !

      Que Paul relève le tronçon du glaive, aidons-le !

    2. La citoyenneté européenne , ça existe déjà ( depuis Maastricht ) !

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Citoyenneté_de_l%27Union_européenne

      La fédération ou confédération européenne nécessaire et vitale , par contre , reste à naitre enfin , et la prochaine élection sera une élection vaine , compte tenu des délais impartis par la marche du monde , si des signaux forts en ce sens ne sont pas rendus évidents dans un nombre suffisant de pays qui comptent , ou qui en tous cas peuvent former une majorité forte au parlement .

      L’expression d’une telle intention dans les campagnes nationales est la condition nécessaire pour qu’on ose ( et puisse ) s’attaquer alors au mécano institutionnel européen et aux traités antérieurs .

      1. Juannessy
        (bis)

        Quelle est votre opinion sur ce que je signalais plus haut ? :

        URGENCE – dimension pacifiste internationale du socialisme-

        Urgence d’affirmer pour tous les citoyens d’Europe et du Monde la dimension pacifiste internationale du socialisme, il faut pour cela dire, dès demain, ce vendredi 8 mars, et ici :

        § Priorité absolue au retour à l’esprit du sommet Reagan – Gorbatchef de Reyjavik (1996) ;
        § FIN de l’ignominieuse hypocrisie avec laquelle les Gouvernements européens ont depuis trente ans cédés à l’encerclement de la Russie par l’OTAN

      2. Une citoyenneté qui consiste à s’en remettre à l’autorité judiciaire européenne quand on a déjà perdu son oeil lors d’une manifestation, cela ne sert pas à grand chose…
        Il y a beaucoup de beaux principes, mais de la coupe aux lèvres….
        Et puis dans la citoyenneté européenne j’incluais la possibilité d’élire des parlementaires européens, qui seraient dotés de réels pouvoirs.

      3. Pierre-Yves Dambrine

        « Et puis dans la citoyenneté européenne j’incluais la possibilité d’élire des parlementaires européens, qui seraient dotés de réels pouvoirs. »

        Absolument d’accord avec vous.

  12. Jean Luce Morlie,
    Vous ne seriez pas par hasard en train d’apprivoiser la mort en ressuscitant l’agonisant Mouvement Mondial des Partisans de la Paix ? Quoique le feu nucléaire changerait un peu le paradigme ambiant ?

    1. Rosebud1871

      Je demande de prendre une position simple .
      avez-vous lu l’ensemble de ma réponse?

      https://www.pauljorion.com/blog/2019/03/07/paul-jorion-pour-place-publique-2/#comment-694390

      Prenez donc position.

      « Le grignotage continue en ce moment, Monténégro, Macédoine du nord, Bosnie-Herzégovine, Georgie, Ukraine ; STOP IMMEDIATEMENT. Si nous laissons le groupe militaro-industriel neocon, c’est le cas de le dire, y trouver ensuite prétexte pour installer ses bombes nucléaires B61 et les B61 12 en Europe, soyons conscient que, à l’insu de notre plein gré, les algorithmes nourris de l’inévitable fausse alerte, nous ferons taire pour quelques dizaines de siècles.)

      1. Jean-Luce Morlie 7 mars 2019 à 23 h 22 min
        Oui, Jean Luce Morlie, j’avais lu l’ensemble.
        Évidemment sensible à la thématique pacifiste, évidemment plus sensible aux soupçons russes qu’aux soupçons otanesques. Le face à face truffé d’indices sur la stratégie de l’autre, est du même type que l’histoire de l’indien et du bucheron : https://www.ladepeche.fr/article/2014/07/16/1919498-le-bucheron-et-l-indien.html
        Par contre des deux cotés existe un lobby militaro industriel qui pèse lourd en recherche, en emplois, en export etc. Nous avons le nôtre. Je ne crois ni à des projets réels d’invasion de la Russie par l’Otan, ni à l’arrivée des russes à Brest. Par contre les effets d’après-coup de la guerre froide, la peur des rouges, ça oui je le lis. Voilà ma position simple.
        Entre ce que je soupçonne être une opération de commando judiciaire à laquelle le tempérament de Mélenchon a mal répondu médiatiquement avec embruns conséquents de réputation, et l’opération PP de construction Lego d’une gôche unie, avec bidules qui s’emboitent pour la circonstance, j’y lis le traditionnel clivage entre réformistes et révolutionnaires. Les premiers ont toujours trahi leur idéaux, les seconds n’en ont pas eu l’opportunité. Ce qui m’intéresse ce sont les programmes, toujours plus écrits par les circonstances de l’histoire et les intérêts à défendre, que par le génie d’une tête d’affiche dont au fond je me fiche, même si je ne néglige pas plus les sophistes que la fabrique du consentement ! Et coté programme, le clivage majeur à gôche de nos jours, c’est la fabrique de l’Europe et le rapport à la Russie. Voilà pour l’autre volet de position.

      2. S’agissant du secteur géographique que vous citez , j’ai pu être témoin en 2014 ( je marchais encore ) lors d’un périple dans l’Albanie , le Kosovo et le Monte Negro , que la lutte d’influence ( je n’ai pas d’infos sur l’arsenal nucléaire ) entre slaves via les serbes , et les plus ou moins « occidentaux » n’avait jamais cessé dans cette poudrière .

        Notre itinérance en minibus cahotant nous avait conduit par Tirana , Prizren , Pristina ,Mitroviça , Gjakova, Valbona , Bajram Curri , Déçan, Peija, Kukës , Skhôder , Ulcinj , Bar , Kotor , Budva , Lezha .

        A Mitroviça c’était assez flippant , et à part les vols d’hélico de la KFOR au dessus du seul pont ( ou ne passait que des piétons ), j’avais aussi été assez marqué par la sortie en masse , cartables sur le dos ou à la main , de jeunes écoliers albanais ( 8 -10 ans ) qui chantaient à pleins poumons des chants rapidement décodables comme anti-serbes , et pour qui c’était visiblement un rituel quotidien de sortie de classe .

        J’espère grandement qu’on est sorti de ça aujourd’hui , mais cette région du monde ne me laisse pas serein ( j’ai aussi dit pourquoi les frontières macédoniennes , serbes et bulgares ne me sont pas très sympathiques ) .

        Je me souviens par exemple qu’ à Déçan où se trouve un célèbre monastère orthodoxe serbe , sous protection d’une section italienne de la KFOR , je me suis demandé si les carabinieri étaient là pour protéger le monastère ou pour vérifier les mouvements des « religieux » ( hors le pope qui nous recevait ) plutôt jeunes ( et de 1,90 mètre mini ) que l’on imaginait plus avec une mitraillette qu’un chapelet à la main .

        Je me souviens aussi qu’à Prizren , fief historique albanais ( ligue de Prizren de juin 1878 ) et aussi l’antique Theranda habitée par les Dardans ( qui ont donné leurs noms aux Dardanelles ) , il y avait aussi un monastère serbe dit de la Vierge de Levisa , toujours sous « protection  » de la KFOR , avec un panonceau genre signalisation routière , représentant quatre interdictions avant d’entrer ( et peut être de sortir ) : ne pas fumer , pas de photos , pas de chiens et … pas de port de revolver . Je dois encore avoir une photo de ce spécimen rare .

        PS : si vous vous intéressez à Hadrien , Trajan n’est pas loin ( juste avant lui ) qui a laissé lui aussi un « mur » , du côté de la Dacie néo Roumanie , je crois .

        Région sensible , à ne pas laisser entre n’importe quelles cervelles .

    2. Rosebud1871

      « apprivoiser la mort » : belle intuition de votre part:

      Si vous étiez « JC », que nous avons bien connu ici, je vous dirais que c’est une question d’esthétique, un blog fonctionne comme l’Eliza de Weinzenbaum: il donne l’apparence. Mais bien entendu la mécanique sous-jacente est ANNEliENNE.

      Paul Jorion a introduit, relativement à Aristote, le concept extrêmement puissant, de niveau d’adhésion. Ainsi, lorsque nous rencontrons deux paraboloïdes hyperboliques, il faut encore nous demander ce qui différentie notre lecture de chacun d’eux, et je vous avoue que « je canne » depuis quelques jours sur une pièce de monnaie du temps d’Hadrien, laquelle représente précisément la Kiste sacrée, (panier sacré) de Démeter choiroktonos ; (cochon + mort ), ce qui renvoie à « Megare », un lieu où selon Pausanias, les femmes jetaient des petits cochons et des graines dans un ravin, pour ensuite les recupérer les graines sur cette viande pourrie, afin de les semer ensuite, et ainsi, garantir le succès des semailles de l’année suivante, tandis que les cochon renaissaient à Dodone. J’ai l’explication de la pièce de monnaie, mais pour convaincre, il faudra que je me tape, et ça ne m’amuse pas du tout, de retrouver le proverbe grec, évoqué mais non précisé par Suétone, dans  » Vie des douze Césars ».

      C’est la raison pour laquelle, depuis quelques jours, je procrastine à nouveau sur ce blog.

      1. Jean-Luce Morlie 8 mars 2019 à 0 h 58 min
        Je n’ai pas lu la mécanique anellienne, et je considère Freud et suivants comme des écologistes spécialisés dans le traitement des déchets, à savoir analyser tout ce dont le mode de traitement dominant ne sait pas quoi faire et rejette. Freud en a fait un recueil, « psychopathologie de la vie quotidienne ». Au-delà c’est la façon de traiter tous les inadaptés sociaux qui est posée, quelque soit la façon dont les nommer engage la prise en compte. Rentré hier du Québec, un ami m’y disait qu’à la louche, il estimait à 10% la production-reproduction d’humains inadéquats à l’offre du système en place, et ce quelque soit le système passé ou à venir. De l’humain quoi, plein de ratés.
        Déjà qu’une paraboloïde hyperbolique ça me causait pas du tout, mais 2 vous êtes trop exigeant. Je lis que vous ne manquez pas de passe-temps affriolant, vous êtes un privilégié de vous ressourcer intelligemment ainsi, comme quoi il ne faut pas abolir tous les privilèges…

  13. @jac
    « Mais nous y sommes tous dedans ! s’agit que ce ne soit que nos chaînes mais pas notre tête, non ? Les chaînes vous savez… »

    Quand il s’agit d’en sortir:

    « C’est impossible » dit la Fierté,
    « C’est risqué » dit l’Expérience,
    « C’est inutile » dit la Raison,
    « Essayons » murmure le Cœur.

    1. adoque

      Alors essayons !
      Mais vous savez, c’est mon cœur qui parle aussi quand je suggère qu’il y ait un échange et non une gratuité (d’essentiel en plus !) Je connais la « gratuité » dans une société sollicitée en permanence par la publicité pour une consommation ( « pas cher ! Il est frais il est frais mon produit ! rayon des verts rayon des rouges ! Soldes à tous les étages pour les produits étiquettes rouges ! Légumes nécessaires à 0,99€ ! » .. nec plus ultra). La gratuité, elle est lourde à porter.

      Tiens, un cadeau :
      Morales de Jaja toujours :

      PETIT CONTE POUR GRANDS ENFANTS :
      Un pauvre bougre enguenillé crevant de faim tout seul assis sur la fontaine, faisait l’aumône en marmonnant dans sa barbe hirsute des râles d’agonie :
      « Aidez-moi… Aidez-moi… Aidez-moi… »

      Une brave dame pieuse parmi tant de passants qui passaient leur chemin, eut un élan de pitié en attendant ces plaintes. Et sans mot lui dire lui offrit un verre d’eau bien fraîche.
      Le mendiant renversa le verre sa panse déjà gonflée de l’eau claire coulant de la fontaine.
      La brave dame pieuse secoua les épaules et continua sa route. « Pfff! Quelle insolence ! Même pas merci ! Allez aider les gens après et ils se moquent de vous « .
      Et le pauvre agonisant de faim tendit sa main tremblante.
      « Aidez moi…. Aidez moi…. Aidez-moi…. »

      Un brave bonhomme ventru parmi tant de passants qui passaient leur chemin, eut un élan de pitié en entendant ces plaintes. Et sans mot lui dire lui offrit une clope.
      Le mendiant saisit de ses doigts noués ce petit bout d’illusion mais, la bouche au goût amer et le ventre brûlé de tant d’âpre fumée, jeta la cigarette à terre.
      Le brave bonhomme ventru secoua les épaules et continua sa route. « Pffff ! Cré nom d’un chien ! Même pas merci ! Soyez sympa avec les gens et ils se foutent de vous. »
      Et le pauvre agonisant de faim tendit sa main tremblante.
      « Aidez-moi… Aidez-moi…. Aidez-moi…. »

      Une fillette au cœur tendre parmi tant de passants qui passaient leur chemin, eut un élan de pitié en entendant ces plaintes. Et sans mot lui dire, sage des ordres de sa mère, posa délicatement un chandail sur son dos.
      Le mendiant rejeta le gilet, ses épaules osseuses supportant dans une acre sueur le manteau miteux qu’il se coltine été hiver pour ne pas perdre son précieux reste de civilisation.
      La fillette au cœur tendre secoua les épaules et continua sa route. « Pfff! Maman a raison. Les mendiants ne sont que des brutes qui ne savent même pas dire merci. »
      Et le pauvre agonisant de faim tendit sa main tremblante.
      « Aidez-moi… Aidez-moi…. Aidez-moi…. »

      Un gendarme paré de la loi parmi tant de passants qui passaient leur chemin, eut un élan de zèle en entendant ces plaintes. Et d’une voix rocailleuse investi d’autorité qui sied à la tranquillité des âmes du village ordonna au mendiant de le suivre.
      Celui-ci habitué à se soumettre sa révolte étouffée par une faim tenace se leva péniblement dépliant un à un ses membres décharnés.
      Le gendarme paré de la loi secoua ses épaules et pressa le pauvre homme. « Pfff! Même pas capable d’obéir dans l’instant quand on lui dit aux pieds. J’ai autre chose à foutre que de faire béquille à gueux faisant mendicité. »
      Et le pauvre agonisant une fois enfin debout s’écroula mortibus de trop de ventre vide.

      Morale : Quand tu veux qu’on te donne ce dont tu as besoin te trompe pas de mots et sache être poli. Même les plus hâtifs à te porter secours n’ont pas le temps de comprendre ce que de mot ne dis. Si t’as le ventre vide apprend les beaux discours et évite de geindre. Les passants ne savent que passer et ne voir que misère lointaine à la télé. Pourvu qu’on leur explique et qu’on leur dise merci…
      Jaja l’âme poète et sensibleuse.

      Une métaphore bien sûr, écrite d’un jet sans le talent de Brassens… et bcp d’ironie.
      Comprenne qui pourra.

  14. @arkao

    Au sommet Reagan – Gorbatchef de Reyjavik (1986)

    il n’y avait plus d’affrontement binaire ! Le communisme était fini.

    Seule la religion néolibérale féroce a envoyé ses « chicago boys » dépecer l’infrastructure de l’ancienne URSS :

    A)pour s’en répartir les richesses entre oligarques et les transnationales mafieuses néolibérales, ce dont l’épisode Trump est le rebond.

    B) pour ensuite enserrer la Russie dans l’avancée de l’OTAN, aux prix de la trahison des propres promesses que nous avions faites à Reyjavik de ne pas élargir l’OTAN.

    Que vous ne preniez pas ces faits en considération est attristant, puisque dès lors, aucune approche rationnelle n’est possible.

  15. Bonsoir Mesdames et Messieurs,

    Si l’heure n’était pas si grave (en fait l’est-elle ?), tout cela serait assez marrant. On va bientôt nous rejouer, et les signes démarrent déjà ici avec quelques interventions, la même partition mais avec un peu plus de flûte et de pipeau pour couvrir les bruits du public qui s’impatiente, ou qui déserte les lieux devant cette comédie qui commence à être usée. Parce que le divertissement voyez-vous, c’est détourner l’attention. Mais les ficelles sont un peu trop visibles dans ce spectacle de Guignols, le public voit un peu trop que les marionnettes obéissent en fait aux hommes en place au dessus.

    Ce truc de Place Public désolé de le dire pour ceux qui y croient, c’est d’une nullité encore plus affligeante que l’organisation de la LFI. C’est tout bonnement grotesque ce mouvement, une nouvelle marionnette tellement mal foutue dans ce théâtre absurde.

    Je crois que le public, commence à se dire que dehors il fait beau, et qu’en se regardant les uns les autres nos spectacles auront enfin de la gueule, de vrais rires, de vraies larmes, et chacun sera acteur de sa vie et du Monde. Alors les théâtres des spoliateurs s’effondreront et le roi sera nu. Ceci est un petit message à ceux qui veulent monter sur la scène, prenez garde, vous allez finir par jouer devant des chaises vides à force de prendre les gens pour des cons, et vous passerez à côté du Monde.

  16. Bonjour Paul,

    Très heureux de vous voir exprimer dans cette vidéo la nécessité de l’utopie.

    Le jaune devient une couleur à la mode. Les cocus relèvent la tête. Ça peut faire du monde.

    Plus qu’un programme politique, c’est le Putain de Facteur Humain qui décidera de notre avenir. Dans les commentaires précédents, @jac et @adoque y sont sensibles.

    Faisant partie du groupe de Gilets Jaunes de la maison du peuple de Saint Nazaire et alentours, je peux témoigner que nous sommes comme un laboratoire de ce que sera la société « locale » de demain. Nous progressons très lentement et sommes confrontés à des problèmes d’organisation et d’identité pour oeuvrer ensemble.

    Il me semble que le premier pas est d’entretenir ce sentiment de fraternité qui nous a surpris et donné tant d’énergie et de courage cet hiver.

    Mais quand il s’agit de construire, les cerveaux s’amollissent, les divisions reviennent. Nous n’avons pas assez confiance en nous même! Aussi nous sommes plusieurs à réfléchir sur le travail, comme activité servant le bien commun plutôt que comme une production de valeur marchande.

    Voici un lien sur le questionnaire que nous avons établi afin de provoquer débat et action (pdf de 4 pages 650ko)
    https://drive.google.com/file/d/1bW09QEwVweQp8zAuRI_vnrhQdvs8pCNm/view?usp=drivesdk

    Nous organisons la prochaine assemblée des assemblées de gilets jaunes les 5, 6 et 7 avril à Saint Nazaire. Là aussi, c’est comme un laboratoire à une échelle plus grande.

    La place publique, c’est le blabla, le marché, la fête! Que chacun y donne ce qu’il a de meilleur. Je ne doute pas qu’il en reçoive autant, gratuitement, car la magie de la relation c’est que 1+1=10

    1. Non , c’est lorsque 1 se reconnait dans 10 et y trouve son compte , et que 10 se reconnaissent dans 1 , et que le total survit et vit sans détruire la balance .

      De même qu’un couple c’est 1+1 , deux fois différents et uniques , et un destin commun qui le dépasse et lui donne sens , courage et joie .

      Un entretien et un monsieur intéressant ( à partir de 23mn 30s mais ces 23 ùinutes antérieures valent aussi l’écoute ) :

      https://www.franceinter.fr/emissions/le-grand-face-a-face/le-grand-face-a-face-09-mars-2019

  17. Bravo pour le dernier tweet reprenant le « nouvel obscurantisme » des anti-vaccins.

    Place Publique vient encore de perdre des voix.
    Parce-qu’il est bien évident que c’est la le coeur d’engagement des anti-vaccins contre le lobby pharma, le vaccin contre le Tétanos… (sic).

    En même temps, on est sur la même rhétorique que la réduction du mouvement des « gilets jaunes » à  » la (peste) rouge-brune », alors que ces thématiques ne correspondent pas à plus de 5% de ce qui est effectivement débattu sur les ronds-points.

    L’objectif c’est de faire moins de 2%?
    Le résultat sera à la hauteur des efforts investis, à n’en pas douter.

    1. T’as raison Deadpool75 : pas touche aux marottes des anti-scientistes. Bizarrement, les idioties anti-vaccins, on les retrouve – comme par hasard bien sûr – sur les sites conspirationnistes d’extrême droite qui sont à la base de 99 % des « infos » qui circulent sur les réseaux sociaux des jiléjônes.

      La faute à pas de chance, sans doute.

      1. De 1.
        C’est pas le sujet. Aucun rapport.
        De 2.
        Jeter le bébé avec l’eau du bain, ce n’est jamais une bonne affaire.

        Voilà comment le tweet est interprété:
        « Il nous méprise » (et pas seulement nos croyances, mêmes fausses). On frôle le racisme intellectuel.
        « Il parle de nous », soit. Mais il n’a aussi jamais fait de tweet pour fustigier la corruption deMacron par l’industrie pharma (qui a financé son élection, et dont il n’est pas surprenant que sa première mesure fusse… pour servir cette même industrie, sans parler des nominations « retour d’ascenseur »).
        Bref : « P.J n’éprouve le besoin de tweeter que pour nous cracher à la g… (évidemment ils ne lisent pas le blog de PJ). »

        Alors que P.J pense seulement que son tweet indique qu’il est du côté de la vérité objective et du sens des responsabilités ».

        Ces gens sont peut etre crédules, mais il n’empêche qu’ils sont AUSSI animés par le sens de la justice (même mal orienté). et qu’ils sont vraisemblablement aussi indignés que P.J de la situation actuelle.
        Par conséquent, rien de plus urgent que de s’assurer qu’ils n’adhérent au mouvement! Il faut dire que ca risquerait d’élargir la base électorale et de recruter au delà du public acquis à la cause.

        Mais continuez, vous êtes géniaux.

      2. Manque plus que « nous LE PEUPLE » et le tableau est parfait.

        Quand on commence à demander de tolérer l’ignorance crasse plutôt qu’à la dénoncer, c’est qu’on marche sur la tête.

        Je ne crois pas que Place Publique ait besoin d’ahuris qui vont animer des réunions publiques sur les thèmes « contre les vaccins / contre les chemtrails / contre les franc-maçons / contre le nouvel ordre mondial ».

      3. @Julien Alexandre :

        En fait personne n’a besoin d’ahuris pareils .

        Mais heureusement la majorité est vaccinée contre les cons les plus cons depuis quelques millénaires .

    2. @ Dead pool
      Le sobriquet qui dit tout. Terrain vague ou piscine morte, dixit DeepL. Piscine morte a ma préférence. En fait tout est mort… L’eau doit être empoisonnée.

      Lamentable, en effet.
      P.P. n’a pas besoin de gens accrochés à des trucs irrationnels et anti-scientifiques.
      La réciproque est vraie: vous n’avez rien à foutre de P.P. La Place n’est pas de votre bord.
      Si , par un coup de génie du mal, vous décidiez de faire de l’entrisme bruyant à P.P., elle en crèverait tellement vous feriez fuir le chaland réfléchi. Perso, je vous remercie d’avoir si peu d’idée. Ne sautez pas en l’air, le mal, votre mal, demeure, inemployé Dieux merci. Même pas foutu de jouer, c’est dire.

      Reste comme d’hab la question habituelle de réactions foireuses basées sur des observations absolument justes : on peut, en effet, estimer que Macron est bien l’homme de labos faiseurs de pognon avant la santé publique et lourdement engagés dans le jeu politique, pour le distordre. Il me semble que les bases sont assez solides pour mériter un examen.

      C’est ce point que je vous reproche : vous désarmez -en fait, très peu, parce que la question soulève une invincible indifférence- le besoin d’une recherche approfondie par votre réaction simplistique.

      Ce n’est pas le plus important : donner l’occasion à Julien Alexandre d’avoir raison, et raison sans restriction, est impardonnable. J’en suis positivement malade. Faut dire que vos trucs sont si à ras du bitume que ça lui était facile. Circonstance aggravante, mon bon!

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