61 réflexions sur « Coronavirus : casse économique vs casse sanitaire, par Vincent Burnand-Galpin »

    1. Ah ben nan Juan… C’est déjà assez compliqué comme ça de garder le fil ! Si, en plus, faut zigzaguer entre les posts et les fils de coms, on va plus en sortir ! Et hop copié-collé :

      « Juannessy
      22 mars 2020 à 22 h 17 min

      @Timiota :

      Vos interventions toujours marquées du sens de la rationalité scientifique authentique , me renvoient au sujet évoqué par VBG dans sa toute dernière vidéo .

      Indépendamment du mystère de son changement de chemise en polo, il présente très bien un sujet majeur pour les « ruptures » à venir , en évoquant l’opposition entre une approche » avantages -inconvénients » des choix et une approche » impératif catégorique » ( coucou Kant ) du mode d’agir .

      Si « catégorique » est bien autre que « catégoriel » , je trouve d’ailleurs que » impératif catégorique » est presque un pléonasme . j’ai l’intuition que cette notion « d’impératif » renvoie davantage à l’opposition entre corps et raison , le corps étant l’impératif catégorique » et la raison renvoyant à l’analyse avantages – inconvénients avec une balance et la recherche désespérée d’unité commune ( le prix d’un mort ,VS le prix de l’interdiction de circulation entre Chamonix et Vallorcines comme j’ai du le décider en un quart d’heure en octobre 1998 en me faisant une réputation de connard de fonctionnaire ignorant de l’économie pour cinq générations dans le massif du Mont Blanc ).

      Comment appréciez vous vos propres » raisonnements » et vos courbes dans cette mise en opposition entre « ratio » et « impératif humain » ? »

      1. Concernant « catégorique » c’est chez Kant par opposition à « hypothétique » (si tu veux atteindre cette fin, alors tels moyens), rien à voir avec « catégoriel ». C’est un impératif incontournable (devoir, ce qui fait que la morale kantienne est qualifiée de déontique), qui commande l’action. « Agis uniquement d’après la maxime qui veut que ton action puisse être érigée en loi universelle », et une autre formulation « considère toujours l’humanité en toi comme en autrui comme une fin, jamais comme un moyen », ce qui interdit notamment l’esclavage, la prostitution, le suicide… et peut-être le capitalisme ?

      2. J’aurais du effectivement y penser !

        A la prochaine vidéo , VBG va nous donner un ais de praticien sur la Chloroquine .

      3. En revanche, je fais mienne votre interrogation sur l’ouverture aux commentaires de certaines vidéos, particulièrement celle sur le reggae. La version de Marley n’était certes pas la meilleure qui soit, quant à Dillinger, c’est pas le plus accessible au début. On pourrait faire quelques suggestions plus contemporaines comme un petit Français qui cartonne bien :

        https://www.youtube.com/watch?v=pK9j2vqnXf8
        https://www.youtube.com/watch?v=Qc6U_P3VQYA

        … et accessoirement ne pas polluer les fils de commentaires…

      4. Euh bon c’était pour faire plaisir à Denis, il est de la banlieue nord de l’Europe, Londres… le petit Français !

    1. Salut Juan,

      Pour rebondir là-dessus : nécessaire/superflux

      https://www.francetvinfo.fr/sante/maladie/coronavirus/direct-la-france-est-officiellement-en-etat-d-urgence-sanitaire_3882069.html

      Le titre ci-dessus est trompeur, c’est « le gouvernement appelle les Français sans activité à rejoindre les agriculteurs dans les champs ».

      C’est une excellente initiative (alliant saine activité physique, retour à la terre et utilité sociale) mais où s’adresser ? A suivre donc.

      Mais c’est en outre l’occase d’une véritable épure de nos sociétés. En effet, on devrait savoir assez rapidement ce qui est vraiment nécessaire et ce qui ne l’est pas dans nos modes de fonctionnement.

      Sans vouloir prendre le truc par le petit bout de la lorgnette, si on réfléchit aux restos et au gâchis (humain, de vies désarticulées du reste de la société, matériel, cette redondance permanente des équipements, de produits, la bouffe qu’on balance en quantité astronomique…) que cela représente de satisfaire les caprices d’occidentaux embourgeoisés aveuglés par leur ego, leur besoin de distinction (la cheffe de l’ANPE locale et son ticket resto de 30 centimes supérieurs à ceux des autres !), on se dit que l’idée de restauration collective sous tutelle municipale (pour pouvoir limiter les pertes et optimiser les circuits de distribution, la qualité des produits) ce serait quand même vachement bien, s’il faut maintenir une restauration hors domicile.

      Bref, bars et restos, utiles, inutiles et sinon sous quelle forme ? Les autres activités ? Utile/inutile si oui/non, sous quelle forme ? Et on reconstruit à partir des briques élémentaires fournies par l’épure.

      Faut-il en venir à souhaiter que cette crise soit la tabula rasa impossible jusqu’alors ?

      1. Commencer par les écoles ?
        Puis les hostos, les cantines de grandes entreprises pérénisées au niveau de réseau syndicaux.

        Ah, ça me revient, tout cela a existé dans un pays dont on a oublié le puissant passé de gauche :
        Les kibboutz en Israël.
        Ma perception (à confirmer par les historiens) que jusqu’en 1967, les kibboutz n’ont pas rajouté une forte logique expulsionniste à celle résultant de la guerre de 1948 qui fonda l’état d’Israel. Le gros des choses (très) gênantes s’est fait avec l’occupation de la cis-jordanie et de Gaza, et dans les politiques de tolérance ouverte des colons qui ont suivi. Ceci pour ne pas assimiler le modèle des kibboutz (lire Amos Oz, et se rappeler qu’il est issu de la gauche sioniste) à la situation actuelle du conflit israélo-palestinien et aux luttes internes des arabes israéliens (suivant la dénomination commune… la réalité étant complexe, Médiapart avait pointé le cas d’une palestinienne survivante … d’Auschwitz).

      2. Salut 2casa,

        Attends, boire un coup dans un bar ou casser une dalle entre potes dans un resto, je veux dire dans un lieu dédié, c’est aussi un des plaisirs de la vie. Enfin, c’est mon point de vue.

        Petit bourgeois ou pas, en quoi une restauration collective serait moins gaspilleuse qu’une restauration « privée » bien gérée ?

      3. Salut CloClo,

        T’as déjà bossé dans un resto ou pas ? C’est pour l’aspect gabegie.

        Ouais super sympa la soirée entre potes, et puis le dernier (huitième) digeo à 23h45. Tu t’es seulement posé la question de savoir si le mec qui te le sert il a envie d’être là ? Mmmmmh

        Lieux de réunions et de convivialité, pourquoi pas. Mais avec larbins intégrés ou pas ?

        D’où ma question sur le salariat qui suit mes postes précédents : aider les agriculteurs, pourquoi pas, mais si c’est pour soulager l’assurance chômage, c’est niet. Si c’est pour retrouver un rapport salarié avec le gars d’en face, c’est niet. Salaire continué, versé par l’état à concurrence de 16% perdus par le chômage partiel (soit 6 heures hebdo à la louche) le reste en supplément de salaire (et la prime de 1000 boules automatique !).

      4. CloClo,

        Au-delà de la boutade sur l’aspect gabegie, les seuls retours « clientèle » représentent bien sûr le plus gros des pertes pour un resto bien géré. A condition de ne pas faire que de la spécialité, sinon c’est sec, tu peux pas le transformer et tu balances. Le restaurateur à le droit de réintégrer 10% de pertes, c’est dire qu’on doit être largement au-dessus. Et puis la consommation (les charges Eau+EDf+gaz) pour servir chaud quand il fait froid et froid quand il fait chaud, ‘tains d’caprices ! J’en passe…

        Au-delà de ça – les pays occidentaux balancent quand même 40% de la bouffe produite – la simple redondance des matériels (équipements lourds, petits équipements, etc) c’est n’importe quoi sur une planète finie. Tu centralises et tu réalises des aaaaargh « économies d’échelle » + des économies tout court (matières premières) + tu rationalises les circuits de distribution en privilégiant les circuits courts, locaux. Ce qui permet de planifier et de sécuriser les revenus des producteurs en assurant une alimentation saine. Tu neutralises au passage en partie le transport (pétrole + construction auto/PL) et tu renvoies les gens bosser à la campagne en bio (MO++ / – matos et endettement des producteurs) = fin du chômage + tout le monde en bonne santé + bonheur infini (nan… là j’déconne ;-D ).

      5. Travaillé dans un resto ou un bar ? Non.

        Oui, on peut se poser la question, en général, on ne se la pose plus trop après 10 Ricard, et 3 bouteilles de vins, 6 digestifs, j’avoue, c’est pas bien. Ensuite tout n’est pas aussi simple que tu veux l’exposer.

        Mais on appelle cela des lieux de plaisirs et de luxure. Je sais c’est pas moral il paraît. Tu parles d’utilité, et là je ne sais pas très clairement de quoi on parle en fait, même si je peux avoir bien entendu une vision du truc.

        Je pense que les ménages en fait jette bien plus que les restaurants, mais je n’ai pas de chiffre, juste, un bon restaurant bien géré, approvisionne correctement et selon ses besoins, si il y a trop de reste, y a certainement des raisons. Les cantines scolaires doivent avoir à ce titre le pompon ! J’ai des souvenirs de collégiens et de lycéen… Mais ça a dû changer. C’est de la subjectivité mon avis. Moi je pense que le café, le restaurant c’est un endroit de convivialité non pas petit bourgeois mais de groupe. On peut en discuter à l’infini. Et on peut tout à fait prendre autant de plaisir entre amis chez soi, tout pareillement même plus. c’est moins relationnel inter groupe c’est tout.

        Simplement, retourner tous à la terre, sans modifier le fonctionnement de la société, c’est un gag. Mes grands parents, comme ceux de quasiment 75% des gens de mon âge, étaient paysans ou maraîchers, et curieusement, tous leurs enfants, dont mes parents n’ont pas trop hésité longtemps avant de déguerpir des fermes. Y avait peut-être une raison.

    2. @2 Casa :

      Je ne m’attendais à ce que le superflu devienne superflux ! Ha là là , la pollution des esprits par le marché …

      Sur  » nécessaire VS superflu » , ma relance ( dans la lignée de mes mémoires d’outre tombe ) visait à savoir si le taulier ( et VBG ) avait pu tirer des enseignements et une ligne d’action des débats conduits sur ce dossier sur le blog en plusieurs occasions déjà . Il m’avait semblé que l’unanimité sinon la majorité des opinions étaient difficiles à obtenir , même sur cet « échantillon » réduit ( et même si Jducac semble avoir levé les broches avant moi ). J’en avais de mon côté retenu qu’il est sans doute plus simple de définir d’abord le « nécessaire » pour obtenir des leviers d’action suffisamment partagés . L’actualité désigne à coup sur « la santé » , mais ce serait un peu court pour élaborer une nouvelle société , et la seule énumération , telle que Paul Jorion l’énonce parfois ici des domaines sectoriels où la gratuité est nécessaire ,ne me parait encore pas suffisamment étayée ( mais je n’ai pas lu son dernier bouquin qui en traite peut être plus finement ).

      Ce qui me semble acquis par contre idéologiquement et structurellement , c’est que la société nouvelle DOIT assurer par la gratuité structurelle , l’accès suffisant à ces biens jugés nécessaires pour tous , et non pas par des injections périodiques et ciblées de « liquidités » vite ré – aspirées même et surtout si ces liquidités sont en fait trouvées dans le trésor public alimenté en grande partie par les bénéficiaires potentiels de ces aumônes . C’est pourtant ce qui semble se dessiner à l’échelle mondiale ( au moins pour le monde dit autre que chinois , encore que ce dernier ne me semble pas aussi transparent et pur qu’on le dit dès qu’on gratte un peu ). Voir le très bon billet de François Leclerc de ce jour .

      Une autre difficulté sera , en terme d’action et de militantisme , de repérer assez vite le bon niveau de recueil des opinions majoritaires, de confrontation utile , des premiers cliquets stratégiques pour mettre le système en auto mutation positive , du bon niveau territorial pour être à la fois pertinent , économiquement viable , politiquement , socialement , assez fort pour ne pas se faire engloutir dans l’œuf par Trump ou la Chine . Paul Jorion a souvent dit qu’il suffisait qu’un pays ( peut être l’union franco-belge ?!) se lance pour « créer » et réussir le mouvement . Je ne le suis pas sur ce plan , et j’ai toujours défendu qu’il fallait partir en guerre ( car c’en est une nouvelle ) avec une entité géographique capable d’avoir une assise démographique, économique , militaire qui la rende respectable et respectée par les grands mondiaux . C’est peut être là que se jouera sans doute notre aptitude réelle à sortir du monde ancien en étant autre qu’américain ou chinois . Mes quarante et une années au service acharné de mon pays Etat nation m’ont convaincu de ça .

      Mais que voulons nous être ? Je ne sais pas dire le temps qu’il faudra pour partager assez une nouvelle vision commune de notre aventure humaine . Le travail de Paul Jorion et ses entretiens ou vidéos à venir participent du chemin à parcourir . Qu’il en soit remercié dans son attelage à la jeunesse pour contribuer au repérage et à la vulgarisation ( pas facile quand certains sont chagrinés que la mise en scène ne soit pas aussi sexy qu’à la télé et en oublient la pertinence du propos ) des grands items qui doivent structurer la nouvelle offre politico-sociale .

      Bonne journée , je vais m’étendre .

      1. Salut Juan, merci pour votre réponse.

        Le superflu(x) c’était juste un clin d’oeil à un de mes propres vieux billets de blog du temps où j’en avais encore un et sur la nécessité de celui-ci (mon blog) outre les multiples connexions qui nous semblent si indispensables maintenant. C’est tout.

        Ceci dit je constate aussi l’inflation des fautes d’orthographe, je ne me relis plus assez… on s’emballe, on s’emballe et puis voilà !

        Reposez-vous bien.

        (Sinon s’il vous plaît, ne l’invoquez pas… celui-dont-on-doit-taire-le-nom-le-spermatozoïde-capitaliste 😉 il pourrait aussi revenir d’outre-tombe !)

    3. CloClo, je pousse le truc, évidemment que c’est pas si simple. Ce serait trop simple.

      « Bien géré » ça veut rien dire. On est dans la fausse opulence, c’est pas les portions zétzuniennes mais, et à part pour les gastros, le populo, il veut en avoir pour son pognon. Sans parler des calories en trop ! Et la fréquentation, tu sais, ben on sait pas.

      Alors l’utilité, ensuite, c’est ce que l’épure devrait nous fournir si Maslow l’a pas déjà fait. C’est juste le moment opportun (kairos), l’occase à saisir.

      Pour le côté épicurien, hédoniste, en quoi un rade auto-géré poserait un problème ? Aaaah mais faut faire un truc… Avec déjà tout le boulot qu’on a ma pov’dame ! Ouais je suis d’accord tout est à revoir dans l’organisation de la société et du travail. Et comme partout, la défausse des tâches ingrates. Et puis c’est les rades et les restos pour toi, les Maldives pour Marie-Chantal, accompagnée de Glycine et Citronnelle (mortel, véridique, moi j’ai eu droit à Ambre et Miel…), le Jet pour Hubert du Fermoir de Monsac, etc, etc, etc. Faudra bien trancher un moment (quotas carbone individuels).

      J’ai bossé cinq ans en collège, la bouffe est dégueulasse, pas étonnant que ça balance. Mais des efforts sont entrepris me dit-on. Attends que les gens aient un peu faim, ça devrait s’améliorer. La restauration collective sous mode capitaliste, niet.

      Reste le retour à la terre. On leur a vendu du rêve à tes vieux. Point. Comme à la révolution agricole. Et on en a fait des prolos (ou des prolétarisés, comme moi, i.e. sans « savoir-faire », inutiles en plus en cas de crise. On est les premiers dehors et on nous envoie au casse-pipe dans les champs de patates). Cela n’ira pas sans une baisse du niveau de vie (version PIB) ainsi que le suggère Lordon à Polytechniques.

      Nécessaire/superflu ; utile/inutile ; sur une planète finie mâche bien ces mots !

      1. CloClo,

        Il est nécessaire de s’alimenter,
        Il est contingent de s’alimenter à l’extérieur,
        Il est inutile d’avoir 8 pages de carte,
        Il est contingent de s’alimenter à plusieurs.

        Où inutile = non nécessaire
        nécessaire = indispensable
        contingent = possible mais pas nécessaire

        Est-il nécessaire d’avoir des rapports sociaux ? 😉

  1. Les véhicules surdimensionnés , rapides et puissants défendent un « modèle économique » .

    La limitation de vitesse défend ( c’est le paramètre fondamental , foi de professionnel ) la « salubrité publique « , ( 3300 morts , près de 70000 blessés en 2019 encore )

    Qui fait il envoyer à la casse ?

    1. ça me rappelle un dessin humoristique que m’a envoyé un de mes petits fils qui prend soin de moi ou qui s’ennuie , où l’on voit un radar tout seul au bord d’une autoroute d’habitude parcourue par 60000 véhicules /jour et qui dit ( oui il parle en plus ) :

      « Bon sang avec ce foutu virus , qu’est que je m’em..de ! »

  2. Noter des enseignements d’un spécialiste de la grippe espagnole Freddy Vinet dans Le Monde des Livres, 20.03.2020

    https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/03/18/retour-sur-la-grippe-espagnole-on-pensait-en-avoir-fini-avec-les-grandes-epidemies-et-patatras-240-000-morts_6033587_3260.html

    Sa conclusion est pertinente avec le message de la vidéo, je cite pour les non-abonnés :
    « Peut-on retirer des enseignements de la grippe espagnole pour la situation actuelle ?

    Ce que l’on peut en apprendre, c’est que les ratages ou les retards sont souvent dus à une gestion de l’épidémie fondée sur des impératifs NON médicaux [je souligne]. On ne gère efficacement de telles crises qu’en s’en tenant à des considérations strictement médicales. Or, à l’époque, il y avait la guerre, qui empêchait de tout organiser autour de la maladie. Il faut absolument éviter de faire la même chose. Quand je constate que le directeur de la santé, Jérôme Salomon, qui est un médecin, un infectiologue, communique plus que le ministre, je me dis qu’on est sur la bonne voie.
    Mais en même temps, on voit réapparaître la tentation de mêler d’autres questions à la gestion de l’épidémie, comme on l’a vu à propos du premier tour des élections municipales, que le gouvernement a maintenu en cédant au chantage de l’opposition. S’il avait raisonné uniquement selon des critères épidémiologiques, il l’aurait repoussé, parce qu’on savait que l’épidémie était croissante.
    Il est donc possible d’espérer que cela se passe mieux, un siècle plus tard…
    Nos sociétés en ont les moyens. Nous avons des techniques efficaces de réanimation, d’asepsie, des antibiotiques capables de soigner les complications (pas le virus, bien sûr). En 1918-1919, les hôpitaux étaient des mouroirs. Y entrer, c’était souvent être condamné. Ce n’est plus du tout le cas. Tout l’enjeu, désormais, est d’éviter leur saturation, par un strict respect des règles de confinement. L’hôpital est un outil merveilleux, que la France du début du XXe siècle ne possédait pas. Sachons le préserver. »
    ====
    Ma remarque : F. Vinet est très optimiste : seul un confinement drastique (avant les solutions dépistage massif, protections par masque …) peut éviter qu’à nouveau nos hôpitaux soient des mouroirs.
    Ce midi j’étais étonné des hésitations de la ministre de sports sur les diverses foires sportives à venir : Tour de France, Jeux olympiques … Toujours cette p*** de problématique évoquée par Vincent …

  3. Dans le même Monde des Livres, https://www.lemonde.fr/livres/article/2020/03/19/le-confinamento-des-lettres-italiennes_6033715_3260.html
    Ces témoignages d’Italiens confinés depuis des semaines sont tous de grande valeur et je copie celui-ci :

    « Riccardo Calimani, historien : « Notre vision du monde est transformée »

    Venise, de mes fenêtres, est entièrement déserte ; les rues, les places sont vides. Pas une barque à moteur pour faire bouger l’eau du Grand Canal, pas une clameur de gondolier. Pas même la rumeur habituelle des passants. Pas une voix humaine. Aujourd’hui, le ciel azur, limpide comme rarement, et le soleil de printemps contrastent avec les pensées plutôt sombres des Vénitiens claquemurés chez eux. Parmi les rares commerces, les marchands de tabac sont encore ouverts, même si on y lit que « le tabac nuit gravement à la santé ».
    Beaucoup de mes amis ne supportent pas cet isolement forcé. Et continuent à s’étonner que la condition humaine soit si fragile et exposée aux caprices des vents et de la fortune.

    Les moments de crise transforment notre vision du monde et notre quotidien, et font ressortir avec force un sentiment ancien, la peur, qui accroît l’incertitude, et suscite une inquiétude impossible à dissiper. Durant les siècles précédents, les épidémies étaient une funeste habitude. A la moitié du XIVe siècle, une tragique épidémie de peste bouleversa l’Europe. Mes ancêtres, qui vivaient dans la vallée du Rhin, furent chassés et accusés d’avoir propagé la maladie toxique. Pour cela les Kalonimos qui, de Lucca en Italie, avaient suivi Charlemagne à Mayence et à Spire, trouvèrent refuge en Italie du Nord puis, au début du XVIe siècle, à Venise. Le premier ghetto du monde n’existait pas encore. Il fut établi en 1516.
    « Cette pandémie met surtout en lumière que tous les politiciens, tous, gouvernent en oubliant la vision à long terme car la politique est l’art de la contingence à court terme »

    Les conditions d’hygiène des siècles précédents n’étaient en rien comparables à celles d’aujourd’hui. Une terrible épidémie de peste frappa la Serenissima Repubblica en 1631 et les conséquences furent tragiques. Les habitants juifs du ghetto subirent proportionnellement beaucoup moins de décès que le reste de la ville : non seulement parce que les règles d’hygiène étaient strictement respectées selon la tradition juive, mais aussi parce que les médecins juifs, habitués à être nomades, avaient une grande compétence internationale et, à la différence de leurs collègues chrétiens, soignaient le corps et non pas l’âme. Ce n’est pas un hasard si les papes à Rome avaient presque toujours des médecins juifs à leur service. La peste de 1631 ne frappa pas seulement Venise, mais l’Europe entière, avec des conséquences désastreuses pour la population qui fut décimée.

    Ce qui se passe en ce moment est très différent. Cette pandémie met surtout en lumière que tous les politiciens, tous, gouvernent en oubliant la vision à long terme car la politique est l’art de la contingence à court terme. Elle met en évidence que les anciennes peurs et la fragilité humaine ressurgissent quand on s’y attend le moins et engendrent des sentiments de grande souffrance. Serait-ce l’occasion d’en tirer des leçons pour l’avenir ? Je ne pense pas. La mémoire est une plante difficile à cultiver et la vitesse des nouvelles technologies rend tout terriblement éphémère et mouvant.
    Un antidote ? Lire, penser, réfléchir : cela combat la peur et redonne de l’espoir ».

    (Traduit de l’italien par Elisabetta Orsoni)
    Dernier livre paru en français : « Pas facile d’être juif ! », Yago, 2009.

  4. Du danger de compter sur les philanthropes pour combattre les pandémies

    Bill Gates et Jack Ma sont intervenus là où Donald Trump a échoué. Mais la santé publique ne doit pas être dictée par les caprices des riches.

    https://www.wired.com/story/opinion-the-dangers-of-relying-on-philanthropists-during-pandemics/

    Cet article ne vous apprendra rien quand il explique, chiffres à l’appui, que les donateurs privés, milliardaires inclus, ne sont pas plus efficaces contre une pandémie qu’un colibri en face d’un incendie de forêt.

    Pas sur que vous soyez d’accord avec ceci: « La grande philanthropie a cependant un rôle à jouer. Sa fonction distinctive et essentielle est de servir de capital-risque pour une société démocratique, en dirigeant des ressources pour financer des expériences et découvrir des solutions aux problèmes sociaux quand ni le marché ni le gouvernement ne sont en mesure de le faire. L’exemple paradigmatique est le financement des bibliothèques publiques par Andrew Carnegie, une expérience visant à cultiver une citoyenneté éduquée. »

    Là où l’article devient vraiment intéressant c’est quand il explique que: En avril 2018, M. Gates a rencontré le président Donald Trump pour l’exhorter à suivre l’exemple des présidents précédents et à renforcer l’infrastructure américaine destinée à répondre à une pandémie. (Trump s’est empressé de faire exactement le contraire.)

    Wired n’a rien d’un repaire de gauchistes et Bill Gates n’en est surement pas un non plus mais la démonstration en cours est imparable (et, ce qui comptera peut-être quand il s’agira de décider de la suite, elle porte sur des choses que, contrairement au mode d’emploi de l’argent ou la fixation des prix, beaucoup de gens n’ont pas renoncé a priori à essayer de comprendre.)

    Trop tardif pour être vraiment utile ?

  5. Je vous informe avoir reçu ce 23 mars les informations suivantes du DAL (Droit au logement)
    Ce jour a été fermé l’Hôtel Formule 1 situé au 290/302rue Eugène Marcel à Bagnolet (93) où sont hébergés des familles et des célibataires sans domicile. Ce sont d’anciens habitants du 11, rue Bourgon dans le 13ème arrondissement de Paris qui avaient été expulsés le 6 février dernier en pleine trêve hivernale. Plusieurs familles hébergées dans l’hôtel n’ont à cette heure aucune solution d’hébergement et sont donc mises à la rue !!!!!

    1. Voilà une des choses qu’il conviendra de régler : les expulsions locatives. Cette chose immonde toujours d’application par simple mise en œuvre des dispositions du code civil vieux de plus de deux siècles !
      Le pouvoir actuel, dans sa ‘grande bonté’, a prolongé la trêve hivernale de deux mois, mais n’oublions pas ceci : les budgets de l’État concernant l’indemnisation des propriétaires dans le cas où le concours des forces de police n’a pas été accordé, sont en diminution constante.
      L’État va mobiliser des ressources importante pour ‘regonfler’ le CAC40, pourquoi ne pas consacrer une faible partie de ces ressources ‘miraculeuses’ à ce problème, mieux : faire en sorte de rendre la loi DALO effectivement applicable.

  6. PIB vs VIES ? Si vous répondez à la façon initiale, et je vois que c’est fâcheusement le cas pour beaucoup en France, c’est déjà terminer pour vous’.

      1. Ceci est un message universel et à but non lucratif.
        Ne le prenez pour vous simplement dans le cas où par exemple, vous êtes agrégé et que vous avez voté Macron au premier tour !

  7. Vincent en toute amitié et je parle là pour une fois en professionnel
    1 Ne jamais exprimer oralement un raisonnement sans l’avoir écrit au préalable ( une pensée ça peut être différent) sauf grande grande expérience et pratique et encore…
    2 avant de le lire à destination d’un public écran ou papier devant les yeux, relire le texte à voix haute et du coup le corriger, et du coup mieux maîtriser ton et intonation tout problème de lecture ne vient pas de vous de votre bouche mais de la construction et des mots choisis, on ne dit pas de l’écrit, on relit de l’oral
    3 un bout début et une bonne fin avant tout le reste qui va donc de soi

    1. Oui, je n’osais pas faire ce type de commentaire.
      Bien que le sujet m’intéresse, je n’ai pas pu aller au-delà des trois premières minutes tant l’énonciation est hésitante et le propos heurté.
      « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire vous viennent aisément »: ici, ce n’est pas tout à fait le cas et c’est bien dommage.

      1. Ca viendra, Vincent.
        Par expérience, ça s’acquiert dans la tranche 22-28 ans (pour les thésards ordinaires ou extraordinaires que je peux voir évoluer sur plus d’un an)

      2. @ David Dumont & @ Beatrix Rhein,
        personnellement, ça ne me gêne pas du tout dans les vidéos de Vincent : au contraire, je préfère la spontanéité plutôt que le calibrage des communicants professionnels.

  8. Tiré du Canard Enchaine du 18 mars (qu’on a du mal à se procurer):
    Les riches familles se sont encore un peu goinfrées d’actions pas cher dans ces moments de chute boursière.
    Pas légalement un délit d’initié, juste la sélection naturelle du $$$ pour le $$$.

    http://alencontre.org/ameriques/americnord/usa/france-les-bonnes-affaires-patronales-de-la-crise-financiere.html
    ______________________________________________
    Par Hervé Martin

    Les cours des actions plongent, mais les pédégés du CAC 40 savent en profiter personnellement. Assez de pessimisme! Tout ne va pas si mal, à la Bourse. C’est, en tout cas, la leçon que donnent les grands patrons et banquiers qui rachètent à tour de bras – et pour leur compte personnel – les actions massacrées de leurs sociétés. Depuis un mois, le CAC 40 s’est effondré de 35%. Certaines grandes valeurs – celles liées au tourisme, notamment au pétrole ou à la finance – ont même perdu jusqu’à 75% de leur valeur. Un drame? Non. Plutôt l’«occasion de faire de très bonnes affaires pour ceux qui ont les moyens d’acheter les actions qui sont aujourd’hui bradées», commente un analyste.

    De fait, la fièvre acheteuse des patrons s’est brusquement réveillée, à partir du 20 février, avec la chute libre du CAC. Ce n’est pas Bernard Arnault, le patron de LVMH, homme le plus riche de France – et, selon les cours du jour, du monde – qui le contredira. Depuis le 1er janvier, la valeur de l’action de son groupe a baissé de près de 30%. Cette chute ne l’a pas dissuadé d’acheter, via ses sociétés personnelles (Financière Jean Goujon, Financière Agache), quelque 160’000 actions autour de 350 euros – soit environ 25% moins cher que leur valeur avant la crise. Economie pour ses finances: 20 millions.

    Chez le groupe hôtelier Accor qui en deux mois a perdu plus de 40% de sa valeur, Sébastien Bazin, le pédégé, a acheté, le 12 mars, via sa holding Bazeo Europe, 50’000 actions à 23 euros l’une – contre 40 euros avant la chute. L’un des principaux administrateurs, Sarmad Zok, en a raflé, quant à lui, plus de 40’000, à environ 35 euros. Quant à Paul Dubrule, cofondateur du groupe – et encore administrateur –, il a acquis 15’000 actions à environ 34 euros.

    Finances bien gérées

    Chez PSA, la famille Peugeot, qui possède 13% du capital, ne s’est pas oubliée. La chute du cours (-40% en deux mois) aurait dû la désoler; elle lui a, au contraire, ouvert l’appétit. Sa holding patrimoniale FFP a annoncé un plan d’achat de quelque 40 millions d’actions, afin de tenter de faire jeu égal avec la famille Agnelli, au terme de la fusion avec Fiat Chrysler. Une opération prévue de longue date mais qui, grâce à la chute de la Bourse, a commencé à se faire à très bon compte: 14 euros, au lieu de 20 il y a deux mois.

    Autre famille très active dans la tourmente: la branche française des Rothschild. Alexandre et David – directement ou à travers la holding Concordia – ont racheté en deux jours, les 11 et 12 mars, 570’000 actions de la banque Rothschild & Co, pour un prix inférieur de plus d’un tiers à ce qu’il était un mois plus tôt (16,60 euros, contre 25,50).

    Et, pour faire bonne mesure, le gérant de la banque, François Pérol, ex-secrétaire général de l’Elysée sous Sarkozy, a aussi cotisé pour 10’000 actions, le 11 mars, mais à 17,40 euros. Histoire de ne pas vexer le patron en faisant de plus gros bénef? Dans la finance, toujours, le patron de la BNP, Jean Lemierre, a acheté, les 8 et 13 mars, 5000 titres de sa boîte à environ 34 euros, alors qu’ils en valaient 50 un mois plus tôt. Le directeur général, Jean-Laurent Bonnafé, s’est offert, lui aussi, 10’000 actions, mais à un prix légèrement supérieur: 38 euros.

    Chez Dassault, on spécule en famille: Groupe industriel Marcel Dassault, la holding familiale, a acquis quelque 160’000 actions Dassault Systèmes au prix moyen d’environ 135 euros, soit 15% de moins que deux semaines auparavant. D’autres membres de la famille – Laurent, le président du groupe, et Catherine et François, administrateurs – se sont partagé un peu plus de 10’000 actions au même prix.

    De nombreux dirigeants de boîtes dans le luxe (Hermès), la distribution (Fnac, Carrefour), le BTP (Vinci, Eiffage), l’immobilier (Unibail), la communication (Vivendi), l’alimentation (Pernod), les services (Veolia), la banque (Société générale) ou l’industrie (Renault) ont aussi profité de la manne boursière. Connaissant parfaitement leur groupe et étant en quelque sorte des initiés, ils ne font pourtant rien d’illégal.

    Il est en tout cas rassurant de constater que ces patrons sont convaincus que la Bourse gagnera la «guerre» contre le virus. (Article paru dans Le Canard enchaîné, le 18 mars 2020)

    ***
    Etats-Unis. Des sénateurs se délestent…

    Selon le Washington Post du 20 mars 2020, «plusieurs sénateurs font face à la fureur du public suite à des rapports selon lesquels ils auraient vendu de grandes quantités d’actions avant que les marchés ne s’effondrent le mois dernier, après avoir reçu des informations privées sur l’épidémie [une position «d’initié»]. Le président de la commission sénatoriale du renseignement, Richard Burr (républicain de Caroline du Nord), a vendu jusqu’à 1,72 million de dollars d’actions d’hôtels et autres participations à la mi-février, transactions qui ont été révélées un jour après le pic du Dow Jones et moins d’une semaine après qu’il a écrit une colonne assurant aux gens que le pays était prêt pour le coronavirus.

    La sénatrice Dianne Feinstein (démocrate de Californie), James M. Inhofe (républicain, Oklaoma), et Kelly Loeffler (républicaine, Géorgie) – qui est mariée au président de la Bourse de New York – ont également liquidé des paquets d’actions avant la chute du marché. Tous trois affirment ne pas avoir pris personnellement les décisions [ce qui impliquerait des ordres de vente de leur gérant, sous une forme ou une autre] et nient avoir agi de manière inappropriée. Mais des appels à enquête et des démissions ont été lancés vendredi 20 mars.» (Réd. A l’Encontre)

    1. Je suis certain qu’en Droit, il y a là, quelque chose à creuser. Je dis ça, je dis rien.

      Il est impossible que l’ensemble du bloc constitutionnel, juridique français soit sans outils et armes pour sanctionner ces comportements. Messieurs, les juristes, un peu d’effort.

    2. @ timiota, merci pour cet article.
      Il confirme une intuition que j’avais. Un coup d’œil au CAC 40 : + 5 % ce matin, avant le plongeon de l’après-midi ?

      Tiens, j’y pense, dans le liste des courses, faut ajouter :
      – reprendre un contrôle strict sur la bourse…(cf. fixing quotidien, interdictions diverses, y compris HFT…)

  9. Peut-on rire durant un fléau ? La solution : utiliser l’humour noir. Ayant lu Hara-Kiri à partir de 1970, je confesse que j’aime cette forme d’humour (de plus en plus délicate à l’emploi, je sais).
    Actuellement il y a bien des blagues liées au confinement qui circulent avec des degrés plus ou moins forts de l’humour noir.
    (Degré faible : photos d’une petite ville de l’ouest de la France, avant et après le confinement : la même photo avec une rue vide.)
    Il y a aussi l’humour noir involontaire. On se souvient d’une histoire drôle popularisée par Freud : le chaudron emprunté et les dénis contradictoires https://fr.wikipedia.org/wiki/Logique_du_chaudron

    L’histoire de la pénurie de masques suit exactement la même logique :
    – c’est la faute des gouvernements précédents (c’est vrai) ;
    – on en a commandé énormément (mais en janvier, c’était prématuré) ;
    – ça ne sert à rien (pour le grand public ─ pour les Asiatiques on sait que c’est juste décoratif) ;
    – des particuliers ne sauraient pas l’utiliser (eh oui !).
    Ce dernier argument, le plus drôle de tous, est celui de l’inénarrable porte-parole du gouvernement, Mme Ndiaye qui se l’applique à elle-même :
    « Vous savez quoi ? Je ne sais pas utiliser un masque. Je pourrais dire : Je suis une ministre, je me mets un masque mais, en fait, je ne sais pas l’utiliser ».
    Notons qu’il y a une logique du chaudron au 2ème degré car elle évoque en plus le risque de se gratter le nez sous le masque.
    Bien sûr c’est méchant et il faut dire que si elle nous fait un peu rire, Macron et son gouvernement, eux, nous font plutôt pleurer avec leur intensification de la logique du chaudron sur tous les sujets concernant la gestion de l’épidémie.

  10. « Casse économique » : en tout il y a gens qui luttent contre ça !
    Voir la déclaration hallucinante du ministre de l’agriculture Didier Guillaume : envoyer 200000 personnes dans les campagnes pour aider les agriculteurs, et en particulier tous ces chômeurs fin de droits qui maintenant sont planqués chez eux. Ben voilà , y a du boulot !
    Ce soir j’ai de la pitié pour le président : ça doit être dur d’avoir ce genre de gugusses autour de lui…

    1. Désolé : des mots manquent… les voici : « cas » et « des » ajoutez-les 🙂
      Je mettrais bien une pincée de s pour tous mes commentaires : soyons indulgent pour nos orthographes.

    2. Hallucinante on peut le voir ainsi. Sauf que…

      Sauf que dans un bon mois, la nature extérieure, qui se cogne du coronavirus, comme je me cogne de ma première giclée d’adolescent prépubère, va commencer à produire qui des fruits, qui des légumes.

      Que dans un mois, et disons le tout de go rien ne sera réglé, et tout sera encore en suspend, les frontières et les transports longues distances seront encore gelés. Mais que sur les arbres et sur les plans, commençant à ployer gorger de soleil et de sucres, les mains étrangères dociles et pas exigeantes, ne seront pas là pour venir cueillir ce que mère nature nous offre généreusement aidé du travail de quelques agriculteurs (300 000 pour le dire tout net).

      Et que la nourriture ne poussant pas encore dans les frigos, et qu’en ces temps compliqués de replis sur les pré carrés territoriaux (plus de 2,5 milliards de personnes sont confinées sur terre…) et la peur de la grande peste 19 tueuses de vieux, il n’est pas complètement incongru de commencer à se demander qui va faire les récoltes pour la saison printemps/été 2020, afin « d’achalander » les étales en produit frais et les industriels de l’agro alimentaire. Sauf à vouloir rajouter des pleurs et des grincements de dents à la souffrance d’aujourd’hui et pas que pour nos fragiles anciens.

      Non ?

      1.  » les mains étrangères dociles et pas exigeantes ».
        Mais vous verrez, j’prends les paris, celles-ci auront des dérogations, enfin si elles veulent bien venir !? 🙂
        C’est un peu comme les orange et pamplemousses US, blinder la frontière un peu plus d’accord, mais surtout que des mexicains puissent toujours venir les cueillir. 😐
        Sinon, les transports de bouffe passent encore les frontières en Europe (à part le poisson peut-être ?), pour le moment…

      2. @ Cloclo, je parlais de la période des 6 semaines de confinement, vous parlez plus du « CoronaReset ». En outre libre à vous d’apprécier le ton de D. Guillaume et son idéologie sous-jacente avec ses incohérences en découlant.
        Dernier point, il me semble que vous aviez été plutôt « long » à comprendre sur la question du confinement et je vois que pour ce qui est de la pandémie vous passez encore à côté :  » grande peste tueuse de vieux », vous nous dites.
        Et SVP ne me parlez pas du drame pour les EHPAD, regardez tous les chiffres !

      3. Jacques,

        Je suis tellement lent à comprendre que j’envie ceux qui comprennent tout d’un coup. Et tu sais quoi, y a encore plein de truc que je n’ai pas bien compris, c’est comment on en sort. Mais si poser ce genre de question fait de moi un attardé mental, tu sais, ça ne va pas me faire bien du mal au contraire.

        Tu te souviens de la phrase, ce n’est pas parce que Marine L, dit que le ciel est bleu que l’on va dire le contraire n’est ce pas ? La manière et l’arrière pensée de Didier G, sur ce sujet, ne m’intéresse pas le moins du monde, mais la réalité des récoltes si.

        Pour les chiffres sur le profils des personnes qui décèdent moi je lis simplement la presse :

        http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-70-d-hommes-moyenne-d-age-de-79-ans-le-profil-des-victimes-en-italie-18-03-2020-8283216.php

        Possible qu’au USA, diabète, obésité et cardio sur des populations plus jeune modifie cette image, mais elle sera conforme à des pathologies sous-jacente.

        Qu’est ce que je n’ai pas compris, je ne demande qu’à comprendre mieux, si cognitivement je peux, sinon, perte et profit.

      4. @ CloClo,
        Mais moi aussi je suis très lent à comprendre ! De 1974 à 2012 j’ai voté « socialiste »
        ; je le referai pour les premières années (y compris Mitterrand) mais j’avoue avoir ressenti un profond sentiment d’humiliation avec Hollande : oui, je n’avais vraiment rien compris.
        Idem pour le nucléaire jusqu’à Fukushima. Ma liste est longue…

        Pour ce qui est de D. Guillaume, mon réflexe avec lui s’explique parce qu’il représente le pire de cette lie du PS guidée par leur seule ambition et qui comme des rats (et c’est injuste pour ces animaux intelligents) ont quitté le PS pour rallier Macron. Des gens à la moralité de Cahuzac.
        Alors comment compenser ma lenteur ? Par un essai constant de trouver les meilleurs sources comme ce blog avec tous ses intervenants, mais pas que…
        Juste à titre d’exemple, l’article du Parisien n’évoque l’Italie mais ici on a également souligné sa pyramide des âges.
        Des gens jeunes et en bonne santé sont ainsi frappés (choc cytokinique) ; seule la fin de la crise permettra de mieux cerner la maladie. De la même façon que l’on peut reprocher la « légèreté » du Pr. Raoult, il faut être très vigilant sur les stats.
        C’est tout ce que je voulais dire.

      5. Ça c’est certain cher CloClo, vous faites partie de tous ces gens qui en pleine crise systémique globale feignez encore et toujours de ne jamais rien comprendre, et venez en permanence alourdir les débats par vos commentaires essentiellement chronophages et inutiles, aidé ici ou là de votre Troll flatteur suiveur favoris comme ici…

        Or Jacques a amplement raison de le souligner !

        Cette décision consistant à pousser 200.000 personnes dans les champs, est non seulement absurde, elle sera criminelle, au même titre que celle consistant à maintenir un premier tour des élections municipales dont on mesure déjà les premiers effets…

        Il faut se rendre à l’évidence face à deux problèmes immédiats propres à cette crise :

        1- le système économique 1.0 était d’ores et déjà forcément en panne,

        2- la propagation du virus SARS-Cov-2 doit être contenu à tout prix.

        Le fait de garder à l’esprit la sauvegarde d’un minimum de ce système 1.0 lors de chaque prise de décision sanitaire, est d’ores et déjà un piège systémique sans nom dans lequel les dirigeants occidentaux sont tous en train de tomber :

        – quid du nombre gigantesque de victimes dues au Covid-19 à venir,

        – quid de la gestion sanitaire de la nécromasse à venir en découlant,

        – quid des conséquences environnementales en découlant,

        – quid des conséquences familiales et sociales en cascades en découlant,

        – quid des conséquences sur l’ensemble du dispositif de réassurance au niveau mondial,

        – quid des conséquences économiques en découlant, et enfin

        – quid des conséquences juridiques catastrophiques en découlant également…

        Pourquoi ?

        Car rien de tout cela ne peut-être anticipé proprement à ce stade ! Il ressort toutefois de cette analyse systémique un ordonnancement clair :

        SARS-Cov-2 => Crise sanitaire, environnementale, familiale et sociale, financière, économique et juridique (dans cet ordre)

        … dont il faut impérativement se passer à l’approche de la prochaine vague de crise issue cette fois-ci de la strate climatique !

        La seule solution à ce stade, à défaut de moyens de dépistages suffisants à l’échelle de la population mondiale, consiste donc bel et bien en un confinement total et immédiat avec rationnement de l’ensemble de la population mondiale justement… Plus tôt ce mot d’ordre sera donné de façon claire, plus tôt nous sortirons de cette crise biologique sans trop de casse, comme la Chine a su provisoirement le faire (j’écris provisoirement, car l’attitude attentiste occidentale menace désormais très clairement ce retour fragile à l’intégrité sanitaire du pays le plus peuplé au monde) ; on a fumé ou quoi…

        Rq. un confinement total immédiat et simultané de l’ensemble de la population mondiale permettrait d’ailleurs dans le même temps, de faire d’une pierre deux coups, en alimentant les bases de données climatiques mondiales de nouvelles données précieuses sur le plan de nos émissions de gaz à effet de serre, et de l’impact sur le climat ; la PoC que je conseillais de faire dès 2017 !

        A l’inverse, toutes les décisions sous forme de demi-mesures visant à préserver un semblant du système économique 1.0, ne feront que prolonger la crise biologique, avec des gens confinés depuis des semaines (qui peut se permettre d’encourager cela) et d’autres non, voire l’aggraver de façon inouïe sur le plan international…

        Mais comme je l’ai dit et redit maintes fois ici ou là, à Paul, comme à d’autres scientifiques, je ne vois hélas ! toujours aucun systémicien présent au sein de tous ces conseils scientifiques français et internationaux…

        Et le plus dingue dans toute cette sinistre histoire, c’est que certains mettent d’ores et déjà la charrue avant les bœufs : CoronaRESET !

        Pardon Paul !
        Mais là, je ne vous suivrai pas !
        Ok pour un système 2.0, mais certainement pas dans ces conditions !

        Alors continuez toutes et tous à parler uniquement entre vous… on avance pas là, on recule…

      6. Mon cher Philippe,

        On mettra sur le compte de la situation de stress ton énervement passager. Tu vois, je fais des efforts pour ne pas céder à ma pente naturelle…

        Ceci dit, tu ferais bien de te détendre un peu, bonhomme, je ne crois pas avoir donné la moindre occasion de douter du bien fondé du confinement et j’ai assez gueulé pour ça, ici, dans mon taf et auprès de tous mes déconnectés de potes.

        Mais comme te le suggère mon compagnon de trollage favori (bisou-coeur), rien n’empêche de se poser des questions sur le mois à venir niveau production de biens élémentaires de première nécessité, dont, évidemment la bouffe, qui, comme je l’évoquais, n’attendra pas la fin de la crise pour pourrir sur pied !

        Si ton état de stress ne te permet pas de comprendre ça, je ne peux que t’enjoindre à faire un p’tit break… man.

        A bon entendeur, et merci pour tes nombreuses contributions aussi essentielles que constructives.

      7. Une précision.
        Quand je parle entre guillemets de « légèreté » pour les stats du Pr. Raoult, cela n’implique pas un jugement sur la personne, vrai expert respecté en son domaine. Avec les échanges copieux, sur ce blog et partout, on commence à pouvoir mieux évaluer la question.
        Sur le plan méthodologique (les conclusions « hatives »à partir des stats) je renvoie à la réponse de Timiota (un scientifique) à Alexis (mais je ne sais plus où c’est dans cette jungle de fils) : penser au début de la détection du boson de Higgs…
        Sur les critiques justifiées, il est donc clair que des cons vont s’auto-éliminer par auto-traitement (les mêmes qui ont acheté 100 rouleaux de PQ, j’espère…) et qu’il y a aussi un risque de pénurie induit pour les gens en traitement (lupus par ex.)
        Pour le reste, il suffit d’attendre les résultats des études en cours. Mais je sais qu’attendre pour un zhumain de 2020 est un gros mot.

      8. Oui Philippe, moi aussi je vous porterez secours le cas échéant selon mes moyens, vous pouvez compter sur moi.

        Nous serons collaboratifs et attentionné les uns les autres, avec nos défauts et nos qualités, nos atouts et nos handicaps, nos incompréhensions et nos interrogations, croyez en ma bienveillante conversation.

        La Vérité vraie, c’est un concept 1.0 Philippe.

        CloClo.

      9. Porterai ! Je vais pouvoir apprendre Le Bled et le Bescherelle pendant mon temps livre si mes occupations m’en laissent le temps…

      10. On les teste avant, juste histoire de voir s’ils sont contagieux, les poilus qui vont aller dans les champs servir nos chers agriculteurs affiliés à la FNSEA ?
        Ou bien on ne teste pas et on envoie une deuxième vague une fois que les premiers seront HS et contribueront à l’effondrement des hôpitaux ?
        On risque bien d’avoir une version moderne de la chanson de Craonne.
        https://www.youtube.com/watch?v=z-yRaEYQNQs

      11. Bon alors Philippe, j’ai eu Manu au téléphone, y’a une place qui vient juste de se libérer… ils t’attendent.

  11. @ Philippe, pas d’accord avec toi sur ta conclusion.
    Dans le dialogue de Ruffin et Jorion (voir vidéo en ligne ici), ils évoquent justement l’exemple du CNR : il faut absolument penser maintenant ! Comme aux échecs, toujours prévoir des coups d’avance contre EUX !

  12. Toutes les cartouches sont tirées un peu partout, là aux USA :

    https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/03/25/aux-etats-unis-un-accord-pour-un-plan-de-sauvetage-historique-de-2-000-milliards-de-dollars_6034361_3234.html

    Pour maintenir le système à bout de bras.

    Que ne peuvent-ils pas dégainer autant de moyens pour assurer la transition « civilisationnelle » zéro carbone.

    Pour rembourser tout cela, une restriction très sévère (= ZERO la tête à toto) des budgets militaires partout serait de bon aloi.

    Qui disait déjà que la force de la monnaie n’est que le résultat de la confiance que chacun veut bien lui accorder ?

  13. Le monde change rapidement…

    Ben pas tant que cela !

    L’entreprise de jardinage qui est passée ravager la haie de ronces en face de chez moi n’a pas l’air de changer tellement. Trois gus dans le même camion sans masque. Et la réserve naturelle de nourriture, l’abri de tous les petits oiseaux du coin a maintenant disparu. Je gagne sûrement en luminosité par la seule fenêtre de mon gourbi mais je sens la dépression guetter mes chats dont les allées et venues des oiseaux occupaient une bonne partie de la journée à travers les vitres sales…

    Voilà, c’était ma petite chronique amazonienne en temps de crise.

    Bonne journée !

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