Graphe lissé sur 6 jours de l’évolution des cas entrés en réanimation depuis le 19/03, mis à jour le 15/04 à 20h , par a113

Ouvert aux commentaire. a113 vous répondra.

Chiffres pour la France.

Le graphique ci-dessus représente le taux d’évolution des lits occupés en réanimation.

si le chiffre est positif : on remplit le services de réa

si le chiffre passe à zéro , c’est le fameux « pic » : autant d’entrées que de sorties : ouf !

si le chiffre est négatif : plus de sorties que d’entrées : l’épidémie est en récession. [c’est le cas depuis le 09/04]

Le graphique ci-dessus montre la tendance du flux d’entrée-sortie de patients.

si le taux est positif la tendance est à l’augmentation de l’effectif de patients en réanimation

s’il passe à zéro cette tendance s’inverse (c’est donc l’instant où l’on peut dire que les mesures prises sont efficaces)

enfin, plus il descend en dessous de zéro plus ces mesures sont efficaces ++

mais il risque de  varier entre 0% et -5% dans les jours à venir .

pour ce soir , après une période de plateau il repart à la baisse et espérons-le va s’y maintenir avec quelques fluctuations.

On est vraiment sur un plateau , la baisse est faible (23) , certains départements de l’Ile de France continuent de voir les hospitalisations augmenter.

Le graphique ci-dessus montre une comparaison Essonne (91) vs Haute-Garonne (31), même population (1.3 Mhbts).

Ce sont des chiffres bruts (nbre patients en réa/temps)

La dynamique est assez différente , les hospitalisations 2x plus nombreuses dans le 91 et en hausse quand le 31 semble déjà en plateau.

Par ailleurs les départements du « Grand Est » voient la diminution très faible +++

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88 réflexions sur « Graphe lissé sur 6 jours de l’évolution des cas entrés en réanimation depuis le 19/03, mis à jour le 15/04 à 20h , par a113 »

  1. Une fois que c’est plein, ça ne rentre plus guère : beaucoup de gens sont rentrés récemment (+1000 par jour !) et restent assez longtemps (2 à 3 semaines) (chiffres chinois : 23 j pour mourir, 1 semaine de moins pour s’en sortir, si je me souviens bien), donc il y a de plus en plus d’endroits saturés (cf le nbre de transferts dont un TGV à 13h40 ce jour à Lorient), donc le taux d’entrées baisse.
    Ca ne prouve pas que la situation s’améliore, ça peut aussi bien être le signe que le système sature.

    1. dans la mesure où la capacité de lits est en extension (7000->12000) et avec une répartition géographique adaptée le système peut « gérer » ce surplus de cas pour le moment.
      donc le taux d’entrée ne baisse pas à cause d’un refus de malade en réa , sinon il serait arrivé à un plafond (entrées-sorties =0) , facilement visible sur mes graphes.
      la situation ne s’améliore pas , elle évolue selon le schéma classique d’une épidémie contrôlée , mais contrôlée très tard +++.
      l’amélioration est pour dans quelques jours , si la situation n’explose pas en région parisienne.
      Dans ma région , il reste des lits réa dispo et on reçoit donc des TGV.

      j’espère que mes compatriotes ne se démobiliseront pas une fois la crise passée pour « remettre » fermement les pendules à l’heure »

      1. c’est vrai que leur travail est passionnant.
        merci pour le lien.
        ma courbe de cas entrés en réa (échelle log10) recouvre les leurs surement avec un décalage dans le temps.

        ils doivent avoir d’excellentes sources pour utiliser les chiffres de décès en pleine crise +++

    2. @ Lagarde Georges Ce doc de l’INED (f)actuel réponds à de nombreuses questions posées sur ce Blog : disparité Allemage/France
      Il semble que la Corée soit la meilleure élève.
      Masques pour tous (2 par semaine)
      Distance 2m
      Mesures prises très tôt
      Tests disponibles compatibles du faible nombre de cas (cf ci-dessus)
      Pas de confinement général.
      En France la bataille de l’hôpital semble avoir été gagnée.
      En se basant sur les différentes courbes dont la chinoise on peut considérer que le nombre de décès corresponds sensiblement à un mois au taux journalier du plateau.
      Chine 30 x 110 => 3300
      France 30 x 450 => 15 000
      Italie 30 x 700 => 20 000
      Corée qq centaines ?
      Comme il n’est fait usage d’aucun traitement pharmacologique particulier, (l’hydroxychloroquine n’y est pour rien) et que le principal facteur de protection des populations est la non contamination, nos dirigeants (sauf peut-être BoJo) pourront réfléchir a posteriori aux dates auxquelles ils auraient pu prendre les mesures qu’ils ont finalement prises ou que d’autres ont prises afin de réduire le R0 < 1 et bloquer l'épidémie.
      Le gain en vie humaine est sensiblement le total des décès attribuables constaté pour le pays, diminué de celui de la Corée.
      Il s'agit d'un test comparatif de différentes stratégies sur des échantillons significatifs réalisé en 5 bras au moins et en ?double? aveugle (sûrement).

  2. Existe t’il des données qui permettent de différencier les régions critiques de celles qui le sont moins. Ex Grand Est et Paris contre Bretagne Nouvelle Aquitaine ?

    1. https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2020/02/27/en-carte-visualisez-la-propagation-mondiale-de-l-epidemie-de-coronavirus_6031092_4355770.html

      La carte qui figure dans cet article donne pour chaque departement le nombre d’hospitalisations, de personnes en réanimation, de décès et de guérisons.

      La source indiquée pour la carte de cet article permet de voir les chiffres des jours antérieurs (avec format mois/jour/an pour la date!) :

      https://dashboard.covid19.data.gouv.fr/

      1. non , les graphes travaillent sur le rapport entre les flux d’entrées sorties par rapport à la moyenne de ceux des 5 jours précédents .
        le premier graphe permet lui d’être concret :
        si>0 on rempli le service rapidement , plus le chiffre diminue moins il y a d’entrées (aujourd’hui on est à 9.8%)
        si=0 on arrive au « pic » , s’en suivra surement un plateau autour de ce zéro , puis les chiffres passeront à <0 , et on fera plus de sorties que d'entrées …. l'épidémie va se calmer…..

        dans le second graphe , le chiffre indique s'il est positif que l'on rempli les services de façon accélérée , à zéro que l'on est stable dans le remplissage et chiffre négatif que les flux sont en décélération de ce remplissage.
        on juge donc une dynamique +++
        actuellement , on est donc dans une phase de diminution du remplissage des services (-4% environ), mais pas un arrêt des entrées++.
        c'est comme un accéléromètre sur votre smartphone.

  3. @Alain feler

    La courbe aurait stagnée à 0 disons, depuis le 27/3, j’aurais été d’accord avec vous. C’est le 0 qui veut dire que système sature et que tous les lits sont pleins.
    Mais quand on passe sur un chiffre négatif, aux alentours de -5% en ce qui nous concerne, c’est bien qu’il y a légère décrue .
    Maintenant quel est la source de ces chiffres ? Cela aurait été bien de le signaler ou de mettre les chiffres bruts avec le volume de lits occupés.
    Merci tout de même pour cette lueur d’espoir.

    1. non Leo , les graphes travaillent sur le rapport entre les flux d’entrées sorties par rapport à la moyenne de ceux des 5 jours précédents.
      le premier graphe permet lui d’être concret :
      si>0 on remplit le service rapidement , plus le chiffre diminue moins il y a d’entrées (aujourd’hui on est à 9.8%)
      si=0 on arrive au « pic » , s’en suivra surement un plateau autour de ce zéro , puis les chiffres passeront à <0 , et on fera plus de sorties que d'entrées …. l'épidémie va se calmer…..

      dans le second graphe , le chiffre indique s'il est positif que l'on remplit les services de façon accélérée , à zéro que l'on est stable dans le remplissage et chiffre négatif que les flux sont en décélération de ce remplissage.
      on juge donc une dynamique +++
      actuellement , on est donc dans une phase de diminution du remplissage des services (-4% environ), mais pas un arrêt des entrées++.
      c'est comme un accéléromètre sur votre smartphone.

    1. les démographes sont compétents pour juger d’une situation à posteriori.
      travailler sur les décès en pleine crise est très critiquable .
      personne n’est d’accord sur le nombre de victimes de la peste , de la grippe espagnole …….de la grippe hivernale…..

      c’est pour cela que je préfère travailler sur la dynamique d’une situation .
      par ailleurs je fais confiance , pour les connaitre, aux services de réanimations sur la façon dont ils quantifient leur activité

      1. Il reste que l’on doit conserver parmi les trois difficultés pertinemment citées par l’INED , que celle de l’identification de l’imputabilité de la cause du décès est présente aussi bien pendant qu’après le décès .

        J’ai connu , pendant les enquêtes multidisciplinaires « REAGIR » , le même genre de difficulté quand il s’agit de repérer le facteur accidentogène principal parmi l’assemblage de l’ensemble des items de « l’arbre des causes « .

        C’est comme ça qu’à l’expérience et à la longue , nous avons pu tous tombé d’accord pour noter que , tous cas additionnés sur de nombreuses années , bien au delà des actions sectorielles , la mesure la plus certaine et efficiente pour peser durablement sur la réduction des morts et blessés de la route , c’était la réduction de la vitesse . Y a pas photo , quand on fait ça pendant plusieurs décennies .

        Mort à la bagnole !

  4. « Taux d’évolution des entrées en réanimation, on est encore à +9.8% hier soir »
    En données totales des personnes actuellement (au 5/04) en USI, + 3,79% par rapport à la veille, ça baisse fort depuis 3 ou 4 jours…
    En Italie, pour la première fois en baisse, -1,82% le 4/04 et -0,43% le 5/04.

  5. Rien à voir avec les graphes lissés mais pour compléter la liste musicale de Paul on aurait pu ajouter :
    -> les Kinks « Sitting on my sofa »

    …Now I’m stuck here, sitting on my sofa,
    Oh, oh, oh, sitting on my sofa,
    Sipping at my soda,
    Sitting on my sofa….

  6. Si je peux me permettre cette remarque a113, si le pic des entrées en réanimation semble proche (sous réserve de ce qui se passe en ce moment même dans la France « libre » avec une huitaine de jours de retard sur la France « occupée » – une première personne a d’ailleurs été emmenée ce matin en ambulance dans mon quartier, là où presque tout le monde pensait être épargné après 20 jours de demi-confinement – la Ola a113, vous connaissez ? non ? parce-que SARS-CoV-2 lui en raffole, au point de devenir peu à peu saisonnier), il ne faut surtout pas négliger l’approche inquiétante du pic des sorties des hôpitaux qui est le contre coup logique de la sélection des patients gravement atteints en entrée des hôpitaux, les autres devant rester bien sagement à domicile !

    Je rappelle que cette maladie qui, outre un temps d’incubation pouvant varier de 2 à 14 jours, voire 20 à 27 jours selon les patients, peut nécessiter dans certains cas graves une hospitalisation très nettement supérieure à 14 jours, sachant en outre que deux tests négatifs espacés de 24 heures sont ensuite nécessaires avant la sortie…

    Auquel cas, il est encore prématuré, voire risqué, de parler de pic à ce stade… Disons plutôt qu’à ce stade, on gère la crise comme on peut à défaut d’avoir su l’anticiper dès janvier 2020, qu’on la gère avec aussi et surtout le soutien de l’armée, et que la France « libre » n’a pas encore systémiquement trop parlé…

  7. Petite précision : « le taux d’évolution des entrées en réanimation »
    J’ai peur de mal comprendre.
    en particulier l’affirmation sur le pic.
    S’il s’agit de voir si le confinement fonctionne, oui ça marche, c’est un indicateur avancé de l’amélioration dès que le taux baisse.
    Mais tant qu’il est positif le nombre en entrée s’accroit toujours.
    Si la pente de ce taux est négative on peut sans doute intuiter que la situation extérieure s’améliore surtout si elle laisse à penser que ce taux va devenir rapidement négatif.
    Dès ce moment le pic de la situation (à l’extérieur) est atteint et franchi !

    Cependant la situation pour l’hopital n’est pas forcément résolue.
    Même si le taux d’évolution devient négatif (-5%) celà ne prouve pas que l’hopital ne va pas saturer. Celà dépends du taux de sortie qui compte tenue du délai de séjour d’environ 3 semaines est calé sur les entrées à cette époque c’est à dire probablement très inférieur.
    Tant que le nombre d’entrées (quelque soit sa variation) n’est pas devenue inférieur au nombre de sorties au jour le jour le stock va croitre et peut atteindre les capacités.
    Celà fait penser de loin à la gestion du stock d’eau contaminée retraitée à Fukushima.

    Par ailleurs accepter des malades qui vont rester 3 semaines, celà diminue d’autant les capacités de réponse à faire face à l’arrivée de malades pendant cette période, et implique donc la nécessité de poursuivre localement le confinement pendant au moins cette durée.

    1. Juste pour les indécrottables matheux-physiciens de formation comme moi,

      – Vous prenez sur le premier graphe la dérivée du stock (flux net = entrée – sortie = d(stock)/dt avec dt=1 j ou version lissée sur 5 ou 6j pour dt plus long)

      – Vous prenez sur le second graphe la dérivée seconde du stock= la dérivée première du flux net.
      ( d flux_net / dt = d² dtock /dt² ) . Et c’est forcément plus bruité, très classiquement.

      C’est ça ?
      (pas grave si vous répondez pas, prendre des dérivées supérieures a toujours été un moyen d’anticiper, mais le « bruit administratif » en France est supérieur au « bruit épidémique réel »; hélas, cf. la compta des EhPAD faite « un beau jour », (et un peu les suivants) sans pouvoir reconstituer)

      1. @timiota
        j’utilise « bêtement » la fonction Average d’Excel sur les 5 données précédentes comparées à la données du jour.
        d’où calcul de la pente en faisant le quotient (graphe 1)…. puis bis répétita sur le résultat (graphe 2).
        c’est de la mathématique  » à la tronçonneuse » , j’en conviens.
        mais , c’est ce qui se rapproche le plus de la lecture des chiffres bruts , du moins tel que je les lis moi-même.
        c’est ce qui m’a amené à confectionner ces manipulations arithmétiques à usage pédagogico-familial.

        à ta disposition pour tout autre question.
        cordialement

      2. Oui, la pente, puis la pente de la pente, ça correspond (modulo des facteurs numériques) à ce que je dis, dérivée et dérivée seconde du « stock »

    2. @Ruiz
      quand vous dites « Cependant la situation pour l’hopital n’est pas forcément résolue.
      Même si le taux d’évolution devient négatif (-5%) celà ne prouve pas que l’hopital ne va pas saturer. Celà dépends du taux de sortie qui compte tenue du délai de séjour d’environ 3 semaines est calé sur les entrées à cette époque c’est à dire probablement très inférieur. »
      +++ merci de corriger une erreur de ma part , en fait au lieu de taux d’entrées , il s’agit d’un taux  » d’occupation des lits de réanimation » (donc solde entrée-sortie)
      la pression est en train de se stabiliser , mais à un niveau très élevé (les capacités normales de réa en France sont de 7000) , ayant nécessité des transferts+création-reconversion de lits.
      par ailleurs , il n’y a aucune information en amont sur ce qu’il se passe concernant la véritable densité de population contaminée et les traitements qu’on lui propose quand elle présente les premiers troubles (à part la publication de Raoult sur 80 personnes)
      il y a « quelque-chose » qui fonctionne , c’estt certain.
      peut-on inférer de ce que il y a une grande disparité géographique sur ces chiffres que les habitudes culturelles font que le confinement soit plus ou moins efficace , c’est autre chose (les hospitalisations à Paris sont à près de 15 pour 10000 hbts!!!)

      1. Merci de votre précision vos chiffres sont alors plus encourageants, pour la diversité géographique je pense qu’il s’agit surtout d’une différence dans la contamination initiale avec ces foyers non maîtrisés (Mulhouse, Oise). Certaines zones sont manifestement plus éloignées (moins couplées) du mouvement brownien mondialisé. L’impact du salon de l’agriculture amputé d’une journée apparaït secondaire.

    1. En effet il y a quelque chose de très inhabituel pour ce virus si il tue réellement 10 fois plus de gens dans certains pays: soit des pays trichent ou ne parviennent à répertorier qu’une petite proportion des morts, soit certains pays ne détectent qu’un petit nombre des cas de malades sans symptômes ou peu atteints.

      Puisque nous passons beaucoup de temps à discuter de ces chiffres, autant scruter les arguments de ceux qui estiment qu’ils sont extrêmement inexacts!

      http://www.uni-goettingen.de/de/document/download/ff656163edb6e674fdbf1642416a3fa1.pdf/Bommer%20&%20Vollmer%20(2020)%20COVID-19%20detection%20April%202nd.pdf

      Le taux moyen de détection des infections par le SRAS-CoV-2 est estimé à environ six pour cent.

      Le 31 mars 2020, les taux de létalité signalés dans les pays actuellement les plus touchés par la la nouvelle maladie à coronavirus (COVID-19) variait de 11,7 % en Italie à 1,1 % en Allemagne (soit un facteur de 10,6), ce qui suggère de grandes différences dans la qualité des dossiers médicaux des pays. En particulier, si un nombre élevé d’infections ne sont pas détectées, les taux de mortalité (confirmés) ne peuvent être qu’un très mauvais indicateur du taux réel de mortalité par infection. En dépit de ces incertitudes, les décideurs politiques s’appuient fortement sur l’extrapolation des tendances passées lorsqu’ils planifient les réponses à la pandémie.

      Une étude récente, combinant les données de la Chine continentale et celles des résidents internationaux de Wuhan qui reviennent avec des vols de rapatriement, a fourni de nouvelles estimations, par âge, du taux de mortalité lié à l’infection. Comme les expatriés de Wuhan de retour ont été soumis à des tests approfondis, il est peu probable qu’une sous-évaluations importante se soit produite, ce qui permet de se fier à ces chiffres. Nous utilisons donc ces taux de mortalité dus à l’infection comme référence pour les autres pays et calculons les taux de mortalité dus à l’infection pour les 40 pays les plus touchés en utilisant les données démographiques des Nations Unies afin de corriger les différences de répartition par âge (voir tableau 1). La même étude estime que le temps moyen entre l’apparition des symptômes et le décès est d’environ 18 jours. Si nous supposons, de manière prudente, que les personnes ont été testées quatre jours après l’apparition des symptômes et si les pays ont réussi à détecter la majorité des infections, en divisant le nombre cumulé de décès au 31 mars par le nombre cumulé de cas confirmés au 17 mars, on devrait obtenir des taux de létalité similaires aux taux de mortalité par infection signalés. Pourtant, ce n’est généralement pas le cas. Au contraire, dans tous les pays, le nombre de cas confirmés au 17 mars était nettement inférieur à ce à quoi on aurait pu s’attendre compte tenu du nombre total de décès signalés deux semaines plus tard.

      Le taux de détection moyen est d’environ six pour cent, ce qui rend le nombre de cas qui sont signalés quotidiennement dans les journaux plutôt sans signification. Pour estimer le nombre réel d’infections au 31 mars, nous supposons pour simplifier que les taux de détection sont constants dans le temps. Nous pensons qu’il s’agit en moyenne d’une hypothèse plutôt prudente car il devient de plus en plus difficile, dans une pandémie croissante, de détecter tous les cas malgré les efforts considérables déployés pour augmenter la capacité de dépistage. Les pays qui ont commencé avec un taux de détection très faible, comme la Turquie ou même les États-Unis, pourraient faire exception à cette règle. Nous calculons le nombre estimé d’infections au 31 mars en divisant le nombre de cas confirmés au 31 mars par le taux de détection. Alors que les données de Johns Hopkins font état de moins d’un million de cas confirmés dans le monde au moment où cette correspondance est rédigée, nous estimons le nombre d’infections à quelques dizaines de millions.

       Mettre fin aux restrictions de voyage et aux mesures de distanciation sociale actuelles ne permettra pas seulement exigent une forte réduction des nouveaux cas mais aussi des améliorations majeures de la  la capacité des pays à détecter les nouvelles infections pour ensuite adopter des mesures adéquates d’isolement des patients infectés et la recherche des personnes qui ont pu être à leur contact. En l’absence de telles mesures, le virus pourrait rester non détecté pendant une période prolongée et la survenue d’un nouveau foyer d’infection probablement seulement une question de temps.

      Christian Bommer & Sebastian Vollmer, Université de Goettingen
      Correspondance : svollmer@uni-goettingen.de

      Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator

      1. Pour illustrer votre dernier paragraphe …rien de mieux qu’une « belle » histoire.. :

        https://www.rtbf.be/info/societe/detail_un-diner-a-trois-un-enterrement-un-anniversaire-a-neuf-bilan-une-incroyable-chaine-de-contagions-et-trois-morts?id=10478780

        Et , s’il y a de grecs dans la salle..ou si certains ((comme moi…(¨!¨)…)) ont(avaient) une opinion arrêtée , pas toujours très positive , sur un certain Nikos Aliagas…
        peut-être de quoi réfléchir… https://www.facebook.com/100010536828042/posts/1257243297970219/?d=n

      2. @Otromeros
        (j’adore entendre le grec, j’ai des souvenirs ému des ordres de manoeuvre sur le ferry quand on parque la voiture à touche-touche : « pame pame » / « ligo ligo » / « opa » etc., mais je n’écris pas pour ça)

        On a un peu de mal vu de France à voir l’aspect « balkanique » de la Grèce, tant on nous serine avec l’aspect « antiquité grecque ».

        Par balkanique, je veux dire : (i) état-nation fragile, même fragile territorialement –comme l’éclatement de la Yougoslavie l’a illustré pour le gros des Balkans, et (ii) facilité à confier son destin à une élite soit militaire (voir la popularité persistante de Gotovina qui reste un caillou dans la chaussure croate de l’UE, et bien sûr l’époque des colonels) soit politique (Grèce démocratique actuelle).

        J’ai eu surtout l’impression d’une société à deux vitesses, avec une bourgeoisie très scindée des autres classes, mais politiquement, j’ai l’impression que l’extrême droite reste vraiment minoritaire. Est-ce que le pourrissement de la situation dans les camps (Lesbos, Chios, etc.) ferait basculer les gens ?

      3. @timiota 09/04 à 21h53
        Complètement en accord avec votre premier paragraphe… et il me plait de le relier à mon étonnement dans la découverte (tout à fait le hasard d’un envoi « détourné »..) de ces quelques minutes , indubitablement sincères , consacrées par N.Aliagas à la double lecture franco+grecque de l’immense poète Constantin CAVAFIS … sur un compte « instagram » ..!!.. à destination de « francos/grecs » anonymes confinés..!!..
        Comment dire??
        En plus de confirmer votre incise sur le côté « antiquité grecque » résiduel des expats , cela m’a fait le même effet ((de sidération positive et de révision d’opinion personnelle préconçue sur l’individu « vedette »..)) que si j’avais reçu une courte vidéo de , disons , Cyril Hanouna déclamant Ronsard à ses « followers » de Seine-Saint-Denis… ^!^…

        Votre dernier paragraphe comporte des affirmations que je partage 100% et une question finale à laquelle j’aurais tendance à répondre « OXI »… pour le citoyen « Lambda » qui , de sa vie , n’a jamais connu ces îles que sur une carte au cours de géographie ..!.. par contre pour le « local » confronté à cette monstrueuse lâcheté « civilisée » et à l’anéantissement délibéré de son cadre et de ses conditions de vie… il faudrait qu’il soit un « saint » pour résister à la tentation.

        Pour peut-être en terminer de manière profondément élégante , faites-moi le plaisir de déguster ces quelque phrases en langue française qui résument tellement bien l’éternel tourment de l’âme grecque…
        Terriblement actuel:
        https://www.youtube.com/watch?v=hmKy7qXX0mA
        BàV.

      4. @Jacques Seignan
        Je dois vous avouer , à ma grande honte , que je n’ai jamais (malgré de nombreux essais..) pu « participer » pleinement à la lenteur « classique » de la mise en scène des films grecs « modernes » .. ça me gâche tout plaisir (sauf les passages les plus esthétiques qu’on retrouve dans les « bandes-annonces »..).
        Par contre , le sujet de votre proposition-lien m’intrigue..et je n’exclus pas une dépense de 3€ pour me faire un avis personnel… malgré l’amplitude du volant des considérations spécialisées : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=145902.html
        BàV.

      5. film grec « lent » : j’en étais resté à « To melissokomos », l’Apiculteur.
        (avec Mastroianni âgé).

        Si on remet des drachmes dans la machine :
        Quid de la position de l’Ithaque réelle (enfin, en admettant que Homère ne soit pas trop dans les fake news ) ?
        On a suggéré que la presqu’île de Lixouri à Kefalonia était autrefois détachée de l’île principale, et l’isthme est remonté dans ce qu’on appelle les phénomènes de subsidence.

        Pure curiosité.

      6. @ Otromeros, confidence pour confidence, j’avoue que Theo Angelopoulos, pour moi, c’est parfois un peu long… Reste le plaisir d’entendre parler le grec moderne (comme Timiota … et Alexandre Dumas, cf. la nouvelle femme grecque du comte de Montecristo) je trouve c’est une langue magnifique à entendre.
        Mais là vous verrez, ça décoiffe et vous ne regretterez pas vos 3 €
        Bon film !

  8. https://www.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/5e09dff7cb434fb194e22261689e2887
    Cliquer sur ‘capacités réanimation’ (par départements)
    Je suppose CHU seulement et par rapport aux capacités ‘de base’ ?
    On a poussé l’offre et les murs, mais il est quand même temps que le ‘pic’ arrive…

    Bretagne, Morbihan ‘en tête’ nombre de cas. 😉 :-\
    http://morbihan.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/001907e6871048ac96df9f72fbe7daf9

    1. non , il s’agit de la capacité globale d’accueil (CHU+CHR +CHD) .
      par contre , quand la densité dépasse 100% , on convertit des lits de soins intensifs en lit de réa , avec le matériel et le personnel disponible avant d’envisager un transfert.
      mais , la situation n’est pas brillante.
      espérons que ce soir le solde entrées-sorties soit <0 ( il était encore à 17 hier-soir).

      1. D’accord merci !
        Me suis mal exprimé, je pensais ‘hôpitaux publics’, hors cliniques ‘privées’.
        Deux ‘chiffres’, réseau SI-VIC / 7148, réseau Géodes / 7019 (au 8/04)

  9. juste un commentaire par rapport aux chiffres d’hier soir :
    certe un pic semble atteint à 7000 patients en réanimation (quand même + 2000 par rapport aux capacités « normales » jamais utilisées à 100% en temps normal , mes collègues doivent souffrir !!!! ) , mais le taux « d’amèlioration  » remonte un peu (-3.8%->-3.4% , graphe no2 , « pourcentage…. ») , signe d’une moindre efficacité du confinement (surtout dans l’est parisien)
    gàre à la 2eme vague.

    1. Une petite baisse du nombre total de patients en réa hier 8/04 par rapport au 7/04, réseau ‘SI-VIC’ 7066/7148, réseau ‘Géodes’ 6937/7019.
      Ça reste évidemment très tendu, et « vos collègues » doivent effectivement souffrir, bon courage à eux…
      Sauf erreur de ma part, les décès ESMS sont comptabilisés mais apparemment pas (encore) ceux ‘à domicile’… ??
      Soit + 1075 au 9/04.

      1. Erreur de ma part ! L’info est plus claire ce soir sur ‘santepubliquefrance.fr’; un total de 5809 décès en ESMS, dont 4599 au sein des ESMS et 1210 à l’hôpital.
        Sinon la petite décrue du nombre total de patients en usi/réa semble se confirmer…

      2. Euh, erreur sur les ESMS, mais pas sur les décès (pas de données ?) à domicile dus au Covid-19 non pris en compte.

    2. « signe d’une moindre efficacité du confinement »
      Euh, un peu une passoire ce confinement, si j’en juge par le nombre d’invités chez les voisins, ce soir famille /amis, au bruit une dizaine, fait beau, barbecue et cie…
      Donc pas que dans l’est parisien !

  10. Bonjour a113

    Depuis le début du confinement je regarde:
    – les informations chiffrées du Ministère de la Santé sur le site santepubliquefrance
    https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a-coronavirus/articles/infection-au-nouveau-coronavirus-sars-cov-2-covid-19-france-et-monde
    en allant sur Géodes
    – ces informations sont regroupées sur une carte sur le site
    https://mapthenews.maps.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/5e09dff7cb434fb194e22261689e2887
    Ces sites permettent de voir une très grande disparités par département et régions difficiles à expliquer (densité de population , respect du confinement , traitements différents ?)
    – Ile de France dont Paris qui est le département où il y a le plus de décès
    – Bouches du Rhône
    – région Sud Ouest
    A l’échelle mondiale le site
    https://www.worldometers.info/coronavirus/#countries
    avec l’ indicateur deaths/1M people
    les 5 pays les plus touchés étant pour le moment : Italie, Espagne , Belgique , France , Pays Bas

    Bien à vous

    1. j’utilise effectivement les données du site Santé-Publique Géodes comme données brutes pour faire mes « calculs ».
      ainsi que : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/carte-et-donnees
      ensuite , mes « courbettes » essayent de rendre compte de la dynamique du developpement de cette épidémie , ce qui n’est pas directement perceptible en regardant ces courbes de données brutes (même « logarithmisées »).
      à votre question concernant les disparités , il faut ajouter le caractère diachronique , à savoir le developpement dans le temps du phénomène contagieux qui pour essaimer va devoir prendre le temps d’atteindre ce que l’on pourrait appeler une masse critique (charge virale) …
      c’est ce que l’on voit dans la répartition géographique de l’épidémie .
      peut-être que dans quelques jours le Sud-Ouest sera le foyer le plus actif ?
      car de toute façon , un virus opère sur un terrain « vierge » de toute immunité de préfèrence.
      quand le terrain devient immunisé , il va ailleurs.
      pour ce qui me concerne , je me pose la question de savoir pourquoi ca à l’air de se propager plutôt d’Est en Ouest (Chine->Moyen-Orient(Iran)->Europe->Nord_Amerique) , car , pourtant , de nombreux moyens de transports (du virus) utilise le sens inverse .

  11. En ce qui concerne Raoult je trouve que le réquisitoire de Stéphane Foucart dans le Monde est pour moi une conclusion imparable (et ça clôt le débat pour moi). NB. S. Foucart est un journaliste remarquable, sur des positions fermes d’écologiste anti-système et anti-néolibéral.
    Je le recopie ici car il n’est pas disponible pour les abonnés https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/04/11/hydroxychloroquine-l-amour-a-mort_6036306_3232.html.
    ====
    « Hydroxychloroquine, l’amour à mort » par Stéphane Foucart

    Les Français plébiscitent la chloroquine. A près de 60 %, selon un sondage IFOP, ils sont convaincus de son efficacité pour traiter le Covid-19. Sur les réseaux sociaux, des centaines de milliers de personnes réclament la libéralisation de sa prescription. Un ancien ministre de la santé, Philippe Douste-Blazy, lance une pétition en ce sens et recueille un demi-million de signatures. De distingués professeurs, des politiques de droite et de gauche, abondent. Le chef de l’Etat lui-même se déplace à Marseille pour capter quelques éclaboussures de la gloire qui auréole ces jours-ci le microbiologiste Didier Raoult (Institut hospitalo-universitaire, IHU, Méditerranée infection), promoteur du remède miracle. Tout en lui apportant, après celle de Donald Trump, une seconde caution présidentielle.
    Le pays semble sombrer dans la folie. L’engouement pour l’hydroxychloroquine est même, à certains égards, presque aussi inquiétant que la maladie qu’elle est supposée soigner, et qu’elle ne soigne probablement pas. Il faut bien sûr attendre, pour s’en convaincre tout à fait, les résultats des études de qualité lancées sur le sujet. Ils ne tarderont pas. Mais il est déjà certain que la communication outrancière autour de la chloroquine et ses dérivés a jusqu’à présent été fortement délétère.
    Elle conduit à des achats de masse qui risquent de priver de ce produit des malades qui en ont vraiment besoin. Elle induit des comportements d’automédication mortifères. Quant à l’administration d’hydroxychloroquine aux malades du Covid-19, elle a jusqu’à présent provoqué en France une cinquantaine d’accidents cardiaques graves, dont sept arrêts du cœur et la mort d’au moins quatre patients, selon les données de la pharmacovigilance. Or celle-ci ne capte généralement qu’une petite part des effets indésirables d’un traitement. La réalité est sans doute bien plus lourde. Tout cela pour des bénéfices dont il n’existe, au moment où ces lignes sont écrites, aucune preuve tangible.
    L’enthousiasme planétaire pour ce produit repose sur la publicité donnée à un essai publié fin mars par l’équipe de M. Raoult dans la revue International Journal of Antimicrobial Agents (IJAA). Cet essai suggère une baisse de charge virale plus marquée chez les patients recevant l’hydroxychloroquine, additionnée ou non d’un antibiotique (l’azithromycine), par rapport à ceux ne recevant ni l’un ni l’autre. Mais voici une autre manière de présenter les résultats de cette étude : parmi les patients ayant reçu le traitement, 3,8 % sont morts et 11,5 % ont vu leur état se dégrader au point qu’ils ont été transférés en soins intensifs. Quant aux patients non traités, aucun n’est mort, aucun n’a été transféré en soins intensifs.
    « Cela ne prouve rien ! », répondront les promoteurs de l’hydroxychloroquine. Et ils auront raison. La méthode utilisée pour conduire l’essai est si défectueuse que ces considérations ne prouvent rien. Ni dans un sens ni dans l’autre. Avec des critères d’inclusion flous, des données manquantes, un groupe traité dont la moyenne d’âge est supérieure de près de 15 ans à celle du groupe témoin, et un effectif total d’une trentaine de sujets, vous ne pouvez en effet rien prouver. Et ce n’est là qu’un petit échantillon des griefs de la communauté scientifique à l’endroit de cet essai. Au point que la société savante éditrice de la revue a publiquement fait savoir que l’étude en question n’était pas conforme à aux critères de qualité attendus.
    Peu après cette première étude, en voici une nouvelle, des mêmes auteurs, non encore publiée mais communiquée sur le site de leur institut. Cette fois, 80 malades du Covid-19 ont été traités à l’hydroxychloroquine et à l’azithromycine, et ont été comparés à… rien du tout. Les thuriféraires du traitement préciseront que la grande majorité des sujets ont guéri. C’est en effet appréciable. Et c’est heureux, car une grande majorité des malades du Covid-19 guérissent aussi, sans ce traitement.
    La réalité est que, dans le cas d’une maladie faiblement létale dont l’histoire naturelle est imparfaitement connue, vous ne pouvez rien montrer sans groupe témoin. Ni dans un sens ni dans l’autre ; ni avec 80 sujets ni avec mille.
    Peu importe : la succession d’annonces tonitruantes produit un fracas médiatique qui occulte des questions importantes. Qui sait que les hôpitaux suédois cessent de recourir à la chloroquine ou ses dérivés, pour cause d’effets secondaires ? Qui sait que son potentiel antiviral in vitro n’a jamais été confirmé in vivo ?
    [Lire aussi Coronavirus : en Suède, les hôpitaux ont prescrit de l’hydroxychloroquine avant de rapidement s’arrêter ]
    Comme le rappellent Maurizio Guastalegname et Alfredo Vallone (hôpital Jazzolino, Italie), dans une correspondance à la revue Clinical Infectious Diseases, la chloroquine et ses dérivés peuvent de plus avoir des effets paradoxaux. Dans le cas du chikungunya, « l’infection a été renforcée par le traitement à la chloroquine » sur des primates, écrivent les deux médecins. Sur des humains, la chloroquine n’a pas affecté la phase aiguë de la maladie mais, précisent-ils, « les complications chroniques du chikungunya ont été plus fréquentes dans le groupe traité par rapport au groupe témoin ».
    Quoi qu’il arrive désormais, l’enthousiasme pour la chloroquine a sans doute atteint dans l’opinion la masse critique nécessaire à son auto-entretien. Même si elle s’avère inutile ou dangereuse, aucune réfutation ne parviendra probablement à en entamer le crédit. On suspectera de la corruption, l’influence de l’industrie pharmaceutique, etc.
    D’ailleurs les conflits d’intérêts ne sont, dans cette histoire, pas nécessairement là où on les attend : partenaire industriel de l’institut de M. Raoult, Sanofi est aussi l’un des principaux producteurs d’hydroxychloroquine. Un conflit d’intérêts qui aurait certainement dû figurer dans l’étude publiée par IJAA.
    =====

    1. Le défaut de cet article est que ceux qui connaissent l’utilisation courante de ce médicament à titre préventif contre la malaria pendant plusieurs dizaines d’années n’y trouvent aucune indication sur la raison pour laquelle il est dangereux quand il est utilisé contre sars-cov-2. (Si j’ai bien compris c’est une question de dosage.)

      1. @ Georges Lagarde, l’article ne peut bien sûr être exhaustif, ce n’est pas son objecif. Je crois me souvenir qu’il y a en effet une question de dosage mais Foucart évoque les problèmes cardiaques.

        PS- initialement je voulais le mettre en réponse @ Julien qui avait commenté sur un autre traitement « miracle » proposée par une médecin aux sympathies idéologiques pas très catholiques (enfin pour le dire a contrario 🙂 et le remercier pour le gain de temps. [Mais je n’ai pu m’y retrouver dans ce flot de ommentaire]

      2. l’hydroxychloroquine en prévention de la malaria , mais aussi comme « anti-inflamatoire » (polyartrite rhumatoide Lupus) est donné à dose moyenne de 200 à 400 mg/jours (1 à 2 cps)
        Raoult semble l’utiliser à des doses plus élevées (600 mg).
        il présente éventuellment une toxicité cardiaque (alongement de QT à l’electro) , d’autant plus élevée qu’il est administré à des patients agès.
        cette toxité augmente en association avec l’azytromycine (qui présente les mêmes risques sur le plan cardio-vasculaire)
        ce qui a amené les Hopitaux Suédois à arreter ces prescriptions , il y a deux jours.
        sachant que les personnes qui font le plus souvent des complications necéssitant une réa sont des patients à risques et (ou) agés , ils sont donc en contre-indications.
        en tout cas son « étude » n’explicite pas grand chose.
        pour ce qui concerne le dernier article de DrRaoult sur le site de son institut(sur 1000 patients dont on ne nous dit pas de quelle façon ils ont été selectionné) ,
        1- je ne peux pas savoir si ce traitement est plus éfficace que sans traitement.
        2-il demande de toute façon une surveillance ECG. pour prévenir les incidents cardiaques
        3-devant de tels inconnus , « primum non nocere »

        depuis que DrRaoult fait la promotion de son traitement , il aurait largement eu le temps de faire les choses de façon rigoureuse , je ne comprends pas son attitude.
        attendons d’ici peu les travaux du CHU d’Angers et ceux de Discovery

    2. Dans cette histoire où les internautes non compétents ont risqué de se ridiculiser ( dans un sens ou dans un autre ) , il faudra surtout retenir la déformation médiatique ahurissante qui a su faire monter la sauce pour vendre du papier et du clic à l’infini. Je ne rentrerai pas dans la polémique sur la teneur du sujet ne désirant pas me ridiculiser moi-même. Je souligne simplement l’étrangeté d’une horde médiatique qui a fait d’un scientifique réputé un fieffé « gaulois réfractaire » ou un « Panoramix » à bon compte ( ce qui au vu du document ci-dessous est complètement absurde ) afin de scinder en deux manifestations émotives caricaturales et stupides un pays déjà bien éprouvé / ( la haine ou l’adoration ). Le problème global m’apparait plus de l’ordre de la sociologie des médias et de celles et ceux qui font le journalisme contemporain plutôt qu’autre chose. La sphère scientifique saura prochainement trancher l’autre question qui est de loin la plus importante. Ni haine, ni adoration, donc, juste comprendre / (un peu ) :

      Vidéo : Enquête de Région – Soir 3 / Portrait et Travail d’équipe :
      https://www.youtube.com/watch?v=esFAIpNbuiM&feature=emb_rel_end

    3. Ce n’est pas un conflit d’intérêt, mais le fait que le journaliste soit connu pour « des positions fermes d’écologiste anti-système et anti-néolibéral. » et que par ailleurs ledit Raoult ait professé des convictions plutôt climatosceptiques ne gage pas d’une totale neutralité dans l’approche.

      Par ailleurs l’article qui lui est sans doute antérieur ne fait pas état de la cohorte de plus de 1000 patients pour laquelle le taux de létalité apparent est de 0,5 %, un des plus bas taux rapporté à ce jour, à moins que Le Pr Raoult ne dispose d’un Sixième sens lui permettant d’écarter à l’avance de son échantillon les individus au pronostic fatal, ce qui serait sans doute en soi une percée intéressante.

      Par ailleurs il est beaucoup reproché à ses opposants de dénigrer son protocole parce qu’il ne serait pas assez couteux.
      En fait le protocole du Pr Raoult n’est pas si bon marché que celà, car outre les 5 € de la plaquette de Plaquénil, plus l’azithromycine il faut 2 ECG et donc dans son contexte une hospitalisation.
      On peut comprendre que sa généralisation n’ait pas enthousiasmé nos autorités.
      Outre qu’il ne permet pas de créer de valeur pour l’actionnaire, il coûte cher au système d’assurance maladie et financerait l’hôpital dans les secteurs hors réa !
      Il pourrait être envisageable dans une stratégie d’endiguement (à la Coréenne) où l’on traiterait tout les cas détéctés mais pas tout les français (la part du troupeau à immuniser) .
      Dans le cas de la recherche d’une immunité de groupe son coût serait sans doute déraisonnable ?
      200 ECG (200 jours d’hosto) 30 jours de Rea ?

      1. @ Ruiz,
        vous dites «le fait que le journaliste soit connu pour + des positions fermes d’écologiste anti-système et anti-néolibéral. + et que par ailleurs ledit Raoult ait professé des convictions plutôt climatosceptiques ne gage pas d’une totale neutralité dans l’approche. »
        Pour moi c’est exactement le contraire ! Le journaliste est au contraire, à mes yeux, renforcé dans sa neutralité, basée sur les « bonnes » sciences économiques et climatiques !

        Mais bon, désormais j’ai décidé de ne plus argumenter sur le Pr. Raoult, justement en application de la remarque de S. Foucart : « l’enthousiasme pour la chloroquine a sans doute atteint dans l’opinion la masse critique nécessaire à son auto-entretien» CQFD

      2. @Jacques Seignan Je ne mettais pas en doute l’approche neutre du sujet sur de bonnes bases méthodologiques, mais m’interrogeais sur la possibilité d’une influence même inconsciente ad hominem compte tenu d’une position antérieure climatosceptique que j’ai supposée non partagée par le journaliste, ceci restant vrai d’autres prises de position . Mais bon …

  12. Bonjour a113

    je vous remercie de votre réponse à mon message.
    Je vous invite à regarder cette vidéo du 08/04
    https://www.youtube.com/watch?v=gG6bD5G8uEs
    débat entre
    -le Professeur Peronne en prise directe avec l’épidémie à Garches
    – le Docteur Ichou
    – Valérie Pourcher
    – l’ancien ministre de la santé Douste Blazy
    Indépendamment de la position connue de Douste Blazy , celui-ci fait référence aux données chiffrées du Ministère de la Santé sur le site santepubliquefrance et affirme que les statistiques de décès après hospitalisation et sortie d’hospitalisation sont nettement meilleures en Bouches du Rhône/Marseille .
    Sortie d’hospitalisation = retour à domicile + décès
    A titre d’exemple le 12/04
    Bouches du Rhône:
    Ràd : 1234
    Décès: 175
    ratio : 7,05
    Paris:
    Ràd : 2226
    Décès : 912
    ratio : 2,44
    Seine Saint Denis:
    Ràd : 1055
    Décès : 504
    Ratio: 2,09
    Comment expliquer cet écart sur les résultats de l’hospitalisation compte tenu que les hôpitaux parisiens sont donnés comme les meilleurs de France ?
    – une prise en compte différente des conditions pathologiques d’admission en hospitalisation
    – des traitements différents comme l’affirme Douste Blazy
    – ….

    Bien à vous

    1. « Hélas prévisible. A quoi s’attendre quand tu as dans le 93 deux fois moins de professionnels de santé (pr 1000 hab) qu’en France, que la part des logements en sur-occupation est 6 fois plus élevée, que 50% des postes de médecins scolaires sont vacants? Des maires avaient prévenu. » (twit de Thomas Porcher sur le compte de Paul Jorion)

  13. @ a113
    Pour la comparaison Essonne / Haute-Garonne :
    Je suspecte que l’Essonne peut recevoir des cas de la petite couronne (94, 92 voisins) ou de Paris, saturés,
    alors qu’il n’y a pas d’échange interdépartementaux aussi forts à 91.

    Du coup, on est « en amont dans l’estuaire » dans le 91, là où la montée de la marée se manifeste en dernier.
    Ce qui serait intéressant serait de connaitre le flux de contaminations intra-familiales (intra-foyer) en fct du temps.
    La dynamique doit logiquement passer au pic « partiel » de ces malades là après le pic principal du total (ou des « premiers de foyers », différence encore plus grande).
    J’aurais dit que les HLM de Toulouse fourniraient quelques bataillons de ceux-là (le Mirail,…) mais peut-être moins que les cages-à-lapin essonniennes ou voisines (Fresnes, Massy, Evry, Draveil, Viry, Grigny bien sûr, Brunoy encore etc.)

    1. @ timiota
      bien sûr , à noter également que Toulouse a reçu quelques patients de l’Ile de France par TGV (je ne connais pas les chiffres , ni si l’admistration les comptabilise dans leur département d’origine ).
      le 91 est juste une exemple de ce qu’il se passe dans la région Ile2France…. les départements voisins (93,94,95,75) présentent les même caractéristiques (avec des taux d’hospitalisations entre 10 à 15 /10000 hbs et toujours une augmentation des hospitalisations , sauf le 75 ) , ce qu’on ne retrouve que dans le Grand Est .
      dans le Grand Est , il y a un plateau , mais qui ne descend quasiment pas .
      voyant que dans ma campagne Ariègoise , la circulation a repris ( modéremment) ce matin , il est à prévoir une homogénéisation de l’épidémie sur le territoire dans les semaines qui viennent , car sans maintien d’un confinement « selectif » , le virus se diffusera à tout le « cheptel naif » ….
      le confinement adopté n’aura donc servi qu’a térritorialiser la diffusion du virus (avec une saturation des services de santé de ces territoires) , alors qu’un confinement sélectif (personnes à risque+écoles+personnes détectées positives) aurait permis une diffusion « controlée » du virus …..
      le plan proposé par le chef de l’état me semble être une terrible erreur!!!

      1. a113

        Concernant le comptage des décès des personnes transférées.
        Une amie de Cahors m’a indiqué ce jour que 5 personnes étaient décédées au CH
        – 2 personnes âgées du Lot
        – 3 personnes transférées du Grand est

        Le chiffre ministériel de ce jour indique 2 décès pour le Lot.

      2. @ ilicitano
        la question est de savoir quelle est la cause du dc. et s’ils ont été testé au codid19…..

      3. L’idée me semble être, vu le laxisme qui sous-tend la trajectoire proposée, de fonctionner à 30 décès par jour pendant 500 jours, soit environ 15 000 décès (ordre de grandeur, facteurs 2 ou 4 possibles.
        Et donc 100 contaminations/jour qui vont aux urgences, 3000 qui n’y vont pas ( + de jeunes).

        Décès et chiffres :
        500 ou 700 /j : c’est le pic, on sait que ce n’est pas supportable bien longtemps.
        5 ou 10 /j : Ca serait bien mais dur, peut-être au creux de l’été si l’été est favorable.
        100 ça serait trop « visible ».
        On atteindrait en douceur dans 18 mois 20 ou 30% d’immunisation (les jeunes mis en écoles pour ça ?).

        Mais du point de vue « systémique », ça suppose que le frein fonctionne encore bien tout le temps, quand le 50 veut devenir 80, on le dompte à 70.
        Là j’ai du mal à savoir ce qui lui permet de penser qu’on y arrivera, sauf à voir qu’on convergerait vers le modèle coréen, qui fonctionne certes, mais pas mal plus bas, 100 ou 200 contaminations/jour et 10/20 qui vont à l’hosto. Je veux bien un facteur 2 (France > Corée d’un facteur 1.5 je crois), mais si on passe à un facteur 10, le temps de réaction nécessaire en cas de dérapage est divisé d’autant? Au lieu d’avoir une semaine pour se retourner, on n’a que 1 ou 2 jours, en pratique.

        Ca me semble donc un « dérapage contrôlé à la Vatanen » pour reprendre une métaphore évocateur d’une latitude plus nordique que celle de la crinière de la « fin de partie » chloroquinienne et hélas virale.

        Macron en Vatanen ?

        Ce n’est pas l’impression que ça donnait au Pr Caumes de la Pitié, interviewé ce soir à Médiapart . Il pointait que le pilotage des actions de prévention, du fait qu’il impliquait tout l’exécutif, ne devait pas être confié aux spécialistes de santé (dir Agence Nationale de Santé ou Ministre Santé, S. Véran), mais à une sorte de « super préfet » .
        Il suggérait en gros filigrane un médecin militaire (leur chef doit bien être général, quoiqu’en cas de guerre on s’en fout, on peut nommer un officier quelconque à la tête du commandement général, ce fut le cas d’Eisenhower si je ne me trompe, qui passa devant Patton et Mongtomery, alors qu’il était n°78 sur la liste. Roosevelt savait que c’était comme ça qu’il y aurait des décisions pragmatiques, et non entachées du « besoin de prestige » d’un tel ou d’un tel

        (l’opération « Dam Busters » par exemple, les briseurs de barrage, source d’un beau film, fut coûteuse en forces militaires et servait surtout à redorer le blason d’un Churchill qui n’avait plus d’opération « vraiment très british » pour imposer sa voix au chapitre)

    2. @ illicitano
      si vous regardez ce matin les chiffres des déces sur le Lot , il y figure bien 2 le 14*04 et 2 le 15/05 .
      ensuite , ça dépens de comment est rédigé le certificat de DC …..

      1. Bonjour a113

        Les chiffres que je vous avais donnés de Cahors correspondaient à une information du 13/04:
        – 2 décès de personnes âgées du Lot
        – 3 personnes décédées provenant du Grand Est suite à transfert

        Si les remontées sont faites en temps réel au Ministère , compte tenu des chiffres que vous indiquez on peut supposer que les décès suite à transfert sont pris en compte par leur département d’origine.

        Bien à vous
        Bigourdan et ancien Lézatois

        ilicitano

    3. Euh, Fresnes c’est pas dans le 9-4 ? Par contre Les Ulis, pour avoir connu un peu, là oui ‘ça doit fournir’ !?
      Un détail mais bon…

  14. Question: est-ce que l’interprétation des courbes ci-dessus ne risque pas d’être rendue difficile par une évolution des critères d’admission en réanimation ?

    Je pense par exemple à des malades en EHPAD qu’il serait devenu (ou qu’il deviendra) possible d’hospitaliser et si besoin est de placer en réanimation.

    1. pour l’instant , mes confères semblent dire qu’ils utilisent les capacités de « reserve sanitaire » pour gérer les taux d’hospitalisations supérieur à ceux d’avant la crise ( certains services parisiens affichent des taux d’hospitalisations de près de 200%!!! ).
      les admissions en réa se font selon des critères bien-définis . On ne semble pas dans une situation telle qu’en Lombardie , donc.
      pour ma part , je ne cherche pas à évaluer la situation , mais sa dynamique : actuellement il y a un « plateau haut » , je suis donc d’accord avec PrSalomon .
      évidemment que les chiffres bruts sont à prendre avec des pincettes .
      mais les chiffres de réa sont les plus fiables ( mais c’est relatif , bien sûr ) que ceux des déces , ou des patients confirmés qui dépendent de facteurs « macroscopiques » (nombre de test,remontées de données par les mairies…) très variables.

      moi , ce qui me pose surtout problème , c’est le 11/05 , lors de la levée de confinement .
      car , si les testing avec confinement des codid+ ne sont pas mis en place , avec la réouverture des écoles + reprise des activités ( ca va de pair) , on va se retrouver avec une poussée des hospitalisations dans les territoires « vierges » comme cela a lieu actuellement dans le Nord (dans lesquels , en même temps , la population s’immunise +++) et le risque de devoir re-confiner .
      ce n’est pas difficile de comprendre que plus on confine « intelligemment » , même si le coùt est plus elevé , la crise monte moins en intensité et dure moins longtemps +++ => le coùt total est moindre +++

      1. @a113 16h42

        Excluez-vous , d’ici cette date , la mise en évidence d’un traitement standard (voire régional selon caractéristiques spéciales éventuellement recensées..) qui permettrait , avec une confiance suffisante et dans des conditions de contre-indications maîtrisées= avec des « ratés »(pardon!!) classiques/admissibles/normaux , de suffisamment baisser la « vigueur » de l’attaque de C19 pour entraîner un délai de réponse somatique amélioré et suffisamment résistant pour limiter/ voire empêcher tout risque de saturation imprévue du réseau hospitalier.. ?
        Auquel cas… suite évidente… « on se contenterait » annuellement d’un « nombre anormalement élevé (mais « raisonnable » ) de décès du genre de ce qu’on tolère parfois pour la grippe « saisonnière »… !?

      2. @a113
        Puis-je ajouter ceci en combinaison….
        …  » Réalisés sur des patients identifiés positifs par le test de référence , les résultats donnés par les tests de ZenTech ont donné des résultats similaires, y compris lorsqu’ils ont été utilisés sur des patients non atteints. Ce test permet d’obtenir un résultat après seulement 10 à 15 minutes. Précisons que ce test est à disposition du corps médical et n’est pas vendu en pharmacie. Il ne s’agit donc en aucun cas d’un autotest à destination du grand public. Il pourrait être utilisé à terme pour réaliser un test global de la population en vue d’identifier systématiquement les personnes porteuses ou non d’une immunité au Covid-19, ce qui sera très important dans le cadre du déconfinement. « …
        ici : https://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_le-test-covid-19-des-liegeois-de-zentech-a-prouve-son-efficacite?id=10478960 par exemple.

      3. @ otromeros
        j’attends avec impatience les enquètes thérapeutiques du CHU d’Angers et « Discovery » , pour me faire une idée.
        les premiers résultats sont prévus pour la semaine prochaine me semble-t-il.
        en attendant , j’espère que la mise au point d’un dé-confinement poursuit son élaboration.
        pour ce qui concerne de ZenTest qui semble être un test sérologique (évaluant le taux d’immunité au virus) , je ne le connais pas ,mais par contre une société Bretonne en à conçu un qui sera disponible au début de l’été si j’ai bien compris.

    2. Rivotril jusqu’au 11 Mai promo remboursé à 100%
      Le taux d’admission en réa suppose que l’on aille en réa or :
      Publié le 15/04/2020 par FSPF
      http://www.fspf.fr/fspf-services/breves/delivrance-rivotrilc-hors-amm
      « Prescription hors AMM dans le cadre du covid-19 »
      « prise en charge palliative des patients confrontés à un état asphyxique et ne pouvant être admis en réanimation ou pour lesquels une décision de limitation de traitements actifs a été prise.  »
      la participation de l’assuré est supprimée
      Il n’est pas sûr que l’on encombre les chambres de réa si l’on veut tenir les objectifs de déconfinement du 11 Mai.

  15. Idéalement, on ne mettrais pas tous les oeufs dans le même panier, même s’il en coute à l’unité républicaine.

    Par exemple, une région pourrait rouvrir certains commerces ou certains niveaux scolaires et une autre non, et si on a des tests fait « à la sortie » des publics concernés, on a une info utile « grandeur nature » pour tout le pays.
    En gros, rouvrir les magasins « non essentiels et non bondés » = brico, déco => OK dans la région X
    Rouvrir les magasins de fringue & sport avec des normes strictes => OK dans la région Y
    Rouvrir les primaires « complètes » => OK dans région Z.
    tout ça faisant sens si on teste les publics passés par les magasins, les instits des écoles rouvertes, etc.

    1. quelque-soit le mode de confinement « intelligent » utilisé , il demande test+tracage de la personne de manière à pouvoir confiner les personnes positives et évaluer les personnes contacts afin de prendre une décision.
      si vous allez , dans un état d’esprit « consumeriste » dans un commerce « non indispensable » avec l’hypothèse de vous retrouver « confiné » eventuellement , les commercants risquent de râler et les clients se faire rare , non ?
      nos sociétés en pleine « depression collective » n’ont plus suffisamment confiance en elle pour en accepter les règles.
      on restera donc avec un R0>2. surtout avec une reouverture des écoles !!! » (le conseil de l’ordre des médecins est contre)
      vont se succéder confinements-déconfinements réguliers .
      bonne nouvelle , on va casser cette mentalité consummeriste.

    2. On vous écoute.

      L*********** M*:
      « Personne ne rentrera en même temps, de la même façon » à l’école le 11 mai.

      On peut imaginer la suite.
      Le ministre de l’Industrie:
      « Les entreprise ne ré-démarreront pas en même temps et de la même façon » le 11 mai.

      Le ministre du commerce:
      « Les magasins ne ré-ouvriront pas en même temps et de la même façon » le 11 mai.

      Le ministre chargé du plan:
      « Nous n’avons jamais cessé de bosser ».

  16. Pour celui(celle) que cela intéresserait…
    Vu et entendu hier mercredi 15/4 vers 22h50 sur Tv LCI le prof PERRONNE ( non-affidé mais soutien intellectuel du protocole Didier dans un article relativement ancien répertorié dans nos commentaires ..mais aussi visible ici : http://www.francesoir.fr/societe-sante/christian-perronne-en-tant-de-guerre-la-vision-de-la-medecine-doit-sadapter-avant-quil ) déclarer ….(avec mes mots à moi ==> ) :
    1)  » J’ai effectivement observé quelques décès qu’ à priori nous avons estimés comme des « accidents anormaux =dûs à la HCQ+AZ » …mais à postériori on a observé ..(????autopsie???? ).. des dégâts cardiaques localisés à un endroit qui fait plutôt penser à une dégradation due au virus lui-même… ce virus peut donc attaquer le coeur  » …
    2)  » L’attitude suédoise ..( rappel = abandon protocole HCQ+AZ ).. tel que j’en peux juger , c’est du n’importe quoi  » … !

    1. « Bruit = Signal », dans ce dont parle le Pr Perronne.
      Ce cas de figure est un des terreaux du complotisme, du male-alpha-isme, du ventilateur à m… en général.

      Pas de lien à 100%, l’un n’implique pas l’autre, ce n’est pas ce que je dis,
      je dis « attention, c’est le terreau pour ces tendances ordinaires du monde sur-informé « moderne » « .

      1. Bien conscient..!. Mais suffisamment interpellé dans mon ciboulot ((( car ce n’était pas une « incise » par hasard dans une conversation sur un autre sujet ….c’était une séquence de plusieurs minutes où le prof Perronne était en direct avec le journaliste + un réanimateur (parisien?) qui s’est contenté de répondre , à son tour et sur une question du même genre , que lui , il appliquait les protocoles officiels et qu’il ne voulait pas se voir attaquer à postériori par des ayants droit sur le plan pénal… ajoutant clairement : même en cas de demande du malade ..!)))
        Sais plus à quel saint me vouer puisque j’y apprend que… contrairement à l’article désintox ( c’est vrai assez recherché sur sa syntaxe ) de « Libé » , même « Discovery » a du attendre la (veille de?) visite présidentielle au bar à Didier pour vraiment déroger à la règle par une pirouette administrative qui ne manquera pas de créer encore du retard quant à l’évaluation comparative des « traitements-candidats ».

        Pour clôture sur mon quart-d’heure de gloire-LCI d’hier soir , j’y ai appris par un gars de la marine (en skype-direct) que le CharlesdeGaulle , pendant son trip prévu de trois mois , n’a rien trouvé de mieux que de revenir faire une escale de trois jours à Brest …avec les retrouvailles qu’on devine… juste pendant la période mi-mars des élections… No comment sur la manière dont même(et surtout) certaines zotorités considéraient la dangerosité du C19… !

  17. J’espère utile (et intéressant..) de laisser cela ici , découvert ailleurs :
    https://www.pourlascience.fr/sd/biologie-moleculaire/cytokines-et-sensibilite-aux-maladies-4033.php

    Long , mais assez clairement écrit pour que l’esprit (« normal » dont je fais partie.. ) conserve et intègre la substance de l’information.
    Suffisamment détaillé pour que chacun apprécie l’immense complexité du phénomène et des interactions qui s’y déroulent…

    Tout cela pour en arriver à ce fantastique(selon moi..) montage de 2 commentaires :
     »  » Une seule conclusion m’est accessible après un rapide survol de cet océan de complexité :
    quand on voit tout ce qu’il faut maîtriser pour comprendre un seul phénomène biologique, on imagine l’abîme d’ignorance dans lequel vivent nos spécialistes , puisque , à côté de l’énormité des données qu’ils ont présentes à l’esprit , il y a l’énormité mille fois plus énorme de celles qu’ils ignorent nécessairement ;
    un abîme d’ignorance qui est à peine moins profond que celui dans lequel nous vivons notre vie d’ignorants de tout.
    De l’ignorance relative des spécialistes découlent l’incohérence et l’absurdité , parfois manifeste , des politiques que nous subissons.
    Le bon docteur Véran et le bon docteur Salomon seraient-ils capables de comprendre cet article ?
    Depuis quand?…D’en résumer les grandes lignes ?… Combien y -a-t-il d’articles du même niveau de complexité en circulation sur des sujets pertinents pour l’épidémie actuelle ?… Par quels relais nos gouvernants sont-ils susceptibles de déduire d’une science aussi océanique des mesures scientifiquement fondées de police sanitaire ?…
    Et c’est ce qui explique aussi sans doute que la seule réponse que tous ces doctes technocrates qui nous gouvernent ont été capables de donner est une réponse moyenâgeuse : la quarantaine…
     » « 

    1. @ Otromeros
      La complexité des « réseaux de signalisation » cellulaire fut en effet découverte au cours des années 80 et 90, et son élucidation, malgré des progrès dans les années 2000 2010 bute encore sur la difficulté intrinsèque du problème :
      On a du mal à avoir les bons chiffres pour les « constantes cinétiques » des N molécules engagées, et on raisonne sur des cinétiques enzymatiques simplifiées (je l’ai découvert il y a 4 ou 5 mois : equation de Michaelis-Menten).
      On fait donc une sorte de travail de type IA : spécifier pas tous les paramètres mais s’assurer raisonnablement que le modèle reproduit les comportements les plus importants qu’on observe dans ce « réseau ».
      La nature oscillante ou pas de ces boucles avec feedback et ampification/inhibition dans des boucles partielles est encore pas très claire malgré tout.
      Mais d’un autre côté, l’immunologie (comme science) s’est développée sans avoir recours au détail de ces voies de signalisation, autour de la logique principale antigène-anticorps, et ensuite (comme expliqué dans un article de Mediapart) les anticorps de plusieurs niveaux, les IgM généralistes et les IgG spécifiques et de longue durée.
      On est donc à un moment encore charnière, où d’un côté on connait assez les récepteurs/enzymes de surface etc. pour que les boites big pharma tentent de breveter des molécules par la description « par la fonction » : on doit mettre un groupe acide au pointX,Y,Z et a 2,4 nm en haut à gauche dans une orientation à 135°, un groupe amide, ainsi qu’un 3ème groupe à telle position & orientation etc., le tout définissant une « clé » qui doit agir sur une « serrure ». Sachant que le droit des brevets ne donne pas de validité au design « par fonction », l’irritant « faire en sorte » qui agace Jacques Seignan et dont abuse Attali (ce qui influence Paul ?). On doit donc pour les brevets spécifier un peu plus toute la chimie, la bataill e ayant sans doute évoluer depuis l’an ~2010 où l’on m’adressait la revue DDW (Drug Discovery World). Au hasard dans ce genre là :
      https://www.ddw-online.com/therapeutics/p322389-analytical-biophysical-tools-to-accelerate-discovery-of-therapeutic-antibodies.html

      Donc il ne faut pas connaitre ces réseaux, mais avoir une vision « intégrative » de tout cela, et de l’aspect « population », épidémie.
      C’est maintenant que je voie sur Mediapart la mention du pb « intrafamilial » qui démultiplie la souffrance des gens du 93 (en cas de contamination, ou pas l’anxiété quand on est dans un F3 à 6 , sans télétravail donc obligé d’aller à son job de caissier, de rentrer chez soi avec mille précautions etc.) .
      La réquisition des hotels pour gérer 4 000 personnes dans ce département était sans doute possible (30 hotels à 150 chambres ?), en gros 2000 atteints et 2000 qui seraient dans les cabinets médicaux au premières loges (le 93 étant sous-équipé). On va faire une relative hécatombe là où il y a l’aéroport d’affaire de Paris (Le Bourget) avec sa classe d’ultra privilégiés…

      1. J’ai été un peu elliptique sur mon moment charnière :
        d’un côté on a donc des idées très sophistiquées microscopiques sur les molécules,
        mais de l’autre on n’a pas les « poignées » pour piloter ces réseaux d’interaction et donc les dégâts de tel ou tel pathogène, comme on les aurait sur un carburateur ou un réacteur d’avion ou une voiture hybride.

        Par exemple, la toxicité du bon vieux paracétamol (200 morts/an) est vicieuse, elle est du aux produits issus de la métabolisation du paracétamol par notre corps, par le foie, etc. et intervient donct tardivement (>16h de mémoire) quand la personne a continué de se surdoser 5 ou 10 h ce qui en rajoute au début d’empoisonnement.

        (reprendre au « Donc il ne faut pas connaitre … »)

    2. Publié 20 ans après cet article de Pour la science, je viens de lire dans le numéro d’avril 2020 de Science et vie un article sur les anticorps monoclonaux. Même si l’article cite la maladie d’Alzheimer de manière quelque peu prématurée, ils agissent sur une liste impressionante de maladies:
      – Migraine chronique et épisodique          
      – Asthme allergique sévère
      – Myélome multiple
      – Maladie de Crohn
      – Cancer du poumon
      – VIH-1 multirésistant
      – Dégénérescence maculaire
      – Maladie d’Alzheimer
      – Leucémie aiguë lymphoblastique
      – Ebola
      – Diabète de type 2
      – Colite à Clostridium difficile
      (J’y suis d’autant plus sensible que c’est un de ces médicaments qui m’a évité de perdre la vue à cause de la DMLA.)

      1. En cherchant bien, on va trouver l’anticorps au
        – macronium difficile
        – EPRUS closurium pasglopus
        – masquia medinchina

        Sinon, sérieux, dans Mediapart aujourd’hui, on apprend que les soignants des grands hostaux parisiens n’ont même pas assez de bouffe lors de leur garde (cantine fermée, et autres incohérences de gestion)
        alors même que le nombre de geste et l’énergie (calories) ne se sont pas calmés bien au contraire,

        c’est pas des gardes en lisant le canard enchainé (qui ne fait plus que 4 pages en plus).

        On se demande où est passé le dernier % de l’esprit du Plan.
        Une armée de soignants, c’est encore humain, ça bouffe, ça dort, ça s’habille et ça cague.

        Et ceux qui ne pensent pas à ça vous encourage à applaudir à 20h, et ça leur suffit ?

  18. La publication de chiffres servant à la création de statistiques est un acte politique qui n’a rien à voir avec les mathématiques !

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