Le VIROSAPIENS, par G.J. CORBISIER

Ouvert aux commentaires.

Les millénaires passant, l’évidence est devenue aveuglante : le taxon Sapiens Sapiens qui a pris le pas chez les Homos s’avère en réalité dévastateur. Non seulement il l’est pour lui-même mais il entraîne dans sa destruction une bonne partie des espèces ainsi que l’environnement actuel. Sera-ce à partir de l’an 3000 ? Combien de temps faudra-t-il pour que tous les hommes disparaissent, et tous disparaîtront-ils ? Qu’est-ce qui, du règne animal, disparaîtra le plus totalement et le plus vite ? Il est difficile de répondre ou même de préciser les délais. Mais, même si Einstein n’a pas écrit ou dit que ‘’si les abeilles devaient totalement disparaître, l’homme ne survivrait pas plus de quatre ans’’, il est vrai qu’un tel événement aurait de lourdes et sans doute rapides conséquences, et cela malgré tous les autres fertilisateurs.

Comment se fait-il que ce primate supérieur doté par l’Evolution de capacités supplémentaires à celles de ses proches cousins, majoritairement cérébrales, destinées à lui permettre de survivre mieux en dépit de nombreuses faiblesses physiques, en soit arrivé là ?! En réalité il existe de nombreuses raisons à cet échec. Deux causes majeures ont prévalu.

L’une des premières est un processus naturel très simple mais qui ne pouvait et ne peut toujours pas être corrigé car Il est fondé sur les exigences même de la Vie. Et celle-ci n’en a en réalité qu’une seule, à savoir sa continuation. L’Evolution, et confirmant celle-ci parmi les nombreuses mutations qui se présentaient, la Sélection Naturelle de notre espèce, n’a jamais eu que ce seul but. Particulièrement chez les mammifères où cet objectif est concentré sur la reproduction sexuée, cette option n’a besoin de se préoccuper que des courts et moyens termes et n’est donc jamais à longue vue.

Or justement l’Homo Sapiens a été doté par la Nature de plusieurs caractéristiques neuro-cérébrales qui, complétant les sédiments déjà déposés par l’Évolution, prolongeaient les conséquences de ses actions dans un futur lointain. Son incommensurable curiosité, son imagination débordante, sa propension passionnée au jeu l’amènent à faire preuve d’une créativité qui lui donne la capacité non seulement d’inventer mais de mettre au point des réalisations particulièrement étonnantes.

Rien de nouveau dans tout ça. De nombreuses espèces ont, par un comportement systématique dû à une de ces mêmes dispositions, influencé à terme leur environnement. Ce qui est particulier à l’homme c’est son aptitude à mettre au point et produire des éléments synthétiques imitant ou remplaçant la Nature. Et ceux-ci prolongent très souvent leur action sur le long terme. L’homme est bien incapable d’imaginer et de juger de leur portée réelle sur ces cycles longs. Il a finalement pris conscience de cette faiblesse, et les Etats en sont venus à déclarer dans de nombreux cas la mise en place du ‘’principe de précaution ‘’, espérant ainsi atténuer les impacts négatifs. Bien sûr ce sont les Etats, à tout le moins les plus réellement démocratiques, qui ont dû agir car il eut été utopique de laisser la décision aux individus. Mais cet emplâtre lui-même peut avoir des effets, tout aussi négatifs et imprévus. L’IA ne sera pas d’une plus grande aide. D’abord parce qu’étant programmée par des hommes (ou des femmes d’ailleurs…) elle ne sera pas dirigée vers cet objectif, et que de toute manière il manquera les données à introduire dans l’algorithme pour y parvenir.

Une deuxième raison existe, quasi plus importante que la première. C’est la conviction, erronée, de ce que nous sommes dans un monde dualiste alors qu’il est évident que c’est le contraire qui est vrai. Nous n’avons pas été créés ‘’pour dominer la Terre’’, conviction inconsciente de tous les peuples ‘’du Livre’’ (1), mais en réalité pour nous y intégrer (2). Seule la confusion entre une conscience de soi, le ‘’Je suis’’, et la perception de notre propre corps nous a précipités dans l’individualisme, la cupidité, la confrontation aux autres, la fuite vers le ‘’toujours plus’’, une exploitation éhontée des richesses de la Nature mortifères. Véritable malentendu, cet authentique ‘’péché Originel », est source de la perception d’un Bien et d’un Mal qui seraient irrémédiablement opposés (3).

Ces deux raisons font qu’en effet, sauf ‘’bonne’’ mutation, qui comporterait les modifications nécessaires au niveau du cerveau et leur Sélection Naturelle généralisée, pourrait laisser un espoir à l’Homo Sapiens… En vaut-il vraiment la peine et n’est-il pas trop tard ? Qui sait… (4)

Evolution utopique ? Malheureusement de nombreux éléments d’environnement qui n’en peuvent mais prendront eux aussi le même chemin. L’Homo Sapiens porte en lui le virus destructeur.

Mais la Vie, elle, continuera. Jusqu’au jour où la complexité croissante de l’Univers provoquera le Rétro-Bang final.

=================================
(1) Livre de la Genèse

1.28 Dieu les bénit (N.B : l’homme et la femme qu’il venait de créer), et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.

1.29 Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d’arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture.

1.30 Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.

(2) Evangile selon Thomas (Apocryphe…)

Logion 51 « Ses disciples lui dirent : quel jour le repos de ceux qui sont morts viendra-t-il ? Et quel jour le nouveau monde sera-t-il ? Il leur dit : ce que vous attendez est venu, mais vous, vous ne le reconnaissez pas. »

(3) ‘’Tao Te King’’ – LAO TSEU.

2ème stance – « Tous, sous le ciel, connaissent le beau comme étant le beau : voici le laid ! Tous connaissent le bien
comme étant le bien : voici le mal ! C’est ainsi que l’être et le non-être naissent l’un de l’autre, […] C’est pourquoi le
saint-homme a pour règle : ‘’faire le vide dans son cœur, […] Il pratique le non-agir et il n’est rien alors qui ne soit bien
dirigé, certes !‘’ »

(4) ‘’JE SUIS’’ – entretiens avec Sri Nisargadatta Maharaj, BSI.

Visiteur : Vous nous exhortez à retourner à notre commencement. Les Evangiles également parlent de devenir semblables à des petits enfants, mais nous ne savons rien de cette période puisque nous étions sans mémoire ?

Maharaj : L’enfant […] ne sait pas encore qu’il est un ‘’je’’ et pourtant il vit, agit, grandit. […] A quel moment la sensation ‘’je suis’’ s’est-elle précisée ? Quand avez-vous pris conscience d’avoir un corps ? […] On vous a raconté votre naissance,
[…] vous-même ne pouvez pas appréhender cette expérience (Ndl: pas de première main) […] Tout débutant pour vous
par des images inventées d’après des on-dit, soyez sûr que tout ce qui suit est de même nature : des concepts, des
rêves, de l’imaginaire. […] C’est la personne que vous vous imaginez être qui souffre, pas vous. […] La personne est le
résultat d’un malentendu, il n’existe rien de tel. Ce n’est jamais la personne qui est libérée, on est libéré de la personne.

+ Evangile selon Thomas

Logion 23 « Jésus à dit : Je vous choisirai un entre mille – et deux entre dix mille – et debout, ils seront Un ».

 

7Shares

126 réflexions sur « Le VIROSAPIENS, par G.J. CORBISIER »

  1. Il y a le risque, dans cette image biologico-anthropologique, que ceux qui s’estimeront les Denisoviens du moment (je pourrais dire aussi : des sapiens « pas comme les autres »), en viennent à s’isoler et à croire que seule une humanité segmentée laisse un avenir, en fermant les portes de la survie aux autres segments. Des bulles à seulement 800 ppm de CO2 permettraient à ces séparatistes de tenir le coup là où les autres auraient du mal. On peut facilement poursuivre ces dystopies, et je ne vois pas ce qui en interdit le début en tout cas…

    1. Comprends pas bien, je manque certainement d’info.
      Comment savez-vous que les Denisoviens ‘résisteraient’ à 800 ppm de CO2? ( 800 ppm CO2= four à 25-30°C moyenne au lieu de 15°C). Me semblent qu’ils étaient plutôt du côté ambiance froide.

      Mais vrai que le pognon permettrait une ‘adaptation’ que la simple physiologie interdit maintenant et plus tard. La vie sous terre et en scaphandre quand nécessité de sortir: la joie. Temporaire, certainement.

  2. Je n’ai pas compris ce qu’est le retro-bang  » final » , et pas plus pourquoi et comment ce serait la complexité croissante de l’univers , dont j’imagine qu’on la corrèle , pour la favoriser , à l’expansion de l’univers , qui le provoquerait immanquablement .

    Je rigole déjà à imaginer les transhumanistes être « chosifier » à -273 ° C avant de se retrouver en soupe primaire à quelques 10 puissance x de température , et s’en retrouver au même point que « moi » !

    1. Peut-être une référence au big crunch:
      https://www.astronomes.com/lunivers/big-crunch
      Théorie pas très en vogue en l’état actuel de la recherche qui privilégie plutôt une expansion perpétuelle et une mort froide de l’univers.
      Ce qui fait me remémorer une discussion nocturne sous les étoiles des plus passionnantes.
      Si l’univers est en perpétuelle expansion et que le big bang n’est pas la suite d’un précédent big crunch, n’est-ce pas le signe que l’univers a été créé à cet instant (pour rester dans le ton du billet) ?

      1. Ou alors il y avait bien un Univers précédent mais Dieu s’était Trumpé, il a du tout refaire (mais caramba, Trump est encore là sous les étoiles, même pas assez buveur pour les voir doubles !)

      2. La question traditionnelle , c’est alors ; et quoi « avant » cet instant ?

        A ma connaissance la science honnête s’arrête quelques onces de chouïa de pas grand chose de milliardièmes de millisecondes , car « à ce moment là » , il fait trop chaud et tous nos concepts de physique n’ont plus aucune pertinence , même le temps . C’est le fameux « mur de Planck » qui fait malgré tout chiader pas mal de « grands esprits  » sinon de « grands hommes  » .

        Toujours cette histoire de temps . Moi je m’en tire en simplifiant un max avec le « hors temps » , qui est d’ailleurs aussi un « hors moi » .

        Mais je ne suis qu’un mammifère déjà bien décati .

      3. Pristine 221 est assez vieille pour nous en apprendre… sur BB.
        Elle possède cet avantage qu’en brûlant, elle ne dégage pas de CO2, faute de carbone.
        Elle pourrait nous parler de son copain Janus…

    2. A mon petit horizon , je me contenterai donc de l’homo Sismondius et de la mulier Sismondia .

      Le viro-machin me fait l’effet de Frankenstein.

      1. Il ne semble cependant pas que la taxe Sismondi qui commence à alimenter les gazettes , ait franchi la porte des discussions sur le nouveau mode d’assiette de notre retraite par répartition .

        Alors , ça sert à quoi de se décarcasser à Toulouse ( mais je crois que le rdv avait été remis pour cause médicale ) ?

    1. Non, c’est vrai, nous sommes un taxon qui a taxé le processus de création tel qu’il va, pour surfer sur son côté mémoriel.
      Du point de vue théorie des systèmes, si la mémoire ne nous assure pas la mise en phase avec l’environnement aux échelles de temps pertinentes, on se déphase et on part en oscillation (type Lotka Volterra, disons pour faire simple, même si je parle au début de théorie linéaire et que LV est non linéaire. Sur le flanc plus philosophique, Gilbert Simondon est un grand discuteur du « déphasage » dans l’individuation, mais je vais laisser Derrida sortir de mon corps).
      Les petites oscillations jusqu’ici se sont appelés : destruction de la mégafaune, modification de l’albedo par l’agriculture et puis du régime hydrologique par l’agriculture intensive (cf. le Dust Bowl par exemple ), on pourrait sans doute en trouver d’autres à moyenne ou petite échelle (Ile de Pâques, et autre Diamond-stories à prendre avec qqs pincettes)

      1. Lotka Volterra , c’est celui qui a inventé la pile Wonder ?

        Je déconne .

        Si le temps et la masse craquent devant l’instant zéro , les mathématiques y résisteraient donc ? Le nombre serait non seulement au « commencement » mais même « avant » ?

      2. @Arkao :

        Un lecteur , ci dessous , est plus « humain » . Il ne parle que de parole , là où le verbe est dit divin .

        On rajoutera le logos et la lumière , pour laisser le tout aux francs maçons .

        Mais pour le nombre , il faut et il devrait suffire qu’il y ait un « commencement  » et une « fin ».

        Ce qui n’a peut être ni queue ni tête .

        J’ai mal au crane .

      3. Mais je retiens que , quand on n’est pas dans le « tempo » , ça déconne .

        Je ne sais pas combien de fois ça a déconné entre le procaryote et le taxon homo sapiens, mais les gaulois avaient raison de craindre que le ciel leur tombe sur la tête .

      4. Le logos ne se réduit pas au langage ni au verbe il est antérieur, il s’agit du concept. Une fois le concept là,, il se fraiera un chemin, n’importe comment : des bruits informes, des gestes, des dessins (rien ne nous dit que les peintres de lascaux avaient un langage formel, quelque part l’écriture est peut être bien antérieure à la parole). Et ce qui est intéressant c’est que le concept était la même avant l’univers, prenez Pi par exemple il est intemporel ou plus exactement a-temporel.

  3. Postulats:
    – le socle de la Philia humaine, c’est le langage parlé.
    – Les représentations du monde se font avec le langage.
    – La science est le langage inventé par l’humanité pour faire communiquer les objets de l’univers (Ils ne parlent pas malheureusement).
    Pourquoi donc, nous autres qui découvrons que nous ne sommes probablement pas seuls dans l’univers, devrions-nous nous laisser crever en regardant les étoiles ?
    A l’heure d’internet et des téléphones portables nous devons parler entre-nous, bordel !!!!

    1. Si la raison, avec la causalité qui irrigue le texte de M. Corbisier ont manifestement failli, il nous reste à rétablir la primauté du corps et des émotions. KANYE WEST, religieusement auditionné à la Maison-Blanche, tel un miroir pour Trump, lance dans l’arène ses dernières cartouches « émotionnels » avec pour objectif, peut-être, de cliver et de tout faire péter.

      1. Je ne suis pas sur du tout que Corbisier serait d’accord avec la réduction que vous avez de son texte .

        Je suis plus assuré qu’il n’y a pas grand chose à attendre de la rencontre d’un pervers narcissique avec un bipolaire , même sous « l’objectif » des caméras .

  4. Bonjour le blog,
    Je vais revenir sur le dernier rapport du GIEC.
    J’ai été déçu……….. et je me pose une question, on veut réellement changer les mentalités avec ce genre de rapport?
    En gros, je résume le message du GIEC: « Bon, les gars , La situation est grave mais…. pas trop…. avec des solutions technologiques on peut rester en dessous des 2°C !!!!!Et puis même si on dépasse…..et ben on aura quelques étés plus chauds, la banquise fondra 1 fois tout les dix ans, un peu plus de précipitations, une élévation de 1 m des océans, quelques espèces animales vont disparaître. Bof , rien de bien dangereux pour l’humanité en somme ….. »
    C’est comme çà que j’ai lu ce dernier rapport et je pense que je ne serais pas le seul.
    Ma crainte, c’est que les gens vont se dire que la situation est préoccupante mais elle est surtout pour le voisin pas pour eux….On est entrain de distiller le message suivant : il va y avoir des millions de morts mais l’humanité va survivre quoi qu’il arrive! La plupart des gens vont s’imaginer faire parti des heureux élus qui vont passer entre les gouttes donc il n’y aura pas de changement de leur part! C’est ce qui va se passer!
    Je vous invite à lire l’article sur le site Reporterre (site écolo par excellence;-) qui parle de ce rapport.
    https://reporterre.net/Giec-et-climat-la-situation-est-tres-difficile-mais-pas-desesperee
    Quand, vous aurez fini de le lire, vous aurez un double sentiment, la situation est compliqué mais bon il y a de l’espoir! Alors ce n’est pas le probléme qu’on mette de l’espoir dans le cœur des gens qui me chagrine mais on est en train petit à petit d’habiliter l’idée que la technologie va nous sauver. Une technologie issu du monde de l’entreprise et du système capitaliste. « Dormez tranquille! Le probléme ce n’est pas notre modèle économique au contraire il va vous sauvez! Votre voisin va crever mais pas vous! Ne vous inquiétez pas!  »
    Le green business est en marche!!!!!!! Et qu’est ce qu’on a vu dernièrement: Le 50e prix Nobel d’économie à deux Américains précurseurs de la croissance verte (https://www.liberation.fr/futurs/2018/10/08/le-50e-prix-nobel-d-economie-a-deux-americains-precurseurs-de-la-croissance-verte_1683888).
    CQFD
    Du lobbying de grand art: du GIEC au prix nobel….le capitalisme n’est pas mort, je vous le dis!
    Bonne soirée

    1. Extrait de l’article de Reporterre:
      « Quand les États nous ont commandé ce rapport… »
      Ben voilà, tout est dit.
      P.S. Ne pas confondre rapport du GIEC (plusieurs milliers de pages), sa synthèse (quelques centaines de pages) et le résumé à l’intention des décideurs (quelques dizaines de pages)…

    2. « Mais comme le dit le climatologue Hervé Le Treut, quand quelqu’un arrive aux urgences très mal en point et qu’on se dit qu’il va être très difficile de le sauver, est-ce qu’on ne fait rien ?  »

      On ne fait pas grand chose en Méditerranée pour des gens en danger de mort, qui n’ont pourtant pas besoin d’être soignés… Hervé Le Treut ne semble pas avoir pris la mesure de l’égoïsme du capitalisme, qui a déjà prouvé qu’il pouvait aller jusqu’à l’inhumanité totale.

      A quoi bon lire le rapport du GIEC ?

      il est hors sujet, comme on disait à l’école. On analyse les traces de doigt sur la joue, dans le plus grand détail, alors qu’on devrait s’intéresser à la claque.

  5. Maudit soient les religions ! et encore plus ceux qui y croient ! 🙂
    Y compris la religion « féroce » !

    Combien de temps encore pour en sortir ? 1000 ans ? 2000 ?

    Le cerveau est, je l’espérais encore il y a peu, assez plastique pour se « reprogrammer » en virant ce malheureux code viral.
    J’avais espoir en l’éducation, mais… le temps nous est compté.

    Et… livres (de PJ), films et documentaires écolo… finalement, tout ce qui peut aider à convaincre reste cloîtré dans le milieu des gens déjà convaincus, qui vont affiner leur vision.
    Mais…. les convaincus parlent aux convaincus, et les non-convaincus ne sont pas (ou très peu) impactés.

    Internet est plus percutant de ce point de vu. Mais dès qu’il y a plus de 5 lignes ou plus de 5 minutes de vidéo…. Et quand bien même (attention exemple extrême ! ) :
    Avez-vous déjà essayé de discuter sur un forum de « platistes » ? N’y allez pas ! Quelque soit la douceur, la logique de votre approche, rien n’y fait et vous êtes bannis très vite. Vous perdrez votre temps.

    Faire changer d’avis, faire évoluer un individu et encore plus un groupe, est une histoire de plusieurs dizaines d’années, si c’est possible.

    Comment ont-ils fait, sur les autres planètes ? (s’ils ont réussi !)
    Le seul coup de pouce dont nous ayons besoin, c’est celui-là : qu’ils nous disent (bon dieu !) comment ils ont fait pour se libérer des « exigences mêmes de la vie » ?

    Petit bol d’air, ce mouvement de youtubeurs :
    Leur site « il est encore temps : »
    https://ilestencoretemps.fr/

    La vidéo :
    https://www.facebook.com/groups/1630479090389945/permalink/1663484767089377/

    1. Sympa . J’espère que l’énergie créatrice et l’envie de solutions de ces jeunes résistera à l’usage , pourvu que quelques vieux cons ou jeunes cons ne les désespèrent pas .

      C’est le bon chemin .

  6. @ G. J. Corbisier,
    Vous dites parfaitement dans votre 2ème raison : «C’est la conviction, erronée, de ce que nous sommes dans un monde dualiste alors qu’il est évident que c’est le contraire qui est vrai. Nous n’avons pas été créés ‘’pour dominer la Terre’’, conviction inconsciente de tous les peuples ‘’du Livre’’ (1), mais en réalité pour nous y intégrer (2) ».
    Cette assertion est vraie pour la moitié du monde « occidentale » (des peuples du Livre) par opposition à la moitié du monde chinoise et inexacte dans cette civilisation. Il faut lire François Jullien ! Paul Jorion explore dans ses livres ce point fondamental (Chine/Occident) qui peut justifier qu’une nouvelle synthèse entre les acquis de toute l’humanité ─ d’Aristote à Lao Tseu pour simplifier ─ serait la seule en mesure de nous sauver.
    Je crois avoir compris que la pensée chinoise ne peut justement être réduite à un quelconque dualisme (sauf contre-sens) mais au contraire développe toute la force des changements incessants et elle continue d’une certaine façon une pensée chamanique, qui signifie qu’un être humain n’est absolument pas isolable de la nature.
    Un exemple me paraît significatif dans cette rencontre des pensées en cours. Une forêt ne peut plus être vue selon la démarche cartésienne naïve (mais qui en son temps fut sans doute source de progrès analytiques) comme un ensemble d’arbres sur un sol avec des champignons et des bestioles. On a maintenant les moyens et la preuve que la « forêt » n’existe que dans un système interactif d’une extrême complexité (par exemple système racinaires reliés par des filaments de champignons). Mais l’extrême complexité n’est que le signe de nos limites à l’appréhender, comme celle des infinis, galaxies et particules. Idem pour le « glorieux maître de la nature » qui fait piètre figure sans son microbiote et qui à sa naissance en récupère sa dose auprès de sa mère (inter faeces et urinam nascimur ─ et c’est bien pour la santé !).
    Pour simplifier, aucun penseur chinois n’aurait pu oser penser cette absurdité mortifère : dominer la nature.
    Mais rassurons-nous, tristement : les Chinois sont humains, trop humains et leur civilisation a bien sûr ses aspects sombres. Un exemple en citant Cyrille Javary [Les rouages du Yi Jing, Picquier] :
    « c’est (…) durant cette dynastie [Song] que s’installera en Chine l’horrible coutume de mutiler les petites filles en leur bandant les pieds, sans que jamais aucun des philosophes dissertant pompeusement du Yin et Yang ne s’insurge contre cette monstruosité ».
    Dominer ou pas la nature… mais un accord universel sur la domination des femmes… C’est certainement un autre fondamental problème du taxon Sapiens (toujours omis!) et qui contribue à sa perte.

    1. Jacques Seignan 9 OCTOBRE 2018 À 21 H 02 MIN – Chabian 9 OCTOBRE 2018 À 22 H 25 MIN
      Enfin un ou deux commentaires qui ressemblent à des amorces de débat quant au fond du sujet proposé ! (au milieu d’innombrables ‘’posts’’ de grossiers merles qui profitent de l’espace alloué, comme probablement à chaque publication, et n’en n’ont rien à cirer du fond du sujet, n’éructant rien d’autre que des propos de ‘’café du Commerce’’, certains d’entre eux déjà sérieusement éméchés et carrément grossiers (Dup – 10 octobre 14H46 Bis)…
      1. Entièrement d’accord, le monde Oriental n’a, dans sa large majorité, pas du tout la même approche de la réalité que les Occidentaux, particulièrement ceux ‘’du Livre’’. Krishna, Bouddha, et d’autres sages comme Lao Tseu ont implanté le sens de l’unité des choses dans la conception civilisationnelle de ces populations. Le message de Jésus était en réalité identique : l’UN est notre seule réalité. Lui, le Libéré Vivant (libéré de l’authentique Péché Originel qu’est l’identification au corps. Voir le remarquable ouvrage de vulgarisation des connaissances neurobiologiques fin du XXème, La Fabrique de l’Homme – J.P. Lévy) a été trahi par de soi-disant disciples qui ne l’étaient pas du tout, eux (…et la Pentecôte n’y a rien changé ! Résultat, les Canoniques, les Eglises et les clergés). Il n’y a cependant pas que l’Orient. On trouve, ci et là, de nombreux Moyen-Orientaux et Occidentaux baignés de cette même conviction.
      a. Toujours concernant la Chine, les exactions physiques, réelles, n’entament en rien cette vision de l’unité. Le Monde que nous humains percevons n’est que le nôtre et non la réalité. Nous le qualifions en fonction de nos concepts. Nous sommes les seuls parmi les vertébrés à croire à un Bien et un Mal (en ce compris la mortalité infantile et autres ‘’maux’’ dont la ‘’compréhension serait dévastatrice’’). Elle l’est en effet, mais pas pour les raisons que l’on croit. Par l’occultation de l’Un.
      b. La limitation imposée en Chine d’un seul enfant aura eu comme conséquences inattendues : La suppression systématique des embryons ou même des nouveaux nés féminins…justement pour satisfaire le ‘’désir d’héritier mâle’’. Résultat, un déséquilibre générique. Et comme la Chine représentait +/- 15% de la population mondiale… ! Mais les dirigeants ont finalement compris.
      2. La domination des femmes par l’homme est en effet une corruption des lois biologiques propres à tous les autres mammifères, et ses débordements sont particuliers à la race humaine. Il n’empêche, elle donne, en Occident, lieu à une lutte de libération de la femme qui par effet de pendule voudrait la débarrasser, aussi bien de cette domination que des autres contraintes que lui impose sa situation de ‘’femelle’’. (J’ai écrit un essai sur le sujet que j’ai proposé à Mr Jorion. Peut-être paraîtra-t-il).

      1. @GJC
        « Enfin un ou deux commentaires qui ressemblent à des amorces … »

        Oui! c’est tout à fait minable !
        Si vous vous trouvez d’accord avec vous-même, vous pouvez aussi apporter vos propres commentaires !
        Et les bonnes notes qui vont avec !

      2. @Adoque :

        Dans le monde occidental, la tendance est plutôt à la notation du maître par les élèves .

        Dans un débat ouvert , il n’y a en principe ni « enseignement » ni note .

        Avec des philosophes ,on tombe vite sur des « maîtres » que ce soit à l’est ou à l’ouest .

      3. Sachez que J’écris sobre monsieur (ou sinon je prend soin de le stipuler), et je ne sais au final lequel est le plus grossier des deux. Krishna explique gentiment a Arjuna comment trucider ses cousins sans la moindre émotion, de même il exige de Bhima de ne pas interrompre le jeu qui conduit à la guerre. Jésus se suicide ni plus ni moins. Vos propos visent à justifier toutes les souffrances humaines :  » les exactions physiques, réelles, n’entament en rien cette vision de l’unité ». « Le Monde que nous humains percevons n’est que le nôtre et non la réalité » finalement j’ai bien fais d’être grossier mais pas assez… Votre fin visqueuse à souhait sur le féminisme a fini de me filer la nausée.
        Ps : même ce que vous n’écrivez pas est grossier, je veux parler de votre impasse sur l’Islam…
        Bien à vous 🙂

  7. Et alors ? La plupart d’entre-nous sommes submergés par la honte et nous n’avons pas les mots pour exprimer notre douleur, y compris la douleur psychique extrêmement vive. Vive et parfois flamboyante comme au meilleur de l’Histoire. Je mets volontairement cela comme un contre-point avec la Nature et j’imagine une musique sans le mortifère ou son artéfact.
    D’où le poids du silence, un silence qui rabote sérieusement votre Rétro-bang final : mais tel est le prix d’une création.

      1. Et… comme nous (ne) sommes (que) des distorsions du néant, et que nous savons que les choses s’aplanissent avec le temps…

        Mais quand même, à partir de rien, le big bang a fait du bruit !
        Je viens d’entendre une cloche sonner la demie-heure…

  8. Je ne peux qu’être d’accord.
    Comme quoi, il n’est pas bon d’idéaliser et systématiser un philosophe ou penseur -faites votre choix-, une culture -et d’abord la chinoise, antique s’il le faut- ou la part féminine du Ciel, oui elles même.
    Chez les Grecs et Romains , très peu se sont élevés contre l’esclavage ou contre la servitude des femmes non esclaves. Ô Socrate…
    Il y a eu très peu de femmes philosophes, et il y a encore très peu , pardon à Olympe de Gouges, un fait qui a sans doute un sens que nous ne voulons pas comprendre.

    https://www.youtube.com/watch?v=zvK1D1OpjCc

  9. bonsoir
    les machines numeriques que les politiques appellent revolution sont entrain de detruire le cerveau humain. Internet est une arme de guerre et cette machine est utilisee pour instruire la relation virtuelle qui rend l’homme entierement dependant de cette machine.

  10. « les Etats en sont venus à déclarer dans de nombreux cas la mise en place du ‘’principe de précaution ‘’, espérant ainsi atténuer les impacts négatifs. Bien sûr ce sont les Etats, à tout le moins les plus réellement démocratiques, qui ont dû agir car il eut été utopique de laisser la décision aux individus.  »
    D’une part, je tiens à souligner que le gouvernement chinois a agi pour briser la courbe démographique délétère pour son propre développement, et indirectement délétère pour la surcharge humaine de la terre, en imposant une seule naissance par famille. Cette mesure est présentée comme odieuse à nos peuples fascinés par la « liberté », mais le résultat est là. Elle est effectivement lourde à supporter face au « désir d’enfant » (maternel et paternel). Mais nous occidentaux qui ne supportons restriction ni de la viande, ni de la mobilité automobile, ni de la vitesse, ni du chauffage, ni d’électricité, ni de migration, ni, ni, à quel pouvoir moral pouvons nous prétendre ? Le capitalisme laisse les décisions aux individus ayant capté du pouvoir (financier) au détriment du groupe.
    D’autre part, je me posais l’autre jour la question : à quel moment l’humanité aurait-elle pu comprendre qu’elle « dépassait les bornes » ? (que le « taxon sapiens » était « dévastateur »). Alors qu’elle n’a vaincu le mal (la mortalité infantile, les maladies, l’ignorance) que vers 1945 ? Pourtant l’idée des « limites de la croissance apparait dans les années 60, au coeur des « trente glorieuses ». Et qu’elle n’a pas cessé encore de s’entretuer.
    Dès lors la référence à une manipulation des consciences, qu’elle soit de la Bible ou de Descartes, me parait puérile. Chercher des responsabilités dans le passé est une excuse pour ne pas agir. Espérer des secours dans l’Intelligence artificielle en est une autre.
    Mais se résoudre au choix entre Balsonaro ou Macron, c’est à désespérer.
    Il en va de même de la domination des femmes : il s’agit avant tout d’y mettre fin — et donc d’en démonter les ressorts en nous les hommes, ce qui est loin d’être achevé — et c’est la prétention à la liberté du renard dans le poulailler qui nous en retient. (Mes excuses @ J Seignan pour ma réaction antérieure à ses remarques, ambigues, sous un article précédent).

  11. Bon, l’humanité a fait trois conneries majeures:

    1) Descendre des arbres – on n’était pas bien là, à nous épouiller mutuellement, à tendre le bras pour cueillir un fruit, et à conchier le CAC 40 à venir?

    2) Se sédentariser. Une fois au sol, nous étions faits pour être nomades, pour parcourir, en petits groupes, l’immensité d’une planète dont la beauté – et les dangers – nous coupaient le souffle, notre prolifération justement tenue en laisse par notre statut même de nomades. Villes signifient pouvoir et injustice, « dominants » et « dominés »; agriculture signifie dégradation sanitaire, explosion des caries et déformation des squelettes, accumulation et thésaurisation, invention des signes de l’argent et prostitution généralisée à ces signes.

    3) Inventer les religions monothéistes, dites encore « révélées » – perdant par là même tout contact avec le divin véritable, les bois, les sources, les fauvettes et les ophidiens, et de ce fait même prêts à massacrer, à saccager, à exploiter sans vergogne le milieu même qui nous avait donné naissance, force et beauté, sensibilité et intelligence – et rejetant aux gémonies la moitié de notre humanité, notre part féminine, notre déesse mère et terre, au nom des hallucinations misogynes d’une poignée d’éleveurs de chèvres ou de dromadaires terrorisés par le sexe.

    La quatrième connerie, mineure celle-là, ayant consisté, après avoir vigoureusement dénoncé l’imposture des « prêtres d’une religion féroce », a avoir appelé à voter Macron, parce que bon, quand même, faudrait pas déconner.

    1. La cinquième pourrait être d’invoquer les trois premières pour amener la quatrième .

      On attend de savoir qui (et avec qui , et sur quelle vision du monde ) sera capable d’opposer 55% au 45% de la belle blonde , la prochaine fois .Chez nous et au delà .

      Ou même d’apporter l’adhésion , dès l’ amont , des 80 % de français républicains dont pas mal à aller chercher chez les abstentionnistes .

    2. « La quatrième connerie, mineure… »
      Mineure, c’est vite dit. En tout cas, elle restera dans les annales. Et en effet, faudrait voir à pas déconner, les cravates étaient si bien choisies, toujours à propos, un goût exquis. Alors que la vulgarité….

    3. Enfiler les perles historiques de l’humanité, quel intérêt ?
      Mais depuis 1960, il y a eu :
      L’apparition des grandes associations de protection de la vie sauvage (WWF et Amis de la Terre et Greenpeace), se tournant ensuite vers l’environnement.
      Le club de rome et le rapport 1972 Halte à /Les limites de /la croissance.
      La vague féministe des années 1970
      Le rapport Bruntland
      Le Giec
      Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima
      Les accords de Kioto et de Paris…
      La crise de 2008, le scandale des moteurs diesel trafiqués
      Et durant les 30 glorieuses 1945-1975 qui ont quintuplé le revenu de chacun (Piketty), nous avons eu des moyens pour agir, instaurer la gratuité, etc. Mais nous avons eu la société de consommation.
      Et nous commençons à prendre des décisions, 50 ans plus tard, dans la panique (cfr la limitation du diesel).
      Bref parlons de nos propres conneries, ayons le rouge au front.

  12. Cela fait quelques années que l’on se lamente, mais qui est vraiment prêt à changer de mode de vie, et ce, radicalement ? Répondez donc à cette question : le tourisme de masse étant un désastre écologique majeur, seriez-vous prêt à y renoncer ? Venise, NYC, les volcans d’Avergne, le Népal, les meirveilleuse îles du Pacifique, les charmes de Paris… si on vous dit, demain, c’est impossible, serez-vous d’accord ? Si tel n’est pas le cas, il faudra effectivement que quelqu’un songe à éteindre la lumière !

    1. Quand on est retraité assez frugal , ça ne pose aucune difficulté ( je me suis même fait à l’idée de renoncer à mes pèlerinages vers ma pierre basane – « stone edge » , par contraintes cardio-articulaires ).

      Pour mes enfants et petits enfants , c’est plus dur , mais ils y pensent ( bizarrement, plutôt les petits enfants d’ailleurs ).

    2. @JT
      Ce sont effectivement les questions à se poser. La réduction drastique de toutes consommations d’énergies carbonées passera par une réduction très importante du niveau de vie et l’adoption d’un mode de vie très frugal : qui est prêt à cela ?
      L’on met généralement en avant les efforts de la Chine pour ce qui concerne le remplacement des sources énergétiques carbonées par des sources plus écologiques, mais la Chine exporte beaucoup ses centrales thermoélectrique au charbon vers l’Afrique, une Afrique désireuse de se développer grâce à l’accès aux gisements de charbon de ce même continent.
      L’inde est également désireuse de se développer et vise, comme beaucoup d’autres peuples de la planète, à atteindre les niveaux actuels des pays d’Europe et d’Amérique du Nord !
      G.J. CORBISIER a sans doute raison d’évoquer le ‘’Rétro-Bang final’’
      Qu’aurait pensé de cela l’abbé Georges Lemaître, découvreur de ce que l’on a appelé plus tard le ‘’Big Bang ‘’
      Ses calculs se sont révélés exacts et corroborés lors d’expériences spatiales.
      Il a toujours été opposé par ailleurs à ce que l’on fasse coïncider les concepts religieux (création par Dieu) avec les découvertes de la science, s’opposant en cela au pape PieXII.
      Sa courte vie ne lui a pas permis de mettre éventuellement en équation ce ‘’Rétro-Bang final’’, mais est-il besoin d’ailleurs de mettre cela en équation…?

      1. Les théories de l’éternel retour , d’inspiration asiatique , ne sont pas récentes . L’Hypothèse du big crunch n’en n’est qu’une résurgence , qui actuellement a un peu du plomb dans l’aile .

    3. Justement, comme on ne peut pas dire « c’est impossible », il faut interdire la publicité de masse pour ce genre de trajet. Ainsi on libère du temps sur les ondes, et l’information « libre » peut se propager.

      Qui paiera cette information « libre » ? je ne sais pas, la TVA ou autre chose. Mais pas au tarif actuel de rémunération des journalistes, qui est totalement disproportionné, et qui correspond certainement à la rémunération pour « esprit d’équipe », qui doit exister dans les médias comme dans la banque.

  13. @Juannessy
    « Si le temps et la masse craquent devant l’instant zéro , les mathématiques y résisteraient donc ? Le nombre serait non seulement au « commencement » mais même « avant » ?
    « C’est le fameux « mur de Planck » qui fait malgré tout chiader pas mal de « grands esprits » sinon de « grands hommes » . »

    Pour avoir « mal au crâne », d’autres s’y collent: dont un petit homme et aussi une dame, mathématicienne, qui se penchent sur ce « commencement »:

    Voici ce que dit cette dame, Nathalie Debergh

    « Ah ce serait magnifique si, en plus, les enseignants initiaient leurs élèves à ce modèle…ne serait-ce que pour avoir tous les « sons de cloche » et se faire alors sa propre opinion.
    Juste un commentaire supplémentaire : nous ne sommes pas en train de révolutionner la mécanique quantique.
    En fait, tout ce que nous produisons était déjà accessible dans les textes fondateurs…il fallait juste les lire et ouvrir une autre porte.
    Par exemple, un opérateur de symétrie en mécanique quantique est nécessairement soit unitaire soit anti-unitaire. Des gens ont décidé de manière arbitraire (ils le disent eux-mêmes !) que les opérateurs de symétrie discrète étaient l’un ou l’autre.
    Le renversement du temps est ainsi choisi (j’insiste…) anti-unitaire et depuis, des décennies plus tard, des tas de chercheurs croient dur comme fer que c’est un postulat…tout simplement parce qu’ils n’ont généralement pas le temps/l’envie de revenir aux textes de départ.
    C’est vraiment l’histoire de la phrase que l’on se répète de personne en personne et qui arrive complètement déformée.
    On est passé de « choisissons T anti-unitaire » à « T est anti-unitaire » et on arrive, pour certains, à « il faudrait être fêlé pour croire que T n’est pas anti-unitaire ». Voilà. Donc, nous, on se dit que si on a le choix, on va voir ce que donne l’autre possibilité.
    C’est aussi simple que ça.

    Voilà, les mathématiciens n’auraient pas besoin de paracétamol… ils peuvent nous aider à se situer entre Big Bang et Big Crunch 🙂

    Genre:
    « On evidence for negative energies and masses in the Dirac equation through a unitary time-reversal operator« 

    1. On est passé de « choisissons T anti-unitaire » à « T est anti-unitaire » et on arrive, pour certains, à « il faudrait être fêlé pour croire que T n’est pas anti-unitaire ».
      Tiens, on dirait le rapport du GIEC 😉

    2. Moi je m’en fous , j’ai doublé , à mes risques et périls , la dose de paracétamol, et ça m’a envoyé direct au plumard , où j’étais dans mon hors temps-pro-ou-anti-unitaire , souvent évoqué .

      J’avais plus mal au crane , mais je me suis demandé ce qui s’était passé pendant que je n’étais plus là .

    3. Et une autre hypothèse qui n’a jamais été faite que par un scientifique français considéré comme un olibrius: il pourrait y avoir des masses négatives qui au lieu de s’attirer se repousseraient d’avec les masses positives, et alors peut-être plus besoin de masse et matière noire pour tout expliquer. Bon, ça me dépasse alors j’arrête la.

  14. C’est bien beau de philosopher sur internet sous forme d’articles sur le seul blog optimiste occidental, ou sous forme de commentaires à ces articles. Mais CONCRETEMENT on fait quoi ? VOUS faites quoi ? Acheter des bagnoles électriques ? Casser la gueule aux anti-éoliennes ? Faire les cours à l’université de Lille en vidéoconférence pour éviter de crâmer de l’énergie pour les aller/retours ? … ?

    Pour ce qui me concerne, je rappelle que j’ai mis ma bagnole et ma télé à la casse, resp. en 2008 et en 2005, et que je fais germer puis plante des cormiers qui devraient livrer des fruits même avec plus de 2 °C d’augmentation de la température (et d’ailleurs je vais ramasser dans quelques minutes..). Mais aussi je garde mon PC et mon smartphone ce qui me donne quelques remords…

    Quand j’entends les commentaires sur le rapport du GIEC de certains journalistes à la noix qui nous expliquent que puisque nous, français, ne polluons que pour 1% du total il est inutile de faire quoi que ce soit au niveau individuel, ça casse le moral.

    Alors encore une fois, nous expliquer que homo sapiens se comporte comme des bactéries dans une boite de Petri pour la Nième fois, c’est OK. Et après ?

    Une petite idée: vous pourriez vous lancer dans la culture de cactus, y en a même qui n’ont pas d’épines et qui seraient mangeable par le bétail…

    Et que donne le projet, ou peut-être plutôt l’idée, de demander a une intelligence artificielle de nous sauver ? Au moins, ça, c’est/c’était du concret ! Ca avance ?

    1. @Arnould
      « Alors encore une fois, nous expliquer que homo sapiens se comporte comme des bactéries dans une boite de Petri pour la Nième fois, c’est OK. Et après ?  »

      Le biologiste, quand il a fini d’observer sa culture dans la boîte de Pétri, stoppe l’expérience avec un dose de Javel ou autre, et peut relancer une nouvelle expérience, dans la même boîte ou dans une autre. Il peut aussi mener plusieurs expériences de front, mais là ce n’est pas évident pour grand monde, quoique, depuis peu, on commence à s’interroger en levant le regard vers les étoiles, là où le ciel est encore assez dégagé !

      Question: comment les bactéries peuvent-elles appréhender le biologiste ?

    2. @Arnould
      « C’est bien beau de philosopher sur internet sous forme d’articles sur le seul blog optimiste occidental, ou sous forme de commentaires à ces articles. Mais CONCRETEMENT on fait quoi ? VOUS faites quoi ? »

      Ma réponse personnelle : tenter d’influencer le parti politique dont je me sens le plus proche dans le sens de l’élaboration d’un programme ambitieux de transformation écologique.

      C’est quelque chose que chacun peut faire à son niveau, et quel que soit le parti qui aie ses préférences.

      Une chose dont je suis certain : les solutions étant collectives, elles ne peuvent être que politiques. Et il me semble que si tous les partis sont influencés de l’intérieur par des gens qui insistent sur le fait que si c’est maintenant qu’il faut y aller, si si les Français seront intéressés ils sont plus inquiets qu’ils n’en ont l’air… à la fin, quand il n’y aura plus QUE des partis ayant mis leurs ambitions écologiques à la hauteur des nécessités du temps, il se passera bien quelque chose !

  15. « Saint-homme » dans le texte du Dao de jing…

    Étiemble a bien montré comment le Père Wieger a « tordu » le tao pour y introduire ses bigoteries (lire l’introduction – érudite et drôle – aux textes taoïstes par Étiemble dans la Pléiade).

    Reportons-nous plutôt aux traductions de Liou Kia-hway, Marcel Conche ou Rémi Mathieu.

  16. Poser la question en ces termes de renoncement individuel, est, me semble-t-il, mal poser le problème.
    La plupart des gens sont conscients de la dimension collective du désastre qui nous occupe.
    C’est donc plutôt de ce postulat qu’il faut partir si l’on veut trouver l’issue.
    Nos contemporains attendent donc des signaux indiquant que ce mode de vie n’a plus lieu d’être, ce qui suppose qu’il soit dévalué de sorte qu’on n’y aspire plus pour soi-même et pour les autres.

    IL y a beaucoup d’exemples, dans des domaines particuliers, où quasiment du jour au lendemain, on a dû changer un aspect du mode de vie. En ce qui concerne la santé, pendant au moins deux siècles tout le monde pouvait fumer partout, aujourd’hui cela apparaît comme une aberration qu’on ait pu si longtemps accepter une telle chose, et puis il a suffi d’une petite loi et le tour était joué, du jour au lendemain, il était interdit de fumer dans les lieux publics, et que je sache je n’ai pas vu de manifestations, de lobbies, pour contrer cette mesure de bon sens, et surtout la nouvelle règle a été respectée.
    En tant de guerre, le rationnement devient la règle. Alors, raison de plus s’il s’agit de la survie de l’humanité.

    Nos contemporains accepteront le nouveau mode de vie, encore faut-il que tout soit fait pour qu’il soit rendu possible. Et c’est là que le bât blesse, pour l’heure aucun gouvernement n’est prêt à prendre les mesures qui s’imposent. Parce que l’agenda des gouvernements est fixé sur le court terme.
    Le plus difficile n’est donc pas de faire accepter les mesures, mais de les prendre, tout simplement.
    On en est là.

    PS. Cela n’empêche pas que nous fassions chacun notre part, et je pense que déjà, certains d’entre nous, évitent par exemple de prendre l’avion, et cela ne va que s’amplifier, jusqu’au jour où il sera très mal vu d’aller au bout du monde pour des séjours courts simplement se rendre à un hôtel avec sa plage très semblable en tous points du globe. Et puis le prix du kérosène ne va pas rester bon marché indéfiniment, il arrivera donc un moment, où les déplacements longue distance deviendront inabordables… Peut-être remettre au goût du jour les voyages en dirigeable pour faire rêver un peu ! 😉

    1. @Pierre-Yves Dambrine
       » Et puis le prix du kérosène ne va pas rester bon marché indéfiniment, il arrivera donc un moment, où les déplacements longue distance deviendront inabordables…  »

      Votre exemple est pertinent…
      pour entrer dans un raisonnement plus réaliste que celui qui fait dire:
      « Ma fille de dix ans mesure 1,35m, quel malheur quel malheur, à vingt ans, elle fera 2,70m ! »

      Il est facile d’oublier les mécanismes autorégulateurs: quand le combustible vient à manquer, le feu s’éteint.
      Nous allons assister (assistons) à de nombreux effondrements de ce genre et les modèles linéaires et/ou exponentiels sortiront de leurs domaines de validité.
      En simplifiant: certains effondrements sont les bienvenus; peut-être en sera-t-il de salvateurs ?

      1. Viro sapiens ou pas , si sapiens il doit y avoir, et que ça dépend au moins en grande partie de lui ( principe incontournable de Responsabilité), il me semble que si une minorité peut se mobiliser et agir par la seule mise en garde contre la mort qui rôde , la majorité des sapiens n’agit que si elle a l’amorce de quelques parades qui donnent un peu espoir .

        https://www.pauljorion.com/blog/2014/09/12/comment-rehabiliter-laction-politique-par-francois-leclerc/#comment-452406

      2. Ceci était un appel à celles et ceux qui aspirent au pouvoir et prétendent rassembler , sans avoir encore hélas montrer qu’ils sont capables de s’unir .

        ( …pour « Liberté , Egalité , Fraternité étendue au vivant « )

    2. « Le plus difficile n’est donc pas de faire accepter les mesures, mais de les prendre, tout simplement. »

      D’en parler d’abord. Je me rends compte qu’en en parlant, on peut facilement convaincre de l’imbécillité des choses, que les gens ne réalisent pas toujours d’eux-même…

      Par exemple à quelqu’un qui est parti faire un voyage en Inde : « c’est sale à ce qui paraît, et puis il fait chaud, on est mieux en Bretagne ». En attendant d’avoir à notre disposition des moyens de communication plus massifs pour contrer la fabrication du consentement…

  17. bof

    99,99% des humains périront. Quelques peuplades anciennes ou nouvellement formées survivront. La terre se repeuplera progressivement d’une faune et d’une flore (retour des pollinisateurs). La vie est virale : elle trouve toujours un chemin (après tout la vie sur terre est peut etre d’origine extra-terrestre!). Et les humains, qui auront peut-être muté un peu, recommenceront leur parcours sur cette planète.
    Beaucoup de bruit (de science-fiction) pour rien, à l’échelle de l’histoire de la Terre.

    Je soupçonne ce « beaucoup de bruit » d’être dû:
    – au rapport eschatologique, non linéaire et non cyclique, que nous avons de l’Histoire, produit des religions du Livre (un Temps qui s’achemine vers sa fin).
    – peut-être un peu à l’age de ceux qui détiennent le capital symbolique et économique dans ce pays (les retraités) : nostalgie + réconfort secret, mais « humain », que procure l’idée d’une fin de l’humanité contemporaine de sa propre fin (ca aide à relativiser).
    Et qui colore nos perceptions.

  18. L’Evolution avec un grand E qui nous a doté, la Selection Naturelle grand S grand N qui a un but et blablabla manichéen Bible Tao et Guru bref un gros ramnassi de connerie si je puis me permettre. Que l’espèce survive ou non rien ne changera concernant l’absurdité de l’univers. Godot ne viendra pas, tenez vous le pour dit…

    1. @Dup

      Si je puis me permettre, je vous conseillerais d’étudier la biologie.

      La façon dont fonctionnent les êtres vivants, le fait même que de tels êtres puissent seulement exister, est une surprise et un ébahissement constant, pour peu qu’on s’intéresse aux détails de ce qu’on en sait – qui de plus est clairement loin d’être complet.

      Vous avez le droit de penser que c’est absurde. Il est possible aussi de s’émerveiller.

      1. En quoi l’absurde ne pourrait il pas être merveilleux?
        J’ai étudié la biologie pendant deux ans après le bac, et je vis d’un de ces miracles : le vin
        La complexité de la chose conduit certains à se chercher un Dieu, moi c’est tout le contraire… Que tout cela puisse exister n’est pas impossible statistiquement et donc c’est là. Sans quoi non seulement la question n’aurait ni lieu d’être ni personne pour la poser. Point de cadeau qui nous a été fait, point de volonté cachée dans le mécanisme de sélection naturelle, seulement de la physique, de la chimie, des stats, du binaire ( 0 ça disparaît 1 ça marche et se perpétue) et des milliards d’années pour des milliards de milliards d’essais… S’il faut sauver l’espèce parce que tout cela est Sacré vous ne présentez pas plus d’arguments que le premier fanatique venu.

      2. j’ai la chance de ne pas le vendre, je me cantonne a le faire, bon de préférence et s’il est un cureton qui se la raconte avec sa trans-substatation tout ce que je peux garantir c’est qu’il sera pas déçu 🙂

  19. « Ce primate supérieur doté par l’Evolution de capacités supplémentaires… »
    « [La Vie] n’a réalité qu’une seule [exigence], à savoir sa continuation. »
    « L’Evolution, et […] la Sélection Naturelle de notre espèce, n’a jamais eu que ce seul but. »
    « Or justement l’Homo Sapiens a été doté par la Nature de plusieurs caractéristiques neuro-cérébrales qui… »
    « Nous n’avons pas été créés ‘’pour dominer la Terre’’, conviction inconsciente de tous les peuples ‘’du Livre’’ (1), mais en réalité pour nous y intégrer (2) »
    « Mais la Vie, elle, continuera »

    Quelles drôles de phrases, vraiment.
    Ainsi l’Evolution nous a dotés… La Vie a des exigences… L’Evolution et la Sélection naturelle ont un but… La Nature elle aussi nous a dotés… Nous avons été créés pour… La Vie continue…
    Vous faites de la Nature, de l’Evolution, de la Vie… des divinités sans en avoir vous-même conscience.
    Vous vous moquez du « Livre » mais ce que vous écrivez est tout aussi irrationnel que ce qu’on y lit, l’inconscience en plus.

    1. @Denis Monod-Broca
      De « drôles de phrases » qui, finalement ressemblent assez à celles « du Livre » !

      D’une idéologie à une autre, on peut se demander si le diable ne les pilote pas toutes 😉

      Comme nous nous approchons de la fête (!) Halloween, nous allons avoir de nombreuses images du genre relevé ici:
      https://www.pauljorion.com/blog/2017/08/21/la-societe-du-spectacle-par-denis-monod-broca/

      objet d’un petit fil… apparenté à celui-ci, mine de rien.

      1. Merci pour ce rappel. Amusant…
        Au fond, constance ou radotage ?, je dis toujours la même chose : croyons en la Parole, croyons en la Vérité, donnons à nos mots leur sens.

    2. @Denis Monod-Broca
      « Vous faites de la Nature, de l’Evolution, de la Vie… des divinités sans en avoir vous-même conscience. »

      Oui tout à fait, c’est frappant à la lecture du texte de G.J. Corbisier. De deux choses l’une :

      – Soit un sens nous est donné, mais alors Celui qui nous le donne ne peut être une divinité muette comme « nature » ou « évolution » – il s’agit nécessairement d’un producteur de sens

      – Soit aucun sens ne nous est donné, car il n’y a pas de Celui. Mais alors, c’est de nous seuls qu’un sens peut procéder. Toujours pas de l’une quelconque de ces « idoles muettes »

      1. Ce que Denis trouve drôle je le trouve plutôt inquiétant, car c’est la porte ouverte à la même barbarie que celle qui a toujours était de mise quand il s’agit de vénérer une quelconque divinité. Demain les éco-fanatiques seront prêt à sacrifier la moitié de la population mondiale pour sauver la mère nature et ce en toute bonne conscience… C’est quand même fou de courir encore après du sens dans ce monde au temps de la physique quantique et relativiste, 50 ans après Becket, Ionesco ou encore Camus !

      2. Si la bible hébraïque nous dit quelque chose c’est bien ceci : les dieux sont de faux dieux. Mais il y a bien, comme vous dites, « Celui »… Qu’on peut nommer aussi « Parole », « Verbe », « Vérité », « Sens », « Mystère », « Infini »…

        Mais qu’il est facile de croire en de faux dieux ! la tentation est permanente, omniprésente…

      3. Il y aurait donc de « vrais dieux » ?

        PS : j’insiste : Verbe n’est pas Parole . Demandez aux francs maçons .

      4. @ Dup

        J’aime bien ces vers qu’on peut lire sur la tombe d’Ionesco au cimetière Montparnasse à Paris :
        « Priez le Je Ne Sais Qui
        J’espere : Jésus-Christ »

      5. @Denis,
        Mis à part ménager nos proches qui y croient (un peu condescendant tout de même..) ou éviter la fureur des fanatiques de tous poils (qui au long de l’histoire n’ont pas fait preuve du moindre semblant de commencement de réciprocité, bien au contraire) dites moi donc quel est l’intérêt de Lui accorder le bénéfice du doute?

      6. @ Dup

        Vous avez cité Ionesco, j’avais ces vers en tête, je vous en ai fait profité.

        « dites moi donc quel est l’intérêt de Lui accorder le bénéfice du doute? » Je ne suis pas absolument sûr de comprendre la question. Mais le doute doit être accordé à tout et à tous, je le crois. Y compris donc à Lui.

        Le doute est la source de toute connaissance. Le doute permet, en protégeant des certitudes, des évidences, des dogmes… de voir les choses telles qu’elles sont, de les décrire, et donc de se déterminer en fonction d’elles, autant que faire se peut.

        Cette capacité de douter, nous ne l’avons pas inventée. Elle nous vient des pensées grecque et hébraïque. L’oublier, c’est y renoncer.

      7. @Denis Monod Broca :

        Le doute , qui suppose le dualisme , ne doit pas faire partie des intentions de Corbisier .

        Socrate et Platon ne comprennent pas le Dao .

        Nous , héritiers grecs , avançons par le logos . Le « vrai » à l’occidentale n’est pas le Dao moniste .

  20. Gros bandeau jaune: « En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus ciblées adaptés à vos centres d’intérêts et réaliser des statistiques de visites. »

    Je crois que je vois cette chose pour la première fois ici.

    Pourquoi des cookies? Des maillots de corps à vendre? J’en veux pas. Besoin de si peu, quasi rien. Des slips griffé « Le capitalisme DOIT crever pour notre survie collective » afin de m’en coiffer à la manière d’un entonnoir , j’dis pas…

    Je ne veux pas de contenus ciblés à mes centres d’intérêts. Qu’en savent-ils, ces imposteurs? Ont-ils conscience de mes (savantes) stratégies de recherches afin de les barbouiller dans l’erreur? C’est pas pour rien que je mens à tous les sondages téléphoniques. Les seuls sondages valides sont les élections, et tout compte fait, elles sont pas rares: politique,travail, logement HLM, enquêtes d’utilité publique, tout ça, c’est bon.

    Statistiques de visite? Si c’est pour le nombre, les dates selon articles et le lieu (France, 74 Haute-Savoie, ces idiots) j’veux bien. A part ça, des stats de quoi? du vent qui occupe, du papier gâché, de l’énergie perdue à chauffer la cour, des malheureux conscients de faire un boulot de merde et qui en crèvent. Pas moi, pas en mon nom. Et j’aurais espéré, pas sur ce blog.

    Bref, le capitalisme totalitaire, du moins son esprit et ses intentions se glissent partout, même ici, un comble.
    Non seulement nous sommes naïfs et désinformés mais en plus cernés, tournés sur notre droite, le front enfoncé. Un cliquet, sans doute même pas autorisé. L’air du temps…

  21. @Juannessy
    Vous répondez à ma question : « Comment les bactéries peuvent-elles appréhender le biologiste ? »
    par une autre question : « Par la flore intestinale ? »
    🙂
    C’est assez fin… et après réflexion, très pertinent. En effet les bactéries agissent sur leur hôte, peut-être même « à l’insu de leur plein gré »!
    Un peu comme nous… sur notre Univers ?
    A défaut de paracétamol, un peu d’huile essentielle ?

    1. Merci !

      Avec les huiles essentielles , je me méfie un peu des allergies bizarres .

      Pour donner suite au commentaire , plus haut , de Taotaquin , je suis retourné à la lecture d’un bouquin que j’avis lu en 1989 , qui s’appelait « la mort est une autre naissance » ( préfacé par Marc Oraison , ça ne s’invente pas ) .
      Il passait en revue toutes les religions » ou assimilé quant à leur message sur la mort : la chrétienne , la plus ou moins laïque , la chamanique , l’islamique, l’ésotérique ( silva oscura ) , l’hindouiste , la bouddhiste thibétaine , le Zen .

      A la lecture , j’avais trouvé que , alors qu’on meurt sous nos tropiques de plus en plus souvent « cachés » à l’hôpital et qu’on voit de moins en moins souvent la mort  » en conversation directe » , tous ces textes anciens ou récents pouvaient trouver un semblant d’accord sur cette version , prise dans le Zen selon maître Yoka Daishl :

      « J’ai traversé océans et lacs ,
      j’ai passé montagnes et rivières ,
      j’ai visité des maîtres ,
      J’ai pratiqué les voies ,j’ai pratiqué Za-Zen.

      Et depuis que j’ai trouvé
      le chemin du mont Sokei ( pierre basane ?)
      je sais que naissance et mort
      ne sont pas différentes . »

      1. quand le moteur consomme trop d’huile on le met le véhicule à la casse et on en construit un nouveau où est le problème ?

      2. Pour les courageux qui sont prêts à se concentrer sur 316 pages , je précise qu’il s’agissait d’une parution chez Albin Michel , mais qu’il y avait eu une première édition en 1978 chez Seghers/Laffont .

        Je ne résiste pas aussi au plaisir de citer cet extrait d’Antonin Artaud ,qui me semble dire la même chose que maître Yoka Daishl , avec des mots plus accessibles à un occidental ( et sans réclamer de paternité ) :

        « Il y a un mystère dans ma vie…dont la base est que je ne suis pas né à Marseille le 4 septembre 1896, mais que j’y suis passé ce jour là venant d’ailleurs ,parce que , en réalité , je ne suis jamais né et que je ne peux pas mourir . Pour les ânes médico-légaux, c’est du délire ; pour certains de la poésie, pour moi c’est de la vérité comme un bifteck aux pommes frites ou un coup de vin blanc au comptoir d’en face . »

      3. J’ai cité Artaud , mais j’aurais pu aussi évoqué Kafka .

        Je trouve d’ailleurs ( ne serait ce qu’au travers de la prochaine rencontre entre Paul Jorion et Pierre-Henri Castel , pas forcément aléatoire ) que nous vivons (surtout depuis Nietzsche ) une phase de l’évolution de la pensée philosophique qui , en essayant de mieux englober le désir ET le langage , tente de se défaire de l’emprise que le libéralisme bourgeois avait posé sur le seul langage philosophique .

        C’est peut être bien déjà depuis quelques décennies ,que s’opère la tentative de mariage entre pensée philosophique et « pensée » anarchiste que j’appelle parfois comme une issue via la responsabilité .

        L’existentialisme , le structuralisme , le freudisme , la modernité , la nouvelle philosophie …seraient ils donc alors des brouillons pour préparer l’humanité à la découverte de sa finitude ?

        Mais en quoi pourraient ils parcourir les mêmes champs , et répondre aux mêmes fins que les pensées orientales ou autres d’ailleurs ?

        Questions un peu sévères pour un retraité des travaux publics , qui n’a qu’une vie et son sens critique pour trier dans le fatras des informations .

    2. c’est parce que vous avez une vision erronée du monde , les habitants de la terre sont les bactéries , les hommes et les animaux ne sont que leurs véhicules , des machines , et ces petits êtres explorent la terre depuis 4 milliards d’années !

      1. A propos de sapiens un peu mutant , j’ai trouvé un François Corre né le 17 octobre 1664 à Kerity (pays de Paimpol ) .

        Si c’est vous , je vous souhaite bon anniversaire légèrement anticipé .

      2. Ah, j’ai pris un coup de vieux d’un coup !
        Vous allez trouver ce patronyme à la pelle en Bretagne, surtout en Finistère.
        Le Breton, grand migrant vers Paris (entre autres) fin 19ème / début 20ème siècle…
        Du coup, ça me rappelle les ‘aventures’ de Jean-Marie Déguignet dans son « Mémoires d’un paysan bas-breton »,
        récit et témoignage étonnants, ça doit se trouver encore en Poche en version complète.

  22. ce sont les microbiotes intestinaux qui dirigent le cerveau par l’intermédiaire de neurotransmetteurs de vaisseaux et de nerfs , c’est de notoriété ! Faites des recherches sur internet

  23. @Dup
    « En quoi l’absurde ne pourrait il pas être merveilleux? »…

    Et hop ! retour à ma métaphysique (« chassez le surnaturel il revient au galop »).
    Emile Littré écrivait déjà:
     »
    Ce qui est au-delà du savoir positif, soit, matériellement, le fond de l’espace sans bornes, soit, intellectuellement, l’enchaînement des causes sans terme, est inaccessible à l’esprit humain.
    Mais inaccessible ne veut pas dire nul ou non existant. L’immensité, tant matérielle qu’intellectuelle, tient par un lien étroit à nos connaissances, et devient par cette alliance une idée positive du même ordre ; je veux dire que, en les touchant et en les abordant, cette immensité apparaît sous un double caractère, la réalité et l’inaccessibilité. C’est un océan qui vient battre notre rive, et pour lequel nous n’avons ni barque ni voile, mais dont la claire vision est aussi claire que formidable. »

    Ne suffirait-il pas d’accepter cette situation, avec ses inconnues et ses paradoxes, pour pouvoir se passer de paracétamol ?

    1. Il y a bien longtemps, j’ai marché des jours et des jours dans le désert du Sahara.

      L’immensité y est proche, l’infini y est directement présent, car il n’y a le plus souvent rien entre soi et l’horizon. Rien pour attirer le regard et le détourner. Aucun décor ni aucun artifice pour cacher les lointains.

      Je m’étais alors promis de tout faire pour me souvenir de l’immensité, quand je serais revenu dans les villes et les campagnes, là où le regard est immédiatement arrêté par les objets les plus proches, là où l’immensité est cachée.

      Je n’ai pas tenu cette promesse. Je ne repense que très rarement au désert, et à l’immensité qui pourtant est toujours là derrière le décor.

      Merci de m’en avoir rappelé le souvenir.

      1. Vous n’avez pas tenu cette promesse ?… Que si ! ‘’Je ne repense que très rarement au désert,’’. > Ce qui est important c’est se souvenir, tout à coup, un jour….et peut-être oublier à nouveau, sans crainte. Faire confiance, car le souvenir reviendra, à l’occasion. Ce n’est pas l’émetteur qui fait le message, c’est le récepteur. Ceci dit on peut favoriser la remémoration.

      2. @François Corre :

        En fait avec tous ces récits de gens qui ont rencontré leur vérité dans le désert ( je pourrais alimenter cette rubrique de mes propres expériences ) , on en arrive à se demander si les déserts sont bien aussi désertiques que l’on dit .

  24.  » nous participons à notre destruction et à la destruction de toutes les espèces terrestres et océaniques par cupidité, vanité et appauvrissement de l’esprit. »
    Pourquoi rendre notre espèce coupable de ce qui arrive à toutes les espèces vivantes qu’elles soient animales ou végétales?
    Toutes ces espèces vivantes, ne peuvent exister et survivre qu’en consommant leur environnement, lequel est fini dans l’espace qui leur est accessible.
    Cela implique donc qu’elles connaissent une fin inexorable.

    1. Jducac
      Vous oubliez un élément essentiel dans votre raisonnement, c’est que si nous avons les moyens de détruire notre environnement en l’épuisant, nous avons aussi potentiellement les moyens de vivre avec lui, et de lui, en inventant de nouveaux modes de vie. On ne peut donc prédire la fin inexorable que pour un mode de vie donné. (bien entendu le système Terre-soleil aura une fin définitive, mais ce n’est pas le sujet ici : raisonnons en centaines, voire milliers d’années pour évoquer la destinée de l’espèce, c’est déjà pas mal.)
      Ce qui coince dans votre approche c’est que vous ne prenez en considération que les limites quantitatives à comme si l’évolution qualitative était complètement étrangère au devenir de l’espèce humaine.
      Vous partez du postulat biaisé que le système capitaliste a été, est, et sera toujours le seul possible.
      Or c’est bien ce système qui nous mène à notre perte, et non pas seulement des limites quantitatives en ressources naturelles. Dans cette perspective nous sommes donc bien responsables de la destruction des espèces vivantes. Et la seule manière de l’éviter c’est de changer de mode de vie, et donc de système. Vous nous avez rabâché la frugalité nécessaire pour survivre, mais vous avez oublié, par construction, que cette frugalité ne sert plus à rien si elle est au service d’un système qui contribue de manière accélérée à la destruction des écosystèmes, ce qui est le cas. Et d’ailleurs dans ce commentaire-ci vous avez omis de nous dire quoi que ce soit de la frugalité, sans doute parce que votre frugalité est vouée à l’échec dans le système actuel, mais cela vous vous interdisez de le penser. CQFD

      1. @ Pierre-Yves Dambrine 15 OCTOBRE 2018 A 19 H 41 MIN

        « Vous partez du postulat biaisé que le système capitaliste a été, est, et sera toujours le seul possible. »

        Etes-vous bien certain que votre postulat d’anti capitalisme n’est pas aussi biaisé que le capitalisme que vous rejetez à priori ?

        Ce qui m’apparait, c’est que jusqu’alors, tous les partisans de changement de système, en Europe de l’Est en Ex URSS, en Chine, et ailleurs, ont ensuite fait adopter les pratiques du système capitaliste, une fois avoir pris le pouvoir sous couvert de partis et de pseudo républiques communistes.
        Ce que je vois, c’est que notre planète est « le capital » matériel à partir duquel les organismes vivants qui y habitent ne peuvent vivre, qu’en le consommant progressivement et inexorablement. En effet, on ne peut transformer de l’inerte en vie qu’à condition de transformer des matières qui se retrouvent, après usage, à l’état d’infimes poussières irrécupérables à l’échelle des temps humains.

      2.  » nous avons les moyens de détruire notre environnement en l’épuisant, nous avons aussi potentiellement les moyens de vivre avec lui, et de lui, en inventant de nouveaux modes de vie. »

        Serait-ce trop demander que vous décriviez ces nouveaux modes de vie ?
        Merci.

      3. @jducac
        … »ont ensuite fait adopter les pratiques du système capitaliste »
        Non, non, vous savez très bien qu’ils les avaient déjà…! 🙂

      4. @Hadrien :

        Moi j’en ai quatre , que je ne re-citerai pas , mais qui ne fonctionnent  » bien » que lorsqu’ils sont ….. ensemble .

        Et l’invention , c’est précisément de les mettre ensemble . Ça laisse de la marge pour le job . La taxe Sismondi attelée aux gratuités pourrait être un atelier prometteur .

      5. …et, Jducac, relisez (ou lisez enfin) le texte proposé: Le VIROSAPIENS , comme je l’ai moi-même lu. Vous y trouverez les amorces de réponses à vos interrogations…

    2. @François Corre :

      Il faut comprendre que le « capital » selon Jducac ( la matière planétaire , mais ça pourrait être l’univers ) n’a strictement rien à voir avec le  » capital  » selon Paul Jorion . Les capitalismes respectivement attachés à chacun de ces « capital » , sont donc aussi étrangers l’un à l’autre que la carpe et le lapin .

      Je crois à peu près saisir le capitalisme selon Paul Jorion . Je n’ai pas encore compris le début de l’ébauche d’une définition théorique cohérente du capitalisme selon Jducac , sauf à se glisser dans le flagelle d’un spermatozoïde.

      Dans son dernier commentaire , le seul mot qui me fasse sens est le mot « usage », car c’est en travaillant sur les usages ( quoi , comment , quand et surtout pourquoi) que l’on peut mettre en œuvre un système économique
      ( un tel système n’est pas un phénomène « naturel » fourni clé en mains , de seule création, fusion , déconstruction , recomposition ) qui soit œuvre humaine .

      C’est le mode d’usage qui nous fait « homme » , ce n’est pas le fait de mourir à trente ans , à cinquante ans , puis quatre vingt dix , ou mille ans . C’est un drame , mais c’est le notre . Faisons notre part dirait le colibri espèce humaine .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.