Sans commentaire (juste quelques informations)

Ouvert aux commentaires.

Informations :

– La circulaire est authentique
– La firme – dont le nom est flouté – est une grosse firme française
– Le signataire – dont la signature en bas à gauche est floutée – est l’une des 100 premières fortunes françaises

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P.S. Dans vos commentaires, restez svp également purement factuels (citer ce genre de texte, le faire connaître, suffit me semble-t-il amplement).

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66 réflexions sur « Sans commentaire (juste quelques informations) »

    1. Et sans doute beaucoup à perdre.
      Ce qu’il n’a pas , c’est-à-dire l’essentiel, il l’ignore sans doute aussi.
      Triste sire.

  1. Comment est distribuée cette circulaire ?
    Elle n’est pas signée, on dirait un document qui aurait été scotché sur la porte d’un hall d’immeuble…
    Quant au contenu, je suis partagé entre la consternation et la colère.

      1. Je n’arrive pas à croire que la circulaire est authentique : presque trop “beau” pour être vrai. Il est facile de nos jours d’éditer un tel document à partir de logos et signatures. A-t-on d’autres témoignages, où cette circulaire a-t-elle été vue ?
        La formule “habituellement pratiquement inutiles” (cf . tertiaires), le ton général me semble bizarre pour un des 100 dirigeants.
        Cela étant on les connaît et c’est vrai que tout dit est avec tellement d’ardeur et naïveté idéologique…

        En tout cas c’est génial par sa cohérence :
        – Signé par une des 100 premières fortunes le monsieur est donc dans les 0.1% fortunes qui sont nos maîtres.
        – les patrimoines des 100 = une très grosse majorité du patrimoine national => ils peuvent donc dire (de leur point de vue) nous sommes la France (vous n’êtes “rien”)
        – expression parfaite sur le reste de la majorité : “des rats qui se calfeutrent” ; eux se confinent dans leurs hôtel particuliers ; appel implicite à la dératisation, donc.
        – final admirable : le système capitaliste qui leur donne à manger ! Ingrats !

        En tout cas, il faut garder ces documents comme preuve à charge pour les jugements futurs de ces gens (on peut rêver mais après tout ça ne tient qu’à nous).

      2. @jacques saignan
        “Le ton général…”. Le ton n’a rien à voir.
        “Chez ces gens-là” (comme on disait au Plat Pays), le plus malin gagne. C’est même à ça qu’on les reconnaît (et l’arrogance qui va avec). Quel rapport avec l’intelligence (je ne parle même pas de culture)?
        Un crétin intégral peut bien déclencher l’hiver nucléaire.

  2. Tu vois Jacques ce que je te disais…

    “The Queen, Prince Joffrey, Ser Meryn, the Hound, Ilyn Payne…”

    1. Le corps medical nous demande de rester chez nous, c’est quand même assez clair comme message.
      Es ce que des arrêts maladie massifs n’aideraient pas dans des cas comme celui de SNF ?

    2. Mon père, médecin militaire, a participé à la retraite devant l’armée allemande en juin 40 et il aimait bien raconter cette histoire : la petite troupe dont il faisait partie subissait les lazzis des habitants des villages traversés : « comment ?! vous battez en retraite ?! allez vous battre ! », mais, si un avion allemand passait et que les soldats lui tiraient dessus, les mêmes s’exclamaient : « eh ! arrêtez ! vous êtes fous ! ils vont nous tirer dessus ! »

  3. Lorsqu’on met bout à bout un certain nombre de paroles, de décisions et d’actes, d’une certaine engeance, on se surprend de voir pointer une flèche vers une case de moins en moins floutée et qui est TERRIBLE… comme solution.

  4. Toute la réserve sanitaire (et non pas médicale) n’est pas encore au charbon: j’en fais partie et n’ai pas encore été appelée…
    “Ceux qui paniquent et se calfeutrent dans leur trou comme des rats”: euh, il n’y a pas une mesure de confinement édictée le 16 mars ? Ou bien j’ai mal compris ?
    Bref, il sue la peur que le système qui a fait sa fortune s’effondre…
    Par contre, il oublie de pointer du doigt ceux qui ont décidé en 2011 qu’il était inutile de renouveler le stock de masques stratégique et ceux qui ont refusé, dès l’apparition du virus en France, de procéder à des tests de façon extensive pour ne confiner que les personnes réellement porteuses et contaminantes… Tout ceci nous a mené à la situation actuelle.

    1. J’ajoute
      entre 1997 et 2014 100 000 lits d’hôpital supprimés en France
      Jacques Chirac (1995-2007) – Nicolas Sarkozy (2007-2012) – François Hollande (2012-2017)
      source : NouvelObs grippe-les-hopitaux-en-souffrance-a-cause-des-lits-supprimes-par-touraine.html
      Boris Manenti – publié le 12 janvier 2017

      1. Bah dans mon pays(12 000 000 d’habitant) on a 20 000 lits(oui vingt mille) disponible (communiqué du gouvernement, la belle blague)) hier on vient d’avoir nos deux premiers cas (des européens) donc vous êtes mieux lol( PS: Le Pays c’est HAÏTI)

  5. Et lui ? trop important pour “entrer en contact “avec les autres ? il reste à l’abri ?
    C’est le général qui envoie au combat les fantassins ?
    A-t-il fait un don aussi généreux que pour les pierres de Notre Dame de Paris ?
    Donne-t-il son sang ?

    Il vise les syndicalistes comme d’habitude…
    Il est là le populisme, chez les riches.

    1. “Il est là le populisme, chez les riches”

      La démagogie, la désignation de boucs émissaires, ça peut marcher auprès de toute sorte de groupe en effet. Les plus pauvres comme les plus prospères, les moins comme les plus instruits…

      La personne en question a perdu son sang-froid, ça me paraît clair. Cela dit, sans lui décerner un brevet de bonne conduite naturellement, je ne dirais pas qu’il fait partie des gens véritablement dangereux. S’il était vraiment dangereux, il saurait se dissimuler.

      Je me méfierais davantage de gens qui se contrôlent mieux, mais qui en sont encore à la “stratégie de l’immunité de groupe”, que ce soit par bêtise, manque d’imagination ou manque d’humanité. Car il s’agit là de gens qui à la fois acceptent l’idée de sacrifier consciemment à peu près 1% de la population, ET ont assez de maîtrise d’eux-mêmes pour laisser leur idée dans l’ombre.

      1. Salut Alexis,

        Ne pas confondre sous le vocable commode de “bouc-émissaire” une victime de la vindicte populaire et des “responsables” qui ne le sont jamais ! Politiques qui “assument”, entreprises qui “profitent”, etc. La liste est longue de ceux qui veulent le pouvoir ou les bénefs mais jamais les menus inconvénients qui vont avec…

  6. M. Jorion,
    Si vous êtes certain que cette circulaire – qui est donc destinée à circuler – est authentique, qu’y figure le logotype de l’entreprise et que l’auteur y appose son nom et signature , c’est qu’il assume parfaitement et même revendique son propos.
    En vertu de quoi je ne vois pas pourquoi flouter son nom ni celui de son entreprise. Bien au contraire, je pense qu’il serait fier que son admirable opinion soit diffusée le plus largement possible. Nul part n’est écrit “confidentiel” ou “A usage interne”.

    1. C’est ce que j’ai pensé au départ, j’ai d’ailleurs hésité quant à un premier titre, que je n’ai pas retenu : “Les ass…s sont parmi nous !”

      Qu’en pense la personne qui m’a transmis la circulaire ? (elle peut m’écrire au lieu de s’exprimer ici).

      1. Bonjour , vous ête prié de tout nous dévoilé , dans le cas contraire votre chronique est inutile .

      2. Non !
        Pas de délation !
        Pas de boucs émissaires !

        D’après les leçons de la Chine et de l’Italie, les mesures prises ne sont pas encore suffisantes, ni suffisamment cohérentes.
        Cette lettre, aussi scandaleuse soit-elle, s’inscrit dans ce défaut général de cohérence.
        Les employés ne pouvant pas télétravailler sont supposés aller travailler.
        Il y a polémique à ce sujet entre les fédérations du BTP et le gouvernement. Pourquoi maintenir des activités non essentielles à l’alimentation et à la santé ?
        Et il y aussi polémique entre certains politiques/intellectuels et le gouvernement : pourquoi cette inégalité de classe entre ceux qui peuvent télétravailler et ainsi se protéger et ceux qui ne le peuvent pas, les ouvriers, et qui sont dont exposés ?
        La seule cohérence est que chacun reste strictement chez soi. Mais ce n’est pas, pas encore, ce qui est prescrit par les Pouvoirs publics.

  7. Le rejet de responsabilité auquel on assiste de la part du gouvernement à l’heure actuelle – “vous n’êtes pas responsables !” – est tout simplement écoeurant et pue sa stratégie de défaussement à plein nez. On en vient à se demander si les demies mesures annoncées et inexplicables n’avaient pas cela comme seul objectif – si la bêtise crasse ne nous suffit pas comme hypothèse ?

    L’attitude des zélites – je vous rappelle mon boss qui, après une réunion avec le gratin local, s’est vite fait carapaté dans son bled d’origine sans rien dire ; les milliardaires qui ont intégré leurs bunkers ; les patrons qui envoient au casse-pipe les salariés – doit être soigneusement archivée, consignée.

    Le “j’assume !” avec coups de menton incorporés et aucune conséquence personnelle “charnelle” ne saurait être à l’avenir toléré.

    Quelques TIGes dans les hôpitaux, peut-être, le tout au RSA ? Sans masque et sans gel hydroalcoolique, cela va de soi.

    Mais faut-il s’attendre à autre chose, tant de la part des dirigeants, que des populations, quand on ramène cela au comportement habituel face aux crises systémiques que nous traversons ? Seule l’urgence impérative de la situation sert de révélateur de l’esprit du temps : inconscience, irresponsabilité, bêtise et cynisme…

  8. “Détruire le système capitaliste”… Euh… Il le fait très bien tout seul !
    “qui leur donne à manger”… Ah voilà, on y arrive aux ‘brioches’ !

    1. Profiter de la situation pour accélérer l’effondrement du système, vous ne pensez pas que ça puisse en effet être tentant pour ceux qui en rêvent depuis des années ?

      Ceci posé, pour n’être pas sans fondement d’une façon générale , la remarque du patron est, dans son cas, à côté de la plaque, s’agissant d’un conflit social sur les conditions de travail et la santé des salariés.

    2. Enfin, quand il écrit “qui leur donne à manger”, soyez certain qu’il pense “qui me donne à manger”.

      C’est surtout de cela dont il a peur : la fin du capitalisme où il a “égoïstement”, pour reprendre le terme de la deuxième partie du titre, bien tiré le maximum pour jouer au Picsou dans son hôtel particulier.

      Sortir une telle missive est “finement con”, si on veut terminer de compléter son titre.

  9. C’est impressionnant, comment une personne censée avoir des infos à gogo peut-être incapable de voir la big picture.

    Myope et le nez contre ( St Ex )

  10. Je rêve! Je ne m’attendrai jamais à ce genre de message d’un patron d’une grande organisation.
    Aucune nuance dans le message: le language est réactionnaire et semble venir d’un autre monde. Il n’a même pas un service de communication interne qui l’aide à polisser ses messages?

    Par exemple, dédaigner les services tertiaires pour une organistation qui en dépend, c’est injurier ses fournisseurs.

    C’est trop gros. Je n’arrive pas y croire.

    1. C’est une entreprise Seveso, donc ça l’embête un peu toute cette administration qui veut l’empêcher de polluer tranquillement.

      Faut le comprendre comme même ! Vous n’êtes pas souple sur ce blog !

  11. Flash : “Macron ironise sur ceux qui avaient prévu la crise une fois celle-ci survenue…” France Info, à l’instant.

    Comment il dit Lordon ?

    Et de deux. Au suivant…

    1. @ 2Casa, tu as raison de rappeler ce que dit Lordon : on dirait que Macron veut appuyer le propos.

      1. Jacques,

        Le 6 mars avec le blog pour seul conseil scientifique, je conseillais à un pote en vacances aux Saintes avec sa compagne et un nouveau né de ne pas rentrer s’ils le pouvaient. Il me semble que le jour même, le ci-devant-désigné-comme-tel-par-Lordon, nous invitait à ne pas changer nos habitudes… à moins que ce ne soit le lendemain !

        Quant aux médecins, j’ai appelé le mien le 13 pour demander si compte-tenu de mon état de santé je devais prendre des précautions particulières, il m’a été répondu qu’il n’y avait pas de cas connus dans notre coin… Il sait pourtant ce que je fais comme boulot.

        Franchement, à ce degré là, je crois que c’est mérité.

      2. Salut monsieur Jorion,

        – I’ll wear it like a badge of honor.
        – Well, wear it in silence or I’ll honor you again !

        😉

    2. Il faudrait lui donner le lien pour le blog de PJ, il pourra y trouver un bon paquet de personnes qui ont signalé la catastrophe à venir dès fin janvier.

      Mais il est vrai qu’Agnès Buzyn nous sortant qu’elle “avait vu la catastrophe” après ses “il y a une très faible probabilité que le virus rentre chez nous”, et “on est prêt” (parce qu’elle avait juste compté combien de lits était dispo), là on arrive quand même au summum de l’hypocrisie.

  12. Pour ceux qui veulent savoir de quoi il retourne (sauf erreur) : https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/coronavirus-appel-a-la-greve-et-droit-de-retrait-chez-snf-classee-a-seveso-a-andrezieux-boutheon-1584555010

    Il faut savoir que l’activité de cette entreprise, qui concerne la fabrication d’eau potable et l’épuration des eaux usées, est probablement de celles qu’il faut maintenir autant que possible (sauf stocks suffisants chez tous les utilisateurs).

    Ce genre de conflit sur les conditions de travail et la santé des salariés risque de faire florès ! Nous verrons si d’autres patrons réagissent plus intelligemment et/ou plus humainement.

  13. ce ne sont pas que des lamentables ragots , c’est bien le système capitaliste qui nous nourrit , un système communiste même à son optimum ne peut pas fournir autant de marchandises, de toute façon ça ne se met pas en place du jour au lendemain , il faut maintenir notre système en mode dégradé pour l’instant , sinon de graves pénuries peuvent arriver ( pensez à l’exemple des masques) , pour l’instant tout le monde est confiné mais il y a encore des nouilles dans les assiettes

    1. @ Dom, eh oui, comme ils disaient dans les plantations de coton sous un beau soleil : “ah c’est bien que ce soir nos maîtres nous nourrissent !”

      1. Non rassurez vous je ne suis pas un suppot du grand capital ou un esclave , mais de toute façon si on ne sort pas trop abimés de cette crise va falloir tout repenser je suis bien d’accord , des personnes devront rendre des comptes c’est clair , ce qui me donne le vertige c’est la portée mondiale du truc , je sens bien que tout peut basculer encore plus dans le chaos

  14. Si l’on prend ce texte pour vrai, il est criant de vérité, et c’est l’occasion d’une petite analyse de la domination. Ce dirigeant se voit comme devant un jeu d’échec (en face il a les risques actuels) et il se demande que faire de ses pions. Trois items sont des points forts, le quatrième est le fou, les autres sont des nuisibles qui favorisent l’adversaire. Voilà ce qu’il voit, et lui est le roi. Quelles sont ses chances de gagner ? Voilà sa seule question. Quels détails néglige-t-il ? Qu’il joue avec des humains qui cherchent à sauver leur peau (“l’égoïsme” du titre). Il a une grille de lecture morale basée sur l’individu (autre). Il estime que ses collaborateurs sont bons quand ils collaborent aveuglément. Il n’a jamais pensé que ce discours pouvait être égoïste. L’égoïsme c’est les autres.
    Il est donc totalement aveugle sur sa domination, et ne voit pas que sa richesse accumulée, favorisée par 40 ans d’hyper libéralisme, et son pouvoir de dirigeant, est NOTRE problème. Il sait qu’une partie de SA fortune va être dévalorisée, cela l’aigrit, d’où son mépris exacerbé. Il faut sauver le navire et ainsi son capitaine, cad lui-même.
    Bon, il avait besoin d’afficher ses émotions, comme tout le monde. Cela l’a rassuré dans sa cohérence.
    Vous lui feriez une remarque, il s’acharnerait, dans le déni et le mépris. Sur le marché de l’humain, il ne vaut rien. Mais qui organise le marché de l’humain ?

  15. Je fais parti d’un secteur dont je pense le gouvernement pensait que nous serions parmi les derniers à nous arrêter.

    Mais, comme dans ce secteur, la seule vraie richesse est celle des hommes et des femmes, il s’est avéré que l’ensemble des entreprises, artisanale, petites, moyennes, maintenant nationales, mondiales, sont entrain de s’arrêté quasiment les une après les autres … toutes …

    Alors, ça panique grave en haut parce que ça pèse lourd question chômage partiel. Et que pensez-vous qu’il arriva ?

    On nous fit comprendre qu’il fallait redémarrer mes bon amis. J’ai honte.

    1. @CloClo

      Et oui, le “en même temps”.

      En même temps, on fait semblant de s’occuper de la santé des gens, mais “en même temps” il ne faut pas nuire à l’économie.

      Et avec Macron, c’est toujours l’économie qui gagne. Même en temps de crise sanitaire.

      Pourtant, j’avais cru un moment, lors de sa deuxième allocution, qu’il avait changé. Il est quand même fort dans les effets théâtrales.

      Et sinon, si ce n’est pas indiscret, c’est quoi votre secteur ?

  16. Le texte est à juger pour ce qu’il est indépendement de toute présentation de son origine qui semble orienter le ton et le contenu de certains commentaires.
    En quoi est-il choquant ?
    Il liste un certain nombre de populations caractérisées par des attitudes différentes, celles-ci étant apparement classées entre les plus valorisées et les moins appréciées.
    Peut être vise-t-il à susciter un sentiment de culpababilité chez le lecteur, et en attends-il en conséquence un certain comportement en flattant sa fibre héroïque.
    Mais se consacrer à l’ici et maintenant comme le font les premières catégories n’est ce pas se préoccuper de l’avenir de la France ?
    Se terrer dans son trou en attendant que ça passe sans rien demander à personne et sauver sa peau n’est-ce pas un peu préparer le redémarrage de la France (ou s’être déjà préoccupé de l’avenir) ?
    De même penser que crise vaut opportunité et que celle-ci peut permettre de sortir du capitalisme, même si ce n’est probablement pas l’idée de l’auteur n’est-ce pas se préoccuper de l’avenir de la France ?
    et d’ailleurs ne peut-on pas à la fois appartenir à plusieurs catégories, la première et la dernière par exemple ?

    1. ça va ramener des sympathisants de lutte ouvrière , de la CGT et de la CFDT ( apparemment bien informés ) au blog .

    2. Tiens, j’ai des collègues sans doute non loin (3 km), liés à Angénieux (devenu filiale du gpe Thales).
      Curieux de comparer les situations.
      La survivance d’un passé d’exploitation ouvrière (minière) est “todd-ienne” (E. Todd) dans le cas présent.

  17. Il serait tristement désappointant que l’avenir de la France (celle du Monde également, par la même occasion) soit pris en charge ou continue d’être confisqué par ceux-là même qui l’on conduite, la pauvre France, précisément à l’endroit où la question de son avenir se pose avec encore plus d’acuité ; par les mêmes qui lui ont mangé la laine sur le dos, à la malheureuse France, au malheureux Monde !

    Le scepticisme, la méfiance voire la défiance à l’égard des déclarations tonitruantes du genre « nous tirerons les conséquences » me semble largement compréhensible. L’on ne voit pas comment les mêmes qui ont si parfaitement épousé le cadre actuel pourraient agir pour le changer. C’est humainement très compliqué de ne pas continuer ce que l’on a pris l’habitude de reproduire avec un succès manifeste. C’est de l’ordre de la cohérence, de la consistance des personnalités. C’est beaucoup moins une incapacité à changer qu’une aptitude à être véritablement. Ce qui s’est passé après les déclarations de Toulon, c’est simplement que Nicolas Sarkozy n’avait à faire aucun effort pour rester lui-même !

    Cette circulaire de l’un des 100 plus fortunés de France est la bienvenue. Il faut lui souhaiter toute la performance qu’elle mérite. Les historiens racontent qu’à l’occasion des états généraux de 1789, la position encore trop confiante de la noblesse (et en particulier de Louis, ci devant roi de France) qui pensait s’en sortir en lâchant uniquement quelques miettes ; que cet excès de confiance a contribué au maintien de la pression ‘de la rue’, comme on dirait aujourd’hui. Ce fut, dit-on une circonstance qui aurait encouragé les députés du Tiers dans leur bravade pour se proclamer une assemblée constituante et pour jurer de na pas se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France.

    Cette circulaire est donc très prometteuse : commençons par exiger que le secours que nous porterons collectivement aux entreprises dans cette crise soit proportionnel à leur diligence habituelle à contribuer au destin commun. Il serait par exemple aberrant que les champions de l’optimisation fiscale ainsi que ceux de la distribution des dividendes trouvent à se renflouer sur notre dos au même titre que ceux qui jouent le jeu habituellement !

    Ce qui prouve cette circulaire, en définitive, c’est que les vainqueurs habituels n’ont pas du tout l’intention de s’encombrer d’une quelconque union sacrée comme les manants se le sont peut-être figurés. Pas de répit donc : c’est maintenant qu’il faut harceler la bête immonde si l’on veut avoir une chance de la mettre aux fers !

  18. En commentaire de l’article Il est maintenant permis d’espérer la sortie de la crise du coronavirus par Lucien Abenhaim, Professeur d’épidémiologie, j’ai remarqué ce commentaire signé Çaosetout.

    Troll ou pas troll, j’arrive pas à trancher.

    Allez le petit docteur qui veut jouer à l’apprenti sorcier en transformant la France en Chine. Ce qu’il ne dit pas c’est que le confinement n’a jamais été tenté à une telle échelle. La France n’est pas la Chine. On n’a pas des comités du PC dans chaque immeuble pour nous contrôler. Et quel sera le bilan économique ? Pourquoi ? Parce que vous ne voulez pas vous résoudre à perdre des vieux pour l’essentiel ? Vous vous croyez plus forts que les virus ? Il va falloir assumer et encaisser. C’est comme cela. On ne va pas finir ruinés parce que vous ne voulez pas assumer peut-être 100000 morts, ou plus, qu’on n’atte[i]ndra pas, puisque beaucoup de cas sont totalement asymptomatiques. C’est la vie. Ça vous remettra à votre place, médecins comme politiques: les pandémies ça arrive. Vos pleurs sur les patients que vous perdez me laissent froid: c’est ainsi, habituez-vous. Comme vos ancêtres. Au moins on n’aura pas sacrifié notre économie et nos libertés contre une illusoire “sécurité” sanitaire.

    1. Si c’est un troll – difficile à exclure – il faut aussi considérer que Mark Rutte aux Pays-Bas est également un gros troll.

      Après tout, il ne dit rien de bien différent 😉

      1. La Suède , si souvent enviée , semble avoir aussi fait ce choix . Apparemment , dans les deux cas , le système hospitalier est largement défaillant et sous dimensionné , et ceci explique peut être cela . Le choix de solutions n’y est tout bonnement pas possible .

        Le conoravirus a trouvé assez normalement le bon espace territorial en Europe pour s’épanouir : les défenses multiples en ordre dispersé lui facilitent l’invasion .

      2. Salut Julien,

        Des Pays-Bas : pas de confinement total mais mon pote suggère une plus grande autodiscipline là-bas qu’ici. C’est possible, pour ce que j’ai pu observer des comportements anglo-saxons. Mais lui, sans aucune couverture sociale n’a pas le choix d’aller bosser ! Alors bon…

        Pour répondre aux inquiétudes du Dr Jean Viard ce matin sur France Info, qui s’interrogeait sur la chute des ressources des trafiquants de stupéfiants : après l’annonce de la fermeture des coffee-shop et des files d’attente dignes de l’URSS, un “marché noir” s’était organisé en moins de deux heures avec coursiers et cartes de visite ! 🙂

        Dernier écho, ce matin, Jacques Attali, toujours sur France Info… bah, la seule phrase importante à part les félicitations et remerciements aux soignants, c’est “sans reprendre la propriété” quand il évoquait l’aide du gouvernement aux entreprises et aux banques !

        “Que tout change, pour que rien ne change…”

        1. Le problème des vertus de l’autodiscipline que l’on prête aux anglo-saxons, c’est que sa portée est très vite limitée par les maillons faibles du groupe qui se glissent inévitablement dans les interstices.

          On va appeler ça les “passagers clandestins”, et ils sont malheureusement trop nombreux. Qui plus est, ils entrainent dans leurs sillages les observateurs conditionnels, ceux dont le comportement va se calquer sur la majorité observée.

          La réalité des Pays-Bas, c’est que s’ils utilisaient la même stratégie que leurs voisins, les gens se rendraient plus rapidement compte de l’inanité de leur service public de santé qui compte moins de lits en soins intensifs par 100.000 habitants que l’Italie.

          Sur le fond, tout le monde met en oeuvre sous une forme plus ou moins élaborée la “horde immunitaire”, mais avec des paliers progressifs en fonction de la capacité d’absorption des hôpitaux. Les Pays-Bas savent que leur système sera saturé encore plus rapidement encore que l’Italie. Alors ils font all in, comme ça il y aura au moins une bonne excuse. C’est cynique mais ça marchera. Et pire encore, les gens oublieront vite et ne feront peut-être même pas payer le prix de ces sacrifices à Rutte.

          Et il y a pire encore avec ce qui se profile en Espagne, qui à l’instant T concentre tous les éléments pour dépasser malheureusement assez rapidement ce qu’on a pu observer en Italie.

      3. Salut l’émission “Quotidien”, si vous avez besoin de correspondants ou si vous manquez d’inspiration, n’hésitez pas, lisez le BPJ ! (Emission du 25.03.2020 chronique sur la Hollande)

        Tsssss…

  19. Il le dit, haut et clair : « Ce sont des voix fortes que nous entendons », a répondu vendredi Christophe Castaner, « mais il ne s’agit pas d’arrêter le pays, il faut trouver un point d’équilibre ».

    Il le dit, il n’a rien compris : «  mais il ne s’agit pas d’arrêter le pays ».

    Ou, plutôt, si, il comprend, mais ce qu’il comprend, lui, c’est que la santé de l’économie vaut autant que la santé des gens : « il faut trouver un point d’équilibre »

    1. Si on savait tout à l’avance, il n’est pas faux qu’il y a un “optimum” : Confinement super-militaire, 6 semaines seulement, mais tu as 100 000 citoyens ou résidents (lettons, voire belges) qui pètent les plombs et pourrissent leur vie et celle de 500 000 autres personnes pendant les 40 ans moyens de leurs vies futures. Un peu comme les déplacés de Fukushima, avec une mortalité très mesurable quand celle dans les zones contaminées se compte sur une main de mémoire (voir le dernier billet de Sylvestre Huet “sciences2”, qu’il avait prêt pour le 11-12 mars, mais évidemment “something happened”).

      Ou confinement “juste militaire”, avec des entorses ici ou là , un chouïa plus de promenades dans la cour de la prison, qui obligent à faire durer certes 8-9 semaines, mais seulement 30 000 pètent les plombs, pour une différence de mortalité de, disons 1500 sur un total de 6000 (en gros on peut multiplier par 3 le nombre de porteur la veille du confinement, ici 2000 en gros, (max 5000 disons) pour avoir la mortalité “façon Wuhan-Hubei”, avec un facteur de démographie aggravant pour l’Italie).

      Quand il s’agit de cantonner des troupes en arrière des lignes de front, on doit avoir des deals du même genre. Soit on autorise un peu de rapines, on ferme les yeux sur les viols et les trafics, et on a 1000 morts. Soit on boucle avec les MP (police militaire) toute la soldatesque, mais le moral n’y est plus et les pertes se retrouvent sur le terrain.

      Mais en l’absence de précédent, il me parait logique de maintenir le curseur tout en haut côté principe,
      et surtout de doser l’acceptabilité sociale de mesures fortes plus facilement en montrant qu’on sait ce qu’on réquisitionne etc. à ce coup et au coup suivant, même de façon un peu simplifiée (hôtels, usines de médicaments et fournitures, quelques points névralgiques de l’industrie agro-alimentaires comme les MIN et les marchés de denrées plus spécialisés), en incluant en effet le contrôle des prix, prémisse d’une gratuité possible.

      C’est là que le bât blesse actuellement, cette légitimité là (faire comprendre qu’on sait ce qu’on réquisitionne, le coup suivant, etc.) , qui est le prolongement de celle des urnes, est 98% absente.

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