La situation en Belgique – la vidéo

Ouvert aux commentaires.

Y compris une « Histoire de la Belgique pour les nuls »

Erratum : « Philippe le Bon », duc de Bourgogne, et non « Philippe le Bel », roi de France, comme je le dis.

Le traité de Vienne en 1815

A un moment je dis aussi « Charlemagne » au lieu de Charles-Quint, mais vous aurez rétabli sans difficulté.

P.S. Vous me signalerez les autres erreurs (mineures comme celle-là 😉 ) que je corrigerai au fur et à mesure.

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37 réflexions sur « La situation en Belgique – la vidéo »

  1. Continuez de vous mêler de l’histoire du monde cher Paul Jorion, les voix savantes et lucides sont si rares dans le vacarme des Sapiens qu’ils soient ou non des zombies ! En tant que Français voir un petit « feldmarschall » avec un nom Italien et un prénom de chaussures américaines se prendre au sérieux parce 23,3% des électeurs ont voté pour ses âneries de gamin ignare donne déjà tellement envie de vomir qu’il faut continuer de se mêler de leurs mensonges idéologiques à gros rapport ! L’Europe comme la planète est au bord du gouffre, Poutine doit bien rire, mais les jeux ne sont pas faits tant que nous vivrons n’est-ce pas … ? Laisser l’Europe millénaire à des crétins extrêmes serait dommage quand même parce qu’ on sait comment cela se termine, par des promesses qui deviennent des ruines et des cendres.

  2. Merci pour cette remontée dans le temps qui explique bien le comment la Belgique est née.
    Charles Quint est né à Gand, ce qui explique aussi cet attachement avec le pays et l’Ommegang qui est toujours fêté tous les ans sur la Grand-Place en son honneur.
    Il y a aussi le livre « Chronique de Belgique » dans la série « Chronique édition » qui n’est pas mal construite.
    Pour ajouter un peu d’humour à la situation complexe que nous vivons, il y a l’instant de Bruno Coppens
    https://www.rtbf.be/auvio/detail_l-instant-bruno-coppens?id=2502889

  3. Ajoutons ceci:
    Les propos des Flamands votant pour ces 2 partis extrémistes témoignent de leur xénophobie. La peur de l’autre, peur sans fondement. Le problème c’est les autres.
    La plupart des Flamands sont d’anciens pauvres ayant peur de le redevenir.

  4. Il faut quand même savoir que le Vlaams Belang se sent plus germanique que flamand (sauf que les allemands, eux, ont pris le temps d’évoluer depuis les années 40). Les propos d’un Dewinter, grand apologiste de Jean-Marie Le Pen, sont à vomir. Ce dernier déclarait, naguère, que les chiens sont plus importants que les sdf et les sans-papiers parce qu’ils paient des taxes (du moins leurs propriétaires). Pour autant, peut-on qualifier ces gens-là de flamands ? Leur ADN est ailleurs, il est tantôt italien, tantôt français, tantôt grec, il va là où le vent les porte. Plus que de nationalisme, je parlerais plutôt d’opportunisme économique. La Flandre est devenue le « grenier à blé » de la Belgique, elle n’a aucune envie de partager ses richesses. C’est d’abord une question de pognon et d’influence.

    Quant à la langue, il y a longtemps déjà que la Flandre refuse de parler le français. Je me souviens d’un serveur, au Boudewijnpark de Bruges, qui faisait semblant de ne pas comprendre la commande passée par des français. C’était au milieu des années 80 et même si j’étais trop jeune pour m’intéresser à la politique, je ne crois pas qu’il y avait cette présence forte d’une extrême droite, en Flandre. C’est juste que les francophones n’ont jamais été les bienvenus en pays flamand.

    On est toujours prompt à critiquer sa propre famille, nous le faisons tous. Paradoxalement, on a beaucoup plus de mal à supporter que ce soit les autres qui s’y collent. Il me semble que l’on oublie un peu vite les humiliations, la maltraitance, la colonisation et l’inféodation du peuple flamand, tout au long de son histoire. Petite piqûre de rappel, gentiment, en chansons :

    https://youtu.be/6BE4W7Vp-Cc

    https://youtu.be/2PRv10Sn2rU

  5. L’Histoire peut faire apparaître de nombreux retournements au cours du temps, ainsi, lors de l’affaire royale impliquant le roi Léopold III dans les années 1950, les Flamands étaient très royalistes alors que les Wallons se révélaient plutôt être partisans de l’abandon de la royauté au profit de la république. Une proportion non négligeable des Flamands seraient maintenant pour l’abandon de la royauté, alors qu’à l’inverse, les Wallons tiennent beaucoup au roi Philippe.
    L’explication est sans doute là : la personne du roi est un ‘ciment’ maintenant la cohésion difficile de la Belgique, et pour certains Flamands, le voir partir, faciliterait les choses pour quitter la Belgique actuelle, alors que pour les Wallons de maintenant, garder le roi signifie garder la structure d’aujourd’hui de la Belgique et éviter d’être les grands perdants si d’aventure il n’y avait plus de roi…
    La Belgique est le pays du surréalisme, il faudrait suggérer au roi Philippe de promouvoir l’étude du BRUSSELEIR qui est la ‘synthèse parfaite’ entre le français et le flamand, histoire de remettre tout le monde d’accord….  🙂
    Exemple :https://www.youtube.com/watch?v=5-n8mhidf8U
    Traduction :
    Bam bam j’travaille pas
    Ik ben altijd fatigué (je suis toujours…)
    Et je suis slap comme une savate (mou)
    J’vais chômer, c’est plus gai
    Et je suis quand même payé
    Ça c’est du spek pour mon bec (C’est toujours bon à
    prendre)
    Moi je suis le mec !

    Wouh-ouh-ouh-ouh ça gaze pour moi !

    Wadesdat zievereir (Qu’est-ce que c’est, radoteur?)
    Tu trimes comme un soukeleir (malheureux)
    Y faut êt’ zot, faut êt’ cinglé (fou)
    Moi je dors com’une marmotte la journée
    Puis j’vais jouer au pitjesbak (jeu de café)
    Et boire ma jatte (verre)

    Wouh-ouh-ouh-ouh après j’suis zat (saoul)

    Ça gaze pour moi
    Ça gaze pour moi
    Ça gaze pour moi moi moi moi moi
    Ça gaze pour moi
    Wouh-ouh-ouh-ouh ça gaze pour moi !

    Allez hop au chômache !
    J’me ménage, pas de surmenage
    Je suis peinard et pas une poire
    Faut pas croire !
    Bosser, trimer, fatiguant
    Ik ben de king van de loerik (je suis le roi des
    fainéants)
    Je trouve que ça fait chic !

    Wouh-ouh-ouh-ouh ik ben de king van de loerik !

    Id :Ça gaze pour moi….

    Klach ! Boum ! Potferdoume !
    Faut aller stillekes oen (doucement)
    Pas d’infractus
    Moi je tiens pas à devenir flagada
    Qu’on dise och erme quand on m’voit (oh le pauvre)

    Wouh-ouh-ouh-ouh ça gaze pour moi !

    Allez hop faut y aller j’vais pointer
    C’est le moment le plus dur de la journée
    J’dois quitter l’bar mais j’suis pas seul
    Tous mes potes sont là

    Wouh-ouh-ouh-ouh ‘k Zeg ae moe da ! (je te dis que ça!)

    Id :Ça gaze pour moi….

    1. @ Tout me hérisse:

      Medellín, le 28 mai 2019

      Kijk! Dat is nou waarom ik zoveel van België hou! (Ouais, ça rime en flamand/néerlandais..)

      Regarde ! C’est pour ça que j’aime tant la Belgique!

      Le seul pays où tout se transforme en opérette, où celui qui fait de son mieux peut devenir baronne ou baronne.

      En avant, le Baron Paul Jorion!

      Et si vous voulez voir une belle raison pour laquelle la Belgique est super-bien connue ici en ville, veuillez bien regardez les détails subtils de ce travail-maestro de l’architecte belge Albert Dothee, fondateur de la première faculté d’architecture en Colombie, ici en ville de Medellín:

      (pour Paul J: plus tard, lorsque les gringos chassaient les Européen.ne.s de la Colombie, Albert se refugiait en Californie, Santa Barbara, où il a construit un grand nombre de beaux travaux aussi..).

      https://www.archdaily.co/co/tag/alberto-dothee

      (le numéro un, avant Albert Dothee, était Agustin Goovaerts, qui construiait un grand nombre des travaux style Anvers-tartes sucrées.. https://en.wikipedia.org/wiki/Agust%C3%ADn_Goovaerts )

  6. @Johan Leestemaker
    Oui, c’est très joli ce que ces architectes ont pu réaliser en Colombie, personnellement, je suis très admiratif de ce qu’a pu réaliser un très grand architecte, leader en ‘art nouveau floral’ : Victor Horta.
    Excellente suggestion concernant un éventuel anoblissement, cela aurait de la gueule : baron Jorion de Bruxelles et Vannes…

    1. Medellín, le 28 mai 2019

      @ Tout me hérisse

      Je partage votre admirarion pour monsieur Victor Horta, et je trouve plus qu scandaleux comme pas mal de ses oeuvres ont été ou bien démolies, ou, et je ne sais pas encore ce qui est pire, ont été ‘adaptées’ ou se trouvent ¨¨sous adaptation¨ … pensez au musée de beaux arts superbe à Tournai, le seul musée complet dessiné par M. Horta.

      J’estime que le Roi des Belges (quelle subtile sagesse, ce peuple Belge, comparé avec la mentalité de Blut und Boden des ollandais, avec leur roi des pays-BAS) je préfère le baron Jorion de Bruxelles, Vannes et Rotterdam.

      Paul Jorion est beaucoup de cette mentalité maternelle: ¨Geen woorden, maar daden.¨

      https://www.pauljorion.com/blog/2016/07/09/lily-bles-1909-1982-une-belle-et-triste-histoire-damour/

  7. Bonsoir,
    J’ignore complètement si Paul Jorion a un quelconque lien généalogique avec les dynasties royaltiques des différents pays occidentaux.
    Quelle honte à ces barbares bourgeois pour avoir prodigué de telles souffrances aux différentes ethnies des pays africains.

  8. On peut avoir le sens du devoir et être d’origine catholique… et né en 1946. Donc un effet de l’année plutôt que de l’inspiration divine ?
    Sur les mots « Fortissimi sunt Belgae » de Jules César, c’est surtout la nécessité d’une mythologie pour le nouvel etat belge de 1830 qui a repris cela hors contexte, et on nous le bassinait encore à vous et à moi sans nuance vers 1960…
    On ne peut parler à mon sens de la guerre de Philippe II d’Espagne et de l’assassinat des deux Comtes Egmont et Hornes sans souligner qu’une grande part de la Belgique (Flamands et Wallons) était devenue protestante. Les aristocrates ont plaidé pour la tolérance et la protection du commerce. Philippe II n’a rien voulu entendre, a décapité les représentants tolérants et brûlé Anvers et Gand. Il y eut des « paroisses protestantes wallonnes » implantés aux Pays-Bas jusque récemment.
    Enfin (j’ai été d’une écoute distraite à un moment), il faut souligner le glissement de la haîne sociale des pauvres flamands contre leur propre aristocratie/bourgeoisie qui parlait français au XIXe-XXe (jusqu’aux lois linguistiques des ’60) vers la haîne des nouveaux riches flamands (cfr la NVA) contre les wallons qui sont soudain pauvres et quémandeurs socialement vers 1970.
    Sur les élections, j’avais rédigé hier une note de commentaire, mais je crois qu’elle n’est pas passée :
    Concernant la poussée de la droite populiste et nationaliste, j’ai bien aimé ceci : http://www.regards.fr/la-midinale/article/dominique-vidal-les-nationalistes-ne-sont-plus-une-force-marginale-mais-une
    …force menaçante qui veut prendre le contrôle de l’Europe.
    Et, à mon avis, demandez-vous ce que cette droite pourrait faire de cet instrument qu’est l’Europe : une situation hongroise ou italienne. En pire. Un peu de social et beaucoup de contrôle policier sur toutes les minorités.
    Le résultat belge (trois srutins : national et régional en plus d’européen) est instructif : en Flandre, l’extrême-droite nationaliste (et nostalgique de Hitler) explose et devient 2e parti, au détriment du parti nationaliste libéral dominant ; en Wallonie et à Bruxelles, les Verts progressent fortement et sont 2e parti, derrière les socialistes dominants (mais qui reculent alors qu’ils étaient dans l’opposition) ; et l’extrème gauche fait une forte percée qui l’installe dans le paysage politique (plusieurs députés). Donc deux poussées opposées entre nord et sud du pays. Et une punition forte pour tous les partis ‘installés’ (qui n’est signalée par personne, alors qu’elle répète le dégoût de la politique et/ou le désir d’engagement des jeunes). Cela illustre le clivage qui monte en Europe. Les médias belges nous bassinent sur cette explosion d’extrème-droite en Flandre ce qui leur permet de ne pas déplaire à nos partis déconsidérés ! Une présentation de chiffres « nationaux » ne vous a pas permis d’aborder la question des « majorités dans chaque région », c’est à dire de deux « opinions publiques » fort différenciées.
    En France, le morcellement des hommes et des courants a toujours été présent, rendant la situation moins claire. Celui qui se présentera avec un programme vert-rouge et un mouvement fort d’unification peut emporter le morceau. C’est ce que JLM avec LFI a montré en 2017 avec un succès inattendu, sans s’embarrasser d’alliances. Aujourd’hui, les cartes sont rebattues. L’opération ‘Place Publique’ doit être évaluée dans son échec… et reprise sous une autre forme ?
    Je pense que Les Amis du blog Paul Jorion auraient avantage à sortir un programme explicatif et pédagogique de ses objectifs politiques (parfois un peu elliptiques, et très dispersés).

    1. Suis pas bien au courant des questions belges. Une lacune…
      J’ai lu en plusieurs endroits ici même que des partis d’extrêmes droite flamands étaient nostalgiques d’Hitler.
      N’est ce pas exagéré? Un groupuscule d’excités agitant au vent des manifs quelques symboles ne fait pas une politique.
      Si il y a une amorce de vérité, pourquoi n’y-a-t-il pas réprobation universelle? Où se situe la tolérance? C’est sans doute un tournant: «ils» sont parmi nous et nous ne disons rien.

      1. On avait instauré contre ce parti un « cordon sanitaire » (pas d’alliance d’autres partis, pas de TV, pas d’entrevue royale) et on avait condamné pour racisme toutes ses associations. Il était soutenu notamment par de nombreux nostalgiques de la collaboration avec l’occupation nazie et contre la répression qui les a poursuivi juste après guerre. Donc il y a eu réprobation.
        Mais ce parti a changé de nom et s’est un peu fait oublier, sauf sur les réseaux sociaux… On dit que ce sont les jeunes de la petite bourgeoisie aisée qui ont voté extrême droite. Seulement par égoïsme anti taxatoire et anti restrictions ecolo.
        Et le parti nationaliste dominant estime que le cordon sanitaire n’est plus de mise !

  9. Medellín, le 28 mai 2019

    Si l’on suppose que nous vivons une période de forte oscillation, parce que le système lui-même, le cadre, est à la fin de son cycle de vie, alors le défi le plus important me semble être comment promouvoir le sang froid, la dé-dramatisation.

    Comment nous aligner avec les forces de la dépolarisation…

    https://www.theguardian.com/news/ng-interactive/2019/may/24/the-hour-of-lynching-vigilante-violence-against-muslims-in-india-video

  10. Merci pour cette histoire de Belgique. On oublie souvent d’insister quand on parle des conflits linguistiques sur le fait que le Français était une langue étrangère tant pour les Flamands que pour les Wallons, qui eux ont quasiment perdu leur langue. Quant à la soi-disant oppression des Wallons envers les Flamands, il ne s’agit que d’un amalgame entre Francophones et Wallons puisque depuis son indépendance la Belgique a eu un premier ministre flamand pendant 60,75% du temps, wallon 28,60% et bruxellois 10,65% (en nombre de jours, en fonction du lieu de naissance, source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_Premiers_ministres_de_Belgique). Et ce n’est pas qu’une histoire moderne puisque fin 1918, on en était à 60,49% flamand, 35,44% wallon et 4,07% bruxellois…

    1. Comme je l’ai dit plus haut, la plupart des bourgeois flamands étaient de purs « fransquillons » « belgicains ». Et donc ni des flamands, ni des wallons.

  11. J’aime bien cette présentation historico-politique. Je me suis posé deux ou trois questions en la visionnant :
    – La richesse de la Belgique au 19ème ne s’est-elle pas aussi constituée avec le pillage et les massacres au Congo ?
    – Si j’ai bien compris, la position de repli des flamands fascisants serait due en partie au mépris de la bourgeoisie francophone ? Same procedure as everwhere.
    – Enfin, maintenant, c’est l’inverse et la Flandre est plus riche, non ?

    1. Pas au XIXe siècle. L’État indépendant du Congo (1885 – 1908) était la propriété privée du roi des Belges Léopold II. Fatigué des critiques incessantes que sa gestion brutale de son domaine suscitait (les « atrocités belges au Congo »), Léopold II voulut « léguer » l’État indépendant du Congo à la Belgique à sa mort. Incroyable mais vrai, la Belgique ne manifesta aucun enthousiasme : le parlement belge délibéra deux ans avant d’accepter un « cadeau » que beaucoup de Belges considéraient empoisonné.

      1. «Gestion brutale » ? Paul, à lire D. Van Reybrouck [Congo, une histoire] je ne peux m’empêcher de penser à un aimable euphémisme… mais tu dis bien ensuite : les « atrocités belges au Congo ».
        Pour tout dire, tes guillemets me mettent mal à l’aise car le second degré est parfois équivoque pour ceux qui ne connaissent pas l’Histoire.
        Mais bon, tous les Européens ont ce genre de faiblesses transmises dans nos familles pour essayer d’oublier ou diminuer les crimes infâmes qui furent accomplis par les pays européens (de l’ouest) dans leurs conquêtes coloniales ─ et principalement dans ce siècle « de progrès », le XIXe siècle !
        Oui, on condamne les crimes des Conquistadors espagnols (et à juste titre!) mais quelle mansuétude pour tant d’autres pays, surtout les vertueux Protestants du nord ! Le génocide des Amérindiens = des scenarii pour ces dégueulasses westerns. Oui, on parle depuis peu de la Namibie (les Héréros) mais « vae victis » , c’étaient l’œuvre de méchants boches, nous, nous étions gentils et civilisateurs ! Français, Belges, Britanniques… Oh certes, le gratin du gratin !
        Et les vertueux Protestants néerlandais en Indonésie ? Bon inutile que je continue. Wikipédia renseignera utilement ceux qui le veulent bien.
        Y compris pour l’horrible conquête de l’Algérie ; un crime dont nous devons encore encore les conséquences.

      2. @ Paul Jorion,
        Vous dites que Leopold II était propriétaire de l’Etat indépendant du Congo. Donc ce roi avait son armée pour se protéger. Ce roi à tout de même tuer nombre de congolais résidant au Congo. Ces congolais n’avaient aucun droit sur ce territoire, c’étaient des esclaves dont le roi était propriétaire.

    2. @Marko(29/5 à 10h38)
      … » c’est l’inverse et la Flandre est plus riche, non ? »
      Yes…. » BUT  » …!….
      Jusqu’aux alentours de 1960/70..la richesse d’un pays (européen) reposait sur le « contenu » du sol …du sous-sol même en ce qui concerne la Belgique… LE CHARBON .!!..Toute l’ énergie motrice provenant de la chaleur produite par l’eau qui bout(sur le feu=charbon en foyer) et évidement par la vapeur associée qui, bien comprimée, permet de faire naître le mouvement…locomotive= chemin de fer; bateau,paquebot, automobile….etc…mus par la libération intelligente de cette pression au travers d’un système de pistons et de vilebrequin transformant un mouvement vertical(vapeur sous pression s’échappant) en un mouvement horizontal (roues motrices) ….
      ET…si vous y associez, pour la construction des locomotives, machines agricoles, à tisser, paquebots, trains…. tout quoi …!!… l’ACIER , produit par la sidérurgie à partir du MINERAIS DE FER en sous-sol…vous obtenez le jack-pot pour le pays , la région,….qui a (eu ) la chance de posséder tout ça réuni sous son sol…
      Et…et…devinez… étaient situées ces DEUX richesses nécessaires et suffisantes pour assurer l’existence et l’avenir d’une région (et donc, à l’époque ça ne posait pas de problème..!!.., du pays tout entier…
      étaient situées ces DEUX richesses en Belgique… 90% dans le sous-sol…WALLON….!!
      Ainsi donc, pendant plusieurs générations, la Wallonie a assuré la viabilité et la prospérité(économique) de l’ensemble de la Belgique.
      Jusqu’à ce que… quelqu’un trouve.. « quelque part » , ailleurs,..un liquide brun/noir qui, astucieusement trans formé, peut S’ENFLAMMER… le PÉTROLE..!!.. fini l’exclusivité du charbon…finie la source miraculeuse wallonne…
      Et on en trouve plein dans les sous-sols là-bas tout au fond de la planisphère…et on le transporte vers l’Europe.. pas par chameaux bien sûr…!! mais par bateaux-tankers..où??…sur les mers et océans…
      ET où se trouve la mer pour la Belgique …. exclusivement AU NORD…baignant la Flandre et la Flandre seule….
      La suite est évidente…ports, raffineries, et sous-produit « de luxe » du raffinage…. LE PLASTIQUE…
      Inutile d’en rajouter j’espère..Expansion de la Flandre… déclin wallon…qui peine à s’en remettre…
      Serait-il « normal » que la Flandre « renvoie l’ascenseur » le temps nécessaire au « renouveau » de l’autre région..?

      1. @ Otromeros

        Medellín, le 29 mai 2019

        Encore quelques illustrations de vos mots..

        1. https://www.levif.be/actualite/belgique/van-gogh-ne-au-borinage/article-normal-373063.html?cookie_check=1559155966

        (et ne l’oublions pas… les liens entre l’industrialisation de la Wallonie et celle de l’Angleterre / le Pays de Galles, étaient importants
        (à voir aussi: https://www.persee.fr/doc/reco_0035-2764_1972_num_23_5_408049 et aussi:
        https://journals.openedition.org/rh19/2382, et encore: http://www.patrimoineindustriel.be/fr/piwb/ )

        2. Intéressant aussi de considérer le rôle joué par des artistes, ingénieurs (et architectes, j’en ai déjà raconté quelque chose ici au blog) Belges en Colombie, dès le début des invasions européennes, et plus tard, au 19-ième siècle:

        https://www.academia.edu/23780285/Presencia_belga_en_Colombia_ciencia_cultura_tecnolog%C3%ADa_y_educaci%C3%B3n

        https://www.semana.com/especiales/articulo/los-belgas/81655-3

  12. Oui, je me suis souvent posé la question, sans vérifier, à propos de la démesure du Palais de justice à Bruxelles … et Léopold n’aurait même pas donné un franc pour sa construction.
    Wikipédia: « Beaucoup ont prétendu que le palais aurait été construit avec le « sang des Congolais », affirmation qui relève d’un certain anachronisme. En effet, la construction de celui-ci fut décidée par le gouvernement belge en 1861, sous le règne de Léopold 1er, et fut achevée en octobre 1883, soit un an avant le début de la conférence de Berlin qui attribua, en 1885, le bassin du Congo à l’Association internationale présidée par Léopold II de Belgique. En réalité, la construction du Palais de justice a été entièrement financée par les contribuables censitaires belges (le reste de la population ne payant pas encore d’impôts) et ne doit donc rien à la colonisation du futur Congo belge par Léopold II, lequel ne donna d’ailleurs pas un franc pour les travaux de construction puisqu’il ne les avait pas commandés. »
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_de_justice_de_Bruxelles

  13. Je pense que, mis à part quelques basques et quelques corses, les français sont tellement habitués à ignorer leurs différences (manière de parler ou même de faire la cuisine) et si peu concernés par les traditions religieuses qu’ils ont du mal à comprendre les conséquences (non folkloriques) que ce genre de choses peut avoir en Belgique, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, etc.

    Après 1945 il parait que la France tenait beaucoup à ce que l’Allemagne de l’Ouest soit un état fédéral …donc faible.

  14. Ce que j’avais retenu de mes cours d’histoire, très succincts sur la Belgique, était que ce pays servait de « tampon ». Je ne sais pas dire si mon prof expliquait aussi bien que monsieur Jorion (merci Monsieur !) sûrement pas, j’ai dû somnoler. Déjà je trouvais qu’être tampon, même pour un pays, c’est pas terrible.
    Puis il y a environ 30 ans puis 25 (pour ma part, mais la Belgique existe depuis heu… 1830, merci : tout neuf encore pour un pays européen !) quand je traversais la Belgique et que je demandais un renseignement à un passant autochtone partie flamande, il faisait mine (les 2 fois en 5 ans d’intervalle!) de ne pas comprendre le français. Fallait que je parle avec des gestes en montrant une carte routière comme si j’étais japonaise. Peut-être la réponse en français aurait été trop rapide et l’un et l’autre désiraient passer plus de temps avec une si sympathique personne ? allez savoir… Je trouvais plutôt qu’il y avait « anguille sous roche » (façon un peu corse mais avec du sang moins chaud).
    Le « problème belge » n’est pas nouveau quand même ! On dirait qu’on le découvre… Donc avec la montée des extrêmes nationalistes partout (campagnes sur les pertes d’identité et immigrations perçues comme une invasion ou colonisation, ça colle pile poil avec l’histoire de la Belgique) ce problème récurant s’est forcément aggravé. « Anne ma sœur Anne ne vois tu rien venir ? »
    Perso, la langue bruxelloise m’arrange, je peux dire que je sais parler le français ET le belge, ne parlant pas anglais -très bornée – ça fait au moins ça ! Le suisse aussi, de Genève…. ça fait plus, et un peu le canadien, de Montréal … (Je vous fais remarquer en clin d’œil que la Suisse découpée en cantons et demi cantons a conservé ses 4 langues = pas de jaloux, français et allemand parlés sur à peu près égal territoire mais français -de la capitale- étant un peu majoritaire ; et que le Québec de langue française, minorité qui résiste, tend à vitesse croissante à s’angliciser : heurts prochains ou soumission ? : Il n’est pas la capitale du Canada. La langue de la capitale belge, c’est la minoritaire… Ça fait un peu… heu….plouf plouf … Libreville, non ? Mais « comparaison n’est pas raison »… c’est pas çà qu’on dit ?)

  15. C’est la richesse de la terre qui fait le gauchiste et l’âpreté de la vie qui fait le facho ou plutôt l’inverse, pas très claire tout ça. Ne serait-ce pas plutôt l’histoire des migrations qui modèle la tendance identitaire ou communautaire.
    L’humilité nous contraint à admettre que nos positions politiques ne nous appartiennent pas vraiment.

    1. J’ai envie de partager avec vous cette petite musique émergente dans le vacarme assourdissant de l’effondrement en cours.

      Mon histoire du temps

      1) L’Univers + l’Univers (Énergie, forces, dimensions supplémentaires etc.., selon certains, artefacts selon moi)
      – Électron, proton, neutron
      2) Hydrogène/helium + force gravitationnelle
      – les éléments du tableau périodique
      3) Les éléments + la Terre et d’autres astres
      – les molécules
      4) Les molécules + le climat
      – L’ADN
      5) L’ADN + le vivant (cerveau reptilien, colonisateur)
      – Les communautés d’individus
      6) Les communautés + le language (cerveau limbique, social)
      – La Science
      7) La technique + tous les humains (néocortex, opportuniste)
      a) Notre vaisseau-cerveau (7 milliards d’être humain relier entre eux et avec la Terre par la technique) ou
      b) Notre altère ego, somme de toutes les émergences sauf celle ci-dessus
      8a) L’Humanité + L’Univers (le big cerveau, enfin un peu moins con)
      – ?, L’aventure continue, mon option.
      8b) L’IA + L’Univers (très intelligent, mais tronqué de l’apport des émergences 4, 5 et surtout 7a)
      – ?, ne m’intéresse pas.

    2. @un lecteur(30/5 à 12h22)

      Si je fais l’hypothèse que vous avez suivi (sans trop survoler..) le fil de la discussion actuelle….??…..
      rien que pour vous, et pour ceux que ça intéresserait… :
      Un complément utile pour ceux qui cherchent RÉELLEMENT (= sans vouloir absolument trouver les motifs qui étayent leurs hypothèses personnelles, voire leurs « à priori »…) POURQUOI la droite extrême se conforte en Flandre et stagne voire régresse en Wallonie où l’on peut même affirmer que malgré tous ses efforts (et même un excellent mais momentané « gauleiter » ….) elle n’a jamais réussi à vraiment s’implanter….
      En lien avec mon laïus d’hier 17h17 , en très fort lien même.., la situation des ouvriers wallons de l’âge d’or de la sidérurgie (et des mines de charbon) fut celle de la classe ouvrière de l’époque… la paie en fin de chaque semaine
      au « café » du coron où l’alcool pouvait couler à flots…le reste du temps pour dormir, faire des enfants et « bosser » dix heures par jour … et donc , par miracle, par la contagion d’une « maladie » combattue (depuis et sans relâche) par le « patronat » (allié à l’église, « e » minuscule)…. l’apparition du syndicalisme ..le vrai… celui qui permit d’arracher comme le chante si bien un certain Jacques B. , tant d’ « acquis »..acquis pour toujours … ou pas!
      Ce syndicalisme, risée de tous à l’heure actuelle, pauvres sots, reste (est resté, CONTRAIREMENT à la FRANCE) en Wallonie un syndicalisme de « combat »…d’arrière garde bien entendu..mais avec quelques beaux restes de combattivité du passé.. et, en conséquence, une grande partie des « actifs » wallons reste (…aussi pour certaines raisons de commodité sans trop d’intérêt… tant qu’elles ne sont pas remises en cause, ce qui ne peut tarder..) reste syndiquée avec participation plus ou moins active à la vie politico/syndicale générale.
      + Développement (en parallèle RÉACTIF..) , fruit de la « collaboration » gouvernementale des partis de « gauche » (y compris wallons) …d’ un parti de « gauche extrême  » , A-raciste (« A » privatif) intelligemment constitué à partir des différents débris des PC(s) et emmené par un ou deux leaders , jeunes, charismatiques, 100% bilingues…donc respectés= craints par l’ensemble de la classe politique belge qque soit la langue..
      On peut alors sans crainte admettre que ces deux phénomènes permettent (ou au moins contribuent fortement à..) de canaliser les diverses frustrations des « sans-dents » wallons…

      [Contrairement à la Flandre, ((à la notable exception de la région charbonnière du Limbourg et des dockers du port d’Antwerpen/Anvers..)), qui « bénéficie » d’un syndicalisme, disons pour ne froisser personne, plus « collaboratif »…plus « progressiste » au « sens macronnien » du terme, c’est à dire ..!??!..voir l’exemple français qui commence par « c » et finit par « t »….! Disons-le tout net..un syndicalisme « tiède » qui n’est pas de nature à canaliser les frustrations des mêmes « sans- dents » flamands, à qui « on » peut indiquer du doigt d’autres « boucs-émissaires. ….Avec en prime, mais très logiquement, l’absence de tout parti de « gauche extrême »…. ceci étant deux des « variables explicatives  » de cela. ]

  16. Suggestion: retranscrire en français une analyse comparable d’un blogger flamand rationnel sur cette élection.

    Il est temps de briser cette barrière linguistique qui fait que les francophones non-belges ne comprennent pas le point de vue des flamands.

    J’avais rencontré un hollandais que j’admirais sur certains sujets techniques. Quand il a su que j’étais francophone, j’ai eu droit à une tirade au vitriol rare. Cela m’inquiète beaucoup, ce type de tensions culturelles. Vu de Suisse, ou il y a quand même certains problèmes, la situation belge est complètement irrationnelle…

  17. Un « élément » du dossier….
    https://searchinginhistory.blogspot.com/2015/03/the-industrial-revolution-of-belgium.html

    A noter le début du processus de prise en charge de l’ensemble de la Belgique … par la Wallonie.. :
    … »  »  » The industrial revolution in Belgium began in the 18th century with the arrival of the steam engine. In 1720, the first steam engine, based on the design of British inventor Thomas Newcomen, began to be used in the coal mines of Belgian city of Liege . The engine allowed an increased in the production of coal and led to the increase usage of steam engines. In the following years, the use of steam engine expanded and by 1727, the machine began to use in the mines of Mons and Charleroi . The use of steam engine led to new bounds when it came to coal output of Belgium  »  » « …

    1720 donc…!

    et : p.ex; : https://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1977_num_96_1_3663

    …  »  »  » B) Les industries nées de la « littoralisation »

    1 ) Le raffinage du pétrole.

    Le deuxième aspect de la fonction industrielle du port est issu de la « littoralisation » ou « maritimisation » de l’industrie, surtout des industries lourdes. Il fallut étendre les espaces consacrés à l’industrie et aménager des surfaces de bassin pour le trafic croissant des pondéreux dans les années 1950, au cours desquelles est creusé le bassin pétrolier, le bassin Marshall, au Sud du bassin de la Hanse (Hansadock). Là, la Société industrielle belge des pétroles (S.I.B.P.), née d’une association de la société belge Pétrofina et de la British Petroleum, et la société Esso établirent chacune une raffinerie. La première, mise en exploitation en 1951, a une capacité de raffinage de 17 millions de t. Elle occupe 950 personnes sur 189 ha et exige un investissement de 9.850 millions de F.B. La seconde a été mise en fonction en 1953 avec une capacité de 5 millions de t ; elle fait travailler 725 personnes sur 130 ha et a nécessité l’investissement de près de 3.340 millions de F.B. La Raffinerie Belge de Pétrole (B.P.R. sigle flamand), filiale de la B.P. fut installée près du bassin de la Hanse dès 1934. Elle occupe près de 380 salariés et a une capacité de 4,6 millions de t sur 38,5 ha.

    Enfin, dernière née des grandes unités pétrolières, la raffinerie Albatros N.V. (S.A.), a démarré en 1968 avec une capacité de raffinage de 5 millions de t sur 123,5 ha au Sud du nouveau bassin canal B3.

    Au total, le raffinage du pétrole brut procure à Anvers 2.500 emplois.

    552 MICHEL CABOURET

    2) Les industries pétro-chimiques et chimiques.

    De cette puissante industrie de la raffinerie est née l’industrie pétrochimique qui a pris dans la zone portuaire d’Anvers une extension considérable. Pétrochim, créée en 1957 entre la raffinerie Esso à l’Est et celle de la S.I.B.P. à l’Ouest, fut la première entreprise pétrochimique du port d’Anvers. Elle occupe 786 salariés. Elle a acquis récemment des terrains considérables sur la rive gauche de l’Escaut dans la zone industrielle récente tout comme Union Carbide apparue à Anvers en 1962 et qui occupe actuellement 900 salariés. Dans cette même zone industrielle de rive gauche, il y a entre les extensions récentes de Pétrochim et d’Union Carbide Belgium, les entreprises chimiques de U.S.I. Europe N.V. (S.A.) employant 445 salariés et Polysar Belgium N.V. (S.A.) avec 380 ouvriers. Il y a aussi un dépôt de stockage des produits pétroliers de la firme Chevron.

    Enfin, au Sud du grand bassin canal B1,B2, B3, d’importants terrains industriels ont été lotis, pratiquement exclusivement à l’industrie chimique. Il y a là sept usines sur 600 ha entre les bassins du début du xxe s. et la grande écluse de Zandvliet. A l’Ouest de celle-ci, s’est établie l’usine de la Badische Anilin und Soda Fabrik. Il y a d’abord au Sud du bassin-canal Bl l’usine Bayer qui a des extensions récentes, en face sur l’autre rive de l’Escaut, la rive gauche. Elle fut mise en service sur la rive droite, en 1967 sur 180 ha ; les nouveaux terrains de rive gauche occupent 200 ha. L’usine emploie 1.900 personnes et a des investissements de 9 milliards de F.B.

    Degussa, à l’Ouest de l’usine Bayer fut mise en service en 1970 sur 108 ha et utilise 640 personnes avec 3.100 millions de F.B. d’investissements. Gamatex entre Degussa et l’usine de Monsanto est un dépôt de stockage des produits pétroliers comme Nafta B. L’usine Monsanto, créée ici en 1966, utilise 680 personnes sur un peu plus de 100 ha. L’usine de Solvay, mise en service à partir de 1970 sur 91 ha, occupe 213 ouvriers. Enfin, au delà de l’écluse de Zandvliet, vers l’Ouest, s’est installée en 1967, la plus puissante entreprise chimique du groupe anversois, la B.A.S.F. qui utilise 2.900 personnes, occupe 570 ha et a des investissements de 14 milliards de F.B. Elle a une capacité de production annuelle de 2.847.000 t de produits chimiques, dont plus de 900.000 t d’engrais.

    Au total, en 1975, le secteur des raffineries de pétrole et celui des industries chimiques occupait plus de 2.000 ha et employait 11.935 personnes (dont 2.500 dans les raffineries et 9.435 dans la chimie). Naturellement une telle concentration de raffineries de pétrole et d’industries pétrochimiques et chimiques autour des installations portuaires présente des risques très sérieux de poilu-

    l’évolution récente du port d’anvers 553

    tion aussi bien pour l’eau que pour l’atmosphère. De grands investissements sont nécessaires pour prévenir ces graves inconvénients.

    3) Les industries de l’automobile.

    A côté des industries chimiques, et avant elles, le secteur industriel le plus important est celui de l’industrie automobile y compris la fabrication des tracteurs. Il s’agit, essentiellement, dans la zone portuaire d’Anvers, de chaînes de montage d’automobiles, apparues assez tôt, après la Première Guerre mondiale, Ford dès 1922, General Motors en 1926, Chrysler en 1928. Aujourd’hui, seules comptent les deux usines de la General Motors (l’usine « Plant 2 » est la plus récente) et celles de Ford.

    Les deux usines General Motors utilisaient au total 9.350 ouvriers en 1975. La plus ancienne des deux grandes usines de montage fut installée de 1950 à 1954 au Nord-Est du bassin Albert. Elle a demandé 1.500 millions de F.B. d’investissements. Elle utilise selon la conjoncture de 3.250 à 3.500 personnes (dont 2.350 ouvriers et 900 employés). La capacité de production est de 260 véhicules par jour environ sur une chaîne de 8 km de long au total, l’usine occupant une surface utile de plus de 16 ha. Outre la production de toute une gamme de modèles vendus uniquement au Benelux sous des marques différentes (Opel, Vauxhall, Chevrolet, etc.), l’usine fabrique en série des radiateurs pour l’ensemble de la firme G.M.C. (295 radiateurs à l’heure soit en 1975 une capacité de production de 1.294.000 radiateurs).

    L’usine « Plant II », la plus importante, s’étend à l’Ouest du bassin Churchill. C’est aussi la plus récente, et l’une des plus grandes usines de montage d’automobiles au monde. La superficie totale atteint 130 ha dont à peine 20 ha de surface utile construite. La chaîne d’assemblage, très automatisée, a une longueur de 26 km. Y sont montés 18 modèles différents et notamment des Opel Kadett, des Manta, des Ascona ; la capacité de production s’élève à 1.200 véhicules par jour avec deux postes de huit heures chacun de 6 h du matin à 14 h 30 (avec une demi-heure de pause) et de 14 h 30 à 11 h du soir. Le « planing » de la production est effectué à l’usine « Plant I », la plus ancienne, et transmis par télex à l’usine « Plant II » car, étant donné le nombre des modèles montés et les options, il faut une planification rigoureuse. L’essentiel de la production est destiné aux États-Unis (95 %) alors que 5 % seulement sont destinés au Benelux. Il faut respecter pour des raisons de sécurité en particulier (influence de Ralph Nader) des normes de montage différentes dans l’usine II où les voitures sont en quasi-totalité expédiées aux États-Unis et subissent par suite des contraintes plus sévères, et dans l’usine I, où elles restent sur le marché du Benelux  »  » « . ….

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