22 réflexions sur « PJ TV : « Le monde d’après… » – Invité Luc Dardenne, aujourd’hui jeudi 14 mai à 18h »

  1. C’est un nouveau concept ?

    Le commentaire avant , avec commentaire après obligatoire ?

      1. @juannessy
        Très belle chanson de Lavilliers, amplifiée par la chorale (même si elle ne vaut pas les chœurs russes – j’ai fini les Russkoffs de Cavanna et je me demande comment j’ai pu passer à coté de ça aussi longtemps).
        Je m’interroge quand même sur cette nostalgie de l’ère industrielle. Ne développons-nous pas une sorte de romantisme, un imaginaire du bonheur ouvrier ?
        N’est-ce pas une nostalgie d’intellectuels qui justement ont échappés à l’usine (je me mets dans le lot) ?

      2. Puisque c’est le calme avant la tempête, je vais en profiter pour raconter comment j’en suis venu à lire Les Russkoffs en plein confinement. Ce livre, il végétait sous une pile dans ma bibliothèque depuis une quinzaine d’années. Il est arrivé là à l’occasion de la vente de la maison de la grand-mère de ma compagne. L’un comme l’autre nous avons du mal à jeter des livres mais il faut bien trier quand même un jour ou l’autre. Cavanna, pour moi, c’était Charlie Hebdo (deuxième version – je n’ai pas l’âge d’avoir lu la première), c’est pourquoi je l’ai récupéré. C’est un lisant un livre d’universitaire sur le STO que j’ai réalisé ce dont quoi parlait ce livre et que je l’ai extrait du dessous de la pile. Mais finalement ce que j’en ai retenu, ce ne sont pas des matériaux pour l’Histoire mais, comme le dit si justement Paul, bel et bien la nostalgie du temps où nous étions immortels.

      3. @Juannessy
        Le drame humain c’est en grande partie comme vous dites « ce dont le travail peut être le support et le vecteur ».
        Mais qui peut regretter le travail à la mine ?
        L’aciérie, dans sa partie haut fourneaux est très spécifique. L’humain a encore son mot à dire dans les arts du feu.

      4. @Arkao :

        Certes ( et c’est bien l’esprit de ma « parenthèse » ) , mais , de ce que j’ai pu suivre aussi bien dans la fin des mineurs ( le déclin plus ou moins violent avait en fait commencé dès 1950) , que dans la fin de l’industrie métallurgique lourde ( et la machine outil française dont Sainté était resté le dernier bastion national , et je mets Manufrance à part ) , entre grèves , licenciements , préretraites , primes de reconversions , emplois plus ou moins bidons de compensation , stages de formation parking …. ce que j’ai vu de la peine et désespoir de celles et ceux pour qui leur vie basculait , c’est la même incompréhension qui dans la chanson de Lavilliers s’exprime par  » je sers plus à rien «  » quand je fais plus rien , je coûte moins cher que quand je travaille « .

        Derrière ça , je perçois tout ce qui était et reste inconcevable pour eux , qui trouvent leur dignité de femmes et d’hommes dans la peine qu’ils prennent à participer fraternellement à un effort reconnu comme socialement utile ( et on pourrait bien sur discuter des contradictions écologiques ou d’accidents du travail mutilants qui accompagnent leurs métiers ) , et qui les reconnait dans leurs droits de vivre « de leur travail » .

        C’est en cela que , si je vois bien ce que le RUS ou les gratuités peuvent apporter de fluidité et d’harmonie dans l’organisation sociale , je ne sais pas vérifier qu’ils peuvent encore rendre cette fierté d’être soi et avec les autres .

        La réponse doit sans doute passer par la place qu’on trouve dans une fin partagée , qui distribue les métiers par les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir , en corrélation au plus près des aptitude de chacun .

        Pas sur qu’une Constitution ( forcément mondiale d’ailleurs ) seulement économique y suffise.

        Ça vaudrait pourtant le coup de se retrouver aux terrasses pour fêter ça , si ça doit arriver .

    1. @Arkao :

      je mets une autre version de la même chanson , par le même interprète , qui me fait penser qu’il ne s’agit pas de nostalgie , mais d’un drame humain quand le travail disparait ( et peut être davantage ce dont le travail peut être le support et le vecteur ) :

      Je connais encore quelques uns des syndicalistes qui ont subi cette période . Je vous jure bien que ce ne sont pas des larmes d’intello qu’ils étouffent encore quand ils en parlent .

      1. Soyez gentil la prochaine fois de mettre le lien vers la vidéo plutôt que – comme vous le faites d’habitude – le lien interminable reprenant tout l’historique de la recherche qui vous a finalement mené là où vous vouliez aller.

  2. En somme , c’est pratiquement le seul qui n’est pas fan de cinéma , qui aura fait des commentaires sur cet entretien avec Luc Dardenne .

    C’est sans doute parce que j’y ai apprécié que la caméra soit en retard sur le réel .

  3. Le « Nouveau Monde » se prépare…. ((( sur Twitter )))
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    Macron déjeune aujourd’hui avec des économistes pour « penser les conséquences de la crise » (Elysée). Voici les invités : Daniel Cohen, Patrick Artus, Philippe Aghion, Laurence Boone, Gilbert Cette, Benoît Coeuré, Elie Cohen, Jean Pisani-Ferry, Philippe Martin, Jean-Luc Tavernier.
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    Réactions de Thomas PORCHER ( non invité of course.. ) ((https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Porcher))

    ## Les 3/4 soutenaient le programme de Macron. Donc un programme de coupes sur l’hôpital, de flexibilité du marché du travail, de baisse de la fiscalité sur le 1%, de privatisation, d’accélération de la mondialisation (CETA, etc)… Bon courage au monde d’après.
    #Philippe Aghion a défendu la loi travail (faudrait demander aux caissières ce qu’elles en pensent) et la flat tax (qui profite pour 2/3 aux 10% des français les plus riches)
    #Philippe Martin et Jean Pisani-Ferry étaient en charge de l’écriture du programme économique de Macron qui offrait + 20 Mrds de baisse de fiscalité aux ménages les plus riches et aux entreprises, et, pour compenser, retirait 25 Mrds à la sphère sociale (sur la santé notamment)
    #Par exemple, Gibert Cette prône un SMIC plus faible en région qu’à Paris. La pire des idées pour résoudre cette crise.
    #Elie Cohen est favorable à la privatisation d’ADP et à l’ouverture à la concurrence dans les secteurs de l’énergie et j’en passe…
    …………..
    ##Grosso-modo, sont présents à cette réunion pour écrire le monde d’après, ceux qui ont préparé pendant des décennies notre impréparation à une quelconque crise (qu’elle soit sanitaire, écologique ou financière). On est en pleine réécriture de l’histoire.

    1. « Un p’tit dernier pour la route » … (et dire que je trouvais récemment certaine vidéo de PJ déprimante..! )
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      MDP ce jour (Manuel Jardinaud). Extrait significatif :
      …  » D’abord en commission sous la forme d’une habilitation à légiférer par ordonnance, puis à travers un amendement gouvernemental pour l’inscrire directement dans la loi, l’exécutif a tout simplement révolutionné le CDD et autres contrats courts. Selon la proposition gouvernementale, une simple « convention d’entreprise » pourra fixer « le nombre maximal de renouvellements possibles pour un contrat de travail à durée déterminée » et « fixer les modalités de calcul du délai de carence entre deux contrats » .

      Déjà, la loi travail 2 avait largement assoupli les règles des contrats de ce type.
      Comme l’écrivait Mediapart à l’époque, chaque branche professionnelle peut désormais définir, dans le cadre des négociations qui s’y déroulent entre syndicats et patronat, la façon dont elle entend réguler l’emploi des contrats courts, notamment sur leur durée, leur renouvellement ou leur nombre total pour un même salarié. La seule règle qui s’applique désormais est fixée par la jurisprudence européenne : un CDD ne peut pas durer plus de cinq ans.

      Un palier supérieur est franchi puisque c’est désormais au niveau de l’entreprise , où le poids des syndicats est parfois très faible, voire inexistant, que les dérogations pourront être négociées pour tous les contrats courts signés avant la fin de l’année. L’une des seules « lignes rouges » brandies – et respectée finalement par le ministère du travail – par la CFDT et Force ouvrière en 2017 vole en éclat sous les applaudissements d’une majorité encore bien loin d’un quelconque virage social.
      …(…)…
      L’acrobatie sémantique est telle que Muriel Pénicaud affirme que ce nouvel assouplissement du droit du travail a pour but de « protéger les salariés les plus précaires » et éviter les « ruptures des contrats courts ». Étrange conception de la protection quand, au contraire, le gouvernement permet de graver dans le dur, et pour une durée de sept mois, l’abaissement des règles encadrant les CDD.

      Ironiquement, le texte va même à l’encontre de la doctrine que l’exécutif avait faite sienne pour justifier la violente réforme de l’assurance-chômage, jugeant que la multiplication des contrats courts – dont certains peuvent désormais être taxés – nuisent au marché de l’emploi.  » …

      Suffit pour aujourd’hui.

      1. En bien il n’est pas révolutionnaire, il est réformiste, à cause des « balles perdues. »
        Reste à trouver le moyen de mettre les intérêts privés hors de la sphère de l’Etat …

        Il pense que l’attitude des sociétés face à la pandémie est pour la première fois de l’histoire une attitude rationnelle, et non plus guidée par la religion. . Ainsi il constate que très marginaux sont ceux qui ont préconisé que nous nous en remettions à la Nature pour affronter la crise.
        Je pense qu’il a raison, si l’on exclue le cas Trump, ce qui n’est tout de même pas rien.

        Poursuivons le raisonnement et appliquons-le à l’économie. Disons que l’économie deviendrait réellement humaine lorsque le facteur religieux y aura reflué. C’est pas gagné, mais effectivement, avec la pandémie du Covid19, comme fait social total, il semble que nous fassions quelques pas dans cette direction. L’avenir dira si ils ont été décisifs.

        L’économie et sa mécanique céleste (i.e ses lois immuables extérieures à l’humain) cède le pas à une économie où la vie humaine l’englobe dans sa représentation et y reprend ses droits. Le choix de la vie contre la mort implique le choix d’une économie humaine par opposition à l’économie céleste celle qui se pratiquait par exemple dans les hôpitaux jusqu’à ce que l’on y pousse les murs, avec les paiements à l’acte et le flux tendu des lits disponibles. Cette gestion hospitalière avait toutes les apparences de la rationalité, mais c’était confondre le calcul dans un cadre céleste où l’humain n’est qu’une variable d’ajustement, avec la rationalité de l’homme qui pose ses propres fins et s’emploie à les atteindre, l’économie concrète ne pouvant alors être que l’émanation de fins humaines. Et plutôt que d’un homme abstrait encore faudrait-il parler d‘humains qui font société avec ce que cela implique de conflictualité.

      2. @Pierre-Yves Dambrine :

        Ça ce que pense Luc Dardenne d’abord , vous ensuite . Mais je demandais ce que Thomas Porcher pense de Luc Dardenne .

    2. Oui mais il fallait que Macron est une petite justification avant de leur payer un nouveau costume, à ces économistes, maintenant qu’ils sont à poil.
      « Je vous ai compris » va-t-il dire, et en conséquence, vous avez le droit de donner votre avis « nouveau ».
      La cordée, toujours la cordée. La voie, toujours la voie.
      Quelle montagne ?
      Quelle falaise écroulée ?
      Non, rien, tout va très bien au bout du nez de Macron, comédien de semaine (et président du dimanche).

  4. @juannessy
    merci infiniment pour Lavilliers, amoureux du Brésil avant qu’un cinglé fou furieux et dangereux arrive…
    En retour de la musique comorienne :
    http://www.maalesh.info/
    Et Nawal bien sûr avec sa musique soufie, https://www.youtube.com/watch?v=4c6Kjyx19Z0
    Les Comores sont aussi appelée les îles de la lune.
    Un handicap, celui dit « maladie des enfants de la lune « touche particulièrement les enfants comoriens. Leur scolarisation suppose un équipement spécifique des locaux.
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Xeroderma_pigmentosumet

  5. Bonjour,
    J’ai écouté la vidéo de Mr Dardene sur votre blog, c’était intéressant. Ce que je trouverai intéressant ce serait de faire un film entre le jour d’avant (certains citoyens précaires vivaient/vivant certaines étapes de leurs vies) et après, avec tous ces paramètres à venir. J’ai été très étonnée d’entendre, bien entendu, vous ne pouvez pas filmer un PDG qui prépare des lettres de licenciements à 5000 personnes. C’est ça l’idée détonante. !! Un film où tout se regroupe (les stupeurs, les peurs, les joies tout s’entremêle) et c’est cela dans la vie de chacun et à chaque instant et époque. Et en écoutant la vidéo de Mr Dardene, j’ai soudain penser à Mr Testard (biologiste vie de la nature)…Cela m’est revenu dans l’interstice de neurones. Je fais un lien avec des notes prises lors de l’audition de la vidéo de Mme Cynthia Fleury du 19/03/2020. Elle a parlé du réductionnisme de tout. Le temps est nécessaire, de violence performative. Le temps peut être un allié, le souci de la nature par rapport à la capacité. Créatif dans le déni. Conflit psychique c’est très intéressant d’un point de vue perso, mais collectif – c’est parfois difficile de changer – principe de réalité ou non. Process de l’oubli. Le langage est créatif.

    J’aimerai aborder avec vous ce qui peut arriver à certains. Le développement du cerveau de l’enfant de 0 à 20 ans, élément très important dans la vie. Avant d’écrire la prochaine phrase, je sais, il faut l’oubli. Je tiens à faire référence à Madame Camille Schaefer qui parle de : BRISER LE SILENCE – 13 MAI 2020 – LE DIRE, C’EST RETROUVER LA DIGNITÉ ET L’IDENTITÉ PERDUES : rétablir des connexions avec le monde. Le dire c’est pouvoir à nouveau “être-au-monde” et sortir de l’impuissance dans laquelle il avait été renfermé». Article Médiapart du 13/05/2020 à propos de 4 millions d’enfants non protégés par la justice…Soit l’unité retrouvée, perdue. (conflit psychique, incompréhension – amnésie)…Et par la suite, je tiens à parler de l’eugénisme ou amélioration du fœtus (sélection des yeux, de la performance) et je rajouterai à cette ligne la vente de bébés en ligne. Dans la performance, je rajouterai l’indispensable sécurité au niveau du cerveau et de l’I.A qui détectera certaines maladies. Bien souvent, c’est le bavardage mental et les influences extérieures reçues qui nous ont nous fait dévier de notre vraie trajectoire de quelques voies/chemins, peu importe. Je mets ceci en lien avec l’I.A et la détyronisation (ou vieux schémas) – (un doc. du 20/11/2017) que j’ai lu il y a longtemps sur votre blog). Tout ce que je vous écris vient dans l’instant (T) comme je l’appelle. Je rajouterai tout un long processus et travail. Quand l’on vous confirme tu es nulle…l’OUBLI au OUI !et à ce jour, c’est important de le dire. Je vais faire également référence ici à Mr Grégoire BORST, spécialiste des neurosciences cognitives de l’éducation au laboratoire CNRS de l’Université Paris-Descartes : les politiques auraient dû sensibiliser l’opinion au fait qu’ils pourraient prendre inévitablement, dans une situation pareille des décisions irrationnalles. (G.B) . Mr Daniel Benamouzig, sociologue parle : d’aspirations civiques que ni la science, ni l’ordre politique traditionnel, particulièrement sous la 5ème république, n’intègrent facilement. Eléments à évoluer vers plus de participations. Un COMITE DE LIAISON CITOYEN.

    Mon travail personnel, me permet de mieux comprendre certaines choses, c’est un long chemin. (ne pas s’accuser, ce sont des éléments qui se sont passés il y a longtemps). Il faut être scientifique pour pouvoir le comprendre et lire certains documents scientifiques. Personne ne vous l’explique. Et pour finir, je rajouterai ces dates/années qui me semblent très importantes : 1962 – 1974 – 2001 – 2020 (à méditer). Isabelle.

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