Lévi-Strauss sur les épidémies

Une remarque de Claude Lévi-Strauss sur les épidémies, que je soumets à votre réflexion.

Avec le néolithique, l’homme s’est mis à l’abri du froid et de la faim ; il a conquis le loisir de penser ; sans doute lutte-t-il mal contre la maladie, mais il n’est pas certain que les progrès de l’hygiène n’aient fait plus que rejeter sur d’autres mécanismes : grandes famines et guerres d’extermination, la charge de maintenir une mesure démographique, à quoi les épidémies contribuaient d’une façon qui n’était pas plus effroyable que les autres.

C’est à la page 452 de Tristes Tropiques, un texte daté 12 octobre 1954 – 5 mars 1955

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54 réflexions sur « Lévi-Strauss sur les épidémies »

  1. – Très intéressante conjonction de mèmes au sein d’une même phrase.
    – Je pense que les chasseurs-cueilleurs avaient davantage le loisir de penser que toutes les sociétés qui ont suivi 🙂 (je suis prêt à argumenter)
    – Question essentielle de « l’Humanité est-elle mieux lotie depuis qu’elle est sortie des sociétés de chasseurs-cueilleurs pour entrer dans l’ère agricole et des proto-Etats jusqu’à nos jours ? » Des études scientifiques montrent que les chasseurs-cueilleurs étaient en meilleure santé que les agriculteurs puis ouvriers du passé, après l’éclosion de la santé publique et des droits sociaux, cela devient plus discutable mais avec l’émergence des maladies de civilisation, ça redevient hautement pertinent comme question.
    – Les modes de vie des chasseurs-cueilleurs devaient probablement limiter drastiquement la probabilité d’émergence d’une épidémie d’origine animale au sein d’une quelconque communauté humaine, ainsi que la probabilité que cette épidémie se transmette aux autres communautés, en annulant complètement la probabilité d’une pandémie (aucune connexion intercontinentale pour prendre une échelle géographique large).
    – La régulation démographique était liée à la mortalité infantile et aux maladies et accidents ultérieurs, ainsi qu’à une espérance de vie après 5 ans tout de même plus courte qu’aujourd’hui (pas de pontage ou de réanimation).
    – L’hypothèse est démentie jusqu’à présent : ni les grandes famines ni les guerres (d’extermination) n’ont vraiment régulé la population humaine depuis 1700 (avant peut-être un peu mais ce n’est pas ça la variable fondamentale c’est plutôt la productivité agricole). Par contre, sur le long terme, je pense que Malthus pourrait gagner car si l’on pense possible que l’espèce humaine ne soit pas « divine », elle est soumise au risque d’extinction (dont la probabilité tend vers 1 lorsque t tend vers l’infini, et est en nette augmentation depuis 1945), et il n’y a pas 36 manières de causer une extinction : ça passe par des événements extrêmes (astéroïde géocroiseur), la famine, l’épidémie et l’autoextermination (la guerre), in fine, quelles que soient les causes intermédiaires.
    – Il y a des articles très sérieux (William E Rees) qui parlent de « plague phase » pour la population humaine, comme pour n’importe quelle population vivante en surnombre sur son écosystème…
    – Quel est le mieux : une vie plus courte mais plus intense et plus vibrante (chasseur-cueilleur), ou une vie plus longue dans l’obésité matérialiste et la pauvreté spirituelle, relationnelle et existentielle ?

      1. Salut Emmanuel,

        Je n’y suis pour rien, je partage juste un lien, et cette chaîne youtube, « Balade Mentale » est vraiment très bien faite. Tant scientifiquement que poétiquement selon moi.

        Rien que pour ça Internet est une pure merveille de discussion, d’échange, de connaissance, dont le potentiel monte chaque jour de plus en plus entre nous tous. Je suis très heureux de vivre dans notre temps, c’est un outil formidable. Même les fake, les hoax, les délires, les horreurs, font partis de ce monde, du Monde, et c’est passionnant ! Tout cela est un complément extra-ordinaire aux livres, rencontres humaines, méditations, réflexions que nous menons tous.

        L’avènement d’une civilisation de « chasseurs-cueilleurs connectés » le 2.0 de cet état en quelque sorte, c’est mon utopie que j’ai parce que je le vaux bien !

    1. Contrairement à Malthus, Levi-Strauss néglige les catastrophes naturelles telles que les changements de climat, les inondations, les volcans.

      Je viens de regarder une émission d’Arte sur Naples, ses trois millions d’habitants et ses trois volcans dont on sait qu’au moins un va exploser « un de ces jour »: la responsable du plan d’évacuation de la ville n’a pas l’air d’être vraiment persuadée qu’il sera efficace…

  2. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/bies.202000063

    Présentation des quatre nouveaux cavaliers de la Coronapocalypse du 21ème siècle
    Résumé
    Alors que le monde lutte contre la pandémie COVID-19, nous devrions également nous demander quelles mesures au niveau des systèmes seront nécessaires pour empêcher que cette catastrophe ou des catastrophes encore plus graves ne se produisent à l’avenir. Nous soutenons que la pandémie n’est qu’une des myriades et pléiomorphes catastrophes mondiales futures potentielles générées par le même système dynamique sous-jacent. Nous expliquons qu’il existe quatre grandes conditions systémiques, facilement identifiables, reliées entre elles de manière pathologique, qui précipitent la civilisation vers une autodestruction potentielle. Tant que ces conditions ne sont pas résolues, nous devrions considérer la catastrophe comme un point final inévitablement émergent de la dynamique. Ces quatre conditions peuvent être inversées par une action collective pour commencer à créer un monde post-COVID-19 durable et prospère. Cela nécessitera une application maximale du principe de précaution.

    Traduit avec http://www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

    1. …  » Cela nécessitera une application maximale du principe de précaution .  » …

      Je suis prêt à (re)croire en Dieu … à condition qu’Il nous en préserve..!

      1. Votre réponse m’interroge sur la forme peut-être ambigüe de mon intervention de 15h07..
        Pour lever toute équivoque j’évoquais une image permettant de faire comprendre que j’étais tout à fait défavorable à  » une application maximale du principe de précaution  » . (dans les cas d’épidémies « style C19 »)… BàV

  3. Notre nombre va donc drastiquement se réduire dans les prochaines années, que ce soit bien clair entre vouz et moi.
    Doux Coronavirus (…)

  4. C’est la suite des conversations impromptues de Hervey ?

    Je ne vois pas ce qui empêcherait les grandes famines , les guerres d’extermination et les pandémies de  » coexister » ( en cherchant bien on pourrait sans doute montrer que ça s’est déjà passé ).

    Derrière la « mesure démographique » , j’imagine que c’est la capacité de charge de la planète qui est visée . Si l’on finit par considérer qu’au point de rencontre de l’écologie et de l’économie , c’est bien cet énoncé qui fait sens , alors il y a un défi démocratique éthique majeur qui dépasse de loin les actuelles réflexions sur la Loi Bioéthique 2020 , à engager à un niveau qui devrait être celui de l’ONU phagocytant l’OMC , le FMI , la banque mondiale …;

    Et reprendre , avec puissance d’état mondiale, la  » régulation de la mondialisation  » .

    Tout ça n’étant un poil imaginable que dans un contexte mondial de laïcité de la puissance publique .

    1. Non, j’y suis pour rien… ):-) mais j’ai buté comme Cédric sur le caillou du « loisir de penser ».
      La transmission des savoirs est passée de l’oral à la bibliothèque, de la bibliothèque au big data.
      Acquis et perditions en ce domaine peuvent marquer significativement la performance de l’outil fin prêt à supplanter son utilisateur.
      Un truc tordu de plus :
      https://info.pollinis.org/stop-forcage-genetique-video/?akid=3738.893714.XgdXez&rd=1&t=7

      1. Je connaissais via la même source , et c’était déjà dans les tiroirs possibles dès le début des OGM appliqés aux végétaux ( qui s eretrouvet d’ailleurs dans la chaine animale ).

        L’étape suivante , déjà testée c’est l’homme – GM total le rêve des transhumanistes .

        Pour la pensée-GM c’est déjà fait , on l’appelle parfois IA . On a tout le loisir de ne plus penser .

      2. Concernant le forçage génétique j’étais tombé sur un article de S&V en février 2019 (https://www.science-et-vie.com/les-chroniques-de-science-et-vie-tv/video-le-gene-qui-permet-d-eradiquer-une-espece-48090, mais l’accès est payant…) qui faisait encore plus froid dans le dos que le lien que vous partagez puisque la technique a été envisagé au départ par le gouvernement néo-zélandais pour permettre « d’éteindre » une espèce invasive de rongeur sur certaines îles de l’archipel.

        L’idée est toute simple : on modifie le génome de certains individus en introduisant un gène « tueur » héréditaire qui supprime le chromosome Y chez leur descendance, puis on les relâche dans la nature: Quelques années plus tard, il ne reste plus aucun individu mâle sur l’île en capacité d’assurer la perpétuation de l’espèce.

        Mais il s’agit d’un programme encore au stade expérimental dont les chances de succès ne sont pas pour autant garanties, l’apparition de mutations spontanées perturbant l’expression du gène introduit pouvant mettre en échec toute cette stratégie. D’autre part, je me souviens que l’article se concluait sur l’affirmation que bien que terrifiante présentée ainsi, il est impossible que cette technique ait la moindre chances de succès si elle était appliquée à autre chose qu’un écosystème isolé telle qu’une île par exemple.

        En somme, je dirai qu’en l’état actuel des techniques et des connaissances, la réalité de cette menace (Insectes pollinisateurs OGM « All-over-the-world ») parait au mieux improbable, et que les personnes qui ont rédigé cette pétition ont certainement un peu trop regardé Black Mirror.

  5. Il me semble observer que plus le niveau de vie d’une population augmente et moins elle fait d’enfants.
    A l’inverse, plus la vie est difficile et courte, plus il y a d’enfants, condition nécessaire à la survie de la population.
    Il me semble aussi que les morts des guerres ne sont pas si nombreux que ça sur l’histoire longue et ont peu d’impact démographique.
    Je me demande si l’augmentation massive de la population n’est pas due à une circonstance particulière : un décalage de plusieurs décennies entre le moment ou le niveau de vie augmente (progrès technologiques et médicaux) dans certains pays déjà très peuplés et le moment où ils commencent à faire moins d’enfants.
    D’après cette hypothèse, l’augmentation démographique actuelle serait temporaire. Les maladies et les guerres n’ayant qu’un impact très mineur au fur et à mesure que s’élève le niveau de vie.
    Me trompe-je ?

    Fredeick

    1. ça spécule beaucoup ces temps ci sur l’évolution de la population mondiale à l’horizon 2100 ( si on a le temps d’y arriver ):

      https://www.alouette.fr/news/population-mondiale-8-8-milliards-d-humains-en-2100-moins-qu-estime-par-l-onu-7656

      Reste à savoir si ça n’est pas la croyance en une main invisible entre économie et démographie qui perdure , et si l’inégalité de richesse des vies n’en restera pas la manifestation ,visible ,elle , de cette même main .

  6. Voici un texte majeur à mon sens et digne de ce qui s’échange sur ce blog en compagnie de la créativité de Paul Jorion et du désir d’avenir de ses commentateurs:
    « I. Post-industrielle, néo-libérale : qualifier la ville aujourd’hui
    La planète bidonville : involution urbaine et prolétariat informel
    Mike Davis
    Dans Mouvements 2005/3 (no 39-40), pages 9 à 24 »
    https://www.cairn.info/revue-mouvements-2005-3-page-9.htm#

  7. « Tristes Tropiques » a été écrit pour exorciser, surmonter ou triompher d’un état dépressif.
    Je m’empresse de dire que cette réflexion n’est pas de moi. Auteur oublié.

    Vu la vigueur intellectuelle de l’œuvre, c’était sans doute une dépression légère, rien de paralysant.

    1. Comme dit Lars von Trier (je cite de mémoire) : « Dépressif est le mot que les gogos appliquent aux gens lucides ».

      C’est d’ailleurs le thème de Melancholia : seule la supposée dépressive qui dit que le mariage est une supercherie et en tire les conséquences a une attitude digne et véritablement « humaine » devant la mort.

      Je ne suis pas dépressif moi-même mais je n’ai jamais caché l’admiration respectueuse que je leur porte.

      1. «une attitude digne et véritablement « humaine » devant la mort.»
        C’est quoi ? L’insouciance ?
        J’avais eu un très très, très beau cours de philo dessus à la catho. >.<

      2. @ Paul Jorion

        Oui, (et je cite moi aussi de mémoire) Erich Fromm disait (si je ne me trompe pas dans son livre the Sane Society
        (re: https://www.persee.fr/doc/homso_0018-4306_1969_num_11_1_1196):

        ¨ce n’est pas remarquable qu’il y a tellement des personnes malheureuses, c’est plutot remarquable qu’il n’y en a pas beaucoup plus.¨

        Une journée ici a Medellín suffira pour convaincre la personne la plus ¨réservée¨…. la pauvreté ABSOLUE a atteint un niveau jamais vu avant dans cette ville, d’ailleurs comme ailleurs en Colombie.

        Probablement c’est une aide de mémoire modeste pour rappeler l’origine étymologique de la dépression: ce qui PESE LOURDEMENT SUR VOS EPAULES.

        Je pense avec des larmes aux yeux a toutes ces jeunes mamas qui se sont suicidées ici en ville et également a Bogotá, ne sachant plus ou aller dans une ville ou la gratuité s’est transformée en arme politique, et ou la tres plus grande partie des pauvres / des appauvri.e.s s’est rendue folle, ou presque folle de misere.

        C’est la réalité.

        Ici, maintenant et dans les années qui viennent.

        On meurt surtout de FAIM ici, pas d’un des PLUSIEURS virus ici (dengue etc).

        https://www.clarin.com/new-york-times-international-weekly/pandemia-amenaza-ampliar-desigualdad-america-latina_0_ad3i10NDm.html

      3. @ johanleestemaker

        Votre description me laisse abasourdi.
        Pour qu’une jeune mère se suicide, il en faut du désespoir.
        Est-ce perçu comme un ratage absolu de la société ?

        Pour le court terme, c’est probablement trop tard.
        A moyen terme, une solution est-elle envisageable? D’après quelques renseignements épars, la Colombie se trouverait dans l’orbite US.
        Y-a-t-il relation? Ou, au contraire, sans eux ce serait pire? Ou bien encore, pas d’influence? D’après d’autres infos ( bizarrement, d’origines Kurdes…) les anciens révolutionnaires ‘réconciliés’ se font assassiner par des milices d’extrême droite. D’où vient cette violence?
        Ce sont évidemment des questions de néophyte sous-informé.

        Je n’ose penser à l’Afrique sub-saharienne.
        Ce virus aura été un révélateur sans égal.

        Retour à l’Amérique Latine.
        Senior Matanza:

  8. De la consolation d’un destin sans dérive se dévoile l’imaginaire du bien. L’hydroxychloroquine et ses potions adjuvantes sont donc à ranger aux armoires à placebos :

    1. Cette étude ne suit pas le protocole préconisé par Raoult.
      En conséquence, elle ne disqualifie en rien l’HCQ utilisée dans le protocole Raoult.

      Fredeick

      1. Oui c’est ça : je vois que vous êtes soit pratiquant de la religion des Nuer, soit de la magie des Azandé, très bien décrits par Evans-Pritchard en son temps, je veux dire « imperméable aux faits » : votre croyance l’emporte dans tous les cas.

        Cette étude ne suit pas le protocole préconisé par Raoult.
        En conséquence, elle ne disqualifie en rien l’HCQ utilisée dans le protocole Raoult.

        =

        L’apocalypse n’a pas eu lieu jeudi comme annoncé par le sage Uruburu mais c’est parce qu’il pleuvait.

      2. @fredeick 29/7 à 10h59.
        J’imagine que votre intervention logique s’adressait à @kertugal (28/7 à 15h59) et rien qu’à lui.

        Avez-vous noté et , dans ce cas , que pensez-vous de l’étude (qui semble beaucoup plus pertinente malgré qu’elle porte sur des macaques) proposée par @Gregory CASALTA le 28/7 à 17h24 … soit : https://presse.inserm.fr/une-etude-preclinique-montre-que-lhydroxychloroquine-na-pas-deffet-antiviral-contre-le-sars-cov-2-in-vivo/40346/ ..?
        Ça me semble (hélas) plus convaincant.
        Auquel cas , j’espère que chacun d’entre nous en serait désolé… pour le moins.

  9. Et si l’époque disruptive qu’occasionne pareil pandémie, menaçant l’individualisme exacerbé du capitalisme néolibéral (des frugaux complexés) en train de s’effondrer, à force de vouloir éjaculer précocement la « relance »… de « l’économie »… du « plaisir d’être jeune et en vacance »… lui imposait d’avoir à concéder à la question – qu’une réflexion de l’Homme du néolithique n’aurait pas manquer, lui, de se poser…? – de la « compétitivité » de la croissance démographique… pour chercher un consensus, il lui faut montrer et mettre ses cartes, sur la table… serait-il pour autant découvert qu’il n’est plus « utile » d’opposer dans la « planification… » les politiques « d’exterminismes », de « tri sélectif », « darwinisme social »… qu’illustre la gestion dans la pénurie des crises sanitaires…. visant à « réguler » la croissance démographique (à ne surtout pas confondre avec la régulation réglementation des « marchés financiers) et sauver les « vies essentielles » faisant vivre l’économie…? En dirait-on pour autant, qu’on entre dans un univers disruptif, « apolitique », ou dans celui de la « peur d’avoir peur de prendre son risque »…? Ce commentaire suivant, cherche à en explorer certaines pistes de « terrains »…

    « Humeur d’un jour à l’humour maussade…

    « Bienvenu dans le monde d’après », devrait nous interroger… lorsqu’au début de la gestion de la crise sanitaire, la macronie voulut en profiter pour imposer avec un coup de force, un coup d’État permanent, un énième 49.3 quoi, avec le monopole de la légitime violence employé contre la démocratie, le dialogue social (la déclaration « d’Etat d’urgence/de guerre » aidant)… « sa réforme systémique et paramétrique des régimes des retraites »… alors que le « monopole de la violence policière » lui, sa « répression » brutale, elle, n’a jamais cesser de s’exercer avant, pendant, et après le pic de la crise sanitaire…

    Les manifestations nocturnes, après minuit, en voiture de fonctions alignées en cortèges interminables, tous gyrophares et sirènes, hurlantes et éblouissants… des policiers de la BAC… celles manifestations nocturnes aussi, sur un « haut lieu symbolique du Triomphe » dans la Capitale… ces manifestations en rien interdites… elles (?)… dans les rues de territoires ou vivent des populations vulnérables à plus d’un titre, ces tentatives d’intimidations des « foules »… semblent efficaces, en tout cas, dans l’absentéisme ou abstentionnisme (si « on » finit par hésiter jusqu’à l’extinction des lumières, et de l’espèce, il sera trop tard, non…?) d’indignations politiques… se félicitant des réponses qui leur sont apportées… Faut-il demander ce qu’en pensent des intimidations policières, les « temps de cerveaux disponibles » qu’à vouer un « culte féroces » à la « dictature des émotions » sondant tous les quatre matin, en leur faisant croire à un « exercice de démocratie directe, participative », que les doutes, incertitudes de leur »ras le bol fiscal », « poujadisme » …?

    Le titre de la vulnérabilité, des populations discriminées en toute impunité à l’embauche, dans l’accès aux logements, les brutalités policières impunies commises lors de contrôles aux faciès, « manifestations interdites », contrôles de « laissez passer » durant le confinement, discriminées aussi par les inégalités territoriales, scolaires, les « inégalités de destin » – NON RECOURS des 30 % de « bénéficiaires » du RSA, qui ne touchent aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent »… – n’est pas démérité quand il est traduit par une fragilité systémique, structurelle, conjoncturelle, qui s’est accentuée, aggravée, intensifiée durant cette gestion de la crise sanitaire.

    Surtout lors-qu’est constaté que la précarisation, paupérisation, insécurité, instabilité, insalubrité permanentes des conditions de logement, des conditions de vie (malbouffe, scandales pharmaceutiques, et agroalimentaire, etc), des conditions de travail (49.3, ordonnances de lois scélérates, sur le code du travail, décrets concernant l’assurance chômage…), d’accès aux emplois en CDI, stables (plus de 80 % des embauches sont en CDD très courtes durées, temps partiel contraint, etc) et d’accès aux services publics privatisés, délocalisés, dématérialisés, absents et/ou fermés pour cause « d’économies », d’austérité, de « réformes structurelle », pour ces populations, ont multiplié les facteurs à risque de comorbidité, en cas d’infections graves à la covid-19… personne (et encore moins les pantoufleurs du verrou de Bercy – cuisse dont « Jupiter » est sorti – et autres adeptes des conflits d’intérêts secret d’affaire, du favoritisme, clientélisme, carriérisme…)ne semble vouloir voir (et bien nommer les choses) quoi que ce soit des causes et conséquences de la misère de leur monde (Voir en Seine Saint-Denis).

    Voici donc venu le temps, non des « jours heureux » au sens du CNR, mais du « monde à voir »… que la macronie n’hésite pas, et sans aucune pudeur, d’exhiber. Vous allez voir, ce que vous allez voir… L’individualisme du « contrat passé avec la nation », de ce que vous pouvez faire pour lui (façon américanisation de la société, cela revient à se remémorer : « parce qu’il ne peut pas tout faire l’Etat… », voici la « Start-up nation »), enterre « l’État providence » du « contrat social »… Mais prenez garde à ne pas vous laisser leurrer, laisser séduire, et entrainer, par le coté voyeuriste/exhibitionniste que son mécanisme de communication instrumentalise. Ce qui est donné à voir, ne veut pas dire, qu’il vous et nous est donné de tout voir…

    « On va devoir vivre avec le virus »… est le mantra macronien (et de la droite de « l’ex-usurpateur d’identité » de président… oups… de « l’illustre anonymat d’un inconnu ») qui est répété en boucle, auprès de la jeunesse (celle fan de l’adage « il y a du bon dans le coté obscure de la force » qui « réconcilie » la macronie avec l’extrême droite, les 50 % de policiers votant pour l’extrême droite, se « réconcilient » avec la justice vue par « Aquitator »).

    Cette jeunesse dont « l’immunité de groupe » est le plus vite atteint… mais dont le pouvoir infectieux nuisible, d’une contamination par personnes asymptomatiques interposées, lorsque les mesures barrières, le port du masque ne sont pas respectés, sont ridiculisés, minimisés… est aussi le plus élevé (voir le cynisme de la pub espagnole)… l’assimile cette « vraie-fausse nouvelle » (cohabiter avec ce virus, ne veut pas dire qu’on aura toutes et tous les moyens égaux, des biens communs gérés dans l’intérêt général quoi, pour en guérir, s’en prémunir, etc), trop facilement, à l’insouciance et l’inconscience – valeurs confondues, rendues confuses volontairement, avec « l’innocence de la jeunesse » – des risques que sa « libéralisation » etc. son « désir de faire de l’argent », et la « libéralisation » de « l’économie » (Comme le dit Trump, qui s’inquiète plus des personnes qui risquent de mourir parce qu’elles n’auront pas pu faire de l’argent, par rapport aux décès dus à la Covid-19, décès qu’il qualifie des « perdants ») font courir, à autrui…

    Par exemple, « on va devoir vivre avec les virus » ne peut que raisonner que plus qu’étrangement aux oreilles et consciences en rien abstentionnistes, elles, des populations vulnérables, dont il serait question avec la « relance »… entre autre… de la « réforme des retraites », de « l’économie du tourisme » (voire la jeunesse de St Tropez…) « en même temps » que de « collaborer » avec la « comorbidité », d’aligner au travers d’un « tri sélectif », du « darwinisme social » quoi… leurs âges de départ à la retraite, avec de moins en moins d’espoir d’être encore en bonne santé… âges fatidiques donc, coïncident non fortuitement, par hasard, à celui du taux élevé de létalité que ce virus occasionne sur les personnes à risque…

    Alors qu’il nous est donné à voir qu’il peut pleuvoir des moyens (creusant donc la dette publique…? « Quoi qu’il en coûte » donc) pour pouvoir donner toujours plus de coups, à la sacralisation du « monopole de la légitime violence », « ruisselle », de l’autre coté de la rue, non pas des emplois, dont on ne verra jamais « demain », que leur « ubérisation et ordinisation » défiscalisée désocialisée (des caisses automatiques, de supermarchés au Trading Haute fréquence de la finance, des emplois, du travail, des services publics compris) feront les bénéfices indécents (immorale optimisation flat-tax, etc), « après demain », de celles et ceux qui s’en sont gavés même durant la gestion de la crise sanitaire (spéculation à découvert faite sur la hausse ou baisse des stocks gérés en flux tendu et des prix, des masques respirateurs, médicaments, manques de places de lits de réa, denrées alimentaires : les grandes enseignes de supermarché et l’industrie agroalimentaire, ont plus que profité de la privatisation de la solidarité incarnée par la distribution de repas gratuits à pas chers, pour les enfants de familles pauvres, modestes, par les services publics des cantines scolaires des collectivités)… Il « ruisselle » loin du regard, ou d’un doigt les montrant, donc, des annulations/socialisations de dettes fiscales, sociales, morales, environnementales… des baisses d’impôts de production, sur société, des suppressions de cotisations sociales patronales sur les bas salaires, et la suppression partielle de l’ISF… des propriétaires privés d’entreprises, d’actions… pour une « relance » précocement éjaculée de « l’économie », au point ou elle pourrait bien aggraver le retour de la crise sanitaire, risquant de se conjuguer à celle sociale et « sociétale ».

    « Ruisselle » « en même temps » des facteurs à risques élevés, d’exposer des populations vulnérables à une sévère infection, de graves séquelles et traumatismes, lorsqu’il leur est demandé de baisser leur salaire de 20%, de reporter, annuler, leur RTT, congés payés, etc, en contrepartie d’un non licenciement… faisant jouer comme levier de chantage, la jeunesse n’attendant que d’occuper des « postes libéralisés »…

    « Vu » que les « puissant.e.s » des secteurs publics et privés, s’inquiètent en se demandant « comment lutter contre la menace de justice sociale ? » (avec pareil avocat des « puissants » comme « Garde des Sceaux »…?)… reste à espérer que l’aggravation de la crise sanitaire qui est de plus en plus crainte, ne soit pas « gérée » comme le fut la pénurie déresponsabilisant les politiques publiques néolibérales… dans l’espoir d’atténuer, dénaturer, diaboliser, décrédibiliser les « manifestations sociales » et « sociétales », souhaitant, elles, non pas continuer de consumer plus de trois planètes par an, comme le fait « notre modèle de croissance » (enrichissant les plus grosses fortunes mondiales, possédant plus que ce que la moitié de l’espèce humaine, peine à mettre de coté, pas de la rue, mais pour hypothéquer ce qui manquera aux futures générations, si elles survivent au dérèglement climatique, à la perte de biodiversité, aux guerres commerciales, monétaires, de « civilisation » et leur vente d’armement, « compétitivité » de croissance démographique, et raréfactions des ressources, intensifiant les crises de réfugié.e.s refoulé.e.s…) mais sérieusement en découdre à la rentrée… ?

    Au « vu » du cadre général, la promesse de « l’ancrage territorial » des politiques publiques, ne promet pas mieux…

    Entendre parler un « représentant » des buralistes (sur cnews ce matin), propriétaires privées d’entreprises locales, et de fonds de commerces assistés sans contreparties, ayant le monopole de la vente de drogues/addictions légalisées (tabac, jeux de hasard, et alcool quelque fois)… et souvent faisant aussi office de bar, épicerie, « bureau de poste », de taxi et/ou chauffeur de VCL… et maintenant de « percepteur des impôts » (un corbeau idéal quoi)… que ces « commerces de proximité » sont un « service public »… me fait me demander si je devrais aller voir mon ORL (ou/et psychanalyste…?)… ?

    Ou n’est-ce pas ce « représentant » des buralistes qui devrait consulter son orthophoniste (et psychiatre…?)… en confondant volontairement ou/et rendant confuse « contre son plein grès », la plus noble notion d’intérêt général du « service public »,… et se servir des besoins insatisfaits, désertés, privatisés, « ubérisés » (des inégalités territoriales, etc quoi)… de « services… biens communs » du dit public, pour en faire des profits privés… ?

    Est-ce que, bientôt « on verra », ou ces jeunes verront, lors d’interludes, séparant les débats sur une « loi bioéthique », les derniers votants aux élections des scrutins censitaires, leur confier aux buralistes, les clefs des mairies, etc.… et opérer un « tri sélectif » du genre « darwinisme social », une « politique d’exterminisme » quoi, entre les populations les plus pauvres qui ne pourront pas se désintoxiquer des addictions au tabac, à l’alcool, aux jeux de hasard (privatisés), légalisés… à qui sera imposé un travail gratuit, du « bénévolat contraint » dans des ménages (emplois les plus exposés aux risques d’infections mortelles) en grande surface, etc. …dans les locaux administratifs à la place du non remplacement du personnel de la fonction publique, contre le droit d’accès à la solidarité du RSA, ou une délocalisation directe dans un camps de contaminé.e.s…? »

  10. Ne trouvez-vous pas que avec ce confinement, La Boetie en prend un coup ?
    En effet nous sommes liés par mère nature qu’on le veuille ou non.
    Donc c’est encore un mignonet qui place l’homme et donc lui même sur un foutu piédestal !

    1. Tiens… J’ai déjà vu mentionné l’ami de Montaigne dans les commentaires accompagnant le post « Nous très mal équipés pour la suite ».
      Le caractère optimiste affiché par ce blog n’est donc pas feint. Il ne cesse pas en effet de rayonner chaque jour plus puissamment car, comme l’indiquait un autre commentaire du même post en s’appuyant sur une injonction d’Hegel (Pour vous forcer à penser !), il semblerait que les contradictions non censurées retournées par quelques désœuvrés de la bise commencent à produire quelques effets que d’aucuns jugeront, à raison, parfaitement indésirables…

      1. Je m’habitue au fait qu’avec une société qui se déglingue le complotisme a encore de beaux jours devant lui et qu’ici n’est pas à l’abri. C’est pour cela que je suis patient avec des commentateurs de longue date… jusqu’à un certain point

      2. En réponse, ci-dessous, à la patience passablement fatiguée de Mr Jorion.
        On a du mal à saisir ce que le complotisme vient faire dans cette brillante débauche de jugements éclairés, à moins que La Boétie, Hegel et nombre de leurs amis radicaux, n’aient été eux-mêmes victimes de ce mal politique aux conséquences autrement plus terrifiantes qu’un virus asiatique. L’histoire, pour le moment, semble en avoir jugé autrement.
        Nous sommes au fond d’accord sur la déglingue actuelle. Elle en épargne très peu, et affecte toute chose…
        Raison pour laquelle traiter de complotisme toute opinion politique divergente laisserait facilement accroire que vous ayez vous-même, et c’est fort malheureux, contracté le mal. Une quarantaine prolongée s’impose, sans chloroquine, cela va de soi… Il n’en va pas seulement de votre propre santé, mais de celles de tous vos admirateurs. Ces derniers pourraient-ils, en effet, tenir le choc et la déception d’assister ainsi à la rapide déliquescence d’un esprit naguère si puissant ?

      3. … traiter de complotisme toute opinion politique divergente

        Non, il y a des critères pour distinguer ce qui est du complotisme : xénophobie latente, indifférence à la contradiction, imperméabilité aux faits, etc.

      4. En plus on apprend rien à par votre snobisme dans vos commentaires alors je vous prie de laisser La Boétie tranquille si c’est pour détruire, ainsi qu’Hegel, gniafron.

      5. Et il parfaitement évident, pour qui sait lire, que mes 2 derniers commentaires entrent, par un côté ou un autre, voire par tous, dans les critères ici définis…
        Etes-vous sûr que vos réponses relèvent seulement d’une patience rudement mise à l’épreuve ?

    2. Plein de bisous au petit Lucas.

      Pour les pseudos, avec tout le snobisme nécessaire et les hommages dus à leurs vertus socialement inacceptables, il faut aller chercher du côté de Villon et de ses amis, ainsi qu’auprès de certains fusillés parisiens de 1871 qui avaient encore le courage de tomber en chantant
      « C’est la canaille
      Et bien j’en suis ! »
      Sans aucune pédagogie inquisitrice.

  11. Gael Giraud (entre autre_ dont paul jorion sans doute) a sa petite idée sur la démographie; les populations sans protection sociale et système gratuit de santé, sont contraintes d’utiliser la filiation la plus nombreuse pour sécuriser leurs vieux jour.
    Je rajouterai que les systèmes de retraite par capitalisation insécurisent les actifs et les incitent à l’accumulation et donc à l’accaparement et la financiarisation pour garantir leurs vieux jours en hypothéquant ainsi les orientations nécessaires aux conditions de vie des générations futures….
    Seule la solidarité permet l’efficience d’un système prenant en compte le générationnel…

    1. Ce que Gaël Giraud et PJ savent, les inventeurs du latin le savaient déjà :

      Prolétaire :
      ANTIQUITÉ ROMAINE
      Citoyen de la dernière classe du peuple, exempt d’impôt, et ne pouvant être utile à l’État que par sa descendance.

  12. « Oui c’est ça : je vois que vous êtes soit pratiquant de la religion des Nuer, soit de la magie des Azandé, très bien décrits par Evans-Pritchard en son temps, je veux dire « imperméable aux faits » : votre croyance l’emporte dans tous les cas. »

    Je n’ai pas de croyance sur l’effet (ou l’absence d’effet) de l’HCQ ni sur Didier Raoult.
    Je constate que cette étude ne démontre rien sur l’HCQ utilisée dans le cadre du protocole de Raoult puisqu’elle n’utilise pas ce protocole.

    Si vous avez des sources incontestables qui vont dans un sens ou l’autre je suis preneur.

    Fredeick

    1. Vous ne voyez pas qu’on vous dit que ça ne marche pas ?

      Vous ne voyez pas que si on refait l’expérience en ajoutant l’antiviral en question et que ça ne marche toujours pas, le Dr Trucmuche ou son adjoint diront qu’il fallait *évidemment* chauffer à 32,5°, que ce soit administré pendant la pleine lune, avec le patient sur le ventre et à jeun, etc. ?

    2. @Fredeick 29/7 à 14h40
      Dommage que vous ne réagissiez pas à mon post de 15h56…
      C’est seulement à partir de son contenu que Paul Jorion et vous-même pourriez échanger sur l’exactement identique (au « macaque » près) sujet.
      AMHA.

  13. @Otromeros 29 JUILLET 2020 À 15 H 56 MIN

    Concernant l’étude que vous citez, je n’ai pas d’avis pour l’instant. Je vais attendre ce que des gens plus compétents que moi en disent avant de me faire une opinion.

  14. Sans doute pourrait-on traduire ici la remarque de Claude Lévi-Strauss par le proverbe :
    « On chasse le diable par la porte, il revient par la fenêtre ! »

  15. Je prends le train en marche. Les billets de Paul défilent plus vite qu’une pandémie.
    Quel débat ouvert par celui-ci! D’où quelques réflexions décousues.
    Tristes Tropiques. Ça me donne envie de le relire. De saluer aussi le grand Jean Malaurie, qui a ouvert ainsi sa magnifique collection Terre Humaine par la voie royale. Malaurie, invité du Télérama de cette semaine. Bien parti pour rejoindre Lévi-Strauss au rang des centenaires.
    Combien d’humains sur la Terre? Sans doute pas 9 milliards de chasseurs-cueilleurs (il existe sans doute des recherches sur le sujet). Mais pas non plus 9 milliards d’Européens moyens (sans parler d’Etats-Uniens). Mais comme chacun « rêve » de consommer comme un Européen moyen…
    Ni guerre, ni pandémie (en tout cas sans effet significatif), encore moins de famine: la Russie du Poutinistan et le Japon voient pourtant leurs populations diminuer: déficit d’hommes en Russie, de femmes au Japon (statistiquement, plus un seul Japonais d’ici trois siècles). Contre-exemples. Nous sommes bel et bien plus nombreux, exerçant une pression de plus en plus intolérable sur nos ressources (matière, vivant), pression dramatiquement accentuée par le changement climatique.
    Le Covid-19 devrait nous alerter. Cela suffira-t-il? Au vu des premières mesures de « relance » nationales (15 milliards pour le secteur aérien, 5 pour la bagnole), il est permis d’en douter.
    Une interrogation par ailleurs à propos de la citation de Lévi-Strauss: pas certain que les chasseurs-cueilleurs d’avant (et après) le néolithique aient été décimés par la faim, encore moins par le froid. L' »invention » de l’agriculture (ou plutôt « les ») ne s’est d’ailleurs semble-t-il pas nécessairement traduite par une meilleure protection à l’égard des famines et des maladies. Je n’ai pas pour autant envie de devenir chasseur-cueilleur.

  16. Le covid-19 s’attaque à la canopée de notre pyramide des âges et gangrène les moins de 80 ans.
    Notre résistance aux virus, nous la devons à nos ancêtres de l’âge de la pierre.
    Je pense qu’entre le néolithique et nous et nos masques, sorte de burqa moderne qui annonce peut-être le signe d’un nouvel objet de reconnaissance et de culte, nous n’avons pas perfectionné cet héritage génético-culturel, mais plutôt érodé.
    La démographie projette toute la complexité des cycles intriqués de reproduction des êtres vivants (qui se reproduisent) dans la sphère des nombres. Si à cette réduction on y combine l’analyse sélective des homo-ego on ne dit plus rien du tout sur la relation qu’entretiennent les virus de tous bords et notre pauvre personne.

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