Migrants : L’indifférence qui caractérise le genre humain : « Tant que c’est pas moi ! »

« Et nous, nous sommes à la plage, à rêver… » Ouvert aux commentaires.

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29 réflexions sur « Migrants : L’indifférence qui caractérise le genre humain : « Tant que c’est pas moi ! » »

  1. Mes grands-parents étaient des réfugiés ayant fui le front de 14-18. Ils ont été accueillis pendant quelques années en France. A la fin de la Grande Guerre, ils sont revenus et ont tout reconstruit. Certains membres de leur famille sont restés et ont fait leur vie là-bas (en Normandie notamment, où leur nom flamand révèle leur origine).

    Un siècle plus tard, on refuse le voyage à ceux qui en ont le plus besoin, les réfugiés, mais on le permet bien à ceux ne le devraient pas, c’est-à-dire ,nous, les occidentaux, pour autant que nous dépensons nos devises et polluons l’atmosphère pendant le temps de nos vacances, encouragés par les industries du tourisme et du transport. C’est en raison de cette contradiction que je suis resté chez moi depuis un an.

    Laissons voyager ceux qui en ont vraiment besoin et cessons d’être égoistes.

  2. En simplifiant.
    Quand sa propre existence n’a plus d’avenir, il y a trois choix possibles:
    a) Mettre sa vie en jeu en quittant ses racines pour trouver ailleurs une nouvelle patrie. Fuir.
    b) Se battre pour modifier sa condition. Affronter.
    c) Se resigner à sa condition. Capituler.

    Nous sommes la somme de nos expériences et de nos choix assumés ou pas.
    Comment la culture/éducation peut-elle favoriser les choix a) et b) ?
    Il me semble que le consommateur, comme le citoyen fait des choix de type c) sous nos latitudes.

    1. Votre proposition b) me semble la plus logique. Migrater vers l’Europe , en prenant des risques inconsidérés voire irrésponsables pour soi-même et sa famille (je pense surtout aux enfants), ne résoudra en rien les problèmes dans les pays d’origine. De plus, une immigration massive favorisera la droite nationaliste qui s’installe déjà confortablement dans de nombreux pays en Europe. Autrement dit j’estime qu’il ne faut pas toujours et systématique se noyer dans ses sentiments ou sa compassion chrétienne – il y a une raison d’état. Ca peut paraître cruel, mais c’est la réalité.

      1. La raison d’état s’effondrera au vu de l’amplification des problèmes attendus dans les principaux pays desquels sont issus les réfugiés.
        Alors que les 6 personnes les plus riches de la planète possèdent autant que la moitié la plus pauvre, la faim s’accroît dans le monde, les guerres ravageant des continents entiers. Est-ce tolérable ?
        A ce sujet, je vous invite à visionner le documentaire de 2005 intitulé « le cauchemar de Darwin », la perche du Nil que nous trouvons chez notre poissonnier n’aura plus la même saveur.
        https://youtu.be/HSgWjJYxAOk.
        Je n’évoque pas la chute des rendements agricoles dans ces pays du fait de l’augmentation des températures et des conséquences sanitaires sur des populations éprouvés, la quête d’une eau toujours plus rare.
        Ici nous crevons de diabète alimentaire, de cholestérol, d’obésité alors qu’à un peu plus de deux heures de vol de Paris, des millions de personnes ne savent pas ce qu’elles mangeront à midi. Est-ce tolérable ?
        La raison d’état sera balayée car la vue de ces milliers de personnes en détresse en Méditerranée ou ailleurs sera tout simplement intolérable pour nos sociétés et nous conduira à la folie devant tant de détresse accumulée.
        Lorsque l’on a 20 ans et que l’on peut fuir cet enfer, on a le devoir de tenter cette quête d’un ailleurs meilleur car il n’y a pas d’alternative à court et moyen terme.
        La mort étant un risque, la mort une éventuelle délivrance.
        Voilà le monde que nous avons créé en conscience.

    2. a)
      b)
      c)
      d) s’agiter dans la mouvance « correcte du moment », verte actuellement…
      si, par absurde, cette option s’avérait instrumentalisée, « comme d’habitude », il resterait la solution de réduire, à son niveau, la (sur)population par un hara-colibri.
      e) ???

  3. Vous avez raison.
    Je me sens pleinement responsable. La France se conduit de façon honteuse et j’ai honte. « La belle affaire! » me rétorquera-t-on. Eh bien oui, la belle affaire… Si nous avions tous ensemble autant honte, nous, La France, nous nous comporterions autrement.
    Marine est vouée aux gémonies, à juste raison, pour la politique qu’elle mènerait si elle était au pouvoir et Emmanuel, après Nicolas et François, est au pouvoir, il mène la politique qu’elle mènerait, mais il n’est pas voué aux gémonies. Pourquoi ?
    On « fait barrage » au RN et, l’héroïsme en bandoulière, la conscience en paix, on fait ce qu’il ferait. Comment qualifier cela?
    J’ai honte.

  4. « … Que nous ne sommes pas « des « grenouilles » se rendant compte du danger imminent risquant de mettre leur survie en danger (la survie d’une conscience aussi élevée qu’étendue en fait), « gesticulent », aux yeux et consciences d’autres, se prélassant sur les rivages « d’îlots solidifiés » sur des « restes » (par exemple des chômeur.e.s, victimes des NON RECOURS… qui en France, n’ont pas le droit à la « reconnaissance identitaire » du titre « nationaliste » de Français.e.s s’ils-elles ne travaillent pas, « n’occupent pas de façon totalement « assimilée » d’emploi soit disant « raisonnable »)… en barbotant pourtant dans le même chaudron porté lentement à ébullition, mettant en péril la survie de l’espèce…? Ou est-ce qu’il n’est pas question plutôt de dédramatiser, « dé-diaboliser », les « gesticulations » des « seigneurs/saigneurs » des « îlots… » de « grenouilles », voulant continuer de « jouir », de prendre « plaisir » des « opportunités « estivales, « culturelles », « traditionnelles » (certains faisant de gros profits sur les canicules, quand d’autres défendent les corridas, « en même temps » que les souffrances animales, « la chasse, pêche et l’écologie »), face aux drames « banalisés », « relativisés » et aux choix d’une opposition politique dont les rejets « sociétaux », donnent pour l’instant… l’illusion de paraître plus « vertueux »…? »

    1. @CloClo
      « revisiter »

      Hum! Hum! Hum !
      Dangereux !
      Le « Droit » a posé des règles pour éviter toute remise en cause de ce qui est établi définitivement.
      Les pauvres sont interdits de remise en cause de leur condition: ça n’est pas écrit textuellement, mais en pratique, c’est kif-kif.
      Et 1/(113/355), comme le pouvoir corrompt, si les pauvres qui sont les plus nombreux le prennent, il y aura encore plus de corruption !
      NB c’est approximatif…

  5. Et pourquoi ne pas comdamner l’Union Européenne qui maintien ses frontières fermées et qui de ce fait est responsable des milliers de mlorts en méditerannée.

    Soit l’Europe maintien ses frontières fermées et rejette tout clandestinn soit elle ouvre ses frontière et les migrants ne risquent plus la mort ni devoir payer 3000 à 5000 euro un passeur quand un billet d’avion leur coutera moins de 500 euros.

    Nos dirigeants valide le système qui pratique la sélection des migrans par l’argent, la ruse et la chance.

    L’urgence est de réduire la population que bintôt nous ne pourrons plus nourir

    1. «  »L’urgence est de réduire la population que bintôt nous ne pourrons plus nourir »
      Attention à ce genre d’insertion fausse.
      La production alimentaire mondiale est suffisante pour nourrir la totalité de la population actuelle et bien plus.
      Principaux problèmes :
      – meilleure répartition des ressources agricoles,
      – mise en concurrence des productions locales avec nos industriels.
      Dans certaines zones la famine a repris car la population n’a pas d’argent pour acheter NOS productions alors qu’auparavant ils arrivaient à survivre avec les agriculteurs locaux.

      1. @Jeanpaulmichel

        La production alimentaire mondiale actuelle est effectivement suffisante pour nourrir la totalité de la population et bien plus. Le dernier rapport du GIEC est éloquent à ce sujet, annonçant 30% de la production alimentaire mondiale gaspillée. Le modèle agro-industriel en est probablement responsable au premier chef, la mécanisation des productions induisant en soi des pertes qui n’aurait jamais lieu dans le cadre d’une production manuelle.

        La production alimentaire mondiale est également dans sa forme industrielle absolument dévastatrice pour l’environnement, mais on ne dispose pas vraiment de données concernant la productivité de modes de productions alternatifs plus respectueux des écosystèmes. Ces modes sont d’ailleurs fréquemment beaucoup trop différents pour qu’une comparaison purement statistique soit seulement possible.

        Par exemple, la culture dite des « trois soeurs » aux amériques propose une optimisation de la production par unité de surface comme aucune culture intensive n’en est capable. En revanche, une telle technique est à peu près impossible à mécaniser, et suppose donc un rapport production/unité de main d’œuvre extrêmement faible comparé à celui de l’agriculture industrielle. Ainsi la comparaison entre ces différents modes de production est fortement dépendante des critères d’évaluation qu’on se choisit.

        La prise en compte des éléments historiques ne permet a priori pas de conclure sur le sujet. Même s’il est vrai qu’on a pu se prémunir de la famine (hors évènements géopolitiques) bien avant l’industrialisation de l’agriculture, la dynamique démographique nous empêche d’affirmer qu’on puisse encore réaliser cela aujourd’hui sans recours à la mécanisation.

        La littérature agro-écolo nous apprend qu’il faut environ 600m² de terre cultivable par personne pour être autonome sur le plan alimentaire. Dispose-t-on de cette surface de terres arables pour bientôt 10 milliards d’êtres humains? Et comme vous le rappelez, ces terres n’étant pas également réparties à l’heure actuelle, comment en organise-t-on la redistribution?

  6. C’est comme si l’homme voyait les membre d’une « tribu » difrérente comme une autre espèce de moindre valeur et c’est très dangereux car voilà les réactions quand des nouvelles espèces s’implantent avec l’exemple des péruches à Bruxelles.

    https://www.levif.be/actualite/environnement/les-perruches-envahissent-bruxelles/article-normal-28077.html?cookie_check=1564628965

    « la perruche à collier s’est installée en premier dans la capitale. Ces oiseaux ont depuis proliféré au point d’être d’après les estimations près de 12.000 à l’heure actuelle…..la perruche Alexandre a été vue pour la première fois à Jette en 1999. Elles seraient aujourd’hui près d’un millier à squatter les parcs bruxellois…..Le problème, c’est que ces perruches présentent un danger pour les oiseaux endémiques, car elles squattent les trous des arbres dans lesquels ils avaient l’habitude de nicher. Pour respecter l’équilibre naturel local, il est donc important de veiller à limiter leur expansion……
    Leur présence pourrait aussi avoir un impact sur l’économie puisqu’ils sont capables de ravager des vergers entiers comme en Israël ou on en abat chaque année plus de 4.000. Ce n’est pas encore le cas en Belgique, mais cela pourrait venir d’ici quelques décennies. Il y a aussi de gros regroupements d’oiseaux à Rotterdam, Amsterdam et La Haye. Si ces groupes se rejoignent, on se retrouvera devant une véritable invasion de perruches. En Angleterre, ils stérilisent chimiquement les oiseaux… « 

  7. L’indifférence du genre humain… Et nous, nous sommes à la plage, à rêver…

    Oui, c’est exact et nous en sommes tous là, ou presque. Tous à la plage, même les belles consciences qui écrivent sur le sujet, même ceux qui s’indignent et qui laissent un commentaire, au lieu de se jeter à l’eau pour porter secours.
    Un sauveteur en mer vaudra toujours infiniment mieux qu’un chroniqueur derrière son clavier. Mais il ne faut peut-être pas confondre indifférence et inaction.

  8. Tous les gouvernements devraient d’abord venir en aide à ces individus.

    Pour ensuite malheureusement les reconduire dans leur misérable condition tout en essayant de discuter avec leur propre gouvernement pour améliorer leur situation.

    Mais en tant que pays l’avenir du monde ne peut pas être assumé et on se doit d’être honnête avec les peuples pour qui cette question est désormais crucial.

  9. Quelques réflexions au sujet des articles du Monde rapportant ce qui se passe en ce moment avec le navire Open-Arms:
    -Il est amarré à quelques encablures de l’île de Lampedusa (territoire italien) depuis 19 jours.
    -L’ Open-Arms’navigue sous pavillon espagnol.
    -L’Espagne vient d’indiquer qu’elle vient d’envoyer un bâtiment militaire vers Lampedusa, lequel récupérera les naufragés après 3 jours de mer pour les emmener au port de Palma de Majorque.
    Conclusion : s’il suffit de 3 jours de mer pour rallier le port de Palma de Majorque, pourquoi l’ONG espagnole qui gère l’ Open-Arms s’obstine-t-elle à rester sur place et vouloir faire débarquer à tout prix en territoire italien ces malheureux qu’elle tient, d’une certaine façon, en otage?
    La manipulation de l’opinion publique concernant les migrants ne semble pas n’être que du côté du gouvernement italien…

    1. Derniers développements : le navire militaire espagnol ‘AUDAZ’ a quitté hier à 18h30, la base de Rota dans le sud de l’Espagne avec pour destination Lampedusa qu’il devrait rallier en 3 jours de mer, mais l’on apprend également que la justice italienne a fait débarquer les migrant et placé l’Open Arms sous séquestre.
      Un autre bateau l’Ocean Viking, avec plus de 300 migrants à bord, cherche aussi en ce moment un port pour accoster…

      1. Finalement, le navire AUDAZ, poursuivra sa route pour récupérer le quota de 15 migrants acceptés par l’Espagne :https://www.infomigrants.net/fr/post/19010/le-navire-militaire-envoye-par-madrid-va-chercher-15-migrants-de-l-open-arms-a-lampedusa
        Et finalement encore, la France va accueillir un quota de 150 migrants issus des 356 recueillis par l’autre bateau l’Ocean Viking :https://www.20minutes.fr/societe/2587983-20190823-ocean-viking-france-va-accueillir-150-356-migrants-annonce-christophe-castaner

    2. C ‘est peut être une question de coût chaque mile nautique parcourue consomme beaucoup de carburant et use le bateau plus des jours perdus pour sauver des naufragés.
      L’ONG a vocation le secours en mer pas le transport de personnes, Accepter que les conventions internationales maritimes ne soient plus respectées c’est montrer au gouvernement qu’il n’y a pas d’inconvénient à les bafouer. Un droit ne vaut que si on l’exerce.

  10. Quand c’était les boat-people dans les années 80… une grande compassion était orchestrée, si mes souvenirs sont bons… Etait-ce parce que c’étaient des asiatiques ? Les asiatiques sont si travailleurs…
    Et en plus, ils fuyaient de vilains communistes…
    Pourquoi les africains de nos anciennes colonies ne font-ils pas l’objet dans les médias de la même compassion ?
    Pourquoi criminalise-t-on les militants qui pallient les carences de nos politiques ?
    Et l’hospitalité ? Relisons Jacques Derrida !
    A quoi sert de s’indigner sur la politique migratoire de Trump quand on ne fait pas mieux ?

  11. Population africaine (selon ONU):
    an 2000 : +- 1 milliard;
    an 2050 : +- 2 milliards;
    an 2100 : +- 4 milliards.
    En parallèle, s’intensifient le réchauffement climatique, la pollution, la désertification, l’épuisement des ressources, la bétonisation – pas seulement en Afrique.
    Le problème de l’effondrement n’est pas éthique ni même économique, il est physique et plus particulièrement , démographique.
    La montée des nationalismes prépare les massacres.

    Destruction =+- Population * pouvoir d’achat moyen. (où =+- signifie mesurée faute de mieux par)

    1. La géographie a fait deux ou trois barrières entre nous et l’Afrique.
      ==> Deux naturelles :
      le Sahara et la Méditerranée
      => Une humaine : les régimes + ou – voyous de l’Afrique du Nord (actuellement en Lybie, mais si l’Algérie se délitait, ce serait en Algérie par exemple). Ils laissent ce trafic au niveau « artisanal » plus que « industriel », car ils n’ont pas de gros besoins de main d’oeuvre de ce type (pas des millions, au plus 100 000).

      Il n’y aura pas, à mon avis, de mouvements aussi massifs que les syriens en Turquie/Grèce/Balkans de ce côté là.

      En revanche, cela questionne sur le mode de gestion « désétatisé », dont les états dominants ne sont sans doute pas si mécontents face à des menaces non standardisées comme Daech et autres mouvements analogues. Une fois que le puzzle est cassé, avoir des bouts d’états qui marchent (disons les EAU, l’Egypte et la Tunisie pour prendre plutôt des chouchous de la France) et d’autres qui ne marchent pas (Syrie, Irak, Lybie, Afghanistan) ou sont « neutralisés » par Trump (Iran), ça pousse à utiliser les morceaux « tribaux » façon Lybie pour avoir un résultat court-terme (Benghazi est contrôlé, pour Tripoli et Misrata « on verra »), et à faire perdurer la situation faute de pouvoir miser sur une solution pérenne. C’est un peu le régime des « seigneuries » dont parle l’historien Patrick Boucheron (« Conjurer la peur »).

      Le « problème des migrants africains » va rester à être réglé au niveau « rustine » pour encore une ou deux décennies dans ce cadre, à mon avis. Donc propice aux manifestations populistes exacerbées surtout… (sauvez nous des Salvini…)

      1. @timiota
        Des Salvini, il y en aura, grâce, entre autres, à la bigoterie autour du problème des migrants africains (notamment de la part de la gauche bien-pensante).

      2. Germanicus,

        Comme tu as le verbe alerte, tu pourrais nous expliquer quel problème représente vraiment les migrants africain comme tu dis ?

        Moi je ne vois pas du tout. Je ne nie nullement les difficultés rencontrées lors de mélange e groupe humains mais elles ne sont jamais insurmontables. Sauf quand on a face à soit d’odieux abrutis racistes qui pensent être là crème de la crème de sapiens sapiens. En général le problème c’est eux qui bloquent tout mouvement positif.

        Personnellement je construirais des villes entières densifiées et modernes pour accueillir des millions de jeunes enfants et adultes désireux de vivre ici. Mais moi on ne m écoute pas trop ….

  12. Une alerte concernant la Grèce et aussi une critique de Panagiotis Grigoriou.

    Le quartier d’Exatcheia est bouclé et occupé depuis ce matin par des forces policières massives. Les migrants qui avaient trouvé refuge et dignité sont conduits dans les atroces camps grecs.
    Un suivi ici : http://blogyy.net/2019/08/26/exarcheia-sous-occupation-policiere

    Pour le volet critique Panagiotis Grigoriou, je reprends l’article suivant : https://www.pauljorion.com/blog/2018/01/13/tutoyer-le-reel-par-panagiotis-grigoriou/
    Dont on extrait : « […] Cette situation s’aggrave enfin par de bien nombreuses atteintes à la propriété privée comme publique au centre-ville d’Athènes sous prétexte d’actions politiques, culturelles et sociales, et cela pas uniquement dans le quartier d’Exarcheia. Le vandalisme, l’anomie, le crime et la laideur y règnent dans ces zones de non-droit (comme de non-sens), autant finalement que les intérêts bien particuliers de certains. Souvent les… victimes, sont choisies parmi les immeubles historiques, hérités de notre passé culturel, démocratique et intellectuel.[…]
    Qui semble bien être un point de vue peu informé et victime de la propagande étatique contre les initiatives prises à Exarcheia pour nous réapproprier nos vies et non pas pleurer sur la pauvre propriété privée.

    Je l’avaisgardé en travers de la gorge, l’attaque massive du quartier est l’occasion de sortir cela.

    1. Une mise à jour de la situation ici :
      http://blogyy.net/2019/08/28/exarcheia-letat-et-les-fascistes-main-dans-la-main/

      Extrait concernant le traitement médiatique de l’opération :
      « […] Durant les infos de la mi-journée, les médias au service du pouvoir s’en sont donné à cœur joie, insistant sur la revanche de l’État contre la chienlit, « le retour de l’ordre et de la loi » (nom donné à l’opération par Mitsotakis lui-même). Plusieurs JT et sites ont titré : « la police (EL.AS) est entrée dans Exarcheia pour y rester » (photo #22)
      En d’autres termes : la police tente d’occuper Exarcheia. D’autres journaux télévisés, comme celui d’ERT, ont à nouveau insisté sur la présence d’étrangers d’Europe occidentale et en particulier de Français parmi les solidaires sur place, mentionnant que l’un des trois militants arrêtés dans le squat de la Kalidromiou est un Français (photo #23).
      D’autres encore ont montré des photos prises à l’intérieur du squat Spirou Trikoupi 17 en évoquant des conditions de vie prétendument indignes. Regardez bien la photo #24 et dites-moi franchement : vaut-il mieux vivre ainsi, librement, dans le respect et l’égalité, ou bien sous une tente (ou dans un container étouffant), dans un camp fermé ?
      Ce que n’ont pas montré les médias au service du pouvoir, c’est la photo qu’avait prise le couple Mitsotakis, il y a quelques mois, en posant devant l’une des photos d’une exposition sur les réfugiés. Pourtant, elle aurait bien montré l’hypocrisie de ces gens en les associant à l’une des photos de l’évacuation qu’ils ont commanditée (photo #25).
      […] »

      Voilà qui doit être communiqué aux personnes qui utilisent des termes comme « zone de non droit »

      Un bilan humain chiffré même si « humain » et « chiffré » ne vont pas bien ensemble :
      « […] PS : quelques chiffres pour celles et ceux qui nous ont posé des questions, même si je n’aime pas trop faire l’inventaire des nationalités. Il y a eu 3 militants arrêtés rue Kalidromiou (dont un Français). 143 réfugié.es arrêtés rue Spirou Trikoupi dont 10 sans documents. Parmi les 143 : 61 Afghans, 39 Érythréens, 17 Irakiens, 12 Iraniens, 11 Turcs (en réalité beaucoup de Kurdes parmi ces trois provenances), 1 Camérounais, 1 Syrien et 1 réfugié politique d’Arabie Saoudite. Au total : 57 hommes, 51 femmes et 35 enfants (sur les deux squats de Spirou Trikoupi).

      45 squats sont dans le collimateurs de l’État au centre d’Athènes dont 25 dans des lieux publics et 20 dans les lieux privés. 23 sur les 45 (plus de la moitié) sont dans le quartier d’Exarcheia, dont 12 squat de réfugié.es/migrant.es et 11 squats de groupes anarchistes, antiautoritaires ou révolutionnaires (dont le plus plus connu est le K*Vox, base de Rouvikonas).[…] »

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