Dynamique des entrées-sorties en réanimation en France (Mise à jour), par a113

Mise à jour du 01/09

Franchement pas très brillant : on file vers une hausse des entrées en réa de 3% par jour. On verra dans deux semaines si les mesures en entreprises et écoles sont efficaces.

La question que je me pose c’est, sachant qu’il y a 5.000 cas /jour, combien sont dépistés en dehors des clusters ? D’autant que par définition, cette notion est, par défaut de précision sur les cas < 3, assez mal définie : "Au moins 3 cas confirmés ou probables, dans une période de 7 jours et qui appartiennent à une même communauté ou ont participé à un même rassemblement de personnes, qu'ils se connaissent ou non". Pas moyen de trouver des infos fiables.

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32 réflexions sur « Dynamique des entrées-sorties en réanimation en France (Mise à jour), par a113 »

  1. intéressant mais ne mélange-t-on pas deux effets
    – une possible augmentation des entrées (tête de l’éventuelle deuxième vague)
    – une possible diminution des sorties (queue de la première vague : en admettant qu’il n’y ait pas de deuxième vague, les sorties diminuent nécessairement avec le temps) ?

    cet indicateur est excellent pour une « gestion de stock » ; ce serait également intéressant d’avoir le même indicateur mais séparément, sur les entrées et les sorties

    1. « ..ne mélange-t-on pas deux effets.. »

      non, il s’agit uniquement de la dynamique des entrées en réanimation … (donc comptabilisée sur les entrées quotidiennes)

      par ailleurs l’effectif total national en réanimation augmente lui aussi, on dépasse les 400 (418 le 1/09) hospitalisations en réa pour Covid19.

      pour rappel 771 le 18/03/2020 et, chiffre le plus bas, 344 le 14/08.

      Donc des mêmes chiffres du même ordre que fin Février-début Mars (à l’époque les statistiques spécifiques au Covid n’étaient pas encore bien « calibrées »)

      pour les sorties il suffit de soustraire à l’effectif total quotidien en réanimation (voir sur Geodes.fr) les entrées + les décès.

      mais bon, la durée d’hospitalisation en réa étant très variable, l’indicateur serait très complexe à analyser (au cas pas cas, voire dans chaque service)
      je ne sais pas trop ce que veut dire une deuxième vague….

      en 1918-1919, il y a eu 3 vagues, géographiquement et de morbidité variables.

      Là, on observe une recrudescence de l’épidémie, après le premier confinement du 17/03->11/05, qui va « buter » sur un « cheptel » humain organisé différemment qu’au début de 2020.

      espérons que le dispositif en place soit plus efficace.

  2. Bonjour,

    Il faut bien plus de 15 jours entre une mesure politique et ses effets sur la réa (et en aval sur les décès).

    Une mesure qui va faire augmenter les entrées en réa dans un mois :
    https://mobile.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/sante-au-travail/on-a-l-impression-qu-on-n-existe-plus-des-personnes-vulnerables-inquietes-apres-la-publication-d-un-decret-les-excluant-des-dispositifs-de-chomage-partiel_4090305.html#xtref=acc_dir

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    1. L’article dit :« Des restrictions liées à des « connaissances plus fines » du Covid-19« .

      Un point de situation venu d’ailleurs que de France sur les connaissances « plus fines « ,
      à rapprocher d’un article des Échos sur des préconisations scientifiques :«  qui sera vacciné le premier ».

      https://www.letemps.ch/sciences/cinq-mois-recherche-coronavirus-beaucoup-nouveautes-plus-dinconnues

      https://www.lesechos.fr/economie-france/social/qui-sera-vaccine-en-priorite-en-france-contre-le-coronavirus-1238627

      De quoi en perdre son latin …
      Avé Macron , ceux qui vont covid te saluent?

  3. Quand on n’a pas « d’info fiable », on ne publie par de graphique qui ne veut rien dire. Comparons grandeurs susceptibles d’être comptées. Comme le nombre de lits D’HÔPITAUX occupés et ceux en soins intensifs.

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  4. …ah là là, cette deuxième vague qui n’en finit pas d’arriver…. ?? Dommage que le blog de PJ, habituellement habitué à ne se baser que sur des faits, en vient à relayer la peur, j’en suis surpris !!! Mr Jorion, depuis le 11 Mai et la fin du confinement, vous n’avez de cesse de prédire l’arrivée de cette « deuxième vague », ça va faire 4 mois que ça dure, un peu long…. on pourrait peut-être passer à autre chose, non ? Tenter d’expliquer ce qui se passe ? Parce que je vous avoue que j’ai du mal à m’y retrouver entre les protocoles qu’on interdit, les masques « bidons » qu’on nous oblige à porter, les vaccins « à venir » qu’on paye d’avance et qui ne verrons peut-être jamais le jour, les publications qu’on bidonne et les décrets publiés sur la base de ces articles bidonnés, les chiffres de l’INSEE qu’on manipule… Bref, il y a matière à tenir un vrai débat !!!

    1. Vous me rappelez cette jeune femme que la crise des subprimes « fatiguait ». J’ai une mauvaise nouvelle pour vous : sa « fatigue » n’a fait aucune différence à l’arrivée.

      Mon conseil : si la pandémie vos « fatigue », reposez-vous et ne distrayez pas ceux qui analysent avec vos états d’âme : laissez-les se concentrer.

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      1. …vrai qu’il est plus facile d’aller sur Mars que de convaincre ! Vos convictions vous honorent, Mr Jorion, mais des convictions à la vérité, il y a un pas…les faits peuvent éclairer le chemin… ! Vrai aussi qu’à force de foutre la trouille, on finira bien par la trouver, cette deuxième vague, tant il vrai que la peur est un excellent remède !!! ….comment tout cela va finir ? Question à poser à un anthropologue…

      2. @Phil :

        – les convictions ne sont pas des gages « d’honneur » . Il arrive que l’honneur soit la conviction des aristocrates .

        – Les faits n’éclairent pas le chemin , ils sont le chemin . Parfois les faits passés rendent moins bête .

        – la deuxième vague n’est pas une hypothèse , c’est un fait . En la caractérisant , il ne s’agit pas de  » foutre la trouille » , simplement de faire tout ce que les gouvernements du monde responsables tentent de faire : la contenir pour éviter qu’elle ne dégénère et éventuellement éviter à ceux qui la nient d’être rattrapés par des désagréments autrement chiants que d’avoir la trouille .

        PS : sur la Haute Savoie , si j’en crois les stats du jour , parmi les 3,6 % de positivité parmi l’ensemble des testés , 53″ % sont des moins de …. 40 ans , qu’on ne retrouvera peut-être pas en réanimation, mais qui selon des cas réels connus dans mon entourage, risquent de trainer des séquelles de fatigue inexpliquée pendant des trimestres .( paradoxalement les trois cas de jeunes touchés que je connais , concernent des garçons et des filles qui sont des athlètes accomplis )

    1. Il y en a, parmis les moins de 50 ans, plusieurs millions qui sont vulnérables, à qui « on » demande d’aller travailler. Ceux-là vont remplir les soins intensifs, ne vous « inquietez » pas…

      1. Mais ça va durer encore combien de temps ? ça fait 3 mois que ça dure cette histoire de deuxieme vague , un moment faut realiser que vous vous etes trompés , après le brexit qui n’arrivera jamais et la destitution de Trump avant la fin de son mandat , je trouve que vous vous trompez beaucoup sur ce blog !

        1. Vous êtes dans le triomphe précoce : personnellement je ne reconnais pas m’être trompé par anticipation.

          1° Vous croyez que le Brexit a eu lieu ? Montrez-moi où vous l’avez vu.
          2° Vous croyez que le mandat de Trump est terminé ? Donnez-moi la date où vous l’avez constaté.
          3° Vous attendiez la deuxième vague il y a trois mois ? Vous étiez bien le seul et vous étiez bien pressé d’avoir tort. Donnez-vous encore quelques semaines avant d’avoir vraiment tort.

      2. @Bebert
        C’est à dire qu’au début on pensait vaguement que Donald avait pris de la chlorotruc pour ne pas attraper la maladie du Brexit en tombant de sa trottinette… 😃

    2. pour hier 7000 contaminations -> donc : 6300 de moins de 60 ans , ok.
      donc 700 de +60ans .

      il y a dix jours +100 patients hospitalisés dont 10% en réanimations avec 3600 contaminations
      hier +300 patients hopitalisés dont 57 en réanimation (17%) ..
      en une grosse semaine , 3 fois plus d’hospitalisations (avec un pourcentage de la proportion de +60ans qui augmente , semble-t-il).

      personne ne cherche à affoler personne , simplement encourager la vigilance pour éviter un crash hospitalier (le personnel soignant est « épuisé » de la période 03-06/2020 et risque d’être moins résiliant que nécessaire +++)

      compte-tenu du fait que nous sortons de la période réputée la moins contaminante (l’été ) et que nous allons nous confiner « naturellement » (entreprise , école, retour à la maison le soir , moins de présence à l’extérieur (météo..)) , une augmentation de la contamination est logique , prévisible … etc ….

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    1. @Mac: Article intéressant, assez mesuré (en gros: « certes il y avait toujours des comorbidités mais il est vrai aussi que le patient est mort plus tôt que sans le covid et que ce n’est pas à prendre à la légère »).
      Dans cette « affaire », il est difficile de calculer le ration coût/risque. Le principe de précaution veut en effet que l’on ne reste pas les bras croisés mais il faudrait aussi éviter des mouvements de panique irrationnels comme on en voit actuellement (porter le masque en rue, confondre cas et malade, etc). Le simple fait de ne pouvoir discuter calmement (scientifiquement) de la dangerosité de ce virus n’est pas bon signe. Certains ne voient que le coût des mesures anti-covid, d’autres ne pensent qu’au risque réel ou imaginaire de celui-ci. Et ce qu’il faut bien comprendre c’est qu’aussi bien les uns que les autres peuvent nous mener à une catastrophe humanitaire. D’où la nécessité d’une réflexion sereine, que je ne vois malheureusement pas sur ce blog ni ailleurs (il y a trop de paniqués auxquels répondent des railleurs, dont j’ai tendance à faire partie dans mes mauvais moments).

      PS: Je suis surpris de la qualité de la traduction google. 🙂

  5. En Espagne, la présidente de la région de Madrid, Isabel Diaz Ayuso a déclarée que « probablement la plupart des élèves contracteront le covid 19 dans les mois à venir, pas nécessairement dans les salles de cours qui sont relativement bien sécurisées, mais en famille le week-end, dans un parc avec des camarades en fin d’après-midi, nous ne savons pas exactement, car le virus peut être n’importe où »…
    Y’a pas de raison que ce soit différent en France, en Belgique, et ailleurs.

  6. Courbe pour courbe j’aime mieux celle-ci, mise à jour quotidiennement aussi (avec des données glissantes sur 6 jours) :
    https://opendata.idf.inserm.fr/cepidc/covid-19/index.html
    C’est quand même l’INSERM…
    L’indication « données incomplètes » concerne le fait que tous les décès ne font pas l’objet d’un certificat électronique, mais c’est plus de 20%, et a priori c’est sans rapport avec le COVID-19 donc on peut supposer que les proportions sont correctes.

    1. Malheureusement: Cette courbe « n’est pas représentative de la mortalité totale, elle surreprésente fortement les décès en milieu hospitalier et certains départements. »

  7. Selon une étude réalisée par Eau de Paris, le SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne), la Sorbonne Université et l’IRBA (Institut de Recherche Biomédicale des Armées), plus le nombre d’hospitalisations pour covid-19 est important, plus le génome du virus SARS-Cov-2 à l’origine de la maladie est présent dans les eaux usées. Le suivi des eaux usées, permettrait donc d’évaluer le niveau de circulation du virus dans les populations.
    Le virus SARS-CoV-2 se retrouve dans les selles des personnes malades du covid-19. Parce qu’elles collectent les selles de la population, les eaux usées reflètent en partie son « état de santé ». Leur analyse s’avère d’un grand intérêt pour la recherche scientifique sur le SARS-Cov-2, comme l’illustre l’étude menée par le laboratoire d’Eau de Paris en collaboration avec le SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne), la Sorbonne Université et l’IRBA (Institut de Recherche Biomédicale des Armées) et encore en cours de validation. Elle démontre pour la première fois que la quantité de virus SARS-CoV-2 dans les eaux usées augmente avec le nombre d’hospitalisations liées au Covid-19 au niveau régional.

    DES ÉCHANTILLONS PARLANTS DÈS DÉBUT MARS

    Toutes les semaines à partir de début mars, des échantillons ont été collectés dans cinq usines d’eaux usées exploitées par différents opérateurs, autour de Paris. Avant même 100 cas de Covid-19 diagnostiqués en Île-de-France, du génome du virus SARS-coV-2, en quantité déjà significative, était mesuré dans les eaux usées, signe que l’épidémie était déjà installée. Au début de l’épidémie, un litre d’eaux usées contenait une dizaine de milliers d’unités de génome. Cette quantité a été multipliée par 100 au sommet du pic pour revenir à présent à des quantités équivalentes à celle de début mars. A noter toutefois que la découverte de ces traces de virus ne signifie pas que celui-ci soit pour autant infectieux. Cet aspect fait actuellement l’objet d’autres travaux de recherche.

    UN INDICATEUR POUR ANTICIPER UN ÉVENTUEL REBOND DE L’ÉPIDÉMIE

    Ces résultats plaident pour l’intégration d’une surveillance systématique des eaux usées dans le cadre de l’épidémie de covid-19. Suivre la présence du SARS-CoV-2 dans les eaux usées permettrait en effet de signaler précocement une nouvelle augmentation des contaminations et de mieux appréhender la circulation du virus au sein de la population.

    INTÉGRER LE SUIVI DES EAUX USÉES AU PLAN DE LUTTE CONTRE L’ÉPIDÉMIE

    « Ces résultats nous incitent à proposer une surveillance régulière des eaux usées, qui pourrait être intégrée à un plan de lutte intégré contre l’épidémie. Nos travaux ont retenu l’intérêt du comité CARE, en charge de la coordination scientifique nationale sur le COVID-19. Réunis au sein du réseau OBEPINE, (Observatoire EPIdémiologique daNs les Eaux usées), les différents acteurs français de l’eau et de l’assainissement, sont prêts à mettre en place ce suivi national » indique L. Moulin responsable de la Recherche et du développement à Eau de Paris. Que ce soit à Nancy, Clermont-Ferrand ou en région parisienne, plusieurs laboratoires du réseau ont déjà organisé le suivi de la qualité des eaux usées. Un suivi à plus grande échelle du SARS-Cov-2 dans les eaux usées pourrait être mis en place très rapidement. Cet indicateur serait éthiquement acceptable et financièrement soutenable.

  8. Point de vue d’un non sachant , dans un univers où les sachants en sont à récolter les données du problème.

    Tous les raisonnements actuels sur la série de covid ne sont basés que sur des HYPOTHÈSES , tant que le nombre de certitudes est faibles.
    L’analyse des tendances est intéressante mais ne tient pas compte d’éléments encore non cernés , et qui pourraient briser la tendance .
    Pour ma part , conscient de raisonner à ras les pâquerettes ( manque de hauteur scientifique , juste la surabonde d’infos journalistiques très souvent contradictoires ) , j’avais depuis longtemps relevé cette étrangeté des traces de covid dans l’eau.
    Mais sait on seulement la durée de vie de ces traces dans l’eau, si la découvertes de ces traces signalent de façon certaine le début ou la fin d’un épisode de contamination , la présence de personne a- symptomatiques ou symptomatiques , et concernant les égoûts : les « traces » se retrouvent dans l’eau , sur les excréments , et sur les animaux vivants dans ces mêmes égouts ( le vecteur de transmission pouvant être ces animaux et non point les matières fécales par exemple).
    Dans la série «  étonnant «  , c’est à dire éléments significatifs dont on aimerait connaître exactement le pourquoi :
    Il semble acquis à ce jour , que le covid mute mais pas trop, que des élevages de visons ont été particulièrement touchés , que la Chine s’en sort plus que bien , que l’Allemagne s’en sort bien aussi , que les pays qui nie le rôle des protections s’en sortent mal.
    Et là encore , tout est relatif , car nous ne savons pas où nous en sommes de l’épidémie ( début, fin, milieu ) et si , au final, ceux qui ont mal démarré verront une baisse significative de la propagation du virus sur le long terme.

    1. Ne cherchez pas le sens du mot «  marière «  , il n’en a pas ( enfin, je suppose) . Comprendre «  matière «  .😊

  9. à Lagarde Georges

    Malheureusement: Cette courbe « n’est pas représentative de la mortalité totale, elle surreprésente fortement les décès en milieu hospitalier et certains départements. »

    Le graphique compte quand même 400 décès/jour sur un total selon l’INSEE de 2000.

    Comme
    1. le dispositif des certificats de décès émis par voie électronique est par nature sans lien avec la COVID-19;
    2. le système de santé n’est plus (ou pas encore) saturé, donc les décès en milieu hospitalier sont une grosse part des décès;
    3. certaines régions sont carrément absentes en effet (on peut les consulter une par une) mais ça change quoi ?

    au total il (me) semble raisonnable de supposer que la FORME et le RAPPORT des courbes sont représentatifs de l’ensemble.

    Un sondage au 1/8 c’est quand même un bon gros sondage, non ?

    Cordialement,
    AF

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