Une réponse à Comment sauver le genre humain – À quoi bon penser à l’heure du grand collapse ? – Défense et illustration du genre humain, par G.J. CORBISIER

G.J. CORBISIER a déjà publié ici : « Le VIROSAPIENS », le 9 octobre 2018.

Le sentiment de dualité provoqué par l’identification au corps et à la personne n’a-t-il pas précipité l’humain dans un monde d’oppositions, de brutalités, d’injustices, de corruptions et de cupidités ? Même si au milieu de ces ruines poussent quelques fleurs des champs… En prendre conscience résoudrait d’une certaine façon les problèmes d’un ‘’monde d’après’’, qui de toute manière n’est que notre propre projection.

De l’HOMO SAPIENS VENENUM à l’HOMO SAPIENS LIBER

‘’A la redécouverte d’un antidote connu depuis des millénaires’’.

Pourquoi l’homme n’examine-t-il pas avec sérieux les raisons qui font que ses actions détruisent tant autour de lui, au point de l’empoisonner lui-même ? La Nature, elle, n’a qu’un seul ‘’objectif’’, la reproduction, et il n’est qu’à court et moyen termes. Court, de la fertilisation à la parturition. Moyen, de quoi amener, dans une sécurité et une condition physique suffisantes, à la période de reproduction. Pour ce faire elle multiplie frénétiquement les mutations et les espèces.

L’Évolution étant une construction aléatoire mais accumulative, la Sélection Naturelle nous a dotés de la conscience-réflexe destinée à nous assurer les meilleures chances de remplir cet objectif, prolongeant et amplifiant une évolution déjà amorcée chez certains primates supérieurs. En ouvrant la voie au développement hasardeux d’une personnalisation du corps elle aura accru le sentiment de dualité. Ce dispositif est différent du simple instinct, qu’elle complète, ou perturbe à l’occasion. Combiné aux côtés joueur, curieux, créatif et habile dont est doté l’homme ces différents caractères auront enclenché un phénomène cataclysmique dont l’humanité risque de faire les frais, entraînant avec elle une bonne partie de la biosphère. Qu’elle en ait longtemps bénéficié est un sujet de débat, et qui dépend du point-de-vue…

Car les caractéristiques dont nous sommes dotés nous amènent à peser également sur le très long terme, et souvent de la pire des manières. Notre capacité à développer, notamment, des matières de synthèse et notre incapacité à en planifier une utilisation avisée, accumule les causes de destruction. Car nous sommes par contre oublieux des leçons du passé et dépourvus de toute capacité de prévision fiable. L’IA, ce concept qui n’est qu’un extenseur, multiplicateur et accélérateur d’une pensée humaine mono-séquentielle lente, pourrait peut-être aider à compenser nos faiblesses en la matière. Las, utilisant les résultats d’un ‘’big-data’’ escroqué, cette technique algorithmiquement multi-prévisionnelle a peu de chances de nous aider. Pour des raisons évidentes dont la moindre n’est pas qu’elle ne sera pas orientée dans ce but par les détenteurs des données lui permettant de fonctionner, et que de toute manière on ne trouverait pas de consensus dans le choix des actions à mener.

En réalité le problème est dans le comportement même de l’homme, et dans cette conviction égocentrée qu’il a d’avoir le droit par nature de piller la biosphère. Et cela sans le moindre devoir de compensation, la Nature étant supposée s’auto-régénérer. Très gros consommateur d’énergie sous toutes ses formes dont largement fossiles, il est logique qu’il restitue les déchets toxiques de cette boulimie à une allure colossale. Grâce à une amélioration de l’hygiène et des traitements médicaux, ainsi que par une alimentation plus abondante, même si de moindre qualité, la population humaine mondiale est devenue, en quelques décennies, pléthorique. La propension à consommer tout ce qui se présente comme attrayant implique le concept de croissance. D’abord centrée en Occident, celle-ci est devenue une nécessité mondiale et exponentielle. Par contre la Société, tout en favorisant la diminution d’une fertilité déjà naturellement en baisse, reste braquée sur le concept de protection de la vie des individus. Il ne s’agit pourtant que d’existences. Elle inverse ainsi dramatiquement la pyramide des âges, au lieu de favoriser l’iVV, l’interruption volontaire de vieillesse. La Vie, qui anime toute la biosphère, homme compris, est apparue il y a bien longtemps et se prolongera probablement pour de longues années encore, évoluant peut-être vers des formes moins énergivores.

Nombreux sont ceux qui ont pris conscience de ces aberrations. Certains changent le cours de leur vécu avec conviction, mais avec peu d’impact planétaire. Les Etats, qui devraient prendre les mesures les plus significatives, sont eux embourbés dans les conflits d’opinions partisanes ou sont dirigés par des sceptiques soumis aux lobbies et/ou à des ego surdimensionnés. Fréquemment financièrement exsangues, ces entités sont peu efficaces et désespérément lentes dans leur action.

Les perspectives qui sont réservées à l’humain sont difficiles à évaluer, mais les jeunes sont de plus-en-plus anxieux de leur avenir d’hommes et femmes et de celui de leurs enfants. Suivant le point-de-vue leur angoisse est justifiée. Ou au contraire un nouveau destin, un Transhumanisme glorieux, est promis à l’Humanité. Ou à tout le moins aux plus nantis… A chacun de se faire sa conviction. Mais si on se réfère aux avertissements ‘’…peu seront élus’’ (Mt 22,14). Et une version, apocryphe, ajoute : ‘’… et debout ils seront Un’’ (évangile selon Thomas 23). En attendant un choix cornélien semble s’imposer : ‘’la fin du mois ou celle du monde’’.

Beaucoup voudraient enfin en avoir le cœur net et comprendre pourquoi une humanité pleine de promesses en est arrivée là. Que ceux-là se posent la question séculaire : ‘’Connais-toi toi-même’’. Se reconnaître en tant qu’issu d’une unité primordiale et non au travers d’apparences physiques et dans les multiples méandres psycho-cryptés de personnalités socioculturelles. Tenter ainsi de briser les chaînes de la conviction duale qui nous précipite dans un monde d’oppositions, de brutalités, d’injustices, de corruptions et de cupidités, même si au milieu des ruines poussent quelques fleurs des champs et la promesse de rares fruits.

Bien sûr notre marquage génétique ne changera pas. Il n’est pas question de forcer une mutation, qui a d’ailleurs peu de chances d’apporter la correction souhaitée. Mais il est temps que nous apprenions qui nous sommes, ou plus exactement qui nous ne sommes pas. Ce n’est pas parce que la réponse est complexe et difficile à concevoir et surtout à assimiler qu’elle n’est pas simple. Au point de passer sous les radars de notre attention, éblouie par la pyrotechnie d’un monde aux mille facettes, dans lequel nous nous tenons en héritiers réservataires uniques.
La recherche d’un équilibre personnel et donc de notre confort psychique est compréhensible. Le succès des techniques de pleine conscience et de méditation indique un besoin éloquent de notre époque. Mais elles constituent, sauf exceptions des édulcorations par rapport au sens réel de la méditation telle qu’elle était, et est encore, pratiquée dans les ‘’lieux de Sagesse’’. Là, la recherche du contact avec les profondeurs insondables de l’être priment. Elle commence et aboutit immanquablement sur l’observation de son surgissement dans l’existence humaine. L’enchantement libératoire que constitue la découverte de notre véritable nature constitue la source d’où jaillit tous les autres bienfaits.

La manière la plus évidente pour détecter cette réalité est d’observer le parcours existentiel usuel. Trois étapes d’identifications s’additionnent et nous convainquent de dualité. En ça elles nous abusent, nous détournant chaque fois un peu plus de notre source.

0.      L’embryon, doté d’une combinaison ADN aléatoire, naît muni d’un statut d’êtreté non définie qu’on pourrait appeler une conscience-base. Elle relève plutôt de la cognition corticale primaire et permet notamment la localisation dans l’espace dont bénéficient la plupart des animaux. Comme eux, l’homme vient à l’existence en totale dépendance de l’environnement. La mère (stricto sensu, puis en mode étendu) lui fournit ce dont il a besoin pour se développer. Mais très tôt des hiatus vont survenir, dus aux besoins essentiels non immédiatement satisfaits. Or tout notre fonctionnement cérébral est guidé par l’alternance des perceptions de désagrément et de celles de satisfaction.

1.      A l’issue de cette première étape s’installe une impression de séparation. C’est ici que le génome humain se différencie de nombre des précédents. La dualité entre ce qui fournit les satisfactions primaires et le sentiment de leur manque fonde la Conscience-réflexe, le ‘’Je’’, premier degré de l’identification.

2.      Ce ‘’moi-je’’ va se chercher un enracinement. Ce seront les sens, transmetteurs vers le système nerveux central des messages perçus tant en interne que dans l’environnement qui vont imposer, par défaut, cet ancrage. Ainsi s’affirme la somatisation, l’identification au corps.

3.      Vient ensuite le stade de la particularisation spécifique. Par une succession de définitions allant des identifications administratives à la lecture interprétative du regard des autres en passant par les fêtes anniversaires de naissance, les rappels d’appartenances sociales et généalogiques, l’affirmation de jugements péremptoires de la part des tiers et, pire, de celle des proches, des rêves adolescents… Le tout brassé par un mental qui agite et pérennise des impressions et des mémoires dont on sait les défaillances, s’appropriant sous la dénomination de volonté le hasard qui lui convient. La personnalisation, troisième étape de l’identification est atteinte.
C’est sur ces fondations friables et somme toute fictionnelles, que se construit le Soi. Cette conviction que vous avez d’être immuablement ‘’Vous’’, tout au long de l’existence et cela malgré les changements incessants.

La parole du Sage Sri Nisargadatta Marhaj (BSI), représentative de celle de tous les ‘’Éveillés Vivants’’ au travers des siècles aura des chances de devenir réalité pour ceux qui en prendront conscience.

Marhaj : ‘’En tant que personne […] vous êtes une calamité et une gêne dont il faut se débarrasser. En fait le but est de vous éliminer dans la conscience’’.

Visiteur : Si je suis éliminé que restera-t-il !?

Marhaj : ‘’Rien ne restera, tout restera. La sensation d’identité demeurera, mais il n’y aura plus d’identification à un corps en particulier. L’Être, l’éveil, l’amour brilleront de toute leur splendeur’’.

… Une promesse d’apaisement sinon de sauvegarde pour une Humanité prise dans une tornade dévastatrice. Pour peu que ceux qui aspirent à en bénéficier gardent le plus souvent le regard intérieur fixé sur le calme des profondeurs originelles, en même temps que de contempler et s’extasier sur le bouillonnement du torrent de l’existence. Pour s’apercevoir finalement que le Monde n’est que notre projection duale alors que nous sommes issus d’un Infini insondable. Car nous sommes les créateurs de cet univers pour lequel d’aucuns cherchent un dieu.

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38 réflexions sur « Une réponse à Comment sauver le genre humain – À quoi bon penser à l’heure du grand collapse ? – Défense et illustration du genre humain, par G.J. CORBISIER »

    1. Pas autre que vous-même. Un peu plus âgé dans la recherche de qui je suis. Dans cette mesure je peux peut-être préempter certaines questions.

      1. C’est pourtant un auvergnat qui ne connaissait rien à l’hindouisme , et qui est mort à 33 ans comme Jésus Christ ( on a même parlé de le béatifier ) qui écrivait aussi , dans toute la clarté de la langue française :

         » Tout le malheur du monde vient d’une seule chose , qui est de ne savoir pas demeurer en repos , dans une chambre  » .

        Mais il est vrai que , lui , avait l’honnêteté d’indiquer ,dans ses développements sur le divertissement , qu’il était conseillé que « l’homme ait assez de bien pour vivre  » pour que ça marche .

        J’aurais d’ailleurs plutôt écrit « assez de bien pour survivre  » ( le nécessaire ) , car avec le  » vivre » on est déjà dans le superflu ou en tous cas le  » bonus » .

      2. Vos conclusions plus ou moins empruntées à l’hindouisme sont en parfaite contradiction avec votre introduction. Vous dissimulez un certain « Deisme » derrière des notions telle La Nature qui aurait des objectifs et le hasard qui s’occuperait d’une sélection dont il est évident qu’elle n’a aucun substrat pour opérer. Vous en arrivez même à parler de forcer une mutation tellement il devient évident qu’elle ne vient pas et êtes obligé de reconnaitre que sa probabilité d’être en adéquation avec le milieu est ridiculement faible. La sélection naturelle n’a rien à voir avec un phénomène aléatoire sinon il y aurait des déchets partout car il faudrait des quantités extraordinaires de mutations pour qu’une seule en vienne a être la bonne. Le principe même de la vie est de lutter contre l’augmentation de l’entropie et vous voudriez nous faire croire que l’évolution se fait par un phénomène qui a besoin d’un maximum de désordre et de façon aléatoire qui plus est?
        Bref il me semble que vous essayez de vous dépatouiller maladroitement avec des notions scientifique occidentales mal maitrisées et/ou obsolètes pour définir plus ou moins ce que les Hindous appellent le Dharma alors qu’il est pratiquement impossible de traduire cette notion pour des occidentaux (à la fois la Nature, la terre mère, et aussi l’ordre des chose d’après ce que j’ai pu en comprendre).
        Non la sélection naturelle n’est pas un phénomène que nous connaissons et encore moins le « malheur au perdant » et vive le chanceux dont on nous bourre le crane pour nous faire avaler ensuite des règles d’organisation sociales abjectes. Beaucoup seront appelés et peu seront élus c’est encore la Bible… Je précise que je suis loin d’être un créationniste religieux.
        Non l’ADN n’est pas un petit puzzle dont on a fait le tour et la génétique n’en est qu’a ses balbutiements, nous sommes tout juste des chimpanzés qui trifouillent le clavier d’un pc quantique en génétique.
        Non vous ne connaissez pas l’objectif de La Nature, pas plus que moi, avec ou sans guillemets
        Bref vous m’avez tout l’air de quelqu’un qui s’est rendu compte qu’il y a un voile d’illusion à lever mais qui manque d’humilité et/ou ne suspecte même pas qu’il peut parfaitement y en avoir plusieurs et l’être éveillé n’être pas plus dans le vrai que celui qui s’accroche a son égo…
        En sommes j’appelle ça gourouter : gloubiboulga pseudo-scientifique pour commencer et ensuite on s’attaque au moi, à l’ego, à ce qui nous sert au quotidien tant bien que mal a faire face à la réalité et ensuite on a quoi : l’amour avec un grand A dont on se sait que faire parcequ’on est pas prêt et auquel le gourou mal intentionné, lui, trouvera toujours une utilité… Je ne dis pas que votre fin est malhonnête mais on ne peut pas utiliser cette mécanique sans danger (pas dans notre monde actuel et encore moins dans notre contexte culturel) l’égo est une protection pour l’être et livré à lui même sans égo dans ce monde un être d’amour ne survit pas longtemps.

    1. K/ Pouvez-vous nous aider à découvrir s’il existe une sécurité complète inébranlable?
      S/ Suggérez-vous que c’est là un de nos besoins les plus fondamentaux qui déterminent nos activités?
      K/ Et comment!
      S/ C’est donc bien une question fondamentale que celle de savoir si ce sentiment de sécurité durable, inebranlable, est possible.
      K/ Oui. Car une fois que vous l’avez il n’y a plus aucun problème. L’individu ne peut jamais avoir cette sécurité car il est lui-même facteur de division.

      Ces entretiens, à l’instar du projet Manhattan, seraient nécessairement bienvenus en classe de terminale!

      1. Moins de 1% des élèves en tireraient vraiment quelque chose.

        On reste un peu sur notre faim c’est dommage. Effectivement une fois cette sécurité obtenue il n’y a plus aucun problème… aucun problème, même pas à se laisser crucifier… Si on est individualisé en dedans c’est peut être simplement parce qu’on l’est en dehors, ce que mange l’autre ne nourri pas mon corps… ça peut m’être égal (dans le sens ou il n’y a plus de moi a qui ça importe) mais je vais en mourir et si ça nous est égal à tous les deux il se peut que les deux succombent au lieu de simplement partager. On ne peut pas supprimer la conscience du moi si on n’a pas une conscience du Nous à lui substituer sauf, comme le dit Krisnamurti dans la video, à devenir dépendant (l’autre me nourri et comme ça m’est devenu égal je mange). Nous pouvons effectivement briser la chrysalide mais les ailes ne nous ont pas encore poussé. Quand on aura un Nous qui vivra à l’intérieur de notre individualité aussi intensément que le fait notre égo alors oui on pourra s’en dépouiller en masse (cf christogénèse de De Chardin??). Ceci dit rien ne dit que cette conscience du Nous ne soit pas déjà présente au delà de l’éveil, c’est ce que j’entendais dans ma réponse à l’auteur de ce billet ci dessus quand je parlais de plusieurs voiles à lever successivement.

  1. En quoi ce billet est -il « une » « réponse  » aux questions ( et parfois les réponses ) posées par trois bouquins ?

  2. …  »  » Par contre la Société, tout en favorisant la diminution d’une fertilité déjà naturellement en baisse, reste braquée sur le concept de protection de la vie des individus.
    Il ne s’agit pourtant que d’existences.
    Elle inverse ainsi dramatiquement la pyramide des âges, au lieu de favoriser l’iVV, l’interruption volontaire de vieillesse
     »  » …

    I.L.Y.

    1. Un « Lecteur » qui ne lit pas ?
      Bien sûr nous ne changerons pas notre marquage génétique…. » (= La sélection naturelle nous a fait comme nous sommes pour survivre etnous reproduire).

  3. Le problème des «  éveillés «  , c’est qu’ils ont tendance à endormir leur admirateurs, jusqu’à banaliser la notion d’interruption volontaire de vieillesse…L’amour de la vie , la sienne et celles des autres ,mérite mieux que cela.
    Une pensée en entraînant une autre …
    Si les hommes sont « les créateurs de cet univers « , comment expliquer le big bang ?
    Crise d’aérophagie ?

    1. J’ai vu « l’interruption volontaire de vieillesse » comme la légiférer. Je me trompe peut-être.
      Tant qu’à l’univers, je l’ai lu comme notre univers civilisationnel(notre monde), mais je me trompe peut-être encore!

      1. Dans la seule lecture de ce billet , l’ambiguïté est réelle dans les deux cas .

        Dans le premier , il y a une possibilité d’incertitude supplémentaire : on ne dit pas le titulaire de la  » volonté » ( dont Paul Jorion nous dit qu’elle n’existe pas et que le corps donne le premier la réponse . )

    2. La vie ne peut élever ses profiteurs qu’à sa mesure, maizon galère à le comprendre.
      Le Big Bang, à par quelques chiffres, si vous voulez qu’il soit organique bonne chance (et pourtant beaucoup de gourgandins veulent cette vague analogie) je crois c’est bien au delà de notre compréhension.

    3. Curieux de lire comment sont interprétées
      la notion de dualité ( ni bien ni mal?) , et surtout l’expression « braquée sur le concept de protection de la vie des individus.
      Il ne s’agit pourtant que d’existences.« 
      Imagine ce genre de phrase dans la bouche d’un criminel…

    4. Il semble que d’après la physique (ou du moins ce que j’en ai compris) nous apportions par notre conscience l’information qui manque à l’univers pour exister, nous ne créons pas l’univers mais nous le faisons exister en le sentant et depuis le big bang qui plus est ! Nous sommes des ouvreurs de boite à chat mais nous ne décidons pas le droit de vie ou de mort sur ce dernier… a moins que?… ou alors ya longtemps… 😉

      1. A CloClo.
        Voici au moins une question, plutôt que des interjections lapidaires et obscures ou que des logorrhées incohérentes et agressives !
        L’antidote se trouve dans la compréhension de ce que la dualité n’est pas la réalité. Certes nous ne pouvons pas éliminer cette impression, c’est l’essence même du génome de l’Homo Sapiens que nous sommes et qui nous permet de fonctionner. C’est ce que l’Évolution nous impose par la Sélection Naturelle pour nous permettre de vivre et de nous reproduire …mais conduit aussi l’humanité dans une impasse par le fait que nos créations portent loin au-delà du moyen terme tout en déformant la Nature ou en la synthétisant.
        Le fait d’en prendre conscience plutôt que de nous identifier avec une, avec ‘’notre’’ personne, est le début de la guérison car elle nous débarrasse de ce sentiment égocentré qui conduit souvent à la souffrance, dont parle Krishnamurti comme des centaines d’autres Sages. Les enseignements de ceux-ci sont largement repris dans le billet posté. Il ne fait que les présenter autrement.
        La pratique de ‘’pleine conscience’’, dérivée de la méditation, pour autant qu’elle n’ait pas un objectif égocentré, est le moyen de rester en contact avec cette réalité, sans chercher à la modifier ce qui serait utopique. Elle permet ainsi de remonter le cours des identifications et de s’apercevoir que celles-ci vont se diluer dans le Tout unitaire.
        Ceci répond-t-il à votre questionnement ?

      2. A tous les amis que j’ai mis en terre pour avoir voulu se frotter « à poil » a la réalité du monde.

        Une petite logorrhée incohérente pour la route ? 🙂 🙂

      3. Gonflé le père GJC …
        La « dualité « mère de tous les vices? Comme l’impression que l’absence de limites nous occasionne bien plus de problèmes.Chacun son truc.
        Citer les évangiles sans faire preuve de miséricorde , citer la sagesse orientale sans en avoir l’humilité , c’est juste étaler un savoir dont on n’a pas compris le sens.

        , « plutôt que des interjections lapidaires et obscures ou que des logorrhées incohérentes et agressives ! »… AGRESSIVE qui disait …ha tiens, le môssieur n’apprécie que les questions .
        Certains se demandent , sentant l’enfumage sous le vernis d’une culture savante :  »il se gourre où? »
        Ben déjà , qu’il commence par montrer l’exemple :

        http://ericdebeukelaer.be/2018/08/14/notre-dame-du-narcissisme-la-libre-p-37/

    5. @d’aucuns (19/7 à 18h44) écrit :  » banaliser la notion d’interruption volontaire de vieillesse  » …

      Est-ce que remplacer « interruption » par « auto-interruption » vous conviendrait mieux?
      Qu’en penserait G.J.CORBISIER ?

      1. @ otroméros
        GJC a écrit « interruption volontaire » , ce qui revient au même que « auto interruption. »

        Mais comme il ne répond qu’aux questions qui l’intéresse …et qu’il condamne les détracteurs sur le ton «  bande de manants » , cela incite à penser qu’il est dépourvu de patience , donc qu’il ne pratique pas les techniques de méditation qu’il recommande .
        Ceci dit , un gars qui à la question «  qui êtes vous ? «  répond «  pas autre que vous même «  ne dispose pas de toutes ses facultés mentales .
        Envie de lui botter le QI mais pas trop quand même .
        Préférerai connaître son parcours personnel , et comment il en est arrivé là .

      2. @D’aucuns :

        « l’être , l’éveil et l’amour , quand ils brillent de toute leur splendeur « , ça rigole pas trop , et la philia chère à Paul Jorion retourne à ses bouquins .

        J’en profite pour corriger une erreur grossière : Blaise Pascal est mort à 39 ans et non pas 33 ans . Côté amour , il a raconté pas mal de choses qui ne sont pas selon moi le meilleur de sa production . Quand on évoque l’amour , je le passe d’abord au décapant  » amour propre  » . fabrication Baron de la Rochefoucauld .

  4. Nous embarquons deux types d’émetteur-récepteur (les capteurs/conscience des robots).
    Ceux qui échangent avec l’humanité et les autres.
    Nous avons conscience d’être unique parce que nous sommes l’humanité grâce au langage.
    La source de la dualité, je la voie plutôt dans l’autonomie nécessaire pour remplir notre rôle dans l’humanité.
    Nous devons nous différencier pour vivre et faire vivre l’humanité.
    Autrement nous serions fourmis, virus ou matière.

  5. Bonjour GJC,

    J’ai lu deux fois votre texte. Deux fois parce que je dois dire que j’ai été appâté par votre invite :

    ‘’A la redécouverte d’un antidote connu depuis des millénaires’’.

    Et par deux fois arrivée à la fin de votre billet, je n’ai toujours pas compris quel était l’antidote. C’est rageant.

    Parlez-vous de la contemplation ? C’est l’antidote ? Si c’est bien cela, je comprends et je valide.

    1. Rien redécouvert qui ait été vraiment oublié. L’antidote en question n’est simplement pas administrable en dehors des monastères sinon le patient meurt guéri…

  6. @Paul Jorion :

    que pensez vous de l’êtreté ?
    de l’essence ?
    de l’existence ?
    du Da sein ?

     » Être ou ne pas être , c’est la question;
    Est il plus noble pour une âme de souffrir
    Les flèches et les coups d’une atroce fortune ,
    Ou de prendre les armes contre une mer de troubles
    Et de leur faire front , et d’y mettre fin ? Mourir , dormir ,
    Rien de plus : oh penser qu’un sommeil peut finir
    La souffrance du cœur et les mille blessures
    Qui sont le lot de la chair: oui c’est un dénouement
    Ardemment désirable ! »

    Ou Valery : »… répétant ce que pensent tous les gens un peu simples : – Enfin , qu’est ce que je fais ici ?  »

    Être , qu’ « est » ce que c' »est » ? ( comme déjà remarqué par Blaise ).

  7. Euh, la dualité n’est-elle pas le simple prélude à une bifurcation de plus ?
    (Pour simplifier prokaryotes/eukaroytes, puis plantes/animaux, puis mammifères/le reste puis homininés/le reste
    puis Homo sapionce/mais ça fait pas la sieste). Et la prochaine, liée à la « dualité », c’est une forme ou une autre de
    « dépassement » de la conscience par des futures IA de chez IA ? (parce que la conscience, 99 fois sur 100 ça contemple,
    mais une fois sur 100, ça a envie de faire de la technique, et là c’est « fichu » /irréversible)

    1. En fait , comme on ne sait plus bien si on parle de méditation ou de contemplation , on ne sait plus bien quelle place faire à la conscience pour autant que conscience et pensée soient identiques . Si en plus on corse le tout en évoquant lâcher prise ou concentration , le paracétamol n’est pas loin .

      Je ne sais pas si le paracétamol favorise , au titre de drogue , la méditation ou la contemplation , mais s’agissant de la seule  » conscience  » ( truc qui reste étrange ) je serai plus équilibré que vous quant à ses prouesses réparties entre  » contemplation » et  » action » .

      PS : Contemplation , par contre , sous-tend une évidente dualité . Le  » co  » de l’étymologie le trahit clairement .

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