8 réflexions sur « Que sont les risques existentiels ? par Vincent Burnand-Galpin »

  1. Nous sommes / Vous êtes sur le Titanic. Mais, peut-être, avec un cout humain important, le navire pourrait rejoindre la rive. où s’échouer et sauver certains d’entre nous. Êtes-vous volontaire pour boucher la brèche avec votre corps, parmi d’autres ? ou volontaire pour danser sur la piste avec l’orchestre qui joue jusqu’à la noyade ? Ou volontaire pour vous ruer sur les barquettes de sauvetage, en écrasant femmes et enfants, malgré l’espoir nul de s’en sortir?
    La première attitude sert le bien commun à faire face au risque existentiel, elle ne nuit à personne et n’exclut pas les autres attitudes.
    Voilà où nous en sommes.

    1. Dire bonjour aux invités monter sur la scène demander aux musiciens d’arrêter de jouer, et de donner des instructions pour sauver les meubles.

  2. L’évocation d’un rapport monétaire et de la dette financière érigé ici en motif principal de l’action en faveur de la sauvegarde de l’humanité me semble errone, peu marquante et inopérante. Quel besoin d’en passer par la médiation de l’argent et la notion théorique de bien public ? La représentation des multitudes de générations futures menacées est elle aussi bien lourde la où la simple décence de l’amour de son prochain, de sa descendance directe devrait alerter, précipiter chacun dans l’alarme et l’action. Car tout est déjà là où dans un horizon de plus en plus court qui concerne nous, et nos enfants. C’est l’amour ou l’affect et le courages qui pourraient etre les declencheurs du sursaut.

  3. La réflexion de Phil Torres « Étant donné qu’un programme efficace d’atténuation des risques se traduirait par l’ABSENCE plutôt que par la présence d’un événement observable, ce qui, en l’absence de bilan tangible, peut amener les gens à se demander si l’argent est bien dépensé » me fait penser à ce qui s’est passé pour le bug de l’an 2000. Il ne passa rien le 01.01.2000, effectivement, mais des crétins patentés en avaient conclu qu’il avait été inutile de s’en inquiéter autant ! Eh oui !
    Un des penseurs qui fut le premier à dire les choses clairement fut Paul Jorion : « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie ». Désormais cette idée semble de plus en plus évidente pour ceux qui prennent la peine de s’arrêter de courir, d’avoir le nez dans le guidon et réfléchissent une minute.

    Au R.U. les 6 personnes les plus riches ont autant d’argent que les 13 millions les plus pauvres :
    https://www.huffingtonpost.fr/entry/au-royaume-uni-les-6-plus-riches-ont-autant-dargent-que-les-13-millions-les-plus-pauvres_fr_5de6fd70e4b0913e6f873da4

    En France 500 familles possèdent l’équivalent 30 % du PIB.
    https://www.lerevenu.com/placements/economie/france-les-plus-riches-detiennent-lequivalent-de-30-du-pib

    Ces gens-là sont devenus fous et ils sont enfermés dans leur cupidité psychopathique. Ils ne lâcheront rien et certains d’entre eux iront jusqu’au bout avec la menace d’extermination des pauvres ─ ce dont malheureusement le XXe siècle a montré la possibilité.
    Il est donc clair qu’il y a un risque existentiel mais votre approche, Vincent, est complètement à côté de la plaque. Il n’est plus question de « négocier autour d’une table » et ça restera toujours impossible avec les Maîtres animés par leur Religion Féroce, mais il est urgent de lutter en premier contre le capitalisme et ces zombies cupides qui en sont les acteurs.
    Aujourd’hui, ce 5 décembre 2019, peut-être que l’Histoire est enfin En Marche et ce grâce à l’auteur d’un livre intitulé « Révolution » !

    Pour tout dire, selon moi, lutter pour la fin de mois (et toutes les atteintes subies par 80 % de la population) est le seul affect qui permettra la mobilisation pour lutter contre la fin du monde. Il n’y a bien sûr aucune contradiction, simplement une recherche d’efficacité immédiate et puissante.

  4. « les générations futures préfèrent que nous leur laissions des dettes publiques (même phénoménales !) issues d’investissements massifs pour la transition écologique et un environnement sain qu’une dette publique saine et un environnement considérablement détérioré et inhabitable »
    Surtout qu’ils n’auront ni l’un ni l’autre.

    1. Churchill, sort de ce corps ! (le déshonneur et la guerre, 1938 : « Vous avez eu à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre. »)

      1. Qu’est ce que je l’aime lui !

        Il y a des phrases comme celle là qui résume cruellement le tragique de l’histoire. Et qu’on ne peut contourner. Sauf à être un lâche.

Les commentaires sont fermés.