Le taux national cumulé des décès dus au Covid-19

Ouvert aux commentaires.

Ce diagramme qui a été conçu par quelqu’un qui entend rester anonyme (et que je remercie) suggère qu’au même jour d’évolution dans la pandémie, la Belgique et les Pays-Bas sont les pays les plus affectés.

Ci-dessous, en échelle logarithmique, et mis à jour le 8 avril.

Rappel : comme il est apparu dans la discussion hier, la hauteur de la courbe dans le diagramme (taux élevé) reflète sans doute pour une part importante la densité de la population (Belgique, la plus haute, suivie des Pays-Bas).

Par ailleurs, caractéristique de la représentation (semi-) logarithmique, plus la courbe est « courbée » (concave), plus l’évolution est maîtrisée ; au contraire, plus elle est proche d’une droite, moins le processus est maîtrisé : exemple, les États-Unis (courbe [« ligne »] mauve).

[Bien entendu ces chiffres dépendent de la qualité des chiffres et du dépistage des malades et post-mortem].

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91 réflexions sur « Le taux national cumulé des décès dus au Covid-19 »

  1. Bonjour.

    Attention, les chiffres pour la Belgique comptabilisent un nombre de décès hors hôpitaux, supposés être des décès coronavirus, ce que ne font pas d’autres pays.

    Interview du porte-parole fédéral (Le Vif du 07.04): « Contrairement aux Pays-Bas, à la France et à l’Italie, la Belgique communique aussi des chiffres sur les décès suspectés d’être des cas COVID-19 », déclare le virologiste Steven Van Gucht. « Il s’agit de décès en dehors de l’hôpital. En termes anglais, nous les appelons les ‘community deaths’, les personnes qui décèdent dans la communauté. (…) Je n’ose pas donner un pourcentage, mais nous voulons avoir une vision aussi complète que possible. Les analyses pourront par après être affinées. Environ 20% de ces décès sont probablement dus au covid-19. Mais si je prends les données les plus récentes, cela pourrait monter jusqu’à 30 % ».

    1. Un peu comme en France, la Belgique a des remontées d’infos des décès en ‘maison de repos’ depuis le 6/04,
      sur le bilan du 7/04, pour la Flandre en tout cas:
      « 162 décès ont été notifiés au cours des dernières 24h et 241 décès supplémentaires en maisons de repos en Flandre notifiés entre le 1er avril et le 4 avril compris ».

    1. Je dirais oui.
      En France, même des territoires assez peuplés comme Toulouse ont eu un assez gros retard et du coup monteront moins haut une fois que le confinement « gèle » une situation.
      En Belgique, même si j’ai cru comprendre que ça a été Anvers la porte d’entrée, les échanges Anvers-Namur ou Anvers-Liège sont nécessairement plus nombreux qu’entre Toulouse et Strasbourg (ah, quoi, des wallons et des flamands ? me dit-on dans mon oreillette, vas te prendre une Afflighem et revient !) .
      Aux USA, le Wyoming sera touché de façon plus décalé que ne l’aura été en France l’Aveyron. Pour la Creuse vs. le Montana, je donne ma langue au félin.

      1. Ok, donc un pays comme la Russie en fonction de sa superficie cumulée à sa densité de population fait partie de ce groupe de pays qui devrait être plus épargnée que d’autres par cette pandémie.

      2. L’Aveyron très grand département où je vis n’a pas été touché de façon si décalé que cela. 59 hospitalisations en cours dont 9 en réanimation, 12 décès (chiffres ARS d’hier) c’est 3 fois plus d’hospitalisation que le Tarn et Garonne voisin avec une population équivalente, à peine moitié moins d’hospitalisation que le Gard voisin aussi, département à la population presque 3 fois plus nombreuse. Ici il y a eu rapidement quelques cas de vacanciers de retour d’Egypte, le 3 mars de mémoire, puis très rapidement derrière des mini clusters dans de petites communes pour lesquels je n’ai pas d’explication.

      3. Salut David,

        Faudrait regarder par académies (Aveyron = Toulouse ; Gard = Montpellier) une semaine ou deux de décalage dans les vacances d’hiver, le temps d’aller faire un tour au ski en plein foyer épidémique plus le temps d’incubation. Non ?

      4. Pas bête 2casa mais non Montpellier et Toulouse c’est zone C, mêmes dates de vacances d’hiver

      5. @ Dumont David
        C’est pour ça que je citais l’Aveyron : département perçu comme assez « remote » (en 3ème ligne disons) et qui dans la situation française a eu droit à des contaminations plutôt précoces, « un peu par malchance », ou plutôt parce que sur les 20 ou 30 départements français « les plus éloigénés des grands axes/ des métropoles etc. » , seuls une poignée a vraiment échappé à la grenaille (Ariège, Creuse, Indre-et-Loir de mémoire, et peut-être Nièvre).
        Pour le Wyoming et le Montana, sauf rassemblement évangélique bis (sont cap’ c’est vrai), les liens avec les métropoles sont plus distendus.
        Le côté « localiste » des USA-pas-si-profonds apparait de toute façon quand on voit que l’étranger, c’est 3 entrefilets à la fin du journal, même au niveau des « moyen-gros » comme le Los Angeles Times.

  2. Très éclairant. Merci.

    On constate que les USA s’en tire très bien pour l’instant: à peine une encolure devant la plus faible, l’Allemagne. Et mieux encore: la pente ( dérivée positive) est comparativement faible. Donc les USA s’en tirent bien en dépit de Trump.
    [ Poutine , Ô Poutine, vois-tu enfin ta misérable erreur? C’est une blague. Pas pu m’en empêcher.]
    Ils sont ‘avantagés’ par leur grand nombre et par le fait qu’ ils débutent dans la carrière mais la tendance est là: croissance mesurée. Restera-t-elle stable?

    Italie, Espagne, Belgique (pente): absolument inquiétant. J’ai l’impression de voir défiler les hôpitaux-mouroirs, saturés, le personnel soignant désespérés mais fidèles au poste. Que de souffrances! Et si proches.

    1. Je pense que ce genre de comparaison est très très délicate, vu la différence de rapportage d’un pays à l’autre et de la qualité de ce rapportage.
      Par exemple en Belgique, tous les hopitaux communiquent bien. Les maisons de retraites aussi, mais avec un rattrapage aujourd’hui pour celles de Flandre, d’où une annonce d’un grand nombre de décès annoncés mais qui remontent à plusieurs jours.
      J’ai l’impression que le système belge de rapportage est assez performant. Je pense que c’est du au fait d’une part de la petitesse du pays mais aussi de la forte intégration du système médical déjà existante au point de vue données. La médecine générale est très présente en Belgique, avec depuis des années des dossiers médicaux personnel informatisés et centralisé. Depuis quelque temps aussi système d’ordonnances électroniques entre médecins et pharmaciens et directement intégré au système général de l’INAMI (Institut Nationnal d’Assurance MAladie). Les données de la médecine générale est déjà habituellement utilisées pour suivre les épidémies (grippe ou autres).
      Nous avons, il me semble donc un système assez performant pour les statistiques.
      Je me demande si l’Allemagne ou d’autres pays qui affichent un taux faible ont un système aussi intégré et performant pour établir leurs chiffres….
      Nous avons donc un système de

      1. Je ne suis pas certain sur ce tableau. Jusque il y a peu (4 ans ?), les échanges entre médecins et hôpitaux se faisaient par courrier. Le secret de l’activité du médecin est une coutume, par protection contre la sécu. Pas de carte vitale comme en France, donc une faible centralisation, et très récente.

      2. En Belgique on avait la carte SIS depuis longtemps qui a été intégrée à la puce de la carte d’identité nationnale (et toujours une carte ISI+ pour ceux qui n’ont pas la carte d’identité Belge). Ces cartes sont nécessaires pour accéder aux soins.
        Donc oui, on a un système centralisé depuis longtemps

    2. Italie, Espagne, Belgique (pente): absolument inquiétant. J’ai l’impression de voir défiler les hôpitaux-mouroirs, saturés, le personnel soignant désespérés mais fidèles au poste.

      En Belgique ont est pas encore dans cette situation. Aujourd’hui 54% des lits de soins intensifs sont occupés. Sans compter les lits pouvant être ajouté en cas de saturation en utilisant le matériel respiratoire des salles d’opération. Et pour la première fois le nombre de lits soins intensif occupés pour Covid-19 à diminué.

      1. D’ac avec vos remarques sur la Belgique. Ce pays présente des handicaps statistiques et territoriaux aggravant les chiffres. Voir plus haut Timiota et plus bas Renaud C.
        Cependant, la pente est une valeur en soi ou qui vaut par et pour les données en croissance. Et elle est simplement effrayante dans ce qu’elle laisse augurer SI elle se poursuit.
        La densité ( Ha/km*km) est une notion importante, mais là où croît le danger, croît aussi les moyens d’y faire face, i.e., la densité d’hôpitaux est plus grande. C’est très sensible, en général et pas seulement pour le corona, dans une zone d’habitat à faible densité ou semi-urbain: l’unique hôpital est loin.

    3. « On constate que les USA s’en tire très bien pour l’instant: à peine une encolure devant la plus faible, l’Allemagne. Et mieux encore: la pente ( dérivée positive) est comparativement faible. Donc les USA s’en tirent bien en dépit de Trump »

      Ah non, les Etats-Unis ne s’en tirent pas bien DU TOUT. Sauf à considérer que le mot le plus important dans cette phrase est « pour l’instant ».

      Voici (1) le temps de doublement du nombre de morts dans différents pays, calculé sur la semaine se terminant le 6 avril :
      – Italie 13,7 jours
      – Etats-Unis 3,8
      – France 6,3
      – Espagne 9,3
      – Royaume-Uni 3,6
      – Allemagne 4,2
      – Suède 4,1

      L’allongement de ce temps de doublement correspond à un ralentissement de la propagation de l’épidémie. Italie puis Espagne sont en train de sortir du bois, la France est derrière mais elle progresse… et les pires de ce groupe sont Etats-Unis et Royaume-Uni.

      L’affichage avec une échelle non logarithmique ne permet pas de bien apprécier la vitesse d’évolution d’une épidémie…

      (1) https://i.ibb.co/Ht33D4m/Temps-doublement.jpg

      1. Pour info, si mes calculs sont justes (basés sur les chiffres par date de décès de Sciensano), pour la Belgique ont est à un temps de doublement des décès d’environ 7,5 jours. (basé sur la semaine 30/03 au 5/04)

      2. Ouh là.

        ‘Pour l’instant’, en effet et, ‘ils débutent’ puis, ‘restera-t-elle stable?’
        Je maintiens: ils s’en tirent bien graphiquement. Le total de 328 millions les aide. Un tel stock pourrait les enfoncer salement, plus tard, en valeur absolue de morts. Mais plus tard, sans préjudice d’un taux % morts/pop. tot. augmenté. Soit graphiquement un tendance vers plus de vertical.

        Vous noterez aussi le ‘en dépit’.

        J’ai des doutes sur votre référence. Doutes, dans le sens où je ne sais plus trop. Pour la France, elle prend en compte 6502 morts au 06/04 et annonce un doublement tous les 6,3 jours soit approximativement 6502/6.3 ou 1032 morts supplémentaires en 1 jour. Aujourd’hui, 24h plus tard, la JHU annonce 8911 morts soit 1377 de plus par rapport au nombre calculé ( 2409-1032) (*). C’est l’inconvénient des variations non linéaires. C’est pourquoi, pour l’instant, les courbes présentées par Paul ont toutes leur pertinence. En sachant que c’est une photographie à un instant donné. Elle est relativement précise sur le passé et imprécise quant au futur. Je me suis bien gardé de ne parler d’avenir qu’avec des restrictions. J’ai utilisé la même prudence dans ma réponse à Michaël R.

        (*): On pourrait imaginer 2 jours de décalage entre 6502 et 8911, auquel cas, le chiffre de doublement en 6.3 jours est pertinent.

      3. Il ne faudrait effectivement pas faire de comparaison sur des espaces incomparables. C’est très bien d’avoir des données en pourcentage de la population. Je les suis depuis longtemps sur le site de la Radio-télévision suisse qui a mis en place un excellent site statistique. Mais il est clair que joue aussi la taille de l’espace. La gravité de la situation américaine est masquée par un calcul fait au niveau de l’ensemble américain, alors qu’une partie du territoire est encore peu touchée. Il faudrait prendre par exemple l’Etat de New York (20 millions d’habitants) avec un pays européen de taille comparable, les Pays-Bas, par exemple. Reste à savoir ensuite si l’épidémie est destinée à se répartir partout uniformément en tâche d’huile ou si celle-ci va conserver une dimension de concentration locale, en raison de la capacité progressive du système sanitaire de s’adapter à ses caractéristiques pour la contenir. La question vaut aussi, bien sûr, pour la France. Mais, même dans un très petit pays comme la Suisse, la dimension locale reste importante avec une concentration des cas dans le Tessin (frontière italienne), dans le canton de Vaud, les villes de Bâle et de Genève (frontière française).

  3. Bonjour,
    Face à ce genre de comparaison, il y a eu une sortie de quelqu’un en Belgique dans les médias (je ne sais plus qui) pour dire qu’il faut aussi comparer ce qui est comparable en terme de densité de population, ainsi la Belgique et les Pays-Bas ont une population beaucoup plus dense que la France.
    Je me hasarde peut-être un peu en disant qu’il faudrait plutôt comparer la Belgique à la région parisienne où la densité et la population sont plus comparables (Belgique +/- 11 millions d’habitants, Ile de France 12 millions d’habitants).
    Je ne suis pas spécialiste du sujet, mais la considération m’a parue avoir du sens aussi bien en terme de possibilités pour un virus de se transmettre qu’en terme de structure hospitalière pour accueillir les malades.

  4. Est-ce que l’étude tient compte de la densité de population au km²? Celle-ci est plus élevée en Belgique (376h/km²) et aux Pays-Bas (506h/km²) que dans les autres pays.
    France 119h/ km², Allemagne (236h/km²)
    ,…..Monaco 26.000 h/km²…ah, non, n’apparaît pas sur le graphique…

  5. Je me risque à poser une question dont la réponse a sans doute déjà été donnée sur ce blog (mais j’ai la flemme de faire une recherche…). L’Allemagne: pourquoi « si peu » (c’est toujours trop) de décès, en valeur absolue comme en valeur relative? C’est quand même le mastodonte de l’Europe!

      1. Autant que je l’ai compris, si on a affaire à un taux de létalité particulièrement faible en Allemagne, c’est parce qu’on y réalise beaucoup plus de tests. Autrement dit, la prévalence apparente de l’épidémie est très surévaluée. Après, il est possible que grâce à cela on ait pu tout à la fois mieux contenir l’épidémie et mieux prendre en charge (plus précocement) les patients. Mais il est possible aussi que l’Allemagne soit seulement à une phase moins avancée du processus. Bref, il faut attendre pour tirer des conclusions définitives. Pour le moment, la « roue tourne » et on fait des pronostics un peu hasardeux sur le numéro sur lequel va s’arrêter la bille.

    1. Oui, on l’a analysé dans un des billets « Belgique Suisse France ».

      Beaucoup de tests dès le début, c’est surtout cela.
      La raison est que leur système de soin est distribué (celui de l’Italie aussi dira-t-on) mais avec une grosse capacité en tests (les machines, c’est leur fort) .
      Le fait qu’ils aient bcp de lit joue seulement à la marge pour l’instant.
      Pour ce que j’avais vu des cartes régionales, la distribution était très inégale, concentrés dans très peu de « Kreis », peut-être plus inégale que la France au 25 mars avec « l »effet Mulhouse ».
      Il y a aussi une propension plus grande à l’obéissance consentie (pas de limite de vitesse sur les autoroutes, pas de salaire minimum, etc.) en échange d’une attention à responsabiliser correctement les petits de l’échelle autant que les grands (qqs récits vécus de parents dans les lycées français d’Allemagne). Ce qui va de pair avec la présence à ~50% des employés dans les CA (lire Guillaume Duval, qui déconstruit certains aspects du mythe allemand et rétablit les plus significatifs, il est rédac cher d’Alter Eco maintenant).

      Avec un modèle à deux sous, si on arrive à détecter les gens dans la phase sans symptômes, et que disons celle-ci dure 72h, on peut imaginer réduire le R0 de 4 à 3 par exemple, ou le R0 « sous confinement » de 1.1 (au début, il reste des confinements intra-groupes) à 0.7.
      Avec un temps typique de 5 jours entre deux transmissions, si on dit que la réduction de R0 est dans un simple facteur 3/4 grâce à ces mesures, on obtient au bout de 35 jours (entre 25 février et 1 er avril disons) un facteur (3/4)^5 comparé à la France, par exemple, ce qui fait 0,237*8000=1900, pas loin de l’actuel 1700.
      Comme c’est au doigt mouillé, je ne mets pas de facteur correcteur de la population (5/4 en gros).

      Si a posteriori on peut montrer cet effet, ce serait un peu une « corona-première », car les infections d’asymptomatiques dans les pandémies, ce n’est pas violemment documenté à ma connaissance.
      Il y a bien sûr des porteurs sains de parasites qui eux-mêmes porte les pathogènes (moustiques, puces, …), il y a aussi les cas comme la polio, où la maladie la plus courante est digestive, et ne sert « que » à multiplier le virus sans atteindre le circuit nerveux (cas « plutôt rare » parmi les infectés, mais qui touche si durement).

      1. Je voulais dire « au début il reste des contagions intra-groupes » pour expliquer que R reste vers 1 (apparent) au début du confinement.

    2. Ou je ne sais pas lire un diagramme , ou la France fait mieux que l’Allemagne dans celui qui nous est proposé .

      A force de lire des courbes de température , on ne sait plus si on est malade ou pas .

      1. Je vais attendre la bonne courbe sur PJ TV , dont je n’ai pas encore compris le teasing .

        S’agit il d’une fenêtre repère pour affichages successifs des billets de fonds anciens de notre hôte ?

        ou de l’annonce d’une parution prochaine sous cette fenêtre de débats ou vidéos stratégiques d’actualité ?

      2. Sur PJ TV je reprends la formule de Ruffin, qui m’a bien plu.
        Déjà programmés : Jacques Attali et Jean-François Julliard, le directeur de Greenpeace France.

  6. Je voudrais poser des questions.
    La Belgique et les Pays-Bas pourraient être comme une (sinistre) expérience comparative de deux stratégies.
    Pays-Bas : 17 millions d’habitants ; 1874 morts
    Belgique : 11 millions ; 2035 morts.
    On sait que les morts ne sont pas comptés toujours de la même façon et que pour ce qui est des contaminations (proches pour les 2 pays : 18 k /22 k) mais il y avait je crois une dynamique différente.
    Au début les P.-B. ont implanté la stratégie « de horde » mais je suppose que le troupeau commence à rentrer dans les maisons (et que M. Rutte devant ce que subit M. Johnson a sans doute dû changer d’avis…)
    Alors voici des questions : pourra-t-on voir à la fin un effet comparatif probant ? Pourra-t-on évaluer un possible retard si la stratégie néerlandais a été modifiée ? Pourra-t-on tirer pour plus tard un enseignement pour la meilleure stratégie ?
    La même question doit honnêtement se poser pour la Suède : imaginons qu’ils aient raison de privilégier l’activité pour préserver leur économie comme j’ai vu un économiste suédois l’expliquer.
    J’espère de tout cœur que nos amis néerlandais et suédois ne seront pas de pauvres victimes d’un a priori médical. Peut-être le même qui a si mal conseillé à B. Johnson de continuer à serrer des mains…

    Personnellement j’aurais tendance à penser que la majorité des pays a raison (cf. a contrario les USA).
    Qu’en pensez-vous ?

    1. @Jacques
      On ne peut négliger le préfacteur qui fait que deux petits pays voisins ne démarrent pas avec les starting-block sur la même ligne.
      Si le rassemblement de Mulhouse (rassemblement évangéliste) avait été organisé à Breda ou Rosendaal ou Alkmaar, les Pays-Bas auraient sans doute basculé sur une ligne plus haute plus tôt.

      Je crois bien en l’occurence qu’Anvers est devenu très tôt un « hots spot », j’en a i lu une explication plausible, mais je ne la retrouve pas .

      (aspect portuaire ? mais à la limite moins que Rotterdam, sauf si les marins votent avec leur gouvernail (origine du mot « cybernétique »)…)

      1. @ Timiota

        Anvers pas vraiment un hot spot en Belgique. C’est le Limbourg et Saint-Trond qui ont sonné le tocsin et qui tapent allègrement au-dessus des 5 voire 7 cas pour mille habitants.

      2. Je suis d’accord avec vous. Le rassemblement de Mulhouse semble bien le point de départ de l’épidémie en France. Cela explique l’apparent retard par rapport à la situation italienne. Quand les signaux sont arrivés d’Italie, le virus s’était déjà dispersé un peu partout en France et au-delà.

      3. @J A
        Anvers et Liège ont bien plus de cas que Bruxelles, non ? sauf astuce de découpage (Anderlecht, Ixelles,…) ?

        Un mélange équimolaire de flamands, de wallons et d’euro-fonctionnaires en Beau Lieu aurait-il des propriétés antivirales ?

    2. Vu de très loin , ça ne donne pas le sentiment que la politique d’immunisation de horde ait été , nulle part, celle d’une horde sauvage , unanime voire imposée , et surtout qu’elle n’ait pas été assez vite ( ou plus tard comme au Japon ou Singapour ) rattrapée par des confinements plus ou moins laxistes ou ciblés . Il sera difficile d’imputer totalement les morts du corona à une politique « pure » . J’ai par contre le sentiment que les morts ne sont pas identiques dans l’un ou l’autre cas ( « horde » ou « confinement strict » ) .

      Même en Chine , réputée avoir choisi le confinement strict , on n’est pas sur que ça ait été la politique dès la toute première alerte confirmée , et au mieux , il n’a concerné « que » quelques ( trois je cois ) provinces , loin de représenter la majorité simple de la population chinoise ( qui continuait à bosser , merci pour le PIB chinois , qui va quand même prendre un coup : de ce que j’apprends , le transport mondial de marchandises par containers est directement corrélé à la Chine pour près de sa moitié . Hors , ce transport , pour le premier trimestre 2020 aurait connu une baisse de 10%)

      1. @ Juannessy, vous avez raison, il faudra certainement pondérer par ce fait que l’on a pu vérifier au R.-U. : à la fin, ça se ramènerait donc seulement un retard à un confinement plus strict.
        Je reste sur ma faim malgré tout en attendant que plus tard des analyses plus poussées soient proposées.

        Bon, allez, un peu de détente dans ce monde terrible, avec de l’humour belge (involontaire?)
        https://www.lavoixdunord.fr/719947/article/2020-03-04/coronavirus-la-promo-deux-coronas-achetees-une-mort-subite-offerte-retiree

    3. Je ne voudrais contester (faiblement) qu’un seul point, l’emploi du mot ‘stratégie’.

      En la matière, comme en guerre d’attrition, on a le matériel ou on l’a pas, matériel étant pris au sens large.

      -Si on a le matériel, combiner les différentes composantes de ce matériel relève d’une stratégie, généralement gagnante en ce qu’elle allège d’abord les pertes de ses nationaux et aggrave celles de l’ennemi.
      Enfin, de bons stratèges s’assurent la liberté de déterminer le moment où mettre en œuvre cette stratégie afin d’en garantir du mieux possible son efficacité. Car c’est un domaine où l’improvisation et l’anarchie ne paient pas.

      -Si on l’a pas, comme en France à la différence de l’Allemagne, le mot stratégie est un camouflage tendant à exonérer de leur responsabilité des branquignols, chefs de guerre à l’intelligence sociale incertaine ou douteuse. ( sociale dans ce cas d’espèce. Il est évident que le corona est le seul ennemi).
      Y’a quand même une exception, qui n’est pas rare dans l’histoire de notre pays, la stratégie délibérément perdante. Bloch en a parlé à l’occasion.

      Il va de soi qu’une bonne stratégie se prépare des années à l’avance, surtout pour sa composante matérielle et études des techniques d’emploi, et non au moment du choc.

      1. Marcel (Bloch) avait en effet étudié la logistique des dépôts d’essence dans les Ardennes et autres futurs lieu du front, si j’ai bonne mémoire de l’Etrange défaite.

    1. Un bourin du néolibéralisme à la retraite qui se permet de cornaquer les employés de son successeur !
      S’il peut vivre des temps difficiles du fait, seulement hélas, de sa dernière prise de liberté, ce libertarien ne l’aura pas volé.

      1. Je ne pense pas que contrairement à ce que vous avancez , « il soit à la retraite » . Apparemment , après sa notoriété pour fait de tract , il s’est  » activé » pour équiper ses employés de masques et protections , allant même jusqu’à utiliser son réseau pour se mettre en chasse de chloroquine , avec , selon ce qu’on lit , une certaine efficacité .

        Capitaliste sectaire , mais remuant dans l’action le grand père !

      2. Oui, et d’ici à ce qu’il prenne part incognito au déversement de ses stocks de chloroquine dans les réseaux d’eau potable du pays, il n’y aurait qu’un pas…

        Là, ce serait le pompon… de la casquette du grand-père… riche rentier du monopôle du traitement des eaux !

        Dans le film Contagion de Steven Soderbergh, cette possibilité est d’ailleurs suggérée aux gens du CDC, par des illuminés du même type… Le personnage, le Dr Ellis Cheever du CDC, au téléphone avec le personnage, la Dr Ally Hextall : « La sécurité intérieure demande si on pourrait introduire dans le réseau d’eau potable un vaccin genre fluorure pour guérir tout le monde d’un coup ? »…

        … ça nous pend au bout du nez !

      1. @ Paul, finalement les gens ne sont jamais si imprévisibles, en bien ou en mal. Ce type le confirme.

        Par contre terminer en prison : là tu rêves !
        En France, juger un créateur d’emploi faisant ruisseler sa richesse, ça prend son temps… Voir par ex. Jacques Servier du Médiator (23e fortune de France) mort avant son procès…
        Au début, par contre Irène Frachon avait eu des ennuis avec la justice, elle :
        «en juin 2010, Irène Frachon publie un livre, Mediator 150 mg, Combien de morts ?, (…). Le sous-titre Combien de morts ? fait l’objet d’un procès en référé à Brest, intenté par les laboratoires Servier, lesquels ont estimé cette mention « accusatoire grave, inexacte et dénigrante ». Le jugement, en faveur du laboratoire, est annulé en janvier 2011 par la cour d’appel de Rennes »
        Voilà un autre tâche pour notre avenir post-crise : en finir avec la justice de classe.

    2. Ca rappelle un peu le dopage aux amphétamines des équipages des sous-marins allemands et autres commandos pendant la WWII (pour ceux qui se souviennent du croisement d’info djihadiste/captagon (une amphét), c’est une fausse nouvelle).

    3. C’est du paternalisme responsable.
      Compte tenu de sa situation vis à vis de ses (ex?)salariés en tant qu’actionnaire fondateur -capitalisme responsable vis à vis de sa force de travail-, de ses connaissances du marché international des produits chimiques et pharmaceutiques, des possibilités de son entreprise, de la situation organisée en France par le gouvernement, il s’est vu pouvoir être poursuivi pour non assistance à personne en danger.
      C’est un comportement éminement altruiste, il n’a sans doute pas voulu se procurer la molécule pour lui-même, s’en réserver l’usage et ne pas donner cet accès privilégié à son personnel.
      Compte tenu de son age, il se sent peut-être particulièrement visé par les développements en cours.
      Son action ne relève manifestement pas de la recherche du profit.
      Il n’a jamais administré une substance quelconque à quiconque.
      Il n’a pas proposé un traitement préventif.
      Il n’a pas suggéré de prendre ce médicament pour continuer le travail (cf perventine).
      Il s’adresse aux cadres de l’entreprise dont on peut supposer un certain nombre a une formation de chimiste.
      Son action vise à garantir l’accès en temps utile à un moyen qui peut être utile.
      « Nous nous sommes informés en Chine dès la fin janvier et nous avons compris que ce produit était la solution.  »
      Il s’est ainsi substitué au gouvernement dont il pressentait (déjà) la défaillance.
      Il n’a pas suivi les appels du Pr Raoult, mais s’est de lui même informé en janvier et donc a fait preuve de clairvoyance et de prévoyance et a appliqué le principe de précaution.

      Tout celà corresponds au meilleur de ce que l’on est en droit d’attendre d’un capitalisme entrepreneurial.

      Que se passerait-il si une section syndicale d’entreprise proposait la même chose à ses adhérents ? ou un réseau mutualiste ?
      Que font-ils ?
      Quel risque fait-il courir en approvisionnant un molécule librement accessible en pharmacie en France jusqu’à la mi-janvier (vénéneuse depuis) et sous une forme que chacun de ses salariés en voyage en Inde pourrait sans doute se procurer sous une forme prescriptible (ce n’est pas -à plus ample informé- des comprimés pour nettoyer le bocal à poisson rouge) et se voir rembourser par la sécu au retour s’il a gardé une facture et la prescription.
      La douane ne semble pas avoir bloqué l’importation par son entreprise.
      Cette molécule lorsqu’elle est importée en France, quels contrôles le produit subit-il pour être validé par les autorités de santé ?
      Y compris quand il s’agit de Sanofi !
      La saisie n’aurait-elle pas du être effectuée par la douane ?
      Pourquoi cet empressement à prendre possession de la totalité du stock ?
      Alors que la remise en audition libre de quelques plaquettes caractérisait l’infraction éventuelle.

      N’est-ce pas une gesticulation médiatique pour faire comprendre que le citoyen doit rester dans une situation, où il doit avoir le sentiment de dépendre de l’Etat et qu’il ne doit surtout pas chercher à résoudre ses problèmes lui-même, mais dépendre du bon vouloir éclairé de ses dirigeants qu’il s’est lui-même démocratiquement choisi.

      1. Ruiz,

        Vous croyez vraiment que continuer à faire fonctionner son entreprise c’est juste par bonté d’âme ?! Encore un qui fait don de son corps à la fRance en somme… La théorie du glaive et du bouclier a une longue tradition chez nous et des ramifications insoupçonnées décidément !

        (Point Godwin +1)

  7. Je me demande s’il n’y a pas un biais de représentation dans le graphique. La courbe des morts est basée sur la date du premier mort. Il y a donc des courbes plus courtes et d’autres plus longues. Une courbe courte : des morts moins espacées, plus rapides. La courbe USA est très longue : le premier mort a précédé ‘épidémie ?, la pandémie est encore peu répandue ?
    Si on recule la courbe belge, la « dynamique » serait comparable à l’espagnole. Mais quelle dynamique est montrée : la part de population. De ce fait, le % de zones rurales pèse dans la comparaison.
    J’ai fait un message sur « l’énigme de charleroi » dans le fil ‘Confinement quand tu nous tiens’ avec un lien verss la carte « taux pour mille par commune ». La plupart des grandes villes flamandes, et Bruxelles et Mons ont un taux qui dépasse 3 pour mille. Sur ce graphique, le taux du pays n’atteint pas 1.5 pour mille.
    Enfin on peut se demander si la taille du pays n’influe pas également sur le rapport.
    Bref, alors que j’ai évoqué cette question du taux depuis longtemps, je me rends compte de son… impertinence.

    1. Tendance Néron?
      Souvenez-vous: « Le Kremlin ne croit pas aux larmes. » Dicton populaire qui doit dater de Pierre Le Grand. A été confirmé au-delà du possible par Staline. Toujours d’actualité, probable.

      1. Voilà qui nous projette à des années-lumière du nain de jardin qui tend la main au Kremlin.
        Soleil Pouchkine, rien à dire de plus lumineux, pour l’âme russe.

  8. Je trouve que le point d’entrée, premier décès recensé par pays explique pas mal ces courbes, plus le 1er mort déclaré est survenu tard moins la pente est raide en gros à part l’Allemagne qui se distingue là aussi. Le 1er décès comme point de départ de la courbe je ne suis pas sûr que cela soit très probant pour montrer la progression de l’épidémie par pays, le 5e, le 10e peut être plus.

  9. Comment s’explique la courbe des USA, qui font « mieux » que tout le monde, sinon par le fait que la taille de la population totale, au dénominateur, n’est pas un facteur pertinent et fausse la comparaison, diluant la croissance exponentielle dans les clusters ou hotspots dans le décalage territorial ? Ne serait-ce pas l’équivalent de l’âge du capitaine ? Comment s’en sortirait la Chine dans le même calcul ?
    Bien entendu c’est une variable qui a l’avantage d’être connue par rapport au nombre de cas, mais cela rend-il les comparaisons significatives ?

    1. Cela reflète en effet la densité de la population. Mais la densité est un donné : si elle aggrave les choses, ce n’est pas à mettre entre parenthèses, ce n’est pas un artefact de calcul.

      1. Je me suis interrogé sur ce sursaut au début de la courbe belge. Je ne la vois pas dans les deux documents ici disponibles (France Belgique Suisse…), d’ailleurs différents pour le début de courbe belge en « daily deaths’, donc sans cumuler comme dans le graphique ci-dessus. Recherchant alors les chiffres pour la Belgique en x/million, la base est 11 morts /11 millions d’habitants = 0,0001. Selon les morts déclarés par la Belgique, la date de départ est le 11/3 : un mort en « maison de retraite » et un en hôpital. On passe à 21 morts le 19/3, 30 morts le 21/3 : le 22/3 on atteint 40, on a dépassé les 3/million. De cela on peut tirer : les petits pays ont une courbe plus sensible à un foyer localisé. La courbe est au début d’autant plus étale que le pays est grand (cas des USA).
        Dit autrement, pour un même nombre de morts, la courbe s’étale d’autant plus que la population est nombreuse. Ceci explique sans doute que la courbe des Pays bas est proche de la Belgique, mais qu’elle diverge progressivement. Effet d’une masse plus grande ? 17 millions donnent 17 morts pour 1/million, puis 34, 51, 68… au lieu de 11,22,33,44….
        Les taux par million ne peuvent se rejoindre, et ils ne devraient le faire que quand le taux de pandémie est le même, le nombre de vieillards le même, le comptage de morts identique. A ce moment, la densité intervient : une plus forte contagion devrait marquer les zones urbaines, les foyers seraient plus intenses. Mais ce n’est pas tout à fait vrai, il y a des métropoles moins atteintes que d’autres, telles Grenoble ou Charleroi (et pourquoi l’attribuer à Paul M., bourgmestre, sauf à sanctifier tous les Paul :-)) !).
        On a vu dans les discussions que le taux d’hospitalisation est le chiffre le plus probant (ou le seul plus ou moins comparable).

      2. Assurément, je comprends le raisonnement de la densité dont parle Paul, mais est.ce que je me trompe, dans le calcul du dénominateur, est-ce la densité moyenne ou la population totale du pays, ce que j’avais cru comprendre, qui justement ignore les différences de densité entre les pays concernés.

      3. Des différences de comptage entre deux Régions (la RTBF à 16 heures) :
        « L’institut de santé publique précise qu’un nombre important de décès en maison de repos en Flandre datant d’avant le 1er avril sont omis pour l’instant des chiffres et les corrections doivent encore être apportées. Depuis le 6 avril, ces décès sont ajoutés systématiquement mais avec un délai de 2 jours. Ceux des maisons de repos en Wallonie et à Bruxelles étaient par contre déjà inclus dans les rapports quotidiens précédents. »
        Et effectivement, alors que le taux de « confirmés » (testés) et hospitalisés était plus important en Flandre que en Wallonie et à Bruxelles, le nombre de morts était proportionnellement plus important en Wallonie. Voilà donc l’explication. On peut s’attendre à un chiffre bien plus important dans les jours qui viennent ! ET donc une courbe qui remonte encore ! (Et une courbe des morts est donc sujette à variations, donc à caution…)

  10. Le pire dans ce graphique, c’est que ces courbes feront que monter…
    Et j’espère qu’elles le feront le moins haut et le moins vite possible évidemment.

  11. Il n’y a pas encore eu de témoignage de policiers faisant les visites aux morts à domicile ? Des premières évaluations de surmortalité devrait bientôt êtres disponibles, non ?

  12. @paul jorion
    « En effet, les plus mal barrés restent les Américains. »
    D »autant que le pourcentage d’obèses, « pèse lourd » dans l’évolution de la maladie.
    Une remarque, comme ça… dans les vidéos musiques que vous nous proposez c’était avant la pandémie d’obésité aux USA.
    Je reconnais qu’on se dépêche de les imiter.

  13. 1427 morts en 24h en France.

    Quel nombre de morts par jour faut-il atteindre pour que le gouvernement décide du confinement strict de la population ?

    1. Un paquet est ce qu’on « écluse » de 10 ou 15 jours d’EHPAD qui fait son chemin d’un coup dans les stats. Le plateau de morts hospitalières autour de 500 – 600 me semble dire qu’on n’a pas à faire forcément beaucoup plus, sauf si ça durait.

      1. Bonjour,
        La présentation de ces chiffres en cumulé n’est pas juste. Il faudrait soustraire les morts pour avoir une linéarité plus juste dans la durée. Ça ne sert à rien de faire un cumul sauf peut être pour les médias.

      2. On comprend mal en effet que Paul Jorion qui lutte farouchement contre l’accumulation capitaliste et le cumul des mandats , cède aussi facilement au cumul des taux de décès .

      3. Les médias utilisent le mot « bilan » comme en comptabilité. Il devient urgent de savoir à quoi servent ces chiffres et pourquoi.sont ils utilisés ainsi Une loi de finances a statué sur une suppression d’emplois dans les fonctions publiques. Personnellement une expertise comptable devient utile tant pour les conditions de travail des soignants que la sécurité des malades. (Flexicurite oblige)

    1. Si j’ose… à propos de cet article chez agoravox …
      Comment , par la grâce à notre Nicolas B. , il nous est donné de « déguster » la confirmation que :
       » Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément  » …
      Chapeau à l’auteur… Reste plus qu’à prier..

  14. Plus la courbe est concave et non convexe.
    Une fonction concave à une dérivée seconde négative, c’ est à dire que l’on observe une baisse de l’accroissement

  15. Une photographie de l’épidémie
    Sans doute parce que j’ai des difficultés à « voir » (me représenter) ce que dit un graphique (et que mes mises en doute sur la densité ne sont pas idiotes), je voudrais ici m’attacher à tirer des informations de la photographie de l’épidémie, tirée par la RTBF des chiffres fournis par ScienSano, Institut belge de santé publique (et espère les voir discutées !) :
    https://www.rtbf.be/info/regions/detail_combien-de-cas-de-covid-19-detectes-dans-votre-commune-et-combien-cela-represente-pour-1000-habitants?id=10474616
    On constate d’abord que deux foyers sont toujours bien perceptibles et ont (bien sûr) tendance à s’étendre. (Ces foyers se voient par cette carte du « taux par 1000 habitants » alors qu’une autre carte en bas du même article, en « nombre par commune » donne une autre représentation). Ainsi dans la province du Limbourg, le foyer rapidement aperçu de Alken (attribué par son bourgmestre au déroulement de deux festivités publiques début mars) commune de 11.000 habitants, s’est étendu à la ville voisine de St Trond, 40.000 habitants, et quelques communes voisines, mais beaucoup moins à une autre voisine, Kortessem. On distingue des foyers dont l »origine pourrait être transfrontalière. On sait que, manquant de capacités de tests, la Belgique n’a pas pu détecter des contaminations « originaires ». Certaines communes (rurales, peu peuplées) comptent moins de cinq cas identifiés, et même parfois aucun cas.
    On perçoit donc une « dynamique » de contagion locale, et l’intérêt de mesures de confinement total d’un foyer (comme Wuhan). La Belgique n’a pas appliqué cette logique, mais celle d’un confinement général et souple. Ainsi de nombreuses activités considérées comme « essentielles » maintiennent des échanges entre travailleurs, y compris ceux venus d’un « foyer ».
    Il ne semble pas que le retour de vacances (de Carnaval), notamment d’Italie, ait eu un fort impact, car les contagions seraient alors nombreuses et diffuses, « noyant » les foyers locaux.
    De cette image, on voit aussi que la question des « maisons de retraite » (EHPAD en France) pose une question particulière : celle de l’impact de travailleurs non testés et non protégés auprès d’une population spécialement fragilisée vis-a-vis de l’épidémie. Cela n’a aucun rapport avec la situation hospitalière et la situation de la population générale. Il faudrait donc tenir une comptabilité séparée des cas en maison de retraite et dans la population générale, et des hospitalisations provenant de ces deux secteurs. Faute de cela, et des biais dans les déclarations de décès (comptage, cause du décès, etc.) et d’absence de localisation, on n’a qu’une approche très incertaine de l’épidémie par le nombre de décès.
    On pourra objecter que la vision par les cas testés en Belgique est aussi très pauvre : on teste trop peu et on ne sait donc que peu de chose de l’épidémie. Le fait pourtant que les foyers visibles sur la carte confirment les observations de terrain semble indiquer une représentation suffisante. Mais cela peut être contesté.

  16. Si je lis bien la deuxième courbe là échelle logarithmique , la France et les USA seraient , à ce stade les pays où , rapporté à leur population , les taux de décès seraient les mieux maîtrisés ( et étrangement comparables ).

    Ce virus est vraiment insaisissable .

    1. C’est probablement dû à des zones rurales et autres zones peu frappées (Le lot, la Creuse ; Toulouse, dit-on souvent). La densité des USA est très faible. Je pense donc qu’il faut un zonage par foyers, et qu’on ne le montrera que plus tard. Le match Turin-Lyon a-t-il causé un foyer ? Peut-être pas, car Turin fut touchée plus tard. Etc. Mais je ne crois plus que ces chiffres et courbes de décès par pays font autre chose que seulement soulever l’émotion et hypnotiser.

      1. C’est un peu le substitut des JO de Tokyo : on distribue les médailles et on hisse les drapeaux , la musique des hymnes en moins . On compare les méthodes des entraineurs , mais il ne semble pas y avoir de contrôle antidopage .

        Enfin , tant qu’il y a des « participants » ….

      2. @ Chabian, je pense que l’on a tort de parler de densités pour un pays sans mentionner les zones habitables. New-York est très dense par exemple. L’Égypte a une grande superficie et ~100 millions d’habitants : ça ne veut rien dire en densité globale. Il faut dans ce cas considérer une surface équivalente à la Belgique et on a une vraie densité de population.

        PS – pour Toulouse, l’explication est simple : synergie entre les effluves de violettes et la consommation de saucisses avec les protections de saint Sernin et saint Thomas d’Aquin..

  17. Des chiffres en veux-tu ? Partant d’un tableau trouvé sur Le Monde mais provenant de JohnHopUniv, j’arrive à côté des chiffres des USA, 429.000 cas et 14.695 morts, à des chiffres pour les 18 premiers pays (les autres ont si peu de cas que les chiffres ne bougeraient pas de beaucoup) d’Europe-continent– avec aussi GB, Suisse, Norvège– : 668.000 et 50.000 morts. C’est un « ordre de grandeur » (par calcul mental, j’ai donc négligé des virgules). On pourrait peut-être faire une courbe ? Pourquoi l’UE pense par pays quand cela l’arrange et comme continent dans d’autres cas ?

    1. C’est bien une maladie de L’Europe (UE+UK) qui arrive loin en tête en nombre de morts.
      La caractéristique principale n’étant pas l’insuffisance ou la décrépitude des moyens hospitaliers, (vs Afrique), mais l’organisation intra-européene économique transfrontière, le fort développement des transports internes (travail loisir) (IDF vs Lozère), le couplage international aérien de passagers avec la Chine (cadres/commerciaux fabrications transnationales : Webasto, touristes).
      Et face à celà une impréparation totale (cf Corée) tant au niveau de l’UE incompétente, que nationale (sauf Portugal, Autriche … ?) y compris au niveau du système sanitaire (Hopitaux sans masques alors que Airbus, BNP, LCL, la poste, la police, l’armée en ont).

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