69 réflexions sur « The Guardian, « Les 20 firmes qui produisent un tiers des émissions de CO2 » »

  1. Les 20 firmes qui ont le record de la contribution aux émissions de CO2. Un tiers du total à elles seules. Les voilà ! Pétroliers, pétroliers, et encore des pétroliers. Ce sont eux donc !

    Voyons, que reste-t-il à faire ? Ah oui, se demander qui achète leurs produits. Parce que sans clients, ces entreprises auraient depuis longtemps mis la clef sous la porte, naturellement.

    Alors, menons l’enquête. Qui achète les produits de ces entreprises ? Qui, mais qui donc peut bien avoir besoin de pétrole ? Quelqu’un a une idée ?

    Y a t il quelqu’un parmi vos connaissances qui a récemment pris la voiture ? L’avion ? Acheté un produit livré par des camions ? Ou par des navires ? Acheté quoi que ce soit qui soit fait à partir de plastique ?

    Parce que si c’est le cas, il faut leur dire à vos connaissances. Afin qu’ils arrêtent.

    Vous dites ? Devant quoi je me rase le matin ? Ben devant un miroir. Pourquoi ? Quel rapport ?

    1. Bien vu. Le problème c’est bien la société de consommation, et la vaine manière de vivre héritée de nos ancêtres que nous n’avons eu de cesse de développer (cf. 1 pierre 1:18). Ça fait des millénaires que c’est connu. Maintenant tout le monde ou presque a compris. Mais qu’en ferons nous ?

      1. Le problème est la société de consommation, c’est vite dit !
        La société de consommation c’est une fabrication, à laquelle les pétroliers ont largement contribué.
        Regardez la suite sur cette vidéo pour comprendre la logique du Guardian …

        https://www.theguardian.com/environment/video/2019/oct/08/who-are-the-worlds-biggest-climate-polluters-video

        Depuis les années 60, les pétroliers _savaient_ … et depuis, ils sévissent. Exxon, Chevron et BP ont généreusement financé la campagne de Trump, le climatosceptique. Et tels les Shadoks, ils pompent, ils pompent de plus en plus !

        Voilà pourquoi, dit le Guardian, il y a besoin d’une action politique pour les arrêter.

        Et le Guardian donne la liste, avec des noms et des chiffres, ainsi que leurs futurs projets, ici :
        https://www.theguardian.com/environment/2019/oct/09/what-we-know-top-20-global-polluters

        Ces projets, il faut les arrêter, nous dit le Guardian.

        … Et là, l’article commence à avoir du sens !

    2. L’appel que fait Jacquot à chacun en tant que consommateur du pétrole extrait par les grosses compagnies internationales me parait bien dérisoire : si chacun est capable de se montrer économe en énergie gaspillée, chacun n’est pas directement responsable de l’éducation religieuse, philosophique et politique qu’il a subie.
      Soient mes 82 années d’expérience :
      Je suis né dans un village très vivant qui avait vers 1950 1008 habitants , avec 2 bouchers, 3 boulangers, 5 épiciers, une bonne vingtaine d’artisans dans tous les corps de métiers ( y compris un bourrelier qui réparait nos cartables) La bicyclette était le moyen de déplacement habituel, sauf pour les corps de métiers qui acquéraient des véhicules à moteurs en lieu et place des bœufs ( et je trouve assez dérisoire aujourd’hui d’appeler à manifester en tant qu’écologiste avec des trottinettes et des squats pour corriger le système  » tout automobile ») Puis j’ai eu l’occasion d’observer comment dans le village de mes beaux-parents on procéda au remembrement des propriétés agricoles par le brûlage systématique des haies dans les années 60. J’écoutais chaque dimanche matin les cultivateurs débattre au sortir de la messe de cette stratégie hautement morale : il fallait être en capacité de nourrir les populations du Tiers monde et pour ce faire, devoir améliorer les rendements. De fait il s’est avéré que le but non dit était de les contraindre à acheter des tracteurs et des intrants chimiques ! Dans cette commune la quasi totalité des anciennes terres familiales sont aujourd’hui exploitées ( depuis 2010 environ) par une seule entreprise sise à plusieurs dizaines de kilomètres. J’ai pour ma part travaillé dans une petite ville moyenne proche, essentiellement ouvrière ( ajustage, montage, appareils électroménagers, matériel agricole, textile…) Ces petites et moyennes entreprises ont fermé lorsqu’en 1970- 80 la politique fut de délocaliser au Maghreb et en Chine sous couvert du Nouveau Concept de Mondialisation. Le but non déclaré était de préparer le terrain pour la future robotisation, avec comme contre-partie paradisiaque un revenu universel garanti pour les chômeurs? Le comble, c’est d’avoir du constater qu’en 2016, dans ce village de mes beaux-parents on vient d’entreprendre la construction de 10 logements sociaux. J’ai posé la question : « Mais où ces gens que vous voulez faire venir ici auront-ils du travail » ? La réponse fut « ils feront comme nous , traverseront la Saone en voiture pour rejoindre une gare et se rendre à la Métropole ( Une cinquantaine de kilomètres) Alors je dis à Jacquot qui sollicite mon effort individuel du consommateur comme réponse au collapsus annoncé : Oui, au lieu de me faire incinérer, j’ai encore le choix d’être enterré , selon la coutume ancestrale.

      1. @Pierre C

        Bravo pour cette réflection. Je vis dans un milieu rural, mais pas trop loin de grandes villes (c’est souvent le cas en Belgique). Comme fils d’agriculteur, j’ai effectivement assisté à cette désertification des campagnes puis à la réapparition des néo-ruraux. Pendant ce temps, nous avons eu à faire face à la concentration des terres. Les petites fermes sont disparues. Mon père a terminé sa carrière dans une ferme mixte (elevage + culture) de 20 hectares et c’est un ‘gros’ qui a pris le relais (ou plutôt repris les terres). Pour l’anecdote, le nom de Jorion était pour moi uniquement associé à un semencier de céréales… Mon père m’a constamment encouragé à faire des études et à chercher une autre voie qui lui semblait plus digne. Malgré tout, je suis resté dans le coin et, par attachement à cette terre de mon enfance, je l’ai aidé à racheter sa ferme et une partie des terres afin qu’il puisse vivre dignement peu avant et après sa retraite à 68 ans. Trois ans plus tard, il est arrivé en maison de repos pour ne plus jamais en ressortir…

        Pendant cette enfance, j’ai aimé parlé avec ces personnes qui font (ou faisaient) partie d’une époque révolue, où l’on prenait le temps de se parler, d’échanger des services ou de l’aide (non-monétarisés). Où l’on respectait encore un peu la terre, mais le confort offert par la mécanisation et la phytopharmacie était le bienvenu et comblait le départ des ouvriers agricoles, sans prendre conscience du mal qui se faisait. La notion du profit prenait une place centrale, il fallait investir pour gagner plus et faire preuve de réussite. Et les écolos leur apparaissaient comme des emmerdeurs et c’est encore souvent le cas aujourd’hui…
        J’ai encore connu des personnes agées qui cultivaient sans cheval, mais bien avec une vache qui leur fournissait du lait, leurs terres de culture qui faisaient 2 (Deux!) à 10 hectares, qui allaient partout à pied ou à vélo, qui n’allaient jamais en vacances et qui n’ont jamais vu la mer située à quelques dizaines de kilomètres de là et qui mangaient de la viande une fois par semaine. Leur attitude était guidée par la sobriété.

        Etait-ce de la misère? Oui, parfois en situation de crise, mais certains ont connu paradoxalement leurs choux gras en ’40 quand tout les citadins se présentaient à leur porte.

        Etaient-ils malheureux? Oui, quand les conditions météorologiques ne leur étaient pas favorables. Mais la plupart m’ont confié qu’il n’avaient pas à se plaindre de leur vie passée. Ce sont souvent les promesses de la religion de la métaphysique et de celle, économique, du profit qui leur ont causé par mal de soucis et de nuits blanches…

    3. @Jacquot

      Qui a démocratisé la voiture? Les consommateurs seuls? Ou une action combinée des industriels (à commencer par Ford) et des pouvoirs publics (ce n’est pas le tout d’avoir une voiture, mais sans des routes praticables ça n’a que peu d’intérêt) conduisant les consommateurs à finir par trouver « logique » d’avoir une, voir plusieurs voitures par foyer? Idem pour le reste. Se borner à la question des responsabilités individuelles c’est passer à côté d’une part non négligeable du sujet, pour ne pas dire de l’essentiel.

      1. Chaque fois que je vais sur le site d’un quotidien pour lire un article sur, par exemple, l’écologie, je tombe immanquablement sur deux ou trois pubs pour un SUV.
        C’est quoi un SUV ? C’est un hybride : 10% véhicule, les 90% frime, confort et statut social.
        Qu’est-ce qui oblige les gens à acheter un SUV plutôt qu’une petite voiture ? L’inconscience de la situation. Comme pour l’eau en bouteille et les sacs en plastique.

    4. Lorsque les ruraux et néo ruraux n’ont pas d’autres moyens de transport que la Sainte bagnole, il est incorrecte de les accuser, accusez plutôt les élus locaux pour leur inaction.
      Dans ma commune, les anciens élus ont plus que les élus actuels.

      1. Je ne les accuse absolument pas. D’où mon allusion au miroir : je sais me regarder dedans 🙂 et je sais que nous contribuons tous au besoin en énergies fossiles, par notre manière de vivre.

        Ce que je dis, c’est que l’article du Guardian est l’une parmi deux choses :
        – Soit l’enfoncement d’une porte ouverte « Hé vous saviez qu’utiliser des énergies fossiles dégage du CO2 ? ». Ben oui, on savait !
        – Soit un très beau détournement de responsabilité sur un bouc émissaire « Ce sont les vilains pétroliers qui dégagent du CO2 ». Certes, mais qui achète leurs produits ?

      2. Une partie des ruraux et néo ruraux ont choisi délibérément de vivre où ils vivent. Ces personnes préfèrent avoir des grands trajets et un pavillon plutôt que de vivre en appartement proche de leur travail. Bref ils ne sont pas tout blanc non plus.

    5. D’après Yves Cochet nous n’aurons plus le choix autre que les chevaux.

      En attendant nous n’avons pas le choix, il faut bien faire ses courses… les magasins de proximité n’existent plus, les grandes surfaces ne sont pas à côté de chez soi, quant aux transports en commun ils sont loin d’être suffisant.

      tout le monde ne dispose pas d’un terrain suffisant pour faire son potager, élever les poules, etc.

      1. Annie ( 17 heures 52) , Quel remède utile serait-ce d’élever ses propres poules et de cultiver quelques légumes dans des composteurs personnels (programmés et dessinés esthétiquement pour orner les balcons) ? C’est encore participer à la société de consommation qui fait commerce passagèrement de telles idées mineures avant d’ imaginer d’autres gadgets fameux à produire et à vendre ?
        Et si nous avancions l’idée de sortir de la propriété privée, et de la commercialisation du vivant en général, et non pas de « sauver la planète » , laquelle se passerait très bien de nous ?

      2. Même pas !

        L’équivalent 2020 d’un cheval avant pétrole, ce n’est certainement pas une voiture, mais plutôt un 38 tonnes.

        1 cheval = 1 ha de terre dédiée + du boulot ( foin etc )

        Et donc c’est un gros outil de travail, qui va être employé 15h/j.

        Donc, désolé mais la voiture sera plutôt remplacée par une paire de bonne chaussures….

      3. Cochet, kestion bourrins, j’crois qu’y se gourre. M’étonne pas.
        Il est temps de faire de la pub pour les mules, efficaces au turbin et besoins modestes, affectueuses et intelligentes. Pas glamour, probable.

      4. « Il est temps de faire de la pub pour les mules, efficaces au turbin et besoins modestes, affectueuses et intelligentes. »

        Bien vu, c’est exactement ça ! Affectueux, et en couple de préférence, l’âne n’aime pas être seul, et il est intelligent, et c’est un super débroussailleur. les biquettes aussi d’ailleurs. En outre, l’âne ne passe pas s’il y a un courant souterrain qu’il a détecté. Impossible de le faire avancer, il faut contourner et changer d’itinéraire.
        Le débroussaillage avec des ânes, pour limiter les incendies.
        http://www.anesterel.com/pages/presentation-d-anesterel/le-but.html

        « L’éco paturage » « revient ».aussi…m^me si il n’a rien de nouveau…mdrrr
        https://www.lamontagne.fr/romagnat-63540/actualites/un-espace-vert-entretenu-par-eco-paturage_13594456/

    6. D’un côté nous avons une responsabilité de consommateur. D’un autre côté c’est ici le CO2 de l’extraction et du raffinage qui sont visés. Nos utilisations du fuel sont EN PLUS de celles-là, à côté des autres pratiques permettant de se chauffer, se déplacer, faire tourner l’industrie et l’agriculture ; sans oublier les incendies de forêt et brûlages en Amazonie (1/3 du total aussi, a-t-on dit).
      Plus utile, effectivement nous avons utilisé la traction animale jusque 1950 et on pourrait avoir une agriculture performante comme en 1950 avec des machines sans tracteur à pétrole. Il faudrait plus de bras et manger serait un peu plus cher, mais ce n’est pas impossible. Enfin, nous avions des trains et trams et des péniches qui allaient partout. Ce sont les « poids lourds  » expérimentés durant 14/18 qui ont changé la mobilité des choses, puis en 1950 les autos qui pnt changé la mobilité des personnes. Non on n’est pas condamné à retourner au cheval, comme dit quelqu’un.

      1. à propos de chevaux j’ai un souvenir vif de mon enfance : les chevaux qui allaient « à pied » depuis la campagne à l’abattoir de Villejuif en passant par ma banlieue (Vanves) au pied de mon immeuble, régulièrement, je n’en étais pas du tout émue : c’était « normal ». Je crois que nous avons beaucoup changé nos émotions de ce point de vue. En général les gens ne supportent pas de voir une poule égorgée. (je ne parle pas ici de cruauté, uniquement l’obligation de tuer pour manger ; on ne sait rien de la souffrance des salades ou des carottes)

      2. Annie,

        On peut sans trop se tromper affirmer que pour ressentir ce que l’on appel la souffrance, il faut un système nerveux en état de fonctionnement avec un récepteur pour traiter les flux et les influx… Ce qui n’est pas le cas des carottes aux dernières nouvelles.
        Dans le cas contraire, on pourrait tout aussi bien dire alors qu’on ne sait pas si un cadavre, dont toutes les cellules ne font que « mourrir » au fur et à mesure de la décomposition, n’est pas encore en état de souffrance …

      3. « on ne sait rien de la souffrance des salades ou des carottes »

        C’est la carotte « aware » et la laitue intello.
        Non mais ! 😉

      4. Annie,

        Au lieu de m’envoyer à une lecture, essayer de comprendre ce que je écris au préalable.

        Il y a suffisamment de confusianisme un peu partout pour éviter dans rajouter. je parle du traitement pas du flux !

        Bien entendu, il y a des échanges qui n’ont pas besoin de système nerveux, différence de pression, chimie, température and so on.

        Un cadavre souffre-t-il Annie ?

      5. Les plantes, ces grandes communicantes
        Les végétaux échangent des informations, s’adaptent aux situations de crise, dorment, mémorisent, attirent la pluie… Une source d’émerveillement autant que d’interrogations pour les chercheurs.
        https://www.lemonde.fr/sciences/article/2016/02/29/les-plantes-ces-grandes-communicantes_4873936_1650684.html

        https://trustmyscience.com/en-cas-de-danger-important-les-plantes-communiquent-entre-elles-de-maniere-universelle/

      6. Tous les êtres vivants communiquent entre eux, avec leur milieu, on appelle cela aussi l’échange. Souffrir, ça recouvre autre chose. Si on ne veut parler pas clairement, on ne peut pas penser clairement.

        C’est exactement avec ce « new agisme » de pacotille que certains finissent par remettre en cause l’avortement. Vous m’en direz tant n’est-ce pas ?

        Et dans des articles « scientifiques » (du monde cité plus haut) quand je lis :

        « les fleurs sentent bon pour attirer les pollinisateurs, les fruits sont colorés et parfumés pour attirer les animaux qui dispersent les graines,  »

        Je me dis, que la vulgarisation sans les précautions oratoires d’usage, c’est dangereux pour la transmission de l’état réel des connaissances. Car, non, à aucun moment, les fleurs ne sentent bon POUR attirer les pollinisateurs, les choses ne se passent pas réellement ainsi. Bref.

      7. CloClo
        9 octobre 2019 à 23 h 36 min
        je vous ai lu.
        et je dis bien qu’on ne sait rien de la souffrance des plantes, la découverte de leur communication est récente (tout au moins pour les Occidentaux, les Indiens devaient le savoir) peut-être qu’un jour on découvrira qu’elles souffrent, et là encore les Indiens le savent, mais je ne connais pas assez leur culture pour connaitre leurs savoirs.

      8. Dundee
        9 octobre 2019 à 23 h 45 min
        allant lire l’article en lien sur Science j’ai suivi un lien qui me donne une explication à un mystère que j’ai observé dans mon jardin il y a peu :
        j’avais mis un filet pour protéger mes fraisiers des oiseaux (qui bouffent toutes les fraises et ne m’en laissent aucune) et je craignais pour leur pollinisation, à mon immense étonnement et incompréhension totale les fleurs devenaient bien des fraises alors que les insectes n’y avaient plus accès,
        ben d’après cet article ce serait le vent. Bizarre d’ailleurs car ils disent que les plantes « auraient retrouvé » ce moyen millénaire qu’elles « auraient oublié ».
        https://trustmyscience.com/une-etude-a-identifie-mecanisme-et-raisons-du-retour-de-certains-vegetaux-a-la-pollinisation-par-le-vent-plutot-que-par-les-insectes/

      9. « peut-être qu’un jour on découvrira qu’elles souffrent »

        Peut-être à relativiser. Mais ne parle-t’on pas de stress hydrique ?
        Autre chose, cet été, mes tomates se sont mis en « arrêt » de croissance, trop chaud trop vite, notamment au mois de juin, et ce malgré des arrosages réguliers, et puis elles sont « reparties » et ont terminé leur croissance avant de mûrir, très curieux, mais pas étonnant. En tout cas savoureuses et succulentes et d’un beau carmin, d’une taille honorable (purin d’ortie ) ; elles se sont laissées délicieusement déguster avec un bon balico,
        miam !
        https://www.terraeco.net/plantes-parlent-entre-elles,52244.html

      10. @Annie
        Oui, d’autant que la pollinisation par le vent a toujours existé, mais peut être que si il y a moins de pollinisateur…

      11. @Annie Stasse Clolclo

        On sait déjà en fait, et depuis quelques années, que certains végétaux ressentent des agressions du monde extérieur et même communiquent dessus. Ainsi les acacias africains émettent des tanins quand ils commencent à être consommés par des herbivores (antilopes/girafes) et les acacias alentours, percevant cette émission commencent à leur tour à produire la même substance.

      12. La souffrance ou la douleur n’est qu’une alerte, on pourrait juste dire se rapprocher de la vie où se rapprocher de la mort. La planète souffre elle a trop chaud elle nous le fait savoir d’ailleurs.

      13. Pour Annie Stasse
        A Bruxelles, il y avait une centrale d’achat « L’union économique » qui livrait dans toute la ville avec des charettes (des containers fermés en bois) tirées par des chevaux. On commandait par téléphone ou par papier et on était livré dans la semaine. C’était sans doute plutôt bourgeois : il fallait prévoir, avoir le budget, et être présent à la livraison. C’était moins cher et plus complet que les épiceries de « chaine », dont certaines étaient en coopérative (la Coop, le Spar, etc.), peut-être avec une organisation agricole par derrière. Autres livraisons à cheval : le pain d’une grosse boulangerie coopérative ? Vague souvenir de 50 et après…
        Oui, la moissonneuse batteuse a pû être au charbon : durant la guerre, on avait des gazogènes sur les camions, qui charbonnaient des déchets de bois.

      14. Je lis « The global polluters list uses company-reported annual production of oil, natural gas, and coal and then calculates how much of the carbon and methane in the produced fuels is emitted to the atmosphere throughout the supply chain, from extraction to end use. »
        donc ce ne sont pas les activités d’extraction ou de raffinage mais bien l’utilisation supposée du pétrole extrait. En deux mots: n’importe quoi – comme le font remarquer d’autres lecteurs c’est toute notre civilisation qui est « coupable » par la consommation de ce pétrole.

    7. Les 2/3 de CO2 produit par ces multinationales côtées en bourse devrait être pris en charge par elle même ou 1 part supplémentaire à payer. C’est surtout le coût du C02 qui plombent le budget des pauvres.
      Peut on vivre sans CO2 ?

  2. On se doutait bien que les premiers émetteurs de gaz à effet de serre seraient des pétroliers. Et alors ?
    Les deux autres commentateurs ont eu à peu près la même réaction que moi : et on fait quoi maintenant ?
    Ce que l’on peut faire a été suggéré par une membre du GIEC lors d’une conférence TED et (ce qui est beaucoup plus difficile à dire qu’à faire) mise en pratique par Greta, et la maman de Greta :
    ❏ Je fais MOINS
    et
    ❏ je le DIS

    Par exemple …
    Je cesse de manger de la viande deux fois par jour (pour moi c’est deux fois par mois) et je le DIS
    Je n’ai PAS de voiture, et je le DIS
    Je ne prends (presque) PLUS l’avion, et je le DIS à qui veut l’entendre.
    Je n’utilise pas de bouteilles d’eau ni de gobelets en plastique et je le dis à tous mes collègues, à toutes les réunions, à toutes les occasions.

    Ca donne à peu près ça …
    – Et si je faisais un rôti ce weekend ?
    – Non
    – Ah bon ? Pourquoi ?
    – Parce que manger trop de viande est mauvais pour la santé ET pour le climat.
    – Ah ?
    Ou bien …
    – Tu vas aux Maldives cette année ?
    – Non.
    – Ah bon ? Tu avais envie d’y aller, pourtant !
    – Je n’y vais pas par ce que ce n’est pas nécessaire ET que ça bousille le climat
    … et ainsi de suite.

    C’est loin d’être suffisant, c’est un milliard de fois loin d’être suffisant, mais c’est quand même mille fois mieux que
    – de prendre sa bagnole pour faire deux kilomètres
    ou
    – de prendre son vélo et de ne pas dire à tout le monde autour de soi que c’est absurde de prendre sa bagnole pour faire deux kilomètres, parce que c’est mauvais pour la santé ET pour la planète.

    Vous allez me dire que je suis naïf ? Moins naïf en tout cas que de penser que le problème vient uniquement d’Aramco et Chevron !

    1. Très bien toutes les bonnes idées qui précèdent pour consommer moins. Mais si nous consommons beaucoup moins, nous aurons besoin de beaucoup moins d’argent. Donc, nous pourrons arrêter de perdre notre vie à travailler pour gagner toujours plus d’argent pour acheter toujours plus de choses peu utiles… et donc passer à mi-temps… Imaginons tout ce que nous pourrons faire d’agréable avec ces heures gagnées sur les corvées de l’animal laborans. Nous pourrions redevenir des homo faber, voire des zoon politikon…
      Quand donc comprendrons-nous que la décroissance c’est, certes, perdre un peu de confort matériel amollissant mais que c’est aussi et surtout gagner mille possibilités d’épanouissement personnel. Pouvoir d’achat ou pouvoir de vivre, on peut choisir… si on ne se laisse pas hypnotiser par les sirènes de la publicité…

      1. « Nous pourrions redevenir des homo faber, voire des zoon politikon… »

        C’est moi, ou y a un côté : c’était mieux avant ?

        Assurément, non.

        Pour la décroissance, c’est un très bonne perspective individuelle et collective.

      2. @clo-clo. Le re- devant devenir semble, en effet, indiquer un retour vers… (vous aurez compris que je reprends les 3 types de manière d’être définis par Hannah Arendt) .
        Il y a sûrement eu par le passé des « homo faber » (artisans, agriculteurs, lettrés qui créaient…), des « zoon politikon » (citoyens grecs qui participaient à la réflexion et à l’action pour l’organisation de leur société) mais il ne furent que peu nombreux dans des sociétés où le gros du boulot étaient fait par des « animal laborans » préoccupés seulement de leur survie et de celle de leur famille. Ce dont je rêve, c’est que grâce à la société d’abondance (très mal répartie) que nous connaissons, un meilleur partage et un modération (la décroissance) pourraient libérer TOUS d’une bonne partie des corvées et permettre à TOUS d’être un peu créatifs et un peu politiques (au bon sens du terme…).
        Cela est tourné vers un avenir meilleur et pas vers un passé mythifié.

      3. La décroissance, c’était une possibilité il y a encore trente ans. Aujourd’hui, malheureusement, la décroissance n’est plus possible. Nous n’avons plus le temps de la faire, la décroissance. Ca va être l’effondrement, direct !
        C’est en tout cas, d’après les experts (autoproclamés, certes), le seul scénario réaliste.
        Si vous pensez que les générations futures allaient vivre l’enfer, vous vous trompez amèrement. C’est nous qui allons le vivre.
        Je vous parle d’un temps que seuls les plus de quatre-vingts ans ne vont peut-être pas connaître … et encore !

      4. Mais tout le monde à mi-temps c’est aussi 2 fois moins de recettes fiscales et sociales… Et du temps libre pour faire quoi quand vous habitez dans 30m² en banlieue et que vous n’avez qu’un vélo pour vous déplacer ?

      5. @Zenon. Votre argument est celui qu’avancent toujours ceux qui croient encore au compromis fordiste mis en place en France et en Belgique en 1944. Aujourd’hui, les sources de richesse monétaire sont de moins en moins liées au travail et donc au cotisations sociales de ceux qui bossent. Pour financer l’Etat et la sécurité sociale, il faudrait aller chercher ailleurs. Demandez à Paul de réexpliquer où part la plus-value de nos jours. Il a des chiffres édifiants pour les USA.

  3. La question, c’est comment arrêter leur envie de continuer, et les N méthodes qu’elles ont bien développer pour que ça ne s’arrête presque pas.

    Il s’agit de sabrer dans la liste de leur client dans un ordre bien choisi : d’abord les militaires, ensuite les pays qui ont la plus grosse consommation per capita à latitude moyenne égale (le Canada aura un petit avantage sur les USA).

    Rêver d’un prix différencié entre consommateurs suivant leur « condition carbone » (je reprends le vieux mot pour dire « classe » sous l’ancien régime) n’est pas pire qu’une taxe carbone, ou qu’un bancor. Chaque fois qu’ils achètent « plus que leur part », ils donneraient de fait une part du contrôle de la société aux « sobres » et aux menacés (iles…, Bangladesh). A la fin, Aramco et Total appartiendrait à des pays actuellement pauvre, ils choisiraient alors à leur tour comment presser le citron, mais en sachant qu’ils scient aussi la branche sur laquelle ils sont assises.

    Bref, enlever aux riches l’échappatoire de « zones vertes » où ils se réfugieront quand ils auront exagéré (terminologie de Naomi Klein, qui l’a généralisée au delà du cas de Bagdad)

  4. Aucun sens le papier du Guardian.

    Imaginons que d’un coup ces 20 entreprises decident de fusionner.
    Du coup l’article deviendrait regarder cette mega corporation qui pollue ?

    A part ca, on produit que ce que l’on consommme.
    Mais c’est plus simple de pointer du doigt les grosses industries.

    C’est comme dire que les chinois polluent alors qu’il nous produisent une bonne partie de nos biens.

  5. Et les data center ? sont-elles décomptés ?

    par exemple Amazon remplit tous les pays du monde de ses data center.
    son créateur Jeff Bezos est libertarien càd qu’il est contre toute intervention de l’état pour quelque motif que ce soit, même secourir les SDF en créant des logements, c’est lui qui les cré

    il est pire encore que Google c’est pas peu dire.

    quant à celles qu’on emploie par exemple en étant sur ce site… ou en naviguant sur le net… sans parler de ceux qui ont tablettes, téléphone branché sur le net, qui sont changés tous les ans pour rester « dans la norme ».

  6. Blocage d’un aéroport en préparation en Grande Bretagne, à notez la reprise de modes opératoires qui ont faire leur preuve à Hong-Kong, ou plus près de chez nous avec les Gilets jaunes. Des ronds points aux hubs il n’y a qu’un pas. Il y a comme un bouillon de culture de désobéissance civile qui se répand.
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/10/09/a-londres-extinction-rebellion-prevoit-de-paralyser-un-aeroport-pendant-trois-jours_6014861_3244.html

  7. La réponse de Georges Monbiot :
    (traduit avec DeepL)

    *** Le coup de maître des grands pollueurs a été de rejeter la responsabilité de la crise climatique sur vous et moi. ***

    Arrêtons d’appeler ça la Sixième Grande Extinction. Commençons par l’appeler ce qu’il est : la « première grande extermination ». Un récent essai de l’historien de l’environnement Justin McBrien soutient que décrire l’éradication actuelle des systèmes vivants (y compris les sociétés humaines) comme un événement d’extinction fait passer cette catastrophe pour un accident passif.

    Alors que nous participons tous à la première grande extermination, notre responsabilité n’est pas partagée équitablement. L’impact de la plupart des habitants de la planète est minime. Même les gens de la classe moyenne des pays riches, dont les effets sont importants, sont guidés par un système de pensée et d’action qui est en grande partie façonné par les entreprises.

    Nous sommes guidés par une idéologie si familière et omniprésente que nous ne la reconnaissons même pas comme une idéologie. C’est ce qu’on appelle le consumérisme

    La « série des pollueurs » du Guardian explique que seulement 20 entreprises de combustibles fossiles, dont certaines appartiennent à des États et d’autres à des actionnaires, ont produit 35 % du dioxyde de carbone et du méthane émis par les activités humaines depuis 1965. Cette année-là, le président de l’American Petroleum Institute a dit à ses membres que le dioxyde de carbone qu’ils produisaient pourrait causer des « changements climatiques marqués » d’ici l’an 2000. Ils savaient ce qu’ils faisaient.
    Inscrivez-vous au courriel Feu vert pour recevoir les histoires les plus importantes de la planète.

    Alors même que leurs propres scientifiques avertissaient que la poursuite de l’extraction des combustibles fossiles pourrait avoir des conséquences « catastrophiques », les compagnies pétrolières ont injecté des milliards de dollars pour contrecarrer l’action gouvernementale. Ils ont financé des groupes de réflexion et payé des scientifiques à la retraite et de fausses organisations de base pour mettre en doute et mépriser la science climatique. Ils ont parrainé des politiciens, en particulier au Congrès américain, pour bloquer les tentatives internationales visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Ils ont investi massivement dans l’écoblanchiment de leur image publique.

    Ces efforts se poursuivent aujourd’hui, avec des publicités de Shell et d’Exxon qui donnent l’impression trompeuse de passer des combustibles fossiles aux énergies renouvelables. En réalité, le rapport annuel de Shell révèle qu’elle a investi 25 milliards de dollars dans le pétrole et le gaz l’an dernier. Mais il ne donne aucun chiffre pour ses investissements dans les technologies à faible émission de carbone, dont il a beaucoup parlé. L’entreprise n’a pas non plus été en mesure de le faire lorsque je l’ai contestée.

    Un article publié dans Nature montre que nous avons peu de chances d’empêcher plus de 1,5°C de réchauffement planétaire si nous ne mettons pas hors service l’infrastructure actuelle des combustibles fossiles. Au lieu de cela, l’industrie a l’intention d’accélérer la production, dépensant près de 5 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années pour développer de nouvelles réserves. Elle s’est engagée dans la lutte contre l’écocide.

    Mais le mensonge le plus grand et le plus réussi qu’il raconte est le suivant : la première grande extermination est une question de choix du consommateur. En réponse aux questions du Gardien, certaines des compagnies pétrolières ont soutenu qu’elles n’étaient pas responsables de nos décisions d’utiliser leurs produits. Mais nous sommes enchâssés dans un système de leur création – une infrastructure politique, économique et physique qui crée une illusion de choix tout en le fermant en réalité.

    Nous sommes guidés par une idéologie si familière et omniprésente que nous ne la reconnaissons même pas comme une idéologie. C’est ce qu’on appelle le consumérisme. Il a été conçu avec l’aide d’annonceurs et de spécialistes du marketing habiles, par une culture de célébrité d’entreprise et par un média qui nous présente comme les destinataires de biens et services plutôt que comme les créateurs de la réalité politique. Elle est enfermée dans des systèmes de transport, d’urbanisme et d’énergie qui rendent les bons choix presque impossibles. Elle se répand comme une tache à travers les systèmes politiques, qui ont été systématiquement captés par le lobbying et le financement des campagnes, jusqu’à ce que les dirigeants politiques cessent de nous représenter et travaillent plutôt pour les polluants qui les financent.

    Dans un tel système, les choix individuels sont perdus dans le bruit. Les tentatives d’organisation de boycotts sont notoirement difficiles et ne fonctionnent que lorsqu’elles ont un objectif étroit et immédiat. L’idéologie de la consommation est très efficace pour rejeter le blâme sur les autres : la presse milliardaire se plaint de l’hypocrisie des militants écologistes. Partout, je vois des Occidentaux riches imputer la destruction de la planète aux taux de natalité de gens beaucoup plus pauvres, ou aux « Chinois ». Cette individuation de la responsabilité, intrinsèque au consumérisme, nous aveugle aux véritables moteurs de la destruction.

    Le pouvoir du consumérisme, c’est qu’il nous rend impuissants. Elle nous enferme dans un cercle étroit de prise de décision, dans lequel nous confondons des choix insignifiants entre différentes variétés de destruction pour un changement efficace. C’est, il faut bien l’admettre, une brillante arnaque.

    C’est le système que nous devons changer, plutôt que les produits du système. C’est en tant que citoyens que nous devons agir, plutôt qu’en tant que consommateurs. Mais comment ? Une partie de la réponse se trouve dans un petit livre publié par l’un des fondateurs de la rébellion de l’extinction, Roger Hallam, intitulé **Le bon sens au 21e siècle**.
    Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’il dit, mais la rigueur et la portée de son analyse feront en sorte, je pense, qu’il devienne un classique de la théorie politique.

    Elle part du principe que les campagnes gradualistes à petites exigences ne peuvent pas empêcher les catastrophes climatiques et écologiques qui s’accumulent. Seule une perturbation politique de masse, à partir de laquelle il est possible de construire de nouvelles structures démocratiques plus réactives, peut apporter les transformations nécessaires.

    En étudiant des mobilisations réussies, comme la Marche des enfants à Birmingham, en Alabama, en 1963 (qui a joué un rôle crucial pour mettre fin à la ségrégation raciale aux États-Unis), les manifestations du lundi à Leipzig en 1989 (qui ont fait boule de neige jusqu’à la chute du régime est-allemand) et le mouvement Jana Andolan au Népal en 2006 (qui a mis fin au pouvoir absolu de la monarchie et a contribué à la fin des troubles armés), Hallam a élaboré un dilemme efficace. Un dilemme est une action qui met les autorités dans une position délicate. Soit la police permet à la désobéissance civile de continuer, encourageant ainsi plus de gens à se joindre à elle, soit elle attaque les manifestants, créant un puissant « symbolisme du sacrifice sans peur », encourageant ainsi plus de gens à se joindre à elle. Si vous le faites bien, les autorités ne peuvent pas gagner.

    Parmi les éléments communs cruciaux, a-t-il trouvé, il y a le rassemblement de milliers de personnes dans le centre de la capitale, le maintien d’une discipline strictement non-violente, la concentration sur le gouvernement et la continuation pendant des jours ou des semaines à la fois. Un changement radical, révèle sa recherche, « est avant tout un jeu de chiffres. « Dix mille personnes qui enfreignent la loi ont eu plus d’impact que l’activisme à petite échelle et à haut risque. » Le principal défi consiste à organiser des actions qui encouragent l’adhésion du plus grand nombre de personnes possible. Cela signifie qu’ils doivent être planifiés ouvertement, inclusifs, divertissants, pacifiques et activement respectueux. Vous pouvez vous joindre à une telle action aujourd’hui, convoquée par la Extinction Rebellion au centre de Londres.

    Les recherches de Hallam suggèrent que cette approche offre au moins la possibilité de briser l’infrastructure des mensonges créés par les entreprises de combustibles fossiles et de développer une politique à la mesure des défis auxquels nous sommes confrontés. Il est difficile et incertain du succès. Mais, souligne-t-il, il n’y a aucune chance que la politique, comme d’habitude, puisse faire face à notre énorme situation difficile par une action efficace. Les actions de dilemme de masse pourraient être notre dernière et meilleure chance d’empêcher la grande extermination.

    1. « Nous sommes guidés par une idéologie si familière et omniprésente que nous ne la reconnaissons même pas comme une idéologie. C’est ce qu’on appelle le consumérisme »

      Et sur quoi se base cette idéologie ? Selon moi, sur notre peur, notre peur de la souffrance et de la mort.

      Depuis qu’on se balade à poils sur Terre, chaque seconde a été passée à lutter contre les éléments pour trouver et assurer la paix et le bien être.

      Récemment un documentaire sur Arte ou la 5 sur les indiens d’Amazonie, montrait bien que des qu’il en a l’occasion, l’Homme aspire à quitter son « état de nature », pour trouver un toit, des habits, des outils, et … donc consommer.

      Il y a un autre truc qui ne veut pas mourrir parfois, la cellule vivante et dans ce cas lorsqu’elle est la composante d’un organisme complexe ça donne … un cancer.

      Je crois personnellement, que c’est de ce côté là qu’il faut chercher une solution, sinon tout ne sera que provisoire.

  8. Pourquoi ne parler que du pétrole et pas du charbon ?

    à lire sur
    https://www.lemonde.fr/planete/article/2017/12/11/charbon-petrole-gaz-les-trois-plaies-du-climat-continuent-de-prosperer_5228168_3244.html

    …/… Dans un rapport publié fin octobre, l’ONU Environnement rappelle que, pour conserver une chance de contenir la hausse de la colonne de mercure sous le seuil de 2 °C par rapport au niveau préindustriel, il est urgent de tourner la page des énergies fossiles, en laissant dans le sous-sol entre 80 % et 90 % des réserves connues de charbon, un tiers de celles de pétrole et la moitié de celles de gaz.

    Charbon, pétrole, gaz : les trois carburants du réchauffement climatique, sources des 4/5es de la production mondiale d’énergie primaire et responsables de près des 9/10es des émissions de dioxyde de carbone (CO2). Un cocktail délétère dont le charbon est le composant le plus nocif, puisqu’il pèse pour plus de 40 % dans les émissions du secteur fossile. …/…

    1. « il est urgent de tourner la page des énergies fossiles, en laissant dans le sous-sol entre 80 % et 90 % des réserves connues de charbon, un tiers de celles de pétrole et la moitié de celles de gaz. »

      Derrière cette phrase en apparence anodine, si on fait les comptes, il y a au moins 7 milliards de morts dans la foulée.

      Pourquoi ne veut-on pas le voir en face ? Ou alors on ne le sait que trop bien, et donc, on va aller gaiement au réchauffement climatique, quoiqu’il arrive, la seule question à résoudre sera alors, en état de paix ou de guerre ?

      1. Disons, que soit l’on essaye d’organiser la décroissance et d’atténuer les chocs soit l’on fait comme aujourd’hui des mesurettes et nous contentons de nous enorgueillir d’être bien classé par rapport à l’UE et vogue la galère.
        En France organiser, planifier, le passage de 11 à 2 tonnes d’émission de CO2 par personne et par an ne se fera pas sans des mesures fortes portées, poussées, par des mouvements populaires conséquents.
        source : https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/wp-content/uploads/2019/10/03102019-convcit-socledoc-web.pdf
        La prise de conscience est loin d’être à son optimum mais elle n’a jamais été autant partagée.

  9. Bonsoir
    Le fameux soliton, s’entrechoquent une catastrophe environnementale – mettant en péril notre humanité et un saccage social qui met en péril nos individualités – difficile de se mobiliser pour l’un en abandonnant l’autre – quant on est concerné par les deux –
    J’ai deux enfants – et mon train de vie est plus que rudimentaire – je sais les blocages/influences qui empêchent mon développement & ma priorité est celle d’un court moment (sevrage des enfants), alors mon engagement est aujourd’hui du côté des Gilets Jaunes car je suis dans une urgence sociale & mon cas est loin d’être minoritaire.
    Alors je me mets à la place des autres, aussi bien intentionnés que moi je vais dire, et cet écartèlement entre deux luttes qui ne se rejoignent pas pose un problème d’efficience – que je conçois, mais que j’explique par le fait que nous devons, quand je dis nous, je pense à ces centaines de millions de personnes préoccupées par l’assurance de subsides pour eux et leur progéniture dans des délais qui se mesurent au mois le mois, qu’un engagement plus en avant dans une lutte pour la sauvegarde environnementale n’est malheureusement guère possible en terme d’investissement – bon je signe pétitions et autres – mais le risque d’incarcération est limité – qui va garder mes gosses ?
    Tout cela pour dire que j’ai peur que rentrent en concurrences des luttes qui ont toutes leur importance mais n’évoquent pas la même échelle de temporalité ni de population – et je ne voudrais pas que l’urgence climatique devienne l’éteignoir de revendications sociales brûlantes.

    1. Les manifestants contre le dérèglement climatique sont bien conscients de ce fait, un de leur slogan n’est-il pas « fin du mois fin du monde même combat » et lors des dernières manifestations n’avons nous pas assisté à une convergence ?

  10. avez vous bien lu le graphique? en jaune les societes privees (enfin pas si privees que cela British Petroleum, Royal Dutch Shell, total-elf-aquitaine…..) et en noir les societes qui appartiennent a des etats… et maintenant on regarde les etats les plus actifs dans la reduction des emissions de CO2…

  11. 96% de l’économie mondiale tourne à partir des énergies fossiles. Donc cet article du Guardian est insuffisant pour indiquer où taper vite et fort en premier pour sauver le climat et ce qui reste vivant ! Il indique au mieux la source de nos maux présents et avenir. En watts, l’énergie dépensée par tête sur la terre en 1 an nous indique 200 équivalent humain. Soit 200 X 7 milliards d’humains = 1400 milliards ! C’est ce que nous serions en réalité si nous devions stopper net du jour au lendemain le pétrole, charbon, gaz. Ça nous poserait qq problèmes de bouches à nourrir et d’espace vital à occuper.

  12. Clairement l’article du Guardian parait un non-sens:
    – Notre économie est basée sur le pétrole. Donc c’est normal que les producteurs sont les premiers maillons responsables. Doivent-il être vus comme les seuls responsables? Non. Il y a tout le reste de la chaine de production et de la consommation, jusqu’à… nous. Il existe peut-être un différence importante entre ‘eux’ et nous: les entreprises pétrolières font un travail de lobbying conséquent afin de saper toutes les initiatives.
    – On peut faire dire n’importe quoi aux chiffres, j’ai appris cela dans mon cours de statistique en Sciences Po. Ici, on présente des ‘entreprises’, mais on peut aussi représenter les émissions des pays? Et les chiffres de ces pays peuvent révéler des différences importantes telles que: les émissions par habitant, la quantité d’émissions nécessaires à produire des biens qui seront exportés (je pense à la Chine qui nous fournit des biens de consommation, alors que nous avons fermé nos usines, donnant ainsi à l’Europe des chiffres d’émissions en baisse).

    Comme tous les sociologues, anthropologues, économistes (des ‘vrais’, pas des corrompus) ou des philosophes, notre monde est bien plus complexe que nos modélisations imaginées lors d’expériences scientifiques. Nous avons essayé de le simplifier en l’artificialisant, mais nous voyons maintenant les résultats. Un tel article du Guardian fait partie de cette vision.

    Cependant, il reste bon de rappeler, comme le fait le Guardian, la responsabilité de chacun, de démontrer la complexité du monde (ou sa magie, diraient certains) et de faire comprendre que CHACUN doit prendre sa responsabilité: particuliers, entreprises, Etats, société civile. Si ce ne sera pas fait, un moment, le changement devra passer de force, ou la nature s’en chargera pour nous.

    1. @ JPC – 10 octobre 2019 à 10 h 04 min

      le Socle de documentation de la Convention citoyenne pour le climat mentionne quelques chiffres pour la France :
      – page 23 : les émissions importées 56%.
      – page 31 : la répartition par tranches de revenu, plus de 15 tonnes pour 10%, moins de 5 tonnes pour 90%
      – page 33 : l’impact des actions, 1/4 pour les actions individuelles et 3/4 pour les actions collectives (entreprises et Etat)

      source :
      https://www.conventioncitoyennepourleclimat.fr/wp-content/uploads/2019/10/03102019-convcit-socledoc-web.pdf

    2. Le « chacun » en économie libérale – donc à peu près partout sauf en Chine – c’est personne. Seul le profit compte. Et les dégâts collatéraux du profit sur l’environnement ne sont pas du tout comptabilisés. Donc, il faut des lois pour régler ça. Je ne devrais pas avoir à me flageller en allant acheter du pain à pied au prétexte qu’il est totalement dépendant aux énergies fossiles tandis que les opérateurs en amont pleurnichent pour leur survie : les agriculteurs (du blé de mon pain, concurrencés par le blé néo-zélandais ou argentin), les moulins pour leur farine (venues du monde entier), les transporteurs routiers, ferroviaires ou bateaux (de farine du moulin jusqu’à la boulangerie), le boulanger (pour son four à gaz, fuel, bois, etc., son magasin à refroidir ou chauffer selon la saison, à éclairer aussi, sa caisse électronique, son éventuelle camionnette de livraison, etc.). Tout le monde économique (96%) est shooté aux énergies fossiles. Et ça s’explique par leur rendement inégalé et leur accès quasi gratuit : 1L d’essence = 1l d’eau de Volvic !
      Les lois sont là pour montrer à tous ce qui est bien ou pas bien, individuellement et collectivement. Si on doit diviser par 4 nos émissions de CO2 dans le monde pour survivre, ce n’est pas à moi ou mon entreprise d’en décider avec la bonne volonté qui nous caractérise. Si on doit changer, décidons-le dans des lois, pas à titre individuel. Un individu raisonne à son échelle géographique et de temps (une vie), pas à l’échelle de siècle ou de pays ou de continent. Sinon, ça va s’arrêter tout seul et dans la douleur. Ça a déjà commencé mais c’est pas encore trop douloureux ! Mais la grenade est dégoupillée aujourd’hui pour + 2.5° dans 75 ans ! Alors ?

      1. Ce commentaire de Thom Bilabong est une bonne conclusion au débat: non seulement chaque individu humain n’est en capacité de se représenter par le langage la situation présente autrement que limitée à sa propre échelle temporelle, mais la génération qui suit la mienne ( je suis dans ma 83eme année) doit commencer à admettre que si le phénomène miraculeux de la nature vivante existe, on le doit plus aux bactéries , aux vers de terre et aux plantes et à l’observation sensible qu’à tous les discours humains se prétendant créationnistes ou d’essence cartésienne.

      2. Quand je parle de « chacun », il y a avait également l’ETAT dans la liste…
        Et à quoi doit (devrait) servir l’Etat? c’est de faire des lois, dont celles en faveur de l’environnement.

        J’avais également mentionné la société civile, dont le role est d’influencer les lois, mais sa définition est assez large en fonction des lieux et des époques. Si on considère Greta, Fridays for Future ou XR, ceux-ci font souvent partie de la société civile dans les différentes définitions.

        Dans notre société d’économie libérale, une grande partie de l’Etat et de la société civile n’est pas appelée à faire du profit, mais cette part est effectivement de plus en plus menacée (fermeture d’écoles et d’autres services publics, fin des aides aux associations). Il est temps que le maintien ou l’extension de la gratuité, défendue entre autres par Paul Jorion, regagne ses lettres de noblesse et s’étende à nouveau pour donner une autre vision du monde.

        Pour les fumeurs, nous avons eu affaire à un phénomène similaire: la loi leur interdit maintenant de fumer dans beaucoup d’endroits, d’autres lois imposent des taxes sur le tabac qui ne font qu’augmenter. Mais ces mesures n’empêchent pas certains à continuer en continuant à renier les faits et en argumentant que le système les prive de leurs libertés. Et à coté, nous avons des fabricants de cigarettes qui continuent à faire pression ou à faire de la publicité pour leurs produits aussi longtemps qu’ils le peuvent. Pourtant il est aussi arrivé que des INDIVIDUS arrivent à se raisonner sur leur comportement et à s’arrêter bien avant que des mesures coercitives soient prises, en réalisant les dégat à long terme sur leur propre santé et celle de leur entourage. Ces individus et d’autres ont montré l’exemple, ont fait preuve de VOLONTE et ils ont fait pression sur les dirigeants, aidés des scientifiques qui ont montré les méfaits du tabac.

        La réalité est donc bien plus complexe: nous vivons dans un monde où le changement (climatique et de la bio diversité) est interprété differemment par des avant-gardistes, des ascètes, des lanceurs d’alerte, des scientifiques, des entreprises, les lobbyistes de tout poil, des individus lambdas (qui souvent n’aiment pas changer), les Etats, des organisations internationales. Tous ces mouvements ne réagissent donc pas de la même façon. Et heureusement que nous avons des individus prêts à prendre l’avant-garde, c’est ainsi que certains acceptent de voir leur profits ou leur confort diminuer (même certains commentateurs de ce blog font l’effort), parce qu’il faut des modèles: moins partir en vacances, choisir pour le zéro déchet, cultiver leur légumes, boycott, prendre le bateau au lieu de l’avion… Et cela impacte les entreprises, nous voyons certaines en difficulté. Là où je vois moins bouger, c’est à l’échelle de l’Etat et des organisations internationales, il est vrai. Peut-être cela bougera vraiement quand les modes d’action des groupes de pressions évolueront vers plus de force, radicalité et violence. C’est ainsi que l’histoire a été faite et que nous devrions voir évoluer les choses. Si ce n’est pas le cas et que le mouvement se dégonfle, je confirme que nous sommes foutus.

        Entretemps, comme je l’ai énoncé par ailleurs dans le blog, l’approche est complexe et il faut que chacun s’y mette, qu’il le souhaite (par sa propre volonté) ou non (par la loi). Et tous les moyens de communication sont bons.

      3. JPC
        10 octobre 2019 à 16 h 01 min
        votre plaidoyer contre le tabac parait rationnel, je crains qu’il ne le soit pas :
        tous médecins posent avant tout la question : fumez-vous
        et si jamais la personne fume alors c’est de sa faute sa très grande faute (par manque de VOLONTÉ comme vous dites !, il est bien connu que tous les dépendants de drogues manquent TOUJOURS de volonté !)
        ainsi le tabac devient la raison de toutes les maladies, et un prétexte extra pour tous les pollueurs pour éviter les procès (Monsanto par ex. qui le met toujours en première raison pour refuser ses torts)

    3. @JPC
      J’avais bien compris que les lois, et donc le pouvoir de la puissance publique, était compris dans votre opinion.
      J’ai juste cherché à souligner la quasi inefficacité des seules initiatives privées face aux changements qui s’imposent et qui dépassent très largement les individus. C’est hélas ce pouvoir privé qui est aujourd’hui dominant par idéologie … et paresse !

  13. Quel fil faudrait-il tirer pour détricoter l’ensemble ?
    A mon avis, il s’agit du fil de la monnaie.
    Et donc de celui de la finance et du système bancaire.
    Et alors plus besoin de croissance.
    Plus besoin de publicité pour encourager une croissance illimitée.
    Et alors moins de gaspillage des ressources, moins de pollutions, moins de déchets, moins de sols morts, moins de terres artificialisées, moins de sites Seveso, moins de misère sociale, de manipulation des esprits… ( la liste est encore longue )

    Quelle idée saugrenue d’attendre de la générosité et du désintéressement des riches le financement des investissements collectifs !
    Reprenons nos monnaies en main ! Et contrôlons-les !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.