Le décès de M. Adama Traoré

Vous savez qu’au Blog de PJ nous aimons bien mener nos propres enquêtes. Et nous trouvons souvent la réponse.

Allons-y, la vidéo du Monde est excellente.

Première question de ma part [15h03] : Pourquoi M. Adama Traoré est-il au sol, enveloppé dans une couverture, quand les gendarmes le trouvent au domicile de M. K qui les a appelés ?

Deuxième question de ma part [17h20] : Comment se fait-il que quatre années d’enquêtes n’ont pas retenu comme hypothèse, la remarque de simple bon sens de Thomas Jeanson :

M. K a été plus sensible à la paire de menottes qu’au malaise de son visiteur, il a eu peur pour lui même, et il a fait comme dit PAD, le 17 au lieu du 15.

Troisième question de ma part [17h22] : (Je m’adresse aux médecins, physiologues, etc.) M. Traoré tente d’échapper au gendarme qui le poursuit, sur une assez longue distance. Est-il envisageable qu’une telle course puisse provoquer une crise cardiaque chez une personne sans condition préalable ?

Quatrième question de ma part [20h04] : Pourquoi (voir commentaire de CloClo), une question qu’il ne nous a fallu que 5 heures à résoudre ici (à 4 ou 5) a-t-elle été considérée comme insoluble pendant quatre ans (et continuera d’être considérée insoluble ad vitam aeternam, personne – aux endroits qui comptent – ne payant aucune attention à ce que nous pouvons dire ici) ?

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49 réflexions sur « Le décès de M. Adama Traoré »

  1. Rien que le fait qu’on est différentes versions et des hésitations de la part des professionnels devrait être déjà être suffisant pour justifier des mises à pieds. pas sérieux

    Aussi, c’est quand même insupportable que certaines personnes Politiques et médiatiques se permettent de dire
    « Le gang » Traoré. Inadmissible.
    Comme si avoir des membres de sa famille repris de justice justifiait une condamnation à mort. En plus salir un nom déjà peiné.
    Merci de parler de ça M’sieur.

  2. Réponse :

    Il ne tenait plus debout, et une fois allongé, Mr K l’a couvert comme il est assez commun de faire en pareil cas.

    Mr K a été plus sensible à la paire de menottes qu’au malaise de son visiteur, il a eu peur pour lui même, et il a fait comme dit PAD, le 17 au lieu du 15.

    1. Cher Thomas Jeanson, vous avez vu que j’avais l’intention de numéroter mes questions.

      Deuxième question de ma part :

      Comment se fait-il que quatre années d’enquêtes n’ont pas retenu comme hypothèse, votre remarque de simple bon sens ?

      (Je sens que nous avançons !)

      1. Deux solutions :

        – Soit le  » simple bon sens  » est devenu tellement rare, que nous sommes les premiers à évoquer cette possibilité.

        – Soit cette hypothèse de la personne ne tenant pas debout a été écartée volontairement, tellement elle pose de question sur la suite ( trois personnes sur une personne qui ne tient pas debout )

        La question suivante qui me vient, ce serai  » Mais qui donc, a mené cette enquête ? « 

        1. Allez :

          1) M. K trouve devant sa porte une personne en très mauvaise santé, avec des menottes. Il le couche, le couvre d’une couverture. Il fait le I7 au lieu du 15, vu les menottes.

          2) Les gendarmes arrivent au domicile de M. K. Ils ne se posent aucune question à propos de M. Traoré, vu qu’on le course depuis un moment. On applique sans se poser de questions, la procédure : immobilisation, etc. Qui en l’occurrence est catastrophique (vu que [hypothèse plausible] M. Traoré est en réalité, en réelle détresse physique à ce moment-là).

          Hypothèse provisoire : personne ne veut d’emmerdes :

          1. M. Traoré, en possession de 1.380 €, d’origine problématique ;
          2. M. K., qui n’a fait qu’ouvrir sa porte à une personne en détresse physique, l’a couché et recouvert d’une couverture ;
          3. Les gendarmes, qui coursent M. Traoré depuis un moment, et se contentent de suivre la procédure, sans trop se poser de questions.

    2. Voilà,

      Il est mort à cause de la peur et de la bêtise. Sans les menottes, ce sont les pompiers qui seraient certainement intervenus… Quand quelqu’un tombe au sol on téléphone au Pompier ou au 15 naturellement, là les menottes ont inversées la donne. Mauvaise pioche.

      1. Pour savoir de quoi il est vraiment mort , il faut d’abord pouvoir connaître le rapport d’autopsie . Si c’est d’un malaise cardiaque , le rapport donne tous les éléments pouvant déterminer s’il y avait un « terrain favorable  » ou pas , et les faits ou ingestions qui ont pu aggraver la situation . Il ne se prononce par contre pas en général , sauf évidence , sur le pronostic favorable ou pas d’une prise en charge .

        S’il s’agit bien d’une crise cardiaque , le ratio généralement admis c’est que l’arrivée au bloc du CHU doit avoir lieu au maximum dans les trois heures qui suivent le malaise pour se donner une chance d’en réchapper ( cela est bien sur fonction de la gravité des lésions provoquées par la crise , et certains y restent « sur le champ » )

      2. Si le juge n’arrive pas à avoir un avis cohérent sur les précédents rapports d’autopsie , et qu’on ne peut donc définir de quoi est mort Adama Traoré , je ne vois pas bien comment il s’en sortira .

        Ou plutôt si , je le sais pour avoir vécu une situation comparable avec l’institut médico-légal de Lyon : au bout de quelques années : non lieu .

    3. PAD a dit : « Qui est ce M.K qui n’appelle pas le SAMU? » et vous avez dit « et il a fait comme dit PAD, le 17 au lieu du 15. »
      PAD n’a pas lu le rapport écrit de la vidéo du Monde, le voyant comme illisible 🙁

  3. Oui la mort d un voyou hyper récidivIste , a trop jouer avec le feu ……
    Remarquez il se serait appelé Jean ou Henry , il aurait obtempéré et serait toujours la !
    Sincèrement pour qui cet inutile nuisible est t il une perte ?
    Vous sombrez dans le populisme racialiste !
    Je sent que nous reculons , a toute vitesse !

    1. Hmm… j’ai l’impression que (comme souvent hélas [3 fois hélas !]), la contribution de la main du Kremlin rendra la question moins soluble, plutôt que davantage.

    2. « Sincèrement pour qui cet inutile nuisible est t il une perte ? »

      ? ? ?

      Vous Rendez-vous compte de ce que vous dites ? Insulter la mémoire d’un innocent petit homme mini délinquant.

      Si j’étais sa sœur, j’engagerai un hacker, pour trouver votre adresse IP et vous faire ravaler vos odieux propos.

      1. *Ensuite il y en a qui trouveront que par mon acte j’ai été nuisible et d’autres qui diront que c’est par vos propos que vous l’avez été.
        On fera une bataille navale et Paul fera l’arbitre.

  4. Le fait que M. Adama Traoré ait été trouvé, d’après les déclarations des gendarmes (contradictoires sur d’autres points), sous une couverture, et couché, était enveloppé dedans, interroge autant que le témoignage de M. K (qui n’appelle pas les secours, mais la police ?) se contredisant, est contredit, confronté par les faits filmés… de la course devant une caméra – les mains libérées, dont l’une portait les menottes défaites – du présumé innocent « suspect », certes, mais surtout victime, qui décédera, quelques temps plus tard.

    Pourquoi les contradictions de ce témoignage (de M. K), n’ont pas été confronté devant un juge, des jurys, et avocats… aux faits (la course filmée de la victime, mains libres, menottes pendantes contredit la découverte du « suspect présumé innocent, avachi et assis, dos contre une porte, les mains dans le dos. Et si la victime trouvée par le témoin dans sa première déclaration, était réellement menottée mains dans le dos, pourquoi les gendarmes alors, auraient eu besoin de la maîtriser avec force « proportionnée », par la technique du placage ventral, si contestée, et à plusieurs qui plus est …?) par rapport aux changements, incohérences, des déclarations du témoin et des gendarmes…?

  5. « un trafiquant de drogue est décédé parce qu’il s’est enfuit et a tenté de résister à son interpellation »
    « un homme de couleur est décédé après avoir été malmené par des gendarmes »

    La même réalité, deux interprétations.

    C’est à la justice de trancher, certainement pas à un journaliste du monde, ni à moi, simple internaute.

    1. S’il fallait seulement donner satisfécit – à votre façon de mettre dans le même sac trafiquant de drogue et homme de couleur – et s’agenouiller seulement, mains sur la tête, face contre un mur… en obédience aux ordres de la manière de présenter la « vérité », de « l’autorité suprématiste » et de toutes les déclarations de la com’ du « bras armé de l’État », de la préfecture, des syndicats de policiers (d’extrême droite pour certains) et/ou du devoir de réserve des policiers, gendarmes, ses subalternes « zélés » en somme… pourquoi aurait-il besoin de contester, pour l’aspiration populaire à plus de démocratie, l’insuffisance de transparence, les doutes sur la séparation des pouvoirs entre exécutif, législatif et judiciaire (la guerre entre entre le judiciaire et la police vous dit peut être quelque chose…?), et de remettre en cause l’équilibre entre ces pouvoirs (monarchiques d’héritage « culturel » et « civilisationnel »), et le besoin d’avoir toujours plus de contres-pouvoir, comme l’indépendance, la neutralité l’impartialité et le pluralisme médiatique, soucieux de respecter le droit de savoir de la citoyenneté…?

    2. Déjà si on pouvait éviter les « un homme de couleur » ce serait pas mal.
      Les blancs qui utilisent cette expression se couvrent de ridicule, en plus de faire injure à la personne en question !
      On dit « un homme noir ». Ce n’est pas un gros mot.
      Merci

  6. Suite et fin du commentaire (Juillot Pierre 17 juillet 2020 à 17 h 24 min). Comme je suis parti de l’hypothèse que l’affaire de la découverte dans une couverture du « suspect » présumé innocent, allongé par terre, main au niveau de la poitrine, me faisait penser à ce genre d’autres affaires, dans lesquelles bien des étranges affaires, viennent encombrer, interférer, la sérénité et célérité de l’enquête judiciaire… j’ai choisi d’aller vers une possible conclusion alternative, plus éclairante, peut être à tort.

  7. – première question :le plus simple est de la poser à monsieur K. Subsidiaire : qu’est devenue la couverture ?

    – deuxième question : le plus simple est de la poser au juge et aux avocats des deux parties .

    – troisième question : je ne suis pas toubib , mais après deux crises cardiaques et deux stages de rééducation de 3 semaines , j’ai suivi les indications de pas mal de soignants et entendu les témoignages des autres membres du groupe ( une quinzaine chaque fois ) . J’ai appris qu’au delà de l’usure du temps et de la vieillesse , les facteurs favorisant grandement le risque cardiaque , quelque soit l’âge , sont :
    – l’hérédité prédisposante ,
    – le cholestérol ,le surpoids ,
    – le tabac et les drogues ,dont cannabis ( cas d’un jeune sportif de 30 ans du groupe de ma deuxième fois ) . L’augmentation du nombre de cas chez les femmes , jusque là plutôt très épargnées , est en particulier due à cette tentation des dames de faire aussi bien que les messieurs côté cigarette , depuis une quarantaine d’années .
    – le stress violent ou accumulé ,
    – le manque d’activité physique minimale ( maladie du siècle et même avant )
    – autres pathologies effectivement pas toujours préalablement décelées ( cas du fils d’un copain qui est mort à 21 ans dans les cages de son équipe de foot , pourtant sportif accompli suivi physiquement parle staff médical du club ).

  8. Incidente, d’après la réaction d’une connaissance qui disait « oui mais c’est un incendiaire »:
    Ne pas confondre avec Hadama Traoré, homonyme au H près et du genre bien allumé sur les « luttes communautaristes ».
    Je me demande si une certaine presse n’aurait pas cédé à la tentation d’exploiter la bête homonymie.

    Fin de l’incidente

  9. Expérience personnelle , s’agissant du temps de course avant malaise :

    lors de ma première crise cardiaque , je faisais du ski de fond aux confins au dessus de La Clusaz ( la rouge des Gollets pour ceux qui connaissent ) et j’ai pu apprécier a posteriori qu’entre mes premiers essoufflements bizarres et l’arrêt buffet , j’avais quand même fait environ 1,5 km ( soit 7 à 8 minutes d’effort environ ). Puis ça a été secours de pistes , sapeurs pompiers , samu , chu .

  10. La peur pour certains, préjugé pour d’autres ?
    Il semblerait que ces trois policiers ont dès le début sous-estimé certains signes de faiblesse de Traoré, du fait qu’ils savaient qui il était ?, et avaient du coup, un « apriori » négatif, voire très négatif sur lui. Aussi, ils pensaient que c’était un simulateur. Et cet apriori peut avoir altéré sensiblement leur comportement, en perdant en quelque un certain « sens de l’objectivité », ou du moins, en ne prêtant pas assez attention au malaise flagrant de ce jeune homme… Ce qui est grave.

    1. La référence au « simulateur » s’inscrit nolens volens dans la longue suite des préjugés sur les noirs.
      Faute de pouvoir l’essentialiser (« voleur, paresseux », ce qui aurait dérivé il y a X décennies en un « il l’a bien mérité »), on prend la tangente:
      Son essence est de nous faire ch… en simulant, donc on n’a pas à se préoccuper de sa « vraie » essence, un humain qui a envie de vivre, qui n’y est pas arrivé mieux que par des combines ou trafics et des faits de petites délinquance, et qui, même soupçonné d’être simulateur, ne serait pas traité ainsi s’il était blanc. Quand nos forces de l’ordre ont tué des « blancs » comme Rémi Fraisse, l’enchainement était autrement multivoque, et la victime pas choisie en tant que telle.

      Dans le cas d’espèce pour M. K., il y a en effet plein de raisons que lui aussi soit dans l’évitement des emm… de toute sorte et comme il a vécu ces quelques minutes avec toutes ces pensées en lui, il lui est forcément délicat de délivrer un témoignage froid et rationnel. Qu’il fasse involontairement de la non assistance à personne en danger dans un tel contexte serait dans la logique du tableau général. Un juge avec de la … jugeote … aurait-il de la peine à adhérer à ce tableau ?

  11. Salut,

    Comme pour les crashs d’avions il n’y a jamais qu’une seule cause à un drame…

    Le bonhomme a un vie un peu décousue sur le fil, comme son frère, qui en fait ce que l’on appelle un délinquant, ce qui contrairement à ce que dit ce pauvre « Main du Kremlin », dont l’orthographe est tout aussi déplorable que la mienne, n’en fait pas un nuisible inutile, et accessoirement une maman, un papa et une famille en a quelque chose à faire à minima quant à la perte occasionnée par son décès. Et je les comprends bien.

    De là, au lieu de rester et d’accepter le contrôle, comme les braves gens biens intentionnés (comme dirait Brassens) pensent, vu l’argent sur lui, et le shit, il s’enfuit, c’est d’un banal, alors que c’est son frère qui est recherché en fait. Pas de chance : première erreur.

    Puis la course, et le truc le plus dingue de mon point de vue dans cette histoire, c’est lorsqu’il est interpellé dans le parc la première fois et menotté, mal en plus, c’est que les 2 gendarmes ne le ramènent pas ensemble, et que le gendarme restant se fait dépasser, déborder par un inconnu. Pas de chance, deuxième erreur.

    Puis à nouveau course, et a priori assez gros problème de santé dans ce moment car le gars se retrouve assis lourdement contre une porte… La porte de monsieur K. Monsieur K, voit les menottes on dirait, et prend certainement peur, car malgré le malaise du bonhomme, il appelle le Police secours au lieu des Pompiers, mais il le rentre chez lui en le tirant semble-t-il. Monsieur K n’a aucune notion de secourisme, il le laisse sur le ventre, mais le couvre d’une couverture Pas de chance et troisième erreur.

    A partir de là, les 3 gendarmes, dont 2 qui ont coursé Adama Traoré, ré-interviennent et eux seuls. Ils doivent être passablement énervés de ce qui vient d’arriver juste avant. Le gars est au sol, sous une couverture. Dans le doute, ils lui repassent les menottes « correctement » cette fois selon la procédure semble t-il d’une interpellation classique, ce qui implique selon moi en réalité les genoux sur Adama de part et d’autre pour s’éviter tout mouvement intempestif du contrevenant dans cette action.

    Ils ne voient plus un être humain au sol en situation de faiblesse vitale, mais un mec qu’on vient de courser, qu’on a attrapé, mais qui grâce à l’intervention d’un tiers s’est encore échappé, et donc là hein, faut pas déconner, pas DEUX fois ! Alors que c’est un simple individu, K, qui vient de les appeler car AT avait semé ses poursuivants. Il les a semés, mais reste à terre chez un inconnu pour simuler et à aucun moment nos 3 gendarmes ne s’interrogent … ? Courageux mais pas téméraires, les gendarmes, quatrième erreur. (Quand je dis qu’il y a un TRES gros problème dans le recrutement et la formation des Forces de l’Ordre…)

    Après on ne sait pas, ou je n’ai pas entendu, si le bonhomme sort de chez M. K en marchant de lui même entre les gendarmes ou non, est-il porté, supporté ? Pas vu d’info sur le sujet. Mais le bonhomme continue son malaise et perd connaissance dans la voiture de patrouille et arrive inconscient à la caserne.

    Après, la bêtise et la méfiance habituelle des Gendarmes deviennent mortelles : tout contrevenant, délinquant, simule, donc Monsieur Adama Traoré simule. Donc RAB (Rien à Battre). Cinquième et dernière erreur.

    Triste histoire de la bêtise ordinaire qui a plein de moments aurait pu avoir une issue moins dramatique.

    1. Les plaques de Reason conceptualisent bien le principe d’enchaînement de défaillances amenant à un incident/accident mais elles ne résolvent rien.
      Elles ne sont qu’une façon claire d’illustrer ce concept de « chaîne de sécurité » . Chaque maillon doit alors recenser les risques inhérents à son activité et tenter de trouver des parades pour limiter la taille et le nombre des « trous » de ses plaques tout en restant assez lucide pour comprendre que jamais, il ne sera possible de tous les faire disparaître.

  12. quatrième question :

    – qu’est ce qui vous fait  » juger » que cette hypothèse provisoire est la bonne ? Qu’en pensent les avocats d’Adama Traoré ?

    – faudrait savoir : on lit  » commente sauver l’humanité » à l’Elysée et Matignon , mais personne ne lit le blog ?

    – quatre ans , est ce suffisant pour que les responsabilités de chacun soit pesées , digérées et admises par chacun et que  » justice soit rendue » ….et acceptée parce que comprise comme acceptable par chacune des parties , dans le seul cadre de la justice ?

    – on peut être bon Sherlock Holmes mais juge catastrophique ….

  13. La connerie n’est pas démontrable (la vérité judiciaire repose sur la preuve), en plus elle est très bien répartie entre les protagonistes dans la succession d’erreurs décrite par cloclo.

  14. Ce garçon n’aurait jamais dû mourir.
    Les policiers sont là pour interpeller, c’est la justice de décider de la culpabilité de quelqu’un. Or, les apriori , le racisme et le manque de formation conduisent à un comportement délictueux.
    Ca c’est pour les policiers.
    Concernant les défenseurs de Adama et les mouvements antiracistes , ils ne misent vraiment pas sur  » la bonne victime » pour défendre leur cause.
    Il semblerait que la famille a souvent de maille à partir avec la justice.
    Facile donc pour les racistes de tout poil d’accuser la victime et défendre les policiers violents.
    Je sais que mon propos peut-être mal interprété mais c’est mon opinion. Si j’étais militant dans une association antiraciste je ne choisirais pas Adama comme etandard .

    1. J’ai l’impression que vous donnez (involontairement) la réponse (en en offrant une illustration de plus) : toutes les parties en cause se sont aussitôt envolées dans des considérations annexes, mettant entre parenthèses la question qui était posée : que s’est-il exactement passé ?

      Même Le Monde se satisfait de « pour une raison inconnue, il est partiellement drapé dans une couverture ». « Pour une raison inconnue » ? Après 4 ans d’enquête ? Et alors qu’il suffit de demander à M. K pourquoi ?

      1. Salut Dimitri,

        Ca farte ? Bah tu vois moi je vais te dire une chose absolument incompréhensible au premier abord pour les gens biens intentionnés. Mais si tu veux bien me suivre dans mon cheminement intellectuel (blague :D, je suis con à bouffer du foin, j’ai juste vécu), dans mon expérience d’être vivant, tu vas voir que si, Monsieur Adama Traoré, qui a une sale tête, selon les standards en vigueurs, est en fait l’étendard le mieux ajusté contre le racisme.

        Même si je pense profondément que la majeure partie des forces de l’ordres présente un biais foncièrement raciste et violent envers la population, je ne pense pas que la majorité se lève le matin en se disant qu’on va éliminer physiquement une vermine. Encore que… Mais non.

        Franchement Adama, dans ma vie à moi, comment dire, ce monsieur n’existe pas, mais si vraiment je me penche en tant qu’être humain dans cette histoire, et simplement sans aucun jugement moral, mais dans le simple déroulé des faits sur quelques dizaines de minutes, il y a à la vérité une profondeur humaine et humaniste qui devrait selon moi toujours être présente à l’esprit et interpeller chacun qui se proclame digne et honnête devant ce que collectivement nous avons dessiné comme étant notre particularité spécifique absolue, ce qui n’est même pas vraie quand on a déjà regardé un chien ou une tourterelle, la compassion et l’empathie, et là je viens de te perdre dans une phrase à rallonge, et fait un peu un effort toi même pour la ponctuer, bref, donc, c’est toute sa vie et sa misérable mort qui font en fait de ce monsieur, qui n’y a possiblement jamais réfléchi et encore comme le savoir autant adama le soir il se disait merde, putain le ciel est grand pourquoi je galère ainsi, bref, bref, il est je pense le meilleur drapeau possible contre la violence policière et le racisme ordinaire. Car lui il cumule. Et rien de mieux que les cumulards pour enseigner à qui veut apprendre !

  15. en écoutant aujourd’hui une émission de FranceCulture sur la prostitution (La Grande Table, pas avec Olivia Gesbert, mais Maylis de Besserie, …) , où un écrivain est allé essayé de faire des ateliers d’écritures dans les endroits les plus improbables de la francophonie pour ces prostituées (« travailleuses du sexe »), il est arrivé en effet à cette constatation un peu inattendue :
    Que ce n’est pas leur « occupation » de prostitution qui leur « entretient le malheur », mais la trajectoire qui les a menés là. Le fait par exemple dans un pays africain d’avoir été accusée d’être sorcières ou ensorcelée, pour ne pas être un poids à ses parents, et d’être ensuite « récupérée » par les proxénètes qui attendent ce gibier et connaissent leurs goûts d’adolescente pour les attirer (et elles savent aussi déjà ce qui les attend néanmoins). Et c’est dans ce fait d’avoir été rejetée par sa famille, de se demander tout le temps pourquoi on n’a pas le minimum d’amour qu’on devrait toujours mériter, qu’est la blessure, du moins celle qui ressort dans les « ateliers d’écriture » (qui deviennent des séances de demi-psychanalyse si j’ai bien compris, ou des interviews assez libres, écoutez l’émission pour les détails).

  16. Si l’on se doit d’examiner à la loupe toutes les victimes du monopole de la violence étatique, alors quid de toutes les victimes de la violence non légitime du travail, de la pollution de l’environnement et tout simplement de la violence sociale ?
    Mais à quelle aune donc, sinon symbolique, jaugez-vous le cas Traoré
    , quand l’histoire de l’humanité est jonchée de cadavres, d’atrocités, qui n’ont point disparues, sinon dans votre idée que la monde est désormais domestiqué, que la pulsion est contenue, et que tout forfait contre la vie humaine est l’œuvre d’un intolérable parjure au consensus sociétal.
    Faire de ce cas l’horizon de tous les maux mortifères qui rongent la fraternité universelle, c’est avoir le panorama bien rétréci et l’idéal très haut placé, la mort d’un Homme est toujours une tragédie, mais la vie est suffisamment tragique pour ne pas l’étrangler avec l’angélique point de vue qu’il ne doit jamais y avoir de victimes quand la violence reste un instrument institutionnellement usité.
    Tout cela pour signifier de mon côté, le ras-le bol de la victimisation de ceux qui jouent avec les limites du pacifisme étatique – si la police à des devoirs – les citoyens en ont aussi – qu’il ne mérite point la peine de mort, j’en suis certain, mais dans cette affaire l’erreur humaine est plus probante qu’un racisme institutionnel.

    1. Et si la défaillance venait peut-être de l’institution qui couvre un peu trop ses fonctionnaires quand il ne faut pas et les montre du doigt quand il ne faut pas.

      Balkany danse, Adama est sous terre.

    2. Les représentants des Institutions comme tu dis Julien, surtout quand elles disposent du droit légitime de la force, se doivent et doivent d’être encore plus exigeantes envers leurs membres que le simple citoyen envers lui même. Et le recours à la force doit toujours être, le dernier recours, et non le premier comme on le constate trop souvent. Il est totalement insupportable et intolérable et ne devrait pas accepter à aucun moment par l’Institution qu’un simple contrôle, ou une arrestation d’un citoyen pour un fait de délinquance entraîne la mort accidentelle du dit citoyen du fait des techniques d’immobilisation et du manque de formation et de réaction humaine.

      Ne pas comprendre cela, que c’est la base de la confiance, c’est ne pas comprendre la méfiance grandissante envers les Institutions. Mais il y a toujours des benêts qui trouveront que la personne l’a bien cherché, que c’était un parasite, un criminel ou au choix, selon les époques, les moeurs, un juif, un anarchiste, un noir, un arabe, un sauvage, un ennemi, un autre que moi ou les miens quoi… Triste sir.

  17. Quatre médecins spécialistes belges vont se pencher sur le dossier, l’on peut supposer qu’ils seront beaucoup plus sereins que leurs confrères français trop soumis à l’ambiance de l’exploitation de ces faits.
    Une chose est certaine en tous cas, c’est que s’il était atteint de sarcoïdose, cela a pu avoir des conséquences néfastes lors de la course poursuite où il a du mobiliser de manière importante sa CV (capacité pulmonaire vitale) car la sarcoïdose se traduit par la croissances de nodules dans tout le corps et spécifiquement dans les poumons ce qui réduit les échanges gazeux.
    Ma maman était atteinte de cette maladie et ne pouvait aligner 10 pas sans être essoufflée !

    1. Il existe des stades d’évolution de la sarcoïdose et un des rapports parle d’un stade II qui, en principe, permet une vie normale.
      Par ailleurs, AT était porteur d’un « trait drépanocytaire » mais on ne sait pas précisément lequel. Or, le risque de syndrome thoracique aigu, décrit par le premier rapport d’autopsie comme la cause de son décès, est différent selon le trait drépanocytaire (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6945380/)… Bref, les premiers experts semblent avoir omis de s’entourer d’avis spécialisés tel celui d’un pneumologue et d’un hématologue concernant les pathologies présentes chez AT pour estimer leur rôle précis dans le processus qui a mené à son décès et concluent, peut-être un peu vite, que ce sont ces pathologies qui sont à mettre en cause dans le décès.

  18. Mon cher clo clo!
    Je ne suis pas certain d’avoir saisi toute la subtilité de ton message.
    Moi je suis persuadé que la police, un rempart pour le pouvoir en place, est organisée et formée afin de ne pas être aimée par la population. Il ne doit pas avoir de connivence entre cette institution et les citoyens. Autrement c’est dangereux pour le pouvoir.
    C’est souvent l’armée, avec les soldats du peuple, qui fraternise avec la population jamais la police.
    Ca c’est pour les poulets! Pas celui de Jorion qui lui a cassé seulement une dent ! Violences des poulets.
    Concernant cette malheureuse affaire Traore.
    Il est très désobligeant pour les millions d’africains et nords africains, et autres, qui malgré des situations de conditions de vie similaires à la famille en question, ne tombent pas dans la délinquance.
    Pour moi les discriminations, et la misère peuvent être des explications mais nullement des excuses.
    Ce garçon donc ne méritait pas la mort, personne ne mérite pas la mort! La prison peut-être, encore que!!, je ne sais pas si c’est une solution aussi.
    On est dans l’impasse.
    Enfin en ce qui concerne la question de Paul jorion, je n’ai jamais été bon au cluedo.

    1. Salut dimitri,

      Evidemment que la plus part des gens sur cette Terre ne sont pas des délinquants. Enfin, si tu me permets de préciser nous dirons selon les Lois. Et c’est donc bien à mon avis, depuis les plus perdus/faibles qu’il faut toujours bien poser les jalons d’un refus net des préjugés et des violences procédurales régulières des Institutions car sinon les mauvaises manies, les pires habitudes « légales » ça déborde très vite avec le temps sur ceux qui « ne tombent pas dans la délinquance » comme tu dis. Tu captes ? les citoyens de partout en font les fait frais très régulièrement.

      1. Toutafe! Pas mieux! Juste qu’ils n’ont pas besoin d’excuses pour être violents.
        C’est la violence légitime mais toujours contre les mêmes. Et les « mêmes » ne sont pas toujours Noirs.
        Les « riens » selon Macron ont toutes les couleurs.
        On tape même aveuglement,! Sur des vrais blancs de souche avec un gilet fluo jaune.
        Donc pour aller plus loin , ce qui n’est pas l’objet de la question à P Jorion! Le danger est de remplacer la lutte des classes, la seule qui vaille, avec la lutte des races que certains, pas seulement les blancs , veulent ressusciter.

  19. Sans connaître l’identité, aurait-on une idée de la profession de M. K ?

    Par ailleurs, M. K dit avoir découvert Adama Traoré par terre au seuil de sa porte.
    Comment Adama Traoré est-il arrivé à l’intérieur de la demeure ?

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