Vie quotidienne – “Chauves-souris et pangolins à vendre”

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Ce n’est pas la vie quotidienne dans les pays qui me sont familiers, mais je suis curieux de connaître la réponse : pourquoi vend-on sur des marchés des chauves-souris et des pangolins vivants ?

Cela dit, j’ai vu à Chinatown à San Francisco d’énormes crapauds vivants à vendre – sans avoir jamais lu sur un menu dans le même quartier “cuisses de crapauds”.

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73 réflexions sur « Vie quotidienne – “Chauves-souris et pangolins à vendre” »

  1. Les pangolins ( et les chauves-souris) ne sont pas les seuls à exciter l’avidité chinoise.

    Par nos contrées, si les lièvres étaient armés, il y aurait beaucoup moins de chasseurs.
    Reste les escargots, les grenouilles et les hérissons.
    Pauvres bêtes.

    1. L’avidité ou l appétit ?
      On devine ( pour etre honnete il n y a pas grand chose a deviner ) le sectariste ” végan ” autrefois végétalien , mais végétalien ca fait trop peuple !!!
      Vous n allez pas encore nous infliger votre catéchisme , c’est devenu totalement inaudible !

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      1. Non, un végane n’est pas un végétalien: un végane exclut non seulement les produits animaux pour se nourrir, mais également pour se vêtir, etc.
        Pourquoi s’abstenir de consommer des produits animaux serait-il sectaire quand les consommer n’est plus nécessaire, mauvais pour l’écologie, mauvais pour la santé, et accessoirement, provoque des pandémies.
        Ne parlons même pas de problème éthique que le « carnisme » implique.
        Au delà de la blague de chasseurs chassés, le sujet mérite au moins d’être pris au sérieux et un tant soit peu compris au lieu d’être dédaigneusement balayé d’un revers de main du Kremlin, non ?

        Cela dit, la animaux sauvages vendus vivants, ça existe aussi chez nous: les crustacés sont-il toujours issus d’élevages ? Peut être parce que ces animaux ressemblent à de petits monstres…

      2. Vous vous trompez. M’étonne pas, le Kremlin a toujours pris ce qu’il croyait pour la vérité (Pravda).

        Je n’ai rien dit ici de moi-même.
        Alors, j’y vais:
        Je bouffe du cochon, de la vache ( ‘des Alpes’ ou ‘de montagne’), du mouton en gigot d’agneau ( de Nouvelle-Zélande, ou d’ailleurs selon prix et arrivage), de la volaille, d’ici principalement. Je vous recommande la poule au pot, une vieille pondeuse avec des légumes variés.

        Quand Bruxelles a subventionné l’agriculture roumaine ( ‘modernisation’ avec des crédits pour des tracteurs allemands) 500 000 chevaux ont été mis sur le marché. Y se sont retrouvés dans les raviolis. J’ai calé.

        Tout ça, c’est ce que je crois reconnaître dans mon assiette. En réalité, je bouffe ce que ma femme cuisine. Et j’ai intérêt à ne pas faire de remarques.

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  2. J’ai connu l’époque où on achetait son lapin vivant et où on devait le zigouiller ( coup du lapin ) , le saigner , lui retrousser la peau et le vider de ses intestins soit même . C’est peut être encore , “là bas” , le même protocole .

    En Afrique , je n’ai fréquenté qu’un pangolin vivant ( il était roulé en boule sur la piste entre Koulamoutou et Lastourville . Je l’avais foutu dans un carton et naïvement mis dans un coin de la case en arrivant . Le lendemain matin , il s’était fait la malle . Mais je n’ai jamais été témoin au Gabon d’un commerce de pangolin à cette époque . Par contre on trouvait assez facilement , exposé sur de petits étals en bois , dans la traversée des villages , de la viande de singes . J’avais goûté , c’est pas terrible . Appris que ç’avait été un point de passage d’Ebola bien plus tard ( et on trouve déjà les chauve souris ) il me semble d’ailleurs qu’il y a , au Gabon ,un centre de recherches hyperprotégé qui étudie des singes infectés par des chauve souris de grottes bien repérées .

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    1. Certains restaurants en France ont (avaient) encore un aquarium pour attirer le chaland par la vue de poissons ou de crustacés vivants proposés au choix du client.
      C’est une question de confiance dans l’état sanitaire du produit par un contrôle personnel à vue, en l’absence d’un système sacerdotal de vétérinaires auxquels est confié ce rite sous l’égide d’un Etat tout-puissant auquel on se remets.
      C’est peut-être aussi un problème de chaîne du froid, difficile à assurer en l’absence de fourniture d’électricité garantie (vision déformée d’un réseau national interconnecté aux centrales nucléaires), et une meilleure utilisation de l’énergie rare : il n’y a pas si longtemps avant le pétrole les vaches venaient sur pied à Paris (Vaugirard, La Villette).

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    2. “J’ai connu l’époque où on achetait son lapin vivant et où on devait le zigouiller ( coup du lapin ) , le saigner , lui retrousser la peau et le vider de ses intestins soit même . C’est peut être encore , « là bas » , le même protocole .”

      Oui, j’ai connue aussi, étant petite, à la ferme d’un de mes oncles et tantes fermiers, sans parler du poulet, m^me “traitement”, zigouillage net et rapide, aaargh . Mais ce dont je préfère me souvenir, c’est de l’odeur du lait dans l’étable au moment de la traite des vaches.
      Ma “madeleine”, entre autres ! 😉

      Mais , ce n’est pas le m^me usage pour le pangolin, qui est recherché, en Asie, pour ses écailles , entre autres, mais j’ignore pourquoi, et, de fait, cet animal sauvage est protégé par des lois, mais pas du braconnage et il fait l’objet d’un véritable écocide.
      https://legrandcontinent.eu/fr/2020/04/01/coronavirus-conversation-avec-francois-moutou-et-frederic-keck/

      1. j’ai connu, oups !
        Saint Cloclo, le fôteur d’orrtaugraphe bis devant Lait Ternel 😉 : priez pour moi ! Mdrrr

  3. En Equateur, on élève les cochons d’inde “en famille” – ils courent dans la maison – puis on les mange les jours de fête

    1. J’ai même connu le temps , qui semble vous paraitre impensable , où on trucidait et mangeait des lapins sauvages !

      1. j’ai même connu des italiens venus dans les charbonnages belges, puis retraités, qui mettaient des pièges dans leurs espaces verts proches : les terrils ! Un fil de cuivre en noeud coulant accroché à un arbre sur un passage des lapins. Vers 70-90. Faut-il penser que les pruneaux adoucissent le goût du charbon du lapin…

      2. Je savais que les lapins creusent des galeries ( des sociétés de chasse nous demandaient de pouvoir les chasser au furet et au filet dans les talus de nos routes et ça nous arrangeait bien ) . Mais je ne savais pas qu’ils faisaient aussi des galeries ( de mine ) dans les terrils ; à Saint Etienne , on dit ” crassiers” , et comme la ville est entourée de 7 de ces immenses tas de plus ou moins stériles , les optimistes appelaient la ville , la ville aux sept collines “.

  4. Il semble que la préférence à acheter ces animaux vivants soit une garantie de fraîcheur (comme nos langoustines par exemple) sauf que les animaux en question sont maltraités, blessés, donc potentiellement malades à la vente.
    Quant aux qualités gustatives, thérapeutiques etc elles témoignent de l’histoire alimentaire d’un territoire et d’une population donnés.
    Pour ce qui est du pangolin, il semble que ce sont surtout ses écailles qui soient recherchées pour leur “qualité aphrodisiaque”.
    Cela m’évoque un ouvrage récent qui en dehors du côté “spectaculaire” de la consommation d’insecte, interroge l’histoire et les cultures alimentaires. Une exposition et un cycle de conférences a d’ailleurs été proposé au musée du quai Branly.
    http://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/rendez-vous-du-salon-de-lecture-jacques-kerchache/details-de-levenement/e/savoureux-insectes-37549/

    Résumé de l’ouvrage

    Encore un petit Choco-croque de grillons ou un Crumble aux vers de farine ? Délicieuses gourmandises ! Comment ne pas se lancer dans cette découverte gastronomigue quand les insectes sont envisagés comme source majeure de protéines animales pour les décennies à venir ? Le sujet est à la mode mais exige d’être abordé sans tomber dans la raillerie, le sensationnalisme ou les raccourcis approximatifs et discutables. C’est pourquoi ce livre dresse une large fresque de la façon dont des insectes ont été consommés par l’homme, depuis nos plus lointains ancêtres jusqu’à l’époque contemporaine, et envisage leur contribution à la sécurité alimentaire de la population mondiale pour le XXIe siècle.

    De nombreux spécialistes apportent, à travers des exemples pris sur tous les continents, des réponses simples et claires mais aussi précises et rigoureuses aux interrogations que soulève la consommation d’insectes.

    Tous les insectes peuvent-ils être consommés ? Qui en mange dans le monde ? Quel goût ont-ils ? Lesquels sont comestibles ? Comment faut-il les préparer, les conserver, les accommoder ? Faut-il les manger tout entiers ? Existe-t-il des produits alimentaires industriels qui en contiennent ? En manger n’est-il pas dangereux pour la santé ? Leur récolte ne met-elle pas en péril l’équilibre des écosystèmes ? Que penser de leur élevage ?
    L’auteur Elisabeth Motte-Florac

    Elisabeth Motte-Florac est ethnopharmacotogue. Docteur ès-Sciences et docteur en Pharmacie, elle est retraitée de l’université de Montpellier et a été membre successivement du Laboratoire de langues et civilisations à tradition orale ILACITO, CNRS, Parisl, de Praxiling (Université Paul-Valéry de Montpellier) et de l’équipe Alimentation (LÉA, Université François-Rabelais de Tours). Ses travaux portent surtout sur les savoirs naturalistes et les thérapeutiques traditionnelles (Afrique, Mexique, Europe, pays arabophones). Elle a publié et édité de nombreux ouvrages dont plusieurs sur les insectes.

    L’auteur Philippe Le Gall
    Philippe Le Gall est un entomologiste spécialiste de la biodiversité des insectes africains et des relations complexes entre l’homme et ces derniers. Docteur ès-Sciences, il travaille comme chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) depuis 1988 et a vécu de nombreuses années en affectation dans des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il occupe aussi de nombreuses fonctions dans l’administration d’associations dédiées aux insectes et il est actuellement Vice-président de la Société entomologique de France et Président d’honneur de Living Forest Trust Cameroun.
    Sommaire

    Introduction – L’entomophagie : diversités culturelles, ressources biologiques et défis contemporains
    Partie I. comportements entomophagiques
    Partie II. Insectes comestibles
    Partie III. Questions contemporaines
    Conclusions – Perspectives sur la consommation et la production d’insectes dans les sociétés modernes

  5. Donc il y a “les animaux que nous élevons pour les manger” (lapins, poulets chez nous). Et “les animaux qu’on trouve vivants sur le marché (au resto, etc.) pour les manger (directement, pas après élevage). Mais au marché, les animaux vivants — volailles — sont bien plus chers que morts ! Notons qu’on achète souvent vivantes les moules (et autres coquillages), les anguilles, et d’autres (truites…).
    La quasi totalité de nos animaux alimentaires sont d’élevage. Même les escargots… d’élevage ou non.
    Mais il y a aussi le gibier, la proie auguste du chasseur, dont on ne sait pas bien la part d’élevage (pouponnage, nourrissage…). Durant la guerre, on appréciait chez nous le hérisson.
    A quand chez nous un élevage de chauve-souris à manger et un étal maraîcher de vivantes ? est-elle la question (non dite) de Paul ? Mais nos espèces sauvages sont de plus en plus protégées !

      1. Je me suis laissé dire que le hérisson était très supérieur au chat… le hérisson à museau de cochon, car celui à museau de chien est immangeable !

  6. Il n’y a pas de quoi être ébahi devant le modèle chinois quand on voit comment ils traitent les animaux d’un point de vue purement utilitaire , modèle productiviste communiste à proscrire ! Mais quand vous maltraitez des bêtes elles synthétisent des proteïnes de la douleur et des prions dans leur cerveau et on les retrouve dans leur viande

  7. Ces marchés aux animaux vivants en Chine se déroulent dans une saleté innommable, dans l’indifférence notamment des dirigeants mondiaux (business first). Et ce qui est encore toléré en Europe actuellement est révoltant, du même niveau, rien qu’en pensant au transport et à l’exportation d’animaux vivants, aux rituels religieux, à pleins d’autres choses …

  8. Avant que l’alimentation ne prenne un virage industriel, on ne trouvait pas des cuisses de lapin ou autres viandes, sous plastique, en rayon dans la chaine du froid des hypermarchés mais vivants sur des marchés locaux, canards, poules, coqs, pigeons, lapins dans des cages ou carrément chez soi puisque 80% de nos grands parents métropolitains étaient paysans ou vivaient à la campagne.
    Je me souviens (j’avais 4 ou 5 ans) avoir assisté de la fenêtre de ma chambre avec ma soeur au rite du cochon que l’on tue puis que l’on ébouillante et que l’on découpe en morceaux avant de le mettre en conserve… ce jour là, l’opération s’était mal passé et le brave cochon que l’on croyait mort s’est bel et bien “réveillé” en hurlant lorsqu’on l’a ébouillanté. Ma maman s’est alors précipité pour tirer les rideaux de la fenêtre et nous en éloigner manu militari … ce jour là nous avons du prendre conscience qu’il y avait quelque chose qui clochait au dehors, en bas, de l’autre côté de la fenêtre…
    Pensez-y, si les gens devaient aller chercher leur petit agneau pascal sur le marché, le prendre sous le bras et le saigner dans leur cuisine …
    Bon… c’est sûr que la consommation vue sous cet angle prend un goût et un tour différent.

    Parlons plutôt de Léonard de Vinci qui faisait les marchés, achetés des oiseaux en cages et ouvrait les cages pour les faire s’envoler.

    1. D’accord , mais il a pratiqué la dissection , pour dessiner son fameux ” homme de Vitruve” .

  9. ” (… ) pourquoi vend-on sur des marchés des chauves-souris et des pangolins vivants ?”

    Pour sans tenir aux pangolins asiatiques (puisque c’est eux qu’on soupçonne d’être à l’origine de la pandémie à Wuhan !), il suffit de quelques clics et moins d’une minute pour trouver la réponse, sur Wikipédia : « Dans certains pays d’Asie, le pangolin est supposé augmenter la virilité. Il est aussi censé favoriser la santé des femmes allaitantes (…). Dans les pratiques médicales ancestrales asiatiques, les écailles de pangolin ont la réputation d’avoir des vertus curatives (…).

    Pas un seul commentateur ci-dessus ne s’est donné la peine de faire cette simple et brève recherche et d’en publier le résultat ! Bizarre, non ?

      1. Votre lien, tiré d’un journal belge de “seconde zone” ? De l’humour noir ! Pourquoi pas, après tout, par les temps qui courent ?!
        Mais ce qui m’inquiète, c’est votre commentaire, particulièrement inepte !

      2. André, nordpresse.be n’est pas un site de news “de seconde zone”, c’est une site humoristique avec des news complétement bidon. Comme le Gorafi.

      3. Mon pauvre André , c’est dommage de s’énerver pour un lien .

        Vu le temps qui nous reste , faut il laisser la pandémie nous priver de relations humaines de qualité ?
        Ceci dit , je préfère votre commentaire sur votre vécu en Chine que vos remarques déplaisantes sur une soi disante incapacité à se servir de Google (qui pourrait s’interpréter par un «  tous stupides sauf moi « .)
        Si ça peut vous faire du bien de traiter mon propos d’inepte , je suis prêt à tendre l’autre joue. Mais Il faudra choisir le sens que vous donner à ce mot.

        https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/ineptie/42790

    1. Oui mais ça c’est pour les écailles.
      Quid de la viande ? Même effet “virilisant” supposé ?
      C’est pas trop mon impression du monde asiatique.

    2. Ben non . La question n’était pas pourquoi on en vend ( et on en bouffe ) , mais pourquoi on les vend vivants .

      Un seul commentateur n’avait pas compris la question . Bizarre non ?

      1. Ben non, mon bon Monsieur ! Le commentateur que je suis a parfaitement compris la question !

        Par contre, ce que vous n’avez pas compris, vous, c’est que la réponse à la question se trouve, “en filigrane”, dans le texte de Wikipédia que j’ai reproduit. A savoir, l’existence de toute une filière : le braconnage, le marché, le pharmacologue (qui n’apprête que certaines parties de l’animal pour les vertus (thérapeutiques au sens large) qu’elles sont supposément contenir) et, enfin, le client qui paye très cher le « produit » final. Dans ces conditions, rien de mystérieux à ce que l’animal soit vendu, vivant, sur un étal du marché.

        J’ai voyagé en Chine au début des années 2010 : on trouve des animaux vivants de toutes espèces sur n’importe quel marché, même des chiens de boucherie !

      2. Bon , la prochaine fois je regarderai votre billet par transparence pour repérer le filigrane , mais mes lutettes commencent elles aussi à avoir de l’âge , alors je ne réponds de rien .

        Ou alors mettez le filigrane en titre de vos liens .

    3. @ André Ben si ! ou alors je l’ai entendu quelque part, mais je pensais qu’ici tout le monde le savait ! (ou pouvait le savoir ..)
      Si ce que l’on cherche ce sont les écailles l’aspect vivant reste mystérieux.
      Il s’agit d’un mets de choix à la consommation ostentatoire (1000 à 2000 €) comme une bonne bouteille pour un trader …
      pas d’une alimentation de subsistance d’un lièvre errant pris au collet.

  10. La présentation d’animaux vivants est aujourd’hui interdite sur les marchés en France, à ma connaissance.

    Si je commande des poules, elles me seront remises ” au cul du camion ” mais pas dans la zone publique.

    L’attrait du public pour les animaux vivants est très fort, du coup, cela aboutit à des excès sanitaires, maltraitances, tout aussi forts => Interdiction.

    Ce qui met en lumière le scandale des “animaleries” qui perpetuent la vente des animaux notamment exotiques et dangereux pour l’environnement ( citons la tortue de floride juste pour exemple )

    Basée sur l’attrait des animaux vivants, une petite arnaque tourne sur les marchés d’ici : deux trois jeunes autour d’une boite à roulettes au milieu du marché, sur la boite, une chèvre naine ou un lapin. Un petit blabla à ceux qui s’approchent de l’animal :

    Vous aimez les animaux ?
    Ben oui !
    Nous on travaille pour un cirque, vous aimez le cirque ?
    Ben oui !
    En ce moment on est bloqué par ici, alors on vends des bonbons au miel pour payer la nourriture des animaux, vous voulez gouter un bonbon ?
    Ben oui !
    Voilà, la boite coûte 10 euros …

    A ce moment pour faire machine arrière, et ne pas prendre la boite, ça va être compliqué et ils savent , tout ça sous l’oeil accusateur du lapin…

    On pourra aussi se demander pourquoi en France, la possession d’un animal sauvage exotique est possible, tandis que posséder un animal sauvage européen est interdit…

    Un boa constrictor oui, un lézard des murailles non ???

    1. @Jeanson Thomas
      Interdit ou pas, avant le confinement il y avait encore étalage d’animaux vivants (poules, canards, lapins) sur le marché que je fréquente. Animaux destinés à la basse-cour, bien sûr, pas à être tués sur place. Cet étal est un passage obligé pour les enfants accompagnant leurs parents ou grands-parents sur le marché.

      1. En Belgique, c’est les animaux de compagnie qui, depuis quelques années, ne peuvent plus être vendus qu’en boutique par un professionnel, et plus sur le marché. Pour avoir la certitude qu’ils soient vaccinés, on ne sait jamais…

    2. J’ai vu des marchés l’an dernier avec “coin à poupoules” aussi bien à Chambéry qu’à Issoire,
      peut-être pas à Montbrison qui tient à garder un titre de “plus beau marché de France” ou approchant.
      Et à Ambert, je donne ma langue au chat. A Riom et Espalion, je crois me souvenir que oui.
      C’est lié aux producteurs locaux, par exemple ceux qui amènent les pommes séchées dans les caves à Chambéry (80 cts le kg, ratatinées, on ne paye pas pour de l’eau, rien que pour du goût, génial !).
      A Issoire, peut-être ceux qui viennent pour les “scorsonères” (salsifis locaux) ?

      Dès qu’il y a de l’habitat de type jardin-ferme-recyclée en densité suffisante (et pas le “jardin-pavillon” qui a toujours trop de murs mitoyens), il y assez de gens pour que le marché s’établisse.

      Evidemment, quand on voit dans tout le Massif central, les “poids publics”, (les balances à camion : une grande planche au sol détourée sur le tour), sur les places dites “foirails”, on voit qu’un monde à disparu.

      Des poids publics, il n’y en plus guère en service que en circuit privé, pour passer aux silos des zones céréalières, après les récoltes (pesée de la remorque du tracteur avant/après, cumul à la fin de la moisson, je ne connais pas la suite de l’histoire).

      1. @ timiota
        Pesage…
        Ça a fait comme un déclic.

        Vos balances à camion sont des ‘ponts’ , nom issu de pont-bascule. Pour poids lourds.
        En gros, dispositif de pesée pour charge roulante.
        Tous électroniques, haute technologie, pas entièrement satisfaisante. (Flexions répétées, vitesse d’entrée trop élevée. Freinage brutal. Intempéries, dont gel, d’où exactitude des indication douteuse dans la durée. Foudre (électronique fusillée)). Portée max la plus usuelle: 50 t. (150t , pont ferroviaire) Echelon ( 1 graduation) : 20 kg. soit une étendue de mesure de 2500 points, ou 3000 points pour un pont 150t par 50kg. L’unité de masse est le kg, sous et sur multiples. Une masse donnée est invariante dans l’univers. En Europe, il s’agit de la masse conventionnelle définie par décret. ( densité de la masse à peser, densité de l’air, conditions normales de pression et température.)

        Votre planche détourée est le ‘plateau récepteur’. Conception ardue: doit être rigide et résistante, sans augmenter trop la masse morte.

        La pièce d’acquisition de la masse est le capteur ( flexion ou cisaillement) . En général, 1 à chaque angle. sensibilité nominale: environ 3 mV/V d’où à charge maxi un signal de 30 mV pour 10 V alimentation. On comprend la fragilité par rapport à la foudre, surtout si le récepteur est tout métal avec mauvaise terre. Indicateur autonome, souvent relié à un PC. La procédure normale de pesée est ‘en entrée-sortie’. La différence entre les 2 chiffres donnent évidemment la masse nette. D’où l’intérêt du repérage et de la mémorisation. Il y a beaucoup de variantes.

        Par rapport au système mécanique ancien (bras de levier, branchés à une romaine (pesage manuel) ou indicateur à cadran analogique (‘indication continue’ ), le génie civil est très réduit. Une bonne base suffit. Certains sont transportables.

        Sont absolument pas en perdition. Beaucoup dans les carrières etc… C’est vrai que les municipalités les abandonnent au privé. Ce que vous avez vu est folklorique, attrape touriste.

        Pour des masses plus faibles (500kg…..10 t) on parle de ‘bascules’ ou balances. Même conception, quelque fois 1 capteur avec bras de levier, mêmes problèmes généraux.

        Pourquoi je vous dis tout ça?

      2. Parce que cela définit notre rapport commun à la Terre et nos rapports moins communs à “nos” terres.

        Par là passe la mesure de nos extractions et la subsistance des producteurs et des consommateurs.

        Pas qu’une paille, donc.

      3. @ timiota,
        “la suite de l’histoire”, je peux en témoigner pour ce qui est du blé transformé en farine. Dans une petite minoterie familiale en Normandie (~8000 T/an), il y a bien un pesage tel que décrit : balance au sol où les camion peuvent se garer, à la réception et à l’expédition. Ils ont quatre silos. Ils ont survécu depuis cinq générations, coincés entre des grands groupes dont un basé près de Paris. Ils sont donc en circuit court avec les boulangeries du coin. J’espère que ce sera une belle opportunité pour eux si on change enfin de paradigme…

      4. @daniel
        Je crois que timiota est plus en contact avec le mg et le ug en terme de précision de pesée. 🙂
        Système micromécanique bobine/pot magnétique, et tout le ‘soft’ applicatif qui va avec…
        Quand aux ‘ponts-bascules’ ou ‘plateformes’ on en trouve effectivement un peu partout, parfois sur les camions eux-mêmes, et bien sûr dans les hostos pour le contrôle des ‘déchets hospitaliers’ qui sont systématiquement incinérés, les boîtes qui en font le ramassage facturant au 100kg ou à la tonne je crois, et les quantités doivent être bien au-dessus de la moyenne en ce moment…

      5. Oui, on pèse un peu partout, mais plus sur un endroit de “savoir partagé” comme l’était le foirail.

        Seulement dans une “logique logistique” sur tel ou tel brin des flux de matières capté par une filière et un flxu de capital associé.
        Voir par exemple l’industrie des déchets telle que décrite par Baptiste Monsaingeon dans son Homo Detritus (coll. Anthropocène / le Seuil) .
        En gros, une fois que le flux est “industrialisé”, il devient sa propre raison d’être, on n’envisage plus de le faire baisser.
        Les ponts-bascules sont des témoins de ces flux, mais ils sont devenus “cognitivement silencieux”, coincés près du silo.
        C’est vrai que dans les brocantes de mi-juillet on entend les agriculteurs dire entre eux “moi j’en ai fait 84 à l’hectare,” “ah et moi 90” (je suppose que c’est des quintaux de blé, dans l’Yonne ou la Nièvre nord), donc ça se repartage un peu, mais de façon très limitée.

      6. @timiota
        Tout à fait d’accord avec ça, et les bistrots ou même la machine à café, on y apprend souvent autant ou mieux que par les mails, et sans caméra ! 🙂

    3. Si si , on vend des poules ( 15 € environ ) , des poussins et des lapins vivants . Mais c’est , en principe , pour les élever.

  11. Et si le soupçon n’était pas fondé ?
    Pauvre pangolin qui morfle peut être du fait que la science en sait pas tant que ça …sur les maladies des poissons sauvages , peut être même sur le passage d’un virus d’une espèce à une autre.

  12. Je ne sais jamais si c’est un crapaud ou une grenouille qui se transforme en prince charmant après un bisou ?

  13. En 1980, sur un marché chinois, en Chine donc, nous étions tombé sur un étal de 6 métres carrés de rats crevés posés là. Après questionnement, nous avons appris il s’ agissait d’ un type qui vendait des pièges à rats et qui montrait là le résultat du piège en question, et visiblement ça ne gênait que nous. Rien n’ a changé, le commerce passe toujours avant l’ hygiène ou quoique ce soit d’ autre.

  14. Explication très simple, du moins pour des poules ou des lapins: quand ces animaux sont amenés au marché vivants et ne sont pas tous vendus on peut les remettre dans leur cage et ne les vendre qu’une semaine ou même un mois plus tard. Pour les pangolins j’imagine que c’est possible aussi mais pour les chauves-souris ?

  15. Y aurait-il quelque chose de tellement mystique dans ce qui semble s’amenuiser de notre raison, et la façon tentant de relier une compréhension « globale », par le biais « interculturelle », de la déraison collective et individualiste… dans l’acte de tuer soi-même la « bête », « l’objet de notre désir »… qu’il serait insondable, « impossible », « pas nécessaire », de chercher à déterminer… pourquoi en plus de continuer de prêtre des « pouvoirs » à des espèces protégées, ou pas – si le dérèglement climatique, la perte de biodiversité, à terme, les condamnent toutes… fait resurgir d’autres virus inconnus… combien « d’opportunités » pourraient se trouver dans ce que les privatisations du vivant des forêts primitives par exemple, peuvent rapporter ? – et de prêter à des « croyances désuètes » ou institutionnalisées (autres que celles « dominantes », bien entendu)… la « un projet salvateur »… pourrait renforcer, la croyance extrémiste que l’acte de tuer soit le seul moyen de parvenir à la « source », à la « garantie suprématiste », « religieusement féroce », d’arriver à ses fins – et pourquoi pas, au pire, des moyens illégaux, immoraux de continuer de pratiquer « des études scientifiques », expériences secrètes… ?

    1. Y aurait-il quelque chose de tellement mystique dans ce qui semble s’amenuiser de notre raison, et dans la façon tentant de relier une compréhension « globale », par le biais « interculturelle », de la déraison collective et individualiste… dans l’acte de tuer soi-même la « bête », « l’objet de notre désir »… qu’il serait désormais insondable, « impossible », « pas nécessaire », de chercher à déterminer… pourquoi en plus de continuer de prêter des « pouvoirs » à des espèces protégées, ou pas – certain.e.s se disant, si le dérèglement climatique, la perte de biodiversité, à terme, les condamnent toutes… fait resurgir d’autres virus inconnus… combien « d’opportunités » pourraient se trouver dans ce que les privatisations du vivant des forêts primitives par exemple, peuvent rapporter ? – et de prêter à des « croyances désuètes » ou institutionnalisées (autres que celles « dominantes », bien entendu) « un projet salvateur »… pourrait renforcer, la croyance extrémiste que l’acte de tuer soit même, le seul moyen de parvenir à la « source », à la « garantie suprématiste », « religieusement féroce », et d’arriver à ses fins – et pourquoi pas, au pire, des moyens illégaux, immoraux de continuer de pratiquer « des études scientifiques », expériences secrètes… ?

      1. Pour le dire autrement, n’est-ce pas en famille, ou en sein d’un cercle plus large que la famille et les proches, que certaines limites morales, et pas que… ont pu être franchi, transgressé de telle sorte la “normalité” devenue trop pesante, gênante, encombrante, un frein… selon le contexte… que leurs “démocratisations” purent s’incrémenter dans les “uses et coutumes” du quidam lambda…?

    1. Relecture de cet article hautement intéressant et du coup , question existenvraie :

      En Chine , a t’on vu des centaines de pangolins morts avant le déclenchement de l’épidémie ? »

      « Il y a des populations de rats qui sont très résistantes et qui transmettent le bacille de la peste, mais s’en fichent complètement. Et puis, il y a des populations de rats très sensibles. Il suffit qu’un jour, quelques individus de la population de rats sensible rencontrent la population de rats qui est résistante pour qu’ils se contaminent. Les rats sensibles meurent. A ce moment là, les puces qui se nourrissent du sang des rats, désespérées de ne plus avoir de rats vivants, vont se mettre à piquer les hommes. Reconstituer ce tout début de la chaîne de transmission permet d’agir. Dans les endroits où la peste sévit encore, en Californie, à Madagascar, en Iran ou en Chine, lorsque l’on constate que quelques rats se mettent à mourir, c’est exactement le moment où il faut intervenir : c’est extrêmement dangereux car c’est le moment où les puces vont se mettre à vouloir piquer les humains. Dans les régions pesteuses, lorsque l’on voit des centaines de rats morts, c’est une véritable bombe. « 

  16. Je me souviens d’un repas d’affaires à Guangzhou, campai pour vous saouler et vous analysez désinhibé (j’ai tenu bon), et pour la première fois de ma vie, au menu, de la tortue, du serpent et d’autres parties de bestioles sauvages. Pendant la semaine qu’a duré le séjour, nous avons essayé plusieurs types de restaurant qui nous ont servi de la très bonne nourriture avec beaucoup de légumes, toujours en excès comme chez grand-maman, et qui contenaient que de la viande d’animaux d’élevage.
    Je pense que les Chinois pratiquent encore les repas rituels.

      1. Non, ça s’apparente plutôt à la méthode française pour tester la loyauté du partenaire en affaires en lui offrant de la chair fraîche. Autres pays autres coutumes.

  17. Je ne suis pas retourné en Chine depuis quelques années… mais j’imagine que cela n’a guère changé depuis quinze ou vingt ans… en tout cas, sur la plupart des marchés chinois, avec des variantes selon les régions, on trouve à peu près tout ce qu’on peut imaginer comme animaux vivants (des insectes aux oiseaux, en passant par les mammifères), vivants ou morts, destinés soit à la pharmacopée (pour s’en attribuer leurs supposées vertus, curatives ou viriles) soit à la bouche… La palme revient au marché de Qingping à Canton (ou Guangzhou, comme mentionné ci-dessus) où “le spectacle du vivant” est (était ?) proprement saisissant : en vrac, parmi les animaux vivants, en cages ou dans des bassines que j’ai pu voir : poulets, perdrix, cailles, tortues, serpents, lézards, civettes, chiens, chats, rongeurs, hiboux, crabes, grenouilles, cafards, cafards, scorpions (que l’on attrape avec des baguettes pour les mettre dans la soupe)…

  18. oups… il faut ajouter que le marché de Qingping est aussi le plus grand phytothérapique du monde , et l’on y trouve une variété infinie de plantes, herbes médicinales ou champignons séchés… à quoi s’ajoutent des espèces animales (serpents, cerfs, hippocampes, etc.)

  19. Tout simplement, me semble-t-il, parce que la Chine a une longue histoire de famineS. Ce n’est pas Mao qui l’aurait inventé (!) mais c’est une “coutume” chinoise. Elles se répétaient environ tous les 5 ans (variable selon les régions évidemment), et cela dura des millénaires. Alors on varie son menu : on mange tout ce qui peut se manger, et les habitudes restent. Lisez Pearl Buck (prix Nobel 1938) et vous apprendrez tout tout tout sur les famines en Chine. Mais vous pouvez aussi lire par ex. John K. Fairbank.

    Cependant quand on voyage en ASE on voit aussi tout un tas d’animaux (desséchés, pilés, en poudre, en lamelles, etc) qui sont des médications selon la tradition piquée à la Chine, tout comme des tas de végétaux ou même minéraux.

    Je confirme avoir vu vivant sur marchés français : lapin, poulet, et autres bestioles, et j’ai un vif souvenir – que j’appelle toujours avec plaisir – des chevaux vaches et autres qui passaient au pied de mon immeuble – Vanves- pour se rendre à l’abattoir de Vaugirard ; et dans les restau : poisson crustacés etc.

    1. Il est vrai qu'”à l’origine”, ou du moins depuis très longtemps, la cuisine chinoise est très largement une cuisine “de restes”, ce qui explique que les Chinois mangent à peu près tout…

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